Salle d’études

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Rencontre nocturne  PV 

Dali n'avait jamais été du genre très travailleuse, bien qu'elle fut répartie à Poufsouffle. Pas qu'elle n'aimait pas étudier, mais elle n'y avait jamais été habituée. Pourtant, aller en cours lui plaisait car elle découvrait chaque jour de nouvelles choses qui nourrissaient son imagination. La découverte d'un monde magique avait été pour elle une source d'inspiration immesurable. Chaque chose qu'elle voyait lui donnait une nouvelle idée. Bien sûr, depuis qu'elle était arrivée à Poudlard, elle avait fini par s'habituer à cet environnement, mais il ne la laissait jamais en panne d'imagination. Néanmoins, malgré sa préférence pour l'art, elle n'avait pas le choix et devait faire ses devoirs. Avoir un tel cadre, imposé, délimité, était tout nouveau pour elle. Elle avait toujours eu l'habitude d'agir comme elle le souhaitait, et c'était bien contre son gré qu'elle devait se plier aux règles de l'école. Enfin, cela ne se transformait tout de même pas en un fardeau, et c'était comme n'importe quel élève qu'elle faisait ce que lui demandaient ses professeurs. C'est ainsi qu'à 21h, un vendredi d'un mois de janvier, la petite monta en salle d'étude pour tenter de terminer un devoir de Potion.

Dali aimait travailler la nuit. Elle n'avait aucun mal à rester éveillée et c'était généralement à ce moment là qu'elle avait le plus d'imagination. Arrivée au cinquième étage, elle poussa donc la porte et pénétra dans la pièce aux tables bien alignées, éclairées par de petites lampes. Ce fut sans surprise qu'elle ne découvrit que peu d'élèves. Tous préféraient rester dans leur dortoir à une telle heure. La jeune artiste se dirigea donc vers une table, posa son sac par terre et s'asseya. Elle sortit son devoir, ses cours, et tenta de se concentrer. Elle devait faire un compte-rendu. Machinalement, sa main dessina de petits dessins sur son brouillon. Elle réfléchit quelques secondes, puis commença à écrire. La Poufsouffle avait l'impression que le grattement de sa plume résonnait dans toute la salle. Un tel silence régnait qu'on aurait pu entendre la respiration de chaque élève présent. De temps à autre, un grincement de chaise brisait ce calme, avant que la pièce ne se replonge dans un silence absolu.

Petit à petit, les élèves quittaient la salle. La première année n'arrivait pas à se concentrer. Elle était absorbée par les visages des personnes encore présentes, toutes plus concentrées les unes que les autres. Elle observait les contrastes qui se dessinaient sur leur visage, dus aux lampes. Chaque bruit se prolongeait dans sa tête, bien après qu'il soit passé. Alors, n'y tenant plus, elle raya d'un grand coup de plume les pauvres lignes qu'elle avait écrites, jeta son parchemin dans une poubelle proche et en sortit un nouveau. Dali croisa ensuite ses jambes sur sa chaise de sorte à se tenir en tailleur, puis attacha ses cheveux en un chignon. Alors, elle leva sa tête vers une jeune élève qui se tenait à sa droite devant elle, et commença à reproduire ses traits sur son parchemin, sans la reproduire exactement. Si quelqu'un regardait ce qu'elle était entrain de faire, il n'aurait pu deviner de qui il s'agissait. Elle s'inspirait uniquement des contrastes dus à la lumière, de ses expressions faciales, pour dessiner une personne qui serait complètement sortie de son imagination sans pour autant être inexistante.

Le temps passait vite, sans même que la Poufsouffle ne s'en rende compte. 22h... 22h30... 23h... 23h30... Sans relâche, elle traçait une succession de traits sur son parchemin, gommant de temps à autre une imperfection. Plus rien n'existait autour d'elle. Plus que elle et cette élève qui continuait inlassablement à travailler. Dali était d'ailleurs surprise qu'elle ne soit toujours par partie. Peut-être n'allait-elle pas tarder. Elle n'espérait cependant pas, car pour sa part, elle était toujours bien éveillée, et pas prête de se coucher tant qu'elle n'aurait pas fini ce qu'elle faisait.

« Et les airs à la mode, que jouaient les orchestres cette année-là, transposaient en rythmes nouveaux toute la tristesse de l’existence et des désirs insatisfaits. »

Rencontre nocturne  PV 

*Rrrrrrahhh! J'en ai marre de cette dernière question ! J'y comprends rien ! C'est du chinois ou quoi !* Pensa Elisabeth.
Elle releva alors la tête et observa la salle d'étude.
La salle était déserte, tout simplement déserte ! La porte venait de se refermer derrière une élève de Serpentard.
Tout les petits bureaux étaient à leur place... enfin, pas vraiment. Certains avaient été déplacés les uns en face des autres où autrement, et non replacés. Certains bureaux n'avaient plus de chaises car celles ci avaient été déplacées vers d'autres table, surement pour du travail en groupe...
A certains endroit, la pierre froide avait été recouverte par quelques couches de peinture violette qui s'écaillait de part et d'autre.
La pièce était peu éclairée, avec quelques torches dans lesquelles brulaient des petites flammes magiques. Une estrade occupait un espace plutôt grand, dans lequel il y avait aussi un bureau assez larges, posé sur un tapis qui commençait à se désintégrer à certains endroits. Une petite bibliothèque avait été installée, dans laquelle se trouvait quelques livres de cours. Il y avait également une petite cheminée, une pendule posée dessus indiquait 11h40.
Près d'Elisabeth, se trouvait une jeune fille de Poufsouffle, qui crayonnait sur un parchemin.
Soudain, Elisabeth remarqua un petit bout de papier plié en quatre. Elle le ramassa, le déplia et lu alors l'unique phrase écrit à l'encre rouge :
Le professeur Dumbledore s'amuse fébrilement au milieu de la forêt interdite.

Bizarre cette phrase... pensa t elle. Puis, interrogea l'élève qui était en train de dessiner :

"Salut ! Je m'appelle Elisabeth ! Et toi ? C'est à toi ce bout de parchemin ? Tu dessine qui ?...mais attend...c'est moi ? C'est super bien fait ! Tu veut le garder ?... Parce que si tu à l'intention de le jeter, je le veut bien ! Je le trouve super beau et... je pourrai l'accrocher au dessus de mon lit !"

Profite de l'instant présent, prend le verre à moitié plein et amuses-toi !!! ^^
Plus on est de fous, plus on rit !
"Toujours"
Rogue, Harry Potter 7 partie 2

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Le dernier élève parti. Ou du moins presque, puisqu'il restait toujours Dali et son modèle. Elle leva la tête vers ce dernier quand elle vit la jeune fille se pencher pour ramasser un papier. Visiblement, il ne devait rien y avoir écrit de très important car celle-ci en détacha rapidement son regard pour le tourner vers Dali. Peut-être venait-elle finalement de remarquer qu'elles n'étaient plus que deux dans la silencieuse salle d'étude. La première année nota que la fillette était également à Poufsouffle. Elle l'avait déjà croisée dans la salle commune, mais ne lui avait jamais parlée. Elle ne connaissait même pas son nom. Remarque, quand on connaissait Dali, cela n'avait rien d'étonnant. L'inconnue s'adressa alors à elle.

- Salut ! Je m'appelle Elisabeth ! Et toi ? C'est à toi ce bout de parchemin ? Tu dessine qui ?...mais attend...c'est moi ? C'est super bien fait ! Tu veut le garder ?... Parce que si tu à l'intention de le jeter, je le veut bien ! Je le trouve super beau et... je pourrai l'accrocher au dessus de mon lit !

Dali fut scotchée par ce débit de parole. La Poufsouffle, prénommée Elisabeth, lui avait posé une succession de questions, si bien qu'elle avait presque déjà oublié les premières. L'anglaise n'était cependant pas ravie. D'un, elle détestait qu'on l'assaille de questions ou de paroles, particulièrement quand elle était extrêmement concentrée sue un dessin, et de deux car elle venait de perdre son modèle. Elisabeth venait de faire exploser de façon très brusque la bulle dans laquelle elle se mettait si souvent, tout en empiétant de façon peu délicate sur son espace personnel. C'était une très mauvaise première impression. Un peu froidement, elle lui répondit alors :

- Je m'appelle Dali. On est dans la même maison.

Elisabeth ne lui laissait même pas le temps de s'exprimer que déjà elle se jetait sur ce qu'elle dessinait. Elle paru se reconnaître sur le croquis. Et alors même que la jeune artiste n'avait pas fini son esquisse, elle lui demandait déjà si elle comptait la garder, dans l'intention de la lui prendre. Dali n'avait pas l'habitude de dessiner pour les autres. Elle avait toujours gardé précieusement tout ce qu'elle faisait, le considérant comme une part d'elle-même. Sûrement qu'un jour elle ferait comme sa mère et vendrait ses créations, mais pour l'instant elle préférait les garder. Et puis le fait que la Poufsouffle se jette sur son dessin alors qu'elle même ne savait pas ce qu'elle allait en faire la contrariait beaucoup. Pas que Dali était du genre méchante, mais elle avait cette facheuse habitude de ne pas se retenir, de toujours dire ce qu'elle pensait d'un ton très naturel, sans savoir si cela risquait de blesser la personne en face. C'est pourquoi elle répondit à Elisabeth :

- Oui je me suis inspirée de toi, mais après c'est plus devenu un mélange entre mon imagination et ce que tes expressions m'inspiraient. Donc dans un certain sens c'est toi, mais sans être toi.

Elle la regarda une brève seconde de ses yeux bleus, comme si elle détaillait son visage de plus près, maintenant qu'elle était bien face à elle, avant de reprendre :

- Non, je n'avais pas l'intention de le jeter, car je ne l'ai toujours pas fini. Et non tu ne peux pas l'avoir, car je compte le garder. Tu devras accrocher autre chose au-dessus de ton lit.

De manière générale, Dali ne finissait jamais vraiment ses dessins. En apparence, oui, ils l'étaient, mais pour un autre œil que le sien. Elle trouvait toujours quelque chose à redire. Loin de vouloir blesser la Poufsouffle, elle avait dit cela d'une façon assez froide, lapidaire, déjà contrariée à la base, mais néanmoins très naturelle. Puis elle rajouta, se souvenant subitement d'un détail :

- Et non, ce papier n'est pas à moi.

Dali ne pouvait cependant revenir à son dessin, pas avec Elisabeth qui était juste à côté d'elle. Elle n'aurait su se concentrer. Elle rajouta donc uniquement quelques traits par-ci par-là, sans prendre en compte blanc qui pouvait possiblement s'installer, mais dont elle ne se serait probablement pas rendue compte.

« Et les airs à la mode, que jouaient les orchestres cette année-là, transposaient en rythmes nouveaux toute la tristesse de l’existence et des désirs insatisfaits. »

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*Euhhhhh... J'ai fait quelque chose de mal ?* se demanda la Poufsouffle étonnée.
Toujours très joyeuse et bavarde, elle n'avait pas l'habitude de recevoir ce genre de réponses...
*J'y suis peut être allée un peu fort...*
Elle se rassit alors calmement et dit alors à sa camarade :
"Oui tu as raison, en fait, en regardant de plus près, on voit que ce n'est pas vraiment moi... Désolé de t'avoir déconcentrer."
Elle baissa alors la tête pour se remettre a son devoir. Elle ne comprenait toujours pas la dernière question. Pour Elisabeth qui n'était pas très douée en métamorphose, c'était du chinois, ou de l'arabe, ou... enfin bref ! Tout sauf de l'anglais quoi ! Elle repensait à la réponse qu'elle venait de recevoir... elle avait vraiment été choqué par ces mots si froids. En même temps, dans ses amies, jamais une n'aurait répondu comme ça. Mais bon... chacun son caractère ! Maintenant, elle n'arrivait plus du tout a se concentrer !
Elle leva alors la tête pour regarder l'artiste tracer des petits traits avec soin. Elle avait déjà entendu par d'autres personnes que, quand on s'ennuie, qu'on est stressé ou qu'on veut faire une pose sur son travail, le mieux est de dessiner. Elle sortit alors une feuille de parchemin et se mit a tracer quelques traits, s'inspirant de la position de sa voisine. Petit à petit, le dessin commençait à prendre forme et l'on pouvait reconnaitre la jeune Poufsouffle nomée Dali. D'ailleurs, il n'y a pas eu un célèbre peintre dont le nom de famille était Dali... ça disait quelque chose a Elisabeth mais elle n'en était pas sure... Soudain, la phrase écrite à l'encre rouge foncé revint dans la tête de la jeune élève. Avec prudence, en attendant un peu que sa camarade lève la tête et la regarde, elle lui dit :

"Tu ne la trouve pas bizarre quand même, cette phrase écrite sur ce bout de parchemin ?"

Le professeur Dumbledore s'amuse fébrilement au milieu de la forêt interdite.

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"Toujours"
Rogue, Harry Potter 7 partie 2

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Le malaise qui se ressentait dans l'air aurait pu être perçu par n'importe qui. Pourtant, il ne semblait absolument pas gêner Dali. Peut-être ne s'en était-elle pas rendue compte, ou peut-être feignait-elle volontairement de ne pas l'avoir senti. Quoi qu'il en soit, elle continuait d'ajouter de fébriles traits à son dessin, comme si rien ne venait de se passer. Néanmoins, ce n'avait pas l'air d'être l'avis d'Elisabeth puisqu'elle répondit :

- Oui tu as raison, en fait, en regardant de plus près, on voit que ce n'est pas vraiment moi... Désolée de t'avoir déconcentrée.

Dali se radoucit quelque peu. La Poufsouffle semblait avoir compris qu'elle avait été un peu trop entreprenante. Celle-ci sembla tenter de se remettre à son devoir, mais sans vraiment y arriver puisqu'elle imita sa voisine et se mit à dessiner. Dali cru reconnaître son portrait, mais sans aucune certitude. Elle avait toujours trouvé que reproduire quelqu'un était particulièrement difficile. Il fallait réussir à retranscrire le même regard, la posture, les sentiments que la personne émanait... Ce n'était pas que dessiner un corps, mais également une âme. C'était d'ailleurs cela que la jeune artiste avait toujours aimé dans l'art. Les sentiments.

Les deux Poufsouffle dessinaient donc chacune de leur côté, sans souffler mot. Ce fut finalement Elisabeth qui brisa le silence.


- Tu ne la trouve pas bizarre quand même, cette phrase écrite sur ce bout de parchemin ?

Cette dernière regarda sa camarade qui lu alors le parchemin de ses propres yeux.

Le professeur Dumbledore s'amuse fébrilement au milieu de la forêt interdite.


Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. Ces quelques mots n'avaient aucun sens. Il semblait que la personne qui les avait écrit avait retranscrit les premières idées qui lui venaient par la tête. C'est pourquoi elle lui répondit :

- Oui c'est vrai, en fait elle ne veut rien dire du tout. Tu l'as trouvé par terre ?

Puis, ses origines moldues (ou supposées moldues) reprenant le dessus, la fillette se rendit compte qu'elle ne savait pas qui était ce Dumbledore. Elle ne connaissait pas de professeur Dumbledore qui enseignait actuellement à Poudlard. Orientant son visage vers Elisabeth sans pour autant quitter le bout de papier des yeux, elle lui demanda donc, loin de réaliser son ignorance :

- C'est qui Dumbledore ?

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Reducio
Désolé pour le retard... :sweatingbullets: :blush:


La Poufsouffle qui dessinait en face d'elle s'était un peu adoucit après la phrase qu'Elisabeth venait de lui dire. Ensuite, elles avait continué à dessiner, chacune de leur coté.
Mais le silence fut alors brisé par la question que lui posa Dali :


- Oui c'est vrai, en fait elle ne veut rien dire du tout. Tu l'as trouvé par terre ?

Elisabeth ne réagit pas du tout à la question qui venait de lui être posée. En fait, elle était tellement dans ses rêves qu'elle ne l'avait pas entendu.

- C'est qui Dumbledore ?

Cette deuxième question tira la jeune fille de sa rêverie et la fit sursauter.

- De quoi ? Le papier ? Oui je l'ai trouvé par terre. Désolé mais je rêvait.
Mmmmm... Tes parents ne seraient pas des moldus par hasard ? Mais, ne t'inquiète pas, je m'en fiche totalement à vrai dire !
Dumbledore, c'était un ancien directeur de Poudlard : Le plus grand qu'on ai jamais vu ! Il vivait à l'époque d'Harry Potter.

Puis, n'ayant pas de réponse de sa voisine, Elisabeth se re concentra sur son dessin. Contrairement à l'artiste qu'était sa camarade, Elisabeth n'avait jamais vraiment très bien dessiné. Mais, pour une fois, elle était assez fière de son dessin.
Elle leva alors la tête pour regarder rapidement sa camarade, mais ses yeux se posèrent sur son dessin. En effet, plus il avançait, et moins on reconnaissait la jeune Gallistin. Elisabeth avait l'impression que Dali préférait imaginer ce qu'elle dessinait en s'inspirant de quelques chose. Alors qu'elle, au contraire, trouvait plus facile de recopier à la lettre le modele.
Plus l'heure passait, et plus les deux dessinatrices avançaient. Dans la salle, un grand silence régnait, on entendait seulement les coups de crayons rapides sur le parchemin.

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Rogue, Harry Potter 7 partie 2

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Les yeux fixés sur le parchemin où était écrite la phrase incohérente, Dali écoutait les explications de sa camarade. Oui, elle avait visé juste. Ses parents étaient moldus. Un mot qu'elle avait fini par apprendre depuis son arrivée à Poudlard, sûrement au détour d'un couloir. Elle savait qu'elle n'était pas la seule d'origine non-sorcière ici. Du moins, sa mère était moldue. Son père, elle ne le connaissait pas. Elle ne connaissait même pas son prénom et n'avait jamais cherché à le connaître. C'était un inconnu, un point c'est tout. Elle s'était donc encore moins demandée s'il avait des pouvoirs ou pas, et ne se le demanderait sûrement pas de si tôt. Dali ne pensait jamais à lui. Quand on disait ses parents, elle pensait uniquement à sa mère. Sans qu'elle ne s'en rende compte, une brume mystérieuse cachait toujours ses origines.

La première année retint ce que lui dit Elisabeth. Entourée de sorciers, ça pouvait lui être assez utile. Dumbledore. Directeur de Poudlard. Ce nom lui était inconnu. Sa consonance lui était inconnue. En revanche, Harry Potter, celui là lui était un peu plus familier. Elle se rappelait l'avoir lu dans un ancien numéro de la Gazette des Sorciers, dans un article annonçant sa mort. Et cette information ne lui avait fait ni chaud, ni froid. Mais c'était à peu près tout ce qu'elle savait. En réalité, ce genre d'informations ne la préoccupait pas. Si elle ne s'était jamais sentie concernée par l'actualité moldue, il en était de même pour l'actualité sorcière. À vrai dire, Dali était assez loin du monde qui l'entourait.

Elle tourna alors son visage vers Elisabeth et lui dit :


— Oui, mes parents sont moldus. Et par "parents", elle entendait naturellement "maman". Elle n'avait pas l'habitude de se répandre sur sa vie. Je n'avais jamais entendu parler de lui avant. Par contre, Harry Potter, j'ai lu quelque chose sur lui dans la Gazette du Sorcier. Il est mort, c'est ça ?

Prenant quelques minutes de réflexion pour poser ses mots dans sa tête, elle rajouta :

— Et toi, tes parents sont sorciers je suppose ? Vu que tu sais tous ces trucs.

Ces "trucs". Une façon pour Dali de parler du monde des sorciers. Dans son langage, c'était une manière de montrer qu'elle y accordait bien peu d'importance, et qu'elle se sentait peu concernée. Mais encore fallait-il le savoir. Pourtant, elle aurait du faire un effort pour se renseigner sur son nouveau "monde", mais ne faisait rien. Ce n'était pas parce qu'elle ne voulait pas, mais parce qu'elle s'en fichait. Tout ce qui pouvait se passer autour d'elle ne l'atteignait que trop peu. On aurait pu finir par croire qu'elle n'avait aucun sentiment, et pourtant ce n'était pas le cas. Elle ne les exprimait juste pas de la même manière.

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Oui, mes parents sont moldus. Je n'avais jamais entendu parler de lui avant. Par contre, Harry Potter, j'ai lu quelque chose sur lui dans la Gazette du Sorcier. Il est mort, c'est ça ?

Elisabeth baissa alors la tête, se souvenant de cette année, il y a deux ans, cette année depuis laquelle elle était fan d'Harry Potter. Elle avait avalé les livres les uns après les autres et avait tout simplement adoré !!
Tout avait commencé par un jour de printemps où sa maman lui avait offert un livre dont elle avait déjà entendu parlé mais, qu'elle n'avait jamais lu. Elle s'était alors assise sur son lit, dans sa petite chambre couleur beige, décorée d'affiches colorées et de photos suspendues à des fils de bracelets brésiliens par les petites pinces à linge en bois.
Depuis, la petite pièce avait bien changé. En partant à Poudlard, Elisabeth l'avait laissé sans y toucher, et c'est pourquoi elle est aujourd'hui décorée avec des affiches des films Harry Potter, des photos des personnages... et toutes sortes de choses du même genre. Elle avait alors énormément regretté ne pas être née à peu près 60 ans plus tôt, pour avoir été à Poudlard en même temps que ce héros.


Et toi, tes parents sont sorciers je suppose ? Vu que tu sais tous ces trucs.

Cette question la tira de sa rêverie. Elle en avait oublié la présence de Dali.

Euh... Oui ! Toute ma famille est sorcière. Et c'est pour ça que je connais tous ces... trucs.

Les deux élèves se remirent alors à leurs dessins, sans aucun bruit.
Elle regarda l'artiste qui avait repris son travail. Elle était très concentrée et son dessin était très beau. Elle pris alors son crayon pour continuer le portrait qu'elle était en train de dessiner. Mais Elisabeth n'arrivait plus à se concentrer sur son dessin, elle repensait à Harry Potter, à son enfance et à sa maman. Soudain, une folle envie de revoir sa si gentille maman s'empara d'elle et une larme coula sur sa joue, puis tomba sur sa feuille.

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Rogue, Harry Potter 7 partie 2

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Le temps filait. La nuit se faisait de plus en plus profonde, et les deux Poufsouffle étaient à présent seules dans la salle. Dali ne savait pas si elles avaient le droit d'être ici, à une heure si tardive. Elle ne prenait jamais réellement connaissance de ce genre d'avertissement. Les torches aux murs projetaient leurs ombres dansantes. La petite ne pouvait s'empêcher de les observer, tout en écoutant Elisabeth. Elle était comme hypnotisée par les formes mouvantes des flammes. Mais elle n'en perdait pas pour autant le fil de la discussion. Celle-ci était d'ailleurs régulièrement ponctuée de silences, comme si les deux enfants étaient chacune absorbées par leurs pensées. Et puis de temps en temps, une phrase fendait l'air, troublait le silence. Mais Dali ne semblait pas le moins du moinde gênée par ces blancs. Et sa camarade non plus d'ailleurs.

Un nouveau silence s'installa après qu'Elisabeth eut raconté à sa nouvelle connaissance que sa famille était sorcière. Dali ne rajouta rien, à part un petit signe de tête pour montrer qu'elle avait entendu. Sa main suspendue dans l'air, à laquelle était accrochée un crayon, elle continuait sa contemplation des flammes. Sa main gauche lui servait d'appui-tête. Elle posa un regard sur son dessin, et pendant un instant fut tentée de le déchirer tellement il lui paraissait minable à côté de ce feu si vivant. Mais elle se ravisa, bien que son croquis lui semblait fade, vide de sens, comme dénué de tout sentiment. En bref, sans aucun intérêt. Elle le repoussa donc dans le coin de sa table, et tourna son visage vers Elisabeth.

Celle-ci paraissait ailleurs. La première année regarda alors son dessin. C'était un dessin banal, sans pour autant être laid. Puis elle vit une goutte d'eau tomber dessus. Elle se mélangea au gris du crayon, floutant les traits. Dali la contempla quelques secondes, et remarqua qu'une deuxième tomba. Elle releva alors ses yeux vers sa camarade et découvrit que des larmes coulaient sur sa joue. Sans aucun bruit. Loin d'elle était l'idée de demander à Elisabeth ce qui n'allait pas. Non, elle n'arrachait pas son regard des larmes — sûrement de peine — de ce joli visage. Unes à unes, elle les regardait glisser et rejoindre la première, brouillant le dessin qui les recevait. Dali trouva subitement un intérêt à cet esquisse. Bien plus que quand il était net. Les secondes s'écoulèrent alors, sans que la jeune anglaise ne prononce mot.

Les convenances (qu'elle avait peu l'habitude de respecter) finirent cependant par lui revenir en mémoire, et elle demanda à Elisabeth :


— Qu'est ce qu'il y a ?

Aucune compassion ne traversait sa voix. Son ton était neutre, à peine relevé par l'intérêt qu'elle pouvait porter aux problèmes de sa camarade de maison. Non, la seule chose qui l'intéressait, c'était les larmes en elles-mêmes, ces larmes silencieuses.

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Malgré les gouttes d'eau salées - car oui, les larmes sont salées, même si je pense que vous le saviez déjà- qui troublaient son regard, Elisabeth avait remarqué que Dali regardait attentivement les larmes qui tombaient sur son dessin. Elle avait d'ailleurs l'air d'être de plus en plus intéressée par celui-ci. Elisabeth ne savait pas pourquoi, mais son dessin était visiblement de plus en plus intéressant. Elle se posait la question, mais n'arrivait pas à y trouver une réponse. Elle pensait toujours à sa famille, ses anciennes amies, Londres, New-York...

- Qu'est ce qu'il y a ?

Cette question avait déchiré le silence. Elle n'avait pas un air très interrogatif, et l'on voyait bien que l'interrogatrice n'était pas vraiment intéressée par la réponse. C'est pourquoi Elisabeth ne répondit pas tout de suite. Puis, elle remarqua quelque chose : à chaque larme qui tombait sur le dessin, Dali avait l'air encore plus intéressée. C'était donc ça ! Les larmes ! A vrai dire, Elisabeth ne trouvait pas que cela rendait le dessin magnifique mais, contrairement à elle, Dali était une artiste. Contrairement, à Elisabeth, elle s'avait ce qui était vraiment de l'art et ce qui ne l'était pas. Mais, si les larmes continuaient à mouiller le dessin, on ne verrait plus rien du tout. Elisabeth poussa alors le dessin, et les autres larmes tombèrent sur la table. Ce n'était pas grave, car elle avait grand besoins d'une douche...
La seule chose qu'elle avait en tête maintenant, la seule chose qui était importante pour l'instant, c'était sa famille, ses amis, et tout le reste. Puis elle se souvint de la question et décida d'y répondre :


- Je... je... mes... mes parents... ils me manquent, et aussi tout le monde...

Elle n'arrivait pas vraiment à parler car, quand on pleure, c'est très difficile vous savez.

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Rogue, Harry Potter 7 partie 2

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Une nouvelle larme tomba sur le parchemin, le constellant de tâches grises. Certaines parties du dessin d'Elisabeth étaient à présent complètement floutées. Dali avait les yeux rivés dessus. À vrai dire, elle le trouvait bien plus intéressant que la raison pour laquelle la jaune pouvait pleurer. Cependant, cette dernière avait l'air de penser que laisser son esquisse en proie à ses larmes n'était pas une bonne idée, et décala donc le parchemin sur le côté de la table. Il était à présent trop écarté pour que Dali puisse continuer de le contempler. Cela eut pour effet de la refroidir brusquement. On venait de lui arracher une source d'inspiration, et elle détestait cela. Les larmes continuèrent de s'écraser sur la table, créant de minuscules flaques transparentes. Mais ce n'était plus du tout comme avant.

Après plusieurs secondes, Elisabeth finit par dire ce qu'elle avait sur le cœur, bégayant quelques peu, du à ses pleurs.


— Je... je... mes... mes parents... ils me manquent, et aussi tout le monde...

Dali n'eut aucune pointe de tristesse pour sa camarade. Cela du au fait qu'elle était maintenant assez énervée, mais également parce que ses problèmes ne la touchait guère. En réalité, la fillette aurait pu tout aussi bien lui dire que sa mère était morte, ça n'aurait rien changé. À peine aurait-elle sorti un « ah » de sa bouche. À la limite, l'air de tristesse exprimé par le visage d'Elisabeth aurait pu lui donner une subite inspiration, mais il n'en était absolument rien. Celle-ci, en écartant son dessin, avait cassé quelque chose, bien qu'elle n'en serait sûrement pas consciente. Dali lui répondit donc uniquement par un simple « ok ». Assez froide, elle se leva subitement. Elle était fatiguée et n'avait aucune idée de l'heure qu'il était. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle en avait désormais assez de rester ici. Elle rangea donc ses affaires et adressa quelques derniers mots dénués de chaleur à sa camarade.

— Bon, je vais me coucher. À plus tard.

Même si elles étaient dans la même maison et donc dans le même dortoir, la première année partit toute seule, sans attendre spécialement ni Elisabeth, ni sa réponse. Elle s'éloigna petit à petit, pour disparaître derrière les portes de la Salle d'Étude.

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Rencontre nocturne  PV 

FIN DU RP !!

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