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Dispute inter-gryffons  PV 

Gryffondor l'avait emporté à la coupe des quatre maisons ! Youpi ! Après la raclée que sa maison s'était prise le mois précédent, Madeleine ne pouvait que sauter de joie à cette idée. Une soirée de fête avait couronnée la victoire, mais déjà, au matin, toute ambiance festive avait disparu de la salle commune et les courageux élèves étaient revenus à leurs activités habituelles. Toutefois, c'était maintenant la tête haute que les Gryffondor traversaient les couloirs, fière de leur revanche sur les autres maisons. Bon, d'accord, ils avaient quand même perdu à HOC ce mois-ci, mais quelle importance? Ils restaient quand même largement en tête sur ce plan-là.

Ça, c'était le petit topo premier RPG du mois, youpi youpla, mais pas vraiment le sujet principal du RP. Madeleine avait donné rendez-vous à deux élèves dans une salle de classe du cinquième étage. Un différent opposait ces deux derniers et la préfète allait devoir jouer les juges d'instruction pour tenter de démêler toute l'histoire et juger. Le plus souvent, les plaignant et accusé venaient de diverses maisons et plusieurs préfets étaient requis mais pour une fois, les deux élèves venaient de Gryffondor, et c'était donc seule que la demoiselle allait régler cette histoire. Madeleine espérait que ce différent serait mineur : elle n'aimait pas voir des Gryffons s'entre-déchiraient.

Les trois élèves prirent place dans la salle et l'audience put commencée : Plaignante : Madame Abigail Lewis, première année Gryffondor, responsable des nouveaux et du dortoir des filles. Accusé : Monsieur Colorado Wood, première année Gryffondor. Présidente du procès et juge : Madame Madeleine Koter, troisième année Gryffondor, préfète-en-chef.


« Expliquez-moi toute l'histoire. »
commença-t-elle.

Ayant un peu l'habitude de ce genre de situation, elle ajouta aussitôt :


« Et pas les deux à la fois. Abigail, tu commences s'il te plait. »

Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015

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Abigail était de mauvaise humeur. C'était assez rare, car la petite était d'un naturel conciliant, et elle n'aimait pas vraiment les disputes. Bien sûr, il lui arrivait de se mettre en colère, assez souvent même, mais c'était généralement contre sa malle qui ne se fermait pas, un escalier qui l'emmenait dans la mauvaise direction ou un mur contre lequel elle se serait cognée. Aussi cette situation était-elle particulièrement inédite pour elle : elle était indignée, furieuse même, après un élève. Et pas n’importe quel élève : un de ses camarades de maison, presque un ami (après ce qu’il s’était passé, il avait drôlement baissé dans son estime, pour être honnête).

Au vu de ses (presque excellents) résultats en DCFM (après tout, à quoi servent les notes si on ne peut pas s’en vanter), elle aurait très bien pu lui lancer un sort mais dans sa grande magnanimité (et puis bon, elle n’avait pas vraiment appris de maléfices utiles dans le cas présent, à savoir : sa vengeance), elle avait fini par se décider à en référer à un préfet. Avec un peu de chance, son tout nouvel ennemi écoperait d’une retenue. Avec un peu moins de chance, il aurait en plus des points en moins, mais elle espérait que les préfètes n’ôteraient pas volontairement des points à leur propre maison.

Bref, même si cette "vengeance" manquait très sérieusement de panache, la petite fille avait pris contact avec Madeleine Koter, préfète-en-chef de son état. Fallait avouer qu’être convoqué par la préfète-en-chef, c’était la classe (surtout quand on avait bien heureusement absolument rien à se reprocher). Ainsi retrouvons-nous Abby au cinquième étage, bien campée sur ses deux jambes, en compagnie de Madeleine et de Colorado (le coupable, donc). La Troisième année avait donné rendez-vous à ses cadets dans une salle de classe, et les trois élèves se faisaient face. Et parce qu'en plus, elle était dans son mauvais jour, Abby s'en donnait à cœur joie pour fusiller son (ancien ?) ami du plus profond de ses yeux verts. Quand on s'appelle Abigail Lewis, fille d'Allan et de Gwenhwyfar, c'est pas tous les jours qu'on s'énerve à ce point contre quelqu'un ; autant en profiter et en rajouter des tonnes. Ce n'était pas très juste pour Colorado mais bon, c'était lui qui était en tort, pas elle.


« Expliquez-moi toute l'histoire. » lança alors Madeleine, signalant par ces quelques mots le début des hostilités, avant d'ajouter tout de suite : « Et pas les deux à la fois. Abigail, tu commences s'il te plait. »

Les bras fermement croisés sur la poitrine, la petite lança un nouveau regard noir à Colorado. Elle hallucinait peut-être, mais il avait l'air de quelqu'un qui ne sait pas du tout ce qu'il fait là. Franchement, c'était la meilleure ! Et bon, puisque son visage angélique ne semblait demander que ça, la jeune lionne allait se faire un joie de lui expliquer toute la situation et de lui rappeler ses méfaits qui mine de rien lui avaient quand même coûtés un petit détour par l'infirmerie (très court, le détour, mais tout de même !).

« Oh, mais c'est très simple ! » lança-t-elle d'un ton aigre en veillant toutefois à ne pas paraître insolente (il ne manquait plus qu'elle perde le procès, tiens !). « L'autre jour, j'étais tranquillement sur le chemin de la bibliothèque quand je me suis faite agresser à grands renfort de bombabouses. Au début, je ne savais pas qui c'était, mais ensuite je l'ai vu arriver en courant, il m'a assez violemment bousculée, j'ai glissé dans une bombabouse et je suis tombée dans les escaliers. Une jolie chute qui m'a valu une entorse que j'aurais bien aimé éviter, d'ailleurs ! » ajouta-t-elle avec un nouveau regard furieux. « Et comme si ça ne suffisait pas, cet imbécile m'en a relancé une à la figure ! »

Elle renifla un grand coup, dans une attitude dédaigneuse tout à fait inhabituelle pour la timide Première année. Pour être honnête, le problème que causait son entorse avait été résolu en un coup de baguette par Mrs Pomfresh, et elle ne sentait plus rien. En revanche, la douleur cuisante de l'humiliation, elle, était toujours présente, ainsi que ses bleus à la cuisse et à la hanche. Le garçon avait intérêt à présenter des excuses sacrément convaincantes.

Reducio
Navrée pour ce fâcheux retard :/

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
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Ancien sorcier

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Colorado était d'humeur assez ronchonne aujourd'hui, il comptais dormir un peu plus, mais c'est un hibou qui le dérangea dans son sommeil. Il décrocha le mot qui était à sa patte et se recoucha. Mais le hibou n'était pas du même avis, il chanta jusquà ce que Colorado lise le mot, enfin c n'était pas un mot classique mais une convocation.... Dessus il m'était indiquer qu'il y avait un soucis avec Abby, croyant s'être fait pris, il se résolu à y aller mais ne voyant pas comment il aurait pus se faire attraper, même les professeurs l'avait aider lui, et les autres garçons du dortoir... Mais bon, on l'attendait, il serrait à l'heure du rendez-vous si il s'habillait et partais tout de suite...

Il venait de rentrer dans la salle à la suite d'Abby...


Mais une fois tout le monde assis Madeleine pris la parole: « Expliquez-moi toute l'histoire. » lança alors Madeleine, signalant par ces quelques mots le début des hostilités, avant d'ajouter tout de suite : « Et pas les deux à la fois. Abigail, tu commences s'il te plait. »

Abby lança un regard noir à Colorado.

« Oh, mais c'est très simple ! » dit-elle « L'autre jour, j'étais tranquillement sur le chemin de la bibliothèque quand je me suis faite agresser à grands renfort de bombabouses. Au début, je ne savais pas qui c'était, mais ensuite je l'ai vu arriver en courant, il m'a assez violemment bousculée, j'ai glissé dans une bombabouse et je suis tombée dans les escaliers. Une jolie chute qui m'a valu une entorse que j'aurais bien aimé éviter, d'ailleurs ! » ajouta-t-elle avec un nouveau regard furieux. « Et comme si ça ne suffisait pas, cet imbécile m'en a relancé une à la figure ! »

Ce discours fit sourire Colorado, non pas parce qu'il se moquait de sa camarade mais parce qu'il ne s'était pas fait prendre pour la bonne chose... Mais quasiment aussitôt, son sourire disparu. Il ne souvenait pas un seul instant de ce que venait de raconter Abby. Ce n'était pas lui il en était certain. Mais qui aurait bien voulu, lui faire une mauvaise blague.


Colorado remonté d'une chose qu'il n'avait pas commise dit : " Non mais c'est une blague? Sois tu as eu une méchante hallucination, sois on t'as fait une mauvaise blague en aucun cas ce n'était moi! '' Sans perd la face, il enchaîna : " Quels sont tes preuves, je t'écoute..."



Reducio
Désolé d'avoir été si lent à répondre, mais j'avais pas la motivation et puis après j'ai oublier.... Je m'en suis rappeler aujourd'hui^^

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La préfète, d'un air sérieux et interrogateur, observait les deux gryffondor qui lui faisaient face. A sa grande satisfaction, ils ne se lancèrent pas tous les deux en même temps dans une description détaillée de leurs intérêts, ce qui aurait créé un brouhaha sans nom et aurait forcé Madeleine a brutalisé ses cordes vocales pour les faire taire. Abigail, l'air furieux, bras croisés sur la poitrine prit donc la parole, tout en gratifiant régulièrement Colorado d'un regard assassin :

« Oh, mais c'est très simple ! » commença-t-elle d'un ton hargneux. La voix allait parfaitement avec l'expression de son visage. Madeleine se demanda si un jour, elle pourrait régler une dispute entre des élèves qui parleraient posément, avec le plus grand calme, sans haine sans rien.

« L'autre jour, j'étais tranquillement sur le chemin de la bibliothèque
(ah bah c'était chouette, c'était le sablier de Gryffondor qui allait être content ! +1 point!) quand je me suis faite agresser à grands renfort de bombabouses. Au début, je ne savais pas qui c'était, mais ensuite je l'ai vu arriver en courant, il m'a assez violemment bousculée, j'ai glissé dans une bombabouse et je suis tombée dans les escaliers. Une jolie chute qui m'a valu une entorse que j'aurais bien aimé éviter, d'ailleurs ! » Nouvelle tentative de meurtre par le regard. « Et comme si ça ne suffisait pas, cet imbécile m'en a relancé une à la figure ! » Insulte. Outch, ça c'était mauvais. L'insulte est punie par la loi normalement, la colère n'excuse pas tout. -1 point malheureusement.

Abigail clôtura son discours par un reniflement hautain et boudeur, laissant la parole à Colorado. Madeleine tourna son regard vers le jeune Gryffondor qui... souriait. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les commissures des lèvres du jeune homme étaient relevées vers le haut. Sourire, c'est plus ou moins égal à aveu, qui plus est synonyme que la bêtise représente un bon souvenir, limite une fierté. -1 point.


" Non mais c'est une blague? Sois tu as eu une méchante hallucination, sois on t'as fait une mauvaise blague en aucun cas ce n'était moi! Quels sont tes preuves, je t'écoute..."

Ok, bon bah, Madeleine peut s'en aller alors... Si c'est Colorado qui pose les questions maintenant... En tout cas il niait. Mais nier quand on a un grand sourire aux lèvres, ça fait quand même un peu beaucoup penser à un mensonge. Ce discours était peu crédible. -1 point.

Si Madeleine avait été une moldue, elle aurait tapé la table avec l'extrémité de son stylo. Le hic, c'est qu'elle est une sorcière, et que taper une table avec une plume, ça ne fait pas beaucoup de bruit. Dépitée, la jeune fille se contenta d'un raclement de gorge avant de lancer sur un ton courroucé :


« C'est moi qui pose les questions ! De une ! Et de deux, je pense qu'il est inutile de déranger miss Pomfresh pour venir témoigner de la présence d'Abigail à l'infirmerie il y a quelques jours. Elle a d'autres chats à fouetter. De trois, la possibilité d'une hallucination est peu probable, je me trompe peut-être, mais il me semble que les elfes de maisons ne cuisinent pas aux champignons hallucinogènes. De quatre, Abigail n'est pas c**** si elle dit t'avoir reconnu, c'est qu'elle t'a reconnu. »

Madeleine baissa d'un ton avant de conclure :

« Pour résumer, ta défense est bien faible Colorado. Peut-être qu'aider miss Grayce à récupérer de la bave de limaces t'aidera à améliorer ton charisme... »

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Ancien sorcier

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Le Gryffondor non moins décontenancer mais plutôt abasourdit par les propos de sa camarade. Lui, non... Il pouvait admettre que c'est lui et les autres garçons de son dortoir qui pour la Saint-Valentin avait jeter un sort de crache limace sur une boîte de chocolat. Mais jamais il n'aurais attaquer quelqu'un de plein front. Il aurait pus se faire reconnaître, c'est une des conséquences d'aujourd'hui qu'il aurait pus éviter... Alors Colorado eu une idée :

''Abby? Aurais-tu encore la robe qui a été vendalisé, enfin si ce que tu dis est vrai, bien entendu....?''


Il savait pertinemment qu'elle ne ramènerait jamais une robe taché de bombamousse... Ou bien, non elle n'allait en tacher une exprès pour le faire punir?

Il ne lui avait rien fait depuis toujours, c'est d'ailleurs quelqu'un qu'il appropriait comme camarade mais d'abord comme amie. Enfin peut être que cela n'allait plus durer pour longtemps.

Pour se sauver la face et ne pas se faire avoir Colorado eu une autre idée:


''Pourquoi ne pas utiliser du véritaserum? Je sais que Rusard en cache dans son bureau. On serait tous fixer comme ça.''

Colorado fier de son coup, savait que maintenant avec ça et pour une fois grâce à Rusard il serait disculper. Mais bon, si il savait qu'il était là c'est parce que Rusard s'en était déjà servit sur lui... Mais cette histoire n'était pas bonne à se remémorer. Alors c'est le regard fixe et clair, que Colorado se voyait déjà gagnat ce ridicule procès. Il ne comptais pas en rester là, mais pour l'instant il voulait voir comment aller se dérouler la suite.

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Madeleine avait posé la poudre, Abby allumé la mèche et BOUM ! trois Gryffondors qui se tapaient verbalement dessus. Dans une autre situation, si elle n'avait pas été si directement concernée, si elle n'avait pas été autant en colère, elle aurait sûrement ri de cette situation grotesque, voir loufoque. Des élèves de la même maison qui se disputaient ? Ridicule. OK, on ne pouvait pas s'entendre avec tout le monde, et Abby en ferait sûrement les frais, mais à Gryffondor, c'était bien connu, on se serrait les coudes et les disputes étaient plutôt rares. Alors ce qui se déroulait ce jour-là était particulièrement inédit pour la petite Galloise, et emportée dans ce tourbillon d'éclats de voix, elle ne cherchait même pas à garder la tête froide. Ou alors, juste un peu, histoire de ne pas dire quelque chose d'idiot qui lui coûterait le procès...

« Non mais c'est une blague ? Sois tu as eu une méchante hallucination, sois on t'as fait une mauvaise blague en aucun cas ce n'était moi ! Quelles sont tes preuves, je t'écoute... »

...comme par exemple réagir aux propos de Colorado sans réfléchir. Mais avant qu'Abby ne réplique vertement, Madeleine prit la parole à son tour, et la première année comprit qu'elle ne voulait pas (SURTOUT pas) se mettre à dos sa préfète. D'abord parce qu'elle était préfète. Ensuite parce qu'elle était en 3ème année, et donc plus forte et plus expérimentée. Pis elle avait quand même été élue plusieurs fois Gryffondor du mois, ce qui confirmait que, pour citer Kaeyann, même parmi les meilleurs il y avait... ben, un meilleur. Pour finir, parce que quand elle s'énervait...

« C'est moi qui pose les questions ! De une ! Et de deux, je pense qu'il est inutile de déranger miss Pomfresh pour venir témoigner de la présence d'Abigail à l'infirmerie il y a quelques jours. Elle a d'autres chats à fouetter. De trois, la possibilité d'une hallucination est peu probable, je me trompe peut-être, mais il me semble que les elfes de maisons ne cuisinent pas aux champignons hallucinogènes. De quatre, Abigail n'est pas c**** si elle dit t'avoir reconnu, c'est qu'elle t'a reconnu. »

...ça faisait des étincelles. Si elle n'avait pas autant froncé les sourcils, Abby aurait explosé de rire. Non pas qu'elle se moquait de Colorado, sévèrement recadré, mais la situation avait quelque chose d'absurde, et la petite fille avait l'impression d'assister à un match de... comment ça s'appelait, déjà, ce jeu moldu... Bon, Abby ne le sait pas, mais moi je vais vous le dire : un match de ping-pong. Balle à gauche, balle à droite... Madeleine reprit la parole, un ton plus bas :

« Pour résumer, ta défense est bien faible Colorado. Peut-être qu'aider miss Grayce à récupérer de la bave de limaces t'aidera à améliorer ton charisme... »

Ouah, ça existait comme punition ? Non, parce que c'était juste P-A-R-F-A-I-T. De la bave de limace, quelle excellente idée. Face à cette terrible menace, Colorado ne se démonta pas et se tourna vers sa camarade (autrement dit, Abby), laquelle sentit arriver la bourde.

« Abby ? Aurais-tu encore la robe qui a été vandalisée, enfin si ce que tu dis est vrai, bien entendu....? »

Ah, parce qu'en plus, il la traitait de menteuse ?! Sa furie atteignant des points culminants dans le baromètre, la petite fille faillit lui balancer ses quatre vérités, poings serrés et regard assassin, mais la présence de Madeleine à ses côtés la ravisa. Elle ne voulait pas se prendre un carton rouge non plus, il ne manquerait plus que ça ! Aussi se contenta-t-elle de gonfler ses joues (d'une délicieuse teinte tomate sous l'effet de la colère) et de croiser les bras, ce qui lui donna l'air d'une poupée pleurnicharde. Pas moyen qu'on la prenne au sérieux avec ça mais bon, on fait comme on peut hein !

« Pourquoi ne pas utiliser du Veritaserum ? Je sais que Rusard en cache dans son bureau. On serait tous fixés comme ça. »

Enfin une idée intelligente ! Abigail poussa un soupir, histoire de garder la tête froide. Dans l’œil du cyclone, il lui était difficile de se concentrer, mais elle ne devait pas perdre de vue son objectif. Perdre son sang-froid dans quelque situation que ce soit, à cause de quelques éclats de voix, ce n'était pas une bonne idée. Non, vraiment pas bonne, l'idée. Plus calme, Abby se fendit d'un sourire. Pas un sourire moqueur ou sardonique, pas amical non plus. C'était un sourire conciliant, un peu forcé sur les bords, mais rien qu'un drapeau blanc hissé comme un symbole de paix. Allez, on arrête de se taper dessus les enfants, même si on a envie d'étrangler l'autre et de lui faire avaler son balai, et on commence à jouer dans la cours des grands : attention les yeux, c'est l'art de la manipulation pour les nuls.

« C'est une excellente idée Colorado » lança-t-elle d'un ton si calme qu'après l'explosion des minutes précédentes, il en devenait presque inquiétant. « Tu es d'accord Madeleine ? Comme ça, on pourra voir si Colorado dit la vérité ou non : de toute manière, si ce n'est pas lui le coupable (ce dont, je l'avoue, je doute très fortement), il y a bien quelqu'un qui m'a agressée. »

Elle poussa un soupir non feint, et reprit d'une voix égale :

« Si, après avoir bu la potion, tu soutiens que tu n'es pas coupable, je retirerai ma plainte et je m'excuserai pour le désagrément. Dans le cas contraire, eh bien, on sera fixés. Bien sûr, c'est toi qui décide Madeleine. Personnellement, je n'ai rien à me reprocher, et ce que tu décideras m'ira aussi. »

Elle avait terminé en plantant son regard dans celui de son aînée, et criait la vérité du fin fond de ses prunelles. Non, elle n'avait absolument rien à se reprocher, pour quelque raison que ce soit. Elle n'avait jamais enfreint le règlement, et toujours respecté les ordres. Le seul évènement durant lequel elle s'était trouvée en infraction avait eu lieu plusieurs mois plus tôt, peu après son arrivée au château, et les préfètes de Serpentard pourraient en témoigner, elle avait été disculpée. Non, franchement, Abigail Lewis était à ce jour l'exemple même du respect des règles et de l'innocence. Quant à savoir si ça durerait, ce n'était pas la question.

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...Et je m'excuse profondément du retard que j'ai pris :/

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Ce que Colorado pouvait être agaçant parfois… Alors que Madeleine venait de le remettre à sa place d'un ton, qu'elle jugeait suffisamment autoritaire et le menaçait de punition, le jeune homme s'était détournée d'elle, et, faisant fi de la remontrance de la préfète, reposa aussitôt une question à Abigail :

''Abby? Aurais-tu encore la robe qui a été vendalisé, enfin si ce que tu dis est vrai, bien entendu....?''

La troisième année, agacée de s'être fait snobée de la sorte alors qu'elle était censée mener la discussion, siffla doucement entre ses dents. Il allait vite apprendre que c'était Madeleine qui déciderait de l'issue de cette l'histoire et qu'ignorer la préfète n'était pas une bonne stratégie pour se sortir d'affaire, ou du moins pour en sortir avec une punition pas trop trop sévère. Poudlard était une école qui offrait un large choix de châtiments plus ou moins désagréables, plus ou moins longs, plus ou moins éprouvants et plus ou moins dégoûtants… Mais seuls ceux qui donnaient ces punitions, c'est-à-dire les préfets et professeurs avaient l'extrême privilège de consulter ce qu'on pourrait appeler le « catalogue des châtiments Poudlardiens » et de choisir. Considérant d'un œil noir Colorado qui leur faisait part de sa dernière idée, Madeleine affichait une moue désapprobatrice :

''Pourquoi ne pas utiliser du véritaserum? Je sais que Rusard en cache dans son bureau. On serait tous fixer comme ça.''

Alors que Madeleine bouillait sur place, Abigail, elle, bien qu'un peu rouge, paraissait calme. Elle offrit à son camarade un sourire faussement aimable, un peu mielleux et acquiesça :

« C'est une excellente idée Colorado. Tu es d'accord Madeleine ? Comme ça, on pourra voir si Colorado dit la vérité ou non : de toute manière, si ce n'est pas lui le coupable (ce dont, je l'avoue, je doute très fortement), il y a bien quelqu'un qui m'a agressée. »

Elle marqua une pause et reprit :

« Si, après avoir bu la potion, tu soutiens que tu n'es pas coupable, je retirerai ma plainte et je m'excuserai pour le désagrément. Dans le cas contraire, eh bien, on sera fixés. Bien sûr, c'est toi qui décide Madeleine. Personnellement, je n'ai rien à me reprocher, et ce que tu décideras m'ira aussi. »

Ah ! Enfin voilà quelqu'un qui reconnaissait son autorité. La jeune fille prit un moment de réflexion, pesa le pour et le contre, prenant presque plaisir à voir les deux gryffons attendant son verdict (ça faisait du bien de se sentir attendue et respectée) puis lâcha d'un ton qui ne laissait nulle place à la discussion :

« Ok… Bien que je n'encourage habituellement pas ses pratiques, pour cette fois, je vais faire une exception. Je vais aller chercher cette potion, mais sache Colorado, que si jamais, sous le Veritaserum, tu reconnais être coupable, ta punition n'en sera que plus sévère. »

Se levant, et profitant de la position dominante que lui donnait cette position devant les deux Gryffons assis, elle conclut en attardant son regard sur Colorado :

« Vous ne bougez pas d'ici. Je ne veux pas de bagarres, de vengeances ou de chamailleries. Si je reviens et qu'il y a dans cette salle la moindre trace de pagaille, vous irez récolter la bave de limace ensemble. »

Après un léger coup d’œil quelque peu plus doux envers Abigail, Madeleine quitta la salle d'un pas décidé.

* * *


Elle revint quelques minutes plus tard, se rassit et sortit de sa poche un petit flacon au verre opaque. Elle le poussa vers Colorado.

« Voilà ton Veritaserum. On va connaître le mot de l'histoire. »

Elle attendit que le Gryffondor boive la potion, puis elle reprit le flacon, vérifia qu'il était bien vide et le rangea dans sa poche. L'interrogatoire pouvait commencer, et Madeleine n'avait pas envie que cette histoire traîne en longueur. Elle posa donc d'entrer de jeu la question principale :

« Bien. Maintenant, première question : As-tu, oui ou non, agressé Abigail à coup de bombabouses ?

Laissant le temps au jeune garçon de répondre elle posa ensuite sa deuxième question choisissant ses mots avec soin, adressant au passage un coup d’œil complice à Abigail :

« Deuxième question : As-tu participé à l'élaboration ou à la mise en pratique du plan consistant à déposer des chocolats ensorcelés dans le dortoir des filles de Gryffondor à l'occasion de la St Valentin ? »

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Ancien sorcier

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Après qu'Abigail se soit ranger de son côté il ne restait qu'a attendre l’approbation de leur préfète. Après toutes ses grimaces elle affichait un pâme sourire, apparemment elle aimait le pouvoir car il n'avait fait que sa propre défense depuis le début et maintenant, ils la consultaient, tous les deux.

Devant une gymnastiques faciale, elle devait sûrement réfléchir à sa décision. Et après d'autres grimaces, elle leurs déposa son verdict :


« Ok… Bien que je n'encourage habituellement pas ses pratiques, pour cette fois, je vais faire une exception. Je vais aller chercher cette potion, mais sache Colorado, que si jamais, sous le Veritaserum, tu reconnais être coupable, ta punition n'en sera que plus sévère. »

*Evidemment, je suis pas un débile fini, non plus, je le sait très bien. Sinon c'est pas moi qui proposerait cette situation.* Il savait qu'il pourrait leur prouver qu'il n'avait rien fait depuis le début mais là ça allait être le moment de vérité... Il ne manquait plus qu'il lui arrivait quelque-chose et Madeleine n'avait pas pris le bon flacon pour se venger.... Enfin venant d'une préfète, cela n'aurait pas donner une bonne image d'elle...

Tout en se levant, et en se dirigeant vers la porte, elle leurs dit:


« Vous ne bougez pas d'ici. Je ne veux pas de bagarres, de vengeances ou de chamailleries. Si je reviens et qu'il y a dans cette salle la moindre trace de pagaille, vous irez récolter la bave de limace ensemble. »

Madeleine quitta la salle d'un pas décidé.

* * *


Elle revint quelques minutes plus tard, se rassit et sortit de sa poche un petit flacon au verre opaque. Elle le poussa vers Colorado.

« Voilà ton Veritaserum. On va connaître le mot de l'histoire. »

Madeleine lui tendit le flacon, et il le pris, le porta à ses lèvres, et se mis à boire l'intégralité du flacon, enfin Colorado trouvait que cela n'avait pas de goût, il avait entendu dire qu'il avait un légér goût d'une chose qu'il ne se rappeler déjà pas. Apparemment Madeleine était pressée de partir car elle enchaîna:

« Bien. Maintenant, première question : As-tu, oui ou non, agressé Abigail à coup de bombabouses ?

"Non je n'ai JAMAIS au grand jamais, lancer de bombamouses sur Abigail. Je n'aurais fait et ne ferrais jamais de mal à un ou une Gryffondor et puis a n'importe qui en fait, parce que je n'aimerais pas que me l'on le fasse à moi-même. Donc maintenant je conclu que cette affaire doit être fermée?"

Mais Madeleine apparemment voulait profiter encore un peu de l'effet du véritaserum, car après l'avoir écouté, elle se prépara à une nouvelle question:

« Deuxième question : As-tu participé à l'élaboration ou à la mise en pratique du plan consistant à déposer des chocolats ensorcelés dans le dortoir des filles de Gryffondor à l'occasion de la St Valentin ? »

Colorado ne savait pas ce qu'il allait se passer, il avait peur... S'il se faisait prendre, il ne savait pas ce qu'il se passerait. Il aurait pus courrir gros. Mais le véritaserum en avait décider autrement car il n'eu pas trop le temps de réflchir que déjà sa bouche s'ouvrait pour articuler cette phrase:


"Cette question ne fait pas parti, de l'ordre de convocation et la raison du pourquoi j'ai été amener ici!"

*Apparemment le véritaserum sait aussi faire la part des choses. Je vais le prendre en note quelque part dans ma tête*

Dispute inter-gryffons  PV 

La tête posée sur ses mains croisées, elle attendait patiemment sur sa chaise, le regard songeur. A cet instant, elle avait perdu toute sa hargne, et quiconque aurait pénétré dans la salle aurait pu croire à un banal rendez-vous entre amis. Bon, tendu le rendez-vous, parce que l'atmosphère entre les deux Gryffons n'était pas vraiment amicale. De part et d'autre de la table où les avait fait s'asseoir Madeleine, Abigail et Colorado attendaient sans mot dire le retour de leur préfète.

Quand la porte pivota sur ses gonds, la petite fille redressa brusquement la tête et adressa un bref sourire à la Troisième année qui prit place en silence avant de sortir de sa poche une fiole opaque, un petit flacon qu'elle posa devant Colorado.


« Voilà ton Veritaserum. » lança-t-elle, et Abby se demanda quand l'atmosphère était devenue aussi électrique. « On va connaître le mot de l'histoire. »

Le fin mot de l'histoire, hein. Les entrailles plus entremêlées que des danseurs de tango, elle entortilla une mèche autour de son index tandis que le garçon vidait la fiole. Puis, lorsqu'elle se fut assurée qu'il avait bien tout bu, Madeleine posa sa question, sans détour ni fioriture, plus sérieuse qu'un Auror en plein interrogatoire. Comme quoi, même une banale dispute entre deux élèves pouvait devenir plus palpitant qu'un procès du Magenmagot.

« Bien. Maintenant, première question : As-tu, oui ou non, agressé Abigail à coup de bombabouses ? »

La virulence de la réponse de Colorado arracha sa présumée victime à une intense réflexion incluant les projets d'avenir de leur aînée. Après tout, elle était peut-être en présence d'une future agent de la CIA ?

« Non je n'ai JAMAIS au grand jamais, lancé de bombabouses sur Abigail. Je n'aurais fait et ne ferai jamais de mal à un ou une Gryffondor et puis à n'importe qui en fait, parce que je n'aimerais pas que me l'on le fasse à moi-même. Donc maintenant je conclus que cette affaire doit être fermée ? »

La petite fille hocha la tête. Belle philosophie. Après, il fallait pouvoir s'y tenir, or le passé lui avait démontré que... non, ce n'était pas le cas de Colorado. D'ailleurs, après un bref échange visuel, Madeleine enchaîna sans perdre de temps :

« Deuxième question : As-tu participé à l'élaboration ou à la mise en pratique du plan consistant à déposer des chocolats ensorcelés dans le dortoir des filles de Gryffondor à l'occasion de la St Valentin ? »

Il y eut un bref silence, puis...

« Cette question ne fait pas parti de l'ordre de convocation et la raison du pourquoi j'ai été amené ici ! » répliqua finalement le garçon avec une assurance assez illégitime.

Abby se retint de siffler entre ses dents. Eh ben, il n'avait pas peur, lui ! Madeleine avait pourtant démontré tout son talent (et son irascibilité). Refoulant la douleur cuisante de l'humiliation qui l'avait prise ce jour-là, la petite fille se pencha vers son camarade avec un nouveau sourire crispé.


« Si je ne me trompe pas » lança-t-elle avec une hésitation étudiée « le message indiquait qu'il y avait un problème avec moi, et te convoquait ici pour en discuter. »

Elle fit une pause, guetta une réaction de sa préfète. La douceur avec laquelle elle reprit la parole l'étonna elle-même après la virulence de ses dernières interventions.

« Or, nous discutons justement d'un problème qui a eu lieu et qui, à priori, nous concerne tous les deux. » Et Madeleine aussi, mais la fillette passa outre pour terminer : « Qui ne dit mot consent. Tu connais forcément ce proverbe. Alors je me permets de reposer la question : est-ce que tu as participé d'une quelconque manière à l'élaboration ou à la mise en pratique de ce plan, qui pour plussoyer Madeleine, consistait à déposer des chocolats ensorcelés dans nos dortoirs pour la St Valentin ? »

Quêtant du coin de l’œil l'assentiment de Madeleine, Abby tira un peu sur la manche de son pull en attendant la réaction de Colorado, le dos droit et le port fier.

Reducio
Navrée pour ce retard. J'espère que ce post vous convient.

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » – Oscar Wilde
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Ancien sorcier

Dispute inter-gryffons  PV 

« Si je ne me trompe pas » lança-t-elle avec une hésitation étudiée « le message indiquait qu'il y avait un problème avec moi, et te convoquait ici pour en discuter. »

Abigail, fit une pause. Justifié mais aussi pour impacter son discours. Elle se racla silencieusement la gorge et repris sa plaidoirie de plus belle:

« Or, nous discutons justement d'un problème qui a eu lieu et qui, à priori, nous concerne tous les deux. Qui ne dit mot consent. Tu connais forcément ce proverbe. Alors je me permets de reposer la question : est-ce que tu as participé d'une quelconque manière à l'élaboration ou à la mise en pratique de ce plan, qui pour plussoyer Madeleine, consistait à déposer des chocolats ensorcelés dans nos dortoirs pour la St Valentin ? »

Colorado avait peur, il était pipelette de base mais avec le véritaserum, il avait peur de vraiment en dire de trop. Il commençait à transpirer beaucoup et a avoir des bouffée de chaleur. Il a alla une ouvrir une fenêtre et pris l'air quelques instants. Il était pâle, et n'avait pas l'air d'aller vraiment trop bien.
*J'admets que je n'aurais pas du faire cela, mais tous les garçons du dortoir à ce moment là était d'accord pour le faire et les professeurs lorsque que je leur ai demandé de déposer la boîte de chocolat dans leur salle commune non pas vraiment dit non. Sinon, personne n'aurait été malade. Et puis je ne suis pas seul, alors quitte à être puni autant être plusieurs.*

"Oui, tu as raison j'ai participer à cet mise en scène."

Colorado n'arrivais pas à résister mais au moins arrivais à ne pas trop s'étaler sur ce qu'il savait, peut être que son philtre n'était assez puissant ou bien réalisé. En attendant tous cela il ne savait bien ce qu'il allait lui arriver avec ses aveux et ce qui pourrait bien lui arriver plus tard. Peut être qu'Abigail ne lui pardonnerait pas, mais en attendant elle as fait une accusation à tords et elle as pu voir qu'il n'avait rien fait alors on pourrait dire qu'il y avait un partout. Il ne savait plus quoi penser, il ne se sentait toujours pas bien , peut être que sa potion était périmé, il ne savait si cela était possible mais ceci pouvait expliquer plein de choses. Mais d'un coup il senti mal, il alla reprendre l'air à la fenêtre, et l'envie de vomir fut plus forte que lui et tous passa par la fenêtre en espérant que personne ne passe en dessous. Colorado tomba à la renverse sur le point de s'évanouir.


Reducio
Vraiment désole pour tous ce retard mais j'avais perdu la foi, me revoilà plus frais que jamais :)

Dispute inter-gryffons  PV 

Elle n'avait jamais pensé, du haut de ses douze ans, se montrer impressionnante au point de terroriser durablement l'un de ses camarades de classe ; mais peut-être n'était-il pas tant effrayé par le petit bout de fille qui le dévisageait durement que par l'adolescente silencieuse, un badge de préfète étincelant sur sa poitrine sous quelques mèches de cheveux bruns. Abby pouvait le comprendre, Madeleine avait l'art et la manière d'impressionner quiconque se sentait un tant soit peu coupable sans lever le petit doigt – c'était du moins l'impression qu'elle en avait toujours eu.

Le visage pâle, Colorado Wood repoussa brusquement sa chaise pour gagner la fenêtre qu'il ouvrit en grand avant de s'y appuyer. La fillette ne put s'empêcher de froncer les sourcils d'un air inquiet : elle l'avait vu repousser d'une main moite une mèche de cheveux noirs trempée par la transpiration. Était-il si mal ? Bah, après tout ce n'était pas, plus, ses affaires.

« Oui, tu as raison j'ai participé à cette mise en scène. »

Les mots, portés par un faible filet de voix, semblèrent décharger la petite fille de toute la tension qui nouait ses épaules. Elle coula un regard inquisiteur à Madeleine sans chercher à dissimuler le sourire qui étirait ses lèvres, curieuse d'entendre la sentence qui serait appliquée au jeune farceur. Farceur dont les bêtises leur avaient valu à toutes les deux une matinée à l'infirmerie, à dégobiller des limaces dans la joie et la bonne humeur. Farceur qui se retourna violemment vers la fenêtre d'où il rendit sans transition son déjeuner, et Abby eut une grimace pour quiconque se fut trouvé en dessous à cet instant. Lorsque son ami-qui-ne-l'était-plus-depuis-qu'il-s'amusait-à-ensorceler-le-chocolat-qu'il-leur-offrait s'écrasa lourdement sur le sol parqueté, la fillette se décida à faire quelques pas en sa direction.

La garçon semblait à la limite de l'inconscience, et elle se tourna vers Madeleine, éberluée :

« Euh... T'as mis un truc dans sa potion ? »

C'était un peu fort pour du Veritaserum, à moins que la philtre n'ait été doublé d'un puissant vomitif – elle n'avait jamais entendu parlé de pareils effets secondaires, mais l'occasion ne lui avait jusqu'alors jamais été donnée d'approcher ou d'étudier une potion de ce genre. Mi dégoûtée, mi intéressée, elle attendit l'approbation de sa préfète avant d'attraper le fils Wood par un bras, comme Madeleine prenait l'autre.

« En tous cas, c'était une chouette idée que t'as eu » sourit-elle joyeusement à son aînée tandis qu'elles quittaient la salle d'étude sur l'indication de la plus âgée pour amener le coupable à Mrs Pomfresh. « Le faire accuser d'un truc à tort pour l'obliger à boire du Veritaserum et lui faire avouer son implication dans le plan de la Saint-Valentin... Chapeau ! »

Cahin-caha, elle traînèrent Colorado puisqu'elles ne le portèrent jusqu'à l'infirmerie, où elle l'abandonnèrent aux bons soins de l'infirmière. Il allait écoper d'une jolie punition à son réveil, et Abby en souriait d'avance, pas le moins du monde attristée par le sort de son ami. Elle n'avait jamais apprécié les coups dans le dos.

« Je vais faire un tour à la bibliothèque, à plus tard » glissa finalement la petite à sa préfète, puis elle lui tira la manche de sa robe pour l'obliger à se baisser, et ainsi lui déposer un bisou sur la joue : « Merci pour la vengeance ! »

Elle s'était toujours dit que Madeleine Koter aurait eu sa place à Serpentard.

Reducio
Fin du RPG pour moi :lol:

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Dispute inter-gryffons  PV 

« Bien. Maintenant, première question : As-tu, oui ou non, agressé Abigail à coup de bombabouses ?

- Non je n'ai JAMAIS au grand jamais, lancé de bombabouses sur Abigail. Je n'aurais fait et ne ferai jamais de mal à un ou une Gryffondor et puis à n'importe qui en fait, parce que je n'aimerais pas que me l'on le fasse à moi-même. Donc maintenant je conclus que cette affaire doit être fermée ? »

Vrai. Ça, c'était vrai, puisque cette histoire de bombabouses n'était qu'une invention d'Abi et Madeleine pour le forcer à venir. Maintenant qu'il pouvait clore cette « affaire » comme il disait si bien, les deux gryffones pouvaient passer à ce qui les intéressait : la farce de la St Valentin.

« Deuxième question : As-tu participé à l'élaboration ou à la mise en pratique du plan consistant à déposer des chocolats ensorcelés dans le dortoir des filles de Gryffondor à l'occasion de la St Valentin ?

- Cette question ne fait pas parti de l'ordre de convocation et la raison du pourquoi j'ai été amené ici ! »

Ah, mince, le « Veritaserum » que Madeleine avait servi à Colorado lui permettait de refuser de répondre. Voilà qui contrariait grandement leurs plans. La préfète coula un regard qu'elle voulait discret à Abigail, lui signifiant « On fait quoi ? ». Mais la jeune rouge ne perçut même pas le regard de son amie avant de se pencher vers Colorado, un sourire crispé plaqué sur son visage :

« Si je ne me trompe pas le message indiquait qu'il y avait un problème avec moi, et te convoquait ici pour en discuter. »

*Un point pour Abi* songea Madeleine en lui souriant d'un air approbateur quand le regard de la rouge se tourna vers elle un instant.

« Or, nous discutons justement d'un problème qui a eu lieu et qui, à priori, nous concerne tous les deux. Qui ne dit mot consent. Tu connais forcément ce proverbe. Alors je me permets de reposer la question : est-ce que tu as participé d'une quelconque manière à l'élaboration ou à la mise en pratique de ce plan, qui pour plussoyer Madeleine, consistait à déposer des chocolats ensorcelés dans nos dortoirs pour la St Valentin ? »

Joli. Très joli coup. Colorado était maintenant coincé. Accrochée à ses lèvres (une fois n'est pas coutume), Madeleine attendit sa réaction.

"Oui, tu as raison j'ai participer à cet mise en scène."

Aha ! Ils y étaient ! Il avait avouéééééé ! Un grand sourire surexcité monta aux lèvres de Madeleine, ravie que les deux filles aient pu atteindre leur objectif. Elle transforma vite ce sourire en un sourire carnassier et elle se tourna vers Abigail. Qu'allaient-elles faire maintenant qu'elles le tenaient ? La troisième année n'avait pas envie de continuer la comédie de la préfète-qui-punit-un-élève. D'autant que la punition prendrait alors la forme d'une vengeance personnelle… et cette idée ne lui plaisait pas du tout. Finalement, ce fut Colorado lui même qui choisit son châtiment : il courut à la fenêtre et vomit. Copieusement.

« Euh... T'as mis un truc dans sa potion ? »
demanda Abigail à Madeleine, arrachant cette dernière à ses pensées.

La troisième année n'aurait jamais empoisonné consciemment un de ses camarades. Du moins, pas de façon grave. Au départ, elle était sortie de la salle dans l'idée de ramener simplement un verre d'eau à Colorado, tout en lui faisant croire à du Veritaserum. Mais ce verre d'eau une fois trouvé, elle avait croisé une bande de Poufsouffle qui l'avait alors regardé d'un air coupable, cachant à grand peine une boîte à flemme, qui semblait flambant neuve. Madeleine avait alors eu l'idée de leur emprunter quelques unes de ces friandises, pour donner un peu de goût à la potion. Elle avait donc dissous dans l'eau une demie pastille de gerbe (comprenez la moitié de la partie qui fait vomir… pour que les vomissements en soient pas trop fulgurants non plus), un nougat Néansang, un berlingot de fièvre et un demi petit-four tourndeloeil. Bref, un chouette mélange. Et il avait eu les effets escomptés : en raison de leur dissolution, les friandises n'avaient pas agi instantanément mais pile au bon moment.

Ayant chuchoté toute l'histoire à Abigail pendant que Colorado terminait de vomir ces tripes et devenait tout pâle, les deux filles se levèrent et attrapèrent chacune le Gryffondor par un bras pour le conduire à l'infirmerie :


« En tous cas, c'était une chouette idée que t'as eu » commenta Abigail. « Le faire accuser d'un truc à tort pour l'obliger à boire du Veritaserum et lui faire avouer son implication dans le plan de la Saint-Valentin... Chapeau !

- Merci ! Répondit Madeleine avec un grand sourire. Et sache Colorado que ce n'était pas du vrai Veritaserum mais de l'eau, mélangée avec quelques échantillons de boîte à flemme. Franchement, tu pensais vraiment que je pouvais te trouver du Veritaserum comme ça, en claquant des doigts ?! Au fait, tu peux nous dénoncer à l'infirmière, mais nous te dénoncerons alors pour les chocolats empoisonnés. »

Quelques minutes plus tard, les deux filles sortirent de l'infirmerie.

« Je vais faire un tour à la bibliothèque, à plus tard » lui annonça Abi.« Merci pour la vengeance ! »

Après l'avoir saluée en retour, Madeleine prit quand à elle le chemin de sa salle commune.

Reducio
Fin du RP pour moi ! Merci à tous les deux !

Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015