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Retards et train raté  PV 

La nuit était tombée, on entendait le bruissement des ailes des chouettes ainsi que leurs hululements, le vent qui soufflait et la pluie qui tombait doucement sur une fenêtre éclairée. Et si quelqu'un aurait regardé par cette fenêtre, il aurait aperçu une jeune fille très fatigué et agité. En effet, le lendemain, c'était la rentrée pour tous les élèves de la meilleure école de sorcellerie de Grande-Bretagne : Poudlard ! Alice vérifia ses affaires pour la dixième fois : manuels, chaudron, uniforme... et comme les neufs fois précédentes, tout était là ! La jeune fille fini par décider d'aller se coucher tout en pensant à ses camardes de Poufsouffle et à ses amis qu'elle allait enfin pouvoir revoir.

Le lendemain matin, Alice se réveilla très tôt avec la tenace impression de ne pas avoir dormi. Elle s'habilla en vitesse, pris sa valise d'une main et de l'autre, elle plaça sa baguette dans sa poche. Elle mangea son petit déjeuner d'un mouvement pressé, car certes, il était tôt et le soleil commençait tout juste à pointer le bout de son nez mais la Poufsouffle avait plusieurs heures de route avant d'arriver à la gare. Elle monta dans la voiture de ses parents, qui fila aussitôt vers la gare, et prit l'un de ses livres sur ces genoux tout en rêvassant.

Trois heures plus tard, la famille Huet était arrivée à destination. Alice chercha des yeux le quai 9 3/4. Elle finit par le trouver et sourit en se rappelant son étonnement la première fois qu'on lui avait dit qu'il fallait traverser un mur, pour ne pas mentir, elle avait même éclaté de rire en pensant que c'était une blague. Elle fit un bisous à ses parents et à sa petite sœur puis elle avança tranquillement avec son chariot pendant que ses parents repartaient avec la voiture. Mais, au moment de traverser le mur, Alice s'arrêta, quelque chose avait attiré son regard :

" Mais ... que se passe t-il là bas ? " s'exclama la fillette, un air surprit sur le visage.
Dernière modification par Alice Huet le 21 juillet 2018, 23 h 30, modifié 3 fois.

Le souffle des Poufsouffle, jamais ne s'étouffe !
RNA des Pouffys et gardienne des frelons
Nous créons nous-même nos propres limites puis nous nous étonnons de ne pas nous sentir libre.

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Ah ! Les veilles de rentrée, Luttoria n'avait jamais aimé ça... Tout d'abord, le stress de savoir si il ne manquait rien à la liste ou si tout simplement, si elle n'avait pas prit assez de vêtements chauds pour l'hiver. Bref. Un autre stress étouffait aussi la jeune fille, la question de savoir si elle serait bonne élève en deuxième année ou au contraire un cancre.

Ce soir là, la mère de Luttoria s'était vêtue d'une robe assez banale et se forçait à sourire lorsque sa fille l'a regardait. Mais Luttoria savait que sa mère n'avait aucune envie de sourire devant son ainée qu'elle n'aimait plus vraiment depuis la mort de son mari et la naissance de son bébé né environ un mois auparavant. La future deuxième année, pour célébrer le départ avait mis une robe noir et avait maquillé ses yeux pour la première fois en presque douze ans. Evidement, sa mère était assez mécontente de cette acte mais, elle était heureuse de voir sa fille disparaître le lendemain matin et de pouvoir s'occuper pleinement de ses trois derniers enfants, Jake, Jim et Mathilde. Luttoria avait invité sa grand-mère pour le repas et c'est aussi la raison pour laquelle, Lucie Olympicus, mère de Luttoria, ne cria pas sur sa fille. La soirée fut quand même assez heureuse. C'était une soirée assez banale mais heureuse. Le programme, repas puis un petit jeu de société.

Le départ entre la grand-mère et sa petite fille fut émouvant. La fillette ne voulait pas quitter la femme, qui, selon Luttoria, était la personne qui l'aimait le plus au monde. Puisque sa mère ne l'aimait pas, la grand-mère prenait la première place sur le podium. Ah, si seulement la grand-mère Olympicus pouvait être la mère de la jeune enfant. La vie ne serait pas la même...

Le lendemain matin, la fillette s'était réveillée au moins deux heures avant que le réveil s'en charge. Mais pourtant, elle ne s'était pas levée pour autant. Ainsi, un peu après son réveil, Luttoria avait déjeuné, embrassé ses deux petits frères qui ne l'accompagneraient pas à la gare, fit une caresse à sa petite sœur et descendit les marches à côté de sa mère qui soupirait en disant que sa fille lui occupait tout sont temps libre. Et c'est pour ça que la mère resta dans la voiture et n'accompagna pas sa fille jusqu'à la voix 9 3/4. En allant jusqu'à cette voix, Luttoria pensait aux parents qui devaient être fous d'inquiétude pour le départ de leurs enfants. Juste devant la voix, une personne que la fillette connaissait avait tourné la tête. Alice Huet. Elle s'était écrié :

- Mais ... que se passe t-il là bas ?

Au loin, une jeune femme venait de tomber brutalement sur le sol. Elle sanglotait. Un chute si grande et brutale faisait forcément des dégâts et des bobos comme le disait si bien le père de la jeune fille.

- Une femme est tombée et elle s'est fait mal ! Vite, il faut l'aider !

Même le plus petit des serpents a du venin !
Bonne année, bonne santé et meilleurs vœux !
Rédactrice en chef de Serpentard !
Merci à vous tous d'être ce que vous êtes !

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" Mais ... que se passe t-il là bas ? " s'exclama la fillette, un air surprit sur le visage.

Un peu plus loin, une femme qui devait avoir un peu moins de la trentaine venait de tomber sur le sol. Alice essaya de distinguer un peu mieux ses traits et remarqua qu'elle était enceinte et qu'elle pleurait. La jeune fille fille compris tout de suite que la femme devait avoir mal, voir très mal... Étant elle même très maladroite, elle savait ce que cela faisait de tomber sur des graviers. Elle s'apprêtait à aller l'aider lorsqu'elle entendit une voix crier derrière elle :

" Une femme est tombée et elle s'est fait mal ! Vite, il faut l'aider ! "

La Poufsouffle se retourna et identifia la personne qui avait parlé. Elle la repéra facilement, c'est une jeune fille du même âge qu'elle avec des cheveux bruns... Elle eu l'impression de l'avoir déjà vu mais n'arriva pas à se rappeler où. C'est alors qu'elle aperçu que la jeune fille avait une valise et qu'elle était habillé en noir avec une touche de vert. * Mais, bien sûr, comment j'ai pu ne pas y penser, ça doit être une Serpentard ! Alors elle serait à Poudlard, comme moi... * pensa soudainement la fillette ! Mais, la Pouffy n'avait pas le temps de s'occuper de la question : Qui est qui ? S'occuper de la femme était bien plus important ! D'une main, elle saisit sa valise et la retira du chariot, qu'elle laissa en plein milieu du quai. Puis, elle courut vers la femme, qui ne s'était pas relevée. Arrivée près d'elle, la fillette s'agenouilla et prit la parole sur un ton alarmé :

" Madame ? Tout va bien ? Vous n'êtes pas blessé ? "

Et en disant ces mots, la fillette se sentit lamentable, évidement que la femme n'allait pas bien puisqu'elle pleurait ! Aussi, continua t-elle :

" Vous voulez que j’appelle les secours ? Où avez-vous mal ? "

Que pouvait-elle faire ? Quand la panique s’emparait d'elle, elle perdait tous ces moyens ! Mais des passants commençaient à s'approcher et d'expérience, la Poufsouffle savait que ce n'était pas forcément une bonne chose, que la blessée aurait la sensation d'étouffer. Elle essaya donc de remettre la dame debout, bien que celle-ci soit courbée en deux. Tant bien que mal et la femme s’appuyant sur elle, elle commença à marcher avant de se rendre compte qu'elle ne savait pas où aller... Heureusement, les passants lui indiquèrent la route et elle pu emmener la femme à bon port.

30 minutes plus tard, Alice revenait désemparée devant la gare. Le Poudlard express était parti depuis cinq, voir dix minutes... Qu'allait-elle faire ?

Reducio
J'ai oublié de le préciser mais c'est la rentrée pour l'année scolaire 2042-2043, Alice, Luttoria et Violet rentrent en seconde année ! :)

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1er septembre 2042, King's Cross Station, 11h10 a.m.

Violet courait en direction de la voie 9 3/4, priant intérieurement pour que le Poudlard Express soit encore à quai. A ses côtés son père, un chariot récupéré à la hâte pour y poser sa malle au bout des bras, et sa sœur, qui s'efforçait de suivre le rythme. La jeune sorcière allait-elle manquer le départ ? Elle s'était pourtant levée aux aurores, pressée qu'elle était de retourner en cours. C'est qu'elle entrait en deuxième année ; de nouveaux horizons s'ouvraient à elle et elle comptait bien être à la hauteur ! Elle avait profité de l'été pour jeter un œil au programme qui l'attendait et, séduite, avait dévoré ses manuels quelques jours après leur achat, sous le regard envieux de sa jumelle. Cette dernière avait insisté pour qu'elle lui raconte deux-trois aventures serpentardesques, et elle s'était exécutée malgré la peine qu'elle avait éprouvé en la voyant se raidir. Depuis quelques temps, elle ne savait plus ce qu'elle pouvait ou non lui confier ; elle ne voulait pas amplifier son amertume. Aussi s'était-elle sentie plus à l'aise en compagnie d'Elva, en août, bien qu'elle n'eût pas trop osé se l'avouer. Elle et ses amies s'étaient échangées quelques lettres pendant l'été et s'étaient promis de se retrouver dans le train ; qu'est-ce qu'elle avait hâte ! Seulement voilà, elle avait beau avoir préparé ses affaires la veille, petit-déjeuné prestement sans tenir compte des réprimandes de son père qui lui avait toujours appris à prendre son temps, toutes ses précautions n'avaient servi à rien : ils étaient en retard. Elle l'avait pressenti dès l'instant où ils avaient franchi le seuil de la gare, à Oxford, quand une voix dans le haut-parleur avait annoncé des perturbations. Le train avait quitté le quai à neuf heures sept au lieu des huit heures cinquante-quatre initialement prévues, et pour couronner le tout, il s'était arrêté plus que de coutume aux trois stations qui le séparaient de London Paddington. La fin du trajet s'était déroulée sans encombre, les Romans avaient eu leur correspondance subito mais il fallait se rendre à l'évidence : à moins d'un miracle, le Poudlard Express n'était plus à King's Cross, il roulait forcément en direction de l'école, sans Violet. Essoufflée, cette dernière ralentit l'allure et se tourna vers son père.

- Papa, ça sert à rien. On l'a raté, c'est obligé.

C'était dit. Cela faisait un moment qu'elle le pensait mais qu'elle continuait à courir, espérant que le temps se soit figé, lui laissant l'occasion de le rattraper. Elle avait succombé à une illusion, une fois de plus. Qu'allaient-ils faire à présent ? Dépitée, elle s'arrêta sans même s'apercevoir qu'ils étaient arrivés devant la fameuse barrière si connue des sorciers de son pays.

Papa…

Luke lui répondit d'un air embêté, indiquant l'endroit d'un signe de tête : 

-Je pense aussi, mais on peut toujours vérifier.

L'enfant sentit la rage lui serrer l'estomac ; pourquoi est-ce qu'il avait fallu que ça arrive aujourd'hui, ces problèmes de trains ? Tandis qu'elle bouillonnait, quelques mages aux robes bariolées émergèrent de la barrière.

Excusez-moi, leur lança Luke. Le train est parti ?

Etonnés, les intéressés toisèrent un moment la petite famille et son chariot avant que Luke ne chuchote, clin d'œil à l'appui :

Poudlard Express, bien sûr.

Le oui qui suivit ne fit que renforcer la frustration de la rouquine dont les yeux s'embuaient maintenant de larmes. Ne pouvait-on pas rejoindre l'école autrement ? Violet n'écoutait plus, elle ruminait, lorsqu'une voix féminine la tira de ses pensées.

Reducio
Malgré un retard de cinq mois, je ne t'ai pas oubliée ;)

3e année RP ; prononcez VAÏOLETTE. Code couleur : green.
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.