Voie 9 ¾

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Discussion dans un wagon  PV 

La foule est dense sur le quai. Les cris des chouettes, des hiboux, des parents qui cherchent leurs enfants, et des enfants qui cherchent leurs amis accentuent le capharnaüm qui règne en ce lieu. Bryn se tient serrée contre sa mère. Elle n'a pas envie de partir. Elle ne se sent pas rassurée.Son père porte sa valise. Le moment du grand départ approche. Bryn serre lentement sa mère dans ses bras. Elle n'a jamais été très douée dans ces moments-là. Il n'y a pas beaucoup de situations émotionnelles où elle est très douée d'ailleurs. Un léger baiser déposé sur la joue de ses parents, et elle est prête. Elle attrape sa valise, et monte dans le train sans se retourner. Elle ne veut pas voir les larmes qui coulent sur les joues de sa mère. Elle ne veut pas penser qu'elle pourrait tout simplement rester avec eux. Ses parents lui rappellent trop sa vie d'avant. Sa vie avant la réception d'une étrange lettre. Sa vie lorsque tout allait bien. Lorsqu'elle pouvait passer son temps devant son ordinateur sans qu'on lui fasse de remarques. Sa vie avant d'être une sorcière.

Bryn s'installa rapidement dans un compartiment désert. Elle n'avait pas trop envie de parler. Sa deuxième année l'angoissait un peu à vrai dire. Elle avait entendu que les cours allait être plus difficile. Elle qui avait déjà du mal à gérer la fatigue en première année, risquait de se sentir dépassée. En plus, elle avait décidé de prendre une bonne résolution. Elle regrettait un peu maintenant de l'avoir prise un peu sur une coup de tête. S'intégrer est loin d'être facile, voir même épuisant pour la jeune Serpentarde. Elle adressa un léger signe de main, à ses parents toujours sur le quai. Allait-ils rester jusqu'au départ du train, elle n'en savait rien. Les autres jeunes sorciers, montaient joyeusement dans le train, passant sans s'arrêter devant le compartiment où Bryn s'était installé. En une année complète, elle avait rencontré peu de monde, même dans sa propre maison. En fait, elle avait vraiment rencontré une seule personne : Isobel Arrington. Bryn ne savait que peu de chose de la Poufsouffle, si ce n'est qu'elles ont le même âge. Elle se souvenait bien de ce jour où elle s'était perdue dans les couloirs. Elle l'avait croisé une seule et unique autre fois, dans la salle d'étude, alors que Bryn calligraphiait. Autant dire que Bryn connaissait à peine sa camarade jaune.

Les pensées de Bryn continuait de se balader sur sa première année dans le château. Il n'y avait vraiment rien de bien glorieux. Un petit chuintement lui indiqua soudainement que la porte de son compartiment venait de s'ouvrir. Le visage de la personne ne lui était pas totalement inconnue, étant une préfète de Serpentard. Bryn, avait un léger doute sur son prénom, mais il lui semblait bien que c'était Dakota. Elle adressa un petit sourire à la Serpentarde. Le voyage passerait peut-être un peu plus vite à deux.

« Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté. »
~Capitaine des Crochets d'Argents~
~Serpy du mois de juin 2016~
"Le fromage est infâme ! C'est, à ce jour, mon seul combat !"

Discussion dans un wagon  PV 

Grand-père Alf était debout sur le quai 9 ¾, tenant patiemment la main de sa petite-fille qui gesticulait dans tous les sens, pressée de monter dans le train en direction de sa nouvelle maison : Poudlard. Dakota Roth commençait à adorer ce train, elle commençait à adorer cette sensation que l'on ressent quand on laisse sur le quai des personnes que l'on aime, mais qui savent très bien que l'on part vers un endroit vraiment fabuleux, et que notre choix est le bon.

La Deuxième Année était surexcitée, si bien qu'elle abandonna la main d'Alfred Roth, et s'empara de ses valises et de sa chouette Xeusar, pour trouver une place libre dans le Poudlard Express. Le pauvre homme dut donc suivre sa petite-fille parmi la foule dense et compacte de la gare, en essayant de ne pas la perdre de vue. Dakota regardait à travers les fenêtres, pour voir si un des compartiments était vide, et si elle pouvait s'y asseoir sans problème. Soudain, elle en trouva un, et sautilla sur place, adressant des signes à son grand-père, qui peinait à la rejoindre.

Une fois arrivé, le vieil homme sentit que le moment de la séparation était arrivé. Il prit la jeune Dakota dans ses bras, et lui glissa des mots encourageants pour sa Deuxième Année. Puis, il desserra son emprise, et laissa la jeune sorcière monter dans le wagon. Dakota embrassa une dernière fois son grand-père avant de prendre ses bagages et de les hisser dans le train. Elle resta à la fenêtre de la porte, lui faisant des signes de la main tandis que le train démarrait à grands coups de sonnettes et de fumée. Une boule se forma alors dans sa gorge, et son cœur battait tellement qu'il était sur le point d'exploser. Dakota aimait certes les adieux, mais elle n'aimait pas la façon dont celui-ci s'était déroulé. Elle aurait voulu que ses parents soient là, qu'ils la serrent dans leurs bras, qu'ils lui murmurent des mots gentils avant de l'aider à porter ses valises dans le wagon. Elle aurait aimé leur faire un signe de la main, et pouvoir voir leur visage s'effacer avec la distance et la brume. La jeune fille ne savait pas si elle aimait ses parents ou non, mais une chose est sûre : leur présence lui manquait. Ce n'est pas qu'elle n'aimait pas son grand-père, mais chaque enfant devrait être proche de ses parents. Dakota avait l'impression d'être orpheline, alors même que ses parents étaient bel et bien vivants.

Elle ressassait ces quelques pensées dans sa tête, lorsqu'elle arriva au compartiment vide qu'elle avait aperçu par la fenêtre sur le quai. Seulement, quelqu'un semblait aussi l'avoir aperçu, et s'était précipité pour s'y installer avant elle. N'ayant pas tellement envie de se balader encore longtemps avec ses bagages, Dakota se décida à entrer dans le compartiment. De toute manière, rien ne l'obligeait de parler à l'autre élève. Elle fit donc glisser la porte, et se retrouva face à une jeune fille, qui semblait avoir à peu près le même âge qu'elle. Dakota se stoppa net, certaine d'avoir déjà vu cette tête quelque part. C'est alors que ces deux neurones se connectèrent, et qu'elle reconnut, Bryn, une élève de Serpentard qu'elle croisait souvent dans la Salle Commune.

La préfète ouvrit la bouche, puis la referma, sans savoir trop quoi dire, en réalité. Le seul mot qui sortit de sa bouche fut donc :

« Salut. »

Allez, Dakota. Tu peux mieux faire, quand même. La jeune fille était gênée en présence d'autres personnes. Elle ne savait jamais quoi dire. Répondant au sourire de sa camarade, elle se risqua à demander :

« Je peux m'installer là ? Ça ne te gène pas ? »

Journaliste aux Chroniques du Sale Hasard ❋ Proud to be a Slytherin.
« On ne se méfie jamais trop de qui sait lire et écrire. »

Discussion dans un wagon  PV 

Peu à peu, la foule diminuait un peu sur le quai. Mais ce n'était probablement qu'une impression. Au fur et à mesure que des élèves s'installaient (bruyamment) dans le train, d'autres apparaissaient sur la voix tenant encore pour les plus jeunes la main de leur parents. Puis ils disparaissaient dans le foule sur le quai, probablement pour rejoindre un ami qu'ils venait d'apercevoir. Ses parents étaient toujours là, tentant probablement de discerner ce qui était en train de se passer dans le compartiment de Bryn. Elle n'aimait pas se sentir observée comme cela. Ses parents s'inquiétaient probablement un peu pour elle. Il était temps de leur montrer qu'elle avait progressé, grandi... Sa camarade de wagon avait parlé, en réponse à son simple sourire. Une voix agréable, mélodieuse, qui laissait transparaître un peu de gêne. Bryn avait eu du mal à saisir cette nuance dans la voix de sa préfète. Elle n'en était même pas sûr. Mais cette indice, mis en relation avec le contenu de ses propos laissait penser que Dakota était relativement timide. Elle acquiesça lentement, et fit un petit geste de la main pour inviter sa camarade à s'asseoir. Elle jeta un dernier regard à ses parents, qui s'étaient un peu rapprochés de son compartiment. Il fallait qu'elle parle. Qu'elle tienne sa promesse.

« Tu ne me gènes pas, ne t'inquiète pas. »

Bon, Bryn n'était pas vraiment sûre que sa camarade s'inquiète réellement pour elle. Après tout, il fallait bien que tout le monde trouve une place assise dans le train, et avoir un compartiment vide relevait presque du miracle. Elle regarda Dakota s'installer. Un seul mot-clé importait maintenant jusqu'au départ du train. La sociabilisation. Elle ne pouvait plus vraiment maintenant sortir son livre de son sac. ''La gourmandise de la grenouille'' attendrait un peu. Sa main caressait lentement le tissu des sièges du train. Elle ne s'en était pas aperçu. La sensation n'était pas trop désagréable. Elle s'arrêta presque aussitôt et coinça ses mains entre ses cuisses. La position était forcément moins naturelle pour Bryn, mais au moins, elle était sûre de ne pas faire de mouvements gênants ainsi.

« Tu es bien Dakota, n'est-ce pas ? Tu as passé de bonnes vacances ? »

Sa voix était faible. Elle ne connaissait pas sa préfète après tout. Et lui poser une question sur ses vacances, c'est rentrer en plein fouet dans la vie privée de sa camarade. Comment avait-elle pu oser faire ça ? Elle aurait du commencer par proposer deux-trois friandises, sans penser au fait qu'elle n'allait pas pouvoir se brosser les dents juste après. Ce n'est pas en une fois que l'on attrape des caries dans le fond. Mais c'était trop tard. Le mal était fait, elle n'avait plus qu'à attendre la réponse de sa camarade.

Reducio
Les mots soulignés sont pour le concours d'avaleurs de chocogrenouilles

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Bryn fit rapidement un geste de la main, comme pour convier la jeune Roth à s'installer confortablement dans le compartiment. Elle tourna ensuite la tête, comme si elle cherchait quelqu'un sur le quai, ou, au contraire, qu'elle cherchait à éviter les regards. Bryn hésita un instant, puis répondit à la question somme toute idiote de Dakota :

« Tu ne me gènes pas, ne t'inquiète pas. » 

Les deux jeunes fille se figèrent dans des sourires à la fois forcés et sincères, et le silence s'installa, sans que Dakota ne sache quoi dire pour relancer la conversation. Enfin, pour lancer la conversation, car, clairement, il n'y avait pas encore eu de réelles paroles échangées entre les deux sorcières. La préfète se racla la gorge, et fixa Bryn, qui était en train de caresser le tissu des sièges du compartiment avec ses doigts. C'était assez… étrange, et Dakota se demanda si sa camarade n'était pas devenue folle, ou entrait dans une transe que personne ne pouvait comprendre à part elle.

Bryn se rendit compte de ce qu'elle faisait, et stoppa immédiatement tous ses gestes, rangeant ses mains sous ses cuisses. Dakota sourit à la vue de sa camarade aussi gênée, mais elle ne voulait pas la rendre encore plus mal à l'aise, aussi la Serpentard essaya-t-elle de ne pas regarder les mains de Bryn. Celle-ci tenta de changer de sujet et lança à la préfète :


« Tu es bien Dakota, n'est-ce pas ? Tu as passé de bonnes vacances ? » 

Bizarrement, juste après avoir prononcé ces quelques mots, Bryn eut un comportement étrange, comme si elle n'avait pas voulu dire cela. Dakota la fixa avec des yeux ronds, comme pour comprendre pourquoi sa camarade était aussi… stressée. Puis elle réfléchit, et elle se dit qu'elle aussi était timide, et qu'elle n'aimait pas parler aux gens. Bien sûr, elle était devenue préfète, et elle avait bien dû s'ouvrir aux autres, histoire de pouvoir punir des élèves de temps à autre. Mais Dakota restait une personne assez réservée. Alors, elle comprenait le comportement de Bryn.

La préfète se contenta de sourire, tout de même heureuse que sa camarade se soit rappelée de son nom : cela faisait toujours plaisir. Dakota se redressa sur son siège moelleux, et répondit sur le ton le plus joyeux qu'elle put à son interlocutrice :


« Oui, c'est moi ! Et toi Bryn, n'est-ce pas ? On s'est déjà croisées dans les couloirs. » Dakota fit une pause, se mordillant la lèvre en cherchant quoi dire d'autre, puis continua sur sa lancée : « J'ai passé d'excellentes vacances, merci. Et toi, tu as pu profiter de ton temps libre ? »

En réalité, les vacances de la jeune Cody n'avaient pas été si excellentes que cela. Mais elle n'avait pas envie d'embêter Bryn avec ses histoires personnelles. Dakota pensait surtout que ce n'était pas le moment ni le lieu pour parler de choses graves et peu joyeuses. Et Bryn se serait sûrement sentie mal à l'aise d'être ainsi exposée aux problèmes d'une personne qu'elle ne connaissait que très peu. Dakota se contenta donc de sourire, et de lancer, pour détendre l'atmosphère :


« Tu as pris des friandises pour le trajet ? Ca te dirait qu'on les partage? » Avant même de laisser sa camarade en placer une, Dakota continua à parler à une vitesse folle, comme si elle avait peur que les mots ne lui échappent si elle ne les crachait pas immédiatement : « Tu as le droit de refuser, je me vexerai pas ! »

Dakota conclut sa phrase en faisant un grand sourire à Bryn. Elle espérait qu'ainsi, elle mettrait sa camarade à l'aise, et que leur trajet se passerait bien. Surtout que désormais, le Poudlard Express quittait la voie 9 ¾ pour rejoindre l'Ecosse…

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Un sourire s'afficha sur le visage de sa camarade. Bryn se sentit aussitôt rassurée. Elle n'était pas à côté de la plaque. Enfin du moins, pas encore. Elle regarda sa camarade se redresser sur le siège. Elle n'avait pas pensé à proposer à sa camarade la place dans le sens de la marche du train. Est-ce que Dakota, en était gênée ? Elle ne pouvait le savoir. La préfète des verts avait pris un ton joyeux pour lui répondre :


« Oui, c'est moi ! Et toi Bryn, n'est-ce pas ? On s'est déjà croisées dans les couloirs. »

Une petite pause s'installa. Dakota prenait son temps. Elle ne faisait pas partie des filles surexcités. Celles qui gesticulent dans tous les sens en hurlant. Bryn appréciait déjà sa préfète, sans la connaître, juste pour ça.

« J'ai passé d'excellentes vacances, merci. Et toi, tu as pu profiter de ton temps libre ? »

Bonne question. Bryn avait bien profité de ses vacances, mais à sa manière. Elle venait de passer deux mois devant son ordinateur, à retrouver ses amis, ses habitudes. La sensation de la souris dans sa main lui manquait déjà. Mais e n'était que des détails. Dakota n'avait pas besoin de savoir tout ça. Il fallait qu'elle aille à l'essentiel. Elle se mit à réfléchir rapidement, histoire de rester cohérente, puis répondit à sa camarade.

« Oui, j'ai eu le temps de faire ce que je voulais. »

Bon, en réalité, Bryn avait trouvé ses vacances bien trop courte. Dans un sens, quand elle y réfléchissait, elle trouvait ça mieux. La séparation était moins douloureuse que la première fois. La préfète semblait avoir une petite idée derrière la tête.

« Tu as pris des friandises pour le trajet ? Ca te dirait qu'on les partage? Tu as le droit de refuser, je me vexerai pas ! »

Finalement Dakota avait été plus rapide qu'elle sur ce terrain. Bryn n'avait que des friandises moldues dans son sac. C'était sa manière à elle d'emmener un peu de son monde dans celui qu'elle s'apprêtait à rejoindre. Le train se mettait doucement en marche. Le bruit de la mécanique s'intensifiait chaque seconde. Cela lui faisait étrangement penser à son grand-père, se levant de son fauteuil, soupirant de plus en plus fort. Elle n'avait jamais compris ce soupir. Enfin, elle ne l'avait pas compris jusqu'à son premier voyage dans le Poudlard Express. Son grand-père est exactement comme le vieux train. Il faut le temps que les mécanismes se remettent en route, se dégrippent afin de produire l'effort qui permet d'aller vers l'avant. Et quand tous les mécanismes ne démarrent plus, c'est la fin. La fin du voyage.
Bryn s'était un peu perdue dans ses pensées, oubliant presque sa camarade de wagon, qui venait pourtant de lui poser une question.


« J'ai un sac de Raspberry si tu veux. Est-ce que tu connais ? Je ne sais pas si c'est populaire chez les sorciers. »

En disant ça, Bryn se rendit compte qu'elle n'avait aucune idée de l'origine de sa camarade. Était-elle une née-moldue comme elle ? Elle savait que plusieurs élèves à Serpentard n'avait pas conscience du monde magique avant l'arrivée de leur lettre. Bryn ne savait pas non plus si les sorciers avait pour habitude de s'intéresser aux friandises moldus. Elle était juste sûre que les friandises sorcières était totalement inconnues des moldus. C'est dans ces moments-là, que l'éloignement systématique que Bryn s'était imposée lors de sa première année se ressentait le plus. Elle avait beau entrer en deuxième année, elle ne savait toujours rien du monde magique. Elle n'était pas rentrée dans le moule, découvrant encore à chaque instant des aspects de la vie magique.
Elle porta son regard un instant sur l'extérieur. Le bruit du train était devenu régulier, et les champs commençait déjà à défiler.


« Tu es d'origine sorcière ou moldu ? »

Cela lui était venu comme ça, presque naturellement. La question n'était peut-être pas la plus appropriée pour un voyage en train, mais cela allait permettre de meubler un peu la conversation.

« Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté. »
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