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Dévoile tes peurs... Et contrôle-les.  PV 

Ambre était confortablement couchée dans son lit, dans le dortoir des Poufsouffle. Il était déjà tard et la nuit était déjà bien avancée lorsque la troisième année fut dérangée dans son sommeil par de petites douleurs répétitives aux bras. Ouvrant les yeux, elle découvrit de petites aiguilles médicales ailées qui étaient tranquillement en train de lui piquer les bras. Lorsque ces aiguilles aperçurent que leur patiente était réveillée, elles s’arrêtèrent brusquement et foncèrent droit sur son visage, prêtes à piquer. Le sang de la Poufsouffle ne fit qu’un tour. Elle se leva brusquement et se mit à courir en direction d’une quelconque sortie, en criant. Elle traversa sa salle commune, dévala des centaines de marches, tout en criant. Elle ne savait même plus où elle se trouvait, Poudlard en ressemblait plus du tout à l’endroit où elle était. Elle était perdue. Mais les aiguilles continuaient de la pourchasser. La jeune fille arriva soudain dans une salle. Mais pas n’importe laquelle, c’était la Grande Salle. Elle était de nouveau dans le château. Les aiguilles ne la poursuivaient plus, elle s’arrêta donc de courir et se mit à marcher silencieusement dans la salle vide. Au bout de quelques mètres, un bruit résonna derrière la porte. Ce bruit elle aurait pu le reconnaitre entre mille. Des hurlements de loup. Comme pendant cette nuit… Les portes de la salle s’ouvrirent dans un fracas et, au lieu de ce que la troisième année s’attendait de voir, une fillette qu’elle connaissait bien entra dans la salle, une aiguille à la main. Elle s’approchait lentement, lentement… Ambre quant à elle, reculait rapidement, jusqu’à sentir un mur dans son dos, la séparant de la liberté. Elle était en sueur, elle avait peur. La fille continuait d’avancer, elle n’était plus qu’à quelques mètres de la Poufsouffle lorsqu’elle brandit son aiguille tandis qu’Ambre criait… Plus que quelques centimètres les séparait à présent. L’aiguille s’abaissa et…

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH »

La rouquine se redressa dans son lit, tout en sueur, n’essaya même pas de savoir si son cri avait réveillé ses camarades de dortoir et se mit à courir vers la porte qui la mènerait dans le petit salon de la salle commune des Poufsouffle. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’elle faisait ce rêve. A chaque fois il se terminait comme cela. Elle n’en pouvait plus. Chaque nuit elle se réveillait en sueur et allait se réfugier dans le petit salon, devant le feu. Elle s’endormait d’ailleurs depuis quelques jours en restant habillée, si jamais la peur l’emmenait plus loin que sa salle commune. Cette nuit était d’ailleurs la première où elle dépassait le tableau de la jeune fille à la perle pour aller se réfugier dans le château.

Les dalles et les marches défilaient sous les pieds de la troisième année. Elle n’avait qu’un seul et unique but : trouver un endroit où se cacher, fuir ce cauchemar horrible qui la poursuivait depuis déjà bien trop longtemps. Elle arriva dans un couloir où elle aperçut une porte entrebâillée. Ni une ni deux elle s’engouffra dans la salle. Ce n’est qu’une fois dedans qu’elle s’assit sur le sol froid pour essayer de reprendre ses esprits. Elle ne savait absolument pas où elle était et son cauchemar se répétait en boucle dans son esprit. Soudain un bruit la sortit de ses pensées. Elle s’empressa de se cacher sous un des nombreux pupitres de la salle, les mains sur les côtés de la tête comme si elle voulait se protéger, et le visage crispé. Prit de panique elle répétait en boucle ces quelques mots :

« Laissez-moi… Laissez-moi… Non… Laissez-moi… »

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"Élève et professeur parlent d'histoires de plantes vertes,
sans se méfier de cet insecte anthropophage aux pattes de poils couvertes.
Créature rampante et dégoûtante
rôdant dans le lieu où l'on cultive les plantes."


Elina dormait paisiblement quand elle avait été réveillée brutalement par un cri de pur terreur. Pourtant, contre toute attente, elle ne s'affola pas. Ce n'était pas la première fois qu'elle était ainsi réveillée au beau milieu de la nuit. Elle jeta un regard du côté du lit à baldaquin d'Ambre et eut tout juste le temps de voir une masse rousse se précipiter vers la porte du dortoir. L'étrange manque de réaction de ces camarades de chambrée devait probablement s'expliquer par un sort d'insonorisation sur les baldaquin. Elina entendit les pas précipités d'Ambre dans les escaliers mais au lieu de l'habituel silence qui suivait sa cavalcade, la course sembla continuer et elle entendit le claquement du tableau qui cachait l'entrée de la salle commune. Dans cet état de panique, les foulées d'Ambre pouvaient l'entraîner très loin dans le château. Et si elle n'avait pas de chance, elle tomberait sur un professeur en patrouille ou pire, Rusard ou Peeves.

Elina était totalement réveillée maintenant et elle aurait du mal à se rendormir. Il faudrait qu'elle pense à apprendre un sort d'insonorisation elle aussi. A moins de traiter le problème à la source et trouver ce qui pouvait bien faire hurler Ambre au beau milieu de la nuit. De toute manière, elle n'avait rien de mieux à faire dans l'immédiat. Elle se leva donc et pris deux capes. Une pour elle et une pour Ambre. Il faisait encore froid dans le château et étant donné la manière dont elle était sortie, Ambre n'avait certainement pas pensé à en prendre une. Elina descendit rapidement les marches menant au dortoir et sortie de la salle commune. Le plus difficile allait être de retrouver la rouquine. Elle parcouru bon nombre de couloir sans trouver trace de la fugitive jusqu'à tomber sur une porte entrebâillée d'où lui parvient une léger remue-ménage. Ainsi, Ambre s'était réfugiée dans la salle d'étude... Quand elle entra, elle fut néanmoins surprise de retrouver la rouquine recroquevillé sous un pupitre. Celle-ci marmonnait quelque chose qu'Elina ne comprit pas tout de suite à cause de son ton saccadé.


« Laissez-moi… Laissez-moi… Non… Laissez-moi… »


Etant donné le temps qu'il lui avait fallut pour retrouvé Ambre, elle pensait que celle-ci ce serait un peu calmé ce qui ne semblait pas être la cas. S'accroupissant à côté de sa collègue tremblante, elle passa tant bien que mal, compte tenu des pieds de la table, la seconde cape sur les épaules de la rouquine. Il fallait que cette dernière se calme mais Elina ne voyait pas comment l'aider sans savoir ce qui la paniquait à ce point. Ambre n'était pas le genre de personne que l'on s'attendait à trouver tremblante comme une feuille sous une table après un mauvais rêve.

« Qu'est-ce qui te fait aussi peur Ambre ? »
Dernière modification par Elina Montmort le 7 octobre 2015, 12 h 42, modifié 1 fois.

¤ Finisseuse des Frelons ¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤ Sixième année RPG ¤ Rédactrice ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~

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Quelqu’un s’accroupit à côté d’elle. La Poufsouffle tourna un peu plus le dos à cette personne. Elle ne voulait pas voir de qui il s’agissait. Elle avait trop peur que ce soit la fille à l’aiguille. Il y avait trop de risque. Elle crispa un peu plus son visage et enfoui sa tête dans ses bras. Quelque chose lui effleura les bras et se posa sur ses épaules. Tout son corps trembla avant de se figer. Aucun geste brusque. Enfin, ça c’est ce qu’elle voulait qu’il se passe. La réalité était tout autre. A peine la chose lui effleura le bras que la troisième année voulut s’enfuir. Elle essaya donc de se relever brusquement, tout en criant, mais se cogna violemment la tête contre le pupitre qui se trouvait juste au dessus d’elle. Elle retomba donc à genoux, toujours sous le pupitre, en pleurs avec les mains sur le haut de la tête, là où elle s’était cognée.

Ce coup sur la tête semblait lui avoir remit les idées en place. Ou du moins, assez pour se rendre compte que la chose qui l’avait touché et qui s’était posé sur ses épaules n’était qu’une simple cape, posée là pour la réchauffer. Toujours en ayant les mains sur la tête, elle releva légèrement la tête pour voir la personne qui se trouvait à côté d’elle.


« Qu'est-ce qui te fait aussi peur Ambre ? »

*Elina ?* La rouquine découvrit évidemment le visage familier d’Elina, une des préfètes de sa maison, qu’elle reconnut rapidement grâce à ses longs cheveux blonds. A la vue de sa camarade de maison, Ambre sentit son cœur légèrement ralentir. Elle avait moins peur. Elle se sentait un peu plus présente dans le monde de la réalité, et non plus dans le monde des rêves, là où les aiguilles s’associent avec des petites filles.

La troisième année regardait sa camarade, des larmes coulant de temps à autre le long de ses joues rougies par la course qu’elle avait menée précédemment. Quelques mèches de ses cheveux en bataille venaient se coller sur ces mêmes joues, là où les larmes s’étaient répandues. Tout en essayant de ralentir sa respiration, elle frottait l’endroit où le pupitre avait cogné. C’était un vieux truc que ses parents lui disaient de faire lorsqu’elle se faisait mal, bien qu’elle sache pertinemment que cela n’allait rien changer ; c’était devenu une habitude. En y repensant, elle s’arrêta de frotter et laissa retomber ses bras le long de son corps. Elle regarda dans la direction d’Elina. La jeune fille était toujours là. Alors Ambre avala sa salive, et lui dit pathétiquement :


« Les aiguilles… Elles voulaient me piquer ! Et… Et… Et y avait cette fille aussi ! Elle aussi elle voulait me piquer ! »

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Quand elle était entrée dans la salle, Elina avait d'abord était surprise de trouver Ambre cachée sous un bureau et quand elle approcha, Elle lui tourna ostensiblement le dos lui laissant penser qu'elle n'était pas la bienvenue si ce n'est que la jeune fille tremblait comme une feuille. La préfète avait déposé la cape sur les épaules d'Ambre en espérant la calmer mais cela eut l'effet inverse. Du moins dans un premier temps. Dès qu'elle sentit la couverture l'effleurer, le rouquine céda à la panique et tenta de se dégager oubliant qu'elle se trouvait sous un bureau, se cognant violemment la tête au passage. Le choc eu pour effet de lui mettre la larme à l'oeil et elle cessa de se débattre, les deux mains plaquée sur son crâne douloureux. Mais le coup sembla lui être bénéfique car elle retrouva un peu de son calme, la douleur l'aidant à reprendre pied dans la réalité. Et lentement, elle sembla trouver un sens à la question d'Elina.
Le visage rouge et humide de larmes, Ambre avait un air totalement défait souligné par sa chevelure rousse en bataille. Elle semblais se calmer petit à petit mais sa nervosité ne la quittait pas totalement. Elina ne repris pas la parole de peur de la brusquer, attendant qu'elle se reprenne. Pour l'instant, Ambre lui faisait l'effet d'un animal farouche et prêt à se défendre bec et ongle. Pas question donc de prendre le risque de la brusquer. Mais finalement, Ambre pris la parole d'une voix hésitante et faible.


« Les aiguilles… Elles voulaient me piquer ! Et… Et… Et y avait cette fille aussi ! Elle aussi elle voulait me piquer ! »


Des aiguilles ? Elina se doutait qu'elle parlait de ces cauchemars qui la réveillaient presque toutes les nuits mais Elina restait perplexe. A l'entendre, avait elle davantage peur des aiguilles ou de la fille ? Visiblement elle craignait par dessus tout les piqûres mais quel besoin de faire entrer une fille dans son rêve. Ce ne serait pas la première fois que les objets s'animaient d'eux-même dans les rêves des enfants endormis. Et cette manière de dire « cette » fille et non « une » fille laissait supposer que ce n'était pas la première fois qu'elle l'avait vu. Mais était-ce seulement un personnage récurent de ses rêve ou quelqu'un qu'elle connaissait ? Si ces rêves poursuivaient Ambre, elle ne pourrais s'en doute s'en débarrasser qu'en en trouvant l'origine et la signification.

« Cette fille ? Quelle fille ? Tu la connaît Ambre ? Tu sais pourquoi elle... apparaît dans ton rêve ? »


Elina avait faillit lui demander pourquoi la fille voulait la piquer mais avait craint que la mention de piqûres ne déclenche une nouvelle crise d'hystérie. Elle avait donc préféré se montrer prudente.

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Fermant les yeux, Ambre se revoyait dans sa chambre, chez elle, dans sa maison, avec ses parents. Sa mère arrivant presque en courant, allumant une sorte de veilleuse et s’accroupissant au bord du lit et caressant les cheveux roux de la fillette en pleure. « Raconte moi ton cauchemar ma chérie, comme ça tu ne le feras plus, allez raconte moi tout ». Ses larmes s’arrêtèrent de couler et elle rouvrit les yeux. Elle se trouvait toujours dans la salle où elle s’était précipitamment réfugiée après son cauchemar ; Elina se trouvait toujours en face d’elle. Elle se trouvait à Poudlard. Il n’y avait pas ses parents ici. Personne à qui raconter son cauchemar en pleine nuit. Personne pour allumer cette fameuse veilleuse. Il n’y avait même plus cette fameuse veilleuse. C’était un petit panda avec un pull rose. A cette pensée, la troisième année se calma un peu.

« Cette fille ? Quelle fille ? Tu la connaît Ambre ? Tu sais pourquoi elle... apparaît dans ton rêve ? »

Un frisson parcourut la jeune fille. Visiblement, quelqu’un était prêt à écouter son cauchemar. Ou du moins, l’aider à en parler. Finalement, elle n’avait peut-être pas besoin de ses parents pour se débarrasser des cauchemars… Mais avait-elle vraiment envie d’en parler ? Remuer ce genre de chose n’est pas la chose la plus agréable à faire. En y pensant, Ambre se dit que même un cours d’histoire de la magie pourrait être plus agréable. Elle tourna la tête vers sa préfète, essuyant les larmes sur son visage. Elle avait presque reprit entièrement le contrôle d’elle-même.

Elle sourit faiblement et tristement à sa camarade et lui fit signe de se pousser, pour qu’elle sorte de dessous le pupitre. Une fois debout, elle resserra la cape que lui avait ramenée Elina et après s’être assise sur un banc lui dit en désignant la cape du menton :


« Merci… »

Elle ferma les yeux et se remémora son cauchemar du début jusqu’à la fin. Prudemment, elle laissa dériver ses pensées vers ce qu’il s’était passé il y a de ça un an et quelques mois. Pouvait-elle dire, ou même penser, que ses cauchemars prenaient cet événement comme source ? Comment un événement pouvait-il être la source de chose comme cela ? L’empêchant chaque soir de pouvoir dormir normalement, comme la plupart des élèves du château ? Rouvrant les yeux et les posant sur Elina, la rouquine prit une profonde inspiration et avant qu’elle n’ait pu ouvrir la bouche pour répondre à sa camarade, elle éclata en sanglot et prit Elina dans ses bras. Comme elle l’aurait fait avec sa mère. Hoquetant tout en essayant de reprendre un souffle normal, elle murmura à l’intention de sa préfète :

« Elle est morte… Partie, partie pour toujours… »

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Elina s'était décalée pour laisser Ambre se relever. Une fois celle-ci installée sur un banc, certes plus confortable que le dessous d'une table, elle prononça un unique mot en désignant la cape sur ses épaules.

« Merci »

Ambre semblait reprendre doucement pieds dans la réalité au grand soulagement d'Elina. Cependant, son cauchemard l'avait visiblement secoué plus encore qu'elle ne l'aurait cru. A cet instant, Ambre semblait si fragile que la préfète avait peine à reconnaître en elle la redoutable batteuse et capitaine des Frelons. Elle aurait due le savoir pourtant, que les personnes qui semblent les plus solides sont souvent simplement les plus habiles à cacher leurs vieilles blessures. Elina du garder le silence plus longtemps qu'elle ne l'avait cru car Ambre repris la parole, légèrement hésitante.

« Elle est morte… Partie, partie pour toujours… »


Elina ne pu s'empêcher de se raidir mais fit de son mieux pour le cacher à Ambre. Cette dernière n'avait pas besoin de ça. Pour hanter Ambre de cette manière, ce cauchemard n'était certainement pas anodin mais elle n'avait pas vraiment prit le temps de réfléchir à la question. Mais c'était autre chose d'apprendre qu'il avait rapport avec la mort d'une personne. Elina pris le temps de digérer l'information. Elle n'aimait pas avoir à remuer le couteau dans la plaie en forçant Ambre à se remémorer de mauvais souvenirs mais si elle ne le faisait pas, celle-ci ne pourrait peut-être jamais se défaire de ces cauchemards. Il faut parfois aller au devant de la douleur pour mieux s'en débarrasser. Quand elle fut sure que sa voix ne tremblerait pas elle repris la parole.

« Qui est morte Ambre ? Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Elle avait la très nette impression de ne pas avoir le droit de poser cette question mais que pouvait-elle faire d'autre ? Ambre risquait de lui en vouloir pour avoir osé l'interroger à ce sujet mais il était un peu tard pour faire machine arrière. Quitte à encourir la colère d'Ambre, autant que cela serve à quelque chose.

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« Qui est morte Ambre ? Qu'est-ce qui s'est passé ? »

La jeune fille croisa ses bras. Elle avait lu quelque part que cette position était censée représenter une sorte de malaise, ou plutôt de non communication. Comme si le simple fait de croiser les bras faisait apparaître un petit panneau clignotant avec l’inscription ‘’Communication hors service‘’ ! La personne qui avait expliqué ça pour la première fois ne s’était-elle pas tout simplement dit que cette position était beaucoup plus agréable que de laisser pendre les bras le long du corps et de ressembler à un pingouin ?

Elle se planta légèrement les ongles dans la peau de ses avant-bras. Une rude bataille se passait dans sa tête à ce moment-là : tout dire à Elina, ne rien lui dire ou ne dire qu’une partie. Un drôle de sentiment l’envahit à ce moment-là, en quoi Elina avait-elle le droit de savoir ? Ce n’était pas ses affaires après tout ! Mais en même temps, Ambre savait pertinemment que sa préfète faisait ça pour qu’elle se sente mieux. Mais quand même.

Ambre se leva brusquement et se mit à marcher dans la salle, le long des pupitres. Elle revint finalement près d’Elina et lui dit en essayant calmement :


« Une amie. Comme Dumbledore. Tu n’as pas besoin d’en savoir plus. De toute façon je ne veux plus en reparler. »

Elle se rendait bien compte qu’elle n’était pas forcément très clair dans son explication, mais qui à Poudlard ne savait pas comment Dumbledore avait fini ? La Poufsouffle comptait bien sur la culture poudlarienne d’Elina pour que cette dernière comprenne ce qu’elle avait voulu dire.

La troisième année s’était calmée. Plus de larmes, plus de sanglots, plus de hoquet amenant les larmes. Elle se rendit compte qu’une partie de son cauchemar n’avait pas vraiment été abordé. Et elle ressentait absolument le besoin d’en faire part à son amie. Elle se tourna vers cette dernière et lui dit :


« Euh pour ce qui est des aiguilles… C’est une phobie… Je crois que je n’ai pas vraiment d’explication… »

Elle la regarda et lui sourit légèrement. Elle se sentait beaucoup mieux que lorsqu’elle avait quitté le dortoir en trombe, quelques dizaine de minutes auparavant.

« T’as des phobies toi ? »

Ambre n’avait jamais discuté phobie. En même temps, ce n’est pas vraiment le sujet de discussion par excellence. Elle avait déjà eu envie d’en parler, avec ses parents par exemple. Comme pour se prouver à elle-même que sa peur pour les aiguilles n’était pas unique et qu’elle prenait différentes formes pour d’autres personnes. Le principal problème qu’elle avait rencontré en voulant commencer ce genre de discussion… Etait tout simplement la peur d’avoir de nouvelles phobies et faire des cauchemars encore plus horrible que ceux qu’elle avait déjà !

Reducio
Désolée pour le retard et pour cette piètre réponse !...

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Ambre croisa les bras, hésita un instant avant de se lever et de faire les cents pas. Elina savait bien qu'en posant cette question, elle mettait les pieds dans le plat. Mais quitte à ce qu'Ambre se braque, elle avait décidé d'y sauter à pied joints. La capitaine des Frelons lui en voudrait probablement et aurait bien raison vu qu'elle se mêlait de ce qui ne la regardait pas mais elle ne voyait pas d'autre moyen. Si ses cauchemars continuaient à la hanter, le manque de sommeil finirait par sérieusement lui nuire. Après quelques aller-retours, Ambre se planta devant Elina et lui dit :

« Une amie. Comme Dumbledore. Tu n’as pas besoin d’en savoir plus. De toute façon je ne veux plus en reparler. »

Elina n'était pas vraiment surprise, elle s'attendait à une réaction de ce genre là mais elle était reconnaissante à Ambre d'avoir conservé son calme malgré tout. Elle aurait pu avoir droit à une réaction plus violente. En tout cas, les paroles d'Ambre ne pouvaient avoir qu'un sens. *Mila Navy.* Elina ne l'avait jamais rencontrée mais son histoire était connue de tous les Poufsouffles. Du moins les filles. L'histoire de sa mort était restée fermement ancrée dans les murs du dortoir des filles et dans l'esprit des élèves qui y vivaient. Cette histoire, les nouvelles arrivantes l'apprenaient des plus anciennes. L'histoire d'une jeune Poufsouffle tourmentée qui avaient sauté du haut de la tour d'Astronomie. Elina ne savait guère plus à ce sujet que ce qu'elle avait appris de ses aînées mais elle savait que Ambre, lancée à sa poursuite, n'avait pu que la voir disparaître dans le vide. La préfète se serait bien donnée un paire de claque pour ne pas avoir fait le lien plus tôt. Ce genre de traumatisme était bien suffisant pour infliger des cauchemars à une jeune fille de l'âge d'Ambre. Elina n'insisterait pas mais le silence qui avait suivit les propos d'Ambre lui pesait. Cependant, elle n'osait pas non plus le rompre. Mieux valait ne pas rendre les choses plus difficiles encore.
Ce fut finalement Ambre qui vint à sont aide en reprenant la parole :

« Euh pour ce qui est des aiguilles… C’est une phobie… Je crois que je n’ai pas vraiment d’explication… »

Ambre adressa un léger sourire à Elina qui s'en sentit rassurée. Au moins, la rouquine ne semblait pas lui en vouloir pour son manque de tact. Et après tout, les aiguilles étaient une phobie relativement courante chez les moldus aussi. Même si elle aurait été bien incapable de l'expliquer.


« T’as des phobies toi ? »


La question pris Elina un peu de court. Elle ne s'était jamais réellement posé la question. Il lui arrivait d'avoir peur comme tout un chacun mais elle n'avait jamais été confronté à quelque chose d'aussi fort qu'une phobie. Elle ne pouvait que l'imaginer. Mais elle devait bien une réponse à Ambre. Et il y avait bien une chose qui lui faisait peur...

« Je n'y ai jamais été confronté mais je pense que ma plus grande peur serait de me retrouver coincée sous terre loin de la surface. Je pense que la spéléologie n'est pas pour moi. »

Elle croisa le regard d'Ambre en lui faisant un sourire timide. Cela pouvait sembler bête mais c'est la première chose qui lui était venue. Ça ne lui était jamais arrivé mais cela était arrivé à une héroïne de l'un des livres d'aventure moldus qu'elle dévorait en quelques heures. Son imagination peut-être une peu trop développée avait fait le reste. Maintenant qu'elle y pensait, la spéléologie ne semblait pas être une activité très courante chez les sorciers. Mais avec un peu de chance Ambre en avait quand même entendu parler. Depuis son entrée à Poudlard, il arrivait régulièrement à Elina de devoir s'expliquer sur des termes un peu trop moldus. Elle réalisa du même coup qu'elle ne savait pas grand chose de la famille d'Ambre. Elle pouvait aussi bien avoir été élevée dans une famille de moldus mais les deux jeunes filles n'avaient jamais abordé ce sujet.

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« Je n'y ai jamais été confronté mais je pense que ma plus grande peur serait de me retrouver coincée sous terre loin de la surface. Je pense que la spéléologie n'est pas pour moi. »

Elina adressa un sourire timide à la rouquine. Comme si elle avait honte des propos qu’elle venait de tenir. Pourtant, Ambre ne trouvait pas cela bête, elle comprenait aisément. En même temps me direz-vous, lorsque l’on a peur des aiguilles, se moquer de quelqu’un ayant peur de se retrouver coincer sous terre n’était pas vraiment pertinent… Surtout lorsque l’on vient justement de réveiller cette personne par des cris à cause d’un cauchemar mettant en scène ladite phobie dont on est atteint. Enfin bref. La troisième année s’empressa de lui répondre :

« Ah oui la spéléologie, je connais… Effectivement, mieux vaut que tu évites d’en faire… Un ami de mon père s’est déjà retrouvé coincé dans une grotte souterraine pendant trois heures ! »

En effet, Ambre ayant vécu dans une famille aux habitudes et au mode de vie des Moldus, elle connaissait ce dont Elina parlait. Surtout que cette histoire avait alimenté bon nombre de conversation entre son père et son ami. Lorsque les deux hommes se voyaient, la rouquine était sûre d’une chose : cette conversation apparaîtrait forcément. Elle la connaissait même sur le bouty des doigts, tellement elle l’avait entendu. Pour faire simple, l’ami de son père était allé faire de la spéléologie et, sans s’en rendre compte tout de suite, n’avait pas prit le chemin qu’il aurait dû prendre. Résultat des courses, il était tombé dans une sorte de crevasse, ce qui l’avait amené dans une grande grotte souterraine. Et le problème étant le suivant : il s’était foulé la cheville, ce qui l’empêchait de rebrousser chemin en escaladant la paroi. Le soir même, il était censé venir chez la famille Baxrendhel. Ne le voyant pas venir à l’heure prévue, le père d’Ambre décida d’aller voir chez lui. Comme sa voiture n’était pas là-bas, il décida d’aller voir là l’endroit où il était allé faire de la spéléologie. Là il découvrit la voiture et appela les secours, qui retrouvèrent son ami au fond de la crevasse.
La troisième année raconta cette histoire à sa camarade, avant de se rendre compte que cela n’était peut-être pas la chose à faire :


« Oh, euh, ce n’était peut-être pas une bonne idée de te raconter ça… J’ai raison non ?... »

Elle lui lança un air désolé, avant qu’un bâillement ne s’échappe de sa bouche. Lorsqu’elle s’en rendit compte, la jeune fille plaqua sa main devant sa bouche. Il était tard, et maintenant qu’elle s’était calmée, la jeune fille ne voulait qu’une chose : retrouver son lit.

« Désolée… Je suis fatiguée, pas toi ? Maintenant que je me suis calmée… Grâce à toi d’ailleurs… Merci beaucoup en tous cas. Et désolée de t’avoir réveillé. Maintenant que j’en ai parlé à quelqu’un ça devrait aller… »

Elle gratifia sa camarade d’un sourire. Si Elina ne l’avait pas suivi cette nuit-là, qui sait combien de fois la Poufsouffle se serait encore réveillé en sursaut, en pleine nuit, réveillant ainsi ses camarades ? Certes, cela ne voulait pas dire qu’elle ne referait plus jamais ce cauchemar, mais la troisième année était optimiste : tout irait mieux maintenant. Elle ferait des rêves plus calme, ou peut-être pas d'ailleurs, mais en tous cas, ils ressembleraient plus à ceux que l'on peut faire à Poudlard... Imaginer Madame Grayce explosant éternellement dans les cachots, par exemple... La jeune fille invita sa camarade à retourner se coucher. Les deux Poufsouffle retournèrent donc vers leur salle commune, en faisant bien attention de ne pas se faire prendre par le concierge, pour pouvoir enfin terminer leur nuit.

Reducio
La phrase soulignée est pour le Poufsouffle Exquis ! Désolée Miss Grayce ! :lol:

Reducio
Fin du RP pour moi, je te laisse conclure ! Merci en tous cas, c'était un plaisir de faire ce rp avec toi ! :P

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« Ah oui la spéléologie, je connais… Effectivement, mieux vaut que tu évites d’en faire… Un ami de mon père s’est déjà retrouvé coincé dans une grotte souterraine pendant trois heures !»

Cette affirmation n'avait rien de rassurant. Elina allait assurément se tenir le plus loin possible de tout ce qui pouvait ressembler à de la spéléologie. En tout cas, le fait qu'Ambre connaisse cette occupation moldue montrait ses connaissances de leur mode de vie. Elina ne s'était encore jamais demandé dans quel genre de famille ses camarades avaient été élevés. A vrai dire, cela n'avait pas particulièrement d'importance.

« Oh, euh, ce n’était peut-être pas une bonne idée de te raconter ça… J’ai raison non ?... »


La réflexion fit sourire Elina. En effet, ce n'était probablement pas la meilleure chose à faire mais elle s'en remettrait. Ambre se mit tout à coup à bailler à s'en décrocher la mâchoire. Il fallait bien reconnaître qu'il devait être très tard. Le cauchemar d'Ambre les avait tiré du sommeil alors que la nuit était déjà bien avancée. Il devait maintenant être très tard, ou plutôt très tôt. Les cours reprendraient dans quelques heures et il serait certainement plus avisé de leur part de prendre un peu de repos d'ici là.

« Désolée… Je suis fatiguée, pas toi ? Maintenant que je me suis calmée… Grâce à toi d’ailleurs… Merci beaucoup en tous cas. Et désolée de t’avoir réveillé. Maintenant que j’en ai parlé à quelqu’un ça devrait aller… »

Ambre lui adressa un sourire. Elina ne savait pas si cette entrevue suffirait à faire disparaître ces cauchemar mais si c'était le cas, elle pouvait s'en estimer heureuse. Autant pour le sommeil d'Ambre que pour le sien.


« C'est vrai qu'il doit être très tard. Je commence à avoir du mal à garder les yeux ouverts moi aussi. »

Sur ce, les deux jeunes Poufsouffles quittèrent la salle d'étude pour regagner leur salle commune dans l'espoir de quelques heures de sommeil bien méritées. Avec un peu de chance, leurs compagnes de dortoir n'auraient plus à lancer de sort de silence que leurs lits. En tout cas, si Elina avait pu aider sa capitaine, elle en était heureuse. Elle avait conscience de ce que cet aveux de faiblesse avait d'exceptionnel chez cette batteuse redoutable et à vrai dire, elle était flattée de sa confiance. C'est néanmoins avec beaucoup de plaisir qu'elle retrouva le confort de son lit.


Reducio
Ce fut un plaisir pour moi aussi!

¤ Finisseuse des Frelons ¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤ Sixième année RPG ¤ Rédactrice ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~