East London

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 RPG+  Sous un œil attentif  PV 

Alors que Juliette essayait de comprendre son cours d'Histoire de la Magie, elle se tenait la tête : la musique incessante d'Emma, sa demie-sœur, l'empêche de travailler depuis plusieurs heures. À croire que, depuis que Juliette est revenue de sa fugue, la rousse la déteste.

La fillette se leva et sortie de sa chambre blanche. Elle traversa le couloir blanc, arriva devant une porte blanche, toqua et entra. Là, Emma portait un casque rouge, un haut bleu fleuri et un jean délavé bleu clair. La musique était tellement forte que, de la chambre de l'enfant, on l'entendait. Une fois dans la pièce, le son déchira les oreilles de Juliette, et elle se les couvrit. Mais la fillette ne baissa pas les bras et dit, en criant :

« Emma ! Tu ne pourrais pas baisser ta musique ? Je n'arrive pas à lire ma leçon ! ».

La jeune femme sourit. Elle retira ses écouteurs, sortit son téléphone portable haute gamme de sa poche - le même que le père de Juliette lui avait offert, et qu'elle n'avait pas accepter -, mais ne baissa pas le son.

« Alors comme ça, je te dérange ? Moi, je me plains pas quand tu me récite tes "grandes règles de magie" ? Est-ce que je te bassine avec mes cours, moi ? Je te récite le théorème de Pythagore ? ».

Juliette fronça un sourcil. Sa demie-soeur, bien que peu accueillante, n'avait jamais était aussi méchante avec elle. Pourquoi faisait elle ça, alors ? La fillette voulu répondre gentillement, questionner Emma, et faire toutes les choses qui lui passaient par la tête en ce moment, mais fut vite coupée par la blonde vénitienne :

« J'en ai marre de ta magie ! C'est bon, on a tous compris que tes études sont plus intéressantes que les miennes, pas besoin de me rabaisser ! Je comprends pas pourquoi t'as pas fuguée pour de bon, ça nous aurait fait des vacances. ».

Sa voix était devenu dure et son ton cinglant. Ce n'était plus une petite réprimande mais une véritable attaque verbale. La fillette de Gryffondor n'en revenait pas : mais pourquoi faire ça ?

Le son était de plus en plus fort et commençait à étourdir Juliette. Elle sortit donc de la pièce la tête haute, même si elle n'avait pas eu ce qu'elle voulait. En vivant dans cette maison, elle avait au moins compris une chose : il ne fallait jamais se montrer abattu, sinon on se prenait un coup dans le dos.

Le soir même, la musique battait toujours aussi fort, si ce n'était plus. L'enfant n'était pas aller manger car elle avait la tête aussi grosse que la pastèque qu'elle aurait dû manger au dessert.

Juliette avait comme habitude de sortir par la fenêtre lorsque cette maison l'énervait trop, en passant sur un arbre. Cette fois-ci, lorsqu'elle fut dehors, elle se sentit soulager. Pas soulager de ne plus avoir la musique qui lui blesse les oreilles, mais d'être dehors. Elle se sentit libérée.

Elle hésita quelques instants et remonta dans sa chambre. Elle prit quelques affaires dans un sac - plume, encre, papier, nourriture, livres, habits... - et redescendit. Elle regarda une adresse et se dirigea vers le lieu.

Une fois arrivée à l'endroit voulu, Juliette observa la maisonnette. Elle était moins grande que celle de Lise, mais paressait plus chaleureuse. Voir d'autres couleurs que du blanc allait égayer sa journée. Mais ce n'est que lorsqu'elle sonna qu'elle se remit en question : allait-on l'accepter ? Allait-elle devoir vivre dans la rue, à présent ?

Elle n'eut pas le temps de répondre à cette question qu'un homme de grande taille vint lui ouvrir. C'était le père de Julie.

« Heu, bonjour... », lui dit-elle, pas très rassurée.

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Si un chameau te dit qu’il sait parler, c’est qu’il te ment.
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