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Devoir d'histoire en détresse

Lundi, fin d'après-midi.

Ayle entra dans la salle d'étude avec un air renfrogné. Avant de venir, elle avait rempli son sac de tous les livres et manuels d'histoire qu'elle avait trouvé à la bibliothèque, au point de ne plus avoir assez de place pour y ranger son encrier et ses rouleaux de parchemin. Le sac tirait lourdement sur sa bandoulière de cuire, mais Ayle était déterminée à en finir avec ce devoir d'Histoire. Elle contourna rapidement une table à laquelle travaillaient quelques Poufsouffle, percutant au passage la chaise d'une autre table avec son sac, mais aucun élève ne releva la tête. C'était exactement pour cela que Ayle était venu ici : il lui fallait absolument se concentrer, au point d'en occulter tout le reste.
S'efforçant de cacher sa frustration, elle s'installa à une table vide et déroula son parchemin, sur lequel s'étalait son tout premier devoir d'Histoire de l'année. Le professeur l'avait corrigé à l'encre vermeille, et l'appréciation "A refaire" agressait les yeux du lecteur autant que le niveau du devoir avait dû agresser ceux du correcteur. Ayle cacha nonchalamment la note avec son encrier, et déroulant un nouveau parchemin, entreprit de recopier à nouveau les questions. Ceci fait, elle empila les différents manuels qu'elle avait rapporté devant elle, puis lança un coup d'œil vers l'entrée de la salle. Solenn n'était pas encore arrivée. Ayle l'avait laissée dans la salle commune en se rendant à la bibliothèque, et lui avait donné rendez-vous ici.
Ayle se tourna à nouveau vers son parchemin. La première question était simple, et elle se contenta de reprendre la même chose que dans son précédent devoir, en étoffant un peu. Jusque là, pas besoin d'aide, le professeur souhaitait connaître son avis personnel, donc elle n'avait qu'à argumenter. Satisfaite de sa réponse, elle se tourna vers la deuxième question. Là encore, il s'agissait de son avis à elle et elle seule, donc ce ne pouvait pas être là qu'elle avait perdu des points.
La jeune Serpy procéda ainsi jusqu'à arriver à la dernière question. Alors que sa plume avait tenu un rythme régulier depuis qu'elle s'était installée dans la salle, Ayle hésita, et s'adossa à sa chaise. Ce devait être cette question qui posait problème. Sa réponse précédente manquait clairement d'arguments, et était à peine cohérente. Ayle se souvînt qu'elle avait mis longtemps à se décider sur la façon d'aborder la question, et visiblement elle ne s'y était pas bien prise.
Une masse d'épaisses boucles rousses vint soudainement lui caresser la joue. Solenn venait d'arriver, et se penchait au-dessus de la table pour voir ce que Ayle avait déjà écrit. Ayle lui lança un sourire gêné :

- Ca y est, je bloque. Je ne vois vraiment pas pourquoi ce serait ces quatre sorciers-là qui auraient fondé l'école, et pas d'autres... Ce n'était quand même pas les seuls sorciers d'Angleterre ?

Pourquoi pas ?

Devoir d'histoire en détresse

avant d'arriver dans la salle d'études

Solenn était occupé à faire ses devoirs sur son lit. Consciencieusement, elle essayait de ne pas renverser son encrier, ce qui lui faisait tirer la langue. Elle finit ses devoirs plus tôt que prévu et regarda sa montre.

*Mmmhhh... Encore 30 min avant de la rejoindre... Je peux lire...*

La rousse plaça un peu mieux ses innombrables coussins et se mit à lire. C'était un livre épistolaire, qu'elle adorait et qu'elle avait déjà lu plusieurs fois. Elle fut prise par le suspens, n'arrivant pas à s'arrêter de lire pour regarder l'heure.

*Non, pas ici !! Rolala...*

Cela faisait pluseurs jours qu'elle n'avait pas lu, et cela lui avait tellement manqué ! Elle adorait se remettre dans un livre et se dire, que quand même, l'imaginaire est tellement mieux que la réalité !

*Euh... Toc toc, là-dedans ! Tu devrais pas regarder l'heure ?*


Un peu à contre-coeur, la serpy regarda sa montre et manqua de s'étrangler. Elle était en retard. Elle courut dans les escaliers, manquant de tomber, pour rejoindre Ayle. Elle détestait être en retard. Quelle plaie !

Elle entra dans la salle silencieuse et vu tout de suite Ayle qui travaillait déjà. Elle s'approcha d'elle et regarda par-dessus son épaule le travail accompli. Blanche-Neige se retourna et lui glissa :

- Ca y est, je bloque. Je ne vois vraiment pas pourquoi ce serait ces quatre sorciers-là qui auraient fondé l'école, et pas d'autres... Ce n'était quand même pas les seuls sorciers d'Angleterre ?

Solenn s'assit tranquillement et essaya de lui répondre sans lui donner la réponse :

-Non, mais regarde leurs profils, leur caractère. Ils sont tous différents, tu ne trouves pas ? Et en fait, si tu les transformes en un seul sorcier, ce sorcier, il serait comment ? Et tu crois qu'un seul de ces sorciers auraient réussi à créer cette école, si... Parfaite ? Moi, je ne pense pas, donc on peut dire qu'ils...

Ayle fronça les sourcils et réfléchit.
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Désolé, j'ai eu un empêchement...

Deuxième année, clarinettiste à la chorale
Même le plus petit des Serpents a du venin !
"Un être vous manque, et tout est dépeuplé", Lamartine

Devoir d'histoire en détresse

Solenn s'était assise en face d'elle et attendait de voir où elle en venait. Mordant distraitement le bout de sa plume, Ayle relut à nouveau la question, repensant aux conseils de son amie. Un développement commençait à se former dans sa tête, qui satisferait peut-être le professeur. Remerciant son amie d'un signe de tête, Ayle trempa sa plume dans son encrier et se remit à écrire. Oui, c'était beaucoup mieux que la fois précédente. Bien sûr que l'école serait différente si ça n'avait pas été ces sorciers-là qui l'avaient fondée : Poudlard sans ses quatre fondateurs, ce n'était pas Poudlard. C'est bien ce qu'avait montré Ilvermorny, l'école de sorcier des Etats-Unis, en en recopiant le fonctionnement. Les quatre fondateurs de Poudlard étaient présents partout dans le fonctionnement de l'école, et il y avait largement de quoi argumenter.
En face, Solenn continuait d'observer Ayle de derrière ses cheveux roux, la tête appuyée sur ses avant-bras. Ayle espérait sincèrement ne pas l'avoir dérangée en lui demandant de la rejoindre, ni passer pour une profiteuse. Peut-être y avait -il un devoir pour lequel elle pouvait l'aider à son tour ? Parce qu'en dehors de l'Histoire, elle avait reçu d'assez bons résultats. Alors peut-être qu'elle pouvait la conseiller en DCFM, ou Sortilèges ? Mais Solenne n'avait sorti ni plume ni parchemin. Faisant une pause dans sa rédaction, Ayle lui lança un regard surpris :

- Tu as déjà tout fini ?

Solenn avait brillamment réussi ce devoir d'histoire sur lequel Ayle buttait tant, et Ayle l'enviait pour le temps libre qu'elle avait désormais. C'était vraiment sympa de sa part d'avoir accepté de l'aider pour ce devoir. Ayle aurait donné n'importe quoi pour un peu de temps en tête à tête avec un livre ou un piano, mais elle s'était refusée ce luxe tant qu'elle n'avait pas acquis toutes les bases nécessaires à une bonne scolarité à Poudlard.
Solenn se redressa avant de répondre.

Pourquoi pas ?

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Solenn regardait Ayle travailler silencieusement. C'était fou comme on bouge lorsqu'on travaille ! Ayle mordillait sa plume, se grattait la tête, griffonnait, rectifiait sans s'arrêter. La rousse adorait regarder les gens concentrés dans une activité, cela l'a calmait. Elle avait l'impression qu'une bulle se créait autour d'eux, une bulle que seul un bruit pourrait faire éclater. Elle s'amusa à imaginer la bulle de savon autour d'Ayle. Une mèche de cheveux avait glissé de derrière son oreille et semblait l'embêter car elle chatouillait le bout de son nez. Ayle ne faisait que de la remettre négligemment à sa place, ce qui faisait qu'elle retombait à chaque fois. Au bout d'un moment, Ayle mit sa plume dans l'encrier pour la dernière fois et finit sa dernière phrase. Elle regarda fièrement son travail et sentit le regard de Solenn. Elle se retourna à moitié et voyant Solenn sans affaire pour travailler, elle fronça les sourcils et demanda :

- Tu as déjà tout fini ?

Solenn avait eu pour la majorité des bonnes notes, sauf un P, et pour elle un A. Elle n'avait pas jeté de coup d'oeil aux autres devoirs, car elle était en avance et avait envie de se reposer un peu. Mais Ayle semblait avoir envie de l'aider et elle n'avait pas envie de refuser un coup de main. Alors elle pensa aux devoirs d'Histoire qu'elle avait survolé et qui lui avait donné envie de vomir.

-Attends, je reviens !

Elle courut dans son dortoir chercher son devoir. Bien sûr, elle eut du mal à le trouver sous l'éternel capharnaüm de sa table de nuit. Elle le trouva qui avait glissé sous son lit et revint enfin vers Ayle qui l'attendait.

-C'est mon devoir d'Histoire. Celui sur Helga Pouffsoufle. Comme tu sais sûrement, on ne sait pas comment est mort le Moine Gras, et là, on nous demande d'écrire l'article qu'un journaliste de son époque aurait pu écrire pour annoncer la nouvelle à la région. Il faut détailler les circonstances et les réactions des autres moines. Je ne vois pas du tout ce que je pourrais faire... Tu as une idée ?

Ayle semblait heureuse de l'aider, et commença à réfléchir. Elle murmurait, écrivait des idées. Solenn n'avait pas envie d'avoir poser une colle à son amie.

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Le temps que Solenn revienne, Ayle avait entièrement fini son devoir. Elle avait non sans peine remis les manuels d’Histoire dans son sac, et avait refermé son encrier précautionneusement. Solenn revint dans un éclair de cheveux roux. Légèrement essoufflée, elle déroula sur la table un autre parchemin, et Ayle se rendit rapidement compte qu’il s’agissait du deuxième devoir d’Histoire qu’elle aurait elle-même à faire. Solenn lui désigna la fin de son parchemin, où elle avait retranscrit la question posée par le professeur, sans avoir rien répondu. Un début de lettre majuscule avait été raturé, et le reste du parchemin était vierge. Ayle parcouru rapidement la question des yeux. Il s’agissait de se prendre pour un journaliste qui raconterait la mort du Moine Gras. Ayle se souvenait vaguement avoir vu ce fantôme assis à la table des Poufsouffle. Il était toujours gai et riait souvent avec les autres élèves, et même avec le Baron Sanglant, même si Ayle voyait mal de quoi on pouvait rire avec lui (le Baron Sanglant lui faisait l’effet d’un Détraqueur, il était en dépression constante en plus d’être effrayant). Ayle réfléchit quelques instants, puis griffonna quelques idées sur un bout de parchemin pour répondre à Solenn. Prise d’un doute, elle ressortit un manuel de son sac et en parcouru l’index sans trouver de réponse, et décida de laisser la question en suspens. Après une rapide prise de note, elle leva à nouveau les yeux vers Solenn.

- Il faut d’abord fixer le contexte… Le Moine Gras a été Poufsouffle, mais il est mort il y a bien longtemps, sûrement dans les premiers temps de Poudlard… Et puis il est devenu moine, choix étrange pour un sorcier d’ailleurs. Si c’était aux premiers temps de Poudlard, les religieux ne devaient pas trop apprécier les sorciers… Il devait sûrement cacher sa magie, à moins qu’il existe des monastères pour sorciers. J’ai essayé de regarder rapidement dans les livres mais je ne sais s’il existe un ordre de moines sorciers. Et peut-être qu’on devrait aller le voir de plus près ce soir pendant le repas, histoire de voir son âge. Il n’est sûrement pas mort de vieillesse. Après, tout dépend de ton journaliste, si c’est un Moldu ou pas.

Ayle observa son amie, qui avait froncé les sourcils. Elle avait l’impression d’en avoir dit trop ou pas assez, mais comme il s’agissait d’imaginer la chose, Ayle ne voulait pas non plus trop diriger sa réponse.
Solenn avait repris son parchemin et relisait la question.

Pourquoi pas ?

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Solenn écarquilla les yeux, en constatant que la réponse de Ayle avait l'air si simple et si facile à trouver. Elle relit la question, tout en griffonnant quelque mots pour la réponse et fronça les sourcils plusieurs fois. Elle semblait dans sa bulle, mais plus une bulle légère et fragile, une bulle capable de surmonter toutes les épreuves alentour, pour permettre de laisser à Solenn le temps de réfléchir convenablement. Ayle avait totalement raison. Le moine était-t-il mort jeune ? S'il l'est, ça voudra peut-être dire qu'il y a une histoire de meurtre. SI on supposait q'un autre moine avait découvert qu'il était sorcier et l'avait tué en pensant que c'était une diffamation... Ca serait possible... Et Ayle avait doublement raison : Si le journaliste était un sorcier, il pourrait découvrir des choses plus... surnaturelles qu'un journaliste Moldu qui dirait juste que le moine est mort d'une façon inconnue. Mais le journaliste ne pourrait pas mettre dans son article : Et ouais j'suis un sorcier, qu'est-ce que tu vas me faire ? Il fallait qu'on le découvre sans qu'il le dise, qu'il laisse des indices... Solenn soupira en se demandant si elle n'allait pas chercher un peu trop loin... Il fallait juste faire un petit texte et elle partait dans des dimensions invraisemblables... Elle relit une dernière fois sa question et décida de se lancer : Au pire, elle aurait une mauvaise note, ce n'était pas la fin du monde. Elle écrivit longtemps, rectifiant chaque phrase, râlant contre elle-même. Quelquefois, elle jetait un regard à Ayle qui avait l'air amusé de la voir aussi acharnée sur son travail. C'est vrai qu'une boule de cheveux roux qui bougeait, soupirait, grognait, et chuchotait, cela devait être assez comique. Son brouillon devint très vite une mer d'encre, où l'on distinguait quelquefois, sous les ratures, des mots concernant le moine et la tristesse de ses confrères. Mais on ne pouvait imaginer le travail final. Au bout d'un moment, elle posa sa plume. Solenn regarda ses mains couvertes d'encre et émit un petit rire. Il fallait vraiment qu'elle s'entraîne à écrire sans se tacher avec une plume. Ayle n'avait pas ce problème, venant d'une famille de sorciers.

-Rah, ça va être long à faire partir ça...

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Devoir d'histoire en détresse

Sa réponse semblait avoir inspiré Solenn. Elle se mit à son tour à écrire, les sourcils froncés, ignorant l’encre qui lui éclaboussait les doigts. De temps en temps, elle passait une main dans ses boucles rousses pour tenter vainement d’y mettre de l’ordre, ou marmonnait des idées inintelligibles. Ayle l’observa rédiger plusieurs lignes de parchemin, ravie d’avoir pu lui être utile. Au bout de plusieurs minutes, Solenn releva la tête, et rit en apercevant ses doigts. Ayle n’avait jamais vu quelqu’un ressortir d’un devoir avec autant d’encre sur les mains. Clairement, Solenn venait d’une famille Moldu. Sang-Mêlée ou pas, il était clair qu’elle n’avait pas l’habitude de la plume. Ayle avait déjà elle-même utilisé un stylo quelques fois, mais préférait de loin le maniement de la plume, sûrement plus par habitude, elle en convenait. Solenn s’esclaffa :

- Rah, ça va être long à faire partir ça…

Ayle sortit sa baguette avec un petit sourire :

- Tu permets ?

Solenn eut une seconde d’hésitation, puis tendit ses mains devant elle avec un air légèrement inquiet. Ayle observa les taches d’encre avec un petit rire.

- Il faudra que tu m’expliques comment tu as fait pour t’en mettre sur les deux mains…

Solenn eut un petit rire gêné, et Ayle pointa sa baguette sur l’une de ses mains.

- Recurvite !

Aussitôt, l’encre disparut sans laisser de trace. Ayle réitéra l’opération sur la deuxième main de Solenn, qui la regarda sous tous les angles comme si c’était la première fois qu’elle la voyait. Solenn avait de toutes petites mains délicates, avec de longs doigts fins, sans aucun doute des doigts de pianiste. A côté, les mains de Ayle étaient larges et courtes, avec des phalanges prononcées à force de s’entraîner aux arts martiaux et de jouer au Quidditch. Ayle s’empressa de ranger sa baguette, mais elle s’inquiétait pour rien. Solenn n’avait pas du tout remarqué sa gêne et la regardait avec un air admiratif, visiblement stupéfaite d’en avoir déjà fini avec ce qui aurait dû prendre plusieurs jours de lavage. Ayle préféra s’expliquer avant qu’elle ne lui donne un niveau en magie bien supérieur à celui qu’elle possédait réellement :

- C’est le premier sort que j’ai appris en arrivant ici, je passe mon temps à renverser mes encriers...

Solenn n’en restait pas moins stupéfaite, et Ayle préféra changer de sujet avant de devoir s’étaler plus sur sa maladresse plus qu’embarrassante.

- Si tu as finis on pourrait sortir, il faut que je ramène tout ça à la bibliothèque.

En disant ça, elle rangea le livre d’Histoire qu’elle avait sorti dans son sac déjà plein.

Pourquoi pas ?

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- Tu permets ?

Ayle sortit sa baguette et la pointa vers les mains de Solenn. Celle-ci fronça légèrement les sourcils, sans comprendre où la brune voulait en venir. Elle lui présenta néanmoins ses mains pleines d'encre.

- Il faudra que tu m’expliques comment tu as fait pour t’en mettre sur les deux mains…

Un rie gêné sortit de la gorge de Solenn. La rousse n'avait jamais compris pourquoi les sorciers continuaient d'écrire avec des plumes. C'était salissant et peu pratique. Elle préférait vraiment plus le stylo à bille. Ayle replaça sa baguette dans sa main et la repointa vers la main droite de Solenn. Celle-ci, même en ayant confiance en sa nouvelle amie, eut un peu peur qu'elle se rate.

- Recurvite !

Ayle réalisa le même sortilège sur l'autre main de Solenn, qui fut stupéfaite de voir comment quelques jours de lavage étaient réunis en une seconde. Elle regarda ses mains, et interrogea Ayle du regard. Ce sort ne leur avait pas été appris en cours, et elles étaient première année. Ayle était peut-être une de ces élèves très doués qui se cachaient et qui n'osaient pas montrer ce qu'ils savaient faire. Mais son amie essaya de la dissuader en lui disant, pour lui faire comprendre qu'elle n'était qu'une fille avec des notes qui étaient convenables sans être catastrophiques :

- C’est le premier sort que j’ai appris en arrivant ici, je passe mon temps à renverser mes encriers...

La brune haussa les épaules en souriant et Solenn hocha la tête. Elle savait que Ayle était intelligente et tout à fait capable de se débrouiller toute seule en sortilèges, mais n'argumenta pas. Ayle lui lança, pour changer de sujet surement :

- Si tu as finis on pourrait sortir, il faut que je ramène tout ça à la bibliothèque.

Solenn acquiesça en silence et attendit qu'Ayle ait ranger ses affaires. Elle se sentit soudain ridicule de ne pas avoir pris d'affaires et de marcher les bras ballants, à côté d'une fille qui avait un sac trop plein. Elles sortirent de la salle de cours, et sans parler, marchèrent côte à côte dans les grands couloirs de Poudlard. Solenn chercha un sujet de conversation, sas succès. Elle ne voulait pas paraître encore timide, mais aimait beaucoup le silence, alors que la plupart des gens trouvaient cela malaisant. La rousse regarda Ayle mais ne parvint pas à discerner de quel côté son amie était. Elles arrivèrent enfin à la bibliothèque et Ayle redonna ses livres à la bibliothécaire qui épiait chaque individu derrière son bureau. Solenn remercia encore Ayle pour son aide et elles allèrent ensemble dans la salle commune.

Reducio
Fin du RPG.

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