Salle de bal

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Jodie Williams  

La danseuse solitaire  Privé 

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Je danse pour vivre, je danse pour mourir.
Je danse pour oublier, je danse pur me souvenir.
Je danse quand je suis triste, je danse quand je suis heureuse.
J'adore danser.

Mes bras virevoltent au dessus de ma tête, je les plies, les déplies. Ils dansent tout seuls, je ne les contrôle plus. Mes jambes sautent, font des entrechats, font des balancés. Quand je danse, il n'y a plus rien autour de moi, plus personne. Je suis seule, et ma vie ne compte plus.
J'ai l'impression de m'envoler, encore et encore. Je suis un cygne prisonnié de la dure réalité, et qui tente de s'envoler vers de nouveaux horizons. Un jour, ce cygne parviendra a voler. Mais avant de pouvoir voler, je m'entraine, et je danse.
L'air et moi ne font plus qu'un. L'air est moi, je suis l'air et nous dansons en parfaite harmonie. Il me fait danser et je le fais danser. Un point c'est tout.
Je n'ai pas la tenue adapter, mais tant pis, je danse. Ma robe noire de Poudlard vole autour de mes jambes qui bougent au rythme d'une musique que moi seule entends.
Mes cheveux flottent comme une auréole noire autour de mon visage aux yeux fermés, a la bouche close.
Quand je danse, je me fiche du regard des autres, de se qu'ils disent. Tant que je danse. De toute façon, tout le monde dit que je suis douée.
C'est vrai, non ? Qui est capable de se fondre dans l'air et la musique mieux que moi ? Qui est capable d'esquisser des sauts et des doubles cabrioles les yeux fermés, comme moi ?
C'est la musique intérieur qui résonne dans mon cerveau qui me guide, pas à pas, vers un autre monde.
Je tends la jambe, et saute. Je raterris tout en douceur. Et c'est repartit, je tourne sur moi-même, les bras tendus vers le ciel, comme si je voulais toucher quelque chose d'intouchable.
Je baisse mes bras doucement, et ouvre les yeux.
L magie n'a plus effet.

La danseuse solitaire  Privé 

Harmonie


L'Enfant virevolte sur elle même. Elle tourbillonne sans cesse. Harmonie. Le plus important sans doute sont ses paupières fermées. Elle ne peut pas la voir et la fille est comme hypnotisée. C'est beau. Magique.

Ballet endiablé avec la Mort et la Vie


C'est ça qu'elle voit, la petite. Une Autre magnifique qui joue avec les Frontières. Sa danse est envoutante et douce. Harmonie et Equilibre. Vie et Mort. Parfait Milieu entre les Mondes. Elle est cachée dans l'Ombre alors que l'Autre danse. Derrière un pilier sombre. Accroupie.

Déchirure.


Douleur. L'Autre s'arrête. Pourquoi ? Pourquoi, quand ce Ballet devenait encore plus Imaginaire ? Quand le Réel s'envolait pour défier les Frontières ? Les paupières qui s'ouvrent. L'Autre regarde, la petite sorcière ferme les yeux.

Invisible


Comme quand elle était petite et qu'elle croyait qu'en fermant les yeux elle faisait disparaitre le Monde. Que plus rien n'existait. Maintenant elle sait que c'est faux. Mais ce Réflexe Intérieur est encore Présent. Elle est cachée. L'Ombre de la Salle la protège de cette Autre. Cette Autre qui était magnifique quand elle dansait et qui maintenant s'est arrêtée. Cette Autre qui a un truc en Plus, un Pouvoir. Jouer avec les Frontières. Même normale elle est différente. Sa façon de bouger, d'Ouvrir les yeux, de Regarder.

Belle


Elle est Belle. Mais d'une Beauté presque plus Naturelle. Plutôt Imaginaire. Comme sa Danse. La fillette s'avance, mue par un Désir Irrésistible. Elle doit le faire. Elle doit Savoir comment l'Autre fait. Comment elle joue ainsi. L'Enfant n'aime pas danser mais elle veut apprendre. Pas apprendre à virevolter sur elle même mais apprendre à tout Oublier le temps d'un Instant, se Concentrer sur le Monde et sur les Frontières.

L'Autre ne l'a pas encore Vu. Elle regarde dans la mauvaise Direction. Tant mieux. La fillette en profite pour laisser glisser son Regard sur Elle. Pour trouver qu'est ce qui est différent dans ce Corps. Mais rien n'est différent. Le visage fin, les cheveux châtains soyeux, le corps maigre et les courbes discrètes. Normale. Le truc a disparu. Où est il parti ? La fillette veut le retrouver. Maintenant. Elle veut Apprendre comment faire.


Désir Impossible


Elle avance encore. La Lumière court maintenant sur son corps habillé de blanc, caresse son front et ses yeux. Elle ne lui prête pas attention, ne remarque pas la douce fraicheur de l'Air et la Chaleur du Soleil qui entre par une fenêtre. L'Autre est là. Devant elle.

Elle veut pas parler. Elle veut trouver. Alors elle la ferme. Comme toujours.

« En... ensemble ? »
• Aux Enfants Perdus •
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Jodie Williams  

La danseuse solitaire  Privé 

C'était la fin de la Danse, et j'étais encore toute retournée. C'était déjà fini, le charme était rompu. La lumière qui venait de la fenêtre m'éclairait, moi seule. C'était comme un projecteur, et que j'étais sur scène.
Je reculais de quelques pas. J'adorais danser, mais être la seule sous la lumière m'était intolérable.
J'aurais voulu continuer a danser, continuer a oublier, mais je me sentais vide, et faible. Comme chaque fois que j'avais fini de danser. Comme dépassée.
Je n'étais bien que quand je dansais, mais dès que la musique dans ma tête se taisait et que j'ouvrais les yeux, je sentais cette boule dans mon ventre grossir.
La peur.
J'avais peur des regards des autres, c'est pour ça que je n'avais jamais dansé devant personne que devant mon miroir.

C'est alors que la vit. Elle m'observait, et s'était avancée.
Je rougis, et la boule dans mon ventre se gonfla comme un ballon. Et si elle se moquait ?
Je reculais de quelques pas, encore, afin de disparaitre dans l'ombre complètement, et je l'observais. Une fille, châtain, peut-être plus grande que moi.
Elle n'avait pas parler, et ne parlait toujours pas. Je ne parlais pas non plus, comme pour respecter son silence.
Au lieu de cela, j'esquissais un petit pas de danse. Je lisais dans le regard de cette fille qu'elle aimait dans je dansais.
Mon coeur s'accéléra. Ce serait ma première spectatrice. A cet instant-là, je décidais de continuer a danser.
J'inspirais profondément et mes yeux se fermèrent. Ma jambe se tendit toute seule. Mes bras montèrent.
Je ne me contrôlais plus. C'était la Danse et la Musique qui me guidaient, et mon corps se mouvait tout seul.
Plus rien n'existait, mis à part la fille, et la Danse.
La Musique se fit entendre dans ma tête, et je dansais, sans m'arrêter. J'espérais que la fille serait heureuse, et qu'elle m'applaudirait.

La danseuse solitaire  Privé 

Regard Perçant


Et l'Autre vit la fillette. Son Regard tout simple, banal mais pourtant puissant, se posa sur elle. Si pour l'Autre ce ne fut sans doute qu'un simple regard, pour l'Enfant il la traversa entièrement, la scruta, chercha à la mettre à nue, à voir son Âme. C'était un Regard tout simple, naturel. Mais il était empli de la Lueur de la Danse. La jeune sorcière ne trouva pas d'autre Mot pour désigner cette Lumière ; jamais elle n'en avait croisé jusqu'alors. Il semblait que, ces derniers temps, on faisait des Rencontres de plus en plus Intéressantes et Profondes à l'école de sorcellerie.

La Lueur était forte et puissante et la seconde année dut rassembler sa Force pour ne pas trembler sous le Regard de cette Autre. Mais cela, ce n'était pas Inhabituel ; l'Enfant fuyait toujours le Regard des Autres si dangereux.


Danse Eternelle


Et l'Autre recommença à Danser, comme si elle avait Vu l'Envie dans les yeux de la brune. L'Envie qui la dévorait, l'Envie de Comprendre et d'Apprendre à jouer ainsi avec les Frontières. Peut être que l'Autre ne se rendait pas compte de ce qu'elle faisait ; peut être que pour elle, c'était Naturel et c'était juste quelques mouvements. Mais pour la jeune fille c'était bien plus, c'était un Ballet Eternel qui ne s'arrêtait jamais. Même quand l'Autre ne dansait plus, elle avait toujours la Force et la Lueur de la Danse. Puissance Absolue.

Cheveux châtains Virevoltants autour d'un Corps


Danser, danser, danser à jamais. Pour toujours. La fillette avait l'impression que l'Autre ne s'arrêterait jamais, qu'elle le ferait toute sa Vie. C'était si Beau, si Magique. Elle ne pouvait plus détacher son Regard vert du Ballet.

Et elle Perçut alors l'Envie de l'Autre. L'Envie d'être reconnue et de connaitre sa Valeur, la Crainte d'être Jugée et Dénigrée. Cette Envie était toujours là, dans l'Esprit de tous les Autres. Dans celui de l'Enfant aussi, mais elle était différente. Son Envie à elle était plutôt de tout Comprendre, de tout Savoir, de Jouer pour Toujours avec l'Equilibre et les Frontières.

Mais l'Envie de l'Autre était bien présente et justifiée. Elle le méritait. Elle le méritait vraiment.

L'Enfant ne voulait pas Briser le Silence si Précieux. Non, il ne le fallait pas. Mais le Silence n'était Jamais complet, Jamais. Sauf dans la Mort... Non, elle devait arrêter de Penser à Ça. Le Silence n'était pas complet alors si elle rajoutait un Murmure, rien ne changerait.

Elle le fit donc. Et les Mots sortirent doucement de sa bouche, presque inaudibles :


~ C'est beau...

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Jodie Williams  

La danseuse solitaire  Privé 

Je pense que je serais restée là a danser toute ma vie, s'il le fallait. J'étais de nouveau emportée par ma musique intérieur.
Je sautais, tournoyais, légère comme une plume. Le parquet sous mes pieds ne grinçait a peine. Mes bras avaient la consistance du vent et planaient autour de moi. Je me sentais bien.
Malheureusement la Fille, celle qui m'observait, murmura quelque chose de presque imperceptible. Je l'entendis. Elle avait dit que c'était beau.
J'en fus touchée et m'arrêtais de danser, et ouvrit les yeux. De nouveau, ma timidité me reprit et je rougis comme une tomate.
Je bafouillais un simple "merci", trop gênée pour parler. Alors je dansais bien, heureusement. Car si elle avait trouvé ça moche, la Fille, je pense que je me serais entérrée vivante.
Je m'approchais de la Fille et la regardais de mes yeux perçants. Certes, ils étaient laids, très même, mais ils étaient étrange et très peu expressifs.
Je murmurais alors, comme pour briser le silence :
#Ca t'as plu ? Tu... tu veux que je t'apprennes ?
Je savais bien que la Fille serait déçue de moi. En dehors de mes moments de danse, je n'étais ni sûre de moi, ni très jolie. J'essayais de me raffermir, et, avant qu'elle ne me réponde, je lui rpis sa main et la tirais vers la lumière.
Sans parler, je fis une pointe et tendis élégamment la jambe devant moi. Je l'incitais a faire pareil. Je dis soudain :
#Tu sais, pour danser, tu n'as juste qu'a te laisser guider par ta musique intérieur, et tes membre feront le reste. Ferme les yeux et imagine que tu ne sois que du vent.
Je ne savais pas si la Fille me comprenais, mais ce que je voulais lui dire, il n'y avait qu'un mot pour ça : liberté.
Après, elle faisait ce qu'elle voulait avec ce mot, interpréterait comme elle voulait. Mais moi, la Danse était associée a la Liberté. Point.
Liberté.