Encyclopédie

Inscription
Connexion

Joshua Santorin, Première Année

Histoire de Joshua Santorin (2032-2043)


Mon père dit que lorsqu'on doit parler de soit, on ne doit le faire qu'une seule fois. Sinon, c'est que l'on attache trop d'importance à sa personne. Alors je ne parlerai de mon enfance qu'une fois, mais une fois bien. Je commencerai par raconter l'histoire des mes parents, ce que j'en sais du moins. Parce qu'on ne peut pas comprendre qui on est sans savoir qui sont nos parents.

Mon père est Matthew Joshua, lui-même fils de Michael Joshua et de Marie Deane.  Du temps de mon grand-père, lors de son enfance à lui, une guerre terrible avait éclaté. Son propre père, mon arrière-grand-père donc, avait été forcé de partir à la guerre, durant 4 années. Années durant lesquelles, mon arrière-grand-mère tomba enceinte. Conscient qu'on ne tombe pas enceinte comme on tombe malade, j'étais quand même perplexe face à cette histoire. Cette même perplexité avait dû prendre mon arrière-grand-père, puisqu'il ne reconnu jamais mon grand-père Michael comme fils. Celui-ci dû prendre le nom de sa mère,  si bien qu'aujourd'hui, je m'appelle Santorin.

Mon grand-père grandit dans la haine de son entourage, particulièrement de ses frères et sœurs cadets. Comment expliquer à des enfants que même si il portait un nom différent, ils étaient frères tout de même ? D'antan que, inconsciemment je crois, tous savaient que Michael était le fils de quelqu'un d'autre. Son caractère solitaire se forgea à cette époque, passant le plus clair de son temps en forêt, ramassant des baies et des fruits pour la seule personne qu'il aimait et qui le lui rendait : sa mère. Je ne peux qu'imaginer aujourd'hui ce que dûrent être ces années de terrible solitude. Mais je sais qu'il en retira beaucoup de force et de courage par la suite.

Il rencontra ma grand-mère, Marie, à 15 ans. Leur histoire commune est floue, jamais je n'ai eu connaissance de la manière dont ils se sont rencontrés. Cela fait partie des mystères qui rendent l'histoire de nos aïeux si loin et si belles. Je sais qu'ils étaient du même âge, qu'ils se sont plû, et qu'ils ont passé leur vie ensemble. Mon père arriva lors de leur 22e années, et il fut élevé dans l'amour de sa mère. Mon grand-père l'aimait aussi, mais à la manière d'un père qui n'avait lui-même pas connu de père : de loin, de manière autoritaire, parfois brutale. Je me rappelle d'une fois ou mon père m'a avoué que lorsqu'il était enfant, mon grand-père était moins doux qu'il l'était avec moi.

Le contraste entre mon grand-père, doux et joyeux, et le père dur et autoritaire de mon père, était un élément que mon cœur de 11 ans ne pouvait pas encore entendre. J'étais alors persuadé que quelqu'un de gentil l'était toujours et tout le temps, comme pour une personne méchante. Le temps est le meilleur des professeur dans ce domaine.

Mon père devint pêcheur, comme ses ancêtres avant lui. A la mort de mon grand-père, lorsque mes 8 ans sonnèrent, notre famille hérita de sa maison, que l'on revendit presque immédiatement. Mon père prit alors une décision extrêmement risquée, surtout pour notre situation : il revendit son bateau, la poissonnerie tenue par maman à Inverness, et grâce à ces fonds, il put réaliser son rêve et celui de maman. Il ouvrit une distillerie-brasserie.

C'est à ce moment là que mes pouvoirs se réveillèrent je crois. La mort de mon grand-père, le stress du déménagement et du changement d'activité de mon père, tout cela cumulé avait dû bouleverser mon fragile psychisme. La première fois que mes pouvoirs se réveillèrent, mon père et moi étions en train de préparer l'orge avant distillation. Le nettoyage des grains venait d'être effectué et nous trempions l'orge dans d'énorme cuve. J'empoignais un sac d'orge et le donnait à mon père, afin qu'il le verse dans l'énorme cuve. Avant d'avoir pu le lui donner, le sac se mit à gonfler. Gonfler si vite que mon père fronça les sourcils et, de là-haut, me cria de m'écarter du sac au plus vite.

Il s'avéra que les grains avaient germé dans le sac. La chose nous fit rire d'abord. Au bout du dixième sac, mon père s'alarma. J'étais capable de faire germer tous types de grains. Encore aujourd'hui, j'ai ce don, lorsque je veux qu'une fleur pousse, elle poussera, plus éclatante qu'aucune autre.

C'est Tante Lysia qui apporta les réponses à nos questions. Mon père avait tourné pendant 3 jours et 3 nuits sans trouver de solutions : hôpital ou secret ? danger ou inoffensif ? Inexplicablement, Tante Lysia avait eu connaissance de notre petit problème. Elle habitait dans un cottage, non loin. Elle était la tante de ma mère, du côté de sa propre mère. J'avais toujours respecté cette drôle de femme, chez qui j'adorais passer mes étés. Je dis drôle parce qu'en sa présence, un magnétisme vous attirait vers elle de manière si perceptible qu'il était impossible d'y résister : c'était de ces personne qu'on appelle "solaire", voire "lumineuse". Et c'était bien l'adjectif qui lui allait, tant ses habits excentriques me rappelaient un tournesol vivant !

Image

Ce fut elle qui m'apprit la première à contrôler mes pouvoirs. Elle nous apprit, à mon père et à moi, que la magie était une particularité de la famille de ma mère. Elle avait sauté deux générations, celle de ma mère et celle de ma grand-mère. J'étais le premier homme sorcier dans la famille depuis près de 8 générations (une particularité démographique aujourd'hui encore étudié au Département des Mystères).

J'appris à faire pousser l'orge aussi simplement que je respire. Mon père n'eut bientôt plus besoin de faire appel à d'autres fournisseur. Si bien que des mes 8 ans, à mes 11 ans, je devins un maillon essentiel de la production de whisky familiale. C'était en réalité extrêmement simple : Mon père m'avait fourni des grains d'orge de très bonne qualité. Il m'avait suffit de planter les grains dans des pots différents.  Mes mains étaient le vecteur de ma magie, si bien que j'eus du mal à produire plus de quelque dizaine de graines. Une fois la production en terre, le tour devenait plus facile : un simple toucher de terre suffisait.

J'appris alors tout ce que je pouvais sur la pousse et la germination. Je développais ainsi mes techniques et je peux dire aujourd'hui que j'étais passionné par ça. Faire pousser des choses, les créer de moi, et bientôt manipuler leur développement me paraissait facile, et positif pour tout le monde. Je décidais de devenir botaniste, d'aider mon père dans ses culture, et de reprendre son activité lorsqu'il me le permettrait.

Histoire post-Poudlard (2043)


Je viens tout juste d'arriver à Poudlard. Mon objectif reste le même : devenir botaniste. Si bien que j’attends mon premier cours de botanique avec impatience. Le cours de sorcellerie m’intéresse aussi, et pourquoi pas Défense contre les Forces du Mal. Les deux matières ont un rapport direct ou indirect avec mon domaine de prédilection. La métamorphose m'intéresse aussi : imaginez pouvoir transformer une terre très peu fertile en un ensemble d'éléments extrêmement favorable aux plantes ? J'adorerais apprendre à faire cela.

Je viens de rentrer à Serpentard. J'imagine que c'est en raison des racines très anciennes de ma famille de sorcier. Toutefois, je reste un "né-moldu", même si la sorcellerie a sauter 2 générations chez moi. Cette caractéristique doit rester secrète, c'est Tante Lysia qui me l'a conseillé : il reste toujours de vieilles branches très puristes à Poudlard. "Ça, c'est une chose qu'il ne faudra jamais révéler à personne, Joshua, même pas à tes amis les plus proches."

Par chance, je porte le nom de mon père. Je suis à la fois un "Sang-de-bourbe" et un sorcier émergeant d'une famille ancienne et oubliée, dont les racines remontent plus loin que les plus lointaines familles de sorciers officiellement recensées comme "Sang-Pur". Plus loin que Serpentard, du Xe siècle. Tante Lysia dit que je ne dois jamais révéler à quiconque toute l'étendue de ma maîtrise des plantes. Même en botanique, je dois être l'élève le plus nul possible. Ainsi, personne ne se doutera de mon secret.

Merci à Ethan Stone de m'avoir donné une cravate verte lorsque je n'en avais pas.