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Sophie Lunera  

Rencontre matinale  PV 

Sophie était à présent réveillée dans le dortoir des filles de Gryffondor. Il était calme. Le seul bruit qui se faisait entendre était la respiration de ces occupantes. Malheureusement, Sophie n'arrivait pas beaucoup à dormir la nuit en ce moment et celle-la ne faisait pas exception à la règle. En regardant la montre posée sur sa table, elle vit qu'il était assez tôt. Cette montre était un des seul objets qu'elle avait gardé de sa mère. Elle était argentée avec un cadre fait de petits diamants. Le bracelet était également en diamants. Sylvie Lunera affectionnait particulièrement cette montre qui était chic et simple. Elle pouvait la porter en toute occasions et Sophie ne l'avait jamais vue sans. Alors, quand sa mère la lui avait donnée avant qu'elle monte dans le Poudlard Express, Sophie en avait été étonné mais sa mère avait dit que comme ça, elle serait toujours dans son cœur.
Elle savait qu'elle n'arriverait pas à s'endormir alors elle se leva, s'habilla sans faire de bruits et descendit dans le petit salon. Arrivée devant le portrait de la Grosse Dame, celle-ci râla parce qu'on la réveillait mais lui ouvrit quand même la porte. Elle arriva dans les couloirs, marcha un peu et se surpris à rêver.
Dans les couloirs, le bruit de ses pas résonnait et Sophie avait peur que quelqu'un l'entende mais au bout d'un moment, cette peur lui passa. En passant devant la porte d'entrée, Sophie remarqua qu'elle était ouverte. *C'est bizarre* pensa-t-elle. Mais bon, elle n'était jamais sortie à cette heure et peut-être que un professeur, un personnel ou un elfe de maison était déjà passé par là.
Elle arriva dans le parc et resta quelques secondes à le contempler. Il était juste magnifique. Le ciel, d'un bleu clair, se mélangeait avec le orange et le rose des nuages propageant une ambiance sereine dans le parc. Cette couleur se reflétait sur le lac et donnait l'impression d'un monde parfait, ou les guerres n’existaient pas et ou la paix s'imposerait naturellement.
Sophie marcha un peu puis vit un grand arbre qui abritait un banc. Elle décida de s'y assoir. Il donnait vue sur le lac et le levé de soleil. Sophie ne s'était jamais sentie aussi bien. L'air frais faisait voler les mèches de ses cheveux et lui fouettait le visage. Elle respirait la vie, et elle en était heureuse. Elle se mit à fredonner une chanson qu'elle avait dans la tête.
*J'suis pas bien dans ma tête, maman.
J’ai perdu le gout de la fête, maman.
Regarde comme ta fille est faite, maman.
J'trouve pas de sens à ma quête maman ...*

Elle avait découvert cette chanson récemment et avait trouvé dedans un message de la réalité, de SA réalité. Elle avait réellement ressentie cela et c'est pour ça que cette chanson la troublait. On dirait qu'elle avait été écrite pour elle.
Poudlard était encore silencieux à cette heure là et Sophie en profita. Elle réfléchissait beaucoup en ce moment mais ne trouvait jamais d'endroit silencieux. A Poudlard, il y avait toujours quelqu'un de présent avec vous. Cette théorie se confirma lorsqu'elle entendit quelqu'un.



Reducio
Voici une image de la montre :
Image

Et si vous reconnaissez, le chanson est Maman, de Louane

Rencontre matinale  PV 

C’était à l’heure où le soleil d’automne n’avait pas encore bu l’aiguail sur les brins d’herbe verts du parc de Poudlard. Une silhouette noire se tenait à l’orée de la forêt, longeant le sombre bois à une allure mesurée. Si l’on s’était approché, on aurait pu remarquer que cette personne était une femme, et qu’elle portait une cape épaisse et large, coupée droite, qui lui arrivait à mi-cuisse, dont le col était relevé et qui était fermée par plusieurs boutons ronds noirs. Les manches étaient longues, et de celles-ci sortaient des mains gantées de cuir, dont l’une tenait une baguette blanche : le bâton de chêne blanc était très clair, tandis que des espèces d’excroissances de houx, bois à peine plus foncé, assez semblable à de l’os, entourait la base de chêne. Du reste des vêtements de cette femme, on ne voyait pas grand-chose, si ce n’est un bout de tissu dépassant de la cape, qu’on imaginait être une jupe ou une robe, arrivant au-dessus du genou. Enfin, des collants opaques couvraient des jambes maigres, et des chaussures à petits talons venaient compléter cette tenue entièrement noire.

Elle avait la tête baissée, le nez fourré dans son col montant, et regardait surtout où elle mettait les pieds. Elle avait encore un endroit à rejoindre, et suivait pour s’y rendre le chemin que lui indiquait la mémoire de son plan mental de Poudlard, sur lequel elle avait tracé, tout aussi mentalement, quelques points équidistants les uns des autres. Nul n’était besoin de transplaner en ce cas, et marcher dans le parc était aussi une façon de s’assurer qu’au moins à vue d’œil, tout allait bien.

Kristen Loewy s’arrêta donc au point déterminé à l’avance, et leva sa baguette vers le ciel. Un grand faisceau lumineux de couleur blanche s’en échappa par à-coups. Elle abaissa ensuite sa baguette et observa sa montre. Il était bientôt sept heures du matin, et l’heure de regagner le château. Cette nuit encore avait été bien chargée, et la directrice avait une nouvelle fois très peu dormi – qui a le temps pour ces futilités ? – trop occupée qu’elle était à lancer, comme souvent, des sortilèges de protection autour du domaine. Kristen s’était fixé ce rendez-vous de sécurité de façon hebdomadaire, toutes les nuits du mardi au mercredi.

Elle se retourna et observa l’étendue du parc. Plus loin sur la droite s’élevait le château, riche de ses nombreuses et élégantes tours de style gothique. Sur la gauche se dessinait une grande surface verdoyante, qui se terminait par une pente, descendant vers la cabane du garde-chasse et les enclos des créatures magiques. La forêt, quant à elle, fermait le parc au bout de cette pente, et remontait légèrement sur le bord gauche du parc, lorsque l’on était dos au château. Si vous regardiez à droite en sortant par la Grande Porte, en revanche, vous pouviez apercevoir les reflets du lac de Poudlard, immense. Il y avait un petit chemin qui y descendait tout à fait, et entre les arbres, une petite plage de terre et d’aiguilles d’arbres qui bordait son tour. Un peu après ce chemin, si vous n’arrêtiez pas votre regard sur la beauté de l’aigue noire, vous pouviez distinguer les bras mouvants du Saule Cogneur, s’attaquant probablement à quelque oiseau qui venait alors le contrarier.

Kristen observa tout ceci, et s’imagina une masse d’êtres encore endormis, qui ne se doutaient pas des menaces extérieures ; et la directrice y veillait. Elle voulait faire de Poudlard un jardin d’hiver, une grande serre aux joies luxuriantes, que nulle agaste dévastatrice ne puisse atteindre. Il fallait porter comme une croix la lourde clé de ce jardin magnifique, protéger tout ce monde si fragile, si fragile… Ces enfants qui, déjà l’an passé, avaient été trop confrontés au danger, ces enfants qui devaient, certes, apprendre à se tenir debout contre la cruauté du monde, mais ces enfants qui devaient surtout garder leurs espoirs, qui ne devaient jamais tomber dans le terrifiant piège de la misanthropie créée par le dégoût d’êtres impurs, ces hommes et ces femmes qui voulaient justement du mal à tout ce qui est beau et innocent. Seules des illusions sur le monde pouvaient les aider à tenir encore sur leurs deux jambes, à regarder l’horizon en face, droit dans les yeux.

Alors que ses yeux bleus parcouraient Poudlard aux aurores, ils s’arrêtèrent sur une autre silhouette qui arpentait le parc et qui finit par s’assoir sur un banc, que Kristen imagina humide de rosée. Ce n’était pas une silhouette impressionnante, menaçante, ou inquiétante. Ce n’était qu’une silhouette d’enfant. Kristen constata à nouveau l’heure sur sa montre – avait-elle été perdue dans ses méditations au point de ne pas voir passer le temps, et le château devait-il déjà s’éveiller ? Sept heures douze. Il était encore trop tôt. Intriguée, la directrice sembla tournoyer sur elle-même, et tandis qu’une étrange distorsion du monde se produisait, elle disparaissait. Son corps réapparut quelques mètres plus loin, plus proche de l’élève visiblement très matinal qui s’égarait là. Kristen n’eut alors qu’à s’avancer de quelques pas pour le rejoindre. Elle s’aperçut qu’il s’agissait d’une jeune fille, de Gryffondor, au vu de l’écusson qui était cousu sur sa cape. Pourquoi fallait-il toujours que ce soient des Gryffondor ? Ils étaient décidément une caricature d’eux-mêmes. Kristen ressentit alors l’index du destin lui tapoter le bras, lentement, mais régulièrement, comme s’il voulait affirmer son implication dans la mascarade par ce geste très pénible. Elle soupira alors, et dit d'une voix calme :


« Mademoiselle. Il est bien tôt, pour errer ainsi dehors. Allez-vous me dire que vous êtes somnambule ? »

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Sophie Lunera  

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« Mademoiselle. Il est bien tôt, pour errer ainsi dehors. Allez-vous me dire que vous êtes somnambule ? »
Sophie se retourna et reconnue la personne qui était derrière elle. C'était la directrice de Poudlard, Kristen Loewy. Elle était vêtue d'un cape, des collants opaques et des chaussures à petits talons. Le tout, en noir. Le contraste avec la clarté de son visage était saisissant et la rendait encore plus belle et mystérieuse.
Sophie avait toujours rêvé de pouvoir parler avec sa directrice, mais pas dans ces conditions. Miss Loewy n'avais surement pas envie de discuter et trouvait surement que la présence dans le parc d'une jeune Gryffondor était embêtante. Elle choisi donc de répondre le plus honnêtement possible.
-Bonjour miss Loewy. Je ne suis pas somnambule mais en ce moment, j'ai du mal à dormir et j'ai voulu profiter du calme du parc pour pouvoir réfléchir avant que la foule ne l'envahisse.
Sophie se demandait si sa réponse convenait mais elle ne savait pas quoi dire d'autre.
Un silence s'installa entre elles et Sophie le trouvait assez perturbant. Elle ne savait pas si c'était interdit de se promener tôt le matin dans le parc.
Elle se demanda soudain quelque chose. Que faisait miss Loewy tôt le matin dans le parc ? *Je suis bête* se dit-elle. *Elle à le droit de se balader dans le parc, elle fait ce qu'elle veut et elle en a le droit. Il n'y a pas à savoir pourquoi elle est là* Mais Sophie est très curieuse. C'est une qualité des fois, un défaut d'autres fois. Elle choisi donc de tenter sa chance en ne sachant pas quoi dire pour stopper l'ambiance pesante qui régnait en maitre dans leur conversation.
-Euh, miss Loewy ? Je me demandais, si ce n'est pas indiscret, que faites-vous dans le parc ? Sophie avait dit cela d'un voix que se voulait franche mais elle l'avait dit en rougissant. Vous n'êtes pas obligée de répondre si vous ne voulez pas. Avait-elle précisé en se disant qu'elle n'aurait pas du se poser cette question. *Ce que je suis bête* se dit-elle.

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Ce n’était donc pas du somnambulisme, mais des insomnies. Certes. C’était aussi une excuse courante. Cette heure du matin était encore considérée comme le temps de la nuit par les braves préfets et professeurs de Poudlard qui devaient patrouiller, afin de veiller à ce que les élèves ne soient pas « dans les couloirs, hors des dortoirs ! » : et se trouver ici à cette heure était interdit : il fallait donc, en effet, trouver une excuse pour ne pas se faire réprimander. Assez peu originale, celle-là. Kristen plissa les yeux et regarda alternativement le fond de chaque pupille de l’élève de Gryffondor. La jeune fille avait l’air de trouver ce silence assez pesant, et elle laissa la curiosité briser l’atmosphère trop sérieuse qui régnait. En écoutant la petite élève, Kristen haussa un sourcil. La fillette parut d’ailleurs immédiatement confuse et sembla maudire sa curiosité, la réprimant à coups de « si vous ne voulez pas me répondre, ce n’est pas grave, je ne veux pas déranger, vous savez » et tout ce qui suit. Le rouge sur les joues de l’élève ne devait d’ailleurs pas être dû seulement au froid, car il s’était considérablement accentué en l’espace de quelques secondes.

La directrice de Poudlard croisa les bras.


« Je fais mon travail, dit-elle simplement. »

Et c’était la stricte vérité ; une vérité, pourtant, qui n’assouvirait probablement pas la curiosité de l’élève. Ce n’était pas seulement que Kristen avait pris l’habitude de ne rien dévoiler la concernant, et ce à qui que ce soit. Il y avait aussi ce désir de préserver l’innocence d’une petite fille comme celle qui se tenait là, et qui, apparemment, faisait déjà quelques insomnies. Kristen aurait-elle dû lui dire qu’elle sortait toutes les semaines dans la nuit pour faire le tour du domaine et protéger l’école des dangers extérieurs qui la menaçaient ? Pourquoi ? Pour que cette enfant de onze ans ne trouve définitivement plus le sommeil, se disant que peut-être, derrière ce lac ou derrière cette forêt, il y avait un grand danger qui rôdait ? Inutile.

Kristen avait toujours pris les enfants pour ce qu’ils étaient : c'est-à-dire, justement, des enfants. Parfois même, elle avait tendance à exagérer ce trait, les pensant incapables de faire quoi que ce soit par eux-mêmes, et l’on pouvait alors mésinterpréter ses actes ou ses paroles. Elle ne pensait pas à mal, pourtant. C’était même un de ses bons côtés, que l’on avait souvent trop de mal à percevoir – car elle s’évertuait à ne laisser voir que ce qu’il y avait de plus désagréable en elle, sauf par erreur. Elle fit alors virer le sujet de la conversation sur l'élève et la raison évoquée de sa présence :


« Si vos insomnies persistent, n’hésitez pas à en parler à l’infirmière, Miss Lloyd. Il ne faudrait pas que vos capacités à bien travailler soient altérées par votre manque de sommeil. »

Cette phrase pourrait être lue innocemment, mais si vous l’observez bien, vous remarquerez qu’elle exprime clairement les priorités de Kristen Loewy. Vous noterez en effet que la raison évoquée pour se soucier du problème de santé de la jeune fille – car oui, les insomnies sont bien un problème de santé – n’était pas, justement, sa simple santé, mais il était question de ses capacités à étudier. On était bien à l’école pour cela, non ?

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Sophie Lunera  

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Étrangement, la directrice répondit à la question de Sophie. Elle ne s'y attendait pas, croyant être trop curieuse et pensant se faire réprimander.

« Je fais mon travail. » Avait-elle dit.

La curiosité de Sophie n'était pas satisfaite entièrement. Elle se dit que si miss Loewy ne voulait pas lui donner plus de renseignements, c'est qu'elle avait ses raisons. Elle n'insista donc pas et laissa son imagination faire le travail d'imaginer ce qu'elle pouvait faire le matin dans le parc de l'école de sorcellerie Poudlard. Les scénarios qu'elle avait dans la tête, tous plus fous les uns que les autres, ne correspondait pas du tout avec ce qui pouvait réellement se passer. Elle mit donc de côté son imagination et se concentra sur les paroles de miss Loewy.

« Si vos insomnies persistent, n’hésitez pas à en parler à l’infirmière, Miss Lloyd. Il ne faudrait pas que vos capacités à bien travailler soient altérées par votre manque de sommeil. »

C'est vrai que en ce moment, elle n'était pas extrêmement concentré en cours et cela se ressentait sur le peu de devoirs qu'elle avait fait. Et puis, elle était à Poudlard pour travailler et si elle n'arrivait pas à se motiver à 100%, à quoi bon ? Il fallait qu'elle se remotive. Elle prit donc à ce moment là la résolution de travailler au maximum de ses capacités même si elle n'était pas très motivée. Le travail devait primer. Poudlard est une école après tout. Elle voulut donc montrer à miss Loewy sa détermination à travailler davantage.

« Vous avez raison Miss Loewy, je vais me motiver à travailler. Si je n'arrive toujours pas à dormir la nuit, j'irai en parler à Miss Lloyd. »

Sophie ne savait toujours pas si c'était contre le règlement de se promener le matin. Elle demanda donc d'une voix timide :

« Euh Miss, es-ce interdit dans le règlement de se promener le matin ? Vais-je être punie ? »

Elle attendait se réponse avec anxiété. Elle n'avait jamais été punie et espérait que aujourd'hui ne serait pas la première fois. Si oui, elle accepterai sa punition sans répliquer car le règlement est fait pour être respecter. Si elle n'avait pas suivi les règles, elle méritait ce qui l'attendrait. Elle baissa donc la tête, en se promettant de ne plus trainer dehors trop tôt le matin.

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Kristen approuva d’un hochement de tête entendu les paroles de la jeune fille dont elle ne s’était toujours pas souciée de connaître l’identité exacte. Cette jeune Gryffondor demanda ensuite, visiblement intimidée, si sa présence ici et à cette heure était contraire au règlement. Kristen haussa un sourcil et répondit :

« Selon le règlement, vous n’êtes en effet pas censée vous trouver ici à cette heure du matin. Il est encore tôt, et le jour n’a pas tout à fait éclipsé la nuit. »

Comme pour vérifier ses propres propos, elle leva les yeux vers le ciel. Il était encore assez sombre, bien que les couleurs orangées du lever du soleil commençaient à se refléter sur les nuages. Kristen avait toujours attaché une importance particulière au règlement, lorsqu’elle était élève, déjà, et lorsqu’elle était devenue professeur. Il n’y avait que sa septième année d’étude qui avait marqué une légère ombre sur ce tableau de l’élève parfaite… Mais cette histoire ne doit pas être contée aujourd’hui.

Kristen leva le menton – c’était l’une de ses habitudes en manière de gestuelle – et sourit en coin.


« Néanmoins, vous n’aurez pas de punition pour cette fois. »

On aurait pu croire à un acte de bonté, de compassion, ou que sais-je, mais la vérité était autre : Kristen n’avait, à l’heure actuelle, ni le temps, ni la motivation pour punir cette jeune fille. Elle avait un milliard d’autres choses à faire, car sa journée, qui avait débuté vingt-quatre heures plus tôt, était loin d’être finie. Le plus amusant, c’est qu’il y avait longtemps que Kristen avait cessé de se sentir fatiguée par ces journées interminables, qui s’étendaient parfois sur deux jours entiers, où son cerveau était en activité sans interruption. Elle compensait parfois par la consommation d’un peu de potion pour un sommeil sans rêves – potion que l’infirmière donnerait peut-être à la jeune insomniaque, même s’il était déconseillé d’en prendre trop souvent, surtout pour les jeunes, une consommation excessive pouvant mener à l’addiction. Kristen, elle, ne pouvait plus s’en passer. Chaque sommeil était devenu un sommeil artificiel.

« En revanche, j’aimerais que vous me donniez votre nom, reprit-elle. S’il vous venait à l’idée d’enfreindre le règlement à nouveau, vous ne pourriez espérer échapper à la punition une seconde fois. »

Elle était alors parfaitement dans son rôle de directrice, et posait sur la petite fille un regard sévère, celui de l’adulte qui ne réprimande pas franchement, mais qui attend que l’on soit reconnaissant qu’il ne le fasse pas.

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Sophie Lunera  

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« Selon le règlement, vous n’êtes en effet pas censée vous trouver ici à cette heure du matin. Il est encore tôt, et le jour n’a pas tout à fait éclipsé la nuit. »

Cette phrase donna des frissons à Sophie. Elle allait être punie, elle en était sure. La directrice leva le menton et continua.

« Néanmoins, vous n’aurez pas de punition pour cette fois. »

La jeune Gryffondor sentit un énorme poids quitter son corps. Elle ne put retenir un petit sourire qui, mal comprit, pourrait faire croire à de l'impertinence mais qui en réalité était un sourire libérateur.

« En revanche, j’aimerais que vous me donniez votre nom, reprit-elle. S’il vous venait à l’idée d’enfreindre le règlement à nouveau, vous ne pourriez espérer échapper à la punition une seconde fois. »

Bien sur, c'était normal. Après tout, elle était responsable de sa situation.

« Merci beaucoup pour votre clémence Miss Loewy. Je vous suis reconnaissante. Je m'appelle Sophie Lunera, première année à Gryffondor. »

Quand elle leva les yeux, elle croisa le regard de la directrice. Il était sévère et rempli d'autorité. Sophie en eut la chair de poule. Elle allait tout faire pour ne plus la décevoir, elle s'en faisait la promesse. Elle voulut partir et laisser Miss Loewy finir son travail mais le côté curieux de Sophie ne put retenir une phrase.

« En fait, Miss Loewy, je suis sure que je ne vais pas réussir à m'endormir, je me demandais si je pouvais vous ... accompagner dans votre travail. Seulement si ça ne vous dérange pas évidemment. Vous pourriez m'apprendre quelques petites choses sur Poudlard ? »

*Mais quelle idiote* Pensa-t-elle. Comment faisait-elle pour se mettre dans es situations pareilles. Elle avait une soif d'apprendre et une curiosité sans borne. Pour elle, tout prétexte est bon pour augmenter ses connaissances. Des qualités de Serdaigle, pourrait-on dire. Mais Sophie savait que cela était faux. Les Gryffondor n'étaient pas que courageux, les Serdaigle n'étaient pas que intelligent, les Poufsouffle n'étaient pas que loyaux, les Serpentard n'étaient pas que audacieux. C'est vrai qu'elle présentait les critères pour être à Serdaigle, le Choixpeau avait hésité entre ces deux maisons d’ailleurs, mais elle était une Gryffondor à part entière et fière de l'être !
Mais là, elle s'évadait dans ses pensées.Elle devait se ressaisir et montrer à Miss Loewy qu'elle saurait se montrer attentive et à l'écoute si elle acceptait d'être accompagnée par une élève ce matin. Elle regarda donc la directrice dans les yeux en attendant sa réponse qui, elle l'espérait, serait positive.

Reducio
Désolé pour mon retard et mon manque d'inspiration impardonnable qui explique le peu de ligne ... Veuillez m'excuser :(

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Rarement Kristen avait été remerciée pour sa clémence, mais il y avait bien un début à tout. Elle avait davantage été habituée aux élèves qui pestaient contre elle, dans son dos et croyant être discrets, parce qu’elle leur donnait de mauvaises notes, parce qu’ils craignaient de rater leur BUSEs ou leurs ASPICs par sa faute ; ou encore parce qu’elle pouvait donner des punitions qui ne leur étaient guères agréables, à eux et leur petit cerveau : des dissertations sur des sujets qui demandaient un minimum de réflexion… Ce qu’il y avait de plus amusant, en vérité, c’était l'assurance de l'élève de Gryffondor : une assurance encore timide mais qui s'intensifierait probablement avec les années. Pour être honnête, la directrice se souciait assez peu de la reconnaissance d’une enfant de onze ans, et l’entendre affirmer sa reconnaissance avait eu pour ses oreilles un goût assez comique.

Alors que la directrice imprimait dans son esprit le nom de la jeune fille et s’apprêtait à lui recommander de regagner le château, et qu’on n’en parlerait plus, la petite élève fit preuve d’une audace surprenante. Celle-ci, en effet, demanda à Kristen si elle pouvait l’accompagner pendant qu’elle poursuivait son travail. La directrice afficha une expression de surprise et ne put retenir un petit rire amusé, presque un peu moqueur. L’espoir naïf de la jeune Sophie Lunera était à moitié attendrissant, à moitié insensé.


« Je suis navrée, Mademoiselle Lunera, mais j’avais terminé. »

Et même si cela n'avait pas été le cas, Kristen aurait refusé. Cela la dérangeait effectivement. Elle commença à faire quelques pas en direction du château, avant de se retourner vers l’élève de Gryffondor.


« En outre, vous trouverez beaucoup de renseignements sur Poudlard dans les livres consacrés à ce sujet. Pour commencer, je vous recommande l’Histoire de Poudlard, célèbre ouvrage de Garius Tomkink, qui offre une vue globale de l’histoire de notre école et dévoile quelques petites anecdotes. Si le sujet vous intéresse, vous pourrez ensuite vous pencher sur des livres qui traitent plus spécifiquement de certains sujets. Pensez également à poser des questions en cours d’Histoire de la Magie. »

A l’âge de cette jeune fille, Kristen avait déjà lu l’Histoire de Poudlard une fois et avait survolé de nombreux livres à propos de l’école. Ayant été élevée dans une famille presque exclusivement composée de sorciers, elle avait jugé nécessaire de se renseigner sur la magie, pour affirmer son identité de sorcière née de sorciers, eux-mêmes nés de sorciers, etc. Durant ses premières années, elle avait d’ailleurs pris un malin plaisir à faire savoir qu’elle était une mademoiselle je-sais-tout - tout en finesse, bien entendu - mais sa supériorité en termes de connaissances ne faisait pour elle-même aucun doute, et on le ressentait assez. Pourtant, elle s’était lassée en grandissant, et avait commencé à garder jalousement le secret des connaissances qu’elle possédait, ce qui n’était, pour ses camarades, pas plus mal.

« Retournez au château, maintenant. Le petit-déjeuner ne tardera plus à être servi. »

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Sophie Lunera  

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« Je suis navrée, Mademoiselle Lunera, mais j’avais terminé. »

Sophie comprenait parfaitement miss Loewy mais elle ne put s'empêcher d'être déçue. Elle avait tellement espéré cette promenade. Mais bon, peut-être était-ce mieux ?

« En outre, vous trouverez beaucoup de renseignements sur Poudlard dans les livres consacrés à ce sujet. Pour commencer, je vous recommande l’Histoire de Poudlard, célèbre ouvrage de Garius Tomkink, qui offre une vue globale de l’histoire de notre école et dévoile quelques petites anecdotes. Si le sujet vous intéresse, vous pourrez ensuite vous pencher sur des livres qui traitent plus spécifiquement de certains sujets. Pensez également à poser des questions en cours d’Histoire de la Magie. »

C'est vrai que ce livre était intéressant. Elle ne voulut pas paraître impertinente en lui répondant qu'elle l'avait déjà lu 3 fois. C'était un volume d'une taille imposante qu'elle avait dévoré, redévoré et re-redévoré. Elle ne manquerait d’ailleurs pas de suivre les conseils de la directrice en feuilletant les autres livres parlant de Poudlard dès qu'elle en aurait le temps. Elle suivrait aussi le dernier conseil mais toutefois avec moins d’assiduité. Après tout, elle ne voulait pas harceler le professeur Heltowni avec des questions incessante. Il avait mieux à faire que de répondre aux questions d'une première année trop curieuse.

« Retournez au château, maintenant. Le petit-déjeuner ne tardera plus à être servi. »

Comme en réponse à la phrase de miss Loewy, le ventre de Sophie émit un gargouillement que seule elle pouvait entendre. C'est vrai qu'elle avait faim ! Elle ne put s'empêcher avant de quitter les lieux de saluer la directrice et en la remerciant de l'agréable début de matinée qu'elle avait passé en sa compagnie.

« Je vous remercie de m'avoir accordé de votre temps et d'avoir parlé avec moi. J'ai passé un agréable moment en votre compagnie et j'espère que vous également. Je vous souhaite une bonne journée. »

Sur ce, elle tourna les talons et repartit vers le château, le sourire aux lèvres. Elle arriva dans la grande salle et découvrit d'autres élèves en train de manger. Elle regarda sa montre et vit qu'elle avait passé beaucoup de temps avec Miss Loewy. Elle repensa à leur conversation. Elle ne s'était sentie gêné que deux fois et au final, cela était assez raisonnable. Elle aurait pu perdre ses moyens en la voyant arriver. Après tout, elle était assez effrayante des fois.
Elle s'installa à la table des Gryffondors et se servit un chocolat chaud et quelques viennoiseries. Au final, elle avait passé une superbe matinée et cela se voyait sur son visage. Elle espérait que le reste de la journée sera aussi bien.

[center]FIN DU RPG[/center]

Reducio
J'ai adoré faire ce RPG avec vous ! Merci beaucoup !