Voie 9 ¾

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À quatre direction Poudlard  Privé 

[  Ce rp regroupe 4 personnes et nous respecterons un "ordre de passage" que je me permet d’instaurer ^^ :

-Henko Windsword
-Arthur Blake
-Ivy Wild
-Liam Young

Je vous conseille d’aller voir la description détaillée de chaque personnages. Sur ce, bon rp à tout le monde! \o/    ]


















Henko se tenait là, devant la voie 9 3/4 .
Son tuteur était derrière avec un grand sourire comme celle d’un père fier de son enfant. En parlant de père, celui d’Henko n’avait pas pu venir trop occupé par son travail… Mais bon, le jeune garçon avait pris l’habitude à force.
Il stresser légèrement, après tout c’était la première fois qu’il allait se retrouver seul et en plus avec des personnes de son âges…
"j’espère me faire des amis…" pensa t-il intérieurement tandis qu’il regardait le regard joyeux des jeunes gens traverser le mur.

Henko ferma les yeux doucement et pris une grande inspiration. Il se remémora la journée. Au réveil il avait était tout excité et avait continuer de nourrir cette bonne humeur jusqu’en début d’après midi où il avait fait une session de violon qu’il n’avait d’ailleurs pas finie.
Après ce moment musical il avait revérifié une énième fois ses bagages même si son tuteur et la domestique l’avaient déjà assurés que rien ne manqué.
La journée était passer vite, sûrement trop vite puisque Henko se retrouvait là devant la voie. 

Tout à coup il sursauta, il releva la tête et souri. Son tuteur avait poser ses grandes mains sur ses épaules pour le sortir de ses pensés et lui adressé un grand sourire.
<<ne vous inquiétez pas Monsieur, tout se passeras bien>> avait-il dit gentiment.

Henko acquiesça doucement d’un léger mouvement de tête.
<<merci Franck>> dit-il doucement.
Il retourna sa tête vers le mur.

<<bien je vais y aller..>> dit-il en essayant de se convaincre lui même.
D’un mouvement d’épaule, il remis droit son sac et son violon sur son dos et couru vers le mur . Il jeta un dernier regard sur son tuteur et passa de l’autre côté.

Il leva les yeux et vu le train…
"Wow..." pensa t-il en l’admirant. Il se rendit compte qu’il gêner un peu le passage et gêner il s’avança en suivant le mouvement de foule produit par les élèves… Il se faufila facilement grâce à sa corpulence et trouva une cabine. Il souri et se mis à celle-ci, côté fenêtre en étalant un peu ses affaires. Il espéré rencontrer des personnes pendant ce voyage!

Tout n'es qu'une question de point de vue.

À quatre direction Poudlard  Privé 

Le jour J était enfin arrivé, Arthur Blake allait entamer sa première rentrée dans la prestigieuse école de sorcellerie. C'est sans aucune honte que le jeune apprenti sorcier rayonnait d'excitation. Aucun réveil n'était nécessaire ce matin-là, Arthur n'avait dormis que d'un œil, il était bien trop enivré par toutes les questions qu'il se posait sur son apprentissage et du gigantesque châteaux qui lui servira d'école pour le reste de l'année. Le petit garçon était un fervent admirateur de lecture, il n'avait pu s'empêcher de lire tous les livres qui abordaient de près ou de loin Poudlard.

Il était maintenant temps de s'atteler dans la direction de la voie 9 ¾. Franck, le père d'Arthur étaient plutôt confiant quant à l'avenir de sa petite tête rousse en revanche Suzy, sa mère ne pouvait cacher le stress de laisser son fils voler de ses propres ails. Ils l'accompagnèrent tout le long du chemin croisant les différents élèves qui s'apprêtaient eux aussi à commencer cette grande aventure. Cet alors qu'Arthur commença un peu à angoisser, certes il savait que Poudlard était un très grand établissement et que nombreux sont les élèves à y étudier, mais voilà tout cela était en train d'arriver ce n'était pas seulement quelques lignes d'un roman qu'il lisait tout en sirotant son lait froid, non tout ce qui se déroulait devant ses yeux, étaient bel et bien réel.


Suzy jeta rapidement un œil à sa montre gousset et s'aperçut que la famille Blake était bien plus en retard qu'ils ne le pensaient, d'une petite voix, mais néanmoins éloquente, elle s'exclama. « Dépêchez vous nous allons rater le train ! » Le jeune garçon et son père pressèrent alors le pas, ce qui ne rassurait en rien les angoisses de l'apprenti sorcier. Après quelques minutes, les voilà à destination, il n'y avait qu'un seul garçon devant eux qui s'apprêtait à franchir le fameux mur. Une fois celui-ci de l'autre côté, Suzy pressa Arthur de faire de même. « Alors tu vois mon choux on est finalement arrivé, tout va bien se passer, je suis certaine que de nombreux amis t'attendent à Poudlard. » Elle ne le pensait qu'à moitié, Arthur était vraiment peu sociable, il préférait se réfugier dans de vieux grimoires dont personne ne prêtait attention, mais qui sait peut-être rencontrera t-il d'autres élèves aussi marginal que lui. Il répondit à sa mère d'un petit sourire pour lui faire mine de ne pas s'inquiéter. Il enlaça brièvement ses parents et se dirigea vers le mur qui s'apprêtait à l'amener vers Poudlard.

D'un dernier geste de la main il les salua en guise d'au revoir et déterminé il ferma les yeux en courant vers sa destiné. Quelques secondes plus tard c'est les yeux émerveillé qu'il aperçut le Poudlard Express, la vapeur jonchait le sol indiquant qu'il s'apprêtait à prendre départ. Au coup de sifflet du contrôleur Arthur sortit de ses pensées et agrippa le premier wagon se trouvant devant lui. Une fois dans le train il y découvrit une délicieuse odeur de chocogrenouille et autres friandises qui arpentaient les différents compartiments. Le grand timide qu'était Arthur ne pouvait se résoudre à partager une cabine avec un autre élève, il était bien trop effrayé de tomber sur une mauvaise rencontre. Il parcourait de long en large le train à la recherche d'une cabine déserte, mais après quelques minutes il s'avoua vaincu, le poids de ses baguages était bien trop lourd et le réconfort d'une place assise ne serait pas de refus. Il ouvrit un compartiment au hasard et y trouva un autre élève probablement lui aussi de première année, il semblait avoir le même âge qu'Arthur. Discrètement sans un bruit il se glissa sur la banquette voisine, aucun mot ne sortis de sa bouche pas par manque de respect bien au contraire il était plutôt à cheval sur ces règles-là. Il disposa ses baguages à côté de lui et s'apprêta à ouvrir un livre, espérant que son voisin de cabine ne lui adresse pas la parole.
Dernière modification par Arthur Blake le 18 février 2018, 12 h 34, modifié 1 fois.

À quatre direction Poudlard  Privé 

"Tu es sûre? Ça ne te déranges pas si je ne t'accompagne pas dans la gare?
-Certaine! Allez pars tu vas être en retard à la boulangerie!"
Ivy claqua la portière de la voiture et descendit sur le trottoir londonien, les sourcils légèrement froncés. Elle se retourna une dernière fois vers la vieux pick-up rouge de son père qui faisait tâche dans le décor urbain qui l'entourait. Jim regardait confiant sa fille aînée s'éloigner vers la gare tandis que Lizzie, sa petite soeur avait le visage collé à la fenêtre, les joues rosies par la chaleur du véhicule et les yeux embués de larmes. 
À cette vision, Ivy sentit son coeur se serrer dans sa poitrine. Elle allait abandonner un an entier sa petite soeur si émotive, si fragile. Comme elle s'en voulait en cet instant de la laisser seule avec leur père.
Fronçant les sourcils, Ivy tourna les talons et franchit du plus vite qu'elle put les quelques mètres la séparant de la gare. *T'es grave ma vieille elle va survivre t'inquiètes!* Elle détestait ces instants où elle devenait sentimentale, elle n'avait pas de temps à perdre avec de telles sottises!
Ce matin, comme tous les matins, elle s'était levé bien avant l'apparition du soleil. Elle avait prit seule son petit déjeuner pour la dernière fois, mit en ordre la maison, étendu le linge sur le grand fil tendu dans le champs et avait vérifié une dernière fois sa valise. Une fois son travail accomplit, elle avait chaussé sa vieille paire de Dr Martens, mit son manteau en laine grise et attrapé au passage son bonnet rouge qu'elle avait eut pour son neuvième anniversaire.
Sur le chemin menant à la forêt, elle avait tenté de mémoriser chaque pierre, chaque brin d'herbe, chaque bout de bois du sentier. Puis n'y tenant plus, elle avait commencé à courir du plus vite qu'elle pouvait, essayant de ne pas dépasser la limite que lui imposaient ses poumons. 
Elle avait ainsi courut à travers les bois jusqu'à arriver au ruisseau. Là, elle s'était assise sur la grosse pierre plate où elle avait pour habitude de passer sa journée et contempla le cours d'eau, les sourcils froncés, la boule au ventre. 
Ce qui lui faisait le plus mal dans ce départ (sa soeur mise à part), c'était de savoir qu'elle allait passer un an sans pouvoir mettre un seul pied dans sa forêt. Et elle ne supportait pas imaginer une seule journée sans pouvoir crapahuter dans les bois.
Elle ramena ses genoux contre son torse, leva la tête au ciel et souffla un grand coup.
N'y tenant plus, elle bondit sur ses jambes et se remit à courir en direction de la maison. Là, Lizzie l'attendait. En la voyant, les yeux de sa petite soeur se remplirent de larmes. Ivy s'accroupit afin d'être à sa hauteur et la prit dans ses bras. Malgré les sanglots de Lizzie, son aîné ne pleura pas. Elle ne pleurait jamais.

"Tu sais, un an c'est pas  si long que ça. Et puis je reviendrai vous voir pendant les vacances. D'accord?"

La petite hocha la tête tout en tordant ses mains. Pour alléger l'ambiance, Ivy reprit sur un ton taquin:

"Alors comme je ne serai pas là il faudra que tu te charges du repas, du ménage, du repassage, d'étendre le linge, de faire les carreaux, la vaiselle et de mettre la table d'accord?"
À ces mots le visage de Lizzie se tordit en un sourire.
"Non en vrai, il faut que tu mettes papa au travail ok? Je suis sérieuse Lizzie il faut qu'il réaprenne à se debrouiller tout seul maintenant que je ne serai plus là!"

Et l'heure du départ était arrivée. Ivy, Lizzie et son père étaient montés dans le pick-up et était partis en direction de Londres. 

"Dis papa?
-Quoi?
-Tu sais à Londres, ne viens pas à la gare avec moi. Tu vois, comme tu es moldu ça ne sert à rien, tu ne pourras pas venir avec moi..."

Ivy se souvenait encore de la discussion qu'elle avait eut il y a un mois lors d'un des rares passages de sa mère à la maison.

"Dis maman?
-Quoi?
-Comment fait-on pour se rendre sur le quai 9 3/4?
- Le quai 9 3/4 Ivy, entre le 9 et le 10! Il suffit de passer entre les deux! Fais fonctionner tes méninges pour une fois!"
Sa mère lui avait asséné tout cela d'une voix glaciale avant de se désintéresser totalement de sa fille.
Et voilà, maintenant elle se tenait devant la colonne séparant les deux voix. Elle n'hésita pas. Ivy n'hésitait jamais. Elle se précipita droit dans le mur et atterrit directement sur la voie 9 3/4.
L'immense locomotive rouge lâchait de grands voluptes de fumée et sifflait joyeusement.
Mais la filette n'eut pas le loisir de l'admirer plus longtemps. Le train était sur le point de partir et elle sauta dans un wagon, sa lourde valise à la main.
Les compartiments étaient bondés. Les plus anciens avaient retrouvé leurs amis et discutaient joyeusement, heureux d'être avec leurs camarades.
Les nouveaux eux, étaient en pleine discussion avec leurs nouvelles connaissances et semblaient ravis d'avoir trouvé des gens à qui parler.
Se frayant un chemin entre les élèves, elle réussit à trouver un compartiment où seul deux garçons étaient assis. 
L'un aux cheveux gris était assit à côté de la fenêtre, l'autre un rouquin, était en diagonale de l'autre élève sur la banquette en face. La place à côté de la fenêtre était donc libre.
Elle lâcha son fameux sourire en coin au deux garçon et s'assit à côté du rouquin, contre la fenêtre.
Assise, elle remarqua vraiment la couleur de cheveux du garçon assit sur la même banquette qu'elle. Les personnes rousses étaient assez rares et s'être installée dans un wagon où un élève avait la même couleur de cheveux qu'elle était carrément quelque chose d'incroyable!
Laissant un léger sourire parcourir son visage avant de redevenir sérieuse, Ivy plongea son regard par la fenêtre. Elle parlerait à ses deux colocataires, mais plus tard, quand le train sera lâché à pleine vitesse, lâchant derrière lui un nuage de fumée.

Ivy et Olympe les ninjas de l'ombre.

Deuxième année RP

À quatre direction Poudlard  Privé 

L'agitation régnait en dehors de l'habitacle. Les gens, les Moldus, marchais, se croisent et se bousculait sans même savoir qu'ils étaient là. D'un certain côté, cette foule aveugle lui faisait penser au Chemin de traverse.
-Liam... tu es sûr que tu ne veux pas que je t'accompagne ?
Sorti de ses pensées, le jeune homme aux cheveux bruns se tourne vers sa mère qui le fixait tendrement. Pourtant, le visage dur du garçon resta de marbre. Comme à son habitude, il était impossible de savoir ce que pouvait imaginer Liam.
Il secoua sa tête et ouvris la portière de la voiture en récupérer ses affaires avant de saluer sa mère sans un mot. Celle-ci, coincée dans sa voiture, baissa la tête. Mais elle savait que Liam était foncièrement indépendant et qu'il n'avait nul besoin de quelqu'un pour s'en sortir.
Le jeune Sang-Pur fini par entrer dans la gare. Lui qui venait d'une petite ville calme de pêcheur, se sentait mal dans cet endroit gigantesque et plein de monde. Mais il ne le montrait pas. Marchant d'un pas égal, la tête haute, Liam se dirigea sans aucun soucis vers le passage. D'ici, il sentait l'odeur des fumées qui le prenaient à la gorge. Le jeune garçon n'avait qu'une espérance: que Poudlard ait un air pur, à l'instar de chez lui.
Enfin, Liam traversa la barrière, à 11h moins cinq. Il fixa le train, géant et rouge, la respiration soudain rapide. Il y avait quelque chose qui le gênait, encore...
Secouant sa tête aux mèches brunes, le jeune garçon se dépêcha à entrer dans le train. Il se mit alors à slalomer entre les gens et les cabines pleines, sentant une petite pointe de colère monter. Sauf que, heureusement, il finit par trouver un compartiment avec encore une place de libre. Les deux places de la fenêtre étaient prises, mais cela ne le dérangea pas.

Dans le même compartiment deux rouquins étaient assis côte à côte et un autre aux cheveux de centre était de l'autre coter. Ce fut-là que Liam s'assit, bien décidé à ne pas dire un mot du voyage.

À quatre direction Poudlard  Privé 

Henko c’était mit à la lecture de partition. Il chantonnait doucement l’air de celle-ci quand un rouquin s’invita dans le wagon. Pris de panique, Henko arrêta sa chansonnette et devint aussi muet qu’une tombe… c’était la première fois qu’il était aussi pré de quelqu’un de son âge!
Ils étaient tout pré.
"… je ne vais pas le déranger..." pensa timidement le jeune garçon en voyant son compagnon de wagon prendre son livre. Il savait à quelle point c’était énervant d’être interrompu au milieu d’une lecture… Henko se re-concentra donc sur sa partition en prenant inconsciemment le moins de place possible comme pour effacer sa présence au plus possible.

Le silence devenais pesant pour Henko qui se poser d’ailleurs pleins de questions et se torturé l’esprit avec; mais, des bruits de pas le firent sortir de ses pensées. Il releva la tête et de ses yeux bleu/gris regarda la jeune fille qui se présentée devant lui. Il vu son sourire en coin et fut déstabiliser. Pas parce qu’elle l’impressionner ou quoi mais juste parce qu’il ne s’attendait pas a cette réaction et qu’il ne l’avait pas envisageait.
Il baissa la tête timidement "que dois-je faire? Lui dire bonjours? Mais je manquerais alors de respect envers le garçon au livre… Il le prendrait mal que je lui dise bonjours a elle et non a lui... Et elle? Et si elle ne me répond pas?? je fait quoi?!?"  le temps de réflexion d’Henko était si long que la jeune fille avait déjà eu le temps de s’asseoir et de regarder par la fenêtre.
"...finalement je n’avait rien à dire… Elle ne semble pas non plus vouloir parler..." pensa t’il  en ayant un regard triste malgré lui.
Henko balada ses yeux perdu dans le vide sur la partition sans réellement la déchiffrer ou même si intéressé.
Ses pensées étaient tourné vers son futur, donc, vers Poudlard donc son présent dans le wagon qui était le début de son futur.
Il voulait des amis, il voulait se sociabiliser… mais comment faire? Il avait était entraîner à jouer parfaitement du violon ou du piano, parler couramment plusieurs langues… mais il n’avait jamais appris à sympathiser avec autrui.
Il entendu encore une fois des bruit de pas, il releva sa tête et regarda le nouvelle arrivant.
"des yeux gris… comme moi..." pensa t’il en le voyant encore légèrement perdu dans ses pensées.

<<ha… désoler..>> dit-il un peu gêné en rassemblant ses affaires qui étaient étalées sur le côté pour faire de la place au nouvel arrivant. La voix d’Henko était très douce et plutôt androgyne aussi.

Ils étaient maintenant quatre dans le wagon.
Henko les avaient vu arriver un par un et avait vu une choses: ils étaient tous plus grands et mieux battit que lui! Même la fille!
"la nature est injuste..." pensa t’il en jetant un rapide coup d’œil à son torse frêle et mince comme tout le reste de son corps.
Enfin, le physique n’est pas le plus important! Et même si il ne pouvais pas s’élever à la hauteur (au sens littéraire comme au sens figuré de terme)
physiquement parlant de ses camarade de wagon il pouvait tout à fait être capable de parler avec eux! Il en était persuadé.

Enfin, si cette ambiance pesante se brisé...

Tout n'es qu'une question de point de vue.

À quatre direction Poudlard  Privé 

La suite des événements étaient plutôt inattendu. Peu de temps après s'être installé de façon totalement invisible face à son colocataire de cabine, une nouvelle silhouette s'invita. Une jeune fille entra, elle avait des boucles de feu semblable à la même chevelure d'Arthur. Le jeune Blake fit mine de s’effacer dans son livre, mais intrigué par la nouvelle inconnue il ne pouvait s’empêcher de l'observer d'un coin de l’œil.  Elle s'installa sur la même banquette que lui du côté de la fenêtre. Toujours discrètement il parcourut d'un œil quelques lignes de son livre tout en examinant la jeune fille qui décidément avait piqué sa curiosité. Elle se retourna alors vers lui et esquissa un timide petit sourire, pour se replonger ensuite dans ses pensées regardant l'horizon par la fenêtre. Arthur très gêné ne quitta plus son livre des yeux, de peur de recroiser le regard de la jolie inconnue. 

C'est alors qu'à sa plus grande surprise, une quatrième personne rejoignit la modeste cabine. Un jeune garçon qui réalisait probablement comme tout le monde dans la petite pièce sa première rentrée s'installa face à Arthur. Il semblait de petite taille et avait des cheveux châtains mi-long, le visage presque froid il disposa ses affaires autour de lui et ne prononça pas un mot, à l'image de tout le monde qui manifestement était empreint de timidité par cette grande aventure qui les attendaient.

Arthur n'avait pas remarqué au premier abords, mais le premier garçon à qui il se confronta dans la cabine tenait dans ses mains des partitions de musique et avec un peu plus d'observation il remarqua à ses genoux un étui à violon. Il y avait donc un musicien dans le compartiment et à en voir la qualité du cuir qui recouvrait l'étui ainsi que le reste de ses affaires, il semblait être plutôt doué ou du moins ses parents devaient être de haut fonctionnaires. Il leva les yeux de ses notes de musique et s'aperçut que ses baguages empiétaient quelque peu sur l'espace du nouveau venu qui se trouvait à ses côtés. Timidement il s'excusa alors tout en rassemblant ses affaires. « Ha… désoler.. » 

Les quatre jeunes élèves étaient donc réunis dans ce petit espace clos du Poudlard Express, avec pour seule musique le sifflement du train accompagné du rouage mécanique qui résonnait sur les vitres de la cabine. Quelques minutes plus tard une vendeuse ambulante de sucrerie déambulait dans les couloirs de la locomotive. Elle ouvrit la porte de la cabines et d'un très large sourire elle s'interrogea sur les gourmandes envies de nos petites têtes de première année. « Qu'est ce qui vous donnerait envie les enfants ?! Dragées surprises ? Chocogrenouilles ? Bonbons explosifs ? Gommes de Limaces ?? »  Un très grand chariot où était dispersé plusieurs friandises l'accompagnait, un délicieux parfum de fruit se mélangeait au chocolat et autres confiseries multicolore. Un étalage dont plus d'un enfant rêverai de se goinfrer sans restriction. Par chance les parents du jeune Arthur lui avait confié un peu d'argent de poche, il céda alors à la tentation du sucre et toujours d'une petite voix sans conviction il chuchota à la vendeuse.

« Un paquet de gommes de Limaces s'il vous plait.. »

Il fouilla dans les poches de son pantalon à la recherche de quelques mornilles. « Trois mornilles s'il te plait, mon petit » La femme prit alors la petite monnaie et lui tendis le paquet de bonbons. Il s'aperçut alors après sa transaction que tous les regards étaient fixés sur lui. Une fois de plus gêné il attendit que personne d'autres ne passent commande afin de peut-être si le courage lui venait, partager sa sucrerie.

À quatre direction Poudlard  Privé 

Le paysage défilait sous les yeux d'Ivy, et plus le train s'éloignait de Londres, plus la fillette se sentait soulagée. Ce soir,  sa vie d'avant sera vite effacée le temps de quelques instants. Ce soir, elle découvrira sa maison. Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou bien Serpentard? Où finira-t-elle? Elle n'en avait fichtrement aucune idée et pour dire peu lui importait. 
Mais pour l'instant, elle se trouvait dans ce train et le voyage s'annonçait long.
Ils étaient trois dans la cabine: le garçon aux cheveux gris, le rouquin et elle. L'envie de faire conaissance avec eux la traversa. La voyage allait être long, autant essayer de commencer à connaître ses futurs camarades.
Alors qu'elle s'apprêtait à engager la conversation, un troisième garçon fit son entrée dans le wagon. Sans leur jetter ne serait-ce qu'un seul regard, il s'assit dans le compartiment et commença à s'installer. Ivy se retint de lever les sourcils. L'impolitesse l' avait toujours répugné au plut haut point. Peut-être était-il simplement timide mais tout dans son regard indiquait le contraire. Elle s'apprêtait à lui lancer un grand "BONJOUR" pour le faire réagir quand une vieille femme tout tassée se présenta devant leur wagon:


« Qu'est ce qui vous donnerait envie les enfants ?! Dragées surprises ? Chocogrenouilles ? Bonbons explosifs ? Gommes de Limaces ?? »

Ivy fouilla dans ses poches.... Rien! Elle avait oublié de retirer des sous à Gringott à la fin de ses achats sur le chemin de Traverse. Elle se retint de soupirer: la mention "bonbons explosifs" lui avait particulièrement plût. Elle haussa donc les épaules légèrement irritée et se retourna vers la fenêtre. C'est alors que le garçon à côté d'elle ouvrit la bouche pour la première fois depuis le voyage:

« Un paquet de gommes de Limaces s'il vous plait.. »

Il n'était donc pas muet? Fantastique!
Après avoir réglé la modique somme de trois mornilles, le garçon s'aperçut que tous les voyageurs du compartiment le contemplait. Gêné il se mit à rougir et se rassit à sa place.
Alors qu'Ivy s'apprêtait à retourner à sa contemplation du paysage, elle apperçut aux pieds du garçon en face d'elle un étuit de violon. Elle eût alors une pensée pour le sien,  coincé sous une pile de pull et de chaussettes dans sa grosse valise.
N'y tenant plus de la détestable ambiance qui régnait dans ce train et mue par une énergie soudaine elle se pencha en avant vers le garçon aux cheveux gris, ses longs cheveux roux tombant en cascade sur ses épaules:

"C'est un violon que tu as dans ton étuis? Moi aussi j'en joue. Enfin, je me débrouille comme je peux avec..."

Se tournant vers le rouquin à côté d'elle, elle pencha légèrement la tête sur le côté, songeuse:

"C'est bon tes gommes de limace? Ça a une drôle de tronche!"

Puis se tournant vers le dernier arrivant, elle le dévisagea les sourcils arqués. Le muet acceptera-t-il de faire partie de la conversation ou allait-il faire bande à part?

Ivy et Olympe les ninjas de l'ombre.

Deuxième année RP