Londres

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 Hyde Park  Au repaire  PV 

Un weekend de juillet 2038,
Repaire des Botrucs



Depuis qu’Oliver était rentré au Royaume-Uni au début du mois, il avait pris la décision de rédiger un manuel d’astronomie, où il y consignerait toutes ses connaissances sur le domaine. Il trouvait que c’était une belle façon de concrétiser son tour du monde, qui lui avait permis d’observer le ciel à différents endroits de la planète. Cependant, après quelques jours passés enfermé chez lui à essayer de coucher sur le papier toutes ses idées, de faire un brainstorming, somme toute, il n’arrivait plus à rester concentré du tout. En même temps, c’était difficile quand il entendait le bruit du parquet des voisins du dessus à longueur de journée, sans oublier les éternuements d’Hermès, l’elfe de maison employé de la famille Briggs, qui devait être tombé malade quelques jours auparavant. Oliver lui avait d’ailleurs conseillé de boire quelques potions, mais l’elfe, têtu comme une mule, était décidément résolu à ne pas en prendre, sous prétexte qu’il avait envie de dormir après, et qu’il ne pouvait pas faire son travail correctement, et que donc il allait être « viré à coup de balais ».
Ainsi, le jeune homme avait décidé de prendre ses morceaux de parchemins, son encre et sa vieille plume de chouette, pour aller s’installer dans un lieu de Hyde Park un peu particulier : le Repaire des Botrucs.
Ce repaire pour sorciers était un espace plutôt convivial en été : il était organisé entre trois grands arbres du parc, formant une sorte de triangle, au centre duquel il y avait un comptoir abrité où l’on pouvait être servi de boissons – alcoolisées ou non, d’ailleurs – et de nourriture comme des glaces, des pâtisseries, et autres plaisirs gustatifs. L’endroit avait la particularité de dégager une odeur de légèreté, de douceur et de tranquillité. Tout autour du comptoir abrité étaient disposés des tables, des chaises, et même des transats, pour permettre aux sorciers les plus fatigués de se prélasser au soleil. Si on était attentif, on pouvait même apercevoir quelques botrucs se prélasser aussi au soleil. Il fallait dire que l’endroit était parfaitement approprié.
Le Repaire des Botrucs était accessible des sorciers soit par transplanage (une zone du repaire était prévue à cet effet pour éviter les claquements d’air intempestifs), soit en pénétrant directement dans l’espace formé des trois arbres. Bien sûr, le lieu était équipé de sortilèges de protections, notamment celui de Repousse-Moldu.

Oliver était d’abord passé au comptoir afin d’y acheter une pinte de bièraubeurre en ce début d’après-midi, puis avait attendu quelques minutes qu’une table se libère pour y poser toutes ses affaires, car il fallait croire que de nombreux sorciers souhaitaient se reposer, avec ce beau temps.

« Et si je mettais le thème Histoire en premier… »

Griffonnant sur son parchemin, il essayait de faire un plan cohérent pour organiser au mieux ses idées.

And those of you who are downtrodden, will rise up.

 Hyde Park  Au repaire  PV 

Le mois d'août était encore bien loin, mais l'été sur la cité londonienne était déjà rude. Il n'y avait aucun vent, les pelouses des habitations se desséchaient et  les température dans les appartements étaient bien plus élevées qu'à l'extérieur. Tous les habitants de la ville cherchaient tant bien que mal un coin de fraîcheur où se reposer. Enfin, non, pas tous. Les sorciers, eux, rivalisaient d'ingéniosité pour rester sous une fraîcheur adéquate. Des sortilèges avaient été mis en place au Ministère de la Magie pour que la température demeure à un seuil acceptable pour les bureaucrates et ainsi, Edward n'avait eu cette semaine à se plaindre de la température qu'en quittant le travail au soir.

Le week-end étant arrivé, il ne pouvait plus se cacher dans les locaux de l'État sorcier. Afin de passer une journée paisible, le sorcier avait décidé de se rendre dans un de ses lieux fétiches du Londres Sorcier : le Repaire des Botrucs. Il s'agissait d'un espace dont l'emplacement ne se transmettait que de bouche à oreille et que Edward avait découvert l'existence par un collègue au milieu du mois de juin.  Depuis, dès lors qu'il recherchait un moment de tranquillité pour se reposer, il se rendait à Hyde Park et traversait la pelouse – qui étrangement ne jaunissait pas comme le reste de l'herbe à Londres – pour pénétrer le sanctuaire.

Ce jour-là, Edward découvrit un endroit bondé de monde où il n'y avait plus aucune chaise longue et tables de libre. C'était bien sa veine, il aurait dû s'y rendre bien plus tôt pour être sûr d'avoir une place au lieu de jouer à la console dans son appartement. Ayant tout de même l'espoir de trouver une place, il fit le tour du comptoir, mais se résigna assez vite en n'apercevant aucune table de disponible. Il ne voulait pas repartir, et se décida alors à déranger la personne la plus proche de lui et qui était seule à sa table. Il s'agissait d'un homme, sans doute était-il à peine plus jeune que lui, qui était en train de griffonner sur un parchemin.

Excusez-moi, ça vous dérange si je m'installe ici ? Toutes les tables sont occupées et ce serait dommage de partir par un si beau temps !

Edward adressa un sourire réconfortant à l'étranger, comme pour le rassurer de ses bonnes intentions. Il espérait vraiment qu'il accepte, sinon il devrait réitérer sa demande auprès d'autres inconnus. Comme pour mettre l'homme en confiance, il lui demanda avant même qu'il n'ait eu le temps de lui répondre :

Vous écrivez un roman ? On pourra le voir à Fleury & Bott prochainement, c'est ça ?

J'ai décidé d'opter pour l'amour. La haine est un fardeau trop lourd à porter. - Martin Luther King.

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Concentré, Oliver ne vit pas tout de suite un homme barbu arriver. C’est uniquement lorsque celui-ci demanda avec gentillesse s’il pouvait s’asseoir à sa table qu’il le remarqua. Le jeune homme acquiesça aussitôt et poussa ses affaires vers lui. Dans son élan, il renversa son pot d’encre qui tomba par terre, et se vida presque entièrement.

« Oh par Merlin ! »

Oliver détestait avoir honte, mais c’était râpé. Il passait pour un maladroit, alors que d’habitude, c’était tout le contraire, il était vraiment habile dans sa vie de tous les jours. C’était Hermès, lui, qui n’était pas très adroit. Une assiette cassée par-ci, un verre brisé par-là. Dès qu’il faisait une « bêtise », il s’essoufflait en disant « Vite, Hermès doit réparer sans se faire prendre, sinon Hermès va se faire virer ! Hermès est très maladroit, oui, très maladroit. », et il réparait aussitôt d’un claquement de doigt ce qu’il venait de casser.

« Excusez-moi, je ne vous ai pas taché au moins ? demanda-t-il avec sincérité. Ah et non, ce n’est pas un roman ! Enfin, c’est un livre, mais plutôt un manuel. Et pourquoi pas, pour Fleury & Bott, qui sait ! fit-il en souriant. »

Il se pencha pour ramasser son pot, et lança un Recurvite pour le nettoyer efficacement de l’encre qui s’était étalée sur les parois en verre.

« Bon, je crois que je vais devoir ranger tout ça. Sans encre, c’est inutile. Il marqua une courte pause. C’est vrai que ce serait dommage de ne pas profiter du temps, reprit-il à l’attention de l’inconnu. »

Alors Oliver rangea tous ses parchemins, ses carnets, son pot aux trois-quarts vide et sa plume dans son sac, tout de même un peu frustré de ne pas pouvoir être productif cette après-midi. Il était pourtant déterminé à avancer, mais il fallait croire que ce n’était pas le jour, non. Est-ce qu’il pourrait bientôt commencer à rédiger ? Tout était encore frais et récent dans sa tête, ce n’était certainement pas le moment de traîner. Quelque part, il se mordait les lèvres d’avoir renversé ce fichu pot d’encre.

And those of you who are downtrodden, will rise up.

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C'est par un hochement de la tête que l'homme l'autorisa à rejoindre la table à laquelle il était assis. Dans un élan de gentillesse, l'inconnu voulut lui faire de la place et déplaça ses affaires sur un coin de la table ; mais dans sa maladresse, il fit tomber son encrier par terre, laissant Edward bouche-bée. Il était gêné devant cet homme qui ne cessait de se confondre en excuses.

- Nan, je n'ai rien reçu. C'est moi qui devrait m'excuser, pas vous ... dit-il en se frottant l'arrière du crâne.

Ainsi, le livre qu'il écrivait n'était pas un roman mais un manuel. Tandis que l'homme faisait le ménage dans ce qu'il avait renversé par terre, Edward en profita pour jeter un coup d’œil aux parchemins déposés sur la table pour essayer de deviner le thème du livre, mais il n'y avait que des longs pavés de textes, parfois raturés. Tout en prenant place en face de l'inconnu, celui-ci lui dit qu'il arrête de travailler pour aujourd'hui et qu'il va profiter du beau temps.

- Pour me faire pardonner de toute cette agitation, je vous paye un verre, ça vous va ?

Sans attendre sa réponse, il lève le bras et fait signe à une serveuse à une dizaine de mètres d'eux. Une fois qu'Edward est sûr qu'elle l'a bien vu, il n'attend pas qu'elle arrive jusqu'à eux et se tourne vers l'homme.

- Au fait, moi c'est Edward, et toi ?

Sur ces derniers mots, il affiche un sourire rayonnant et regarde cet inconnu en attendant sa réponse.

J'ai décidé d'opter pour l'amour. La haine est un fardeau trop lourd à porter. - Martin Luther King.

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« Oh, eh bien, si ça vous fait plaisir oui ! Je prendrais simplement une pinte de bièraubeurre ! déclara-t-il à la fois un peu gêné et déconcerté. »

Il avait déjà une pinte de bièraubeurre sur la table à moitié pleine, mais il ne se voyait pas refuser celle que lui proposait son interlocuteur. Cet homme avait tout l’air chaleureux et charmant, cela ne faisait aucun doute. Mais il fut d’autant plus surpris lorsque celui-ci le tutoya en lui demandant son nom, après lui avoir donné le sien. Oliver trouvait ça franchement rapide, mais il n’avait pas une tête dont il fallait se méfier. C’est pourquoi il répliqua en souriant légèrement :

« Enchanté, Edward. Oliver, moi c’est Oliver, »

L’homme blond n’avait pas l’habitude d’être aussi sociable, ou alors la plupart du temps, il n’était pas sobre. Pourtant, ce n’était pas le moins du monde la timidité qui le rongeait. Dans son caractère, dans son tempérament, il éprouvait constamment un besoin de solitude. Cela pouvait être parfois pris comme de la condescendance, mais il n’était pas le style à avoir une tonne d’amis. Surtout, le seul véritable ami qu’il avait eu lui avait littéralement gâché une partie de sa vie, ce qui contribuait à garder ses distances avec à peu près tout le monde. Mais cet Edward lui semblait plutôt sympathique, en fait. Offrir un verre à un inconnu de nos jours, ce pouvait être considéré comme une preuve de sympathie. Etrangement ce jour-là, la méfiance n’était absolument pas présente dans l’esprit d’Oliver, et ce n’était pas pour lui déplaire : cela changeait de l’ordinaire. Tout ce qui changeait de l’ordinaire méritait d’être vécu, selon Oliver.

« Vous venez…euh tu viens souvent ici ? »

Il avait eu du mal avec la transition du vouvoiement au tutoiement, et n’avait pas eu le temps de l’assimiler.

And those of you who are downtrodden, will rise up.

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Un sourire s'étira sur les lèvres d'Edward lorsque l'inconnu accepta qu'il lui paye une consommation afin de s'excuser de l'incident qui s'était déroulé quelques secondes plus tôt. Il demandait une bièraubeurre, choix plutôt classique, mais ça ferait l'affaire. Lorsque la serveuse eut enfin fini de servir la table à côté d'eux et arriva, le sorcier lui dit :

- Je vous prendrais une bièraubeurre et un verre de whisky pur-feu. De préférence frais, avec cette chaleur, ça ne peut pas nous faire du mal !

Il ne changerait pour rien au monde ses habitudes - il avait commandé la même boisson qu'il demandait à chaque fois lorsqu'il se rendait dans un lieu de consommation sorcier. Une fois que la femme fit demi-tour pour aller s'occuper de leur commande, Edward se retourna vers l'homme qui s'était présenté en tant qu'Oliver et lui répondit :

- Je suis déjà venu ici une fois, un ami m'en a parlé au début de l'été. Et toi ? Comment tu connais cet endroit ?

C'était faux. Il y était venu bien plus souvent que ça, mais jamais il n'oserait avouer à un inconnu son penchant pour les lieux de détentes où la boisson coulait à flots. Edward s'assit ensuite à la place qui était libre autour de la table et regarda l'autre homme en souriant. Ses lunettes de soleil cachaient ses yeux, mais son sourire qui rayonnait pourrait le mettre en confiance. 

- Ton manuel, il porte sur quoi ?

Sa question était sans doute indiscrète, mais le sorcier était curieux de savoir sur quoi travaillait l'homme qu'il venait de rencontrer.

J'ai décidé d'opter pour l'amour. La haine est un fardeau trop lourd à porter. - Martin Luther King.

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Oliver but une grosse gorgée de bièraubeurre, vidant son verre d’un tiers de ce qu’il restait. Lorsqu’Edward commanda son whisky pur-feu, le jeune homme cerna mieux le personnage. Il était ainsi du genre à prendre de l’alcool fort en plein après-midi. Oliver aussi, avait eu cette habitude, à un moment : prendre systématiquement du whisky pur-feu, quelle que soit l’heure de la journée. Peut-être que cette habitude reviendrait, mais quoi qu’il en fût aujourd’hui, il n’en avait pas envie.
Ainsi, donc, Edward était venu une fois, il n’y a pas si longtemps.

« Ça fait plus d’un an que je ne suis pas venu, vu que je ne vivais pas en Angleterre. Je l’ai connu par le bouche-à-oreille, et j’aime bien l’idée. Ça fait sortir de chez soi ! »

Il jeta un coup d’œil vers le ciel ensoleillé. Un ciel sans nuages, c’était un ciel sans soucis, d’après Oliver. Aujourd’hui était un ciel sans nuages. Mais il préférait quand même observer le ciel à la nuit tombée. C’est là qu’il rêvait le plus. Ce fut justement le sujet de la question que posa Edward quelques secondes plus tard, à laquelle il répondit simplement :

« Sur l’astronomie ! Je rassemble tout ce que je sais tant que c’est encore frais. Il marqua une pause avant de reprendre, regardant dans les yeux son interlocuteur. Mais ça demande du temps, surtout que je viens de commencer. Je suis rentré à Londres il n’y a pas si longtemps, en fait. »

Oliver aperçut la serveuse arriver au loin, avec la pinte de bièraubeurre et le verre de whisky pur-feu qu’avait commandé Edward. Il ingurgita alors rapidement la fin de sa première boisson pour laisser arriver la deuxième.

And those of you who are downtrodden, will rise up.

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La curiosité d'Edward fut piquée à vif lorsque le blondinet lui annonça être en train d'écrire un manuel sur l'astronomie. Cela faisait bien huit ans qu'il n'avait pas touché à un télescope, depuis sa sortie de Poudlard, et pourtant, cette matière avait été l'une de ses préférées. À son arrivée au château, le Gallois fraîchement sorti d'une capitale où la pollution lumineuse était écrasante, n'avait jamais posé les yeux sur un télescope. Juste quelques cours lui avait suffit pour devenir passionné et vouloir passer de nombreuses nuits en été à contempler le ciel. Seulement, depuis qu'il était arrivé à Londres pour y travailler, il avait laissé son télescope rétractable dans une penderie et ne l'avait plus touché.

- Oh, mais j'adorais l'astronomie quand j'étais à Poudlard. Je t'avoue que j'ai profité plusieurs fois de mon statut de préfet à l'époque pour rester tard le soir à me balader dans le Parc et regarder les étoiles.

Edward fut surpris de voir cet homme ingurgiter aussi rapidement le fond de son verre de bièraubeurre, mais compris pourquoi il avait fait ça en voyant la serveuse déposer deux verres sur la table. Adressant un sourire charmant à la serveuse - ça pouvait toujours servir de se mettre le personnel du repère dans la poche, le barbu glissa deux pièces d'or dans le creux de la main de la femme. Il leva son verre de whisky pur-feu en direction d'Oliver pour trinquer :

- À ta santé ! Puisse ton manuel être un best-seller !

J'ai décidé d'opter pour l'amour. La haine est un fardeau trop lourd à porter. - Martin Luther King.

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Même si le jeune homme de vingt-quatre ans n’aimait pas vraiment trinquer – ce n’était simplement pas son style, en fait –, il trinqua avec son interlocuteur.

« Oh tu as été préfet donc ! enchaîna-t-il en esquissant un sourire à peine perceptible. Je ne l’ai jamais été, et si on m’avait demandé de l’être, je pense que j’aurais décliné l’offre, figure-toi ! Je ne voulais pas être « le garçon qui réprimande », enfin tu vois le genre… Même si j’ai toujours respecté les préfets de ma Maison, bien sûr ! C’est juste que le regard… enfin bref, on n’est plus à Poudlard, n’est-ce pas ! »

Oliver but une gorgée de sa bièraubeurre, guettant la moindre réaction sur le visage d’Edward. Il se demandait dans quelle Maison il avait fait sa scolarité. S’il avait été dans la sienne, il l’aurait sûrement déjà croisé – l’écart d’âge ne devait pas être si grand selon Oliver. En revanche, il paraissait très à l’aise avec les personnes qu’il ne connaissait pas, et n’hésitait pas à poser des questions indiscrètes (comme savoir ce sur quoi portait son manuel). Il conclut alors sa pensée en demandant :

« T’étais à Serpentard ? »

Puis après tout, il enchaîna lui aussi sur une question indiscrète. C’était aussi au culot que l’on pouvait découvrir des personnes intéressantes ! Quelque part, peut-être qu’il n’avait pas tort dans sa façon d’être.

« Et toi, tu fais quoi dans la vie ? »

And those of you who are downtrodden, will rise up.

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Le tintement des verres des deux hommes retentit tandis qu'Edward souriait à son interlocuteur. Qui aurait cru qu'il allait rencontrer une nouvelle personne aujourd'hui ? Il but une première gorgée de whisky pur-feu en l'écoutant lui dire que jamais il n'aurait pu accepter le poste de préfet à Poudlard si on lui l'avait proposé.

- Ce ne sont pas des responsabilités qui conviennent à tout le monde, en effet. Ce n'est pas facile de devoir faire la leçon à ses camarades alors qu'on aimerait faire comme eux. Mais bon, c'était vraiment instructif, et j'avais accès à la salle de bain des préfets, finit-il par dire en riant.

Ô combien de fois avait-il dû faire réprimander ses amis de vouloir sortir après le couvre-feu alors que lui ne rêvait que de les accompagner dehors pour faire une promenade au clair de lune ou discuter toute la nuit sur les rives du Lac Noir. Seulement être préfet n'apportait pas que des avantages, il avait eu des devoirs auxquels se plier. L'homme ne put s'empêcher de froncer les sourcils lorsqu'Oliver lui demanda si il était dans la maison Serpentard lors de ses études.

- Non, du tout. J'étais à Poufsouffle. Pourquoi pensais-tu que j'étais à Serpentard ?

Edward adresse un sourire sympathique à l'autre homme après lui avoir posé sa question. Il se demandait ce qu'il avait bien pu dire pour qu'Oliver pense qu'il était issu de la maison Serpentard.

- Je travaille au Ministère de la Magie, au bureau de désinformation. C'est assez routinier comme travail, mais bon, ça paye les factures.

J'ai décidé d'opter pour l'amour. La haine est un fardeau trop lourd à porter. - Martin Luther King.