Salle d’études

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Lire un livre prêté lie  PV Audric 

Dans une salle d'étude libre, en ce samedi matin, une jeune fille – vêtue d'une robe en laine fine gris de lin sous une robe de sorcière bleu nuit – était assise en tailleur sur une table qu'elle avait collée contre le mur se trouvant en face des fenêtres, délaissant les nombreuses chaises à sa disposition. Elle pouvait ainsi appuyer son dos contre ledit mur tout en profitant de la vue du parc. Mais ce n'était pas ce qui l'intéressait à ce moment précis.

Ennis, puisqu'il s'agissait d'elle, profitait d'être à Poudlard pour s'autoriser des positions que sa mère classerait volontiers dans les "inconvenantes". Mais elle n'en avait que faire à l'instant précis, puisqu'elle était seule et qu'il n'y avait bien que sa mère pour être aussi stricte sur ces fichues règles de bienséances à la Sang-Pur, même son père était plus souple sur ce sujet.

Ses frères l'avaient prévenue, elle pourrait souffler un peu et se défaire partiellement de ces diverses obligations posturales En parlant de frère, elle tenait dans ses mains une lettre du plus âgé des deux et elle profitait du calme pour la relire.

Diarmuid avait maintenant 18 ans et était sorti de Poudlard en juin dernier, juste avant qu'Ennis n'entre en première année. Il étudiait présentement en médicomagie et la petite irlandaise était assez triste de ne pas avoir pu partager au moins un an avec lui à l'école.

Siofra,

Ta dernière lettre m'a un peu étonné. Je pensais que tout se passait pour le mieux à l'école et que cette période de doute due à ta répartition était passée. Je sais que l'on n'a pas pu se voir depuis Noël mais nous nous reverrons pour les vacances de printemps. Je ferais en sorte d'y voir avec toi, ces années à Poudlard sont importantes et je tiens, en tant que grand frère trop protecteur, à ce que tu les passes au mieux. Et puis, tu n'en n'auras même pas parlé à Dom, je te connais trop bien. Beaucoup trop bien, mais je dois bien y être pour quelque chose…

Pour en revenir à la question principale de ta lettre, je ne comprends pas réellement en quoi ce livre va t'aider pour étudier. Ne serait-il pas préférable de te procurer ce livre en anglais?
Mais comme il ne me sert plus, tu le trouveras avec cette lettre. Prends en soin car il s'appelle Ar ais. En espérant qu'il te sera aussi utile qu'à moi, mes échanges avec qui tu te doutes en sont plus que simplifiés.
Póg mé an-deacair duit
Do dheartháir a loves leat

Diarmuid

PS: Si tu peux donner un petit quelque chose à Dana avant son vol de retour je t'en serai reconnaissant!

La jeune fille avait eu quelques larmes aux yeux au petit déjeuner en lisant la lettre. Pourquoi la simple mention de son surnom et quelques mots d'irlandais lui faisait ça au juste? Elles montaient facilement à la moindre émotion mais la gryffondor savait maintenant les contrôler, ce qui lui avait permis de vite les sécher.
Cependant, elle était sûre que certains de ses voisins l'avaient vue bien que, pour une fois, ils se soient gardés de tout commentaire. Rare chez les gryffondors… mais pour une fois appréciable.

Elle posa ladite lettre et s'empara des deux livres. Le premier était celui d'Audric ou Audois; elle n'arrivait pas à savoir lequel des deux était le prénom et l'autre le surnom. Elle n'osait pas le lui demander. Il lui avait laissé un jour en salle commune mais était écrit en français et Ennis n'y connaissait rien. C'est pourquoi elle avait demandé à son frère aîné de lui prêter un livre pour apprendre quelques bases. Il s'agissait d'un livre en deux parties, l'une comprenait quelques notions basiques en grammaire et l'autre était en aller-retour où l'on pouvait écrire un mot à traduire. Un mot, seulement un mot. Pas une phrase donc…

Vaille que vaille, Ennis prit le roman, un crayon à papier et le livre d'apprentissage pour y inscrire les mots au fur et à mesure. Seulement, après près de 15 minutes, elle n'était pas rendue bien loin, quelques phrases tout au plus. Mais elle ne désespérait pas et s'acharnait, laissant parfois échapper des exclamations dans sa langue maternelle. Chassez le naturel…

Plongée et concentrée dans sa lecture-traduction qui s'avérait laborieuse, elle n'entendit pas la porte s'ouvrir, pas plus qu'elle ne vit une personne entrer, ni sa lettre profiter du courant d'air pour tomber mollement au sol au pied du nouvel arrivant.


Traduction des phrases en irlandais (par mon ami google translate):
Siofra: Petite elfe, surnom affectueux.
Ar ais: Reviens
Póg mé an-deacair duit: Je t'embrasse très fort
Do dheartháir a loves leat: Ton frère qui t'aime

Le titre est une citation de Réjean Ducharme dans L'avalée des avalés.

Fait suite à ce RP en salle commune des gryffondors

1ère année
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Lire un livre prêté lie  PV Audric 

 Alors qu'il avait prit l'habitude de traînasser les matins de chaque week-end dans les dortoirs, Audric s'était finalement décidé ce matin-là pour prendre de l'avance dans ses devoirs. Enfin c'était surtout parce qu'il voulait profiter de l'après-midi pour s'entraîner au poste de batteur. Aussi il se leva tôt, au grand désespoir de Pebirw qui s'était roulé en boule sur l'oreiller de son maître, et que ce dernier le bougea pour refaire son lit.  Le petit déjeuner fût vite expédié, et il sortit de la salle avant l'arrivée quotidienne des hiboux. De toute façon il n'attendait pas de courrier, sa mère lui écrivant moins depuis qu'elle était retournée en France pour voir sa sœur réapparue comme "par miracle" comme avait dit Jeanne. Une idée que le brun ne partageait pas avec la femme qui lui avait donné la vie. Zia étant restée auprès de cette dernière, Andrew n'avait aucun moyen de contacter son fils tant que celui-ci ne lui envoyait pas une lettre, et le garçon aux yeux vairons n'avait rien écrit depuis près de deux semaines. Il repoussait toujours cette tâche à plus tard, mais "plus tard" ne venait jamais. 

 Une fois dans les couloirs il se promena un peu au hasard, s'arrêtant parfois pour parler à un tableau, d'autre pour observer les faits et geste d'un fantôme avant qu'il ne passe au travers d'un mur ou d'une porte et disparaisse ainsi de sa vue. Ce faisant il remonta au septième étage et fit un rapide détour par son dortoir pour prendre quelques affaires. Il remplit son sac de quelques livres de cours et de ses dernières leçons pour pouvoir faire ses devoirs, s'assura qu'il avait de quoi écrire (ainsi que sa boîte de bonbons "spécial devoirs") et prit la direction de la salle d'étude. 
 Il poussa violemment la porte de cette dernière, et fût surprit en entrant de voir que le courant d'air ainsi provoqué fasse voler des feuilles dans la pièce. Enfin d'une plutôt qui atterrit aux pieds du garçon. Le brun la ramassa et ses yeux balayèrent machinalement les mots tracés dessus. Après avoir lu un passage en anglais puis tombant soudainement sur une langue qu'il ne connaissait pas, il se stoppa et leva les yeux vers la personne à qui appartenait cette lettre -car c'était de cela qu'il s'agissait de toute évidence. La brunette que croisa son regard ne lui était pas inconnue, et Audric put même mettre un prénom sur son visage : Ennis. Il ne le lui avait jamais demandé directement, mais il avait pu avoir ce renseignement par d'autres filles de son année. 

 Quelques temps auparavant, Ennis avait prit sa défense face à plusieurs filles qui s'étaient -semblait-il- liée pour que le brun, en bon garçon qu'il était, coupe ses cheveux le plus court possible. La fillette assise en face de lui avait été la seule à ce moment-là à défendre sa liberté capillaire avec son ami Adrian. Prit par le feu de l'action, Audric avait prêté à la fillette le livre qu'elle avait ramassé pour lui -alors qu'il l'avait jeté dans le feu de l'action - sans réfléchir au fait qu'il n'avait pas fini sa lecture.
 Depuis il attendait patiemment qu'elle le finisse, et était repartit sur autre chose. Il s'approcha d'elle en lui tendant la lettre qu'il tenait dans ses mains en toussotant légèrement pour attirer son attention :

"Hum hum, excuses-moi... Ennis? Tu as laissé tomber ça je crois." Puis jetant un œil aux places libres (qui était assez nombreuses) il ajouta : "Est-ce que je peux m'asseoir ici?" en montrant une chaise en face d'elle. En attendant qu'elle réponde il laissa son regard dériver sur toutes les affaires de la brunette étendues sur la table. Avisant son propre livre il sourit, puis il aperçu le dictionnaire et le pointa du doigt.

"Tu as peu de mal avec le français?" Le garçon n'avait pas apporté beaucoup de livres écrit dans cette langue à l'école, mais ce dernier était dans sa langue maternelle et il n'avait pas réfléchi au fait qu'il serait difficile à lire pour sa camarade. D'autant plus qu'elle avait accepté de le prendre en ayant regardé le résumé, et donc sachant parfaitement que le texte qu'elle y trouverait ne serait pas en anglais. "Tu sais, tu peux utiliser un sortilège de traduction."

 Enfin il disait cela comme s'il était un expert dans le domaine, alors que ses essais pour lancer ce genre de sort ne s'était pas fini avec énormément de succès. Il n'y avait eu fort heureusement aucun matériel abîmé après chaque tentatives, mais les traductions étaient à la hauteur des pires traducteurs que les moldus pouvaient trouver sur internet. Au lieu de se prendre la tête avec cela, le garçon aux yeux vairons avait décidé de demander à des personnes plus douées que lui de le faire, en attendant d'en être capable. Et comme il en avait assez de toujours quémander, il avait fini par ne plus emprunter que des livres dans l'une des deux langues qu'il connaissait. Ce qui signifiait qu'il pouvait faire une croix sur l'immense choix de livres de sa cousine Jessica... Du moins pour le moment.

 "Sinon je peux t'aider aux phrases qui sont difficiles pour toi.", proposa-t-il doucement. Audric ou l'art de se chercher des excuses pour ne pas faire ses devoirs...

I knew who I was this morning but I've changed a few times since when - Alice in Wonderland
Audsée un jour, Audsée toujours! Un jour Jonois resplendira.
Mister Gryffondor 2042 (avec Esmée :3 )

Lire un livre prêté lie  PV Audric 

Toujours concentrée dans sa lecture, Ennis finissait par retenir certains mots, Ennis ne réagit pas tout de suite aux mouvements dans la salle. Ce n'est que quand Audric toussota pour attirer son attention qu'elle releva la tête clairement surprise. Il avait sa lettre dans la main et la jeune fille sentit diverses émotions la parcourir. Extérieurement, elle n'avait que légèrement pâlit mais intérieurement, l'inquiétude la saisissait: L'avait-il lu? Elle ne savait pas trop si elle survivrait à des questions de sa part. Et encore moins à des remarques d'autres gryffons si jamais il leur parlait de ce qu'il avait bien pu lire. Mais ce n'était pas le genre d'Audric, ou tout du moins l'espérait-elle.

- Hum hum, excuses-moi... Ennis? Tu as laissé tomber ça je crois.

Peut être qu'il l'avait lu mais au moins était il assez gentil pour ne pas faire de remarque. La brunette reprit quelques couleurs:

- Oui, c'est bien Ennis. Merci Audric, c'est bien ça? dit-elle hésitante en récupérant sa lettre.

Le jeune homme l'intriguait et l'impressionnait. Elle ne lui avait jamais vraiment parler et sa seule réelle interaction avec lui datait de l'épisode capillaire. Il avait été gentil avec elle mais cela avait bien failli dégénérer en combat à la moldu avec l'autre fille. De fait, elle ne savait pas trop comment il réagirait. Mais si elle n'attaquait pas, ça devrait bien se passer non?

Elle descendit de son perchoir pour ranger la lettre de son frère dans son sac. S'il n'en parlait pas, elle n'allait pas lancer le sujet. Quand elle se redressa, le jeune homme lui indiquait une chaise en demandant si la place était libre.


- Oh bien sûr oui, tu peux t'installer, répondit-elle en prenant une chaise pour elle même.

Le regard du garçon avait dériver sur ses affaires éparpillées. La jeune Gryffondor allait devoir lui faire de la place, surtout si il avait prévu de faire ses devoirs comme semblait le montrer son sac plein à craquer. Il remarqua le dictionnaire puis fit un lien assez évident: le jeune fille était novice en français. Il lui proposa le sortilège de traduction:

- Le problème, c'est que je ne sait pas le lancer. Et j'ai peur qu'il arrive quelque chose au livre. Et j'aime trop les livres pour les abîmer. Surtout que celui-là est à toi!

Bon finalement, elle réussissait à faire des phrases cohérentes, Merlin soit loué. C'est vrai qu'elle aurait pu aller voir Dom' pour qu'il lance le sortilège pour elle mais, de un, elle ne voulait pas le dérager tous les quatre matins, et de deux, elle ne voulait pas lui expliquer le pourquoi du comment elle avait un livre en français. Et puis, elle s'était dit que comme ça, elle pourrait apprendre une nouvelle langue, même si c'était long et laborieux. Audric lui fit alors une proposition intéressante pour elle:


- Sinon je peux t'aider aux phrases qui sont difficiles pour toi.

- C'est vrai? Ca serait gentil de ta part car le traducteur de Diarmuid est bien mais pas très pratique. La grammaire française est particulièrement retorse je trouve! Peut être qu'elle aurait du réfléchir avant de mentionner son frère, sans le vouloir elle venait de donner une occasion à Audric de reparler de la lettre, chose qu'elle préférait éviter s'il l'avait lue.

1ère année
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La fillette confirma son prénom, dont le brun n'était pas sûr d'avoir le bon avant de quémander une confirmation quant à son identité à lui comme il l'avait fait lui-même. Il hocha la tête pour signifier que c'était bien son prénom avant de lâcher définitivement la lettre qu'il tenait. Il n'osa pas avouer qu'il en avait lu la première partie et préféra taire cette discussion qui risquait de mal finir. Comme il était en tort Ennis aurait toutes les raisons de lui en vouloir, alors qu'il avait eu la chance d'être défendu par cette même fille quelques temps auparavant.
Ennis finit par s'installer à la table en l'invitant à faire de même après sa demande. Il sortit un livre tout à fait au hasard (celui qu'il avait reçu à son premier noël à Poudlard de la part d'Ashley sur les créatures magiques de Poudlard et ses environs) ainsi que sa boîte de friandises qui accompagnait chacun de ses devoirs.

La brunette à côté de lui donna son ressentit par rapport aux sortilèges de traduction et même si le garçon la comprenait, il ne put s'empêcher de la rassurer : "Ne t'en fais pas ce livre ne craint pas grand-chose. Et puis même si tu l'abîme peut-être qu'un sortilège de réparation le remettra à neuf."
N’étant pas toujours très habile de ses mains il lui arrivait assez fréquemment de devoir utiliser ce genre de sortilège, et devenait un peu plus doué dans ce domaine à chaque fois.
Son regard dériva sur le deuxième livre que la fillette possédait, et qui ressemblait vaguement à un dictionnaire. Il se demanda si sa camarade avait déjà quelques bases en français ou bien si elle découvrait la langue en même temps que l’histoire de ce roman qu’il lui avait prêté.

- C'est vrai? Ça serait gentil de ta part car le traducteur de Diarmuid est bien mais pas très pratique. La grammaire française est particulièrement retorse je trouve!

Ceci ne répondait pas aux questions qu’il se posait, mais le brun en conclu que la fillette avait quelques notions, et ne traduisait pas tout au fur et à mesure. Ce qui était déjà pas mal, parce que sinon elle ne s’en sortirait jamais, du moins de son point de vue.
« C’est vrai que le français n’est pas simple. Mais avec un peu de… attends qui est Diarmuid ? »

*En voilà un prénom compliqué !* grommela intérieurement le brun en espérant ne pas avoir trop écorché le mot avec son accent. Voilà que sa curiosité revenait au galop, ne le laissant pas terminer ses phrases. Comme si cette personne avait une quelconque importance ici, dans la traduction de ce livre. Avant qu’elle ne réponde, le garçon aux yeux vairons dégagea son visage afin d’y voir plus clair et se pencha sur le roman ouvert. « Tu n’as qu’à me dire ce qui est difficile pour toi et je t’aiderais. Ou bien veux-tu que je te traduise quelques phrases ? »

Le garçon ouvrit sa boîte de friandise qu’il plaça entre eux deux et piocha dedans, invitant Ennis à se servir d’un geste de la main.

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Mister Gryffondor 2042 (avec Esmée :3 )

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Ennis sourit légèrement quand son camarade de maison lui appris qu'un sortilège de traduction n'avait que peu de chance de détériorer un livre. Ce qui signifiait qu'elle pourrait en tenter l'apprentissage seule, sans avoir à demander - encore - de l'aide à l'un de ses frères. Intéressant vraiment. Et les sortilèges de réparation, elle connaissait maintenant bien puisqu'il s'agissait du premier appris en métamorphose.

- Si tu m'affirmes que ça ne risque pas grand chose, j’essaierai car je ne connais que quelques mots et il s'agit essentiellement de politesses. Ma mère est un peu à cheval sur les politesses et la bienséance. Elle grimaça sur cette dernière phrase: Un peu trop à mon goût pour être honnête.

Audric était maintenant installé avec elle a la table et avait sorti un livre traitant des créatures de Poudlard. Un autre sujet grandement intéressant. Mais lequel ne l'était pas du point de vue de la fillette? Aucun à dire vrai. Elle allait demander si ce livre détaillait uniquement les créatures se trouvant à proximité de leur école ou s'il incluait également d'autres créatures écossaise quand le gryffon commença une phrase pour terminer avec une question sans rapport:

- C’est vrai que le français n’est pas simple. Mais avec un peu de…

Bon, si même lui le disait alors qu'il le parlai depuis tout petit... Ennis était rassurée, elle s'en sortirait bien un jour!

- Attends qui est Diarmuid ?

Audric avait relevé le nom de son aîné, l'écorchant à peine ce qui était rare pour les non-irlandais.
Elle rougit légèrement, de stress, parler de son frère après les difficultés du matin à retenir ses larmes n'augurait rien de bon. La faute à une éducation assez stricte là dessus: "Les sentiments ce n'est que pour les lieux où le monde extérieur ne peut pas te voir jeune fille". Mais pour Ennis, toujours à fleur de peau, ce n'était pas évident, pas du tout même.

Et le garçon enchaîna très rapidement, comme pour se corriger lui-même de sa curiosité:

- Tu n’as qu’à me dire ce qui est difficile pour toi et je t’aiderais. Ou bien veux-tu que je te traduise quelques phrases ?

L'irlandaise prit quelques secondes pour se ressaisir, profitant qu'il se penchait sur le livre pour essuyer le coin d'un œil, celui qui menaçait le plus de pleurer. Comme il avait dégagé ses cheveux d'une main et qu'elle était encore redressée, elle eut confirmation de ce qu'elle avait vu en salle commune lors de la fameuse dispute. Elle se tut, sourit et répondit à la question du jeune homme.

Elle se pencha également et pointa de son doigt quelques phrases dont le sens restait énigmatique pour elle. Attendant une réponse, elle se demanda si Audric accepterait de lui apprendre à parler français. Après tout, si Diarmuid avec une petite amie française, ça pourrait lui être utile. Et elle pourrait montrer à sa mère sa débrouillardise. Mais elle voulait attendre un peu

- Je ne t'ai pas répondu tout à l'heure mais Diarmuid, c'est un de mes frères.

L'information donnée était déjà bien suffisante à son goût et elle la laissa en suspend. Elle attrapa une dragée dans la boite à friandise d'Audric comme il lui avait proposé et grimaça quand elle reconnut le goût honnis de la noix de coco. Elle détestait ça.

1ère année
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 Le brun sortit une barrette de sa poche, cadeau que Adrian avait hérité d'une de ses sœurs qui avait certainement fouillé son sac avant son départ pour Poudlard avant de la laisser à son ami. Ce serait mille fois plus pratique pour lire que de tenir ses cheveux bruns-chocolat tout le long. 

« Et bien au moins tu pourras paraître bien élevée dans n'importe quelle langue. » Sourit le garçon lorsque la fillette lui confia que sa mère était stricte sur la politesse. En vrai gentleman qu'il était Andrew avait également enseigné la bienséance à son fils, mais ce dernier choisissait délibérément de le suivre ou non, influencé par le caractère exubérant de sa propre mère qui se moquait bien de tout cela. Une raison de plus qui agaçait profondément Rose, la sœur de son mari. « Mon père trouve cela aussi important que de savoir demander et retrouver son chemin dans un pays étranger. »

 Il se servit en bonbon et releva le nez vers Ennis après un petit moment de blanc. Elle pointa du doigt quelques phrases que le garçon aux yeux vairons traduisit tout d'abord, avant de montrer à son tour quelques mots et donner son équivalant en anglais. Il levait les yeux vers la brunette à chaque fois, l'interrogeant du regard. N'allait-il pas trop vite? Est-ce qu'elle avait eu le temps d'enregistrer les nouvelles informations qui faisaient progresser l'aventure des héros?

- Je ne t'ai pas répondu tout à l'heure mais Diarmuid, c'est un de mes frères.

 Le français observa sa cadette un moment, ne parvenant pas à dissimuler la jalousie qu'il ressentait à cet instant. Lui, fils unique, avait toujours désiré avec des frères et sœurs mais la vie en avait décidé autrement en ne permettant à Jeanne de n'avoir qu'un seul et unique garçon. Aussi lorsqu'elle lui fit comprendre qu'elle avait plus d'un frère, Audric ne put s'empêcher de l'envier fortement.

« L'un de tes frères? Combien en as-tu exactement? » A aucun moment le garçon ne songea qu'il était impoli ou trop curieux, et qu'il risquait de mettre la fillette mal à l'aise. Au contraire il enchaîna : « La chance! Ce doit être trop bien d'avoir plusieurs frères... Tu as des sœurs aussi? » 
 Bien sûr il y avait ses cousines qu'il considérait comme ses sœurs, mais ce n'était pas tout à fait pareil. Pour commencer il ne vivait pas avec elles et ne les voyait pas souvent, surtout à présent que la famille Hitward avait déménagé à Londres. 

 Il avait remarqué du coin de l’œil la grimace qu'elle avait faite un peu plus tôt en piochant une dragée surprise, mais il était tellement prit dans son élan qu'il n'avait pas eu le temps de le relever. Ce qu'il fit ensuite, en poussant la boîte vers elle.
« Ah! Sur quoi es-tu tombée? Tiens prends autre chose, il doit y avoir des rouleau de réglisse et des plumes en sucre au fond. »

 Il sortit finalement ses parchemins vierges ainsi que son manuel de potions. Autant commencer quelque chose même vaguement pendant qu'ils discutaient tous les deux, et en attendant qu'elle le sollicite à nouveau pour une autre traduction. Il prit une plume en sucre qu'il mâchouilla, afin de ne pas mordiller celle avec laquelle il écrivait. Soudainement il releva la tête et plongea son regard dans les yeux si semblables qu'il jalousait également de sa camarade.

« Au fait je voulais te dire... merci d'avoir prit ma défense l'autre jour. Je suis désolé si je t'ai paru... grossier, mais cette fille m'avait vraiment tapé sur les nerfs. » Le fait qu'elle l'ai attaqué sans crier gare avait particulièrement joué sur sa façon d'agir. Il regrettait néanmoins de ne pas avoir pu lui arracher quelques cheveux à cette sauvage...

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Avant de se pencher sur le livre avec elle, le jeune homme avait pris soin de faire tenir sa mèche de cheveux à l'aide d'une barrette, outil indispensable de toute personne aux cheveux longs mais pas encore si longs. Elle compatissait, elle avait maintenant la chance qu'ils le soient suffisamment pour être placés derrière ses oreilles, mais il existait toujours cette période bâtarde où il fallait juste attendre.

Elle sourit et se détendit à la remarque du garçon. Au moins pouvait-il la comprendre là-dessus, mais lui semblait moins gainé qu'elle dans ce paraître qui l'empêchait clairement d'être pleinement à l'aie avec les autres: Parfois, j'aurais vraiment aimé qu'elle soit moins sur ses hippogriffes quand même, parce que c'est... elle chercha un moment le mot: fatiguant.

Mais elle haussa finalement les épaules, elle n'était pas là pour se plaindre, même si cette simple phrase lui fit du bien. Ils se concentrèrent ensuite rapidement sur le livre. Le deuxième année était très prévenant, s'assurant toujours qu'elle avait bien compris. Et à ce stade s'était bien le cas. L'aventure étant captivante, et Ennis ayant une mémoire des histoires particulièrement développée (après tout, n'était-elle pas spécialiste des 5 livres en même temps?), pensait bien saisir leurs aventures pour le moment. Cela dura un moment, jusqu'à ce qu'elle donne l'information cruciale sur Dia. Et son compagnon du moment réagit assez rapidement en enchaînant plusieurs questions.
Et là, Ennis eut un léger temps d'arrêt tant à cause de la dragée que des questions, elle sentit le rose monter doucement à ses joues et elle bafouilla un peu pour lui répondre:

- Euh, je... Que... Je n'ai que deux frères. Oui, je crois bien que j'ai de la chance, murmura-t-elle presque pour elle même.

Elle avait forcément redressé la tête pour lui répondre et lu dans ses yeux si particuliers comme une pointe d'envie. Elle était de fait particulièrement gênée pour lui, était-il fils unique? Brouillé avec l'un de ses frères et soeurs? Comme il venait de lui demander et qu'il était difficile pour elle d'être loin de son plus vieux frère, elle demanda assez simplement:

- Et toi? Tu n'as.. Enfin je veux dire, tu en as des frères... ou des soeurs?

Il ne répondit pas tout de suite, le sujet de la fratrie ne devait pas être évident à aborder, et poussa la boite à bonbons vers elle. Il avait remarqué sa grimace et elle opta pour suivre sa diversion plutôt que de l'embarrasser plus, il lui répondrait bien s'il le décidait: J'ai eu noix de coco, j'aime vraiment pas. Je vais prendre une plume au sucre pour faire passer le goût.

Lui aussi en prit une alors qu'il installait un manuel de potion et du parchemin alors qu'elle reprenait sa lecture. Elle était toujours lente et repartait parfois quelques lignes en arrière pour être sûre mais elle progressait tout doucement. Elle relevait la tête pour suçoter une nouvelle plume au sucre entre le premier et le second chapitre, quand le gryffondor attrapa son regard avec le sien. Ses yeux à lui ne la gênaient pas, c'était comme son grand-père, il était normal pour elle, tout aussi normal que n'importe quelle autre paire d'yeux.

Il était vrai que l'irlandaise s'était particulièrement demandée où elle était tombée pendant un instant. Jusqu'à l'intervention de l'américain à vrai dire.

- J'ai pas vraiment aimé sa façon de te parler. C'était méchant et gratuit, mesquins, sentant la colère monter face au souvenir, elle enchaîna: J'ai juste eu peur quand... Enfin, heureusement ton ami est arrivé. Moi, j'aurai pas pu vous séparer.

Elle sourit en montrant ses pieds qui ne touchaient pas le sol puis ajouta avec un sourire malicieux: Trop p'tite!

1ère année
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« Moins sur ses Hippogriffes? » Ce devait-être une expression sorcière, et bien que le garçon adorait utiliser des expressions jusqu'à réussir à exaspérer certaines personnes comme Jonathan, il devait avouer que celle-ci lui était totalement inconnue. Il resta un moment à regarder Ennis avec des yeux vides. Toujours le doigt pointé sur le livre, il l'avait écoutée parler mais n'avait pas réussit à faire abstraction de cette phrase dont il n'arrivait pas à trouver l'équivalant dans le langage Moldu. Jusqu'à ce qu'il l'a prononce à haute voix et qu'il lance, dans la foulée : « Est-ce que ce serait la même expression que "Monter sur ses grands chevaux"? Désolé, je ne connais pas bien les expressions de sorciers... »
 Le brun ne côtoyant des sorciers régulièrement que depuis sa rentrée de l'an dernier, c'était plutôt normal qu'il ne sache pas tout à leur façon de parler ou d'agir parfois. D'autant plus que parmi ses deux meilleurs amis, l'un n'aimait pas trop les expression, et l'autre était une née-moldue tout comme lui. De même pour Adrian qui avait une bonne tchatche, personne ne pouvait lui enlever ça.

 « Non je suis fils unique. » fit-il avec un petit ton de regret dans la voix. Il haussa les épaules en faisant une mimique désolée. Il avait beau savoir qu'il n'aurait jamais de frère ou de sœur de toute sa vie, cela lui manquait. Mais pas tant non plus, d'un autre côté n'ayant jamais connu la relation que l'on pouvait avoir avec une fratrie, il ressentait juste l'envie de pouvoir partager certaines choses avec une personne de sa famille qui n'était ni son père ni sa mère. Encore une fois il y avait bien ses cousines françaises, mais ce n'était pas pareil. A ce jour, la seule personne qu'il considérait comme un frère était Jonathan, même si parfois il pensait la même chose de Duncan. Les moqueries et chamailleries qui les divisaient parfois, mais aussi le soutient et les rires qu'ils partageaient ensemble... oui cela devait ressembler à cela d'avoir des frères.
 Il releva la tête vers la cadette et reprit : « Mais je penses savoir ce que cela fait d'avoir des frères. »

 Audric plaignit intérieurement sa camarade à propos du bonbon qu'elle avait mangé. Lui aimait bien la noix de coco, mais il comprenait le dégoût que l'on pouvait avoir face à ces sucreries. Malgré tout, presque personne ne s'arrêtait d'en manger. Les humains ont toujours été des créatures étranges...
 Il lui tendit une deuxième plume en sucre en souriant, histoire qu'aucun arrière goût ne subsiste. 

« Désolé. » Il baissa la tête un peu honteux. Après qu'elle lui ai parlé de la bagarre qui avait faillit avoir lieu dans la salle commune, il se sentit gêné qu'elle l'ai vu ainsi. Mais d'un autre côté il était toujours aussi déçu de ne pas avoir pu lui faire mal, même rien qu'un peu, fille ou pas. Quand il lui en avait parlé sans mentionner son prénom, Esmée avait voulut le venger. La brunette n'était pourtant pas passée à l'acte, au grand soulagement du garçon aux yeux vairons qui savait que ne pas connaître l'identité de la fillette en question ne l'arrêterait pas. Il avait préféré lui demander lui demander quelques conseils, qu'il ne mettrait certainement jamais en application, et certainement pas contre une fille. 
 « J'ai une amie qui est plus petite que toi, elle n'aurait pas hésiter à se jeter dans la bataille je penses, mais je suis content que ni elle ni toi n'ai tenté quoi que ce soit. Comme tu as dis, heureusement qu'Adrian était là. » Il releva timidement la tête et plongea son regard dans le sien rien que le temps de sa phrase : « Enfin, je dirais plutôt heureusement que ce n'est pas lui qu'Anastasia a attaqué ce jour-là. Je penses sincèrement qu'elle aurait fini chauve. »
 Adrian était un garçon génial, vraiment gentil et drôle. Mais lorsqu'il s'énervait il était rapidement incontrôlable. Intérieurement il craignait de voir un jour un face-à-face Esmée VS Adrian. Ce jour-là, la fuite serait certainement la seule option... 

 « Tu t'en sors avec le livre? » Détournement de la conversation, tentative numéro une...

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