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Le retour 3.0  PV 

King’s Cross... Quelle gare magnifique. On lui avait toujours répété qu’on voulait et aimait ce qui nous manquait, et en effet c’était d’une humeur plus qu’excellente que Rose avait rejoint la gare ce matin du premier septembre. La jeune blondinette allait enfin faire son retour à Poudlard, après plusieurs mois d’absence. Son retour était aussi brutal que l’avait été son départ ; aux dernières vacances de Pâques, la jeune fille était allée retrouver ses parents dans leur appartement londonien. Seulement une fois de plus, ses parents avaient planifié la suite de sa vie en son absence. Ne pouvant de toute évidence plus l’accueillir chez eux, les Moane avaient décidé d’envoyer leur fille plus loin, là elle pourrait enfin être hébergée librement y compris durant les vacances. C’est ainsi que mi-avril, la Poufsouffle ne revint pas à Poudlard mais fit son entrée à l’institut des sorcières de Salem, dans ce grand pays que sont les Etats-Unis. Et c’est également là-bas qu’elle aurait dû faire sa rentrée quelques jours auparavant.

Seulement, alors qu’elle était de passage à Londres pour quelques jours, une dispute secoua violemment le foyer des Moane. Rose ne se plaisait aucunement à Salem, l’Angleterre lui manquait, Poudlard aussi, et par-dessus tout elle voulait retrouver ses amis. Elle avait vécu deux ans aux côtés de ces gens, et elle ne parvenait pas à s’habituer à leur absence. Il fallait dire que les Américains ne l’y aidaient pas. Les jeunes n’étaient pas connus pour être tendre entre eux, mais elle ne s’était aucunement préparée à cela. Entre ceux qui la regardaient comme une curiosité historique et ceux qui la voyaient comme une ennemie de l’état, le mal-être de la jeune fille était allé en s’accroissant. Ainsi, elle avait explosé. Ce jour-là elle avait hurlé sur ses parents, elle s’était plaint, elle avait même frappé le mur de sa chambre. Puis elle avait menacé de tout faire pour se faire renvoyer si elle devait y retourner. Cette petite avait réellement du mal avec le concept de demi-mesure. Malgré leurs réticences plus que nombreuses, ses parents furent finalement contraints de céder.

Elle se retrouvait donc aujourd’hui, poussant un chariot presque aussi lourd qu’elle, courant pour traverser le mur menant au quai 9 3/4. Elle devait y retrouver sa meilleure amie, Ambre, pour prendre le train avec elle. Faire son retour à Poudlard en compagnie de sa meilleure amie, quelle rentrée pourrait surpasser celle-ci ? Aucune, tout simplement aucune. Notre blondinette était hystérique, elle souriait à chaque personne qu’elle croisait, sautillait presque sur place d’impatience. Elle se donnait surement un peu en spectacle de cette façon, mais elle ne s’en rendait même plus compte. La jeune fille finit donc par s’adosser au mur pour patienter jusqu’à l’arrivée de sa tant attendue amie. Elle était en avance, comme toujours. Elle n’en pouvait plus d’attendre chez elle, enfermée seulement dans le salon, alors elle était partie plus tôt que prévu. Maintenant, si Ambre pouvait avoir eu la même idée débile qu’elle, Rose lui en serait drôlement reconnaissante.

Élève du mois de juillet 2013
Sorcière la plus supporter - Magicawards 2015
Capitaine des Frelons de Poufsouffle
Poète en chef
Fière propriétaire d'Oylegulka

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La vie de la petite, quoique plus si petite que ça, Ambre Baxrendhel était assez mouvementée, pour quelqu’un de son âge. Enfin, vous me direz, rien que le fait d’être une sorcière est quelque chose de mouvementée, mais croyez-le ou non, ce n’était pas la pire chose qui avait pu lui arriver, au contraire. Sans cela, elle n’aurait jamais connu des gens extraordinaires, elle n’aurait jamais connu de choses aussi stupéfiantes, elle n’aurait jamais volé sur un balai, et surtout, elle n’aurait jamais connu la vérité sur certaines ombres du tableau familial. Cette dernière partie, quoique vitale pour la jeune fille, n’était pas la meilleure chose qui lui soit arrivé. Mais en y repensant, elle se disait qu’elle préférait vivre en sachant cela plutôt que de vivre dans le mensonge. Certains d’entre vous pensent probablement à la demi-sœur cachée de notre jeune protagoniste, mais ce n’est pas d’elle dont il est question. Cette famille cachée et maintenant découverte et aimée n’est pas l’ombre du tableau auquel nous faisons référence ici. Quoique si, cela en fait parti, mais disons que dans cette ombre, sa sœur cachée était la lumière. Mais trêve de blabla sur la famille de la rouquine. Les détails de l’ombre du tableau seront pour plus tard. Pour l’instant, place à l’hystérie, au bonheur et, si possible, au câlin.

En ce jour de rentrée en troisième année, Ambre était hystérique, folle, excitée. Tous ces adjectifs n’étaient dus qu’à une chose : le retour de sa meilleure amie au château. Le retour de Rose Moane. Lorsque la rouquine avait apprit son retour à Poudlard, elle avait d’abord cru à une mauvaise blague de son amie. Mais elle avait fini par comprendre que tout cela allait vraiment arriver, que tout était réel. En ce moment-même elle ne voulait qu’une chose : la voir et passer une merveilleuse année avec elle sans que rien ne les sépare.

Ambre poussait donc rapidement le chariot contenant toutes ses affaires pour passer une année au château. Livres, vêtements, matériel et tout le reste, même son hibou OVeutaq était du voyage. Depuis sa première rentrée, la rouquine se demandait encore pourquoi personne dans cette fichue gare londonienne ne l’avait encore arrêté pour lui demander ce qu’elle comptait faire de toutes ces affaires. Il faut dire que les chaudrons et les hiboux n’étaient pas vraiment les choses que l’on retrouvait le plus sur des chariots poussés par les Moldus… Mais bon. Laissant cette idée de côté, la jeune fille s’empressa de passer le mur ensorcelé qui allait la mener directement au quai 9 3/4. Lorsqu’elle arriva sur ce dernier, elle chercha des yeux son amie. Elle savait qu’elle était en avance, la preuve le quai était pratiquement vide, mais il faut dire qu’elle n’avait pas vraiment eu le choix… Enfin, l’explication viendra plus tard.

Des cheveux blonds, une silhouette connue, un visage connu. Rose. La jeune fille se trouvait à quelques pas de la position de la rouquine. Lorsqu’elle l’aperçut, Ambre poussa violemment son chariot, manquant de faire tomber la cage de son hibou, en direction de la blondinette. Sans crier gare, Ambre lâcha son chariot et attrapa son amie pour la serrer dans ses bras :


« Tu m’as tellement manqué Rosace… »

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons

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Rose attendait donc inlassablement l’arrivée de sa meilleure amie. Quoi de plus ordinaire me direz vous ? Rien, ou du moins rien en oubliant le fait que les jeunes filles étaient des sorcières. Car avec leurs chariots pleins de diverses choses toutes plus étranges et mystérieuses les unes que les autres, même pour les deux jeunes sorcières, on ne pouvait pas dire qu’on avait ici affaire à des modèles de normalité. Ceci dit, la Pouffsouffle restait une jeune fille le jour de la rentrée, qui attendait ses amis. Et voilà que son champ de vision connut une petite modification puisqu’un chariot d’une taille certaine lui fonçait dessus. Littéralement, ce chariot allait lui rentrer dedans s’il continuait. Tentative de meurtre aggravée, voyez vous. Finalement, le chariot fut abandonné et finit adossé au mur, dans une absence de délicatesse certaine. L’avenir de l’apprenti meurtrier avait par ailleurs perdu tout intérêt puisque la blondinette avait maintenant la tête dans une crinière rousse et était retenue par une petite paire de bras. Sa meilleure amie était enfin là.

« Tu m’as tellement manqué Rosace… »

Et voilà, on y était. Les deux meilleures amies qui se retrouvaient sur le quai de la gare. Légèrement prévisible peut être, mais reste que Rose était bien contente de ces retrouvailles. Imaginez donc, revoir Ambrouille après plusieurs mois, c’était déjà un bonheur en soi. Rajoutez-y des heures à passer ensemble sur des banquettes confortables, avec des bonbons à souhait, une école extraordinaire au bout du chemin et la promesse d’un dortoir plein d’amies. Rose était un tout petit peu euphorique, avec son sourire jusqu’aux oreilles et ses bras pales enroulés autour d’un petit corps. Enfin petit, Ambre avait pris quelques centimètres depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu manifestement. Ou alors la blonde avait rétréci, mais comprenez bien que même chez les sorciers ce n’était pas franchement probable. Toujours est-il qu’elle la dépassait maintenant, et plus seulement lorsqu’elle avait de grosses chaussures.

« Toi aussi Ambrouille, tu m’as manqué... Sinon t’as passé de bonnes vacances ? Il faisait beau au moins ? »

Pendant ce temps, elle avait desserré son étreinte et invitait maintenant son amie à la suivre pour se diriger dans le train. Il fallait bien rejoindre ses amis, ou bien trouver un compartiment vide tant qu’il en restait. Elles avaient un peu de temps devant elles, en réalité elles en avaient même beaucoup vu l’heure qu’indiquait l’horloge mais vu combien elles avaient de trucs à se raconter et bien, il fallait s’y mettre. Elle retrouva son chariot, qu’elle se mit à pousser avant de se retourner vers Ambre et son chariot, ou du moins ses restes. Des affaires éparpillées un peu partout sur le quai, une mosaïque sur le sol. Un peu comme leur chambre, où elles finissaient toujours par perdre des vêtements qu’elles empruntaient chez les autres. Morte de rire, elle s’adressa donc à son amie d’une voix moqueuse :

« Par contre il va falloir s’occuper de ça, sinon tu vas encore finir par m’emprunter des trucs. »

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Quoi de mieux que de pouvoir serrer Rose dans ses bras après tant de mois passés loin d’elle ? Qu’est-ce qu’Ambre pourrait avoir de mieux que ce câlin tant attendu ? Rien. Ou peut-être que si, quelques chocogrenouilles, des caramels et… Ah nan nan, rien de mieux que le câlin tant attendu. Rien n’était mieux que ce moment. Et apparemment, Rose éprouvait le même sentiment. Du moins, c’était ce que la rouquine espérait. Certes, le fait que son amie lui rende ce câlin en passant ses bras autour de sa taille ne voulait rien dire, mais la troisième année savait qu’elle était contente de la revoir. Et heureusement pour elle, Rose confirma ses pensées :

« Toi aussi Ambrouille, tu m’as manqué... Sinon t’as passé de bonnes vacances ? Il faisait beau au moins ? »

Les deux amies desserrèrent leur étreinte et Rose s’avança en direction du train, faisant signe à la rouquine de la suivre. Ambre s’empressa de la suivre mais elle s’arrêta net, se retourna et aperçu son chariot un peu plus loin, les trois quarts de ses affaires jonchant le sol. Le visage décomposé à côté de son amie qui était à la limite de tomber par terre tellement elle rigolait, la jeune Poufsouffle se demandait bien pourquoi elle avait eu l’idée de lâcher son chariot à pleine vitesse. Pourquoi n’avait-elle pas eu la présence d’esprit de freiner, de le laisser à l’arrêt et d’aller faire un câlin à son amie seulement après ?

« Par contre il va falloir s’occuper de ça, sinon tu vas encore finir par m’emprunter des trucs. »

La rouquine se retourna vers elle et lui tira la langue avant de faire un geste l’invitant, et presque l’obligeant, à venir l’aider. En même temps, c’était un peu de sa faute aussi, si Ambre avait lâché son chariot, si elle ne l’avait pas vu elle ne l’aurait pas lâché et… Bon d’accord c’était entièrement sa faute. Mais par chance, la plupart de ses vêtements étaient restées dans les malles mais ses manuels et les affaires dont elle avait besoin pour son hibou, ainsi que quelques parchemins et plumes étaient tombés. Tout en ramassant rapidement ses affaires, elle répondit à Rose sans s’attarder dans les détails :

« Pour les vacances je crois pas que le terme ‘’bonnes‘’ soit approprié… J’te raconterai dans le train. Tiens passe moi les parchemins qui sont là-bas steuplait. »

Elle accompagna ses paroles d’un geste de la main, montrant effectivement une petite pile de parchemin à quelques mètres de là où se trouvaient le reste de ses affaires. Au bout de quelques minutes de ramassage et de bourrage de malles intense, les deux amies se dirigèrent vers le train, Ambre se retournant toutes les trente secondes pour vérifier qu’elle n’avait rien oublié par terre. Une fois devant une des entrées du train, la troisième année fit signe à Rose de passer devant elle en accompagnant son geste d’un clin d’œil :

« A toi l’honneur, j’te suis, trouve nous des bonnes places hein ! »

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Rien ne changeait dans ce monde, et surtout pas Ambre. Cela faisait trois ans qu’elle réagissait de la même façon, avec cet air dépité en voyant le massacre de son chariot réparti sur le quai, comme un nouveau parquet, après qu’elle l’ait lâché en pleine course pour venir la voir. La blondinette savait très bien à quoi elle s’exposait en taquinant délibérément sa meilleure amie, et elle n’y manqua pas. Ambre lui tira la langue, tout en gardant cet air embêté devant les parchemins qui s’étaient libérés partout. Il était temps de ramasser tout ce bazar. Ce câlin immédiat lui avait couté une séance de ménage du sol qui, si jamais vous vous posiez la question, n’était pas franchement propre. Comment est-ce que tant d’affaires pouvaient rentrer dans une si petite malle ? Sans compter les vêtements qui étaient restés en place, elle avait beaucoup plus d’affaires scolaires qu’elle, ce qui n’était pas franchement bon signe. Rose se savait étourdie, mais pas au point d’oublier tant de matériel, au moins on pouvait dire que les deux filles étaient complémentaires. En mettant en commun, elles trouveraient surement un bon arrangement, comme toujours. Alors qu’elle se battait avec une plume qui lui échappait, Ambre lui répondit enfin :

« Pour les vacances je crois pas que le terme ‘’bonnes‘’ soit approprié… J’te raconterai dans le train. Tiens passe moi les parchemins qui sont là-bas steuplait. »

Un petit geste de la main lui indiqua de quels parchemins elle parlait. Rose se traina sur les quelques centimètres qui séparaient ces feuilles du reste du tas, les attrapa et les tendit à Ambre. Après quelques minutes passées à écraser les affaires pour les faire rentrer dans la malle, les deux filles se levèrent et trainèrent leurs chariots jusqu’une des entrées de l’énorme Poudlard Express. Ambre lui fit signe de passer la première, avec un petit clin d’œil qui lui indiquait toute sa responsabilité quant à leur confort futur. On ne rigolait pas quand il s’agissait de choisir le siège le plus confortable pour les heures à venir. C’était parti pour une petite visite du long couloir à la recherche du wagon idéal.

« A toi l’honneur, j’te suis, trouve nous des bonnes places hein ! »

Rose grimpa donc les quelques marches, portant à bout de bras sa malle aussi grosse qu’elle. Se retournant vers sa meilleure amie, elle lui proposa de l’aide pour monter cette chose énorme, qui s’avérait être d’un poids plus que conséquent. Elle avait mis du plomb dans sa valise, ou peut être qu’elle avait tout pris en double pour que ce soit si lourd. Toujours est-il que monter dans ce train avait déjà été une épreuve en soit. Maintenant, elle se mit à parcourir les couloirs jusqu’à trouver un compartiment non seulement vide, fait déjà remarquable, mais également particulièrement confortable. Et elle le trouva assez rapidement, comme quoi être en avance avait du bon. Conseil d’ami, toujours se lever suffisamment tôt pour pouvoir nettoyer le quai et tout de même trouver une place dans son train.

« Ça te va comme compartiment ? »

Rose accompagna sa question d’un léger hochement de tête, pour lui faire savoir qu’elle était tout à fait disposée à retourner le train encore quelque temps. Mais comme aucune expression de dégout ne semblait parcourir le visage de la rousse, elle traina sa valise sur quelques derniers mètres, se débrouilla pour la ranger et se laissa tomber en soupirant sur la banquette. Toutes ces émotions l’avaient légèrement fatiguée, et faire face aux suivantes assise lui paraissait un choix plus que raisonnable. Ambre l’avait imitée et semblait également à ses aises dans le compartiment, le voyage était donc prêt à démarrer, et avec lui quelques heures de discussion plus ou moins futiles.

«  Je crois qu’on a plein de trucs à se raconter, commença-t-elle doucement, avec un air de confidence sur le visage, avant d’ajouter pour relancer sa meilleure amie, Alors ces vacances ? »

Rose se doutait bien que son amie n’avait pas passé de meilleures vacances que les siennes, vu la situation familiale qu’elle lui connaissait. Mais elle était aussi là pour ça, et puis ne pas se voir pendant des mois laissait un certain manque d’information qu’il était grandement temps de combler.

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Ambre laissa son amie passer devant, et la regarda, impuissante, essayer de monter sa malle dans le train. C’était un des inconvénients à ne pas avoir ses parents avec soi pour ce départ, même si dans cette situation, les deux jeunes filles avaient de très bonnes raisons. Le fait de grimper la première dans le train était également un inconvénient. Personne pour tirer la valise depuis l’intérieur du train. Si elles avaient un peu réfléchis avant de se lancer, la rouquine aurait déjà dû grimper dans le train pour tirer la malle de sa meilleure amie, avant de redescendre pour refaire la même chose avec la sienne. Mais bon, au moment où la troisième année pensa à cette solution, c’était trop tard, Rose avait déjà réussi à monter la sienne, et tendait maintenant les bras pour aider la jeune fille à monter la sienne. Une fois les deux jeunes filles dans le train, ainsi que les deux malles, Rose ouvrit la marche et se mit en quête de trouver le meilleur compartiment.
Le train était, pour ainsi dire, vide. Rien à voir avec le train que les deux amies avaient coutume de côtoyer à départ et chaque retour. En fait, et Ambre en était sûre, elle ne l’avait jamais vu vide. Enfin bref. Rose s’arrêta devant un compartiment et demanda à la rouquine s’il lui convenait. Cette dernière jeta un rapide coup d’œil. A priori rien d’anormal, aucune créature ne semblait s’être cachée dans ce compartiment, bref tout était bien. Elles y trainèrent toutes les deux leurs malles respectives et les rangèrent rapidement, avant de s’affaler sur les banquettes, où elles se faisaient face.


« Je crois qu’on a plein de trucs à se raconter. Alors ces vacances ? »

C’est vrai que depuis le temps que les deux amies ne s’étaient pas vues, il s’en était passé des choses. Des bonnes comme des mauvaises évidemment. Ambre avait tellement de choses à lui raconter, même si elle savait qu’elle ne pourrait pas tout lui raconter, par manque de temps déjà, puis parce que certaines choses n’avaient pas grand intérêt. Elle remercia donc intérieurement son amie lorsqu’elle relança le sujet sur les vacances. Rose savait depuis longtemps que la famille de la rouquine était, disons, assez spécial. Elle savait d’ailleurs qu’Ambre avait une demi-sœur, elle l’avait même vu en vrai, lorsqu’elle était professeur à Poudlard, lorsqu’elles étaient toutes les deux en première année. Elle savait également que ses parents avaient quelques problèmes, mais elle ne savait pas exactement les problèmes qu’il y avait au sein de la famille Baxrendhel. Et Ambre n’avait, pour l’instant, pas envie d’en parler. Elle se contenta de répondre calmement :

« Bizarres. J’étais quasiment tout le temps chez Anatéine, alors que c’était pas vraiment prévu à la base. »

Elle tenta de fuir le regard de son amie, et regarda par la vitre les gens arriver au compte goutte sur le quai. Elle reposa son regard sur son amie et, ne lui laissant pas le temps de poser plus de questions, lui demanda :

« Et toi ? »

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