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Aishani Singh - Gryffondor 1ère année

Aishani Singh

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Avant Poudlard :


♫ Early late at night, i wander off into a land ♪ ♫

La jeune fille tournoya une dernière fois devant le miroir de sa mère, testant le nouvel hoodie de sport offert par son père, aux couleurs du Manchester United : « Pour ne pas oublier d’où tu viens » disait-il à contrecœur. C’est vrai que cela faisait plus classe que les capuches informes qu’elle portait habituellement. Ceci étant dit, il était plutôt difficile de porter le gilet si près du corps classique des écoles anglaises lorsqu’on était habitué aux amples habits de la cité. Elle avait encore du mal à se faire à l’idée de porter une chemise et une cravate. Et les robes de travails étaient beaucoup trop longues et se prenaient dans ses pieds.
L’étrange sorcière qui l’avait accompagnée au Chemin de Traverse lui avait dit quels habits étaient obligatoires, mais même avec son œil acéré, elle n’avait pu empêcher la demoiselle de prendre à partie la gentille tailleuse, qui l’avait aidé à trouver une tenue pas trop moche et actuellement à sa taille. Avec près d’1m50 à 11 ans et des bouts poussant de partout, la moitié des robes avaient l’air trop courtes pour elle. Mais la baguette avait été très utile pour trouver une taille correcte et seyante.

« Chani? Tu vas être en retard ! »

« Quelques minutes, Maa ji ! »

Il n’y avait de toute façon plus grand-chose à faire sur la tenue. En tout cas dans l’immédiat. Aichani termina de ranger ses affaires dans l’étrange valise à fonds multiples que sa chaperonne avait insisté pour qu’elle prenne avec elle : « Pour le confort » disait-elle. La jeune fille ne comprenait pas ce qu’il y avait de confortable à une vieille valise sans roulettes, même avec plusieurs compartiments spatiaux à l’intérieur, mais elle découvrait toute une nouvelle culture à chaque seconde, et n’était pas demoiselle à refuser l’inconnu. D’un geste affirmé, qui fit tinter le large bracelet d'acier plat autour de son bras droit, elle referma la valise avec force, tassant les robes de travail une bonne fois pour toute. Puis elle attrapa son téléphone portable et ses écouteurs, ainsi que l’étrange Rapeltout qu’elle passa autour de son cou. Elle aimait beaucoup cet orbe aux couleurs ocres et mouvantes.

♫ You can go, but you mustn't tell a soul. There's a world inside, where dreamers meet each other ♫


Aux sons de l’archandroïde, la jeune fille descendit les trois étages d’escaliers, dans un boucan d’enfer. Elle ne dérangea même pas sa tante, sa grand-mère et sa mère, toutes en train de furieusement commenter le futur voyage. Son père devait travailler, et était retourné à ses devoirs dans son cabinet comptable. Son grand-père discutait tranquillement avec un voisin, à la fenêtre de leur maison de briques rouges, similaire à tant d’autres dans le quartier. Et ses deux frères étaient déjà à l’école, partis aux aurores par le chemin des écoliers. Par habitude, elle passa sa main libre sur le manche de l’ancienne épée de cérémonie des Singh, héritage du passé militaire de sa famille. Cet artefact guerrier lui donnait toujours le courage nécessaire pour ses escapades dans les ruelles du Moss Side, où guetteurs et dealers côtoyaient le gratin du rap et du rock garage. Un endroit plutôt calme, étrangement, quand on avait 11 ans, qu’on en paraissait 13 et qu’on cachait son genre et ses cheveux bien trop longs sous sa capuche et son sac à dos d’apprenti tagueur.

« Ah mon petit diable ! Où est donc ton kangha ! Tes cheveux sont tout plats ! »

« Bibi Ji !.. Je l’ai rangé dans la valise… »

« Il n’est pas question que tu sortes coiffée comme cela ! Viens par-là, petit démon et laisse faire ta grand-mère.. »

Aichani savait qu’il était inutile de refuser. En trainant des pieds, elle s’approcha du comptoir, pendant que sa grand-mère sortait un peigne en bois fin de son écharpe. Elle dénoua en deux mouvements l’impressionnante tresse de la jeune fille, avant de passer un coup rapide du peigne dans ses cheveux, les redressant en un chignon traditionnel, tirant avec assurance sur les nœuds, ce qui faisait grimacer l’enfant. Sa mère en profita pour redresser sa chemise, assurant le pli du cou.

« Ton père m’a demandé de te passer sa bénédiction », dit-elle en lui enlevant ses écouteurs avant de lui embrasser le front : « Il est très fier, tu sais… C’est juste que c’est encore tellement étrange pour nous, tout ça… »

« Je sais Maa Ji… Tu me le dis depuis que nous avons reçu la première lettre… »

« Ton grand père a passé toute une journée à nettoyer les suivantes, tu sais. Il y en avait partout… »

« Je sais Maa Ji !.. »

« Tu es sûre que tu veux y aller, ‘Chani ? Peut-être qu’une école plus ‘normale’… »

Sa tante à ses côtés se pressa la tempe de sa main.

« Oh, belle-sœur, arrête de lui prendre la tête avec tes inquiétudes. Elle aura une marraine durant toute sa scolarité, nous l’avons rencontrée l’autre jour. Ils ont même eu la gentillesse de nous envoyer une enfant de la communauté, qui est passée par les mêmes épreuves que nous… Tout se passera bien. »

« Bhabi, c’est MA fille, merci. Et m’inquiéter est normal ! J’ai beaucoup de mal à accepter que ma fille va apprendre le maniement d’une arme aussi jeune, c’est tout ! »

« Ce n’est qu’un bout de bois ! »

« Qui peut cracher des flammes, briser les murs, et quoi d’autres encore ! On ne sait toujours pas ce qui est arrivé à ce pauvre hibou… »

La fillette sentit une tape sur l’arrière de sa tête. Un coup d’œil à sa grand-mère lui permit de voir l’ancienne lui faire signe de déguerpir avant de se retrouver au milieu d’une des habituelles disputes de la famille. Aichani n’eut pas à se le faire dire deux fois. Elle attrapa sa valise et se faufila entre les jambes de ses ainées, avant de se diriger vers la porte, se grattant la base du crâne en remettant ses écouteurs.

♫ The grass grows inside, the music floats you gently on your toes. Touch the nose, he'll change our clothes to tuxedos ♫

Son grand-père la remarqua du coin de l’œil. Sa longue et fine carcasse se pencha, permettant à la tête montée d’un impressionnant turban de passer dans l’ouverture de la fenêtre. Il lui fit signe de s’approcher, se grattant sa longue barbe avec circonspection. Aishani cacha un soupir avant de s’exécuter. L’ancien lui fit signe d’enlever ses écouteurs, avant de fouiller sa poche et de lui tendre un petit sac de tissu.

« Tu t’apprêtes à partir dans le vaste monde, mon enfant, et celui-ci est dangereux… Prends ça. »

Le sachet était un peu lourd, et semblait contenir un petit objet recourbé. Aichani su immédiatement ce que c’était. Ses yeux s’agrandirent.

« Pour… Pour moi ? »

« Et pourquoi pas ? » renifla avec agacement son grand père : « Mon père me fit don du mien à mon départ pour l’armée, j’en fis cadeau à ton père lors de son entrée dans le corps d’intendance… Ce qui t’attends ressemble étrangement à ce genre de devoir alors… »

La jeune fille se précipita dans ses bras, qu’il accueillit avec surprise. Elle le remerciait avec une joie non feinte, bien qu’aucun son distinct n’arrive à sortir de son visage pressé contre le vêtement de l’ancien officier. Celui-ci lui tapota doucement le crâne, un peu gêné par tant de contact.

« Ce… Ce n’est qu’une babiole cérémonielle, tu sais. Ce n’est pas un vrai. »

Elle le regarda, des tâches roses apparaissant sur ses joues mattes, ses grands yeux bruns dévisageant l’ancien.

« C’est le dernier Ka, Baba Ji. C’est tout ce qui importe, non ? »

L’ancien compris et étouffa le début d’un rire. Son sourire se fit affectueux.

« En effet, mon enfant, en effet. Tu es désormais responsable de tes actes et de ton nom. J’espère que tu feras honneur au Lion dont nous sommes issus… Enfin… Pas trop quand même, tu es encore enfant… »

La jeune fille s’était redressée, tenant le petit sac dans sa paume fermée. Le carillon de la porte d’entrée se fit entendre, ce qui coupa d’un trait la discussion des matriarches. Son grand père jeta un rapide coup d’œil par la fenêtre.

« On dirait que c’est pour toi, bouchon… Le grand départ. »

Aichani n’eut pas le temps de se retourner que sa mère était de nouveau sur elle, l’attrapant tendrement pour une dernière embrassade. Sa tante et sa grand-mère vinrent elles aussi lui faire leurs adieux. Enfin, elle put s’extirper de sa famille, et remettre ses écouteurs, non sans devoir accepter une dernière fois une attention de sa grand-mère sous la forme d’une écharpe légère venant entourer sa tête, pour protéger ses beaux cheveux, disait-elle.

♫ Take me back to Wondaland. I gotta get back to Wondaland ♫

Tirant sa valise, la jeune fille sortit sur le porche, retrouvant le visage familier de sa marraine derrière la grille du jardin. Celle-ci salua l’ensemble de la famille sur le pas de porte avant de laisser Aichani monter à l’arrière de son balai.

♫ This is your land, this is my land. We belong here, stay the night. I am so inspired, you touched my wires. My supernova shining bright ♫

Lorsque sa famille commença à s’effacer dans le lointain, Aichani attrapa le foulard et l’engouffra dans son hoodie, avant d’en tirer une casquette pliée, plus confortable et discrète, qu’elle enfila d’un geste expérimenté. Un gloussement complice émana de sa conductrice, alors que la magicienne dirigeait son balai vers le sud, Londres et le chemin de Traverse.

A Poudlard :


Il est encore trop tôt pour le dire ♫

Suite de l'histoire en regardant les liens RPG


Informations complémentaires apprises dans les rpg :


- Très fière de son héritage moldu.
- Patronus : Aucune idée.
- Baguette : 27,0 cm en bois de châtaignier et ventricule de dragon. Une baguette très flexible, qui apprécie la nouveauté et l'inventivité. Pour une sorcière indépendante et curieuse.
Dernière modification par Aishani Singh le 8 juillet 2018, 12 h 59, modifié 1 fois.

Aishani Singh - Gryffondor 1ère année

RPG


En cours :
RPG Un léger handicap avec Mucheng Su.
RPG+ Un concert de couleurs avec Tayana Saorsa.


Terminés :
Reducio

~ Aucune aventure terminée pour l'instant ~

Dernière modification par Aishani Singh le 25 juillet 2018, 23 h 00, modifié 3 fois.

Aishani Singh - Gryffondor 1ère année

Ajout du badge "Apprenti sorcier"

I heard a whisper on my shoulder, pretending life is worth the fight.

Qui a appris à mourir, il a désappris à servir.

Co-fondateur du club "Notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"