Voie 9 ¾

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Suis le vent.

Reducio
Nous sommes en 2042 : 1er jour de Rosalie. 



Rosalie tenait la main de sa grand-mère. Elle se dirigeait vers la gare de King's Cross, direction le Poudlard Express. Aujourd'hui c'était le grand jour, le jour-J, celui qu'elle attendait avec appréhension. 

La veille elle c'était préparée comme pour un jour de rentrée habituel. Elle avait préparé son sac avec minutie : grimoires aux reliures fragiles et dures, vieillis par le temps, feuilles de parchemin, une trousse avec des stylos moldu mais aussi une plume et un encrier. Sa tenue était prête, mais le sommeil ne voulait pas l'emporter ce soir là. Bien trop excitée par l'idée d'entrer à Poudlard. 

Sa grand-mère connaissait le chemin pour aller au quai 9 3/4, depuis des années et des années, elle l'avait fait étant petit, puis avec sa fille et maintenant sa petite fille. La fierté d'Ismery : une génération de femmes sorcières entrant à la plus grande école de tout les temps et de renom : Poudlard. 
Rosie tenait dans sa petite main, fermement, celle de sa grand-mère, de peur de la perdre. En vérité elle avait surtout peur de partir là-bas, sans connaitre personnes, être seule. 

Sa robe était un peu trop longue, sa grand-mère l'avait ajusté la veille. Elle avait de plus gravé dans le dos l'emblème de la famille. Comme une marque, un symbole qui se transmet, un acte de mémoire : Une Rose.  Mais Rosie demanda à sa grand-mère de rajouter un voilier, symbole de son père, ce qu'elle fit. 

En marchant vers cette gare, Rosalie pensait très fort à ses parents, elle les avait eu au téléphone juste avant de partir. Une boule au ventre et à la gorge c'était formée depuis, elle ne voulait pas pleurer, non, ça elle ne le ferait pas! 

Arrivée à la gare, sa grand-mère lui sourit et l'entraina de l'autre côté, du côté sorcier : au quai 9 3/4. 

Rosalie n'en revenait pas. Une ambiance " magique" sans mauvais jeu de mot, régnait dans l'air ambiant. D'autres élèves étaient là, tout autour d'elle. Une agitation à faire chavirer les têtes. Puis elle le vit enfin. Le train à vapeur, majestueux, surplombant la voie, il étincelait. 
Rosie leva la tête vers la machine géante, engouffrante, engouffré dans sa gueule à vapeur. 

Elle sera la main de sa grand-mère encore un peu plus, encore un peu, avant d'être seule, se réconforter au creux de sa main, dans la chaleur et la douceur maternelle. 

" Allons ma chérie, tu es une Boiscèdre, comporte toi comme t'elle. Le Wagon des premières année et ici. " 

Rosalie aimait sa grand-mère plus que tout, cette femme était remarquable, derrière son côté gâteau se cachait une vrai lionne, une tigresse féministe qui avait menait des combats pour les droits de la femme chez les sorciers. Rosalie aimait les deux côtés d'Isemery, à la foi ferme et douce. 

" Voilà, on y est. N'ai pas peur ma puce, toute les femmes de la famille sont passées par là, tu vas trouver ta place à Poudlard. Puis si tu tombes de cheval, il suffit d'y remonter." 


Puis elle lui donna un baiser sur la joue, une dernière caresse dans ses cheveux. 
Rosie monta dans le train. Elle n'avait plus peur, il fallait simplement qu'elle suive le vent. 

" Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe "
La curisosité est mon gouvernail.

Suis le vent.

Avait-elle fait le bon choix ? Ou était-ce encore son opiniâtreté qui lui avait joué des tours ? Les questions se bousculaient dans la tête de l’enfant. Prendre une décision n’est pas compliqué, encore faut-il qu’elle soit assumée. À ce moment, Leanna n’était pas complètement sûre de ce qu’elle avait entreprit. Une nouvelle vie loin de sa mère avec laquelle elle était fusionnelle, loin de son confort quotidien, de ce qu’elle connaissait bien...
Le cœur battant la chamade, les mains moites et un nœud dans l’estomac, la fillette vérifiait une énième fois ses bagages. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle devait ou non emmener. Il y avait bien sûr une liste des fournitures scolaires, mais qu’est-ce que les apprentis sorciers faisaient de leur temps libre ? Ses grands-parents lui avaient fait part de quelques anecdotes racontées par leur défunt fils, mais ils n’avaient jamais mis les pieds à Poudlard et leurs connaissances étaient restreintes.


Quelques étreintes et larmes plus tard, la brunette pénétrait dans le fameux Chemin de traverse accompagnée de ses grand-parents. S’ils ne connaissaient pas Poudlard, ils se rappelaient bien de la marche à suivre et étaient familiers au monde des sorciers. Quelle surprise pour Leanna et sa mère qui ne se doutaient pas une seconde de cette double vie.
Poudlard n’était même pas en vue, que déjà tout semblait si nouveau, si irréel. Des boutiques avec des chaudrons, d’autres avec des baguettes qui choisissent elles-mêmes leur propriétaire, des vieux grimoires, des hiboux et des objets dont elle ne connaissait même pas l’utilité.
Elle aurait tellement voulu que sa mère découvre cet univers avec elle, mais Olivia Hastings étaient une femme occupée. 

Une fois arrivés à la gare, les surprises n’en finissaient pas. Quelle idée de devoir passer dans un mur pour trouver le quai. Alors qu’elle attendait son tour, Leanna s’étonna qu’aucun moldu ne remarque le défilé d’apprentis sorciers et leur famille se jetant littéralement dans un mur.
Et puis ce fut son tour, elle se mit à courir en poussant son lourd chariot de toutes ses forces.

Une fois les yeux réouverts, il lui semblait avoir atterri dans un autre monde. La frénésie environnante la stoppa un instant, comme si elle venait d’emmagasiner trop d’informations d’un seul coup. Des sanglots et des rires, des chuchotements et des cris, des aurevoirs et des retrouvailles...
La fillette fut sortie de ses pensées par les voix de ses grands-parents qui l’avaient rejoint.
Enivrée par l’ambiance régnante sur le quai, les saluts restèrent brefs ー Leanna ne voyait de toute façon que rarement ses grand-parents ー alors que la nouvelle élève bondit dans le train en soulevant avec mal sa valise. Heure de pointe oblige, les wagons étaient bondés et les élèves peinaient à avancer jusqu’aux compartiments vaquants. 
Le groupe d’élèves positionnés devant elle ー un peu trop sûrs d’eux pour être des première années ー se chahutaient et se bousculaient entre eux, éméchés par la nouvelle année qui se profilait. Tant et si bien que Leanna se retrouvait ballotée tantôt à gauche, tantôt à droite.
C’est dans un énième effort pour échapper à une attaque d’épaule dans le faciès, que la fillette mit par inadvertance un coup de coude dans les côtes d’une autre élève.

« Excuse-moi, je t’ai pas fait trop mal ?! », questionna-t-elle, penaude.

On peut toujours plus que ce que l’on croit pouvoir.
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Suis le vent.

Rosalie grimpa un peu a reculons les premières marche pour entrer dans le train, mais la bouscule des premières années excités commença rapidement à peine entrée dans la gueule béante du train. 

Rosalie ne voyait plus rien devant elle, des cris, des hurlements. * Les sorciers sont-ils des sauvages ? Où est-ce que j'ai été emmené ? *. La jeune fille n'avait pas l'habitude d'un tel chahut, elle qui n'avait pas eu de frère et soeur, vivant dans sa petite campagne. Le choc des cultures était violant, mais pas autant que le coup qu'elle venait de recevoir dans les côtes. 

Rosie se plia en deux - le souffle coupé - son sac renversé - laissant apparaitre son carnet, appareil photo, plantes en tout genre et un petit doudou. Si elle avait pu voir ça, elle en serait morte de honte. Mais là, elle avait trop mal pour apercevoir Burdy - son doudou - et ses affaires éparpillés . Elle entendit vaguement un :« Excuse-moi, je t’ai pas fait trop mal ?! ». 
Mais Rosie n'arrivait plus à respiré - enfin plutôt elle angoissa - une angoisse qui la paralysa aussitôt. La fillette avait du subir trop d'émotions différentes en très peu de temps, toutes ses angoisses refoulés étaient remonté comme une marré qui la submergé. 

Elle n'arriva pas a parler, mais agrippa la main de la jeune fille qui l'avait frappé par inadvertance dans les côtes. Elle s'aggrippa à sa main - plié en deux au sol - le souffle haletant - les larmes qui coulaient le long de ses joues... 

" Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe "
La curisosité est mon gouvernail.

Suis le vent.

Bouche entre-ouverte, mains en suspend, Leanna remarqua avec effroi que sa camarade était pliée de douleur. Elle ne s’était pas rendu compte que son accidentel coup de coude avait été aussi violent. À moins que l’autre fillette était vraiment très fragile.
Dans tous les cas, elle avait l’air de souffrir le martyr. De son éternelle empathie, Leanna se sentit affreusement mal à son tour. Comme si elle aussi venait de recevoir un coup dans le ventre, entre stresse et embarras, la douleur lui assaillait les tripes. La brunette commençait à paniquer, et le brouhaha ambiant ne l’aidait pas.
Réfléchi, réfléchi... c’est ça ! première étape : des excuses.
Dans l’affolement, ses bonnes matières étaient passées à la trappe.

« Je suis vraiment désolée, j’ai pas fait exprès... je suis bousculée de partout, alors tu comprends..., dit-elle avant de se retourner vers les élèves qui bloquaient le passage. Excusez-moi, on aimerait bien passer... Silence. Hé, je vous parle ! »

Pas de réponse. Leanna n’avait aucune idée de s’ils l’ignoraient ou s’ils ne l’entendaient vraiment pas. Les deux hypothèses étaient envisageables. Elle soupira bruyamment, l’année commençait bien. Penaude, elle se mit à regarder autour d’elle. Le wagon de l’autre côté semblait être rempli puisque les élèves y sortaient aussi vite qu’ils n’étaient entrés. Et vu la tête de Rosalie, sortir du wagon avec leur lourd bagage n’était pas une solution... Et puis ce n’était pas dans cette cacophonie que l’état de sa camarde s’arrangerait, il fallait qu’elle s’assoit et respire un bon coup. Mais comment faire pour passer avec ce groupe d’élève qui ne faisait attention à rien et qui n’écoutait pas les complaintes de la première année.
Il n’y avait qu’une solution aux yeux de Leanna. Elle n’avait qu’à exagérer un peu la situation.

« Suis-moi, ordonna-t-elle à sa camarade en lui attrapant le bras avant de se mettre à crier telle une vendeuse de poissons. Mon amie a très envie de vomir, laissez-nous passer !! Laissez passer, on doit aller aux toilettes !!  »

Peut-être devait-elle songer à faire carrière dans la comédie ー y avait-il des comédiens dans le monde des sorciers ? Elle n’en avait aucune idée. Quoi qu’il en soit, les mines dégoûtées de la plupart des élèves et le passage qui se créait au centre du couloir lui indiquaient que la supercherie fonctionnait à merveille. Tirant d’une main sa valise et de l’autre sa camarade, elle réussit enfin à se frayer un passage parmi ses aînés.

« Tu crois que tu vas nous avoir comme ça ? Je suis sûre qu’elle est même pas malade ta copine »

La course de Leanna s’arrêta net alors qu’une fille qui lui semblait faire deux fois sa taille lui barrait le passage.
L’adolescente n’était visiblement pas dupe.

« Je mens pas, elle a vomit tout à l’heure devant la gare... regarde sa tête, ça se voit qu’elle est mal. Elle est stressée parce que c’est notre première année. Tu vas pas bien, hein ? »

La brunette s’était retourné vers sa camarade, le regard insistant. C’était à son tour de jouer la comédie, elle espérait que Rosalie était bonne comédienne. Il lui fallait juste montrer qu’elle était mal et elle pourrait enfin rejoindre un compartiment. Du moins Leanna l’espérait. Sinon elles étaient quitte à rester dans le couloir jusqu’à ce que Rosalie aille mieux...

On peut toujours plus que ce que l’on croit pouvoir.
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Suis le vent.

" Suis moi "
Rosie n'avait pas vraiment le choix, elle se cramponna à la jeune fille qui l'entrainait dans la foule. "Mon amie a très envie de vomir, laissez-nous passer !! Laissez passer, on doit aller aux toilettes !!  »
Cela fit sourire Rosalie, elle pensa que la jeune fille brune avait une bonne imagination et était une très bonne actrice, même Rosie se demanda si elle n'était pas malade. 

Dans la course folle, les deux jeunes filles s'arrêtèrent net, sur leur chemin une autre élève se dressait devant elles, Rosie leva les yeux vaguement vers cette fille, les mains toujours agrippée à ses côtes. La jeune fille en face ne voulait pas les laisser passer. Quand elle entendit : « Je mens pas, elle a vomit tout à l’heure devant la gare... regarde sa tête, ça se voit qu’elle est mal. Elle est stressée parce que c’est notre première année. Tu vas pas bien, hein ? »

* Oh non * - Là, Rosie comprit au regard de la belle brune qu'elle devait elle aussi sortir son côté théâtral et jouer le jeu jusqu'au bout, pas le choix pour esquiver cette montagne devant-elles. 
 
Alors elle se lança dans le jeu et sortit son plus beau rôle de la malade imaginaire - quitte à briser toute once de réputation qu'elle n'avait pas de toute façon : 

" Aie, Ouie, je vais ..... Je vais .... Attention ... JE VAIS VOMIR. " Si une caméra avait pu filmer cette scène pathos au possible, c'était le moment. Rosie faisait semblant de souffrir le martyr en ce cramponnant l'estomac, de fausses larmes coulaient sur ses joues, et elle arrivait presque à faire des bruits de déglutition. Tout un spectacle ce jouait dans le Wagon. Tout le monde c'était arrêté pour les regarder en faisant quelques pas en arrière. 

" C'est bon, c'est bon, qu'elle aille vomir ailleurs ta copine, dégagez de là les premières année, bougez j'ai dis ! "

Ni une, ni deux, les deux jeunes filles reprirent leur courses, elles finirent pas trouver une place de libre, elles ouvrirent la porte et s'engouffrèrent dedans. 

" Tu sais que tu joues très bien la comédie ? " Dit Rosie à la jeune fille tout en s'affalant sur un des canapés. 

" Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe "
La curisosité est mon gouvernail.

Suis le vent.

Désolée pour le retard :(   

Un Oscar. C’est ce que l’élève aurait dû recevoir à cet instant. L’illusion était parfaite. Même Leanna, pourtant dans la confidence, crut pendant une seconde que sa camarade était vraiment mal en point. Larmes, haut-le-cœurs aux bruits peu ragoûtants, regard douloureux... pas de doute, on y était. Une pièce en trois actes et six scènes. 
L’attention de l’assistance était d’ailleurs suspendue au spectacle qui se déroulait sur scène. Et c’était un kaléidoscope d’émotions qui se dévoilait après le lever du rideau: l’inquiétude pour certain, le dégoût pour d’autre, la moquerie pour le reste. La plupart s’était reculé sous l’affolement.
La fillette dû se retenir pour ne pas éclater de rire tant la supercherie fonctionnait et tant la situation était ridicule.
La prestation méritait un tonnerre d’applaudissements, une réception digne des plus grands chef-d’œuvres. Mais ce fut sous une réplique cinglante que l’aînée des deux nouvelles élèves leur laissa le champs libre.

Sans demander leur reste, les deux comparses trottinèrent vers le premier compartiment libre aperçu.
Alors que la fausse malade s’avachit sur un canapé en complimentant la prestation de Leanna, cette dernière entreprit de monter ses affaires sur le porte-bagage, avec le plus grand mal.

« Oh, tu as été bien meilleure que moi. Heureusement que... elle fit une pause dans un effort pour soulever sa valise....  tu as compris mon regard, ça valait vraiment le coup ! J’ai presque cru que tu allais vraiment vomir... je sais pas s’il y a un club de théâtre à Poudlard, mais tu devrais t’y inscrire ! J’ai vraiment dû me retenir pour ne pas rire en voyant leur tête, c’était super drôle ! », s’exclama-t-elle avec un grand sourire.

À son tour, Leanna prit place sur le canapé en face de la fillette. Elle réarrangea correctement sa robe à fleurs sur ses genoux et sa longue chevelure brune qui retombait le long de son buste. Sa mère avait toujours été intransigeante sur l’apparence que sa fille devait adopter ; pas un pli apparent, pas une mèche de travers, c’était une des règles des Hastings. Et Leanna ne manquait jamais une occasion de suivre cet usage. 

« Au fait, vraiment désolée pour le coup de coude, tu n’as plus mal j’espère ? Je m’appelle Leanna Hastings, et toi ?, elle attendit la réponse de sa camarade et reprit, je viens de Londres et je ne connais rien à la magie... j’espère que je ne serais pas seule dans ce cas... »

On peut toujours plus que ce que l’on croit pouvoir.
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Suis le vent.

Reducio
Désolé du retard aussi :D 



« Au fait, vraiment désolée pour le coup de coude, tu n’as plus mal j’espère ? Je m’appelle Leanna Hastings, et toi ?, elle attendit la réponse de sa camarade et reprit, je viens de Londres et je ne connais rien à la magie... j’espère que je ne serais pas seule dans ce cas... »

OUF - RESPIRE - Rosalie affalé sur la banquette écoutant la jeune fille saluer ses talents de comédienne. Elle se redresse et répond d'une voix plus douce et moins essoufflée : " Je m'appelle Rosalie  Boiscedre, Hasting tu dis ? J'ai l'impression d'avoir déjà entendu se nom de famille ... Je viens d'Irlande, mais je suis chez ma grand-mère qui vit à londres, enfin longue histoire, mais du coup je suis un peu Irlandais un peu Anglaise. Je crois qu'il y'a des cours de théâtre à Poudlard, on pourra si inscrire toute les deux après ça " Rire de Rosalie. " Non je n'ai plus mal, c'est passé depuis un moment maintenant, heureusement que tu étais là contre l'affreuse fille de tout à l'heure. " 

Rosie remet en place ses cheveux et sa tenue, il ne faudrait pas que sa grand-mère la voit dans cet état- elle qui est toujours si bien âpreté en quelques occasions. Elle dépose son sac en bandoulière sur les rangements situés au dessus de la baguette. Elle regarde par la fenêtre, cherchant du regard Rosemary. 

Mais elle est déjà bien loin Rosie et tu le sais. Pourquoi tu espère encore ? Naïve jeune fille. 

Le regard de Rosie se brouilla quelques secondes, le regard perdu au loin. RESPIRE. Puis la jeune fille se ressaisit, le sourire au lèvre elle demande à sa camarde : " Dans quelle  maison tu aimerais être toi ? ". 

" Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe "
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Suis le vent.

« Ah bon ? Je sais pas s’il y a des Hastings connus... il y a une ville qui s’appelle Hastings en Grande-Bretagne par contre !  », expliqua Leanna.
Écoutant l’histoire de la dénommée Rosalie, la curiosité grandit en elle ; pourquoi devait-elle habiter chez sa grand-mère à Londres ? Pour une pure Londonienne c’était invraisemblable de quitter sa ville natale pour quelque raison que ce soit. En fait, elle ne l’avait jamais quitté. Pas une seule fois avait-elle mis les pieds hors des limites de la ville. Elle n’avait jamais été plus loin que le Outer London — les districts Londoniens situés à l’extérieur du centre de la ville — où ses grand-parents paternels résidaient. Le district du Walthamstow était à une petite heure de métro, c’était le trajet le plus long qu’elle avait fait de toute sa vie.
« C’est différent l’Irlande ?  », c’était la seule question qu’elle avait eu le courage de poser.
Elle pouffa à la réflection de la rousse. Un club de théâtre était une bonne idée. Leanna se demandait s’il y avait aussi un club de musique ou de danse... peut-être que dans le monde des sorciers les instruments jouaient tout seuls et en un coup de baguette n’importe qui était capable de se transformer en talentueuse danseuse étoile ?

La brune sourit à sa camarade après ses remerciements, au moins la douleur avait disparu et Rosalie ne lui en voulait pas. C’était une bonne chose, elle ne voulait se faire une ennemie avant même avoir commencé sa scolarité à Poudlard ; quel mauvais présage pour la suite. La possibilité qu’elles soient dans la même maison était aussi bien présente. Il valait mieux se faire des amis que des ennemis.
Leanna sortit de ses pensées, son regard se posa sur Rosalie qui semblait troublée, en regardant le quai de la gare. Ce n’était pas facile pour Leanna non plus. L’emotion de sa camarade était contagieuse et la brune sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle les ravala tout aussi rapidement qu’elles n'étaient venues.

« Serdaigle me conviendrait bien... j’aime bien étudier et lire.  »
Elle évita de parler de son père, décédé avant sa naissance. C’était aussi pour lui, ancien Serdaigle, qu’elle voulait intégrer cette maison. Leanna ne l’avait jamais appelé papa, elle n’avait jamais réellement eu le désir de le rencontrer depuis son admission à Poudlard. Mais maintenant, elle avait le désir de suivre ses traces.
« Mais je serais heureuse dans n’importe quelle maison je pense ! Et toi ?  »

Alors que Leanna parlait, le train se mit finalement à retour. Elle sentit l’excitation monter alors que la locomotive quittait la gare. L’angoisse était aussi présente, tapie dans l’ombre. Parfois, elle sortait de sa cachette sans prévenir, et elle la prenait aux tripes. Finalement, elle repartait alors que la fillette se forçait à penser à toutes les aventures qui l’attendaient. 

Finalement, elle planta ses yeux dans ceux de Rosalie, repensant à la tristesse de la rousse.
« Des fois je suis excitée d’entrer à Poudlard, et deux secondes après j’ai tellement peur que j’en ai mal au ventre... toi aussi ça te fait ça ?  », questionna-y-elle spontanément.

Les deux filles continuèrent de parler, chacune échangeant à l’autre ce qu’elles savaient sur le monde sorcier et sur Poudlard. Leanna accueillit chaque information avec une grande curiosité, elle qui ne connaissait rien à la magie.
Le courant passait bien entre les deux filles ; et le trajet passa rapidement. L'arrivée était imminente, elles enfilèrent leur robe de sorcier avec nervosité et excitation. Et enfin, le Poudlard Express s’arrêta.

Fin du RP. Je supprimerai le dernier paragraphe si Rosalie décide de le reprendre.

On peut toujours plus que ce que l’on croit pouvoir.
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