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Oliver & compagnie  PV 

Depuis des jours, Sara n'osait pas sortir de sa maison, à cause du temps. Il faisait un temps un peu trop radieux à son goût, le soleil tapait si fort que rester à peine quelques heures dehors devenait insupportable. Bien qu'elle n'aimait pas rester enfermée, il fallait dire qu'elle n'avait pas vraiment le choix, actuellement. Sara avait accouché, et elle ne pouvait se permettre de sortir son nouveau né avec une telle chaleur. À l'intérieur, il faisait une bonne température pour son enfant et elle-même. Les ventilateurs moldus étaient une très belle invention, et Sara se réjouissait d'être née-moldue, c'était toujours sympa de connaître ce genre de choses. Certains sorciers ne savaient sans-doute pas que ça existait. Lorsqu'elle voyait le mode de vie de certains de ses amis sorciers, Sara ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils vivaient encore dans le passé. Cela leur allait bien, mais elle ne comprenait pas comment ils pouvaient se passer de certaines choses très utiles, car même si la magie fait beaucoup de choses, elle ne fait pas tout non plus.

Aujourd'hui, la chaleur était retombée, laissant l'opportunité à Sara de sortir avec son enfant. Rester chez elle la rendait presque folle, si bien que lorsqu'elle ne devait pas s'occuper d'Oliver, elle tournait en rond. Toutes les tâches quotidiennes auxquelles elle devait s'occuper étaient bouclées, Sara ne savait plus quoi faire, elle avait besoin de prendre l'air, de sortir et de décompresser. Depuis que son fils était là, la jeune femme se sentait tellement différente. Au début, elle avait été tellement heureuse que rien au monde n'avait pu décrire ce qu'elle avait ressenti. Tous ses petits tracas s'étaient envolés lorsqu'elle avait tenu son fils pour la première fois dans ses bras, elle n'avait plus pensé à rien qu'à son enfant, et à la vie qu'ils mèneraient tous les deux.

Lorsqu'elle fut sortie de Sainte Mangouste, les choses ne s'étaient pas passées comme prévu pour Sara. Lorsqu'elle avait appris qu'elle était enceinte, elle avait été très heureuse. Elle n'avait pas douté une seconde de ce qu'elle faisait, elle savait que, quoi qu'il pouvait se passer, elle serait toujours entourée de son mari. Malheureusement pour elle, aujourd'hui ce n'était plus le cas. La jeune femme avait sans doute regardé trop de films disney, à croire que le prince charmant existait bel et bien et que son histoire avec John durerait jusqu'à la fin des temps, mais c'était tout autre chose. John n'était plus avec elle. Cela faisait déjà plusieurs mois que John était parti de la maison, et Sara n'était pas encore prête à le laisser revenir. D'ailleurs, elle n'était même pas sûre qu'il reviendrait un jour. Il n'avait donné aucune nouvelle, Oliver n'avait encore jamais rencontré son père.

Sara ne savait pas trop où elle allait, ses jambes l'amenaient à une destination encore inconnue. Alors qu'elle marchait, longeant les rues interminables, les gens la regardaient, ou plutôt, ils regardaient la poussette où était Oliver. De grands sourires s'installaient sur leurs visages, la jeune femme avait l'impression qu'ils voulaient tous s'approcher et poser pleins de questions à propos de son enfant "oh, qu'il est mignon, comment s'appelle-t-il ?", "quel âge a-t-il ?"... comme les gens faisaient, parfois. Comme Sara faisait, autrefois.

Des trains arrivaient en gare, Sara ne savait pas ce qu'elle faisait là. Elle ne savait pas pourquoi elle était arrivée ici. Peut-être parce que sa vie actuelle ne lui plaisait plus ? Que finalement, tout ce qu'elle avait n'était plus pour elle ? La jeune femme ne savait pas. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle n'était plus bien. Qu'elle n'était plus la femme qu'elle était avant. Elle ne parvenait plus à savoir si avoir Oliver était une bonne chose. Elle aimait son fils, plus que tout au monde, mais elle ne pouvait pas s'en occuper, pas toute seule.

Fatiguée, Sara décida de prendre une pause avant de repartir vers sa maison. Un banc était libre, personne ne semblait vouloir s'y asseoir, la jeune femme en profita pour se reposer dessus. La poussette en face d'elle, la patronne du Chaudron observait Oliver. Des larmes commençaient à arriver, comment pouvait-elle assumer seule ? Elle savait que d'autres femme l'avaient déjà fait, et que ce n'était probablement pas sorcier de s'en sortir, mais Sara ne s'en sentait pas encore capable. Alors qu'elle commençait à ravaler les larmes qui allaient jaillir d'un moment à l'autre, Oliver se mit à pleurer. La panique la submergea alors. Sara ne bougeait pas. Les autres devaient penser qu'elle n'était pas une bonne mère. Ou peut-être pas. En tout cas, c'était ce dont elle pensait, elle.

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Prochain arrêt, gare de King's Cross. Amy avait eu l'excellente idée de prendre un week end de détente afin de se rendre à Cambridge, à l'est de Londres. Ne connaissant pas du tout l'endroit, il lui avait fallu prendre le train jusqu'à Londres pour en reprendre un second qui la mènerait directement à Cambridge. Elle avait l'impression d'être redevenue une adolescente de nouveau, lorsqu'elle prenait le train depuis chez ses parents pour rendre visite à Anna pendant les vacances. La tête posée contre la vitre, elle regardait le paysage défiler, plus absorbée par celui-ci que par le livre qu'elle avait posé sur le siège libre à côté d'elle. Voir les poteaux électriques et les champs fleuris défiler la fascinait. L'électricité n'existait pas à Poudlard, et elle regrettait presque cela. Ecouter la musique le matin en se douchant était quelque chose qui lui manquait un peu, et la radio sorcière ne proposait pas un style de musique qu'Amy appréciait. Elle avait donc fini par couper cette radio et se douchait désormais en silence.

Peut-être allait-elle investir dans un appartement à Cambridge, si la ville lui plaisait. Cela faisait un petit moment qu'elle songeait à s'acheter un pied-à-terre sur le sol anglais. Son appartement aux Etats-Unis avait été cédé à d'autres personnes et il lui restait beaucoup d'argent, idéal pour investir dans l'immobilier. Amy n'espérait pas de ce voyage d'acheter immédiatement une maison ou un appartement mais elle s'était dit que ce petit week end était l'idéal pour regarder les offres immobilières. Si Cambridge ne lui plaisait pas, elle regarderait plus près de Poudlard. Edimbourg peut-être ?

La gare se rapprochait désormais plutôt rapidement, et la professeure de Poudlard savait qu'elle n'avait qu'une dizaine de minutes pour prendre sa correspondance. Le train s'arrêta sur le quai et les portes furent ouvertes par le contrôleur lui-même. Amy ramassa son livre et le rangea dans son sac avant de descendre du train et de retrouver une légère brise de printemps. Le temps était plutôt agréable, et cela changeait radicalement de l'hiver glacial que la professeure avait connu à Poudlard. Elle commença à chercher l'écran indiquant le numéro du quai pour son prochain train lorsque des pleurs retinrent son attention. Regardant à gauche et à droite pour voir si un enfant ne s'était pas blessé, son regard s'arrêta sur une jeune femme pleurant à chaudes larmes, son enfant pleurant également dans la poussette positionnée devant elle. Les pleurs venaient donc de là. Un peu étonnée que la femme ne fasse rien pour consoler son bébé, Amy s'approcha rapidement et posa une main sur l'épaule de la jeune femme.

« Tout va bien madame ? Peut-être avez vous besoin d'aide ? »

Le bébé continuait de pleurer, et Amy se tourna instinctivement vers la poussette, où elle voyait un petit garçon tout rouge, des larmes coulant sur ses petites joues. Elle lui tendit son index afin qu'il l'attrape, espérant qu'il considère cela comme un jouet et puisse faire cesser ses pleurs. Toujours le doigt tendu vers la petite main du bébé, la rousse tourna sa tête vers la maman du bébé et ajouta une petite phrase.

« Est-ce le bébé qui vous fatigue ? C'est compréhensible ».

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Elle était là, incapable de bouger, incapable de sortir le moindre son de sa bouche. Par la barbe de Merlin, comment en était-elle arrivée là ? Comment avait-elle pu se laisser aller de la sorte ? C'était simple : elle avait été amoureuse. Amoureuse d'un homme qui lui avait carrément planté un couteau dans le coeur, qui l'avait complètement anéantie. Sara était consciente qu'à présent, s'en sortir allait être une chose compliquée. Les séances chez la psychologue allaient probablement reprendre, elle ne pouvait pas rester comme ça. Pas maintenant qu'elle avait Oliver avec elle. Lorsqu'elle était plus jeune, elle pouvait se permettre. Aujourd'hui, tout était différent, Oliver était là, et lui ne partirait pas. Enfin, à condition qu'elle ne sombre pas.

Sara n'entendait plus les pleurs d'Oliver, non pas parce que celui-ci avait terminé de pleurer, mais parce qu'elle n'était plus là. Ses yeux fixaient son enfant, mais elle ne le voyait pas. Comment une mère pouvait-elle faire cela ? Comment pouvait-on ainsi négliger son enfant ? Les autres, à côté, les passants, devaient certainement penser qu'Oliver serait mieux auprès de personnes qualifiées, peut-être même que certains d'entre eux sortaient déjà leur téléphone pour appeler les services sociaux. Réalisant qu'elle ne faisait pas les bons choix en restant là à ne rien faire, Sara tenta de se ressaisir. Les larmes commençaient peu à peu à disparaître, et alors qu'elle s'apprêtait à s'occuper de son fils, une femme à la chevelure flamboyante s'approcha et posa sa main sur l'épaule de la patronne du Chaudron. Son visage ne lui était pas totalement inconnu, mais elle ne s'en préoccupa pas d'avantage. Enfin, jusqu'à ce que cette dernière ne lui adresse la parole.


« Tout va bien madame ? Peut-être avez vous besoin d'aide ? »

Sara ne répondit pas de suite, voyant que la femme se tournait à présent vers son bébé en pleurs. Elle ne savait pas pourquoi elle ressentait ça, mais de la colère commençait à se faire ressentir. Peut-être était-ce parce qu'une inconnue s'approchait un peu trop prêt de son enfant, peut-être était-ce parce qu'elle sentait que tout le monde autour d'elle la jugeait, peut-être était-ce même un peu la faute d'Oliver. Sara n'était pas bien, et elle sentait que les événements qui allaient suivre n'allaient pas arranger les choses.

L'inconnue tendait son doigt vers le bébé de Sara, comme pour l'apaiser. Ce n'était pas une si mauvaise idée que ça puisque presque immédiatement, les pleurs se dissipèrent, laissant place à un calme plutôt agréable. Malgré les événements positifs qui se produisaient, Sara restait tout de même assez furieuse. Ce n'était pourtant pas son genre, elle était habituellement une femme très calme et reposée, à l'aise avec les gens et toujours contente de rencontrer de nouvelles personnes. Au fond d'elle, elle espérait que cette période allait bientôt disparaître, Sara ne se reconnaissait plus, elle n'aimait pas ce qu'elle était devenue. Cependant, ce n'était pas facile pour elle d'accepter de l'aide de la part de quelqu'un, qui que ce soit.


« Est-ce le bébé qui vous fatigue ? C'est compréhensible »

Une fois de plus, l'inconnue s'adressa à elle. C'était gentil de sa part de venir à sa rencontre, voir si tout allait bien. Mais Sara n'était vraiment pas d'humeur à supporter une quelconque présence. Ce n'était pas pour autant qu'elle envoya balader son interlocutrice, bien que l'envie ne manquait pas. La jeune femme, après quelques secondes de réflexions se décida enfin à répondre, en essayant quand même de rester aussi polie que possible. Ce qui n'était pas vraiment facile vu son état actuel.


« Non, enfin je ne crois pas. Je suis désolée, mais cela ne vous regarde et ne vous concerne pas. »

Ce n'était pas fait exprès, ce ton sec et agressif. La jeune femme s'en voulait légèrement, elle n'aimait pas particulièrement ce genre de situation, mais à présent il était trop tard pour revenir en arrière, le mal était fait. Peut-être que l'inconnue verrait la détresse de Sara, ou peut-être envenimerait-elle les choses. Cela restait à voir. En attendant, elle s'approcha de son enfant, l'air de rien, et raconta à haute voix et pour elle-même qu'il faudrait peut-être qu'elle trouve des toilettes publiques. Elle n'allait tout de même pas changer la couche de son enfant sur un banc, dehors.

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Le bébé avait pris le doigt d'Amy, et souriait désormais. La crise semblait passer, et la professeure de Défense contre les Forces du Mal avait toujours sa tête tournée vers la jeune femme, attendant sa réponse. Elle entendit le haut parleur annonçant que les passagers du train à destination de Cambridge devaient y monter afin de ne pas rater le départ. A ce moment là, la Directrice de Serdaigle comprit qu'elle n'aurait pas ce train et qu'elle devrait probablement attendre le suivant. La jeune femme prit finalement la parole, annonçant sur un ton des plus secs que cela ne regardait pas Amy. Cette dernière releva un sourcil surpris. Comment pouvait-on passer des pleurs à un ton si agressif en quelques secondes ? La professeure recula d'un pas, peu désireuse de laisser sa main sur l'épaule d'une femme qui lui parlait si mal. Son instinct lui avait également fait retirer son doigt des petites mains du bébé, qui se mit de nouveau à pleurnicher.

La femme semblait agacée de la présence d'Amy, surtout lorsqu'elle annonça qu'elle allait se mettre en quête de toilettes publiques pour changer son enfant. La rousse ne dit rien à propos des toilettes publiques, qu'elle considérait comme peu hygiéniques, mais ne put s'empêcher de réagir aux propos précédents de la mère.

« Je suis d'accord, ça ne me regarde pas et c'était trop indiscret. Mais excusez moi d'avoir réussi à calmer votre enfant, puisque apparemment, vous n'y arrivez pas vous même ».

Bien sur, Amy avait été méchante. Elle regrettait les mots qui venaient de sortir de sa bouche. Sauf qu'Amy était jalouse. Jalouse de cette femme qui venait d'avoir un enfant, et même si cet enfant pleurait, elle en avait un. La rousse avait songé à adopter, évidemment. Mais qui voudrait laisser un enfant à une femme professeure, qui vivait cinq jours sur sept dans un château rempli d'élèves, en ayant cours tous les jours ? Quel organisme accepterait que quelqu'un n'ayant pas de réel chez-soi puisse adopter un bébé ou un enfant ? Et encore pire, qui pourrait laisser un enfant à quelqu'un ayant fait de la prison ? Si son passé était découvert par l'éventuelle agence d'adoption, elle serait blacklistée partout. Amy n'avait même pas pris la peine de tenter sa chance. Avec les points négatifs qu'elle accumulait, elle ne risquait pas d'être LA candidate.

Alors oui, même si au premier abord cette femme ne semblait pas savoir comment s'occuper d'un bébé ou le calmer, Amy en était jalouse. Déglutissant difficilement, la professeure de Défense contre les Forces du Mal reprit la parole.


« Navrée pour ces paroles, c'était vraiment impoli. Je me doute que vous faites de votre mieux. Pourquoi ne songez-vous pas à une babysitter ? Ou une fille au pair ? »

Peut-être que si Amy investissait dans un appartement ou une maison, si elle réussissait à dissimuler son passé et si elle se débrouillait pour faire garder son enfant pendant ses cours, elle pourrait songer à adopter ? Au point où elle en était, même une ado difficile lui aurait convenu. Amy Holloway, trente-deux ans, célibataire et sans enfants. Quel CV. Heureusement que son boulot lui maintenait la tête hors de l'eau. Parfois, elle ne pouvait s'empêcher de songer à quoi serait sa vie sans son métier de professeure et Directrice de Maison. Amy adorait son travail. Sans celui-ci, elle serait sûrement sans emploi dans un pays inconnu, tentant de se fondre dans la masse.

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La réaction de la femme qui venait de s'approcher ne se fit pas attendre lorsque les mots sortirent de la bouche de Sara. Cette dernière avait retiré son doigt des mains de son enfant, ce qui provoqua chez le nouveau-né une nouvelle crise de pleurs. Les cris d'Oliver devenaient de plus en plus intenses, du moins, c'est l'impression que Sara avait. Peut-être, était-ce dû à la fatigue, elle ne le savait pas, toujours était-il que plus le temps passait, et plus cela devenait insupportable pour elle. À son tour, elle tenta de calmer son enfant en réalisant les mêmes gestes que la femme avait faits précédemment, mais cela ne semblait pas fonctionner. Oliver était rouge comme une pivoine, les yeux plissés, la bouche grande ouverte et hurlant de toutes ses forces. Au loin, des passants continuaient à tourner leur regard vers le trio, tout cela commençait à devenir gênant.

« Je suis d'accord, ça ne me regarde pas et c'était trop indiscret. Mais excusez moi d'avoir réussi à calmer votre enfant, puisque apparemment, vous n'y arrivez pas vous même »

La colère de Sara s'intensifia lorsque la rouquine prononça ces derniers mots. Il était vrai que la patronne du Chaudron n'avait pas été très amicale avec cette dernière, mais était-ce une raison valable pour lui parler de cette manière ? Car avouons-le, cette femme avait frappé fort, bien plus fort que Sara quelques secondes plus tôt. Malgré la fureur qui la rongeait petit à petit, la jeune femme préféra ne rien dire. Il ne valait mieux pas qu'elle se prenne la tête, ce n'était pas le moment. Le bébé ne cessait de pleurer, et il fallait qu'elle trouve une solution à son problème. Aussi, décidant d'agir, elle ignora tout simplement la bonne femme et approcha son nez vers son enfant. Aucune odeur. L'excuse des toilettes publiques était inutile à présent. Mais alors, que voulait-il ? Manger ? Avoir une couverture en plus sur son corps, ou au contraire ne rien avoir ? Peut-être avait-il des coliques ? Oui, c'était une possibilité. Une possibilité parmi les 3 957 autres. Comment savoir laquelle était la bonne ?

« Navrée pour ces paroles, c'était vraiment impoli. Je me doute que vous faites de votre mieux. Pourquoi ne songez-vous pas à une babysitter ? Ou une fille au pair ? »

La rouquine à côté d'elle n'avait sûrement pas remarqué que Sara faisait à présent comme si elle ne la voyait pas puisqu'elle lui parla de nouveau. Cette dernière, consciente des excuses qu'elle venait de recevoir, décida de faire un effort. Elle ne répondit rien, pour le moment, concentrée sur Oliver, ses pensées étaient un peu mélangées. Jusqu'ici elle n'avait jamais pensé à engager quelqu'un car elle pouvait le faire elle-même. C'était ça, le congé maternité. Et du côté de son père, Sara ne savait même pas quoi en penser. John n'était plus là, et c'était un peu tant mieux pour elle, finalement. Comment avait-elle pu croire un instant qu'elle pourrait vivre heureuse avec un homme comme lui ? Il l'avait trompée, pas en allant voir une autre, mais en lui mentant durant plusieurs années. Ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait tolérer, et il était sûr qu'elle ne donnerait jamais à John leur enfant. Il ne le méritait pas. Oliver avait besoin d'un père, et John n'avait même pas eu l'audace de venir voir son propre fils. Mais c'était normal. Il avait rejeté Tally durant 12 ans, pourquoi ça aurait été différent avec Oliver ?

« Je n'ai pas encore repris le travail. Je ne pensais pas que ce serait si compliqué, j'imaginais que je pouvais m'en sortir toute seule, mais je n'y arrive pas. »

C'était dit, enfin elle s'avouait vaincue. Sara ne pouvait pas tout contrôler, elle ne pouvait pas tout réussir dans la vie, et l'arrivée d'Oliver lui prouvait bien qu'elle ne pouvait pas toujours tout surmonter toute seule. Réfléchissant quelques instants, la jeune femme pensa qu'il était peut-être temps également de s'excuser. Après tout, c'était elle qui avait déclenché la guerre, et contrairement à son interlocutrice, cette dernière n'avait absolument rien fait pour apaiser les tensions qui s'étaient élevés.

« Je vous prie d'accepter mes excuses, je n'aurai pas dû vous parler de cette façon. J'étais énervée, triste et fatiguée, je sais que ce n'est pas une raison, mais j'espère que vous ne m'en voudrez pas. »

Sara se sentait un peu mieux. Les pleurs d'Oliver continuaient et au loin, si elle tendait l'oreille elle pouvait entendre des « mais elle va le calmer ce gamin ! » ou encore des « Quel genre de mère peut laisser son enfant ainsi ? N'a-t-elle donc aucune conscience ? Les mères comme elles ne devraient pas exister ! ». Des paroles complètement déstabilisantes qui donnent envie de tout lâcher et de fondre en larmes. Sara tenait bon. C'était difficile, mais elle y arrivait. Enfin, ce n'était pas comme si elle avait le choix. Réfléchissant un peu, elle fouilla dans le sac à langer qui se trouvait sur la poussette pour y sortir une tétine bleue. Aussitôt, elle la donna à son fils. Les pleurs étaient toujours présents, mais ceux-ci commençaient enfin à s'estomper. Oliver était fatigué, c'était peut-être ça, la réponse à l'énigme.

« Ça vous dirait de marcher un peu, histoire de le bercer ? Je me doute que vous ayez un train à prendre, nous ne resterons pas loin. Enfin, si vous avez encore du temps devant vous, je veux dire. »

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La jeune femme en face d'elle faisait semblait de ne pas voir Amy, ce qui l'agaçait au plus haut point. Elle avait été méchante, d'accord, mais la maman l'avait été aussi, la professeure de Défense contre les Forces du Mal n'avait fait que se défendre. Pas de la forme la plus distinguée qu'il soit, et elle le regrettait. Peut-être que la conversation allait s'arrêter là et qu'Amy allait se rendre dans le hall de la gare pour attendre le prochain train pour Cambridge. Finalement, ce ne fut pas du tout le scénario auquel Amy s'était attendu. La jeune femme avait fini par avouer qu'elle pensait y arriver seule et ce ne fut pas le cas. La professeure de Défense contre les Forces du Mal baissa les yeux, quelque peu peinée par la femme en face d'elle. Seule, cela devait être compliqué. Au départ, Amy pensait que son compagnon ou même mari était là pour l'épauler, et qu'elle avait juste voulu faire une sortie mère-enfant, mais ce n'était apparemment pas le cas.

Après un court silence, la jeune femme adressa ses excuses à Amy, qui les accepta en murmurant un « Pas de soucis », pendant que le bébé continuait à pleurer. La Directrice de Serdaigle était sur le point de se tourner et d'essayer de bercer le bébé, lorsque sa maman lui mit une tétine dans la bouche, atténuant quelque peu ses pleurs. Amy sourit à la jeune femme, afin de la réconforter quelque peu. Cette dernière proposa à la rousse de commencer à marcher un peu pour bercer son bébé.


« Ça vous dirait de marcher un peu, histoire de le bercer ? Je me doute que vous ayez un train à prendre, nous ne resterons pas loin. Enfin, si vous avez encore du temps devant vous, je veux dire. »

Amy rit légèrement, repensant au fait que son train était parti depuis dix bonnes minutes. Puis elle finit par répondre.


« Mon train est déjà parti, en fait. J'avais une correspondance pour me rendre à Cambridge afin de visiter des maisons, mais je pourrai y retourner un autre week-end, ne vous en faites pas. J'ai tout mon temps, allons nous promener ».

Les deux femmes et le bébé se mirent alors en route, longeant tranquillement le quai dans un silence qui n'était perturbé que par les vagissements du bébé, qui semblait sur le point de s'endormir, sa tétine toujours en bouche. Cet enfant était juste magnifique. Ses cheveux étaient de couleur brune, presque noirs, et cela contrastait avec ses yeux d'un bleu presque azur. Ses paupières clignaient, signe que le bercement de la poussette allait le faire s'endormir. Se rendant compte qu'Amy ne s'était même pas présentée, elle rectifia son erreur en tournant sa tête vers la jeune maman.

« On ne s'est pas présentées ! Amy Holloway, professeur de Défense contre les Forces du Mal et Directrice de la Maison Serdaigle, à Poudlard. Et vous êtes ? Je croyais vous avoir déjà vu quelque part, mais peut-être que ma mémoire me fait défaut... »

Pourtant, la mémoire d'Amy Holloway lui faisait rarement défaut. Lorsqu'elle était petite, elle avait ce que les médecins avaient qualifié de « mémoire sélective ». Elle ne gardait en tête que ce qu'elle jugeait important, et pas forcément les bonnes choses. Au fil des années, cela s'était amélioré, au point que sa mémoire était passée de sélective à presque absolue. Il lui avait juste fallu un petit coup de pieds aux fesses, façon de parler.
Elle essayait de se souvenir des endroits où elle s'était rendue en tant que sorcière, car elle était sûre à 99% que la jeune femme qui tenait la poussette n'était pas une moldue, auquel cas elle aurait tiqué en entendant « Défense contre les Forces du Mal », et Amy se serait rattrapée. Au bout de quelques longues secondes, ça lui revenait. Un week end, elle s'était rendue au Chemin de Traverse pour une séance shopping bien méritée, et avait ensuite filé au Chaudron Baveur pour un petit rafraîchissement. Elle avait commencé un jus de citrouille bien frais et la personne qui l'avait servie se trouvait justement ici, en train de pousser son bébé dans une poussette.


« Mais oui, dit-elle en se tapant le front du plat de la main. Sara Jenkins ! La patronne du Chaudron Baveur. C'est vrai que vous étiez tout juste enceinte lorsque vous m'aviez servie. Ca remonte à un petit moment c'est vrai. Je m'étonne moi-même de ne pas vous avoir reconnue plus tôt, toutes mes excuses ».

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Sara était soulagée. Soulagée de constater que toute la colère qui s'était installée entre les deux jeunes femmes s'était dissipée. Le calme était revenu et cela apaisait la jeune femme. Se disputer avec quelqu'un n'était pas une chose dont elle avait besoin en ce moment, et elle remerciait la rouquine en face d'elle d'accepter ses excuses. Suite à sa proposition, la jeune femme ria légèrement. Un sourire se dessina sur les lèvres de Sara, et celui-ci s'élargit lorsque la femme en face d'elle accepta de l'accompagner pour une petite promenade. Cette journée risquait d'être plus intéressante que prévue, finalement. Sara ne pouvait pas espérer mieux. Oliver, qui se trouvait toujours dans sa poussette, commençait peu à peu à fermer les yeux et à s'endormir. Une fois de plus soulagée, Sara commençait à ressentir un peu moins les effets du stress qui l'envahissait depuis quelques jours. Elle ne savait pas si c'était la présence de la jeune femme qui agissait ainsi sur elle, mais elle commençait seulement à se détendre, signe que tout finirait par aller mieux pour elle.

« On ne s'est pas présentées ! Amy Holloway, professeur de Défense contre les Forces du Mal et Directrice de la Maison Serdaigle, à Poudlard. Et vous êtes ? Je croyais vous avoir déjà vu quelque part, mais peut-être que ma mémoire me fait défaut... »

Sara ne s'attendait pas à être en compagnie d'une sorcière, et encore moins d'une professeur de l'école qu'elle avait tant aimé. Entendre le mot Serdaigle lui rappelait tant de souvenirs, notamment ses moments avec John. C'était incroyable comme tout ce qu'elle faisait se rapportait immédiatement à lui. C'était infernal pour elle, Sara en avait un peu marre. En repensant à cet homme, presque à chaque instant, toute la joie qui la submergeait s'envolait. Il lui avait fait tant de mal, aussi. Elle était consciente qu'à présent, John la suivrait partout où elle irait, et c'était normal. Son fils lui ressemblait beaucoup, lorsqu'elle plongeait son regard dans celui d'Oliver, elle y voyait John à travers. Puis elle retournait dans sa tristesse, en tentant désespérément de s'en débarrasser. Ce n'était pas possible, cependant. Elle avait été bien trop attachée à l'homme qui lui avait fait tant de mal. L'oublier n'était pas quelque chose qu'elle parviendrait à faire immédiatement, de même que de retrouver la joie de vivre qui l'accompagnait avant de tomber dans ce cauchemar infernal.

Complètement déconnectée du monde, Sara en oublia presque Amy, qui lui adressait de nouveau la parole. La jeune femme était assez impressionnée par la mémoire super efficace dont disposait la Directrice de Serdaigle, car à peine quelques secondes après s'être présentée, elle trouva où elle avait vu Sara pour la première fois. Amy Holloway avait vu juste, et cela impressionnait encore plus la jeune maman. Ca peut être tellement bien de posséder un tel don, mais en même temps, cela devait tout de même avoir quelques inconvénients. Se rappeler de tout n'était pas forcément une si bonne chose, surtout lorsqu'on veut oublier mais que notre cerveau nous en empêche. Enfin. Réagissant à la dernière partie de sa phrase, Sara se mit à rire. Un rire comme elle n'en a pas fait depuis un certain moment, si bien qu'elle commençait un peu à avoir mal au ventre. Il lui fallut presque deux bonnes minutes pour se calmer, et lorsqu'elle fut prête à parler, elle répondit enfin à son interlocutrice :


« Ne vous en faites pas, ce n'est pas comme si j'étais Ministre de la Magie. »

Une fois de plus, Sara se mit à rire. Décidément, elle n'arrivait pas à s'en remettre. Suite à cela, elle reprit la parole en disant à Amy qu'elle était enchantée de faire sa connaissance. Sara le pensait vraiment, bien qu'elles se connaissaient à peine, voire pas du tout, même, elle sentait qu'Amy apporterait quelque chose de positif dans sa vie. La jeune maman ne savait pas vraiment comment elle pouvait expliquer cela, mais elle en avait le pressentiment. Comme elle ne souhaitait pas installer de blanc, elle décida d'enchaîner immédiatement :

« Qu'est-ce qui vous a fait choisir Cambridge ? Quelque chose vous plaît là-bas ? Dit-elle, avant de continuer : J'y pense, nous pouvons nous tutoyer ? À moins que cela ne vous dérange. »

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Au plus grand étonnement d'Amy, Sara Jenkins commença à rire, un rire cristallin et qui dura quelques minutes. La professeure de Défense contre les Forces du Mal avait-elle dit quelque chose de risible ? Pourtant, il lui semblait simplement avoir dit qu'elle l'avait reconnue. Amy la regarda d'un œil surpris, jusqu'à ce que la patronne du Chaudron Baveur se décide à répondre que ce n'était pas grave puisqu'elle n'était pas Ministre de la Magie, avant de repartir en fou rire. Gagnée par l'hilarité de sa comparse, la Directrice de Serdaigle sourit franchement. Cela devait faire du bien à la jeune femme qui, quelques minutes auparavant, n'était pas bien, sans doute au bord des larmes. Une fois son second fou rire calmé, Sara se reprit et lui annonça qu'elle était enchantée de faire sa connaissance, chose à laquelle répondit Amy que c'était la même chose pour elle.

Suite à cela, Amy reporta son regard sur le chemin que les deux femmes étaient en train de prendre au hasard et qui les menaient dans la rue adjacente à la gare de King's Cross. La professeure de Défense contre les forces du Mal tourna sa tête vers Sara lorsqu'elle entendit cette dernière lui demander pourquoi elle avait choisi Cambridge, et surtout si les deux pouvaient se tutoyer. Sans attendre, la rousse lui répondit.


« Bien sur que nous pouvons nous tutoyer, cela ne me dérange pas du tout ! Pour tout t'avouer, je ne sais pas pourquoi j'ai choisi Cambridge. Je me suis enfin dit, après deux ans passés au Royaume-Uni, qu'il était temps de m'acheter un bien immobiliser, et sur une carte, j'ai vu la ville de Cambridge. Du coup, je m'étais dit pourquoi pas, sauf qu'en y repensant, Cambridge n'est pas près de la mer, et j'aimerais bien avoir une maison tout près de la côte ».

Rien que de penser à l'air marin fouettant son visage et ses cheveux donnait envie à Amy d'acheter n'importe quelle maison, du moment qu'elle soit en bord de mer. Pourquoi voulait-elle Cambridge quand certaines villes proposaient des maisons construites à quelques mètres seulement de l'océan ? Cela lui rappellerait son enfance, adolescence et le début de sa ville d'adulte, lorsqu'elle vivait encore en Floride et qu'il faisait beau les trois quarts de l'année. Bon, ici, il ne faisait pas beau tous les jours, mais lorsqu'il y avait du soleil, c'était plus qu'appréciable. La rousse reporta son regard sur Ollie qui babillait tranquillement dans son landau. Il était désormais calmé et les deux jeunes femmes allaient pouvoir se poser dans un endroit tranquille, comme un café par exemple. C'est la proposition qu'Amy fit à Sara.

« Que dirais-tu d'aller prendre un café, thé ou chocolat quelque part ? Si tu connais de bonnes adresses, que ce soit dans le Londres Moldu ou Sorcier, je te suis ».

Un bon café. Un expresso bien fort, avec deux sucres. Oui, avec deux sucres, cela donnait plutôt un sucre au café mais que voulez-vous, le café sans sucre n'a pas un goût des plus agréables. Bien qu'Amy aime le thé, et particulièrement celui à la vanille ou au citron, le café revenait toujours vers elle comme une mouche sur un pot de miel. Avec un ou deux cookies, cela serait parfait. La professeure de Défense contre les Forces du Mal tourna de nouveau sa tête vers la jeune maman, attendant de voir si elle acceptait la proposition ou non.

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Finalement, la journée qu'elle était en train de passer n'était pas si mauvaise que ça. Malgré les difficultés qu'elle avait rencontré jusqu'alors, Sara s'en était plutôt bien sortie, surtout avec sa nouvelle connaissance : Amy Holloway. Elle était plutôt ravie que cette dernière accepte sa proposition puisqu'elle se sentait bien avec elle. De plus, bien qu'elles ne se connaissaient pas, la jeune maman préférait ne pas être seule, la compagnie d'Amy avait quelque chose de rassurant. Pour le moment, elle ne pensait plus à ce qui la chagrinait, et elle commençait à accepter le fait qu'il n'y aurait personne qui l'aiderait à s'occuper d'Oliver. Elle sentait, au fur et à mesure que les deux femmes marchaient, qu'elle pourrait y arriver seule, et que son état s'améliorerait. En somme, la femme qui se tenait à côté de Sara était celle qui lui avait donné une certaine motivation et qui avait redonné un peu de lumière dans sa vie. C'était une femme qu'elle ne souhaitait pas abandonner parce qu'au fond d'elle, elle savait qu'elles ne s'étaient pas rencontrées pour rien et qu'elles vivraient de grandes choses ensembles.

Aussitôt après avoir posé ses deux dernières questions, Amy donna une réponse à Sara. Même si finalement son choix de départ changerait peut-être suite à cette discussion, la jeune femme trouvait que Cambridge était une cité assez jolie, bien qu'elle n'y soit jamais allée. Les photos qu'elle avait vues parlaient cependant d'elles-mêmes. En bref, c'était un bon choix, même si le goût de la mer était quelque chose de bien plus attrayant. Si jamais elle devait déménager un jour, Sara partirait sûrement dans un coin près du littoral écossais. Lorsqu'elle était plus jeune, ses parents l'emmenaient là le temps d'une journée, les souvenirs qu'elle rattachait à ces lieux étaient très importants pour elle, et même si elle n'avait pas l'intention de partir de Londres, il fallait dire que cette discussion lui donnait envie de se rapprocher de ses souvenirs et de ses parents, par la même occasion, puisqu'ils étaient enterrés avec leurs parents près d'une ferme en écosse.


« Que dirais-tu d'aller prendre un café, thé ou chocolat quelque part ? Si tu connais de bonnes adresses, que ce soit dans le Londres Moldu ou Sorcier, je te suis »

La proposition d'Amy fit sourire Sara, notamment parce qu'hormis le Chaudron Baveur, elle ne connaissait pas forcément les lieux où elles pourraient se poser tranquillement pour boire un café. Il fallait dire que le Chaudron était un peu loin de là où elles se trouvaient, il était donc assez difficile pour elles de se rendre là-bas. Avec toute honnêteté, Sara avoua immédiatement à Amy qu'elle ne savait pas où elles pourraient trouver le lieu idéal, elle proposa cependant de marcher jusqu'à ce qu'elles croisent quelque chose d'assez accueillant. En y réfléchissant bien, à moins d'avoir une carte de tous les restaurants, cafés, etc., sous la main, c'était la meilleure chose qu'elles pouvaient faire. Alors elles marchaient, et au fur et à mesure qu'elles avançaient, une douleur aux pieds de la jeune maman se fit ressentir. Bien sûr, comme le hasard faisait bien les choses, elles arrivèrent assez rapidement à un endroit. Après s'être mises d'accord, les deux jeunes femmes s'installèrent sur la terrasse du café.

« Je me demandais, tu as des enfants ? »


C'était peut-être un peu trop tôt pour parler de ce genre de choses, mais maintenant qu'elles étaient là à partager une table dans un café de Londres, Sara pensait qu'elle pouvait se le permettre. Avant qu'Amy ne puisse répondre à la question posée, un serveur assez agréable à regarder vint à leur table pour prendre commande. Sans hésitation, ce fut un thé à la menthe. L'éternel thé, même. Il était presque impossible de lui faire boire autre chose lorsqu'il s'agissait de thé, depuis sa troisième année à Poudlard, elle ne jurait que par ça. C'était son saint Graal à elle.

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Les deux femmes prirent alors une direction inconnue, Sara avouant à Amy qu'elle ne connaissait pas le lieu idéal pour boire un café. Elles marchèrent, poussette devant elles, dans une rue qui longeait la gare, jusqu'à se retrouver rapidement devant un café qui semblait des plus accueillants. Amy s'assit en premier, prenant la place qui se trouvait plus près de la devanture alors que Sara mettait les freins sur la poussette pour que celle-ci ne roule pas toute seule. Avant que le serveur n'arrive, la patronne du Chaudron Baveur lui posa une question anodine pour une grande majorité de la population, mais pas pour Amy.

"Je me demandais, tu as des enfants ? "

C'était comme si une brique venait de tomber dans l'estomac de la professeure de Défense contre les Forces du Mal. Sara aurait pu poser n'importe quelle question, comme « Comment ça se passe, professeur à Poudlard, tu n'as pas trop de travail ? » ou encore « Tu dois être une personne qui donne des retenues régulièrement, je me trompe ? » mais non. Amy ne savait pas quoi répondre et le serveur venant prendre la commande fut une sorte de distraction. Sara commanda un thé à la menthe et Amy commanda deux expressos bien serrés ainsi que deux cookies. Un pour sa nouvelle amie et un pour elle. Et encore, elle n'était même pas sûre de pouvoir l'avaler. Sentant que sa réponse tardait, la professeure de Poudlard finit par prendre la parole.


« Je...Non, je n'en ai pas ».

Les mots avaient eu du mal à franchir sa bouche. Même plusieurs années après avoir su, Amy n'arrivait pas vraiment à se faire à l'idée qu'elle ne pourrait jamais avoir d'enfants, ou du moins naturellement. Finalement, elle se dit qu'elle pouvait vider son sac auprès de Sara. A la rigueur, elles seraient quittes et cela éviterait un autre moment gênant entre elles.


« En fait, c'est pas que je n'en veux pas, c'est que je ne peux pas en avoir. C'est sûrement pour ça que je n'ai pas été très sympa tout à l'heure. Voir que ton bébé pleurait et que tu ne faisais rien à ce moment là, ça m'a énervée, dans le sens où si j'avais un enfant, je ne le laisserai sans doute pas pleurer. Non en fait j'en sais rien, si ça se trouve ça aurait été le contraire ».

Le serveur revint avec leurs boissons, et Amy but d'un coup sec le premier expresso, pour se donner une contenance. Elle n'avait plus pour habitude de se plaindre ainsi, préférant tout garder pour elle. La professeure de Défense contre les Forces du Mal fit un petit sourire hésitant à Sara.

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Elles avaient pourtant été bien, mais l'ambiance avait finalement grandement changé lorsque les mots furent sortis de la bouche de Sara. Ça n'avait pas été son intention de créer un tel malaise chez son interlocutrice, mais le mal était fait. La gêne d'Amy se ressentait beaucoup et soudain, une boule se forma dans le ventre de Sara, ses joues étaient rouge vif -chose qui n'arrivait que très rarement-. Elle n'avait qu'une seule envie : remonter le temps, oublier et ne pas refaire la même erreur. C'était tellement naturel pour elle qu'elle ne s'était pas un instant demandée si sa question était indiscrète, et pourtant... Elle l'était.

À partir de ce moment, il était clair que Sara réfléchirait à deux fois avant de s'immiscer dans la vie des gens, notamment de ceux qu'elle ne connaissait que depuis une heure à peine. Enfin, souhaitant apaiser les choses et parce qu'elle ne se sentait plus à l'aise -ce qui semblait être le cas d'Amy également-, la jeune femme entreprit d'ouvrir la bouche pour s'excuser et changer de sujet. Néanmoins, elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, puisqu'Amy eut finalement le courage de lui répondre, augmentant considérablement la gêne de la jeune maman.


« En fait, c'est pas que je n'en veux pas, c'est que je ne peux pas en avoir. C'est sûrement pour ça que je n'ai pas été très sympa tout à l'heure. Voir que ton bébé pleurait et que tu ne faisais rien à ce moment là, ça m'a énervée, dans le sens où si j'avais un enfant, je ne le laisserai sans doute pas pleurer. Non en fait j'en sais rien, si ça se trouve ça aurait été le contraire. »

Sans dire un mot, Sara avait écouté avec attention les paroles de la femme en face d'elle. Après tout cela, c'était la moindre des choses qu'elle pouvait faire. Lorsqu'Amy eut évoqué le fait qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfants, Sara eut un pincement au coeur et son regard se tourna aussitôt vers son fils, qui dormait paisiblement. Elle avait du mal à comprendre la peine qu'elle devait ressentir, mais elle tentait d'imaginer. Maintenant qu'elle avait Oliver, il lui était presque impossible de se voir sans lui. Ce n'était peut-être pas la même chose, mais en voyant les choses ainsi, elle comprenait, un peu.

Maintenant que les confidences étaient faites, Sara se sentait incroyablement triste. Triste parce que vu la manière dont Amy était intervenue des dizaines de minutes plus tôt, la jeune femme était sûre et certaine qu'elle aurait fait une excellente mère.

Lorsqu'elle eut terminé de parler, le serveur auquel elles avaient commandé des minutes plus tôt fit son arrivée avec les boissons et la nourriture d'Amy. Sans perdre un instant, cette dernière ingurgita l'un de ses expressos d'une traite. Peut-être que cela avait le même effet sur elle que l'effet du whisky et autres boissons alcoolisées sur les autres personnes. En tout cas, Sara sentait que les tensions s'étaient apaisées et que l'ambiance agréable revenait peu à peu.


« Je suis désolée, je ne pensais pas entrer dans un sujet aussi sensible... »

Sara s'autorisa une pause suite à ses premières paroles, portant sa tasse de thé à la menthe vers sa bouche. En même temps que le breuvage chaud passait le long de sa gorge, elle réfléchissait. La jeune femme ne savait pas si Amy s'était renseignée, mais elle tenta quand même. Elle n'était sans doute pas dupe, mais on ne sait jamais, les sorciers n'étaient pas au courant de tout, surtout lorsqu'il s'agissait de moldus.

« ... Mais... Tu t'es renseignée auprès des médecins moldus et/ou sorciers ? Avec tous les progrès, quels qu'ils soient, il y a toujours de l'espoir. Je pense. »

Sans hésitation, elle offrit à son interlocutrice un sourire très sincère.

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Amy triturait l'anse de sa première tasse d'expresso, désormais vide. Elle avait vu du coin de l'oeil Sara regarder son bébé, sans savoir quelle réaction cette dernière allait avoir. La professeure avait honte en fait. Honte de s'être dévoilée ainsi à une personne dont elle venait de faire la connaissance, honte même de sa propre situation. Sara s'excusa, et Amy lui fit un sourire. Ce n'était pas du tout sa faute et elle n'avait pas à se sentir désolée. Les deux femmes ne dirent plus rien pendant quelques longues secondes, chacune décidant de boire sa boisson. La directrice de Serdaigle en profita pour boire une petite gorgée de son second expresso et grignota un morceau de cookie.

La rousse trouvait que la situation était gênante et elle s'en voulut d'avoir lancé la conversation sur ce terrain là. Néanmoins, Sara n'était pas décidée à changer de sujet, et sa question suivante laissa Amy pantoise. Elle s'était en effet renseignée auprès des médecins moldus, il y a quelques années de ça, et ils avaient été catégoriques. Un problème d'hormone, semblerait-il. Mais elle n'avait consulté aucun médicomage, car la réponse des médecins moldus lui avait suffi.


« Je n'ai pas vu de médicomages non. Après l'affirmation catégorique des médecins moldus aux Etats-Unis, je me suis dis que ce n'était même pas la peine de les consulter. L'entendre une fois, c'était déjà compliqué, alors deux... »

Amy fit une petite pause, rendant son sourire à Sara, qui semblait compatir à sa propre situation ? Pourtant, elle avait son bébé avec elle... La professeure était un peu perdue dans ses émotions.

« Mais, changeons de sujet si tu le veux bien. Comment ça se passe au Chaudron, avec ton bébé ? Tu ne l'emmènes pas sur ton lieu de travail je présume... Tu as une babysitter ? Raconte moi ».

La professeure de Défense contre les Forces du Mal reprit une gorgée d'expresso, ne laissant qu'un petit fond de tasse, puis grignota de nouveau un autre morceau de cookie. Elle avait posé cette question dans le but de s'intéresser poliment à la vie de son amie, jeune mère et propriétaire d'un bar. Comment cela se passait-il ? Cela devait être compliqué de concilier travail et vie de famille en même temps. Peut-être que son mari l'épaulait durant la journée, s'occupant de leur enfant ? Amy n'osa pas poser cette question, au cas où Sara serait une maman célibataire. Elle ne voulait pas peiner la jeune femme si jamais c'était le cas.

Comment Amy aurait-elle fait avec un enfant à Poudlard, si jamais elle avait pu en avoir un ? Elle aurait du le confier à quelqu'un la journée et n'aurait pu le voir que le soir. Cela aurait sûrement été problématique, dans le sens où il lui arrivait aussi de travailler tard le soir. Peut-être aurait-elle même du prendre un congé maternité plus long. De toute façon, la question ne se posait pas puisque la rousse n'avait pas d'enfant et n'en aurait probablement jamais.

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La gêne d'Amy ne s'en allait pas, ce qui remettait Sara mal à l'aise. Néanmoins, un sourire de la part de la rouquine en face d'elle la fit se sentir un peu mieux. À bien y repenser, elle se sentait honteuse d'insister de la sorte, mais c'était plus fort qu'elle. La jeune maman voyait bien qu'Amy avait envie d'être mère, elle aussi, et Sara se disait que toutes les femmes qui le souhaitaient vraiment, méritaient de connaître ce bonheur quotidien. En insistant, peut-être apprendrait-elle certaines choses à Amy, même si Sara se doutait bien qu'elle se soit renseignée à ce propos.

Finalement, à entendre les dernières paroles d'Amy, Sara comprit pourquoi elle n'avait pas consulté les médicomages. Il paraissait logique qu'entendre qu'il n'y avait aucun moyen de passer outre le problème pouvait être dévastateur, alors l'entendre une deuxième fois... Elle comprenait que ce n'était pas envisageable de la part de son interlocutrice. Cependant, à bien y réfléchir, il était assez dommage de se fermer ainsi des portes, dans la mesure où Amy ne saurait jamais si, grâce aux progrès médicaux sorciers, elle pourrait avoir un enfant.


« Mais, changeons de sujet si tu le veux bien. Comment ça se passe au Chaudron, avec ton bébé ? Tu ne l'emmènes pas sur ton lieu de travail je présume... Tu as une babysitter ? Raconte moi »

Sara hocha la tête. Il valait mieux pour elles de changer de sujet, notamment pour que la bonne ambiance revienne. Avant de répondre à la question posée, la jeune femme porta une nouvelle fois sa tasse au niveau de ses lèvres et fini par en boire une grande gorgée. Le goût lui rappelait beaucoup de choses, comme ses années à Poudlard et plus particulièrement ses nombreuses escapades à Pré-au-Lard. Enfin. Ne préférant pas s'éterniser dans ses lointaines pensées, elle entama son cookie offert par Amy, remercia cette dernière et lui répondit enfin.

« En fait, si. Disons que c'est un peu compliqué. »

Après une courte pause, Sara raconta à Amy qu'elle ne côtoyait plus son "mari", que ses parents n'étaient plus parmi eux et qu'elle se retrouvait donc seule pour gérer ses affaires. Ensuite, elle ajouta qu'elle ne se sentait pas encore prête à laisser son enfant entre les mains de personnes qu'elle ne connaissait pas. Alors, pour pouvoir garder un œil sur Oliver pendant son temps de travail, elle l'amenait avec elle et le faisait garder par Mily, sa plus fidèle Elfe de Maison.

Au début, l'adaptation avait été difficile comme Sara avait l'habitude d'être avec son fils. Mais plus les jours passaient, et mieux elle le vivait. Mily gérait très bien avec Oliver. Elle s'occupait très bien de lui, ce qui arrangeait assez bien Sara. Elle ne pouvait pas rêver meilleur Elfe.

Enfin. Lorsqu'elle eut terminé de raconter sa vie, elle reporta son attention sur sa tasse de thé, gardant le silence quelques instants. Soudainement, elle repensait à John et son mal-être revenait. Cependant, ne souhaitant pas de nouveau gâcher le moment, elle se reprit, et, tout en gardant le sourire, proposa une nouvelle question à Amy.

« Et toi, comment se passe la vie de professeur à Poudlard ? Et de Directrice de Maison ? »

À bien y réfléchir, Sara aurait bien pu se tourner dès le départ vers l'enseignement, mais le Destin en avait décidé autrement. Elle avait été serveuse, tout de suite après ses études et avait par la suite hérité du Chaudron. Pendant plusieurs années elle avait su gérer l'endroit comme il le fallait, mais aujourd'hui elle avait du mal. Le Chaudron lui rappelait trop de mauvaises choses, notamment le début de l'écroulement de sa vie. C'est pourquoi aujourd'hui elle voulait changer, et que durant sa grossesse, elle s'était tournée vers une autre voie, tout en continuant de travailler. Elle était en pleine réorientation professionnelle, et n'avait qu'une hâte, repartir du bon pied.

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Sara sembla comprendre la gêne d'Amy et avant de répondre à sa question, elle prit un morceau de cookie en remerciant la rousse. Il y eut un petit silence mais qui était moins gênant qu'auparavant, puisque Amy savait pertinemment que son amie allait changer de sujet. Cette dernière finit par prendre la parole, expliquant que son bébé était gardé par une elfe de maison nommée Mily. La professeure de Défense contre les Forces du Mal sourit. Elle se doutait bien que Sara n'emmenait pas son bébé sur son lieu de travail, cela aurait semblé trop étrange, surtout dans un bar. Pauvre bébé, condamné à respirer des vapeurs d'alcool et autres boissons toute la journée.

Sara expliqua ensuite que cela avait été dur, et la rousse hocha la tête. Elle pouvait parfaitement comprendre que laisser son bébé de quelques mois pour se rendre au travail devait être très compliqué, émotionnellement parlant. Néanmoins, Sara continua en disant que Mily s'occupait très bien d'Oliver et qu'elle n'avait plus à se faire de souci. Amy reprit une gorgée d'expresso tout en écoutant la nouvelle question de Sara, qui concernait sa vie en tant que professeure et Directrice de Maison. La rousse n'eut pas besoin de tergiverser longtemps avant de répondre.

« J'adore mon travail, tout simplement. Au départ, je ne pensais pas être faite pour enseigner, mais la vie a fait que. J'ai presque l'impression que certains de mes élèves sont mes enfants. Ils sont tous adorables ».

Amy fit une pause. Elle pensait véritablement ce qu'elle disait. Elle adorait ses Serdaigle. Ils étaient tous mignons, innocents et adorables. Les voir tous les jours lui donnait du baume au cœur. Même les élèves des autres maisons étaient des plus sympathiques, mais Amy avait plus l'occasion de côtoyer les Serdaigle puisqu'elle dirigeait leur maison.

« En fait c'est naturel, enfin ça vient naturellement. Si tu as envie d'enseigner ou de partager avec des plus jeunes ta passion ou ce que tu as étudié pendant plusieurs années, c'est exactement ce qu'il faut que tu fasses. Parce que si tu enseignes un truc que tu n'aimes pas, ça sert à rien, tu vois ?  Elle fit une légère pause avant de reprendre. Ca ne t'a jamais branché, l'enseignement ? Je suis sûre que ça t'irait très bien ».

Amy finit sa seconde tasse d'expresso, attendant patiemment la réponse de Sara. Elle jeta un coup d'oeil à sa montre, voyant que la soirée arrivait à grands pas.

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Lorsque Amy répondit à Sara, l’atmosphère sembla immédiatement moins pesante. On sentait tout de suite à quel point la rouquine adorait son travail, et cela faisait plaisir à voir. Trouver des personnes adorant ce qu’ils faisaient, était quelque chose de plutôt rare, selon Sara. Aujourd’hui, les personnes travaillaient non pas parce qu’elles aimaient leur métier, mais parce que le chômage était trop présent et qu’elles n’avaient pas le choix. Heureusement pour elle, ce n’était pas le cas de Sara. Travailler au Chaudron, et en être la patronne, était quelque chose qu’elle appréciait vraiment. Être au contact de tous ces gens, partager des moments uniques avec eux n’avait pas de prix. Sans compter ses collègues, en qui elle pouvait toujours avoir confiance. Non seulement ils faisaient un travail exceptionnel, mais en plus, ils étaient toujours là en cas de besoin.

« Ca ne t'a jamais branché, l'enseignement ? Je suis sûre que ça t'irait très bien. »

Un sourire accroché aux lèvres, suite aux dernières paroles d’Amy, Sara porta une énième fois la tasse de thé vers sa bouche pour y boire une gorgée. En attaquant de nouveau le délicieux cookie offert par Amy, Sara remarqua que sa tasse était presque vide. Elle se doutait qu’il commençait à être tard et qu’il allait bientôt falloir rentrer à la maison. Le vent commençait à s’élever et, bien qu’il soit bien couvert, Sara ne souhaitait pas que son fils tombe malade.

« Je ne m’imaginais pas vraiment enseigner avant. Le Chaudron a tenu une grande place dans ma vie et je m’y plaisais bien. Je ne me voyais pas changer de voie. »

La jeune femme marqua une pause, puis continua. Elle annonça à Amy qu’effectivement, qu’après réflexion, lorsqu’elle avait eu envie de changer d’air, elle s’était tournée vers l’apprentissage approfondi des Runes et de l’enseignement. Elle raconta que cela faisait un peu moins d’un an qu’elle s’était lancée dans une sorte de formation. Depuis le début de sa grossesse, en somme. Le temps qu’elle termine tout, qu’elle ait ses diplômes et qu’elle trouve un nouveau travail, elle restait au Chaudron. C’était la meilleure chose à faire pour elle et son enfant.

Pendant un petit moment elles continuèrent à discuter. Les sujets étaient variés, elles parlaient de tout et de rien. Les conversations étaient intéressantes au point qu’à la fin, lorsqu’elles durent se quitter pour prendre chacune leur chemin, Sara n’avait même pas vu son après-midi passer. Il fallait dire qu’Amy était une femme vraiment agréable qu’elle appréciait beaucoup. Sara l’invita même à passer la voir au Chaudron lorsqu’elle en aurait l’occasion.

Quand elle prit la route pour retourner vers sa maison, le soleil commença à se coucher. Elle appréciait beaucoup de marcher sous le ciel rosé, malgré le vent qui lui glaçait les oreilles. Au fur et mesure qu’elle avançait, ses jambes devenaient lourdes et douloureuse. Elle fut très soulagée de retrouver son canapé. Malheureusement pour elle, son soulagement ne dura pas longtemps car Oliver se mit à pleurer. Contrairement à tout à l’heure, elle se leva cette fois-ci avec un grand sourire. Elle était prête à tout assumer seule. Amy l’avait boostée. Elle l’avait fait se sentir mieux. Peut-être était-ce ça qui lui manquait au fond, une amie avec qui parler.

Fin du RPG pour moi ! Merci pour celui-ci, j'ai adoré !

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