East London

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‘Vous avez trouvé le septième et dernier sujet !’
‘Pour remporter les 10 points, dîtes-moi combien de fois la lettre A est apparue dans les titres des 7 sujets réunis ?’


Reducio
Fait suite au RP



Cela faisait déjà quelques temps que les parents de Meilla s’étaient séparés. La jeune fille avait été très triste car son frère et sa sœur partaient avec sa mère et retournaient en France. Elle qui avait tant et tant espéré se retrouver avec sa sœur à Poudlard, c’était raté ! Ses parents ne lui avaient pas expliqués pourquoi ils se séparaient, ils devaient penser qu’elle était trop petite pour cela. Mais elle avait quand même 13 ans, presque 14 et elle trouvait que c’était encore pire de ne pas savoir. Cela lui faisait encore plus peur ! Elle se doutait de quelque chose, mais elle espérait se tromper. Peut-être que son père avait rencontré une autre femme. C’était la solution la plus probable, et si c’était réellement le cas, la rouquine savait qu’elle n’allait pas aimer la nouvelle compagne de son père ! Et si elle avait déjà des enfants ? Si elle aussi avait déjà divorcé ? De toute manière, la rouquine savait qu’elle les détesterait tous ! Ils ne remplaceraient jamais ni sa mère ni son frère ni sa sœur !

Depuis qu’ils étaient séparés, la troisième année détestait son père. Elle le détestait d’être à l’origine de la rupture, car même si elle n’était pas sûre pour la femme qu’il voyait, elle avait bien remarqué que sa mère avait beaucoup souffert et que par conséquent, elle n’avait jamais voulu une rupture telle que celle-ci. Son père ne semblait pas tellement malheureux. C’était aussi cette raison qui faisait penser à Meilla qu’il voyait une autre femme. Mais ce jour-là, elle en eu la confirmation. Elle savait qu’elle se rappellerait toute sa vie de ce que son père lui avait dit ce jour-là. C’était la fin des vacances de Pâques, elle retournerait à Poudlard dans 3 jours. Ces vacances avaient été horribles, en particulier parce qu’elle aurait dû aller en France et qu’elle n’avait pas pu. Du coup, elle n’avait pas pu voir sa mère, son frère et sa sœur ! Bref, ce jour-là, en entrant dans la cuisine pour prendre son petit déjeuner, son père lui dit :


« Salut ma chérie, tu as bien dormi ? » Mais la Serdaigle ne s’y trompait pas, ça faisait des années que son père ne l’appelait plus comme cela et elle était sûre que la suite de la conversation n’allait pas lui plaire. D’ailleurs, en voyant son air dubitatif, son père continua plus directement d’un ton qui se voulait ferme ; la jeune fille n’aurait pas son mot à dire.

« Bon, il faut que je te parle. » Les phrases comme celle-là n’auguraient jamais une bonne chose…

« Si ta mère et moi avons divorcés, c’est parce que j’ai rencontré une autre femme et… » La rouquine en était sûre, au plus profond d’elle-même, elle savait qu’elle avait raison. Aussi, ne fut-elle pas surprise par cette annonce ; plus peinée d’avoir raison. Elle se dit aussi que son père avait une façon assez abrupte de lui apprendre la nouvelle même si elle le savait déjà. Heureusement d’ailleurs, parce que l’apprendre de cette manière n’était pas forcément recommandé.

« Et aujourd’hui, nous avons décidé qu’il était temps pour les deux familles de se rencontrer, parce que… Parce que. »

Meilla savait que son père lui cachait encore quelque chose et elle supplia son cerveau de ne pas essayer de trouver parce que pour l’instant, elle préférait ignorer le pourquoi du comment.


« Je compte sur toi pour être sage. En plus, elle a une fille qui a à peu près ton âge. »

Soit. De toute manière, elle n’avait pas vraiment le choix alors autant rendre la visite le plus divertissant possible. Elle était forcée d’y aller. Elle avait promis d’être sage, mais pas d’être bien habillée. Elle décida de se mettre en tenue de quidditch. Après tout, elle devait montrer à la fille qu’elle était capitaine ! Elle mit donc sa robe de quidditch (de toute manière elle devait bien mettre une robe alors…) bleue et bronze avec son numéro 23 peint derrière. Comme chaussures, elle mit des chaussures en toile orange et le tour était joué. Il ne lui resta plus qu’à ramener ses longs cheveux roux en un chignon lâche. Elle était prête à affronter l’ennemie.

Son père, lui, avait mis son plus beau costume et s’était bien coiffé. Il lui fit un peu les gros yeux quand il vit sa tenue mais sachant comme c’était dur pour elle, il n’eut pas le courage de la gronder. Ils arrivèrent au point de rendez-vous pile à l’heure et quelques minutes plus tard, la probablement future belle-mère et demi-sœur de la rouquine arrivèrent…

~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.
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Ancien sorcier  

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Le 10 Décembre, Edna Halmiton et Peter Connor officialisèrent leur séparation, le divorce étant souhaité par les deux partis, cela ne posa aucun problème. La seule chose qui restait à régler et qui était la question un peu délicate et épineuse sur laquelle les ex époux refusaient de transiger était le sort qu'ils administreraient à leur rejeton à savoir Elisabeth. En effet, pour tous les individus connaissaient personnellement et intimement ce qui s'appelait autrefois la famille Connor, il était évident que Peter aurait la garde exclusive de sa fille, sa mère ne s'en était plus souciée depuis son intégration à l'école de sorcellerie. Cependant, quelle ne fut pas la surprise des intimes amis, ainsi que de Peter et d'Elisabeth lorsque Edna fit savoir qu'elle souhaitait obtenir la garde exclusive de sa fille. Sa principale motivation résidait dans le fait qu'un membre de la famille Hamilton ne pouvait décemment pas abandonner son enfant. Jouant sur la renommée de ce clan et l'incompatibilité d'être archéologue et père de famille, le tribunal statua en faveur d'Edna Hamilton dans « le souci de préserver l'équilibre mental et garantir une stabilité familiale à l'enfant » selon les dires du juge. C'est par cette erreur judiciaire qu'Elisabeth se retrouva au sein de la « résidence Hamilton » en compagnie de sa mère.

~Quelques mois plus tard.~


Elisabeth regardait par la fenêtre de ce qui était à présent sa nouvelle chambre, elle était certes plus grande que l'ancienne et contenterait la plupart des enfants qui rêvait d'un confort supplémentaire, ce qui n'était pas le cas de la jeune fille. Pour faire bonne figure, elle devait revenir à chaque vacance passait du temps avec sa mère qui refusait que les individus pensent qu'elle nourrissait un désintérêt pour sa fille. La seconde année n'avait d'autres choix que de se conformer aux désirs de sa mère qui la menaçait tantôt de la priver de voir son père, tantôt de ne pas lui acheter de fournitures scolaires, tantôt de la mettre dans une école de sorcellerie.

La vie chez les Hamilton était régie, programmée à la seconde près, petit-déjeuner à 7 heures, déjeuner à midi, goûter à 16 heures et dîner à 20 heures. Si Elisabeth avait une minute de retard, elle était privée de dessert, si elle avait deux minutes de retard, elle était également privée d'entrée. Ne pouvant décemment pas la priver de nourriture, si elle dépassait les trois minutes de l'heure prévue, elle était consignée dans sa chambre le reste de la soirée ou de l'après-midi, tout cela dans le but salutaire de lui apprendre la ponctualité.

Ce matin là, Elisabeth avait « séché » le petit-déjeuner, notamment parce que sa mère avait lourdement insisté pour qu'elle y soit présente, voulant lui annoncé une nouvelle que la seconde année se refusait d'entendre. C'est ainsi que lorsque sa mère déboula dans sa chambre pour lui faire une remontrance bien méritée, Elisabeth ne lui décocha pas un regard, contempla l'immense jardin (pour ne pas dire parc) que lui offrait la vue de sa chambre.

«  Je t'ai demandé d'être là pour le petit-déjeuner? »

La seconde année porta enfin son attention sur sa mère, elle avait troqué son habituel tailleur par une robe blanche très élégante et elle avait même changé son maquillage quotidien par celui des jours exceptionnels. Autrement dit, elle avait réellement quelque chose d'important à lui dire.

« Si c'était une demande, cela veut dire que j'ai bien le droit de refuser ! » rétorqua Elisabeth, reportant son attention sur le parc des Hamilton, tandis que sa mère s'avançait vers elle, rouge de colère devant la répartie et l'absence de coopération de sa fille.

«Je voulais te dire que nous avons rendez-vous aujourd'hui avec un ami et sa fille, puisque nous sommes devenus très proches lui et moi, nous avons décidé que le temps était venu pour que les deux familles se rencontrent. »

Elisabeth eut un sourire agacé, « un ami » dans la bouche de sa mère voulait dire son nouveau petit-ami en date et s'ils étaient désireux de se rencontrer, cela ne présageait absolument rien de bon. La fillette était persuadée que sa mère lui réserverait d'autres surprises dans la journée.

« Exceptionnellement, pour ce rendez-vous, tu as l'autorisation de ne plus m'appeler Miss Hamilton mais … maman »
, elle jeta ce dernier mot à sa fille comme s'il ça avait été une insulte. La seconde année ne put s'empêcher de rire masquant ainsi la subite colère qui avait envahi les moindres terminaisons nerveuses qu'abritaient son corps. Elle aurait voulu hurler que cela lui était impossible et lui demandait de sortir de sa chambre. Néanmoins, elle se composa un visage impassible, insondable comme elle avait autrefois l'habitude de le faire et lui dit :

«  Miss Hamilton se serait-elle laisser mettre en cloque par son amant? »

La sanction ne tarda pas, les traces de doigt de sa mère s'imprimèrent sur la joue droite d'Elisabeth, elle avait franchi la limite que lui avait imposé sa génitrice. Elle l'avait déjà fait à plusieurs reprises, aussi cette remontrance ne lui arrachait plus de larmes comme à ses débuts.

« Je ne permets certainement pas à une Serpentard sans manière de me parler sur ce ton ! Je suis une sorcière reconnue pour mes actes de bien tandis que toi, tu seras probablement une délinquante. Ce rendez-vous est très important pour moi, aussi je t'ordonne d'être convenable, habille-toi en conséquence, je t'assure que si tu ne te tiens pas correctement, tu auras beaucoup d'ennuis. Surtout, ne parles pas des Serpentard, tu sais à quel point ce sujet m'agace ! Sois prête dans un quart d'heures ! »

Sur ses paroles plaisantes, sa mère la quitta ! Elisabeth ne put s'empêcher de penser que si elle devenait une délinquante, sa mère en pâtirait plus qu'elle étant donnée son souci de garder une belle image des Hamilton. La jeune fille se leva, se demandant qu'elle était la tenue la plus adéquate pour saboter cette entrevue. Soudain, elle sortit sa tenue de quidditch, après tout, elle n'avait pas le droit de dire qu'elle était à Serpentard, mais elle pouvait le montrer, sa mère ne lui avait pas interdit.

~Quelques instants plus tard~


La colère de sa mère fut à son paroxysme lorsqu'Elisabeth parut en tenue de quidditch lui imposant un arbitrage important entre la ponctualité (à laquelle elle devait déroger si elle demandait à sa fille de se changer) ou les vêtements de la seconde année. Finalement, elle accepta la tenue mais pesta durant tout le trajet contre l'inconvenance de sa fille.

Lorsqu'elles arrivèrent au lieu de rendez-vous, à savoir un restaurant huppé de Londres, Elisabeth observa avec un certain dégoût les gens ou cette bourgeoisie qui faisait étalage de leur argent avec une certaine outrance qui sidérait la jeune fille. Néanmoins, elle était piquée par une vive curiosité concernant le nouveau boyfriend de sa mère. Enfin, sa mère s'approcha d'un homme en costume cravate ainsi que d'une fille, que la seconde année avait déjà vu et qu'elle connaissait même. Elle ne put masquer sa surprise et interrompit sa mère dans ses présentations en disant un « Meilla ?! ». Elle ne savait que penser de cette situation, sa mère sortait avec le père de Meilla ? C'était une situation des plus étranges.

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« Meilla ?! »

La dénommée se demanda ce qui se passait tout à coup. Elle regarda derrière elle en se demanda qui pouvait l’appeler ainsi dans la rue du côté Moldu avant de se rendre compte que l’exclamation venait du groupe de personne qui approchait. La femme que son père avait rencontrée et avec qui il avait commencé à sortir n’était autre que la mère d’Elizabeth. La jeune Serpentarde avait un an de moins que la rouquine mais elle était elle aussi capitaine de quidditch. D’ailleurs, il semblait que les deux filles avaient eu la même idée ; celle de venir habiller en tenue de quidditch ! La troisième année pensait que sa tenue inspirerait le respect de sa future demi-sœur. Finalement, elle se rendra compte plus tard dans sa vie que cela les avait rapprochée. Mais revenons à la rencontre ! Les deux parents étaient surpris qu’elles se connaissent. D’ailleurs, Meilla n’avait même pas pensé que la fille pouvait être à Poudlard et qu’elle était potentiellement une de ses connaissances !


« Bon et bien, je pense que les présentations entre vous deux sont déjà faites… Mais Meilla, je voudrais te présenter ma… Mon amie, Edna»

La rouquine la salua d’un signe de tête pendant que celle-ci présentait son père à Eli. Le terme que son père avait utilisé lui paraissait très étrange. Il lui avait bien expliqué clairement que ce n’était pas une amie mais bien plus, alors pourquoi ne pas le dire carrément ? Edna n’avait pas l’air d’être très étonnée. Peut-être était-ce déjà prévu à l’avance ? Etait-ce pour Eli ? De toute manière elle devait bien être déjà au courant non ? Alors pourquoi ? Pendant les questionnements de la Serdaigle, la petite troupe se dirigea vers un restaurant londonien où les Primard mangeaient avant ce qui s’était passé. Le fait que son père ait choisi ce restaurant ne disait absolument rien. Ou alors c’était parce qu’il était sûr que ce serait bon, ou alors cela avait une signification symbolique que la rouquine ne voulait pas deviner.

Elle et Eli ne parlèrent pas que ce soit à leurs parents ou entre-elles. Elles étaient encore sous le choc de ce qui se passait. C’était quand même incroyable ! Meilla revit son jugement sur le fait qu’elle était sûre de détester l’autre fille. Elle ne savait pas encore pour la mère mais en tout cas, elle savait qu’elle aimait la Serpentarde. D’ailleurs Eli ne semblait pas plus joyeuse qu’elle que sa mère se remarie, mais en même temps, elle ne semblait pas très proche de sa fille. Enfin, peut-être n’était-ce qu’une illusion ? C’était possible mais la troisième année se retrouva un peu rassurée. Au moins, si un jour il arrivait le malheur qu’elles deviennent demi-sœurs, elles se comprendraient niveau quidditch. Par contre, la coupe risquait d’être dure ! Heureusement que le match Serdaigle-Serpentard avait déjà été joué parce que sinon ça aurait été dur ! Enfin, aussi dur que les matches Serpentard-Gryffondor. Et puis lors du match Serdaigle-Serpentard, Léo avait bien dû jouer contre sa sœur Caroline alors… Ça se faisait.

La rouquine se demandait ce que la nouvelle compagne de son père connaissait sur elle. A priori pas grand-chose car elle lui demanda très vite sa maison à Poudlard.


« Je suis à Serdaigle. » répondit la jeune fille sans enthousiasme. Elizabeth avait fait une grimace à cette réponse. A priori ce n’était pas la réponse qui l’arrangeait mais que pouvait-elle dire d’autre ? Edna parut satisfaite de cette réponse. Grâce à son sens de synthèse, Meilla sentit que le sujet des maisons était un sujet de discorde entre la mère et la fille. Elle le nota dans un coin de sa tête pour ne pas l’aborder ou en tout cas le moins possible.

Ils commandèrent et bien que les deux adultes essayent au départ d’engager la discussion avec la fille respective de leur petit(e) ami(e), cela ne donna pas grand-chose et bientôt, ils ne se mirent à parler qu’entre eux. Les deux filles mangèrent très peu en écoutant distraitement les paroles échangées, toutes dans leurs pensées morbides (en tout cas pour celles de Meilla). Elle se demandait ce que pensait sa mère de tout cela. Elle détestait son père pour avoir fait voler en miette leur ambiance familiale. N’aurait-il pas pu faire l’illusion ? Elle savait que ce n’était pas bon de faire comme si on ne voyait pas que notre amour de jeunesse s’effilochait, mais malgré tout, elle ne pouvait pas laisser cette situation se passer sans aucune révolte.

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Le nouvel amant d'Edna était donc le père de Meilla Primard, la seconde année ne put exprimer le moindre son alors que cette vérité et ses lourdes conséquences filtraient dans son cerveau. La première chose à laquelle pensa Elisabeth à ce moment précis était les relations futures entre les deux jeunes filles. En effet, jusqu'à présent, les rencontres entre les deux camarades avaient toujours été des plus plaisantes et maintenant, alors qu'elle avait prévu de rendre la vie impossible à sa future demi-soeur, elle se rendait compte qu'elle était incapable de détester celle-ci. Mais quant était-il de Meilla ? Peut-être qu'en prenant conscience de ce nouvel avenir, la Serdaigle commencerait à la haïr et que cela ternirait définitivement leur début d'amitié.

Alors que les deux familles s'installaient à table, Elisabeth remarqua que Meilla portait également sa tenue de quidditch ! Avait-elle, elle aussi interdiction de parler de sa maison et du quidditch en général ? Un sourire se dessina sur le visage d'Elisabeth à la pensée qu'elle avait sûrement voulu saboter également ce déjeuner, en effet, on ne vient pas en tenue de quidditch dans un restaurant ultra huppé de Londres, pardi !

Les deux tourtereaux se mirent à parler, essayant de faire connaissance avec les progénitures respectives de chacun. Elisabeth répondait très peu, évitant de parler comme sa nouvelle demi... C'était encore trop tôt pour l'appeler ainsi. Edna Hamilton s'intéressa également à Meilla, lui demandant dans quelle maison celle-ci appartenait, Elisabeth émit une grimace avant même que la jeune fille ne formule sa réponse, elle avait oublié ce détail qui allait radicalement changé sa vie. Enfin, Edna Hamilton verrait son rêve se réaliser à savoir avoir une fille à Serdaigle, ce qui n'arrangeait absolument pas les affaires de la seconde année.

«  Serdaigle, quelle maison prestigieuse ! Toute ma famille est allée à Serdaigle depuis des générations, autant dire que nous vouons un véritable culte à cette maison. Cela nous fait déjà un point commun, d'ailleurs, j'ai appris à regret qu'Elisabeth a participé à la défaite de votre équipe de quidditch dans le match les opposant aux Serpentard, je suis sûre qu'elle s'en mord les doigts aujourd'hui, si tu tiens à présenter tes excuses, c'est le moment ! »

La seconde année adressa un regard entre la surprise et le dégoût à sa mère, celle-ci lui demandait-elle réellement de s'excuser de s'être donnée à fond pour un jeu, d'y avoir participé et de l'avoir remporté en compagnie de son équipe. Décidée à montrer son désaccord avec les propos de sa mère, elle reporta son attention sur son verre d'eau qu'elle décida de vider d'une traite pour éluder ce moment. Sa génitrice exprima une grimace d'agacement puis reporta son attention sur Meilla.

«  Excuse-là, elle est quelque peu timide devant des étrangers ! Ca lui viendra avec le temps. Alors que devient la maison Serdaigle, je veux tout savoir dans les moindres détails. »

Elisabeth émit un soupir de dépit et fit mine de s'intéresser à son blanc de poulet, ce déjeuner était une réelle perte de temps pour sa part. Elle étudia quelques secondes les mimiques de Romain Primard, se demandant ce qu'il avait bien pu trouver à sa chère mère. Peut-être était-il sous le joug d'un filtre d'amour, ce qui paraissait être la solution la plus plausible et évidente, cependant le fanatisme de sa mère fut soudainement interrompue par cet homme qui demandait à Elisabeth dans quelle maison elle était. La seconde année ne put s'empêcher de sourire, le petit ami ne savait-il pas que c'était un sujet très sensible ou essayer t-il tout simplement de gagner le cœur d'Elisabeth ?

«  J'aimerai vous répondre, mais c'est un sujet dont Miss Hami... euh... on m'a formellement interdit de parler. »

Sa mère le lui ferait certainement payer cette franchise trop osée mais voir la mine déconfite de celle-ci devant les propos de la jeune fille en valait largement la peine. Il était absolument hors de question qu'Elisabeth facilita sa mère dans ses projets de conquête amoureuse, peu importe ce qu'elle lui ferait ou ses chantages déplacés, la coopération était impossible.

«  Excuse-là Romain, elle a un caractère des plus difficiles.  » s'empressa d'ajouter sa mère pour pallier le blanc qui s'était installée suite à la réponse d'Elisabeth, « Tu as déjà des idées sur la brillante carrière que tu vas faire Meilla ? »

Avant que sa camarade ne puisse répondre, Elisabeth prit la parole en disant à sa mère qu'énoncer une vérité n'était pas avoir un caractère difficile, c'était tout simplement de la franchise et elle invita celle-ci à en faire autant. Consciente d'être une destructrice d'ambiance à ce moment là, elle ne put s'empêcher d'ajouter à l'encontre de Romain Primard :

« Vous faites quoi dans la vie ? J'imagine que vous devez avoir un métier à la hauteur des espérances de Miss... euh... d'elle ? »

La seconde année jubilait intérieurement au contraire de sa mère qui devait atteindre le paroxysme de sa colère devant l'attitude de sa fille et pourtant, Elisabeth n'avait fait que se conformer à ses instructions. Elle attendit les diverses réponses en s'intéressant de nouveau à son blanc de poulet.

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Au bout d’un moment, la conversation revint sur la maison de Meilla. Elle ne savait pas trop pourquoi Edna faisait une telle fixette sur les Serdaigle mais elle n’allait pas tarder à le découvrir car elle le lui expliqua elle-même !

«  Serdaigle, quelle maison prestigieuse ! Toute ma famille est allée à Serdaigle depuis des générations, autant dire que nous vouons un véritable culte à cette maison. Cela nous fait déjà un point commun, d'ailleurs, j'ai appris à regret qu'Elisabeth a participé à la défaite de votre équipe de quidditch dans le match les opposant aux Serpentard, je suis sûre qu'elle s'en mord les doigts aujourd'hui, si tu tiens à présenter tes excuses, c'est le moment ! »

C’était donc pour ça ! Elle aurait tellement aimé qu’Eli aille dans la célèbre maison des érudits ! Pauvre Elizabeth… Sa mère ne devait pas la lâcher avec ça. Meilla se rappela alors du début de sa troisième année, elle avait rencontré la Serpentarde et ensemble elles avaient un peu parlé avant d’être prises dans une aventure. Les deux jeunes filles avaient abordé un peu le thème des vacances et Elizabeth n’avait vraiment pas l’air bien à ce propos. La rouquine n’avait pas insisté mais maintenant, elle était presque sûre que ça avait un rapport avec sa mère. Cette femme faisait un peu froid dans le dos à la Serdaigle. Au départ, elle lui trouvait un air assez gentil malgré ce qu’elle s’était promis de penser. Mais la manière dont elle parlait de sa fille… Cela lui donnait des frissons. Comment pouvait-on parler de son propre enfant de la sorte ? Ce qui suivit pendant le repas confirma ses soupçons.

«  Excuse-la, elle est quelque peu timide devant des étrangers ! Ca lui viendra avec le temps. Alors que devient la maison Serdaigle, je veux tout savoir dans les moindres détails. »

Meilla était vraiment mal à l’aise et dans une position très délicate. D’un côté il y avait son père qui voulait que tout se passe bien et même si elle lui en voulait, contrairement à cette Edna, il était bien plus gentil. De l’autre, il y avait son amie qu’elle ne pouvait décidemment pas laissé tomber. Elle devait avoir l’habitude d’être en conflit avec sa mère. Mais tout de même ! Celle-ci émit d’ailleurs un soupir avant de se remettre dans sa bulle. La rouquine savait qu’elle devrait un peu répondre. Mais en fait, elle se rendit compte qu’elle ne savait pas trop quoi dire finalement. Ce n’était pas que vis-à-vis de son amie… Elle baragouina :

« Et bien… Nous avons changé de directrice de maison l’année dernière. Désormais c’est miss Keating, professeure de Métamorphose. »

Mais elle fut interloquée par la réponse d’Elizabeth à son père qui lui avait demandé la maison dans laquelle elle était.

«  J'aimerai vous répondre, mais c'est un sujet dont Miss Hami... euh... on m'a formellement interdit de parler. »

Elle appelait sa mère par son nom de famille ? Mais c’était quoi cette famille bizarre ? La troisième année n’était vraiment pas à l’aise avec Edna. Peut-être que le contact avec son père allait la rendre meilleure? SI c’était vraiment le cas, la jeune fille pourrait peut-être un jour l’acceptée dans sa famille, pour Eli. Sa mère ne tarda pas à répliquer en essayant de sauver les meubles…

«  Excuse-là Romain, elle a un caractère des plus difficiles. Tu as déjà des idées sur la brillante carrière que tu vas faire Meilla ?  »

Pourquoi était-elle toujours obligée de revenir sur elle ? Non mais franchement ! Pourquoi ne continuait-elle pas à parler avec son père comme au début du repas ? Cet équilibre de la parole lui convenait très bien ! Mais Elizabeth répliqua à sa mère avant que Meilla n’ait le temps de dire quoi que ce soit. Elle lui jeta à la figure ses quatre vérités puis se tournant vers le père de Meilla achevant définitivement de briser l’ambiance et le mal-être déjà installé.

« Vous faites quoi dans la vie ? J'imagine que vous devez avoir un métier à la hauteur des espérances de Miss... euh... d'elle ? »

C’est là que la rouquine comprit ce qui la mettait réellement mal à l’aise. Ce diner était une occasion pour Elizabeth de se venger de sa mère. Et la seule manière de se venger était en public ! Mais même si la troisième année en voulait à son père, elle ne lui souhaitait pas moins une vie heureuse au plus profond d’elle-même. En réalité, la haine cachait une tristesse mais elle était trop fière pour l’admettre. Elle avait créé sa petite carapace. Eli, elle, s’était créé une carapace depuis qu’elle avait été envoyée à Serpentard ; peut-être un peu plus longtemps… Mais là, son bouclier allait bientôt voler en éclats, la rouquine le savait. Elle commençait à bien la connaitre et elle ne tiendrait plus très longtemps, même si elle détestait vraiment sa mère. Enfin, Romain répondit laissant de côté le lourd silence qui pesait sur tout le monde.

« Je suis médecin, chez les Moldus. » répondit-il d’une voix très calme et posée. La troisième année ne savait pas comment il faisait pour rester calme dans une situation pareille et elle devait bien avouer que là elle l’admirait. Elle se dit qu’il serait dur pour elle de résister contre lui maintenant. La fin du repas approchait et Meilla sentait que la tension baissait un petit peu. Son père tenta un truc qu’il n’aura peut-être jamais dû essayer. Lorsque le dessert arriva, il s’agenouilla et ce que la Serdaigle ressentait depuis le début de la rencontre arriva…

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Romain Primard répondit sur un ton très calme qu'il était médecin chez les moldus. Sa réponse avait eu le don d'assagir Elisabeth qui se retrancha de nouveau dans son assiette de poulet à laquelle elle avait accordé une grande attention et qui pourtant n'avait pas été entamée. La jeune fille se rendait compte qu'elle aurait beau faire tous les efforts possibles et inimaginables, elle ne pouvait pas empêcher l'inévitable de se produire. Les deux familles finiraient par s'unir, c'était évident, sinon sa mère n'aurait pas pris la peine de la présenter à un petit-ami de passage. La seconde année n'avait jamais parlé de sa mère à qui ce soit, même pas à Rhéa, sa meilleure amie, enfin, elle avait laissé entendre à Teddy, un ami -s'il l'était encore- que sa relation avec celle-ci était difficile mais elle ne s'était pas étendue sur ce sujet. Aussi, l'idée que Meilla sache un détail aussi intime de sa vie, sans qu'elle ait décidé de lui partager la gênait quelque peu. Après tout, leur amitié en était à leur prémisse, à une ébauche de complicité, que penserait-elle désormais d'elle ?

Soudain, le père de Meilla se leva et posa un genou à terre ! Une grimace se dessina sur le visage d'Elisabeth, horrifiée devant le spectacle mielleux et guimauvesque que leur offrait les adultes. Romain Primard demanda la main d'Edna Hamilton qui dans une surexcitation extrême répondit un long et outrageux « ouiiiiii » qui contrastait avec sa contenance habituelle. Les adultes n'avaient donc aucune logique, au lieu d'organiser deux rencontres pour pouvoir arrêter définitivement leurs choix, réfléchir un moment aux conséquences de leur décision, ils avaient décidé de faire une pierre deux coups. La seconde année ne dit absolument rien devant cet étalage de bonheur des adultes et l'inertie des enfants. Elle pensait machinalement aux conséquences futures de leurs actions. Meilla allait devenir sa sœur par alliance, sa mère allait avoir une fille à Serdaigle. "Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes", les parents décidèrent de prendre un moment à part pour parler à leurs filles respectives. Elisabeth suivit donc sa mère, tandis que les Primard restaient là. Edna semblait être heureuse, elle observait sans cesse la bague que lui avait offert Romain. Soudain, elle brisa le silence en évoquant le fait qu'Elisabeth s'était très mal comportée mais que finalement le mariage aurait lieu. Ensuite, elle lui proposa un marché, apparemment Romain prenait en considération l'avis de sa fille, aussi, Elisabeth devait feindre d'être ravie de cette union, pour ne pas retarder le mariage. En échange, la seconde année passerait un mois de grandes vacances avec son père, un mois chez sa mère et elle garderait le nom de Connor.


Les pensées s’enchaînèrent rapidement dans le cerveau de la seconde année. C'était donc ça qui l'attendait, un jeu de contrats, de marchés incessants avec sa mère. Elle remarqua également que sa mère n'avait pas négocié une éventuelle sympathie envers Meilla. Peut-être avait-elle deviné qu'Elisabeth l'aimait bien ou alors ne se souciait-elle que de Romain en somme. Edna ajouta aussi que l'écart de conduite de la seconde année serait oubliée pour mieux motiver la jeune fille et celle-ci finit par accepter. Le fait que sa mère se remarie lui importait peu dans le fond, mais Meilla avait dit lors d'une rencontre à Poudlard qu'elle avait des frères et sœurs qui avaient subitement disparu. Mieux ne valait pas aborder le sujet, Elisabeth et sa mère rejoignirent la famille Primard.

Elisabeth tenta de sonder le visage de Meilla, peut-être était-elle déjà ravie de cette union ? La seconde année sourit à Romain et ajouta sans attendre pour mettre fin au supplice.

«  Félicitations aux futures époux ! J'avoue avoir été réticente au début face à votre couple, mais je connais Meilla et si son père est aussi géniale qu'elle, nous devrions former une belle famille. Puis être fille unique, je vous avoue que ça n'a jamais été drôle.»

Elle se doutait que cela devait paraître un peu étrange, mais bon, elle avait rempli sa part du contrat, le mariage aurait bien lieu avec ou sans l'accord des jeunes filles, autant être légèrement coopérative.

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Romain Primard demanda solennellement la main d’Edna Halmiton. Meilla n’aurait jamais pensé, ou plutôt elle avait grandement espérée que ce repas n’avait pas ce but. Au de la tête de sa future belle-mère, la jeune fille se rendit compte que celle-ci ne savait pas qu’il le lui demanderait tout de suite, dans un restaurant bondé. Elle accepta de manière un peu hystérique et cette manière de répondre confirma ce que pensait la rouquine. Avait-il fait cela sur un coup de tête ? C’était une bonne question qu’on pouvait se poser. La troisième année ne savait pas trop quoi penser de cela. Elle savait que de toute manière, elle n’aurait pas son mot à dire dans ce mariage. Elle savait aussi qu’il serait dur pour elle de s’y faire mais si cela pourrait rendre son père heureux, elle pouvait peut-être faire un effort… Surtout que ce n’était pas comme si son père allait se marier avec son ennemie, Amber J Hoover. Il allait se marier avec la mère d’un de ses amies (en dehors des matchs qui opposaient les deux maisons).

Après cette petite démonstration digne d’un roman à l’eau de rose (ou roman guimauve, au choix), chaque parent pris un temps pour parler à sa fille respective. Meilla et Romain restèrent à leur table et la discussion commença. Le père de la troisième année avait vraiment l’air joyeux. Il nageait dans le bonheur et la jeune fille n’avait pas le cœur à le faire redescendre sur terre. Elle n’en avait pas le caractère ! Il sembla cependant l’observer pendant un petit temps avant de lui dire :

«  Meilla, écoute-moi. Je sais que tu ne me comprends pas trop pour l’instant de vouloir épouser une autre femme mais j’espère qu’un jour, tu pourras comprendre… »

« Papa, je suis contente pour toi, même si je ne suis pas sûre de pouvoir me faire à l’idée que cette… Qu’Edna » reprit-elle en voyant la tête de son père « …Devienne ma belle-mère. »

« Et pour Elizabeth ? Vous vous connaissez bien non ? »

La jeune fille comprit que c’était une question détournée pour qu’elle lui parle un peu plus de sa future belle-fille qui ne s’était pas montrée à son avantage pendant le diner.

« Oui, elle est capitaine de l’équipe de Serpentard et entre nous, c’est une bien meilleure capitaine que moi ! Elle est en deuxième année. Je ne sais pas trop mais je crois qu’entre elle et sa mère ça ne se passe pas super bien… »

La Serdaigle savait qu’elle était très vague mais elle ne connaissait pas vraiment tous les détails de l’histoire et elle ne pouvait par conséquent pas vraiment expliquer.

« Oui, Edna est très autoritaire avec sa fille mais je peux la comprendre c’est son enfant unique et elle été très déçue qu’elle n’aille pas à Serdaigle comme elle. Elle a aussi beaucoup de mal à accepter qu’elle n’ait pas le même caractère. Mais peut-être qu’en se retrouvant tous les 4, elles vont mieux s’entendre ! »

La jeune sorcière n’aurait pas parié dessus, mais ne voulant pas contrarier son père, elle ne dit rien. Lorsque les deux jeunes femmes de leur future famille recomposée revinrent, le petit groupe finit de manger non sans avoir porté un toast au futurs époux. Et contrairement à ce que Meilla aurait pensé, ce fut Elizabeth qui commença !

«  Félicitations aux futures époux ! J'avoue avoir été réticente au début face à votre couple, mais je connais Meilla et si son père est aussi géniale qu'elle, nous devrions former une belle famille. Puis être fille unique, je vous avoue que ça n'a jamais été drôle.»

Ella arriva même à sourire mais une petite note amère apparue dans ses yeux. La rouquine se demanda ce que lui avait dit sa mère mais elle n’insista pas et prit le relais de sa future demi-sœur. Les jours qui précédèrent leur retour à Poudlard, ils dormirent et mangèrent tous dans la même maison…





Fin du RP rendez-vous à Pré-Au-Lard pour la suite !

~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.