Salle d’études

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La boulette  PV 

C'était un jour comme les autres pour Dylan : cours, repas, cours, révisions et tout ce qui s'en suit. Les examens approchant à grands pas et Dylan étant maintenant en cinquième année, il se devait de maintenir le rythme et de poursuivre ses efforts. Même si sa situation familiale n'était pas vraiment au top du top, Dylan trouvait du réconfort auprès de ses amis et connaissances, et même dans ses cours, et dans les livres. En fait, il faisait tout pour essayer de s'occuper l'esprit et ne pas penser à sa famille, qui l'attendait pendant les vacances, bien que cela ne plaise pas vraiment à Dylan. De plus, étant donné que la situation lui prenait quelque peu la tête, ses notes descendaient et puisqu'il s'en était rendu compte, le préfet des rouges avait décidé de prendre les choses en main et de se ressaisir, même si parfois, les souvenirs et les récents événements lui arrivaient dans la tête comme des flashback.

Ceci étant dit, après sa journée de cours, Dylan avait décidé de sauter le repas du soir et d'aller s'entraîner directement là où il savait qu'il n'y aurait personne : la salle d'études. Ce n'est pas que peu de gens la fréquentait, mais comme elle n'était pas le premier choix des élèves, Dylan savait qu'il n'y trouverait personne, encore moins à l'heure du repas. Il y aurait probablement quelques élèves qui passeraient par là pour retourner dans leur salle commune, probablement des Gryffondor d'ailleurs, mais Dylan ne s'en occupa pas. Il fût juste content de voir que comme il s'y était préparé, il n'y avait personne en salle d'études, et qu'il aurait donc le champ libre pour pratiquer quelques sortilèges, puisque c'est bien là où ça pêchait pour lui, cette année. Ravi d'avoir un peu de calme et de tranquillité, il pénétra dans la salle d'études, peu éclairée puisque le soleil commençait à descendre de son zénith, et il alla s'installer à une table. Il ne comprit pas pourquoi la salle n'était pas surveillée, mais pensa que la personne en charge de ce poste était partie manger, elle aussi.

Les heures passaient et Dylan s'entraînait sur divers sortilèges mineurs, parfois plus complexes que les précédents, mais globalement, son ego gonfla puisqu'il réussit sans soucis à lancer les quelques sortilèges inoffensifs et à maîtriser le mouvement du poignet, ainsi que la formule. Parfois, il se laissait emporter par ses émotions et les sortilèges donnaient un résultat inattendu, mais globalement, il n'y avait pas eu de gros problème à souligner. Les derniers rayons du soleil pénétraient à travers les vitraux de la salle, et cette dernière était toujours autant calme. Il ne restait maintenant plus qu'un dernier sortilège à étudier pour Dylan : Incendio. Il l'avait travaillé l'année passée et revu cet année, mais rien n'y faisait, il avait toujours du mal à bien le maîtriser. Il savait qu'il ne devrait pas faire cela dans la salle d'étude, mais puisqu'il était seul et en cinquième année, Dylan ne trouva aucune objection à s'y essayer, pensant qu'il pouvait tout gérer, comme un grand, depuis qu'il était en cinquième année. Il ouvrit donc son livre et se mit à étudier un peu nerveusement tout de même le sortilège en question. Après quelques minutes d'entraînement, il finit par refermer le livre, à se lever de sa chaise, et déterminé, il prit sa baguette en main :


« Allez, cette fois-ci ça sera bon !, il prit une grande respiration avant de se lancer. Incendio! »


Pour résultat : une petite étincelle au bout de sa baguette. Frustré, et quelque peu énervé, Dylan réitéra l'opération une fois, deux fois, sans résultat. N'en tenant plus, il lança, énervé et piqué au vif, sa formule en criant, et ce n'était pas une étincelle qui sorti de sa baguette, mais un véritable torrent de flamme qui se dirigea immédiatement vers les étagères non loin. Se rendant rapidement compte de sa bêtise, Dylan s'acharna à faire cesser les flammes qui sortaient de sa baguette, et réussit à couper l'origine du feu au bout de plusieurs secondes cruciales. Il reporta ensuite son attention sur les flammes qui envahissaient les étagères et bientôt, les rideaux des fenêtres. Pris de panique, il feuilleta son livre le plus vite possible pour trouver le sortilège qui le tirerait d'affaire, en vain. Les flammes prirent un peu plus de place, obligeant Dylan à reculer. Paniqué, ne sachant quoi faire, Dylan allait crier à l'aide, mais en se retournant pour aller chercher de l'aide, il vit un visage familier au pied de la porte, visage qui semblait consterné : celui du professeur Ainsworth. A la fois soulagé, mais paniqué, Dylan exprima un regard de supplication à son professeur, mais le préfet savait qu'il était dans de beaux draps.

Gryffondor du mois d'octobre 2015

La boulette  PV 

Miles avait passé l’après-midi – jusqu’au milieu de soirée - à travailler et n’avait pas vu le temps s’écouler. Le professeur de métamorphose avait été absorbé par ses innombrables copies et en avait même raté le dîner. Il avait eu le droit à de beaux commentaires sur la disparition, ainsi que des comptes rendus intéressants de ses deuxième année. Il n’aurait pas pensé qu’être professeur prenait autant de temps avant de s’engager dans cette voie périlleuse de l’éducation. Cependant, il s’y trouvait bien et sentait qu’il pouvait apporter quelque chose – se rendre utile lui occupait suffisamment l’esprit.

Sortant de son bureau, il se rendit compte que les quelques paquets de plumes en sucre qu’il s’était empiffré en notant les devoirs des élèves lui avait bien rempli l’estomac et qu’il était temps qu’il aille rejoindre son lit douillet. Il avait prévu de remonter dans la tour de Gryffondor afin de se reposer. Ainsi, il affronta les nombreux couloirs et escaliers, observant les multiples tableaux qui le fixaient, déambulant de façon nonchalante. Malgré son harassante journée, il trouva l’énergie pour effectuer quelques détours et profiter du calme qui s’installait au château lorsque la nuit tombait. Arrivant au cinquième étage, il remarqua une odeur étrange émanée d’une pièce. Il se rapprocha de la salle en question – oubliant son objectif principal - et y vit une lumière rougeâtre s'intensifier de seconde en seconde.

Plus il avançait, et plus l’odeur se concrétisait. Lorsqu’il comprit qu’un incendie avait été déclaré dans la salle d’étude, il y accourut sans plus attendre. Une fois à l’intérieur, il s’essuya le front et vit contre toute attente Dylan Swanson, seul et paniquant au travers les flammes. Il le poussa afin de l’éloigner du feu qui gagnait de plus en plus de mètres. Il sortit sa baguette magique et s’entoura – ainsi que Dylan – d’une large bulle protectrice. Il ferma la porte grâce à sa baguette, puis se retourna et regarda son Préfet droit dans les yeux. Ensuite, il déclara sur un ton assez sec :


« Je crois qu’il n’est pas plus autorisé aux Préfets de détériorer l’enceinte du château. Quoi que vous faisiez, vous y êtes allé un peu fort. »




26 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »

La boulette  PV 

Peu habitué aux ennuis, puisqu'il avait toujours été en quelque sorte irréprochable, il était difficile pour Dylan de soutenir le regard de son professeur alors qu'il venait littéralement de mettre le feu à toute une salle du château. Et le feu, ça ne passe pas inaperçu même si les deux hommes parvenaient à éteindre les flammes, difficile de faire comme si de rien ne s'était passé. * Quoiqu'avec la magie, hein ... * songea Dylan, perplexe. Le jeune homme continuait de soutenir le regard de son directeur de maison, et ne voulait pas vraiment " faiblir " et montrer quelque signe de soumission. Eh, après tout, les professeurs étaient là pour aider, et Dylan espérait bien que son professeur n'allait pas être trop dur avec lui. On sentait de plus en plus la fumée, et cette dernière commençait à piquer les yeux du jeune homme, lorsque son professeur lui dit, de la façon la plus naturelle possible :

« Je crois qu’il n’est pas plus autorisé aux Préfets de détériorer l’enceinte du château. Quoi que vous faisiez, vous y êtes allé un peu fort. »


Piqué au vif, et sachant qu'il n'avait pas le temps de plaisanter, Dylan rétorqua aussi sec :


« C'est pas vraiment le moment de plaisanter professeur. Vous allez m'aidez, oui ou non ? »

Dylan regretta immédiatement ses paroles, eh oui, il ne s'adressa pas à un de ses camarades ou à un autre Gryffondor, non, là il venait de parler à son professeur de métamorphose, et pas de la façon la plus gentille qui soit. Mais le jeune homme décida de ne pas s'en occuper pour l'instant, d'autre soucis étaient à régler pour l'heure. Sans attendre la réaction de son professeur puisqu'il savait pertinemment que ce dernier allait l'aider, Dylan se tourna vers le feu qui avait pris une grande ampleur et recula tout en essayant dans un premier temps de rendre les flammes innofensives grâce aux sortilèges qu'il avait pu voir en classe. Ceci fait, Dylan garda son calme, et lança des Aguamenti aussi calmement que possible, mais la présence de son professeur ne fût pas de trop. Bien que Dylan avait commencé le plus gros du travail, il semblerait que le professeur Ainsworth maîtrisait plus la situation, puisque le feu cessa dans les minutes qui suivirent l'intervention de Dylan. Ce dernier ne savait pas vraiment comme son professeur s'y était pris, et il ne voulait pas vraiment le savoir en fait, mais il se retourna vers lui, et lui adressa un sourire et un hochement de tête en guise de remerciement.

Le pauvre Dylan était venu ici pour travailler, de base, mais tous les événements qui ne cessaient de lui tomber sur le coin de la figure commençait très sérieusement à l'exaspérer, et cette exaspération se lisait sur son visage à cet instant même. Il détourna le regard de son professeur pour aller retrouver ses quelques affaires qui avaient en parti survécu au désastre, en parti brûlé. Laissant échapper un juron à voix basse, Dylan ramassa le tout, et pensait que cette journée ne pouvait pas être pire. Cependant, il allait probablement devoir faire face à son directeur de maison, parfaitement en droit de le punir après ce qu'il s'était passé. Dylan s'assit sur une chaise qui était encore à peu près en bon état, mais qui avait légèrement noircie, et se mit à observer les alentours. On sentait encore la fumée et la chaleur se faisait ressentir dans la pièce, aussi Dylan s'essuya le front d'un coup de manche, et détourna son regard vers son professeur. Sa cinquième année n'était décemment pas la meilleur d'entre toute, et le préfet n'avait pas du tout envie d'une séance de réprimande. Il souhaitait juste rentrer en salle commune, seul, et passer à une autre journée, le plus vite possible. Il remercia tout de même son professeur sur un ton un peu hautain, qui ne lui réussissait pas, et qu'il avait acquis très récemment :


« Merci pour votre aide. Il marqua une pause, et haussa les épaules. Et donc, quelle sera ma punition, je vous le demande ? »

Gryffondor du mois d'octobre 2015