Bureau du concierge

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Cela ne faisait que 2 semaines que la rentrée 2041 était passée et chaque personne qui connaissait Nora à Poudlard pouvait remarquer qu'elle n'était pas comme avant. On ne pouvait pas dire que beaucoup de gens la connaissait et même ces quelques gens ne la connaissait pas bien du tout. Mais malgré tout, le changement se voyait. En effet, d'ordinaire timide, calme et sereine, la jeune fille était toujours concentrée, préoccupée et lasse. Depuis plusieurs semaines son petit cerveau tournait à plein régime afin de trouver la solution à une énigme. S'improvisant Sherlock Holmes, elle tentait tant bien que mal de rassembler les pièces du puzzle. En vain.

Alors qu'elle marchait dans un couloir pour se rendre en salle d'études, elle passa distraitement devant le bureau du concierge, Rusard. Elle remarqua du coin de l'oeil que quelque chose avait changé. Elle fit donc demi-tour et vit la porte grande ouverte, comme parfois, mais sans les grognements du vieil homme. Intriguée, elle commença à s'approcher quand elle aperçue quelqu'un à ses côtés. Il s'agissait d'un jeune garçon de Poufsouffle.


« C'est bizarre, la porte ouverte sans que Rusard ne râle, non ? » dit-elle.

Sans attendre quelconque réponse, elle s'approcha doucement de la porte pour voir si quelqu'un se trouvait dans la pièce. Tout semblait calme, bien trop calme à son goût pour que cela ne paraisse pas suspect. Elle pénétra finalement le bureau et retenu un cri de surprise lorsqu'elle entendit la porte claquer derrière elle. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser que le jeune garçon était enfermé à ses côtés. Instinctivement, elle tourna la poignée de la porte pour l'ouvrir, mais en vain. Fermé à clé
.

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Ancien sorcier  

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Reducio
Dans ce RPG, Paul est en troisième année.


La rentrée était déjà passée depuis un moment, mais Paul n'avait pas le temps de s'ennuyer. Les cours avaient repris de plus belle, et maintenant il était de plus en plus commun de faire des aller-retour entre la bibliothèque et la salle commune pour chercher les raisons de la propriété particulière des poils de Demiguise de brûler lorsqu'ils sont mélangés à de la poudre de perle. Mais tous les cours s'avéraient plus difficile qu'avant, et Paul était obligé de réfléchir constamment à un planning efficace pour prendre le temps de faire ses devoirs tout en gardant du temps libre (ce que son emploi du temps compliqué de l'année l'empêchait de faire). C'est pourquoi le Poufsouffle, en pleine réflexion, se dirigeait vers l'antre de la bibliothécaire en espérant pouvoir trouver des manuels qui lui donneraient une réponse claire. Il monta les escaliers, la tête ailleurs, sans remarquer une élève peut-être un peu plus âgée que lui qui marchait non loin. Paul lui jeta à peine un coup d'œil : c'était une Gryffondor qu'il connaissait de vue... peut-être jouait-elle dans l'équipe de Quidditch, maintenant qu'il y pensait. Le Poufsouffle continua à marcher dans la même direction que la fille : il avait l'intention de prendre le passage secret derrière le portrait d'Arsenius Jigger près du couloir de la salle d'étude.

« C'est bizarre, la porte ouverte sans que Rusard ne râle, non ? »dit la Gryffondor.

Paul lui jeta un coup d'œil : il semblait que la Gryffondor s'adressait à lui. En tournant la tête, il vit en effet que le bureau du concierge était grand ouvert, et apparemment ce dernier ne s'y trouvait pas. La fille s'approcha du bureau du concierge avec curiosité, et Paul fit de même, mais avant qu'il aie le temps de se retourner, la porte avait claqué derrière eux. Ils étaient enfermés dans le bureau de Rusard.

Apparemment paniquée, la Gryffondor essaya d'ouvrir la porte, en vain. Quelqu'un avait dû la fermer à clé, sûrement un imbécile quelconque qui pensait que ça faisait une blague hilarante. Mais Paul n'avait pas envie d'en rire : si Rusard les trouvait dans son bureau, il ne serait peut-être pas ravi de les voir, en particulier Paul qui avait attaqué Miss Teigne aux environs d'Halloween, l'année dernière... et l'éclat malsain des instruments de torture exposés derrière le bureau suffisaient à effrayer Paul. Ne voulant pas rester une seconde de plus, il prit enfin la parole en cherchant sa baguette dans sa poche :

"Bon, ne t'inquiète pas, on va sortir avec un simple Aloho..."

Il s'interrompit en atteignant le fond de la poche qui contenait d'habitude sa baguette. Son sang ne fit qu'un tour. Il avait oublié sa baguette...

"J'ai oublié ma baguette dans mon dortoir." dit-il en essayant de cacher la panique dans sa voix. "Oublie ce que j'allais dire, on est coincés."

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Le jeune Poufsouffle à ses côtés tenta de la rassurer en lui exposant une autre option dont il allait justement se servir : la magie.

« Bon, ne t'inquiète pas, on va sortir avec un simple Aloho...J'ai oublié ma baguette dans mon dortoir. Oublie ce que j'allais dire, on est coincés. » dit-il.

Nora se retourna vers lui avec de grands yeux étonnés. Un sorcier qui se baladait sans sa baguette magique ? Elle n'avait jamais vu ça. Ne sortait-il pas de cours, lui aussi ? Elle espérait bien que non, ça aurait été embêtant pour lui. Après un petit soupir discret, signe d'une légère exaspération, elle sortit sa baguette de sa poche et la pointa vers la serrure de la porte.


« Attends, j'ai la mienne. Alohomora. » dit-elle en tournant, puis abaissant le morceau de châtaignier.

Mais il n'y eu aucun résultat. Elle cru entendre un déclic, qui avait du se produire uniquement dans sa tête puisqu'après avoir manipulé la poignée, la porte ne s'ouvrait toujours pas. Elle souffla assez fort en fermant les yeux. Ils étaient dans de beaux draps. Nora se retourna vers le Poufsouffle et lui dit :


« Dis, j'espère pour toi que tu ne venais pas d'avoir un cours de Sortilèges, tu aurais été drôlement embêté ! »

Puis elle éclata de rire, dans par la situation présumée du garçon que par la situation improbable dans laquelle ils étaient empêtrés. C'est seulement à cet instant que Nora remarqua que la pièce était incroyablement sombre. Elle chercha à tâtons l'interrupteur, qu'elle actionna. La lumière n'était malgré tout pas bien vive, aussi utilisa t-elle le sortilège Lumos en complément. Puisqu'ils étaient enfermés dans le fameux bureau du concierge, autant en profiter. Elle explorerait donc la pièce sous toutes ses coutures histoire de ne pas mourir d'ennui.

« Quitte à être coincés ici, autant en profiter pour explorer, non ? » dit-elle sur un ton malicieux, un petit sourire en coin. « Au fait, moi c'est Nora. »

La Starks observa un peu les vieux murs effrités avant que son regard ne soit attiré par une grande armoire. Que pouvait-elle bien contenir ? La jeune fille espérait bien le découvrir très prochainement, de préférence avec l'aide de son compagnon. Après tout, vivre une aventure était bien plus palpitant à deux, n'est-ce pas ?

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Ancien sorcier  

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Paul rougit en voyant le regard ébahi que lui jetait la Gryffondor. Il était vrai que c'était un peu ridicule d'oublier sa baguette... En plus, c'était la première fois que ça lui arrivait. Mais évidemment, il fallait toujours que ça arrive au pire moment : lorsqu'il était enfermé avec une inconnue dans le bureau d'un vieux crétin psychopathe qui détestait les enfants, et particulièrement Paul.

« Attends, j'ai la mienne. Alohomora. » dit-elle avec un léger soupir en pointant sa baguette sur la serrure.

Mais rien ne se passa. Paul jeta un regard sceptique à la Gryffondor, qui souffla. Puis celle-ci se retourna vers le Poufsouffle et lui dit :


« Dis, j'espère pour toi que tu ne venais pas d'avoir un cours de Sortilèges, tu aurais été drôlement embêté ! »

Paul préféra s'abstenir de remarquer qu'elle venait elle-même de rater un sortilège que beaucoup de premières années auraient réussi sans grandes difficultés. La fille, qui semblait plus intéressée qu'effrayée, alluma la lumière, puis, en voyant que la vieille ampoule éclairait à peine la pièce sans fenêtre, lança un Lumos en plus. L'air plutôt calme, elle dit avec un sourire :

« Quitte à être coincés ici, autant en profiter pour explorer, non ? Au fait, moi c'est Nora. »

La dénommée Nora observa avec curiosité le bureau du concierge, et Paul fit de même. Il était vrai, maintenant qu'il y pensait, que peu d'élèves avaient dû avoir l'occasion de visiter cet endroit... Et le peu qui l'avaient fait, c'était probablement dans le cadre d'une punition... Paul frissonna rien que de penser au mot "punition". Non pas qu'il n'était pas courageux, mais avec ce qu'il avait fait à Miss Teigne, il ne pensait pas que Rusard perdrait une occasion de se venger. Et les instruments accrochés au mur le rappelaient. Se rendant compte qu'il n'avait pas répondu à sa camarade, Paul se présenta en cette formule fort originale :

"Et bien... Moi c'est Paul. Enchanté... je suppose."

Évidemment, c'était une façon de parler. Même si Nora avait l'air d'une fille très sympathique, il aurait préféré la rencontrer autrement, et surtout pas à un moment où il devait absolument faire des recherches à la bibliothèque. Mais maintenant, seule une aide extérieure pouvait les libérer. Peut-être qu'ils allaient rester enfermés pendant si longtemps qu'ils seraient contraints à forcer la porte... Mais Paul préféra ne pas y penser, et plutôt examiner la grande armoire, en disant d'un ton détaché :

"Tu crois qu'il y a quelque chose d'intéressant là dedans ?"

Peut-être n'y avait-il que de la paperasse : Paul savait que le vieux Rusard gardait des sortes de casiers judiciaires d'élèves. Mais il lui semblait que beaucoup d'élèves voyaient leurs objets "illégaux" confisqués, et comme le concierge ne semblait pas du genre à les rendre, peut-être allaient-ils faire des découvertes intéressantes... Tant qu'ils ne se faisaient pas prendre par le maître des lieux.

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Les mots de Paul laissèrent Nora perplexe, et son expression confirmait ses doutes : les choses étaient plutôt mal parties entre eux. La garçon semblait être quelqu'un de gentil, elle se dit donc que la situation n'avait pas été très optimale à ce sujet. Après tout, c'était assez stressant de se retrouver enfermé dans un tel endroit, imaginant la punition qui serait la leur si Rusard les surprenait. Malgré ça, il semblait un peu s'intéresser à cette armoire, mais peut-être pas autant qu'elle.

« Et bien je ne sais pas trop, mais j'ai entendu dire que Rusard gardait tout les objets confisqués. Il doit y en avoir beaucoup, quoi de mieux qu'une grande armoire pour les ranger ? »

Le concierge de Poudlard étant un cracmol, inutile d'utiliser la magie pour ouvrir le meuble. Elle saisit donc prudemment la poignée et la tourna, puis recula un peu. Elle ne savait pas trop à qui s'attendre et il serait très peu probable que quelque chose lui explose au visage. Les portes s'ouvrirent en grinçant, laissant les deux jeunes gens admirer.... des montagnes de papiers. Nora essaya de cacher sa déception en se pinçant les lèvres, sûrement en vain. Elle n'osa pas farfouiller dedans, ayant presque peur de ce qu'elle pourrait y trouver. Ce devait probablement être des documents sur les punitions des élèves et des rapports sur les méfaits de ceux-ci, et sur les objets que Nora aurait voulu trouver. Elle tourna la tête vers Paul, se demandant ce qu'il en pensait. Puis elle tourna la tête vers une deuxième armoire, qui serait sûrement la bonne. Elle mourait d'envie d'aller l'ouvrir. Elle avait déjà survolé la liste des objets interdits mais elle n'en connaissait pas la moitié, ou seulement de nom. La curiosité était loin d'être son plus grand défaut, mais parfois il était dur de résister.

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« Et bien je ne sais pas trop, mais j'ai entendu dire que Rusard gardait tout les objets confisqués. Il doit y en avoir beaucoup, quoi de mieux qu'une grande armoire pour les ranger ? »

Paul était assez admiratif. Non seulement cette fille n'avait pas l'air spécialement inquiète d'être enfermée dans cette pièce, mais elle avait même l'intention de fouiller dans les dossiers du concierge ! Pas de doute, c'était bien une Gryffondor, y compris la tendance à l'imprudence. Lui, de son côté, avait également du mal à contenir sa curiosité. Après tout, il était un peu la Rita Skeeter du journal de sa maison, le Hufflepost : il avait écrit toutes sortes de faits... plus ou moins fondés. Qui allaient de la prétendue énurésie nocturne de Dylan Swanson à l'élevage de pigeons que le professeur Ainsworth aurait installé clandestinement dans son bureau. Bref, malgré tout, son article était populaire, et c'était ce qui comptait... Et peut-être qu'il allait trouver un scoop, un bon, un secret caché par Rusard dans les méandres des dossiers, peut-être à propos du concierge lui-même, d'élèves, ou même de professeurs ? C'était sûrement une excellente façon d'obtenir de quoi pondre un excellent petit article, aussi captivant que croustillant. Et fondé, cette fois. Enfin, son article l'était en général, mais quelque fois, il... modifiait un peu les faits.

C'est pourquoi le Poufsouffle s'attendait à voir des merveilles en regardant attentivement Nora ouvrir l'armoire. Mais non, juste des dossiers, et arrangés de façon si propre et ordonnée qu'on avait du mal à croire que quoi que ce soit d'intéressant pouvait s'y trouver. Malgré tout, Paul ne put s'empêcher d'ouvrir quelques dossiers au hasard, pour voir. Il balayait du regard les informations sous ses yeux, lorsqu'il se rendit compte que Nora s'apprêtait à ouvrir la seconde armoire. Aussitôt, Paul rangea précipitamment les dossiers, et fut rassuré en voyant que la Gryffondor ne l'avait apparemment pas vu fouiller dans les papiers du concierge. Tant mieux, pour une fois qu'il faisait bonne impression, autant continuer.


"Tu compte vraiment regarder dans cette armoire ? Et Rusard ? Si il arrive, on fait quoi ?"

Il n'avait pas pu s'en empêcher, son côté craintif avait de nouveau pris le dessus sur son côté intrépide. Il avait lâché cette phrase presque sans le faire exprès, comme si c'était contre son gré. Et si il se rendait compte qu'il avait sûrement l'air d'être complètement fou. Pourtant, l'armoire contenait presque à coup sûr les objets confisqués... Et si c'était le cas, alors les découvertes seraient mille fois plus intéressantes qu'avec l'autre armoire. C'est pourquoi le Poufsouffle se rattrapa :

"Non, oublie ce que je viens de dire. Vas-y... Ouvre là."

Il ponctua cette phrase d'un sourire qu'il voulait détendu. Voilà, pensa-t-il, il avait de nouveau l'air d'un bipolaire paranoïaque.

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« Tu compte vraiment regarder dans cette armoire ? Et Rusard ? Si il arrive, on fait quoi ? Non, oublie ce que je viens de dire. Vas-y... Ouvre là. » demanda Paul.

En y réfléchissant, Nora ne s'était même pas inquiétée à l'idée de se faire prendre. Après tout, le seul moyen pour eux de sortir serait que quelqu'un ouvre la porte, et il y avait peu de chance que ce quelqu'un ne soit pas le cruel Argus Rusard. Ou alors, elle pouvait faire exploser la porte et courir très vite. Elle penserait à cela en temps utile. Nora, donc, n'était pas spécialement angoissée à l'idée de se faire pincer et punir. Cela devait être dû à ses précédentes infractions, qu'elle avait surtout fait lors de sa deuxième année d'études. La plupart du temps, tout se passait bien. Mais elle s'était faite prendre deux ou trois fois à son insu et en avait subit les conséquences. Les épreuves qu'elle avait pu vivre à ce moment, et d'autres très récentes avaient commencé à l'endurcir et elle se surprenait à être une Gryffondor relativement fidèle aux valeurs de la maison. Autrement dit, elle n'avait pas peur de se faire prendre. Et si Rusard arrivait, ils l'entendrait et remettrait tout en ordre, voilà tout.

Nora tendit la main pour ouvrir la deuxième armoire et admira le butin. Des caisses remplies d'objets en tout genre étaient négligemment posées sur les étagères. Le tout se chevauchait et s'entassait à un point que la rouge et or pensait qu'il avait fallu beaucoup de temps pour accumuler autant de choses. Elle regarda le tout avec des yeux pétillants d'envie et se dû d'assouvir sa curiosité. Elle regarda Paul avait un petit sourire satisfait et se dirigea vers une première boîte. Elle la sorti de l'armoire et la mis par terre, puis s'assit à côté pour farfouiller dedans. Elle aperçu un grand nombre de choses qu'elle ne connaissait même pas et se dit qu'il serait peut-être temps de passer chez Zonko ou chez les Weasley.


« Il y a vraiment beaucoup de choses là-dedans ! » dit-elle à l'attention de Paul. « Il n'y a rien que je connais, je crois que je ne passe pas assez de temps à Pré-Au-Lard ou sur le Chemin de Traverse. » conclut-elle.

Il fallait dire qu'entre ses cours et devoirs, ses régulières observations d'Astronomie et les entrainement de Quidditch, Nora ne prenait pas beaucoup de temps pour sortir. Il faudrait qu'elle fasse quelques efforts là-dessus, et ça l'aiderait à faire de nouvelles rencontres.

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Nora ne parut pas partager l'inquiétude de Paul, puisqu'elle rendit quand même la main pour révéler les trésors cachés de la deuxième armoire : des caisses et des boites. Ça n'avait pas l'air très impressionnant, en effet : c'était des cartons poussiéreux qui avaient l'air d'avoir été oubliés là pendant très longtemps. Paul ne savait pas l'âge de Rusard, mais il avait l'impression que le vieux concierge avait accumulé tous ces objets confisqués pendant toute sa carrière. Nora, parfaitement tranquille et qui avait même l'air de s'amuser fit un petit sourire à Paul, puis attrapa une des caisses et l'extirpa du tas. La Gryffondor posa la boite par terre, puis elle s'assit à côté de celle-ci pour mieux fouiller dedans.

« Il y a vraiment beaucoup de choses là-dedans ! » commenta-t-elle. « Il n'y a rien que je connais, je crois que je ne passe pas assez de temps à Pré-Au-Lard ou sur le Chemin de Traverse. »

Paul la regarda avec curiosité. Il n'était encore jamais allé à Pré-Au-Lard (la première excursion serait en Octobre), mais il trouvait surprenant que Nora aille rarement là-bas. Évidemment, Poudlard était un endroit suffisamment grand et fascinant pour pouvoir garantir des expériences nouvelles pour toute la scolarité, mais un petit changement d'air ne faisait pas de mal. Et, peut-être à cause de son appartenance à Poufsouffle, Paul n'aurait jamais voulu manquer une occasion d'aller à Honeydukes. Le Poufsouffle attendait plus que tout d'aller à la confiserie magique : d'après les descriptions qu'on lui en avait fait, c'était l'équivalent du paradis pour n'importe quel Poufsouffle, non, n'importe quel enfant ou adolescent sensé.

"Bon, et bien moi aussi je vais jeter un œil."

Il attrapa un gros carton et le posa par terre, puis s'assit, imitant sa camarade. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser à l'expression que Rusard aurait en entrant dans son bureau pour y trouver deux élèves enfermés à l'intérieur qui fouillaient dans les cartons d'objets confisqués comme dans une boite à jouets. Mais Nora ne semblait pas inquiète, et Paul lui faisait confiance. Seulement, il ne s'imaginait pas qu'il y a vingt minutes, il était en train d'arpenter les couloirs vers la bibliothèque pour compléter un devoir tarabiscoté. Paul ouvrit sans difficulté le carton pour y trouver... Comment disaient les moldus ? La taverne d'Harry Baba ? Levant les yeux au ciel en se rappelant la bizarrerie des moldus, Paul le baissa ensuite en se rappelant qu'il examinait toutes sortes d'objets fort intéressants. Il retint une exclamation de surprise :

"Waow ! Tu as vu ça ? Pleins d'objets de chez Weasley&Weasley ! Frisbee à dent de serpents, pastilles de gerbe, télescope boxeur, yo-yo hurleur, chapeau sans tête... Tous ces trucs, Rusard a dû les confisquer sans jamais les rendre pendants des années !"

Il était impressionné par le trésor sous ses yeux. N'importe quel élève de la trempe de Ned Litwick aurait payé très cher pour mettre la main sur ce carton.

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Nora farfouillait toujours dans cette boîte, se demandant si elle finirait par tomber sur quelque chose qu'elle connaissait. Un petit nuage de poussière se souleva à mesure qu'elle remua les vieilleries du carton, la faisant toussoter au passage. Elle fut soudainement tirée de ses pensées par l'enthousiasme de Paul, qui avait l'air de beaucoup s'y connaître en la matière. Il s'était mis à citer tout un tas de noms d'objets dont elle n'avait jamais entendu parler de sa vie, excepté les pastilles de gerbe. Elle n'en avait bien sûr jamais essayé, mais le principe était très connu. Elle fut impressionnée par tant de connaissances en farces et attrapes et se sentit vieille et seule, comme une petite mamie ne sortant jamais de chez elle.

« Un chapeau sans... tête ? » murmura t-elle, se demandant quel pouvait en être le concept. « Tu as l'air à l'aise avec ce milieu ! Je me sens totalement perdue quand je vois tout ça. J'imagine que je passe trop de temps à étudier et m'entrainer au Quidditch... »

Nora était en quatrième année et avait désormais 14 ans et 4 mois. Elle était en âge de sortir s'amuser avec ses amis. Là était le problème, l'adolescente n'avait pas d'amis. Elle connaissait quelques personnes bien entendu, mais de simples connaissances. Il faudrait que cela change, où alors les seuls souvenirs qu'elle gardera de Poudlard seront liés à sa solitude. Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas été des plus agréables avec le jeune Paul depuis leur rencontre, une quinzaine de minutes plus tôt. Elle avait pourtant essayer de faire une blague, qui n'avait pas prit. L'humour, c'était pas fait pour elle apparemment. Du moins pas quand elle s'improvisait comédienne en One Woman Show. Elle se mordilla la lèvre, il fallait qu'elle arrange cette situation.

« Dis.. Tu m'en apprendrais plus sur ces trucs ? » demanda t-elle doucement à son camarade, dans l'espoir qu'il accepte de lui donner une chance.

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Excuses-moi pour ce retard..

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En entendant l'exclamation de Paul, Nora parut quelque peu surprise. Elle n'avait pas l'air familière avec les mots qu'avait énuméré Paul : était-elle née moldue ? En général, même les nés moldus de l'âge de Nora finissent par être habitués aux farces et attrapes sorcières, d'après ce que Paul savait. En tout cas, c'était le cas à Poufsouffle...

« Un chapeau sans... tête ? » marmonna la Gryffondor, l'air perplexe. De toute évidence, elle n'avait pas souvent été chez Weasley & Weasley. « Tu as l'air à l'aise avec ce milieu ! Je me sens totalement perdue quand je vois tout ça. J'imagine que je passe trop de temps à étudier et m'entrainer au Quidditch... »

Avec un vague sourire, Paul pensa que cela ne le dérangerait probablement pas si les Gryffondors, pas seulement Nora, s'entraînaient moins au Quidditch, mais il n'osa pas le dire : il était suffisamment mauvais joueur, il n'allait pas le laisser paraître en public. Cependant, il était aussi plutôt perplexe : être studieux, d'accord, mais n'avoir jamais entendu ce qu'était une pastille de gerbe était peu commun, surtout chez une Gryffondor de quatrième année. Quand on travaille quotidiennement avec moult camarades sorciers, on finit par rapidement connaître toutes les petites tactiques pour sécher les cours avec divers bonbons.

« Dis.. Tu m'en apprendrais plus sur ces trucs ? » lui demanda t-elle.

Paul lui jeta un regard interrogateur. Il avait recommencé à fouiller le carton à la recherche de divers objets qui pourraient s'avérer intéressants. Voyant qu'elle tenait à en savoir plus, il attrapa le chapeau sans tête, puis avec un grand sourire, l'enfonça sur son crâne. Il était toujours souriant, mais cela ne se voyait plus, puisque sa tête avait disparu : seul le chapeau rose criard semblait voler au dessus d'un cou décapité. Il ôta le chapeau, laissant de nouveau apparaître sa tête.

"Alors, pas mal, non ? Évidemment, c'est toujours plus drôle avec l'effet de surprise... En général, les premières années sont soufflés." dit-il. Il attrapa ensuite un télescope boxeur à portée de main, avec beaucoup de précaution au cas où ce dernier était cassé (il n'avait pas envie de son prendre un gant de boxe miniature en plein œil) : "Télescope boxeur. Les gens trop curieux essaient de voir dedans, mais il contient un tout petit gant de boxe qui fait un vilain œil au beurre noir à celui qui a le malheur d'essayer le télescope. En plus, l'œil au beurre noir est étudié pour être dur à enlever."

Il baissa de nouveau les yeux vers la boîte, fasciné. Plus il la regardait et plus il y voyait de véritables trésors, voire même des objets à la limite de la légalité. Ce qui était vraiment dommage, voire triste, c'était de penser que chaque objet était celui qu'un élève farceur avait probablement acheté avec son propre argent de poche, pour que l'objet, inutilisé, qui plus est, finisse dans des cartons pour l'éternité, à moisir dans la poussière, et occasionnellement, d'après l'odeur désagréable que l'on pouvait sentir dans le sinistre bureau, des vomissures de Miss Teigne. Il se demanda par la même occasion où étaient Rusard et Miss Teigne, justement. Il n'arrivait pas à oublier le fait que le concierge était probablement en route vers son bureau. Paul jeta un œil à Nora. Elle ne s'inquiétait pas, mais le Poufsouffle commença à réfléchir à des alibis au cas où la porte s'ouvre sur un Rusard enragé crachotant moult menaces de meurtre.

Reducio
Désolé pour cette réponse de qualité un peu inférieure...

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Nora regardait Paul attentivement, se demandant quelle réaction il adopterait face à sa requête étrange. Il la regarda à son tour avec une expression étonnée, puis fouilla dans le carton. Il en ressorti le chapeau hideux dit sans tête et l'essaya. La Gryffondor admira le résultat avec des yeux ronds, comprenant enfin le sens de ce nom : la tête de Paul avait bel et bien disparue, s'étant rendue invisible. Un sourire de dessina sur le visage de la jeune fille. Cette petite leçon improvisée était prometteuse.

Le Poufsouffle se lança dans quelques explications au sujet de cet objet, ainsi que sur un télescope boxeur. Elle pensa qu'il valait mieux ne pas trop s'approcher de ce dernier, qui semblait un peu capricieux. Elle détourna le regard pour se focaliser sur la boîte qu'elle avait sur les genoux. Il y aurait sûrement quelques perles à déterrer, bien qu'elle ne fusse pas la mieux placée pour les déceler. Elle vit des choses presque neuves mais poussiéreuses, d'autres fortement abîmées. Il y avait de tout, et probablement de toute provenance. Toute maison, tout âge confondu. Peut-être même que Rusard avait confisqué certains objets jugés illégaux dans l'enceinte de l'école à des membres des délégations de l'an passé ? Elle ignorait s'il avait le droit le faire cela.

Toujours à farfouiller dans les cartons du concierge, les deux élèves ne semblèrent pas prêter grande attention au monde extérieur. Un question taraudait pourtant Nora. Comment se faisait-il qu'ils se retrouvaient enfermé ici ? Qu'ils ne puissent pas sortir à l'aide d'un simple sortilège de première année ? Et surtout, pourquoi la porte du bureau était ouverte, en premier lieu ? Cette situation était plus qu'étrange et le dénouement commençait à la préoccuper.


« C'est quand même bizarre qu'on soit enfermé ici, tu ne trouves pas ? Tu penses que c'est une mauvaise farce ? » demanda t-elle, pensive.

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Tandis que Paul continuait l'exploration de l'intérieur de ce carton qui contenait vraiment des objets intéressants, Nora mentionna enfin le problème qui le taraudait depuis... Qu'ils étaient enfermés dans ce bureau, en fait...

« C'est quand même bizarre qu'on soit enfermé ici, tu ne trouves pas ? Tu penses que c'est une mauvaise farce ? »

Il était temps qu'elle s'inquiète ! Elle avait beau être à Gryffondor, il ne pensait pas que le courage, même grand, fournissait une immunité totale à l'inquiétude. Et de toute façon, il ne savait même pas si être à Gryffondor ou dans n'importe quelle maison voulait dire quoi que ce soit. Il y avait tant de gens intelligents et cultivés hors de Serdaigle, tant de gens ambitieux, rusés ou même un peu méchants hors de Serpentard, et fort heureusement, la loyauté et la gentillesse n'étaient pas exclusives à Poufsouffle. D'ailleurs, il connaissait plein d'exemples de personnes dont les qualités principales ne s'accordaient pas avec leur maison... lui compris. Il n'était pas un parangon de gentillesse ou de loyauté, et ne parlons même pas de la patience... Mais il en venait tout de même souvent à se demander comment les maisons étaient sélectionnées par le Choixpeau. Si ça se trouvait, il en avait marre de son boulot et il attribuait les maisons au hasard. Ce qui expliquerait beaucoup de choses. Mais pour en revenir à la question de Nora... Peu importe si c'était une farce, un courant d'air ou le bureau de Rusard doué d'une conscience et essayant d'avaler les élèves, il étaient dans un sacré pétrin.

"Franchement... Je n'en ai aucune idée. Je ne crois pas avoir vu d'élève lorsqu'on était dans le couloir... Finalement, peu importe. Le seul moyen d'être libérés, c'est que quelqu'un ouvre la porte... Et si c'est Rusard, on est mal."

Très mal, en fait. Ils avaient intérêt à trouver une excuse si le concierge les trouvait en plein déballage des cartons. Une très bonne excuse. Et le problème, c'était que Paul n'en trouvait pas. Peut-être soutenir que c'était Peeves qui les avait enfermés, à la limite ? Oui, mais dans ce cas, ça ne justifierait pas l'ouverture des cartons.

"On ferait mieux de ranger tous ces cartons. Si Rusard arrive et qu'il nous voit comme ça, on est bons pour des heures de retenue jusqu'à la fin de notre scolarité... Si il arrive mais qu'on a l'air de n'avoir rien fait, il sera moins en colère... On aura qu'à dire que c'est Peeves qui a fermé la porte à clé derrière nous... Je crois que Rusard le déteste."

Il commença à ranger les objets pêle-mêle dans le carton, manipulant avec soin le télescope boxeur et un Frisbee à dents de serpents qui, bien qu'il avait les yeux fermés, frémissait légèrement. Puis il rangea le carton dans l'armoire où il se trouvait, contemplant le résultat. Si on fermait l'armoire, on ne verrait sûrement par que des cartons avaient été récemment fouillés. Seul problème, la poussière. Le bureau du concierge était de toute façon tellement sale et mal nettoyé que la poussière agitée par le déballage du carton ne se verrait pas trop, mais sa robe de sorcier était recouverte de poussière, et il essaya de l'épousseter sans grande conviction. De quoi aurait-il l'air quand il arriverait à son cours suivant (sortilège, d'après ses souvenirs) couvert de poussière, l'air d'avoir roulé par terre dans les cachots ? Même si les moqueries de ses camarades sur la propreté de son uniforme était le dernier dans ses problèmes, en ce moment même en tout cas...

Exploration inévitable  Privé 

Nora ne savait toujours pas quoi penser de cette étrange situation, mais Paul marquait un point. Et si Peeves était tout simplement derrière cette blague de mauvais goût ? Ce serait bien son genre, mais il fut étonnant que les jeunes sorciers ne l'aient pas entendu s'en vanter et les narguer. Suites aux sages recommandations du Poufsouffle, la Starks rangea également le carton qu'elle avait fouillé. Une fois l'armoire fermée, c'était comme si de rien n'était.

« Bon, il va falloir trouver une solution pour sortir avant que Rusard ne fasse une apparition. Pas question qu'on tâche nos dossier à cause d'une farce stupide. » dit-elle, pensant à la retenue qui les attendait.

Nora songea bêtement à enfoncer la porte du bureau. Bêtement, car si un simple Alohomora n'avait pas été efficace sur cette serrure, son pied ne ferait pas un meilleur travail. Dubitative, elle sortit finalement sa baguette magique. Pouvaient-ils faire exploser la serrure sans en subir les conséquences ? Si elle avait été seule, elle n'aurait pas hésité une seule seconde. Mais elle ne voulait pas entrainer Paul dans quelque chose de potentiellement dangereux – car se faire prendre était une possibilité. Hésitante, elle se mordit le coin de la lèvre inférieure.


« Tu aurais un inconvénient à ce que je... casse la serrure ? » demanda t-elle.

Question stupide, évidemment qu'il ne voudrait pas qu'elle fasse ça. Ce serait sans aucun doute efficace, mais il valait mieux que personne ne passe dans le couloir à ce moment. A ce niveau, c'était risqué. Mais Nora ne pouvait penser à une autre solution, une qui soit aussi efficace. Bien sûr ils pouvaient frapper la porte et crier à l'aide, à leurs risques et périls. Souhaitaient-ils réellement prendre le risque de se faire entendre par Rusard, le concierge grognon ?

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L'idée de ranger les cartons était apparemment bonne, puisque Nora s'était aussi mise au rangement. Une fois tous les objets à leur place dans la boîte et bien proprement enfermés dans leur armoire (Paul eût un pincement au cœur en pensant à leur triste destin : rester pour l'éternité enfermés dans le bureau de cet affreux personnage, sans jamais retrouver leur propriétaire...), on avait techniquement plus rien à leur reprocher... À part être accusés d'un crime d'effraction, accusation qu'ils n'arriveraient malheureusement jamais à réfuter...

« Bon, il va falloir trouver une solution pour sortir avant que Rusard ne fasse une apparition. Pas question qu'on tâche nos dossier à cause d'une farce stupide. » dit Nora.

Paul était largement d'accord avec elle. Il était déjà sûrement moucheté, son dossier, alors il valait mieux ne pas l'aggraver... Mais comment sortir ? Si Alohomora ne marchait même pas... Ils n'allaient quand même pas casser la serrure !


« Tu aurais un inconvénient à ce que je... casse la serrure ? »

Ça, il ne s'y attendait pas. C'était une manière relativement... radicale de s'échapper, mais elle était sûrement efficace. Tant qu'un Rusard enragé ne se trouvait pas derrière, fulminant moult menaces telle une locomotive alimentée à la punition plutôt qu'au charbon de bois. Mais c'est vrai qu'un bon gros Explodio, bien qu'il soit suffisamment puissant pour éliminer une porte ou même un mur, était un peu trop... explosif, en fait. Et surtout bruyant. Mais ils n'allaient pas crocheter la serrure... Soudain, Paul eût une idée... Pas non plus une illumination, certes, mais une idée. Et une idée valait toujours le coup d'être mentionnée...

"Heu... Tant qu'il n'y a personne derrière, je veux bien... Mais essaie d'abord de lancer un Portaberto. C'est un peu plus radical que le Alohomora mais ça peut marcher sur certaines serrures enchantées... Et ça vaut toujours le coup d'essayer, je suppose..."

Portaberto... C'était quand même un sort pratique. Il lui était déjà arrivé d'ouvrir des serrures récalcitrantes avec ce sort, et il lui plaisait. Le seul petit bémol, c'était peut-être que ce sortilège endommageait un peu la serrure... Mais Rusard ne le remarquerait sûrement pas si ils se servaient de ce sort pour sortir, non ? Sauf que si Nora s'emportait un peu trop, peut-être qu'elle endommagerait un peu trop la serrure... Non, en fin de compte, il lui semblait qu'un Portaberto trop puissant faisait tomber toute la poignée de porte. Et là, Rusard remarquerait probablement... Ou pas. Depuis que le concierge était un fantôme, peut-être qu'il se contentait de traverser sa porte au lieu de baisser la poignée. Si il pouvait baisser la poignée, en fait... Paul n'avait jamais rien compris à comment marchaient les fantômes : peuvent-ils interagir avec les objets concrets ? Il n'avait jamais vu un seul fantôme faire ça, mais Peeves le pouvait... Si Peeves pouvait être considéré comme un fantôme. Bref, toute cette histoire de non-vie après la mort, c'était toujours un peu compliqué à saisir. Il faudrait qu'il pense à demander au professeur Holloway des précisions sur le sujet.

Exploration inévitable  Privé 

Comme elle s'y attendait, Paul était dubitatif quand à la nécessité de casser la serrure de la porte. Ce n'était pas plus mal d'ailleurs, car Nora n'avait pas spécialement envie de se prendre une retenue pour détérioration de la propriété de l'école ou quelque chose dans ce goût-là. Le problème était qu'elle n'arrivait pas à penser à un autre sort qui pourrait les aider. Mais soudainement, Paul lui apporta la solution idéale : le sortilège Portaberto. Sortilège que Nora n'avait jamais utilisé dans la vie courante, aussi elle avait tendance à oublier son existence. Elle regarda le Poufsouffle et lui sourit, les yeux presque écarquillés.

« Oh mais bien sûr ! J'oublie toujours ce sort ! Heureusement que tu es là. »

Ni une ni deux, la Gryffondor pointa sa baguette de châtaignier sur la maudite serrure. Elle inspira profondément, puis expira. Leur sortie dépendait de cette performance, et ils avaient vraiment besoin de sortir d'ici avant que Rusard ne revienne. Elle dégluti et tenta de vider son esprit. Puis elle prononça la formule. Ses yeux rivés sur le bout de sa baguette, elle vit en jaillir quelques volutes fumeuses pour s'introduire sous la clanche et produire un petit clic. Elle regarda Paul, puis posa sa main sur la poignée de porte. Et là, ô miracle, la porte était déverrouillée. Elle l'ouvrit à tout vitesse et couru presque pour se retrouver dans le couloir, comme si passer une seconde de plus dans cette pièce était insupportable.

« Liberté ! » s'exclama Nora en levant son visage vers le plafond et en tendant ses bras vers le haut.

Le couloir était désert, mis à part les deux jeunes sorciers précédemment coincés dans le bureau du concierge. Il serait sûrement bientôt temps d'aller en cours, aussi les élèves allaient bientôt arriver de tout les côtés. Ils étaient sortis au bon moment.


« Il va falloir que j'y aille, j'ai Potions. C'était une situation bizarre, mais quand même amusant. »

Elle fit un signe de la main à Paul, accompagné d'un sourire. Ce garçon dont elle venait de faire la connaissance avait l'air d'être très gentil.Nora se demandait si elle serait amenée à le revoir un jour. Il y avait peu de chance que cela arrive étant donné le nombre d'élèves que l'école accueillait chaque année. De plus, ils n'étaient ni dans la même promotion, ni dans la même maison. Et elle ne savait pas s'ils avaient les mêmes options. Malgré tout, cela aidait Nora à se sociabiliser, ce genre de petites rencontres. Alors qu'elle marchait vers la salle de classe destinée aux Potions, elle souriait seule. Décidément, cette année allait être bien différente des précédentes.

Reducio
Fin du RPG pour moi !

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