Coups de bec et crocs de Serpent

Le garçon se leva, son sort avait été levé en même temps qu'il avait été inondé, visiblement. Son rire s'était effacé et avait laissé place à un regard noir rempli de haine. Ses poings refermés laissaient imaginer la colère qu'il renfermait en lui. Il s'écria alors :

"Vous avez essayé de me noyer ! Hurla-t-il. Et puis c'est l'autre qu'a commencé, il me pousse et il m'insulte et il s'excuse même pas ! Il m'a lancé un sort ce sorcier à deux balles ! Vous êtes tous des fous ici, les gens ont aucun respect et les profs noient leurs élèves, c'est totalement stupide !"

Mike n'attendit pas que l'enseignante présente réagissent et cria à son tour comme si cette dernière n'était pas là :

"C'est toi l'imbécile! Avec tes valeurs à deux balles, tu viens me frapper et c'est moi qui devrais m'excuser!? On est pas dans ta banlieue de je-n'-sais-où!"

Mike était toujours énervé par ce gamin qui se permettait de l'insulter de la sorte. Il ne ressentait alors aucune gêne à le réprimander comme il le faisait. Son regard se posa sur l'enseignante, sa colère lui en avait fait oublier la présence. Elle les regardait toujours avec mécontentement. Mike se força alors à se calmer et se tut. Il laissa le jeune femme parler, elle en avait sûrement assez entendu.

@Edwin Wellhister @Joanne Taylor

Compte-élève de monsieur le sous-directeur.
8è Année RP (je sais, ça n'existe pas). Ex-Préfet de Serdaigle (entre janvier et août 2045).
Coups de bec et crocs de Serpent
Elle n’avait rien à faire de qui avait commencé quoi le premier. Ce qu’elle voyait, elle, c’est qu’ils avaient troublé sa quiétude apparente. Si le premier – Serdaigle apparemment – c’était contenté d’une simple phrase, le second – issu de sa maison – était beaucoup plus bavard. Grand mal lui en prenait, il lui fichait un mal au crâne pas possible. Elle se massa les tempes doucement, histoire de ne pas hurler sur les deux gamins en plein parc.

La jeune femme tapota sa baguette. L’envie irrépressible de faire taire les deux marmots était si forte. Mais non, elle devait y résister. Elle rangea donc dans sa manche son précieux bois et toisa les deux enfants. « Bien ». Une voix calme et posée, bien loin de la colère que les deux jeunes sorciers semblaient ressentir l’un envers l’autre. Joanne se tourna vers l’élève de sa maison, celui qui semblait le plus agité des deux. Elle était prête à répondre quelque chose comme « Est-ce que vous pouvez vous exprimer sans laisser une seule insulte passer vos lèvres où dois-je user d’un sortilège de mutisme sur vous ? » mais le jeune adversaire du Serpentard fut plus rapide.

Le regard bleu de la jeune femme quitta le Serpentard pour se tourner vers le Serdaigle. Elle poussa un profond soupir désapprobateur. « Vous êtes donc incapable de vous exprimer sans insulte ? Ni l’un, ni l’autre ? Que c’est regrettable ». Elle fit une pause, dériva ses yeux sur l’assemblée amassée « Disparaissez d’ici vous ! » et il ne fallut pas plus d’une demi-seconde pour que les élèves disparaissent et vaquent subitement à d’autres occupations.

« Bon, reprenons. Qu’est-ce que vous vous reprochez au juste ? » La jeune femme se demanda, un instant, pourquoi les gamins de leur âge se rendaient si malheureux. Il ne faisait nul doute qu’il était plus simple de se concentrer sur ses études, sur l’apprentissage de la magie plutôt que sur des quiproquos ou des colères enfantines qui pouvaient être réglées en s’évitant soigneusement ...
Coups de bec et crocs de Serpent
Il résista avec mal à ne pas hurler à l'autre qu'il ne vivait pas dans un bled ou dans la banlieue, avant de se dire que pour l'autre c'était probablement ça. Il n'avait jamais eu honte de là où il venait, et puis il pouvait toujours parler de son père si les gens se faisaient vraiment insistant, mais l'autre n'en valait pas la peine. Il observa la professeur et réfléchit quelques secondes à sa question. Peut-être qu'il était temps de se comporter comme un adulte. C'est ce que sa mère lui aurait dit. Il ronchonna avant de d'avouer à mi-voix :

-Il m'a bousculé, m'a insulté. Il m'a frappé, mais moi aussi. Et puis il m'a jeté un sort avec sa magie qui fait se rendre bizarre. Moi j'en veux pas de votre magie, et il m'a jeté un sort ! 


Il croisa ses bras sur sa poitrine en toisant l'autre. C'était électrique : il ne pouvait pas le supporter. Il n'avait jamais pu supporter les gens dans son genre mais le fait qu'il ai usé de la magie sur lui prenait une toute autre dimension. Il se sentait trahi par la magie qu'il était censé avoir et dont il n'arrivait pas à se servir alors que l'autre y arrivait parfaitement. Il avait l'impression que l'autre se fichait de lui avec son sort parfaitement exécuté. 

-J'avais rien demandé et il m'a à moitié explosé l'épaule en me poussant et il s'est pas excusé, c'est la moindre des choses de faire ça avant d'insulter les gens. 


Est-ce qu'elle allait le virer ? Il voulait rentrer chez lui, là où personne ne lui envoie de sort, ne le noie à moitié ou l'insulte avec des mots qu'il ne comprend pas bien. Les Trolls ça n'existent pas, c'est tout, c'est dans les contes pour les enfants. Il leva les yeux et affronta la professeur : hors de question qu'il ne se pose en position de faiblesse, c'était pas là où il devait-être de toute façon. Le plus grave restait le sort, parce qu'en plus c'était interdit. S'il s'en sortait comme ça, il allait lui faire payer.

-Et vous savez qu'il m'a insulté autant que l'inverse parce qu'il vient de le refaire. 

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Coups de bec et crocs de Serpent
Les réponses des deux enfants ne sembla pas vraiment convenir à la professeure. Légèrement en colère, elle parla pourtant d'une voix calme, les réprimandant de s'insulter autant. Elle fit ensuite disparaître les élèves qui regardaient la dispute comme s'il s'agissait d'un spectacle ; ce n'était pas plus mal, Mike n'avait pas envie d'être autant observé, surtout quand il était à deux doigts de se faire punir. La jeune femme demanda ensuite :

"Bon, reprenons. Qu’est-ce que vous vous reprochez au juste ?"

Mike s'apprêta à répondre, voulant défendre son point de vue au maximum avant que l'autre serpentard déforme tout. Mais ce dernier prit la parole, sans l'insulter pour une fois.

"Il m'a bousculé, m'a insulté. Il m'a frappé, mais moi aussi."

*Surtout lui! Pensa Mike.*

" Et puis il m'a jeté un sort avec sa magie qui fait se rendre bizarre. Moi j'en veux pas de votre magie, et il m'a jeté un sort ! J'avais rien demandé et il m'a à moitié explosé l'épaule en me poussant et il s'est pas excusé, c'est la moindre des choses de faire ça avant d'insulter les gens. Et vous savez qu'il m'a insulté autant que l'inverse parce qu'il vient de le refaire."

Mike ne comprenait pas pourquoi le jeune serpentard détestait autant la magie. Mike trouvait cela si fascinant! Mike attendit que le garçon se tut pour répondre à son tour.

"Déjà, c'est lui qui m'a bousculé..."

Il se mit à réfléchir et à se refaire mentalement les images dans sa tête. Il se mit à doutait sur ce dernier point. Il ajouta alors, en essayant de ne pas s’énerver à nouveau :

"Enfin... Je crois. Mais quoiqu'il en soit, cela ne justifie pas le fait qu'il aie commencé à m'insulter, puis me frapper. J'ai sorti ma baguette parce qu'il s'était jeté sur moi pour me donner des coups de coude. Peut-être que ma réaction était trop excessive, mais il n'avait qu'à pas me taper!"

Mike respira un bon coup, attendant le verdict de la professeure. Il avait peur que la punition soit trop sévère, que ses parents soient mis au courant ou pire : qu'il soit renvoyé!

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Deux enfants qui se battent, qui s’échangent des mots tout sauf gentils. Elle voyait déjà le tableau d’ici. L’un des deux était sans doute un moldu pour sa définition de la magie « qui fait se rendre bizarre ». Si la situation avait été toute autre, peut-être que la professeure de rune s’en serait émue. Là, ça lui passait au-dessus de la tête. Les deux garçons se défendent, se renvoient la balle. La sorcière a l’impression d’être l’arbitre d’un match de Quidditch tout sauf passionnant. Elle n’a ni le temps ni la patience pour ça alors elle lève la main – symbole d’un silencieux « Taisez-vous ». L’année commence tout juste et là voilà déjà usée par les querelles d’enfants.

« N’avez-vous pas conscience du monde dans lequel nous vivons ? ». Ils avaient quoi les marmots ? Onze ans ? Douze ans tout au plus ? Certes ils ne devaient pas tout savoir de ce qui c’était passé au Ministère il y a de cela quelques mois, mais tout de même : ils ne pouvaient pas y être totalement étranger. Quoique. Ses parents à elle l’avait bien conservés à part de tout cela. Pour ne pas qu’elle sache. Et elle avait fini par savoir.

« Savez-vous seulement pourquoi le visage de Poudlard c’est modifié ainsi ? ». Etre pédagogue, c’était le credo de l’enseignante, alors elle essayait. Et si vraiment cela ne suffisait pas, elle se ferait un plaisir d’ajouter retenues et consorts à la conversation. « Pensez-vous vraiment que vos enseignants ont le temps de faire les arbitres pour vos batailles de coq ? Non. Je préfère passer mon temps à enseigner des choses qui vous seront utiles. Peut-être pas maintenant, mais un jour sans doute » Elle fit une pause avant d’ajouter « Vous êtes tous deux sorciers, vous devriez plutôt vous entendre, faire front commun ensemble plutôt que de vous renvoyer la balle comme des enfants de 4 ans ! » Elle était si fatiguée, de ce monde écrasant, oppressant, de son réveil si tardif. Qu’elle comptait bien ouvrir les yeux des enfants qu’elle croisait sur sa route. Surtout ceux qui avaient ce genre de comportements destructeurs.
Coups de bec et crocs de Serpent
Il sent le bouchon du volcan qu'il a dans le ventre exploser et déverser une cascade de haine, d'incompréhension et de tristesse dans son corps. Tout déborde et il se retient pour ne pas pleurer. Que dit-elle, l'autre là ? Il aurait envie de lui cracher au visage, de hurler mais la seule chose qu'il arrive à faire, c'est rien du tout. Il a l'impression qu'un gouffre s'est ouvert sous ses pieds et qu'il y tombe sans pouvoir s'accrocher à rien. Il tombe, encore et encore dans une chute sans fin. Et au final, la chute est dure, elle fait mal mais pas au corps. Il a mal au cœur, comme s'il battait trop fort et qu'il explosait ses artères et ses veines en y envoyant trop de sang. Une blessure invisible mais qui fait si mal. Et finalement il sait qu'il a besoin de crier pour ne pas exploser.

-Mais je me fiche de Poudlard !  Je m'en fou, ça peut bien exploser que je m'en ficherais ! Je suis pas un sorcier moi, vous m'avez foutu ici alors que je voulais pas ! Mon monde à moi c'est pas celui ci avec ces choses bizarres et les gens chelous ! Je suis pas un sorcier, et je veux pas en être un si ça signifie rester avec des gens comme vous ! 


Il tape du pied par terre et tourne les talons en vitesse pour s'éloigner avant que quelqu'un ne le suive. C'est pas un sorcier, la magie c'est un conte pour les enfants. Ce monde là n'est pas le sien, c'est juste un monde où les gens pensent que la chose la plus compliquée, c'est apprendre des sorts. La vraie vie c'est pas pouvoir tout faire avec un bâton en bois. Il se retourne une seule fois.

-Je vous déteste ! Tous !

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Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
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La professeure commença à leur faire la morale. Elle évoqua les changements récents qui avaient eu lieu à Poudlard. Mike ne s'intéressait pas à ce qui se passait au Ministère, mais il savait par ses parents qu'on y menait une politique anti-moldus. Mais Mike ne se sentait pas concerné, et se fichait bien de savoir si l'autre était né-sorcier ou s'il était né-moldu, il voyait juste le fait qu'on lui avait manqué de respect. L'enseignante continua son récit que Mike n'écoutait pas avec attention, c'était toujours le même schéma : "...blablabla, on n'a pas envie de faire la morale, blablabla,on n'est pas là pour ça, blablabla...". Quand elle eut fini, le serpentard commença à crier. Qu'avait-il encore? Il cria qu'il ne désirait pas être un sorcier et qu'il en n'avait que faire de leur monde. Mike ne compris pas et trouva cela dommage qu'il ne profite pas de cet univers magique dans lequel ils vivaient. Mais il ne pouvait pas comprendre le garçon qui avait grandi parmi les moldus, un autre monde qui lui était peu connu, ayant grandi chez des sorciers. Après avoir hurlé sa haine, l'autre enfant s'en alla en leur criant qu'il les détestait. Mike s'en fichait, il ne l'aimait pas non plus. Il attendit en silence, attendant de voir la réaction de l'enseignante. Allait-elle le faire revenir? Allait-elle les laisser partir comme si de rien était ou les punir? Il la regarda en attente de savoir.

@Edwin Wellhister @Joanne Taylor

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Comment dire ? Elle a l’impression de parler à des enfants de 4 ans qui refuseraient de voir le nez qu’ils ont au milieu de la figure. Elle soupire. Le jeune Serpent vocifère, revendique son désamour pour Poudlard, pour la magie, pour le monde des sorciers. Incompréhension sous-jacente que la trentenaire ne peut qu’imaginer. Difficile de le comprendre puisqu’elle est née dedans, baignée dedans depuis sa plus tendre enfance. Rester avec des gens comme eux. Comme il était aussi. Pourtant, quand l’élève tourna les talons en vociférant une dernière fois la haine qui lui provoquait les sorciers, la jeune femme ne broncha pas, elle ne bougea pas pour rattraper ainsi le fugueur. Qu’importe. Cela prendrait peut-être du temps, mais il finirait par accepter l’inacceptable.

L’autre enfant lui, n’avait pas bronché. Il ne semblait pas comprendre la colère de son camarade – que Joanne n’arrivait pas à cerner pour autant. « Humm ». Un long soupir s’en suivit. Elle n’aimait pas ça. Vraiment pas. « Vous connaissez les problèmes de ce jeune garçon ? ». Le nez dans l’horizon, la professeure de rune ne prenait même pas la peine de regarder dans les yeux l’élève de Serdaigle qui lui faisait face. Droite comme un i, son esprit se perdait dans une brume contemplative. Elle s’était toujours imaginé que les jeunes sorciers étaient contents de découvrir leurs pouvoirs. Et ce garçon remettait profondément en cause ses croyances. Comme si sa vie entière était vouée à une interrogation perpétuelle.

« Le connaissiez-vous avant d’échanger vos amabilités ? ». Le regard azur de la jeune femme revint se figer dans les prunelles de l’élève. Elle voulait savoir, c’était intriguant. Elle n’aimait pas que les choses restent sans réponse. Elle aimait connaître la résolution de ses questions, de ses énigmes. Et le Serpentard venait de lui en constituer une toute nouvelle qui semblait intéressante.
Coups de bec et crocs de Serpent
En attendant mon inscription dans la chronologie, veuillez ne pas mentionner mon année dans les RP, merci!

Mike regardait l'élève s'éloignait. La professeure ne semblait pas vouloir le rattraper... étrange, se dit-il. Elle semblait perdue dans ses pensées, comme si leur dispute avait remis en cause une partie de ses croyances. Toujours pensive, elle soupira profondément et demanda :

"Vous connaissez les problèmes de ce jeune garçon ? "

Elle ne prit même pas la peine de se tournait vers Mike, qui lui l'observait pour voir ses réactions. Elle fixait l'horizon devant elle. Mike n'osa répondre à sa question : il lui semblait que s'il parlait, il briserait une longue réflexion que se faisait l'enseignante. Il ne savait pas vraiment si la question lui était posée, ou si la question n'était qu'une invitation à se plonger dans la même réflexion qu'elle. Mike ne comprenait pas vraiment les problème du Serpentard. Il avait grandi dans une famille de sorcier et voyait la magie comme quelque chose de merveilleux. En y pensant, c'est vrai que cela pouvait être compliqué pour quelqu'un qui ne connaissait pas la magie, d'arriver à Poudlard et de vivre tant de changements. Mike ressentit presque de la peine pour le jeune garçon... Mais cela n'excusait pas son comportement : cela n'avait rien à voir avec son statut de né-moldu! La professeure tourna la tête vers le rouquin.

"Le connaissiez-vous avant d’échanger vos amabilités ?"

Mike balbutia, un peu intimidé :

"Je... je... Non, je ne le connaissais pas. On s'est juste bousculé puis..."

Mike se rendit alors compte du ridicule de la situation. A vrai dire, peu importe qui était coupable, il n'y avait au final aucune raison que cela dégénère autant... pourtant, c'est ce qu'il s'était passé. Il culpabilisa légèrement.

"Je... je suis désolé. Bégaya-t-il timidement."

@Edwin Wellhister @Joanne Taylor

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Coups de bec et crocs de Serpent
Le garçon semblait beaucoup trop impressionné par l’enseignante pour que celle-ci puisse en tirer des informations convenables. Dommage. Pire encore, il s’excusa auprès de la professeure, qui reporta son regard sur lui, sondant l’élève au plus profond de son être. Elle hocha la tête. N’y avait-il pas pire punition que celle infligée par la conscience qui se réveille ? De cette petite voix interne qui disait que le mauvais choix avait été pris, avait été fait. Il semblait bien à la sorcière que le jeune garçon était aux prises avec sa propre conscience. Ainsi, elle se contenta d’un ferme « Ce n’est pas à moi que vous devez présenter vos excuses ». Sous-entendant ainsi clairement ce qu’elle attendait de lui.

« Je ne saurais vous encourager à retrouver ce jeune garçon, et à lui présenter vos excuses comme il se doit ». Le regard de l’enseignante était reparti dans le vague, dans l’horizon, dans ses pensées les plus obscures. « Je compte sur vous ». Et sans un mot de plus, sans un regard de plus pour l’enfant qui semblait impressionné, la jeune femme fit demi-tour et repartie à ses occupations. Au fond d’elle-même, il y avait une interrogation sur cet élève de sa maison qui semblait avoir le plus grand mal à se faire à la vie à Poudlard. Peut-être devait-elle agir ? Faire quelque chose ? Elle n’avait pourtant aucune idée de ce que cela pourrait-être.

Il y avait quelque chose d’intriguant à la réaction des deux garçons. Aucun d’eux ne semblait comprendre les réactions de l’autre. Et plutôt que d’en discuter sereinement, ils s’étaient tous deux mis dans une colère destructrice. Sans doute l’effet de leurs âges, de leurs différences, peut-être ? L’interrogation demeurait entière dans l’esprit de l’enseignante quand elle avait rejoint le château.