Cut my hair and change my name?
Mars 2044
Perdue, en colère, joueuse, insolente, insatisfaite et perfectionniste. C’était tous les adjectifs qui la qualifiaient en ce moment. Cette lettre qu’elle avait déchirée sous le coup de la colère et de la tristesse. Oui cette lettre qui avait provoqué chez elle ce questionnement mais aussi ce changement. Mais finalement cette partie d’elle, elle n’était peut-être pas si inconnue. Aliénor a toujours été une tête brulée, imprudente mais aussi curieuse et prête à tout pour les autres. Elle remettait tout en question et avait l’impression d’être une autre personne alors qu’au fond c’était juste son corbeau intérieur qui prenait le dessus cette fois-ci. Elle grandissait finalement ce n’était pas plus complexe que ça. Mais grandir, ce n’est pas compliqué quand on l’a vécu ; Mais quand on est en plein dedans ce n’est pas la même chose.
La Poufsouffle posa ces mains sur les rebords du lavabo ces cheveux encadrant son visage et la tête baissée. Elle avait besoin d’un geste fort, de changer quelque chose. Sa façon de vivre, son comportement changeait et elle avait besoin de retranscrire ça physiquement. Elle releva la tête et ces yeux se heurtèrent au reflet de son visage. Elle avait une sale tête. Des cernes sous les yeux, les cheveux en bataille encore mouillés. On l’avait vu mieux. Elle passa de l’eau sur son visage. Elle devait juste s’y faire, le changement n’est pas toujours négatif même s’il fait peur. Elle voulait accepter ce qu’il se passait. En soit elle avait déjà accepté, tout se joue avec la chance, et maintenant elle est seule. Seule ? Pas vraiment, il y a toujours tous les gens ici à Poudlard. Mais elle n’avait pas encore la force pour en parler. La force ? C’était ça, ce qui lui manquait. La fillette devait s’endurcir, elle connait ces faiblesses, elle l’a vu quand elle a affronté sa peur de l’eau. Mais elle doit se servir de ces étapes de vies pour s’endurcir et devenir plus forte.
Elle sorti une paire de ciseaux de sa poche. Ce couper les cheveux, c’est un bon compromis non ? Ca faisait longtemps qu’elle n’avait pas coupé sa tignasse qui prenait beaucoup de place maintenant. C’était ça son changement, juste se couper les cheveux et passer à autre chose.
Elle ferma les yeux et souffla un grand coup. C’est un geste banal pour qui que ce soit, mais pour elle c’était beaucoup. Cela faisait quelques semaines déjà qu’elle avait appris la nouvelle, il était plus que temps. Elle fixait son reflet comme pour en imprimer les contours. Elle allait changer de tête mais elle ne voulait pas oublier cette partie d’elle. Non elle ne voulait pas oublier, elle voulait vivre avec, ce sont les épreuves qui font qui nous sommes alors accueillons toutes les facettes de notre existence.
Elle approcha les ciseaux près de ces cheveux, la main tremblante. La première mèche était toujours la plus difficile. Elle ferma les yeux et coupa. Les cheveux tombèrent dans le lavabo ça y est, elle tourne une page. Elle continua. Mèches après mèches son visage changea. Elle prit de l’assurance et allait de plus en plus vite. Le robinet qui coulait emportait ces mèches de cheveux et avec elles toutes cette histoire bizarre. Mais alors qu’elle coupa la dernière mèche, dans un geste précipité elle se coupa le bout du doigt.
-Et merde…
Elle porta son doigt à sa bouche et lâcha la paire de ciseaux qui tomba au sol dans un bruit métallisé qui réveilla l’endroit silencieux. Il était environ midi, tout le monde devait être à la grande salle en ce moment. Elle passa finalement son doigt ensanglanté sous l’eau qui continuait à couler puis releva les yeux vers le miroir. La luminosité dans les toilettes des filles n’était pas exceptionnelle, mais il ne fallait pas beaucoup de lumière pour voir le changement. Aliénor passa une main dans ces cheveux. C’était assez réussi surtout qu’elle avait de la chance, ayant les cheveux bouclés ces ratés ne se voyaient pas trop. C’était une bonne longueur qui s’arrêtait à la base de ces épaules, comme quand elle est rentrée lors de sa première année. Mais son visage lui a changé, il est plus mature, plus fin. Pas si mal.
@Julia Lili Martinez
Dernière modification par Alienor Delphillia le 27 mai 2020, 18:44, modifié 1 fois.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Cut my hair and change my name?
Lili était fatiguée. Fatiguée de toujours travailler, de toujours devoir être là pour ses amis. Elle ne voulait que relaxer, mais tout le monde lui en interdisait en lui demandant toujours son aide. Les enseignants étaient exigeants et la jeune fille ne voulait que se détendre. S'exiler. Mais bon, ce n'était pas trop possible. En même temps, elle adorait sa vie à Poudlard. Une chance qu'il y avait ses amis. Sinon, elle n'aurait pas survécu. Enfin, manière de parler. Le corps de la jeune fille aurait été encore là, mais pas son âme. Cette âme bienveillante qu'elle possédait depuis qu'elle était toute jeune.
Bien évidemment, elle était très chanceuse dans la vie. Mais aussi, souvent, malchanceuse. Après, ce qu'elle vivait était rien à côté des expériences d'autres personnes. Parfois, Lili avait un élan de gratitude envers la vie, ce qui faisait qu'elle l'appréciait particulièrement. Cependant, ces temps-ci, elle ne voyait cette chance que très rarement. En début mars, tout allait bien. Mais plus le mois avançait, plus elle était fatiguée et impatiente. La jeune fille ne devait pas être de bonne compagnie. Mais bon, elle s'en foutait royalement, en fait. Pendant quelques secondes, elle pensait que c'était ce qu'elle avait vécu en décembre, janvier et février qui revenait. Cependant, Lili se sentait tout de même moins mal qu'à cette époque. Elle était mieux. Beaucoup mieux. Mais cela était bancal. Très.
Quand la jeune fille voulait réfléchir, elle se promenait dans les couloirs. Elle regardait, touchait, sentait le bois. Lili espérait que personne ne la voit. Cette école était tellement belle. Il était impossible de vivre dans celle-ci en ne voyant pas sa beauté. Elle était vieille, certes, mais magnifique. La première fois que la jeune Poufsouffle l'avait vue, c'était à la rentrée, bien évidemment. Lili avait été hypnotisée. Maintenant, l'école de magie était aussi reliée à des mauvais souvenirs. Cependant, elle tâchait de ne pas y réfléchir. Voilà, elle se mettait la tête dans le sable, comme une autruche. Elle ne voulait pas voir les problèmes, mais il y en avait. Beaucoup. Beaucoup trop pour une jeune fille de son âge. 12 ans était trop jeune, trop vieux pour apprendre l'existence d'une cousine. Lili adorait Alienor. D'un côté, c'était la plus belle chose qui lui soit arrivée. Mais de l'autre, elle en voulait toujours terriblement à ses grands-parents. Pour elle, c'étaient des traîtres, des cons, des... Il n'y avait pas de mots pour décrire les émotions que Lili avait face à ses grands-parents. Enfin non, pas les émotions, mais la haine. Celle qui la rongeait depuis bien trop longtemps. Parfois, Lili s'en voulait de ne pas les avoir respectés quand elle avait su, mais d'autres fois, elle ne regrettait pas du tout. Elle pensait qu'ils le méritaient. Qu'ils méritaient la haine qu'elle avait maintenant pour eux. Cette haine qui la détruisait un peu plus à chaque fois qu'elle pensait à ces traîtres. Oui, c'était comme cela qu'elle les appelait et elle n'avait pas du tout honte. Lili, dans sa tête, croyait que c'étaient eux qui devraient être honteux.
Des colonnes en bois, un plancher en bois, des murs en bois. Tout était fait de ce matériau dans cette école. Cela sentait vraiment bon. Cette odeur était indescriptible. Ce fut probablement à cause de ce culte que Lili vouait au bois qu'elle se retrouva dans la toilette des filles. Abîmée, certes, mais magnifique. Elle fit cependant le saut quand elle vit Alienor se couper les cheveux. Que faisait-elle ici? Pourquoi? Pourquoi?
- Et merde…
Lili était arrivée un peu avant qu'Alienor ne finisse. Un peu trop tard. Sa cousine avait déjà les cheveux coupés. Voulait-elle réellement se couper les cheveux, ou alors c'était par émotion? A-t-elle fait ça de manière précipitée ou non? Oh mon dieu! Est-ce que je rentre? Est-ce qu'elle va m'en vouloir d'être restée là à la regarder? se demanda Lili, bien trop stressée. Elle courut finalement pour aider sa cousine qui s'était coupé le doigt. Quelle idée aussi, de se couper les cheveux seule... Malgré tout, sa coupe était tout de même réussie! La jeune Martinez laissa tomber les remontrances envers Alienor et lui posa plutôt plein de questions. Malgré tout, elle essaya de ne pas exagérer non plus, afin de laisser à sa cousine le temps de réfléchir et choisir ses mots.
- Alienor? Que s'est-il passé? Peux-tu me dire ce qui s'est passé? Pourquoi as-tu fait ça?
Lili prit sa cousine dans ses bras et lui murmura un « je suis avec toi », afin de la rassurer. En espérant que cela l'encourage à parler. Lili qui pensait avoir un peu de temps tranquille... Cependant, elle voulait aider sa cousine et celle-ci ne la dérangeait pas du tout. Nullement.
Bien évidemment, elle était très chanceuse dans la vie. Mais aussi, souvent, malchanceuse. Après, ce qu'elle vivait était rien à côté des expériences d'autres personnes. Parfois, Lili avait un élan de gratitude envers la vie, ce qui faisait qu'elle l'appréciait particulièrement. Cependant, ces temps-ci, elle ne voyait cette chance que très rarement. En début mars, tout allait bien. Mais plus le mois avançait, plus elle était fatiguée et impatiente. La jeune fille ne devait pas être de bonne compagnie. Mais bon, elle s'en foutait royalement, en fait. Pendant quelques secondes, elle pensait que c'était ce qu'elle avait vécu en décembre, janvier et février qui revenait. Cependant, Lili se sentait tout de même moins mal qu'à cette époque. Elle était mieux. Beaucoup mieux. Mais cela était bancal. Très.
Quand la jeune fille voulait réfléchir, elle se promenait dans les couloirs. Elle regardait, touchait, sentait le bois. Lili espérait que personne ne la voit. Cette école était tellement belle. Il était impossible de vivre dans celle-ci en ne voyant pas sa beauté. Elle était vieille, certes, mais magnifique. La première fois que la jeune Poufsouffle l'avait vue, c'était à la rentrée, bien évidemment. Lili avait été hypnotisée. Maintenant, l'école de magie était aussi reliée à des mauvais souvenirs. Cependant, elle tâchait de ne pas y réfléchir. Voilà, elle se mettait la tête dans le sable, comme une autruche. Elle ne voulait pas voir les problèmes, mais il y en avait. Beaucoup. Beaucoup trop pour une jeune fille de son âge. 12 ans était trop jeune, trop vieux pour apprendre l'existence d'une cousine. Lili adorait Alienor. D'un côté, c'était la plus belle chose qui lui soit arrivée. Mais de l'autre, elle en voulait toujours terriblement à ses grands-parents. Pour elle, c'étaient des traîtres, des cons, des... Il n'y avait pas de mots pour décrire les émotions que Lili avait face à ses grands-parents. Enfin non, pas les émotions, mais la haine. Celle qui la rongeait depuis bien trop longtemps. Parfois, Lili s'en voulait de ne pas les avoir respectés quand elle avait su, mais d'autres fois, elle ne regrettait pas du tout. Elle pensait qu'ils le méritaient. Qu'ils méritaient la haine qu'elle avait maintenant pour eux. Cette haine qui la détruisait un peu plus à chaque fois qu'elle pensait à ces traîtres. Oui, c'était comme cela qu'elle les appelait et elle n'avait pas du tout honte. Lili, dans sa tête, croyait que c'étaient eux qui devraient être honteux.
Des colonnes en bois, un plancher en bois, des murs en bois. Tout était fait de ce matériau dans cette école. Cela sentait vraiment bon. Cette odeur était indescriptible. Ce fut probablement à cause de ce culte que Lili vouait au bois qu'elle se retrouva dans la toilette des filles. Abîmée, certes, mais magnifique. Elle fit cependant le saut quand elle vit Alienor se couper les cheveux. Que faisait-elle ici? Pourquoi? Pourquoi?
- Et merde…
Lili était arrivée un peu avant qu'Alienor ne finisse. Un peu trop tard. Sa cousine avait déjà les cheveux coupés. Voulait-elle réellement se couper les cheveux, ou alors c'était par émotion? A-t-elle fait ça de manière précipitée ou non? Oh mon dieu! Est-ce que je rentre? Est-ce qu'elle va m'en vouloir d'être restée là à la regarder? se demanda Lili, bien trop stressée. Elle courut finalement pour aider sa cousine qui s'était coupé le doigt. Quelle idée aussi, de se couper les cheveux seule... Malgré tout, sa coupe était tout de même réussie! La jeune Martinez laissa tomber les remontrances envers Alienor et lui posa plutôt plein de questions. Malgré tout, elle essaya de ne pas exagérer non plus, afin de laisser à sa cousine le temps de réfléchir et choisir ses mots.
- Alienor? Que s'est-il passé? Peux-tu me dire ce qui s'est passé? Pourquoi as-tu fait ça?
Lili prit sa cousine dans ses bras et lui murmura un « je suis avec toi », afin de la rassurer. En espérant que cela l'encourage à parler. Lili qui pensait avoir un peu de temps tranquille... Cependant, elle voulait aider sa cousine et celle-ci ne la dérangeait pas du tout. Nullement.
Baisse de présence pour un temps indéterminé
~ Je suis joignable par hibou + je touillerai et répondrai aux messages importants ~
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Cut my hair and change my name?
Aliénor se tourna brusquement en entendant quelqu’un s’approcher. Elle ne s’attendait pas le moins du monde à voir quelqu’un arriver ici à cette heure-ci, d’ailleurs qui louperait le repas pour venir aux toilettes au quatrième étage ? C’était insensé. Il y avait encore des cheveux pleins le lavabo et au sol, les ciseaux gisant sur le sol abandonnés. Elle ne voulait pas vraiment que quelqu’un la trouve comme ça, immédiatement ces poings se serrèrent et sa mâchoire se crispa. En espérant que la personne ne pose pas trop de questions. Mais alors qu’elle se retournait pour faire face à son interlocutrice, elle reconnut la voix de sa cousine. Aliénor se détendit en se tournant vers elle pour l’accueillir. Elle préférait largement que ce soit elle plutôt que quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Et puis, elles sont de la même famille, c’est bien que ce soit elle qui voit ce changement en premier. Lili l’assaillit avec des tas de questions, Aliénor comprenait, trouver quelqu’un ici à moitié caché en train de se couper les cheveux et s’étant coupé le doigt comme une débile, ça suscite des questions.
-Lili…
Mais la petite Delphillia fut interrompue dans sa démarche de répondre aux questions de la première année quand elle se retrouva avec son corps collé au sien. Aliénor ouvrit de grands yeux, elle n’était pas du tout familière à ce genre de comportements et ne savait pas trop comment réagir dans ces moment-là. Instinctivement son dos se raidit et elle resta un petit moment les bras ballant ne sachant ou les mettre. Mais la petite voix étouffée de Lili lui parvenu. Elle s’inquiétait ? Aliénor savait bien que Lili serait toujours là en cas de besoin, et inversement, Aliénor serait toujours là pour aider sa cousine. Mais ce geste si familier laissait la fillette dans un état étrange ne sachant pas si elle devait repousser Lili ou bien attendre qu’elle recule d’elle-même. Elle se risqua donc à attraper doucement les épaules de Lili pour pouvoir planter son regard dans le sien.
-Je sais Lili et merci.
La petite Delphillia eu un regard pour le miroir, elle devait encore s’habituer à ce voir comme ça, mais ça fait du bien un coup de frais. Et au moins sa traduisait bien son changement inetrne. Elle était satisfaite.
-Je me coupais les cheveux, mais visiblement je suis dangereuse même avec des ciseaux.
Aliénor monta sa main au niveau de ces yeux pour regarder sa coupure. Ce n’était pas grand-chose et ça saignait à peine, mais quand même, il faut en avoir du talent pour réussir à se couper en se coupant les cheveux. Aliénor eu un sourire timide pour sa cadette. Elle savait bien que sa tête fatiguée et ces traits tirés démontraient un peu son état mental en ce moment, mais elle ne voulait pas trop s’étendre sur ce sujet. Mais Lili faisait quand même partie de sa famille, elle ne savait pas si elle devait tout lui dire. Etait-elle légitime ? Aliénor n’en savait rien…
Elle enfonça ces mains dans ces poches avec un sourire en direction de Lili, ce sourire se voulait simple et bienveillant. Malgré qu’elle soit un peu perdue dans tout ce qu’il se passait, Aliénor ne voulait pas inquiéter ces proches plus que ça.
-J’avais besoin de changement.
La fillette accompagna ces paroles d’un haussement d’épaules, comme si tout cela n’avait que peu d’importance et elle passa une main dans ces cheveux pour éviter que ceux-ci viennent se balader devant ces yeux. Une entreprise forcément vaine, c’est ces cheveux qui font la loi pas l’inverse. Mais bon, elle ne faisait pas non plus de grands efforts, même si en soi cette coupe de cheveux allait leur faire du bien. Depuis quelques temps elle passait plus de temps à réfléchir sur cette fichue lettre qu’à faire un minimum attention à elle. On récolte ce que l’on sème et ben là, la récolte est bien moche. Elle enfonça finalement ces mains dans ces poches et immédiatement sa main droite attrapa la pièce de son père. Elle l’avait toujours sur elle, elle la rassurait autant qu’elle lui faisait du mal.
-Lili…
Mais la petite Delphillia fut interrompue dans sa démarche de répondre aux questions de la première année quand elle se retrouva avec son corps collé au sien. Aliénor ouvrit de grands yeux, elle n’était pas du tout familière à ce genre de comportements et ne savait pas trop comment réagir dans ces moment-là. Instinctivement son dos se raidit et elle resta un petit moment les bras ballant ne sachant ou les mettre. Mais la petite voix étouffée de Lili lui parvenu. Elle s’inquiétait ? Aliénor savait bien que Lili serait toujours là en cas de besoin, et inversement, Aliénor serait toujours là pour aider sa cousine. Mais ce geste si familier laissait la fillette dans un état étrange ne sachant pas si elle devait repousser Lili ou bien attendre qu’elle recule d’elle-même. Elle se risqua donc à attraper doucement les épaules de Lili pour pouvoir planter son regard dans le sien.
-Je sais Lili et merci.
La petite Delphillia eu un regard pour le miroir, elle devait encore s’habituer à ce voir comme ça, mais ça fait du bien un coup de frais. Et au moins sa traduisait bien son changement inetrne. Elle était satisfaite.
-Je me coupais les cheveux, mais visiblement je suis dangereuse même avec des ciseaux.
Aliénor monta sa main au niveau de ces yeux pour regarder sa coupure. Ce n’était pas grand-chose et ça saignait à peine, mais quand même, il faut en avoir du talent pour réussir à se couper en se coupant les cheveux. Aliénor eu un sourire timide pour sa cadette. Elle savait bien que sa tête fatiguée et ces traits tirés démontraient un peu son état mental en ce moment, mais elle ne voulait pas trop s’étendre sur ce sujet. Mais Lili faisait quand même partie de sa famille, elle ne savait pas si elle devait tout lui dire. Etait-elle légitime ? Aliénor n’en savait rien…
Elle enfonça ces mains dans ces poches avec un sourire en direction de Lili, ce sourire se voulait simple et bienveillant. Malgré qu’elle soit un peu perdue dans tout ce qu’il se passait, Aliénor ne voulait pas inquiéter ces proches plus que ça.
-J’avais besoin de changement.
La fillette accompagna ces paroles d’un haussement d’épaules, comme si tout cela n’avait que peu d’importance et elle passa une main dans ces cheveux pour éviter que ceux-ci viennent se balader devant ces yeux. Une entreprise forcément vaine, c’est ces cheveux qui font la loi pas l’inverse. Mais bon, elle ne faisait pas non plus de grands efforts, même si en soi cette coupe de cheveux allait leur faire du bien. Depuis quelques temps elle passait plus de temps à réfléchir sur cette fichue lettre qu’à faire un minimum attention à elle. On récolte ce que l’on sème et ben là, la récolte est bien moche. Elle enfonça finalement ces mains dans ces poches et immédiatement sa main droite attrapa la pièce de son père. Elle l’avait toujours sur elle, elle la rassurait autant qu’elle lui faisait du mal.
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Lili trouvait les toilettes un peu usées. Très usées, en fait! En plus, il y avait des cheveux dans le lavabo et au sol ainsi que des ciseaux sur le sol. Avant que sa cousine ne se retourne, la jeune Poufsouffle la vit serrer les poings. Peut-être croyait-elle que ce n'était pas sa cousine. Lili lui posa plein de questions. Elle ne savait pas du tout ce qui se passait avec Alienor. Elle ne l'avait jamais vue comme cela. La deuxième année semblait épuisée, un peu comme Lili, en fait.
- Lili…
Cette Lili en question l'interrompit en lui donnant un câlin. La jeune Poufsouffle sentit sa cousine se raidir un peu. Cependant, elle ne relâcha pas son étreinte. Peut-être aurait-elle dû. Néanmoins, à ce moment précis, Lili sentait que sa cousine aurait besoin d'elle. La jeune Martinez voulait être là pour elle comme Alienor l'avait été pour elle. Elles s'étaient promis de s'aider en cas de besoin. C'est ce que Lili voulait faire pour sa cousine. Dans les bras d'Alienor, la première année regardait l'état des toilettes. l'état lamentable dans lequel elles étaient. Les miroirs étaient cassés, les lavabos rouillés et les mus craquelés. Cette pièce devait être la plus usée de tout Poudlard. Le plancher aussi faisait pitié. Énormément pitié. Cela détonnait vraiment avec la maison dans laquelle Lili avait vécu toute son enfance. La sienne était tellement propre! Probablement entre autres à cause de sa mère. Sortant de ses pensées, Lili dit qu'elle était là pour sa cousine. Celle-ci la prit par les épaules et lui dit :
- Je sais Lili et merci.
Comme si elle savait ce que Lili pensait, Alienor fit un commentaire sur ses cheveux.
- Je me coupais les cheveux, mais visiblement je suis dangereuse même avec des ciseaux.
En même temps, elle regarda sa coupure. Elle n'était pas bien grosse, mais assez pour que Lili s'inquiète un peu pour sa cousine. Pourquoi avait-elle subitement décidé de se couper les cheveux? Normalement, elle prenait des décisions réfléchies et ne faisait rien sur un coup de tête. Du moins, c'était l'impression que Lili avait d'Alienor. Elle commençait à la connaître et celle-ci était toujours si calme et détendue! Elle conseillait et conseillait sa cousine comme il se devait. La jeune Poufsouffle l'imaginait donc mal faire quelque chose sans réfléchir. Peut-être aussi qu'elle avait vraiment voulu le faire. Peut-être que c'était planifié. Lili devait vraiment en savoir plus. C'était urgent. Cependant, ce que lui dit sa cousine ne la satisfaisait pas du tout.
- J’avais besoin de changement.
Lili décida donc de parler dans le blanc des yeux de sa cousine. Elle savait que ce n'était pas que cela. Elle n'était pas dupe et elle espérait qu'Alienor ne pensait pas qu'elle allait s'en sortir aussi facilement. La brune voulait absolument tout savoir. Elle brassa donc la deuxième année pas à peu près.
- Alienor! S'il te plaît! Ne me fais pas croire que tu ne voulais que du changement! Qu'est-ce qui se passe réellement? Ne me prends pas pour une quiche! Tu sais, quand tu me réconfortais il y a quelques temps, ça m'a vraiment beaucoup aidé! Tu as toujours été là pour moi depuis qu'on se connaît, alors j'aimerais aussi te rendre la pareille et te soutenir dans tes moments les plus durs.
Ton aide m'a vraiment beaucoup aidée Alienor! Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi! Tu as été ma bouée de sauvetage sur laquelle je pouvais compter!
Lili avait les larmes aux yeux en parlant de ce qui s'était passé il y a un-deux mois. Ces souvenirs étaient douloureux pour elle. Très douloureux. Visiblement, sa cousine vivait des moments difficiles. Enfin, peut-être qu'il n'y avait rien, mais Lili voulait avoir l'heure juste. Cependant, elle aurait été étonnée s'il n'y avait rien eu! Alienor dégageait une aura différente que d'habitude. La jeune Poufsouffle sentait de la colère, de la tristesse et peut-être même un peu de découragement.
- Je t'en supplie, s'il y a quelque chose, parle-moi, Alienor! Dis-moi tout! Mais s'il n'y a rien, alors tant mieux. Cependant, cela m'étonnerait beaucoup... Je suis là et j'ai tout mon temps!
Lili regarda sa cousine d'un air suppliant, espérant que celle-ci cède. La jeune fille espérait que sa cousine n'ait pas la tête aussi dure qu'elle. Parce que si c'était le cas, elle ne pourrait récolter aucune information de sa part.
- Lili…
Cette Lili en question l'interrompit en lui donnant un câlin. La jeune Poufsouffle sentit sa cousine se raidir un peu. Cependant, elle ne relâcha pas son étreinte. Peut-être aurait-elle dû. Néanmoins, à ce moment précis, Lili sentait que sa cousine aurait besoin d'elle. La jeune Martinez voulait être là pour elle comme Alienor l'avait été pour elle. Elles s'étaient promis de s'aider en cas de besoin. C'est ce que Lili voulait faire pour sa cousine. Dans les bras d'Alienor, la première année regardait l'état des toilettes. l'état lamentable dans lequel elles étaient. Les miroirs étaient cassés, les lavabos rouillés et les mus craquelés. Cette pièce devait être la plus usée de tout Poudlard. Le plancher aussi faisait pitié. Énormément pitié. Cela détonnait vraiment avec la maison dans laquelle Lili avait vécu toute son enfance. La sienne était tellement propre! Probablement entre autres à cause de sa mère. Sortant de ses pensées, Lili dit qu'elle était là pour sa cousine. Celle-ci la prit par les épaules et lui dit :
- Je sais Lili et merci.
Comme si elle savait ce que Lili pensait, Alienor fit un commentaire sur ses cheveux.
- Je me coupais les cheveux, mais visiblement je suis dangereuse même avec des ciseaux.
En même temps, elle regarda sa coupure. Elle n'était pas bien grosse, mais assez pour que Lili s'inquiète un peu pour sa cousine. Pourquoi avait-elle subitement décidé de se couper les cheveux? Normalement, elle prenait des décisions réfléchies et ne faisait rien sur un coup de tête. Du moins, c'était l'impression que Lili avait d'Alienor. Elle commençait à la connaître et celle-ci était toujours si calme et détendue! Elle conseillait et conseillait sa cousine comme il se devait. La jeune Poufsouffle l'imaginait donc mal faire quelque chose sans réfléchir. Peut-être aussi qu'elle avait vraiment voulu le faire. Peut-être que c'était planifié. Lili devait vraiment en savoir plus. C'était urgent. Cependant, ce que lui dit sa cousine ne la satisfaisait pas du tout.
- J’avais besoin de changement.
Lili décida donc de parler dans le blanc des yeux de sa cousine. Elle savait que ce n'était pas que cela. Elle n'était pas dupe et elle espérait qu'Alienor ne pensait pas qu'elle allait s'en sortir aussi facilement. La brune voulait absolument tout savoir. Elle brassa donc la deuxième année pas à peu près.
- Alienor! S'il te plaît! Ne me fais pas croire que tu ne voulais que du changement! Qu'est-ce qui se passe réellement? Ne me prends pas pour une quiche! Tu sais, quand tu me réconfortais il y a quelques temps, ça m'a vraiment beaucoup aidé! Tu as toujours été là pour moi depuis qu'on se connaît, alors j'aimerais aussi te rendre la pareille et te soutenir dans tes moments les plus durs.
Ton aide m'a vraiment beaucoup aidée Alienor! Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi! Tu as été ma bouée de sauvetage sur laquelle je pouvais compter!
Lili avait les larmes aux yeux en parlant de ce qui s'était passé il y a un-deux mois. Ces souvenirs étaient douloureux pour elle. Très douloureux. Visiblement, sa cousine vivait des moments difficiles. Enfin, peut-être qu'il n'y avait rien, mais Lili voulait avoir l'heure juste. Cependant, elle aurait été étonnée s'il n'y avait rien eu! Alienor dégageait une aura différente que d'habitude. La jeune Poufsouffle sentait de la colère, de la tristesse et peut-être même un peu de découragement.
- Je t'en supplie, s'il y a quelque chose, parle-moi, Alienor! Dis-moi tout! Mais s'il n'y a rien, alors tant mieux. Cependant, cela m'étonnerait beaucoup... Je suis là et j'ai tout mon temps!
Lili regarda sa cousine d'un air suppliant, espérant que celle-ci cède. La jeune fille espérait que sa cousine n'ait pas la tête aussi dure qu'elle. Parce que si c'était le cas, elle ne pourrait récolter aucune information de sa part.
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Cut my hair and change my name?
La pièce roulait entre ces doigts à l’intérieur e sa poche. Elle n’appréciait pas trop la réaction de sa cousine, certes elle avait raison, il y avait bien quelque chose derrière cette action qui peut paraitre stupide, mais ça ne veut pas forcément dire qu’elle est en dépression. Aliénor fronça les sourcils et serra la mâchoire contrôlant cette colère qui avait pour habitude de faire bouillir son sang bien trop vite récemment. Mais ce que dit Lili ensuite la toucha. Aliénor ne pensait pas avoir eu tant d’impact sur la fillette, elle pensait juste avoir été une personne à l’écoute de plus, mais pas à ce point. Sa mâchoire se détendit et son regard se fit plus doux. Cependant elle ne savait toujours pas si tout dire serait bénéfique pour elle, ou même pour Lili qui s’inquiétait déjà bien assez pour elle. Après tout, c’est elle la plus grande, c’est à elle de s’inquiéter plus que de raison et de faire attention à elle. Mais là c’était visiblement l’inverse…
Aliénor expira bruyamment en se tournant vers le miroir et en sortant la pièce de se poche. Elle la regarda au milieu de sa paume comme si elle pouvait la bruler et lui faire une marque à vie. Mais ce n’était qu’une pièce, une simple pièce qui devait pourtant faire le lien entre un père et une fille, lourde responsabilité pour une pièce. Elle leva la tête vers son reflet, son reflet bien trop réaliste à son goût. Elle devait se reprendre, reprendre du poil de la bête, monter qu’elle pouvait surmonter ces épreuves sans vaciller, du moins en apparence.
Elle tourna alors la tête vers sa cousine et lança la pièce au-dessus de sa tête puis elle la rattrapa pour la montrer à Lili. La paume vers le ciel et la pièce en métal posé au centre de celle-ci. Un rayon de soleil était mystérieusement posé dessus comme pour donner un aspect mystique à cette pièce totalement banale. Elle ne savait même pas si elle avait la moindre valeur.
-C’est un cadeau de mon père.
Son regard restait fixé sur sa cousine essayant de décrypter ces émotions et la moindre de ces réactions. Elle ne voulait pas aller trop loin et ferait en sorte de s’arrêter avant qu’elle ne s’inquiète trop. A vrai dire la première année avait déjà assez à faire dans sa vie, Aliénor ne voulait pas lui rajouter une charge de plus pour ces petites épaules.
-Il dit que c’est pour qu’on soit toujours ensemble, il a la même avec lui en…
Aliénor laissa sa phrase en suspens. Elle a toujours cette manie de ne pas vraiment faire attention quand elle commence à parler, mais elle y travaille. Elle sondait son interlocuteur, rien ne devait lui échapper. Elle resserra la main autour de la pièce un léger sourire aux lèvres, son sourire en coin que plusieurs de ces camarades commencent à connaitre signe d’une envie, d’une idée, bonne ou mauvaise. Sans lui laisser trop de temps pour réagir à son arrêt soudain dans sa phrase elle lâcha :
-Pile ou Face ?
C’était devenu sa phrase, tout jouer à la chance, tout lui céder et se laisser guider par cette petite pièce. Dès qu’Aliénor ne savait pas quoi faire elle s’en remettait à cette pièce et à la chance. Pile ou face, rien de plus simple et le jour ou la pièce tombera sur la tranche elle avisera. Elle ne savait pas si c’était très bon pour elle, mais elle n’en n’avait rien à faire. Que cela plaise ou non, c’était son nouveau mode de vie et de toute façon qui pouvait bien lui faire des remontrances ? Ces parents étaient en Espagne, ils ne pouvaient rien faire, la petite Delphillia testait ces nouvelles limites et elle verra bien où ça la mène. De toute façon là est le propre de chaque adolescent, ou pas, mais c’était elle du moins elle qui grandissait et on verra bien ou la mènera cette histoire. Quoi rien n’est mieux que ne pas savoir où nous mènera notre vie, les chemins tout tracés très peu pour elle.
Aliénor expira bruyamment en se tournant vers le miroir et en sortant la pièce de se poche. Elle la regarda au milieu de sa paume comme si elle pouvait la bruler et lui faire une marque à vie. Mais ce n’était qu’une pièce, une simple pièce qui devait pourtant faire le lien entre un père et une fille, lourde responsabilité pour une pièce. Elle leva la tête vers son reflet, son reflet bien trop réaliste à son goût. Elle devait se reprendre, reprendre du poil de la bête, monter qu’elle pouvait surmonter ces épreuves sans vaciller, du moins en apparence.
Elle tourna alors la tête vers sa cousine et lança la pièce au-dessus de sa tête puis elle la rattrapa pour la montrer à Lili. La paume vers le ciel et la pièce en métal posé au centre de celle-ci. Un rayon de soleil était mystérieusement posé dessus comme pour donner un aspect mystique à cette pièce totalement banale. Elle ne savait même pas si elle avait la moindre valeur.
-C’est un cadeau de mon père.
Son regard restait fixé sur sa cousine essayant de décrypter ces émotions et la moindre de ces réactions. Elle ne voulait pas aller trop loin et ferait en sorte de s’arrêter avant qu’elle ne s’inquiète trop. A vrai dire la première année avait déjà assez à faire dans sa vie, Aliénor ne voulait pas lui rajouter une charge de plus pour ces petites épaules.
-Il dit que c’est pour qu’on soit toujours ensemble, il a la même avec lui en…
Aliénor laissa sa phrase en suspens. Elle a toujours cette manie de ne pas vraiment faire attention quand elle commence à parler, mais elle y travaille. Elle sondait son interlocuteur, rien ne devait lui échapper. Elle resserra la main autour de la pièce un léger sourire aux lèvres, son sourire en coin que plusieurs de ces camarades commencent à connaitre signe d’une envie, d’une idée, bonne ou mauvaise. Sans lui laisser trop de temps pour réagir à son arrêt soudain dans sa phrase elle lâcha :
-Pile ou Face ?
C’était devenu sa phrase, tout jouer à la chance, tout lui céder et se laisser guider par cette petite pièce. Dès qu’Aliénor ne savait pas quoi faire elle s’en remettait à cette pièce et à la chance. Pile ou face, rien de plus simple et le jour ou la pièce tombera sur la tranche elle avisera. Elle ne savait pas si c’était très bon pour elle, mais elle n’en n’avait rien à faire. Que cela plaise ou non, c’était son nouveau mode de vie et de toute façon qui pouvait bien lui faire des remontrances ? Ces parents étaient en Espagne, ils ne pouvaient rien faire, la petite Delphillia testait ces nouvelles limites et elle verra bien où ça la mène. De toute façon là est le propre de chaque adolescent, ou pas, mais c’était elle du moins elle qui grandissait et on verra bien ou la mènera cette histoire. Quoi rien n’est mieux que ne pas savoir où nous mènera notre vie, les chemins tout tracés très peu pour elle.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Cut my hair and change my name?
Lili était déçue. Déçue que sa cousine ne fasse comme si de rien n'était et que tout allait bien. Enfin, elle ne pouvait pas la blâmer non plus, la brunette faisait souvent la même chose, réagissait de la même manière. La jeune Poufsouffle se reconnaissait parfois à travers son aînée et cela la fit sourire. En fait, elles se ressemblaient beaucoup sur certains points. Tout de suite après avoir sourit, Lili reprit un air grave, comme pour signifier qu'elle était là, avec Alienor, vivant sa douleur. Peu importe si elle le souhaitait se l'avouer ou non, il y avait un problème et il fallait re régler au plus vite.
Quand Lili ne se sentait pas bien il y a deux mois, elle en a parlé beaucoup à son entourage. Peut-être même un peu trop. Cela l'avait vraiment aidée et la jeune fille voyait la vie du bon côté. Un travail acharné porte toujours ses fruits et c'est ce que la brunette voulait faire comprendre à son aînée. Oui, Alienor était plus vielle qu'elle. Mais cela ne l'empêchait pas de l'aider dans les moments les plus difficiles. Lili avait une moins grande expérience de vie, mais leur différence d'âge n'était pas énorme non plus. La jeune Poufsouffle se sentait capable de conseiller sa cousine, alors c'était le plus important là-dedans. En réfléchissant, Lili vit Alienor jouer avec une pièce. Elle soupirait et semblait exaspérée.
- C’est un cadeau de mon père.
- Ah, c'est bien.
À présent, la première année était froide avec sa cousine. Elle n'en revenait pas à quel point elle faisait semblant! Alienor la regarda intensément et Lili ne baissa pas le regard. Comme si elle tentait de décrypter ses émotions. Cependant, la jeune Martinez resta de marbre et ne dit rien du tout. Elle ne voulait pas que sa cousine réussisse à la lire.
- Il dit que c’est pour qu’on soit toujours ensemble, il a la même avec lui en…
Elle ne finit pas sa phrase, ce que Lili trouva bizarre. Il était clair qu'Alienor avait une dent contre son père. Cependant, comment le lui faire avouer? Elle semblait avoir la tête aussi dure que sa cadette, ce qui n'était pas rassurant du tout...
- Pile ou Face ?
Lili soupira bruyamment. À quoi jouait-elle? Pourquoi ne lui disait-elle pas la vérité? La jeune Poufsouffle décida donc que c'en était assez et prit sa place pour parler dans le blanc des yeux de sa cousine. La jeune Martinez avait peu, très peu de patience.
- ALIENOR!! Pourquoi ne me dis-tu rien? Puis-je savoir ce qu'il y a? Je suis ta cousine et je ne suis pas dupe du tout! Je sais que tu es triste pour une raison quelconque. Cependant, je ne sais pas pourquoi et c'est ça que je veux savoir! Regarde-moi! Tu vas tout me dire, de A à Z! Ne te préoccupe pas de moi! Je suis correcte et rétablie! Dis-moi tout, s'il te plaît...
Je suis désolée d'être aussi brusque, c'est juste que j'en ai marre de faire comme si de rien n'était! Je ne peux pas continuer de te parler dans ces toilettes si je ne sais pas ce qui se passe avec toi! Tout ce que je veux, c'est ton bonheur et là, j'ai l'étrange que tu n'est pas heureuse. Alors tu vas t'empresser de me dire ce qui se passe, sinon je vais m'énerver!!
Lili sourit, remarquant l'absurdité de ses propos. Elle était déjà un peu énervée, en fait! Cependant, elle voulait vraiment qu'Alienor lui dise tout! La jeune fille reprit la parole, de peur que sa cousine lui en veuille par rapport à ses propos.
- Je suis désolée Alienor. Je ne devrais pas m’énerver. Sinon, il est sûr que tu ne voudras rien me dire...
La jeune fille usait de stratégie pour recueillir des informations auprès de sa cousine. Elle espérait, mais pas trop non plus. Lili ne voulait pas trop être déçue si Alienor ne se confiait pas. Enfin, elle ne voulait pas être encore plus déçue qu’elle ne l’était déjà. Lili avait foi. Foi en l’être humain et en le destin. C’était probablement le seul héritage catholique que Janie Smith, sa mère, lui avait transmis.
Quand Lili ne se sentait pas bien il y a deux mois, elle en a parlé beaucoup à son entourage. Peut-être même un peu trop. Cela l'avait vraiment aidée et la jeune fille voyait la vie du bon côté. Un travail acharné porte toujours ses fruits et c'est ce que la brunette voulait faire comprendre à son aînée. Oui, Alienor était plus vielle qu'elle. Mais cela ne l'empêchait pas de l'aider dans les moments les plus difficiles. Lili avait une moins grande expérience de vie, mais leur différence d'âge n'était pas énorme non plus. La jeune Poufsouffle se sentait capable de conseiller sa cousine, alors c'était le plus important là-dedans. En réfléchissant, Lili vit Alienor jouer avec une pièce. Elle soupirait et semblait exaspérée.
- C’est un cadeau de mon père.
- Ah, c'est bien.
À présent, la première année était froide avec sa cousine. Elle n'en revenait pas à quel point elle faisait semblant! Alienor la regarda intensément et Lili ne baissa pas le regard. Comme si elle tentait de décrypter ses émotions. Cependant, la jeune Martinez resta de marbre et ne dit rien du tout. Elle ne voulait pas que sa cousine réussisse à la lire.
- Il dit que c’est pour qu’on soit toujours ensemble, il a la même avec lui en…
Elle ne finit pas sa phrase, ce que Lili trouva bizarre. Il était clair qu'Alienor avait une dent contre son père. Cependant, comment le lui faire avouer? Elle semblait avoir la tête aussi dure que sa cadette, ce qui n'était pas rassurant du tout...
- Pile ou Face ?
Lili soupira bruyamment. À quoi jouait-elle? Pourquoi ne lui disait-elle pas la vérité? La jeune Poufsouffle décida donc que c'en était assez et prit sa place pour parler dans le blanc des yeux de sa cousine. La jeune Martinez avait peu, très peu de patience.
- ALIENOR!! Pourquoi ne me dis-tu rien? Puis-je savoir ce qu'il y a? Je suis ta cousine et je ne suis pas dupe du tout! Je sais que tu es triste pour une raison quelconque. Cependant, je ne sais pas pourquoi et c'est ça que je veux savoir! Regarde-moi! Tu vas tout me dire, de A à Z! Ne te préoccupe pas de moi! Je suis correcte et rétablie! Dis-moi tout, s'il te plaît...
Je suis désolée d'être aussi brusque, c'est juste que j'en ai marre de faire comme si de rien n'était! Je ne peux pas continuer de te parler dans ces toilettes si je ne sais pas ce qui se passe avec toi! Tout ce que je veux, c'est ton bonheur et là, j'ai l'étrange que tu n'est pas heureuse. Alors tu vas t'empresser de me dire ce qui se passe, sinon je vais m'énerver!!
Lili sourit, remarquant l'absurdité de ses propos. Elle était déjà un peu énervée, en fait! Cependant, elle voulait vraiment qu'Alienor lui dise tout! La jeune fille reprit la parole, de peur que sa cousine lui en veuille par rapport à ses propos.
- Je suis désolée Alienor. Je ne devrais pas m’énerver. Sinon, il est sûr que tu ne voudras rien me dire...
La jeune fille usait de stratégie pour recueillir des informations auprès de sa cousine. Elle espérait, mais pas trop non plus. Lili ne voulait pas trop être déçue si Alienor ne se confiait pas. Enfin, elle ne voulait pas être encore plus déçue qu’elle ne l’était déjà. Lili avait foi. Foi en l’être humain et en le destin. C’était probablement le seul héritage catholique que Janie Smith, sa mère, lui avait transmis.
Baisse de présence pour un temps indéterminé
~ Je suis joignable par hibou + je touillerai et répondrai aux messages importants ~
~ Je suis joignable par hibou + je touillerai et répondrai aux messages importants ~
Cut my hair and change my name?
Aliénor se raidit sous le ton incisif de Lili. Pourquoi elle ne répondait pas simplement à la question ? Ce n’était pas compliqué, Pile ou face ? Ce n’est pas un choix cornélien pourtant. Elle fronça légèrement les sourcils un quart de seconde, ce qui était à peine imperceptible et ces doigts se serrèrent autour de la pièce. Une part d’elle comprenait Lili, ce tenir là devant une personne qui ne veut pas dévoiler ce qu’elle cache, sachant pertinemment que son comportement et étrange et en plus que l’autre désire jouer à un jeu ridicule. Oui ça avait de quoi énerver. Mais ce qu’elle ne savait pas c’est que pour la petite Delphillia ce n’était pas un jeu, loin de là. Son regard était glacial mais aucun mot ne sortait de la bouche de la fillette. Elle était en train d’analyser la situation, essayant de trouver une échappatoire. Jamais elle n’aurait pensé que cette discussion puisse se passer comme ça. Elle ne voulait pas entacher la relation qu’elle était en train de nouer avec sa cousine et en même temps… Elle voulait exploser. Ce venin qui se rependait dans ces veines et qui faisait battre son cœur plus fort dans ces tempes.
Aliénor se tourna brusquement vers le lavabo se cognant la hanche au passage, ce qui lui fit faire une grimace de douleur qu’elle estompa vite et elle plaça ces mains de chaque côté de celui-ci. Elle baissa la tête, essayant de mettre de l’ordre dans son esprit embrumé.
-Tu veux vraiment tout savoir hein ?
Il y avait comme une pointe d’ironie dans cette voix cynique qui sortait des lèvres d’Aliénor. Elle savait bien que Lili ne la lâcherait pas. Mais inspirer de la pitié pour quelqu’un était le pire des sentiments au monde pour Aliénor. Fierté de merde. Elle passa rageusement une main dans ces cheveux comme pour se souvenir de ce changement récent et significatif, se redressant doucement. Son regard dévia avec une lenteur calculée sur la première année, glissant durant de longueuse secondes sur le sol puis sur son corps, ces vêtements, analysant sa posture. Elle voulait tout savoir, elle croyait quoi ? Qu’avec des mots doux on changeait le monde ?
-Tu veux vraiment savoir ?
Aliénor avait haussé le ton et se dressait de toute la longueur devant Lili. Elle devait bien faire une tête de plus qu’elle. Mais Aliénor n’aimait pas ce qu’il était en train de se passer. Elle sortait de ces gonds et était en train de montrer ces sentiments et peut-être pire, de faire peur à sa propre cousine. Elle serra les poings de manière à ce que ces ongles se plantent dans la paume de ces mains et la ramène sur terre. Elle lâcha un profond soupire en laissant tomber ces épaules.
-Mes parents sont partis en Espagne.
Elle lui avait craché la phrase à la figure sans aucune retenue ou politesse. Ces mots étaient tranchants come une lame de rasoir. Elle se surprenait elle-même à avoir un tel ton. Sa voix était légèrement plus grave qu’à l’accoutumé ce qui lui donnait une profondeur massacrante. Elle regardait maintenant Lili, sondant son esprit de nouveau, elle qui essayait de le blinder comme une porte de prison, elle allait flancher à un moment ou à un autre et Aliénor pourrait savoir ce qu’il se passe sous ces cheveux soyeux. Pourquoi son visage à elle est si lisible alors que Lili, d’un an sa cadette arrivait à avoir cet air neutre et sans expression sur son visage ? Pourquoi les yeux d’Aliénor révèlent toujours tout, son trouble ou sa colère ?
-Pile, je te raconte l’histoire de ma mère. Face, je te raconte ce qu’il s’est passé à Noël.
Comme toujours quand elle ne savait pas quoi faire, elle remettait tout sur la chance et sur cette pièce. Toujours en fixant Lili, attendant la moindre réponse, la moindre émotion, elle positionna la pièce sur l’ongle de son pouce au-dessus de son poing. Alors pile ou face ?
Aliénor se tourna brusquement vers le lavabo se cognant la hanche au passage, ce qui lui fit faire une grimace de douleur qu’elle estompa vite et elle plaça ces mains de chaque côté de celui-ci. Elle baissa la tête, essayant de mettre de l’ordre dans son esprit embrumé.
-Tu veux vraiment tout savoir hein ?
Il y avait comme une pointe d’ironie dans cette voix cynique qui sortait des lèvres d’Aliénor. Elle savait bien que Lili ne la lâcherait pas. Mais inspirer de la pitié pour quelqu’un était le pire des sentiments au monde pour Aliénor. Fierté de merde. Elle passa rageusement une main dans ces cheveux comme pour se souvenir de ce changement récent et significatif, se redressant doucement. Son regard dévia avec une lenteur calculée sur la première année, glissant durant de longueuse secondes sur le sol puis sur son corps, ces vêtements, analysant sa posture. Elle voulait tout savoir, elle croyait quoi ? Qu’avec des mots doux on changeait le monde ?
-Tu veux vraiment savoir ?
Aliénor avait haussé le ton et se dressait de toute la longueur devant Lili. Elle devait bien faire une tête de plus qu’elle. Mais Aliénor n’aimait pas ce qu’il était en train de se passer. Elle sortait de ces gonds et était en train de montrer ces sentiments et peut-être pire, de faire peur à sa propre cousine. Elle serra les poings de manière à ce que ces ongles se plantent dans la paume de ces mains et la ramène sur terre. Elle lâcha un profond soupire en laissant tomber ces épaules.
-Mes parents sont partis en Espagne.
Elle lui avait craché la phrase à la figure sans aucune retenue ou politesse. Ces mots étaient tranchants come une lame de rasoir. Elle se surprenait elle-même à avoir un tel ton. Sa voix était légèrement plus grave qu’à l’accoutumé ce qui lui donnait une profondeur massacrante. Elle regardait maintenant Lili, sondant son esprit de nouveau, elle qui essayait de le blinder comme une porte de prison, elle allait flancher à un moment ou à un autre et Aliénor pourrait savoir ce qu’il se passe sous ces cheveux soyeux. Pourquoi son visage à elle est si lisible alors que Lili, d’un an sa cadette arrivait à avoir cet air neutre et sans expression sur son visage ? Pourquoi les yeux d’Aliénor révèlent toujours tout, son trouble ou sa colère ?
-Pile, je te raconte l’histoire de ma mère. Face, je te raconte ce qu’il s’est passé à Noël.
Comme toujours quand elle ne savait pas quoi faire, elle remettait tout sur la chance et sur cette pièce. Toujours en fixant Lili, attendant la moindre réponse, la moindre émotion, elle positionna la pièce sur l’ongle de son pouce au-dessus de son poing. Alors pile ou face ?
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Cut my hair and change my name?
Agacée, énervée, voilà ce que Lili ressentait. Elle avait de la peine pour sa cousine et voulait savoir ce qui se passait. Cependant, cela était tout de même un peu égoïste de vouloir qu'Alienor lui déballe tout son seulement pour se libérer la conscience. La jeune fille était un peu dépassée par la situation. En effet, cela lui rappelait beaucoup trop ce qu'elle avait vécu à peine trois mois plutôt. Lili aimait tant sa cousine, alors il était très difficile pour elle de la voir comme cela, dans cet état. Cela lui brisait le coeur. La brunette fouilla dans sa robe de sorcier, mais ne trouvait qu'un élastique à cheveux. Génial. Si je joue avec comme Alienor joue avec sa pièce, je suis sûre que je vais lui envoyer mon élastique en pleine figure. Disons simplement qu'elle n'a pas besoin de cela. Mais alors vraiment pas... Je vais donc laisser tomber. Mais comment vais-je occuper mes mains? La jeune Poufsouffle était comme cela, elle devait toujours jouer avec un objet, surtout lorsqu'elle était stressée. Elle ne pouvait garder ses mains bien sagement dans ses poches. Lili voulait exploser, mais elle l'avait déjà un peu fait, malheureusement. Elle s'était fâchée et la jeune fille le regrettait maintenant un peu. Sa cousine ne méritait pas cela. Mais vraiment pas. Alienor n'avait surtout pas besoin de cela.
La deuxième année se tourna brusquement vers le lavabo et Lili entendit un petit bruit de cognement. Sa cousine s'était-elle fait mal? Alienor s'était déjà coupée, ce n'était vraiment pas sa journée.
- Tu veux vraiment tout savoir hein ?
Lili sentit que sa cousine était un peu agressive en disant cela. Probablement qu'elle était dépassée par la situation, comme la plus jeune l'avait été. La brunette ne lui en voulait donc pas du tout. Elle lui répondit tranquillement, sans se fâcher cette fois-là.
- C'est ce que je te dis depuis tantôt Alienor. Oui, je veux savoir. Tout. Vraiment tout.
Lili était à bout de forces, mais elle n'accepterais pas de repartir de cette salle de bain sans avoir plus d'informations que cela. C'était hors de question. Ça prit du temps avant qu'Alienor ne continue de parler. Quand elle commença sa phrase, Lili eut espoir qu'elle allait enfin lui dire ce qui se passait. Cependant, ce ne fut pas exactement cela qui se passa...
- Tu veux vraiment savoir ?
Elle s'était redressée, avait serrée les poings et était maintenant devant Lili. La jeune fille eut peur, quelques secondes, de sa cousine. Cela était-il normal? Probablement pas. En fait, c'était sûr. Mais bon, la première année ne dit rien par rapport à cela et répondit plutôt à Alienor.
- Oui je veux vraiment savoir Alienor. C'est ce que je me tue à te dire depuis tantôt. Je ne veux pas entrer dans ta bulle, mais en ce moment, je juge que tu as besoin de moi et que tu as besoin d'une oreille attentive. Je suis là pour toi, dis-moi tout.
Alienor poussa finalement un soupir avant de lâcher la bombe, celle qui allait s'abattre sur le château. Celle qui avait changé sa vie. La bombe qui la mettait dans cet état.
- Mes parents sont partis en Espagne.
- PARDON!?!?! Comment ça? Pourquoi sont-ils partis? Est-ce qu'ils sont au courant qu'ils ont une fille ici, à Poudlard?
Lili paniquait. Elle n'aurait jamais pu survivre en sachant que ses parents étaient partis en Espagne ou dans un autre pays. Même si la jeune fille ne leur parlait plus vraiment, elle avait besoin d'eux. En fait, elle leur parlait seulement quand cela faisait son affaire à elle. Pas n'importe quand, donc. Lili garda tout de même une expression neutre en regardant sa cousine dans les yeux. La deuxième année poursuivit donc dans ce qu'elle disait.
- Pile, je te raconte l’histoire de ma mère. Face, je te raconte ce qu’il s’est passé à Noël.
- Je ne peux pas savoir les deux, tout simplement, sans que tu ne me fasses ton histoire de pile ou face?
En voyant le visage de sa cousine, Lili se reprit aussitôt, en lui disant d'oublier ce qu'elle venait d'affirmer. Alienor allait lui dire ce qu'il se passait. La jeune Martinez n'allait pas gâcher tout cela.
- Bon, d'accord! Allez, vas-y!
La deuxième année se tourna brusquement vers le lavabo et Lili entendit un petit bruit de cognement. Sa cousine s'était-elle fait mal? Alienor s'était déjà coupée, ce n'était vraiment pas sa journée.
- Tu veux vraiment tout savoir hein ?
Lili sentit que sa cousine était un peu agressive en disant cela. Probablement qu'elle était dépassée par la situation, comme la plus jeune l'avait été. La brunette ne lui en voulait donc pas du tout. Elle lui répondit tranquillement, sans se fâcher cette fois-là.
- C'est ce que je te dis depuis tantôt Alienor. Oui, je veux savoir. Tout. Vraiment tout.
Lili était à bout de forces, mais elle n'accepterais pas de repartir de cette salle de bain sans avoir plus d'informations que cela. C'était hors de question. Ça prit du temps avant qu'Alienor ne continue de parler. Quand elle commença sa phrase, Lili eut espoir qu'elle allait enfin lui dire ce qui se passait. Cependant, ce ne fut pas exactement cela qui se passa...
- Tu veux vraiment savoir ?
Elle s'était redressée, avait serrée les poings et était maintenant devant Lili. La jeune fille eut peur, quelques secondes, de sa cousine. Cela était-il normal? Probablement pas. En fait, c'était sûr. Mais bon, la première année ne dit rien par rapport à cela et répondit plutôt à Alienor.
- Oui je veux vraiment savoir Alienor. C'est ce que je me tue à te dire depuis tantôt. Je ne veux pas entrer dans ta bulle, mais en ce moment, je juge que tu as besoin de moi et que tu as besoin d'une oreille attentive. Je suis là pour toi, dis-moi tout.
Alienor poussa finalement un soupir avant de lâcher la bombe, celle qui allait s'abattre sur le château. Celle qui avait changé sa vie. La bombe qui la mettait dans cet état.
- Mes parents sont partis en Espagne.
- PARDON!?!?! Comment ça? Pourquoi sont-ils partis? Est-ce qu'ils sont au courant qu'ils ont une fille ici, à Poudlard?
Lili paniquait. Elle n'aurait jamais pu survivre en sachant que ses parents étaient partis en Espagne ou dans un autre pays. Même si la jeune fille ne leur parlait plus vraiment, elle avait besoin d'eux. En fait, elle leur parlait seulement quand cela faisait son affaire à elle. Pas n'importe quand, donc. Lili garda tout de même une expression neutre en regardant sa cousine dans les yeux. La deuxième année poursuivit donc dans ce qu'elle disait.
- Pile, je te raconte l’histoire de ma mère. Face, je te raconte ce qu’il s’est passé à Noël.
- Je ne peux pas savoir les deux, tout simplement, sans que tu ne me fasses ton histoire de pile ou face?
En voyant le visage de sa cousine, Lili se reprit aussitôt, en lui disant d'oublier ce qu'elle venait d'affirmer. Alienor allait lui dire ce qu'il se passait. La jeune Martinez n'allait pas gâcher tout cela.
- Bon, d'accord! Allez, vas-y!
Baisse de présence pour un temps indéterminé
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Cut my hair and change my name?
Evidement que sa réaction était normale, évidement que maintenant Aliénor ne pouvait plus faire demi-tour. Elle était coincée entre ce qu’elle interprétait dans son cœur et la pure réalité. Elle était terrorisée. Terrorisée de ne plus voir ces parents, que cette histoire ne s’arrête jamais, terrorisée de rester coincée au château et ne plus revoir sa maison de Bristol, terrorisée à l’idée de perdre toute sa vie en fait. L’Espagne, c’est une terre inconnue dont elle ne connait même pas la langue. Petit à petit les barrières que la fillette tombaient en ruines. Elle savait qu’elle devait arrêter de se morfondre et de pleurnicher sur son sort. Ils y a beaucoup de gens qui ont vécu bien pire. Sa mère avait juste besoin de prendre un peu de distance avec la vie de son frère. C’est tout, la police n’a jamais dit qu’elle était en danger, ils ont juste besoin d’elle pour coincer ces pauvres types. Aliénor n’avait aucune influence sur ce qu’il se passait et devait se faire à cette idée. Bien sûr qu’elle allait tout lui raconter, le pile ou face, c’était juste pour connaitre son point de départ, chronologique ou alors comme elle, elle l’avait appris.
Elle fit voler la pièce au-dessus de sa tête ces yeux se perdant un instant dans la contemplation de ces reflets dorés. Le temps était comme arrêté autour d’elle alors qu’elle observait la pièce tourner dans le vide, elle était en train de décider de son sort. Aliénor rattrapa la pièce qui tombait et la plaqua sur le dos de sa main gauche. Pile.
Elle leva les yeux vers Lili avant de ranger la pièce dans sa poche. Elle eu un regard pour son reflet dans le miroir. Oui elle changeait, alors elle devait en passer par là et raconter ce qu’il se passait dans cette sale tête. Elle recula jusqu’à ce que son dos heure les pierres et se laissa glisser contre le mur. Elle avait besoin ‘être à l’aise pour raconter cette histoire. Même si elle ne comptait la faire dans les détails, pas la peine, autant faire simple. D’un geste de main elle invita Lili à faire de même et à s’assoir avec un léger sourire sur les lèvres. Elle ferma les yeux un moment pour se concentrer sur les faits et ne pas rajouter son ressenti. Elle aura peut-être une autre vision plus externe avec Lili. Elle rouvrit les yeux et chercha le regard azur de sa camarade pour planter le sien dedans. Quand elle y pense Lili est une des seules personnes à n’avoir jamais vraiment fait de remarques sur ces yeux. Tant mieux. Aliénor prit une grande inspiration avant de se lancer dans cette histoire rocambolesque.
-Ma mère, Claire Thermilian, elle avait un frère qui vivant à Bristol avec toute sa famille. Dans la même maison où on vit aujourd’hui. Ce frère était sorcier, ces parents moldus. Il a fait sa scolarité ici et il était connu pour être un grand fêtard peu respectueux du règlement. Il sortait beaucoup, même à sa sortie d’ici à Bristol.
Aliénor prit une petite pause dans son récit pour que Lili puisse bien suivre. Ce qui allait arriver n’était pas des plus joyeux et même la fillette avait du mal à s’en rendre compte.
-Il est tombé dans une histoire de drogue et travaillait pour un groupe de dealers influents.
Elle avait lâché la phrase ‘une traite sans respirer comme un pansement que l’on arrache. Ces poumons se remplirent de nouveau d’air comme si elle venait de sortir d’une apnée d’une heure. Ces yeux toujours accrochés à ceux de sa cousine, elle poursuivit.
-Il a été tué à cause de ça, tout comme les parents de… Claire.
Aliénor avait du mal à dire maman ou mère. Elle ne voyait plus Claire comme avant, elle avait l’impression de ne pas la connaitre ce qui était très… perturbant.
-Claire faisait ces études à Londres, ils ne savaient donc pas qu’elle existait. Mais apparemment ils l’ont appris. La police protégeait mes parents, mais Claire ne pouvait plus supporter cette pression et a eu besoin de mettre de la distance entre elle et tout ça.
Aliénor serra les poings à la fin de ce récit. La blessure était encore bien là, profonde et à vif. Elle devait juste cicatriser et pour ça il fallait de temps, mais déjà Aliénor le vivait mieux que le jour où elle a reçu cette lettre. Elle n’en voulait plus à son père, juste à sa mère.
-C’est pour ça qu’à Noël elle était bizarre et que je n’ai pas reçu de lettres jusqu’à celle qui m’annonçait leur départ.
Assise en tailleur, elle laissa sa tête tomber en arrière décrochant son regard de celui de sa cousine. Elle avait tout déballé, c’était fait. Ca faisait un peu de bien, mais maintenant elle attendait la réaction de la première année. Elle était juste curieuse de voir, elle n’avait pas peur, rien. Elle voulait juste voir si elle avait un autre ressentit qu’elle. Mais à sa grande surprise elle ne ressentait rien d’autre. Ces sentiments étaient calmes au fond d’elle. Elle sorti la pièce de se poche et la fit rouler entre ces phalanges, le regard toujours sur le plafond écoutant la respiration de son interlocutrice.
Elle fit voler la pièce au-dessus de sa tête ces yeux se perdant un instant dans la contemplation de ces reflets dorés. Le temps était comme arrêté autour d’elle alors qu’elle observait la pièce tourner dans le vide, elle était en train de décider de son sort. Aliénor rattrapa la pièce qui tombait et la plaqua sur le dos de sa main gauche. Pile.
Elle leva les yeux vers Lili avant de ranger la pièce dans sa poche. Elle eu un regard pour son reflet dans le miroir. Oui elle changeait, alors elle devait en passer par là et raconter ce qu’il se passait dans cette sale tête. Elle recula jusqu’à ce que son dos heure les pierres et se laissa glisser contre le mur. Elle avait besoin ‘être à l’aise pour raconter cette histoire. Même si elle ne comptait la faire dans les détails, pas la peine, autant faire simple. D’un geste de main elle invita Lili à faire de même et à s’assoir avec un léger sourire sur les lèvres. Elle ferma les yeux un moment pour se concentrer sur les faits et ne pas rajouter son ressenti. Elle aura peut-être une autre vision plus externe avec Lili. Elle rouvrit les yeux et chercha le regard azur de sa camarade pour planter le sien dedans. Quand elle y pense Lili est une des seules personnes à n’avoir jamais vraiment fait de remarques sur ces yeux. Tant mieux. Aliénor prit une grande inspiration avant de se lancer dans cette histoire rocambolesque.
-Ma mère, Claire Thermilian, elle avait un frère qui vivant à Bristol avec toute sa famille. Dans la même maison où on vit aujourd’hui. Ce frère était sorcier, ces parents moldus. Il a fait sa scolarité ici et il était connu pour être un grand fêtard peu respectueux du règlement. Il sortait beaucoup, même à sa sortie d’ici à Bristol.
Aliénor prit une petite pause dans son récit pour que Lili puisse bien suivre. Ce qui allait arriver n’était pas des plus joyeux et même la fillette avait du mal à s’en rendre compte.
-Il est tombé dans une histoire de drogue et travaillait pour un groupe de dealers influents.
Elle avait lâché la phrase ‘une traite sans respirer comme un pansement que l’on arrache. Ces poumons se remplirent de nouveau d’air comme si elle venait de sortir d’une apnée d’une heure. Ces yeux toujours accrochés à ceux de sa cousine, elle poursuivit.
-Il a été tué à cause de ça, tout comme les parents de… Claire.
Aliénor avait du mal à dire maman ou mère. Elle ne voyait plus Claire comme avant, elle avait l’impression de ne pas la connaitre ce qui était très… perturbant.
-Claire faisait ces études à Londres, ils ne savaient donc pas qu’elle existait. Mais apparemment ils l’ont appris. La police protégeait mes parents, mais Claire ne pouvait plus supporter cette pression et a eu besoin de mettre de la distance entre elle et tout ça.
Aliénor serra les poings à la fin de ce récit. La blessure était encore bien là, profonde et à vif. Elle devait juste cicatriser et pour ça il fallait de temps, mais déjà Aliénor le vivait mieux que le jour où elle a reçu cette lettre. Elle n’en voulait plus à son père, juste à sa mère.
-C’est pour ça qu’à Noël elle était bizarre et que je n’ai pas reçu de lettres jusqu’à celle qui m’annonçait leur départ.
Assise en tailleur, elle laissa sa tête tomber en arrière décrochant son regard de celui de sa cousine. Elle avait tout déballé, c’était fait. Ca faisait un peu de bien, mais maintenant elle attendait la réaction de la première année. Elle était juste curieuse de voir, elle n’avait pas peur, rien. Elle voulait juste voir si elle avait un autre ressentit qu’elle. Mais à sa grande surprise elle ne ressentait rien d’autre. Ces sentiments étaient calmes au fond d’elle. Elle sorti la pièce de se poche et la fit rouler entre ces phalanges, le regard toujours sur le plafond écoutant la respiration de son interlocutrice.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Cut my hair and change my name?
Lili regardait sa cousine. D'un air aussi triste que le sien. Désespéré. Elle réfléchissait, voulait lui parler, se désistait. La jeune Poufsouffle ne voulait pas subir les foudres d'Alienor. Lili avait presque peur d'elle. Presque, pas tout à fait. Elle chantait donc une chanson dans sa tête que sa mère lui avait apprise. L'histoire était tellement triste... Lili souhaitait seulement pleurer mais elle ne pouvait pas, ne devait pas. La première année devait montrer qu'elle était plus forte que sa cousine dans ces moments difficiles. La brunette voulait être là pour elle. Cependant, elle ne savait pas quoi faire, quoi dire. En fait, elle préférait se taire avant de dire quelque chose de déplacé. Alienor n'avait pas besoin de cela. Lili devait juste l'écouter et c'était ce qui était le plus difficile pour la première année : être à l'écoute des autres sans ajouter son petit grain de sel habituel.
Lili se sentit donc obligée d'accepter le pile ou face de sa cousine. Elle leva tout de même les yeux au ciel pour signifier que c'était complètement inutile étant donné qu'elle allait lui poser des questions sur les deux événements de toute manière. La jeune Poufsouffle ne voulait absolument pas qu'Alienor ne lui dise qu'une chose sur deux. C'était impossible à envisager pour elle. Impossible. Inimaginable. La jeune fille laissa tout de même sa cousine parler, ne voulant pas l'interrompre.
- Ma mère, Claire Thermilian, elle avait un frère qui vivant à Bristol avec toute sa famille. Dans la même maison où on vit aujourd’hui. Ce frère était sorcier, ces parents moldus. Il a fait sa scolarité ici et il était connu pour être un grand fêtard peu respectueux du règlement. Il sortait beaucoup, même à sa sortie d’ici à Bristol.
Il est tombé dans une histoire de drogue et travaillait pour un groupe de dealers influents.
Il a été tué à cause de ça, tout comme les parents de… Claire.
Claire faisait ces études à Londres, ils ne savaient donc pas qu’elle existait. Mais apparemment ils l’ont appris. La police protégeait mes parents, mais Claire ne pouvait plus supporter cette pression et a eu besoin de mettre de la distance entre elle et tout ça.
C’est pour ça qu’à Noël elle était bizarre et que je n’ai pas reçu de lettres jusqu’à celle qui m’annonçait leur départ.
Alienor avait pris des pauses. Beaucoup de pauses. Lili trouvait ça long avant d'avoir toutes les informations, mais elle respecta tout de même le rythme de son aînée. Elle ne savait pas quoi dire, alors elle essaya tout d'abord de la réconforter. Elle allait lui donner un câlin. Cependant, se remémorant ce qui s'était passé plus tôt et donc, la réaction de sa cousine face à sa démonstration d'affection. Elle laissa donc tomber, et se préoccupa plutôt des mots qu'elle pourrait dire pour l'aider à travers cette épreuve. Peut-être que de se mettre à sa place et lui dire si j'avais vécu cela... Cela l'aiderait peut-être. Après, je ne devrais pas trop parler non plus pour ne rien dire de déplacer...
- Tout d'abord, il est clair que je ne peux pas me mettre à ta place, n'ayant jamais vécu cela. Alors je ne pourrais pas te dire que je te comprends. Cependant, je sens à quel point c'est dur pour toi... C'est pour cela que je te mentionne le fait que je suis là pour toi. Je veux que tu le saches. Que tu ne me déranges jamais et que j'ai toujours eu, j'ai toujours et j'aurai toujours du temps te consacrer. Même si tu vois que je suis un peu dépassée par ceci ou cela, n'hésite tout de même pas à venir me voir.
Après, concernant tout ce qui s'est passé, peux-tu tout m'expliquer en détails si te plaît? Parce que je ne crois pas avoir tout compris. Ta mère était protégée par la police... à cause de son frère? Et Claire au fait, c'est ta mère? Pourquoi tu ne l'appelles plus « maman »? Parce que tu es fâchée contre elle? Personnellement, j'ai fait exactement la même chose avec ma mère quand j'étais frustrée contre elle, mon père et mes grands-parents, environ des jours après notre rencontre.
Et ce qui s'est passé à Noël...? J'aimerais bien savoir aussi exactement. Parce que là, tu me racontes la moitié de l'histoire et disons simplement qu'en ne sachant qu'une partie, je ne suis pas très très avancée... Tu n'es pas obligée, mais j'aimerais beaucoup! Après, tu vois si c'est nécessaire ou non dans l'histoire
Simple remarque, tu ne l'as pas eue facile, hein? Tu as une nouvelle cousine qui débarque dans ta vie et tes parents qui partent en Espagne. En plus, si j'ai bien compris, tes grands-parents sont morts? Toutes mes condoléances Alienor... As-tu quelqu'un d'autre à qui tu peux confier tout cela? Des amis? Je veux simplement m'assurer que tu n'es pas seule. Je veux ton bien...
Lili ne comprenait pas exactement l'histoire, mais savait que cela affectait énormément Alienor. D'une part, en fait, elle pouvait la comprendre. Si ses parents étaient partis en Espagne dans cette situation, il est sûr que Lili aurait paniqué. Probablement même plus que sa cousine. La jeune fille ne voulait maintenant savoir que les détails. Alienor s'était un peu ouverte, mais ce n'était pas assez pour Lili. En plus, la première année n'avait pas tout compris la situation. Et elle voulait comprendre. Lili était prête à rester dans les toilettes jusqu'à ce qu'elle saisisse toute l'histoire. Sans un seul détail oublié. Quand la jeune fille était déterminée, elle l'était réellement.
Lili se sentit donc obligée d'accepter le pile ou face de sa cousine. Elle leva tout de même les yeux au ciel pour signifier que c'était complètement inutile étant donné qu'elle allait lui poser des questions sur les deux événements de toute manière. La jeune Poufsouffle ne voulait absolument pas qu'Alienor ne lui dise qu'une chose sur deux. C'était impossible à envisager pour elle. Impossible. Inimaginable. La jeune fille laissa tout de même sa cousine parler, ne voulant pas l'interrompre.
- Ma mère, Claire Thermilian, elle avait un frère qui vivant à Bristol avec toute sa famille. Dans la même maison où on vit aujourd’hui. Ce frère était sorcier, ces parents moldus. Il a fait sa scolarité ici et il était connu pour être un grand fêtard peu respectueux du règlement. Il sortait beaucoup, même à sa sortie d’ici à Bristol.
Il est tombé dans une histoire de drogue et travaillait pour un groupe de dealers influents.
Il a été tué à cause de ça, tout comme les parents de… Claire.
Claire faisait ces études à Londres, ils ne savaient donc pas qu’elle existait. Mais apparemment ils l’ont appris. La police protégeait mes parents, mais Claire ne pouvait plus supporter cette pression et a eu besoin de mettre de la distance entre elle et tout ça.
C’est pour ça qu’à Noël elle était bizarre et que je n’ai pas reçu de lettres jusqu’à celle qui m’annonçait leur départ.
Alienor avait pris des pauses. Beaucoup de pauses. Lili trouvait ça long avant d'avoir toutes les informations, mais elle respecta tout de même le rythme de son aînée. Elle ne savait pas quoi dire, alors elle essaya tout d'abord de la réconforter. Elle allait lui donner un câlin. Cependant, se remémorant ce qui s'était passé plus tôt et donc, la réaction de sa cousine face à sa démonstration d'affection. Elle laissa donc tomber, et se préoccupa plutôt des mots qu'elle pourrait dire pour l'aider à travers cette épreuve. Peut-être que de se mettre à sa place et lui dire si j'avais vécu cela... Cela l'aiderait peut-être. Après, je ne devrais pas trop parler non plus pour ne rien dire de déplacer...
- Tout d'abord, il est clair que je ne peux pas me mettre à ta place, n'ayant jamais vécu cela. Alors je ne pourrais pas te dire que je te comprends. Cependant, je sens à quel point c'est dur pour toi... C'est pour cela que je te mentionne le fait que je suis là pour toi. Je veux que tu le saches. Que tu ne me déranges jamais et que j'ai toujours eu, j'ai toujours et j'aurai toujours du temps te consacrer. Même si tu vois que je suis un peu dépassée par ceci ou cela, n'hésite tout de même pas à venir me voir.
Après, concernant tout ce qui s'est passé, peux-tu tout m'expliquer en détails si te plaît? Parce que je ne crois pas avoir tout compris. Ta mère était protégée par la police... à cause de son frère? Et Claire au fait, c'est ta mère? Pourquoi tu ne l'appelles plus « maman »? Parce que tu es fâchée contre elle? Personnellement, j'ai fait exactement la même chose avec ma mère quand j'étais frustrée contre elle, mon père et mes grands-parents, environ des jours après notre rencontre.
Et ce qui s'est passé à Noël...? J'aimerais bien savoir aussi exactement. Parce que là, tu me racontes la moitié de l'histoire et disons simplement qu'en ne sachant qu'une partie, je ne suis pas très très avancée... Tu n'es pas obligée, mais j'aimerais beaucoup! Après, tu vois si c'est nécessaire ou non dans l'histoire
Simple remarque, tu ne l'as pas eue facile, hein? Tu as une nouvelle cousine qui débarque dans ta vie et tes parents qui partent en Espagne. En plus, si j'ai bien compris, tes grands-parents sont morts? Toutes mes condoléances Alienor... As-tu quelqu'un d'autre à qui tu peux confier tout cela? Des amis? Je veux simplement m'assurer que tu n'es pas seule. Je veux ton bien...
Lili ne comprenait pas exactement l'histoire, mais savait que cela affectait énormément Alienor. D'une part, en fait, elle pouvait la comprendre. Si ses parents étaient partis en Espagne dans cette situation, il est sûr que Lili aurait paniqué. Probablement même plus que sa cousine. La jeune fille ne voulait maintenant savoir que les détails. Alienor s'était un peu ouverte, mais ce n'était pas assez pour Lili. En plus, la première année n'avait pas tout compris la situation. Et elle voulait comprendre. Lili était prête à rester dans les toilettes jusqu'à ce qu'elle saisisse toute l'histoire. Sans un seul détail oublié. Quand la jeune fille était déterminée, elle l'était réellement.
Baisse de présence pour un temps indéterminé
~ Je suis joignable par hibou + je touillerai et répondrai aux messages importants ~
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