East London

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 RPG++  Un orage d'été  Solo 

23 Juillet 2043


Le 23 Juillet était enfin arrivé. Vanellia en était toute excitée dès le réveil. Cette date lui était très chère car c'était tout simplement, son annivresaire!

La petite famille Chronos attendait l'unique présence féminine de la maison autour d'un petit déjeuner copieux, tous cachés derrières la table ou les tabourets. Dès que Vanellia franchit le seuil de la cuisine, elle fut accueilli par un cri uni provenant de ses proches:

- JOYEUX ANNIVERSAIRE VANELLIA!!!

Malgré le fait qu'elle s'y attendait, c'était le rituel à chaque anniversaire, elle ne put s'empécher de sursauter en les voyant tous surgir et hurler à son encontre. Sans doute tout le quartier de Woolwich était maintenant aussi au courant de l'anniversaire de la jeune fille.

Vanellia souriait de toutes ses dents, plus de barrière, de visage fermé. Elle était au sein de son clan, et c'était là où elle se sentait le mieux! Son père vint à sa rencontre et la serra dans ses bras, la soulevant trop facilement du sol et la fit légérement tournoyer avant de daigner la reposer au sol. Vanellia ne tolérait que peu de contacts physique, même avec sa famille, mais là, c'était un peu différent, son père n'était pas très délicat et son étreinte ressemblait plus à une prise de catch qu'à une marque affectueuse. Et tant mieux, car Vanellia riait!

Le petit dejeuner fut littéralement dévoré par la meute composée de Marcus, Vanellia et Enzo. Leur père tentant d'assouvir ces affamés en ne cessant les fournées de pancakes, oeufs brouillés, bacon... Un vrai festin!

La matinée passa à toute vitesse avec un petit déjeuner aussi pharaonique. Puis les deux frères et Vanellia passèrent le reste du temps à rire et à jouer, sans aucun nuage à l'horizon.

Pour le déjeuner, les grands parents maternels et la grand-mère paternelle étaient conviés au second festin de la journéd. Et oui, car la nourriture était sans aucun doute le plus grand cadeau que le père des 3 enfants prenait plaisir à faire. Le repas fut très animé. Les adultes restèrent à table de longues heures. Maurice, le père de Vanellia s'efforçait à expliquer l'actualité magique à ses beaux-parents, toujours aussi intéressés par l'univers merveilleux des sorciers. Cela faisait longtemps que les 3 marmots avaient quitté la table pour aller jouer aux Bavboules.

16h sonna. Maurice sonna le rappel des troupes: il était temps de s'attaquer au dessert! Les 3 enfants ne se firent pas prier et rejoingnèrent leur place. La famille entonna le fameux chant d'anniversaire alors que la grand-mère ramenait tel un trophée le tant attendu gateau d'anniversaire! Son destin ne fut pas différent des mets précédents, il fut littérallement englouti.

Vint ensuite le moment de remettre les cadeaux à Vanellia, qui en piétinait d'impatience. Son petit frère commença les hostilités et lui offrit un très joli dessin d'elle à Poudlard. Il y eu des exclamations, des "Oooooh", des "Aaaaah", même si le dessin en lui même ne valait pas tant d'éloges. Vint le tour de Marcus, qui déposa devant sa petite soeur une petite figurine en résine d'un serpent vert émeraude. Vanellia fixa son grand frère, bouche bée. Maurice, fier comme un coq de ses deux ainés, ébouriffa Marcus d'une main enthousisate. Cette figurine semblait représenter la deuxième famille de Vanellia, Serpentard!

- Je suis fier de toi fiston! murmura Maurice à son fils. Ce dernier venait de faire un geste prouvant sa maturité. Un pas en avant vers sa soeur, comme pour lui dire: Tu es à Serpentard, je l'accepte.

Vanellia était réaliste, tout n'allait pas être tout rose entre eux deux, mais Marcus avait ouvert une porte. Et la jeune fille voulait à tout prix qu'il la laisse ouverte à présent.

- Merci Marcus... dit-elle d'une voix fluette.

Sa grand-mère maternelle sembla comprendre l'importance du moment et voulu à son tour donner un présent. Elle tendit un paquet à sa petite fille. Celle-ci le déballa rapidement, et découvrit avec joie une jolie petite tirelire en porcelaine représentant un petit canard orange. Vanellia remercia ses grands parents chaleureusement, et ce fut ensuite le tour de sa grand-mère paternelle. Cette dernière fit léviter un carnet, accompagné d'une plume noire. Elle le déposa devant Vanellia, lui souriant tendrement.

- Ma chérie, avec ça, tu pourras poser tes idées et exprimer ce que tu ne peux pas dire. Elle lui adressa un clin d'oeil complice. Vanellia lui sourit largement et la remercia également. Elle adorait tout ce qu'elle avait eu!

Son père se leva, et donna en main propre un magnifique livre à sa fille. Le livre semblait très ancien, une vraie oeuvre d'art à lui tout seul. Animaux fantômatiques de Grande-Bretagne. Des écritures en or sur un livre verdâtre. Elle l'adorait déjà. Pour la seconde fois de la journée, Vanellia tomba dans les bras de son père.

- Et demain, nous irons au zoo! décréta le père de famille, aussi à l'aise que Vanellia dans la démonstration de sentiments.

Serpentard
2ème année RP

 RPG++  Un orage d'été  Solo 

24 Juillet 2043


La petite famille Chronos était fin prête à partir sur les coups de 10h. Comme à son habitude, Maurice, le père de famille, avait décidé d'utiliser les moyens de transports moldus. Il trouvait cela plus relaxant et trouvait qu'on découvrait le monde autrement. Ils prirent donc la voiture, puis le métro de Londres pour enfin arriver aux environs de Regent's Park à midi. Vanellia s'impatientait, elle ne voyait pas les choses comme son père. Elle trouvait les moldus lents, les sorciers auraient déjà fait plusieurs allers-retour, quand eux n'étaient qu'à mi-chemin. Mais aujourd'hui, peu importait. Rien ne pressait, et la joie de la veille n'était pas redescendue. Alors elle acceptait sans broncher, même si elle ne pu s'empêcher de soupirer une ou deux fois pendant le trajet.

Il était maintenant grand temps de trouver de quoi nourrir la troupe d'affamés. Maurice s'attela à la tâche, et trouva une petite brasserie moldue. Maurice la caractérisa de "charmante" quand la petite Vanellia lui aurait plutôt attribuée le mot "taudit". Peut importait, ils prirent place à une table ronde en bois. À peine installés, Maurice s'empressa de commander une pinte de bière, c'est qu'il faisait chaud à Londres cet été-là! Les enfants commandèrent les boissons à leur tour, puis après avoir lu la carte, ce fut un fish & chips qui fut adopté par tous les membres de la tribu.

La bonne humeur régnait, et l'attente des plats était remplie par des rires et des exclamations. Une fois servis, les frites furent engloutis suivies de près par le poisson. Une tournée de boule de glace finit de rassasier la meute. Il était maintenant un peu plus de 14h quand la joyeuse famille partit en direction du zoo qui n'était qu'à quelques pas. La destination n'avait pas été choisie par hasard, Maurice savait qu'il avait visé juste: sa fille adorait les animaux.

Ils arrivèrent aux portes du zoo, et, une fois les billets achetés, ils commencèrent à déambuler nonchalemment dans les allées. Marcus et Enzo étaient souvent devant à hurler et courir, jouer ensemble, se chamailler etc. Quant à Vanellia, elle préférait rester calme aux côtés de son père. Elle s'arrêtait devant chaque enclos pour tenter d'apercevoir le locataire des lieux. S'il n'apparaissait pas, elle continuait de chercher en silence, frustrée si jamais elle n'avait pas réussi à l'observer même furtivement après de longues minutes de recherches. Son père commençait à s'impatienter, il voulait qu'elle passe moins de temps par enclos. Vanellia lui décocha un de ses regards sévère, qui finit par convaincre son père devant un des enclos. Ce dernier décida de s'assoir un moment sur un banc tout près, soudain las. Vanellia le regarda étonnée, d'habitude, son père était d'une énergie infatigable. Mais là, il semblait préoccupé, les sourcils froncés. La fillette n'y prêta pas plus attention, imaginant qu'il était sans doute fatigué.

L'après-midi se poursuivit, et ils avaient maintenant parcouru l'ensemble des enclos. Ils allèrent dans une contre-allée, passèrent une chaîne avec la mention "Interdit aux personnes non-autorisées", et là, le zoo sembla changer. En fait, il avaient traversé une barrière anti-moldu et étaient maintenant dans la partie sorcière du zoo. Vanellia était aux anges! Elle continua de gambader entre chaque enclos et à observer le comportement des animaux pendant de longues minutes. Parfois, elle montrait avec enthousisasme un animal à son père.

- T'as vu ce qu'il a fait? dit-elle les yeux pétillant d'éxcitation.

Son père hochait la tête, l'air absent. Un "Hum" s'échappait parfois de sa barbe épaisse en signe d'acquiessement. Finalement, la visite du zoo toucha à sa fin, et l'après-midi était déjà bien entamée. Maurice proposa d'aller dans le parc et de s'assoir sur un banc. Les trois enfants acquiessèrent.

Maurice s'assit au centre du banc, et Vanellia le rejoignit à sa droite. Marcus et Enzo se regardèrent complices, puis se précipitèrent sur le banc pour tenter d'avoir en premier la place restante à côté de leur père. Après une bataille acharnée, Marcus sortit vainqueur et Enzo s'assit ensuite à ses côtés.

- Allez calmez vous maintenant. demanda Maurice de sa voix grave et douce. Il entoura les épaules de sa fille de sa main velue et tenta de calmer ses deux fils avec son autre main, ébouriffant Enzo au passage.

Il s'éclaircit la gorge, puis leur sourit à chacun avant de continuer:

- J'ai quelque chose à vous dire...

Serpentard
2ème année RP

 RPG++  Un orage d'été  Solo 

01 Août 2043


Ça avait été horrible. Rien que d'y penser Vanellia en avait des frissons. Elle ne se reconnaissait même plus dans le miroir. Tout était allé si vite, et en même temps si long...

- Vany, viens manger!

Une voix lointaine d'une vieille femme se fit entendre. Vanellia soupira, posa les ciseaux qu'elle avait entre les doigts sur le meuble de la salle de bain. Elle se leva mollement, le visage bouffi et les yeux rouges encore humides. Elle remit son masque de colère, un masque froid, glacial même. D'habitude elle ne le mettait qu'en dehord du nid, mais le nid ne lui paraissait plus aussi réconfortant qu'avant désormais. Elle se dirigea vers le couloir. Elle détestait cette maison, tout sentait la femme d'âge mure. Les tapisseries défraichies, la moquette miteuse, tout... Mais c'était Vanellia qui l'avait voulu, et elle était mieux que chez elle. Est-ce que ce serait toujours "chez elle" dorénavant? Elle descendit les marches en trainant des pieds, toujours aussi lentement.

- J'arrive... dit-elle tellement bas que sa grande-tante Brenda n'avait sans doute pas entendu. Mais elle avait entendu les marches grincer. Elle savait donc que la jeune fille arrivait.

La grande-tante Brenda était en train de finir de faite cuire la viande quand Vanellia entra dans la cuisine. De dos, elle ne la remarqua pas tout de suite. La jeune fille tira une chaise qui cria contre les carreaux de la cuisine. Vanellia s'y échoua bruyamment dans un nouveau soupir. Brenda leva les yeux aux ciel, déjà qu'elle n'était pas très douée avec les enfants, elle devait composer avec la fille de sa défunte soeur qui traversait une zone de turbulence. Elle se retourna pour lui demander de soulever sa chaise et non la faire trainer sur le sol.

- Tu peux pas... elle se figea. Horrifiée. Un petit cri s'échappa de sa bouche alors qu'elle mettait ses mains dessus. Brenda se précipita vers sa petite-nièce, affolée.

- Mais tu es folle! Qu'est-ce que tu as fait!? Vanellia, tes cheveux! elle passait et repassait ses mains dans ce qu'il restait sur la tête de la fillette, comme s'ils pouvaient être cachés dessous ceux qui restaient. Vanellia la repoussa.

- Laisse moi tranquille. J'fais c'que j'veux! dit elle fermement. Elle se mordit l'intérieur de la joue pour repousser les larmes qui affluaient de nouveau.

- On mange quoi alors? finit-elle par dire d'une façon qui se voulait anodine, mais sa voix n'était pas aussi calme qu'elle l'aurait voulu. Elle se remordit l'intérieur de la bouche en attendant la réaction de son ainée, qui ne semblait même pas prêter attention à cette dernière question incongrue.

- Mon Dieu, Vanellia! Ton père... qu'est-ce qu'il va dire? elle parlait plus pour elle-même que pour sa petite-nièce. Puis soudain, une vague de colère envahit la vieille dame. Trop, c'était trop! Elle saisit Vanellia par le haut de son tee-shirt, obligeant cette dernière à se lever.

- Tu... Tu n'es qu'une enfant gâtée qui fait un caprice. Ton père... Ton père a tout donné pour vous. Il a bien le droit de... de... elle se figea, bloquée par la colère qui l'envahissait. Monte immédiatement dans ta chambre. Il faut que je me calme. Allez, oust! En joignant le geste à ses paroles, elle poussa Vanellia en direction des escaliers et lui montra d'un geste la direction.

Une fois Vanellia partit, Brenda soupira, épuisée. Elle s'assit sur la chaise où sa petite nièce était assise 1 minute plus tôt et prit sa tête dans ses mains. Elle pensa à sa pauvre nièce, la mère de Vanellia. Cette dernière était partie trop tôt, mais ça ne donnait en rien le droit de faire n'importe quoi.

Brenda finit par se lever. Elle alla vers le téléphone. Grâce à sa nièce, Maurice connaissait les moyens de communications moldus. Et Brenda était moldue. Elle composa le numéro, puis attendit quelques sonneries.

- Allo?
- Bonjour Maurice, c'est Brenda Un silence gêné.
- Tout va bien? Vany va bien? Elle veut revenir? L'espoir se devine dans la voix du père de famille.
- Maurice, ta fille... Elle... non, elle ne va pas bien. Écoute, je viens de l'envoyer dans sa chambre sans manger. Elle s'est coupé les cheveux! Tu te rends compte! Elle ressemble à une furie! Brenda perd son sang froid, elle hausse le ton.
- J'arrive de suite.

Maurice apparait dans l'entrée alors que Brenda a encore le téléphone dans la main. De nouveau cette dernière sursaute et un son s'échappe de sa bouche.

- Grand Dieu! Tu ne peux pas faire ton... "truc" dehors! On entre par la porte chez moi! Brenda n'avait jamais accepté le monde des sorciers, elle aimait sa famille, mais ça s'arrêtait là, pas besoin de faire de démonstrations abrracadabrantes selon elle.

Maurice fit une moue désolée. Il pointa les escaliers du doigts. Brenda hocha la tête, en signe d'approbation. L'homme barbu ne se fit pas prier et gravit les marches. Il passa devant la salle de bain de l'étage, il vit l'évier remplit de cheveux blonds. Il soupira, déçu. Il continua le couloir, toqua à la première porte. Pas de réponses. Il soupira une nouvelle fois et ouvrit la porte. Vanellia était dans son lit, dos à la porte, la tête sous le coussin.

- J'ai pas faim! rugit-elle en pensant que sa grande-tante venait pour s'excuser.

- Vany... elle comprit. Vanellia se raidit, sans changer de position.

- Je te déteste! Va-t-en! Je t'ai dit que je voulais plus jamais te voir! hurla-t-elle sous le coussin.

Son père s'assit sur un petit bout du lit. Il secoua sa fille d'une main.

- Écoute Vanellia, ta grande-tante a accepté que tu restes chez elle. Tu dois être polie maintenant. Vanellia haussa les épaules.

- Montre-toi dit le père d'un ton maintenant beaucoup plus ferme. Vanellia frissonna. À quoi avait-elle pensé? Elle enleva le coussin de sa tête. Et se redressa. Elle essaya de paraître fière devant son père, devant celui qui l'avait tant déçue.

- Joli... Bravo... Il soupira encore une fois. Il se contenait, il essayait de garder son calme.

- Ça ne changera rien tu sais. Je n'essaye pas de remplacer ta mère. Tu comprends ça au moins?

Vanellia restait muette, son masque était en place, même si elle avait l'impression qu'une simple brise pouvait l'effriter. Elle haussa de nouveau les épaules.

- Je ne veux plus jamais de ça Vanellia. Tu as été odieuse! Je ne te demande en rien la permission, je suis franc avec vous 3, comme je l'ai toujours été. La voix de Maurice était ferme, il ne rigolait pas. Il se remémora la dispute. Au début, Vanellia n'avait pas parlé quand il leur avait dit qu'il fréquentait une sorcière. C'était ses deux frères qui avaient posé un million de question. Vanellia était restée muette, comme absente. Puis arrivée dans la voiture, une avalanche de repproches s'était abbatu sur Maurice. Elle était devenue histérique et il l'avait laissée se calmer dans sa chambre. Le lendemain, une nouvelle scène effroyable: elle avait fait sa valise. Il avait eut beau crier, la secouer. Elle lui avait répondu qu'elle partait, qu'il le veuille ou non. De peur, Maurice avait proposé qu'elle aille passer les vacances chez Brenda. À son grand soulagement Vanellia et Brenda avaient acceptées. Il espérait que le temps calmerait sa fille.

- Va-t-en. dit la fillette d'une voix cassée. Son masque s'effondrait.
- Je veux rester ici.

Maurice soupira, haussa les épaules puis se leva. Pour la première fois, il ne comprenait plus sa fille. Elle allait trop loin. Ses frères avaient mieux réagi. Il sortit, ferma la porte et transplana.

Serpentard
2ème année RP