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Aurélie Laframboise, 1er année

Histoire

Je suis la fille de deux moldus. Mon père était un criminel en fuite ; c'est du moins ainsi que ma mère m'a toujours présentée la chose. Les soirs où elle était en veine d'élan maternel elle m'expliquait, en chuchutant, que papa avait fait partie d'un groupe bien particulier de personne. C'était l'une de ces personnes qui, à une époque, voulaient faire trembler le pays commettant divers crimes (meutre, vole d'information, trafique, etc..). Lorsque ma mère me racontait cela, je n'étais pas très âgée et ses idées levaient dans mon imagination de gamine des images de mon père en train de soutirer des informations à coup de nounours en peluche.

Mon père – j'ignore quel nom il portait alors – avait fui le pays quelques minutes avant que les autorités ne lui mettent la main au collet. À partir de là, il s'était fondu dans la nature sauvage, les déserts glacés, là où aucune autorité n'aurait le cran de venir le chercher. Pour plusieurs raisons, non seulement, il n'était pas mauvais physiquement, mais il avait un talent qui l'aida énormément : c'était un grimpeur hors pair, un alpiniste de première force. Pour survivre, il devint guide de haute montagne et s'en alla exercer son métier au bout du monde. Il se faisait payer fort cher pour traîner des hommes influents au sommet des montages, juste pour que lesdites personnes aient la fierté d'avoirs escaladés une montagne. 

Ma mère, Eugénie Laframboise, le rencontra lors d'une excursion, elle ce maria avec et alla habiter en bordure de la frontière. Elle commençait à avoir un nom dans la communauté des artistes. Elle écrivait des contes pour enfants qu'elle illustrait elle-même. C'était une remarquable dessinatrice, mais qui vivait hors du réel, dans un monde peuplé, de nains, de fées, de licornes, et autres sucreries qui m'enchantaient lorsque j'étais une petite fille. Elle avait peint sur les murs de son bureau une fresque représentant un paysage des châteaux féodaux où des légions de gnomes s'affrontaient en un combat incertain. Assez curieusement, cet univers imaginaire semblait avoir pour elle plus de consistances que celui au sein duquel elle se mouvait. Je l'ai vue pleurer lorsqu'elle se voyait contrainte de faire mourir l'un de ses personnages, et cela alors même qu'elle accordait une attention distraite aux accidents dont j'étais victime (chute, jambe cassée, pneumonie, et j'en passe). C'était assez étrange pour une fillette, d'être en concurrence avec des individus n'existant que sur le papier. Souvent, je me glissais dans son atelier pour observer mes ennemis dont les visages me narguaient au centre des feuilles punaisées sur la table à dessin. Je devais lutter contre l'envie de les barbouiller de peinture noire. Je n'ai jamais osé, bien sûr. Mon instinct me disait qu'un tel acte plongerait ma mère dans l'hystérie, voire la démence, et qu'elle n'hésiterait pas une seconde à me balancer au fond du puits.

Je n'avais pas confiance en elle. Elle était d'humeur trop changeante. Deux femmes l'habitaient, deux copropriétaires irréconciliables : la bonne fée, et la sorcière. Au fil des heures, et sans qu'on sache pourquoi, elle devenait l'une ou l'autre, et le paradis devenait un vrai cauchemar. C'était assez déstabilisant. Je crois qu'elle se laissait posséder par ses personnages, sans même en avoir conscience. Bonne fée, elle répandait douceur et tendresse ; sorcière, elle devenait méchante, injuste, acre et intolérante. Penchée sur la planche à dessin. Il ne fallait jamais la déranger lorsqu'elle travaillait dans l'atelier. Penchée sur la planche à dessin, elle entrait en transe. La maison aurait brûlé qu'elle ne l'aurait jamais remarqué. Peu à peu, j'ai appris à subsister en marge, sans me faire repérer, en passagère clandestine de ma propre demeure.

Cela ne devait pas faire plus de quelque mois depuis la réception de ma lettre. Nous vivions au pied des montagnes, dans un beau chalet jadis propriété d'un ermite mort dans une avalanche -que disait mon père à l'époque -. Mon père -je le connaissais alors sous le faux nom de Silas Strider – était souvent absent, occupé à monter une cordée de personnes influentes à l'autre bout du monde. C'était un homme massif, tout en muscle. Une sorte d'ours adorable qui me racontait des histoires d'extermination, de viole et de guerre pour m'endormir. Sans doute espérait-il, par cette plongée dans un réel sans concession, contrebalancer l'atmosphère que les contes de ma mère installaient dans la maison. Je garde de ses séjours un souvenir émerveillé – et sans doute embelli – de promenades dans la montagne, de pique-niques émaillés de fous rires. Probablement les choses n'étaient-elles pas aussi formidables que je m'obstine à le croire. Je pense aujourd'hui que de vives tensions opposaient mes parents. Papa soupçonnait maman de le tromper pendant ses absences. Il avait raison. Lorsqu'il était en voyage, la maison se remplissait d'une foule de parasites venue courtiser ma mère. D'anciens compagnons, des artistes malchanceux ou trop imbus de leur talent pour accepter de réaliser leur mauvais goût. Ils débarquaient par plusieurs en brandissant des bouteilles de vin, vêtus de costumes extravagants. Ces nuits-là, le chalet n'était plus que tapage, chansons obscènes et cacophonie musicale. On m'envoyait me coucher tôt, mais je redescendais en catimini et, tapie dans un placard j'observais le manège des adultes par l'entrebâillement de la porte. Je voyais alors se poursuivre des hommes et des femmes nus, grimés de façon grotesque. Ma mère en faisait partie. Il m'arrive encore de la voir en rêve, avec pour seuls vêtements, ses yeux pleins d'alcool et un coin de porte cachant les parties plus particulière à la gent féminine. Je m'éveille alors en sursaut et il est rare que je parvienne à me rendormir. Elle menait une vie libre, sans complexes ; elle avait pris très tôt dans le milieu artistique l'habitude de la sexualité de groupe. Ces excès lui permettaient d'affirmer son indépendance.

Je n'en ai jamais rien dit à mon père. Je sentais qu'une telle révélation aurait déclenché un drame. Papa avait tout d'un ours en peluche, c'est vrai, mais il ne faut pas oublier que ce célèbre toutou, a été conçu sur le modèle d'un grizzly, un ours particulièrement agressif, et qui a l'habitude de déchiqueter ses proies à coup de griffes. 

J'ai vite compris que, si je voulais survivre, il fallait m'abstraire du monde des adultes, c'est ainsi que j'ai émigré dans la maison en carton. Il s'agissait du grenier. Un grenier imposant, dont on avait dissimulé les poutres derrière des planches de cartons pour le rendre habitable. Le projet avait été abandonné sitôt ébauché, par l'un de ses revirements dont ma mère était coutumière, et le local avait pris l'allure d'un décor inachevé où je me sentais bien, protégée des manigances et du tumulte des étages inférieurs. En dessous régnaient le chaos, la suspicion, la débauche, alors qu'ici tout n'était que paix, silence et sécurité.

Je n'allais pas à l'école – logique, il n'y en avait pas là ou je vivais-. Tous les matins, quelqu'un venait m'enseigner les rudiments d'une culture qui me laissait indifférente ; dès qu'il avait tourné les talons, je grimpais quatre à quatre les marches conduisant au grenier, et restait là jusqu'au soir, allongé sur le plancher poussiéreux, à regarder les rayons de soleil allumer des reflets d'argent dans les toiles d'araignée reliant les poutres. Personne ne s'est jamais inquiété de mon absence. Sans doute, même, en était-on soulagé! Un jour, obéissant à une impulsion, j'ai dérobé des pots de couleurs et des pinceaux. Sans trop savoir ce que je faisais, j'ai commencé à peindre - barbouillé plutôt - des paysages. Très vite, j'ai compris que ce que je voulais vraiment, c'était partir loin d'ici et de tout ses ennuis. Si seulement, je savais. Tout était peint, bien sûr, d'une grande naïveté, mais c'est ainsi que tout a commencé. Je sais que c'est ce jour-là, dans l'odeur de poussière chaude du grenier inachevé, dans le ventre de la maison en carton, que j'ai décidé que cette endroit n'était plus faite pour moi, mais encore fallait-il avoir l'âge pour partir sans ameuter les autorités. Au fil des années, j'ai dû peindre dix paysages les uns sur les autres, et ce, au gré de mes humeurs d'adolescente. Tout plein de rêve et de désir. 

Puis, le temps a passé. Mon père a disparu. Un jour, il n'est pas rentré d'une expédition à la frontière maritime de la france et de l'angleterre. Ma mère était française et mon père britanique. On n'a jamais su ce qui lui était arrivé. Sa situation particulière (fausse identité, recherchée) ne permettait pas d'avoir de bonne nouvelle : N'oublions pas que mon papa était quelqu'un de rechercher pour meurtre, désertions, vole et ainsi de suite.

J'ai grandi et à mon bonheur, j'ai reçu ma lettre de poudlard, on m'envoyant étudier en angleterre, mon pays de naissance. Maman m'a vue partir avec soulagement, je crois. Ses livres étaient passés de mode, ils se vendaient moins bien. Elle avait dû restreindre son train de vie et le cercle de ses courtisans s'amenuisait. Il est vrai qu'entre-temps certains étaient morts d'ivrognerie. C'est un milieu où l'on ne prend guère soin de sa santé et où l'on se persuade qu'il faut mal vivre pour bien créer. De la pure foutaise qui permet de tenir porte ouverte aux pires excès.



Première année
- Entrée à Poudlard.
- Assignation à Poufsouffle.

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Aurélie Laframboise, 1er année

Relation !

- Alice Huet : À venir
- Phoebe Swan : À venir
- Cassandra McWood : À venir


À la recherche de

- Quelqu'un de passionné par les potions ou les duels
- Une étudiante ouverte à une relation de couple de même sexe (type de RP que je n'ai encore jamais expérimenté)
- Un/Une Rival.
- Une meilleure amie idéalement de la même maison.
Dernière modification par Aurélie Laframboise le 31 octobre 2017, 22 h 44, modifié 1 fois.

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