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Promesse sous les étoiles  Libre 

Eléonore rangea le bazar qu'elle avait mis dans la salle commune. Elle fourra tous les papiers dans son sac, puis quitta l'antre des Gryffondors. Ses yeux étaient brillants. Elle refoulait ses sanglots. Elle dévala quatre à quatre les escaliers qui la séparait du parc. Elle traversa le hall sans prêter attention à qui, ni à quoi que ce soit. Les sabliers, elle n'en avait que faire. Qu'ils aillent tous au diable se disait elle.
La nuit était tombée. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit d'être ici à cette heure. Si le concierge la trouvait, elle aurait sûrement des ennuis. Tant pis. La petite fille s'assit dans un coin sous un gros chêne. Elle recroquevilla ses jambes et posa sa tête sur ses genoux. Elle pleura. Les larmes coulaient sur ses joues sans qu'elle puisse se maîtriser. Elle sentait le goût du sel sur ses lèvres. Elle se laissa emporter par son chagrin.
Sa famille lui manquait. Ses petites sœurs, l'hôtel de ses parents, l'écosse et le monde moldu lui semblaient si loin. Elle avait été si heureuse de recevoir sa lettre d'admission à poudlard. Elle avait été émerveillée par le monde magique. Elle avait découvert avec plaisir l'univers des sorciers, mais cette nuit était à la nostalgie. Trop de choses nouvelles, trop d'éléments à apprivoiser, trop de chamboulements, elle était perdue.
Moi une gryffondor ? Une courageuse ? Il s'est trompé ce choixpeau ... se disait elle.
Les autres élèves de sa maison l'avaient pourtant bien accueillie, mais elle avait encore du mal à se sentir chez elle au château. Elle avait encore du mal à croire qu'elle était une sorcière. Les choses étaient allées si vite qu'elle avait l'impression d'être dans un monde parallèle. Après dix bonnes minutes de sanglots, Eléonore se calma. Elle s'allongea dans l'herbe et contempla les étoiles. En respirant doucement, elle essaya d'apaiser ses tourments. Elle se fit alors une promesse, tout mettre en œuvre pour s'intégrer au monde des sorciers. Elle savait que cette promesse passait avant tout par la recherche de ses origines paternelles.

Promesse sous les étoiles  Libre 

Solenn était resté longtemps adossée au chêne. Si longtemps qu'elle s'était endormie. La nuit était venue, et un air frais s'était installé, ce qui l'avait réveillé. Elle n'avait plus le courage pour se relever, rentrer au dortoir, et essayer tant bien que mal d'éviter les questions. Toutes ces filles étaient si gentilles, mais Solenn n'arrivait pas à leur adresser la parole. Au fond d'elle, une immense bataille faisait rage. D'un côté, son esprit joyeux, ouvert à tous qui voulait rire avec tout le monde, discuter des dernières rumeurs... D'un autre côté, son côté renfermé, timide, qui gagnait tellement facilement sur l'autre. Et tout ça l'énervait. Soudain, elle entendit un bruit de pas, quelqu'un qui courait. Elle pria pour que ce ne soit pas le concierge mais la personne s'adossa de l'autre côté de l'arbre et commença à pleurer. Solenn se demanda ce qui la faisait pleurer. Peut-être était-ce la peur du changement, ou alors c'était-on moqué d'elle ? Tout d'abord, qui était-elle ? Solenn penchait pour une fille, mais c'était impossible à savoir. Elle n'avait jamais était douée pour consoler quelqu'un. A chaque fois que ça arrivait, elle se bloquait et ne savait pas quoi dire. Ca avait l'air si facile ! Alors elle écouta les sanglots de la personne. A un moment, ils s’arrêtèrent et Solenn en fut soulagé. Mais elle sentit que ça pouvait être gentil de lui dire quelque chose, de la réconforter. Alors, tout en priant pour que la personne n'essaye pas de voir qui elle était, elle lui demanda :

-Tu veux en parler ?

*Oui, Solenn, super question ! Est-ce qu'il veut en parler à une inconnue ? Bien sûr que non !*

L'autre sursauta et Solenn se maudit encore plus.

*Mais vas-y, fais-lui peur ! T'es vraiment un boulet !*

"Quand la Lune se lève, songe-t-elle au Soleil couché ?"
Même le plus petit des Serpents a du venin

Promesse sous les étoiles  Libre 

Il ne faisait pas bien chaud cette nuit-la. A vrai dire la fillette ne savait pas trop pourquoi elle avait accepté la demande d'un des professeurs de l'accompagner pour faire des tours de surveillance, et elle ne savait pas non-plus pourquoi on lui avait proposé cette tâche normalement réservée aux adultes. Parce qu'elle était préfète ? Non, sans doute pas. Jamais un préfet n'avait eu cette faveur. En plus, elle faisait partie des plus jeunes. Non, il devait s'agir d'autre chose. Mais quoi ? Son amour des étoiles ? Peut-être. Du moins cela semblait plus plausible. Aëlys pouvait passer des heures à observer le ciel, la nuit était devenue une sorte de confidente pour elle depuis la mort de son père. En chaque étoile, elle cherchait une lueur d'espérance, comme si le regard de son père se cachait au firmament. Non, elle devait cesser de penser à cela ! Cela faisait trop longtemps. Elle secoua la tête et se concentra sur les couloirs du château, vides et plongés dans l'obscurité.
Étouffant, Aëlys alluma sa baguette en prenant bien soin à la diriger vers le sol pour ne pas réveiller les tableaux endormis. Ce n'était pas grand chose, mais cela l'aidait à ne pas se sentir trop oppressée et à ressasser de sombres souvenirs. Elle marcha ainsi quelques temps, guettant le moindre bruit qui trahirait la présence d'un élève. Rien. Le silence absolu. Arrivée devant la grande porte, son oreille sembla déceler un son anormal au-dehors. Prenant son rôle de surveillante très à cœur, elle éteignit sa baguette et se dirigea vers le parc, au-dessus duquel une belle lune ronde luisait doucement de sa clarté laiteuse.

Très vite, elle repéra deux élèves. Deux nouvelles : Eléonore Tinley sa filleule et une jeune Serpy. De quoi parlaient-elles ? Elle n'en savait rien. S'approchant des deux fillettes elle les rappela doucement à l'ordre.

- Désolée mais il est tard, vous ne devriez pas être là toutes les deux... Vous feriez mieux de regagner vos salles communes.

Elle ne voulait pas être trop dure cependant, après tout elle n'avait aucune idée de la raison qui avait poussé les premières années à sortir si tard. Elle-même avait déjà enfreint une fois le couvre-feu, bien malgré elle il est vrai.

"Deviens ce que tu es."
"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté."
Code Couleur : #6FD0FD
~ Serpy du mois (décembre 2016, juin 2017) ~
~ RNA ~

Promesse sous les étoiles  Libre 

Eléonore sursauta en entendant un bruit. Elle sentait une présence derrière le chêne. Sur qu'elle créature était elle encore tombée, un botrucs des chênes ? Un nain des herbes folles ? Elle en avait assez de découvrir des choses farfelues qui lui rappelait que le monde des moldu etait loin d'elle. Elle sortie par précaution sa baguette . Elle ne connaissait que deux pauvres sortilèges, mais au cas où.
Un petite voie se fit alors entendre.


-Tu veux en parler ?

Il s'agissait d'une personne humaine, à priori une petite fille comme elle. Qu'est ce qu'elle faisait à cette heure ci derrière le chêne se demanda Eléonore. Elle rangea sa baguette et se détendit. Elle etait gênée que quelqu'un est assisté à la scène. En parler ? Elle détestait se confier. Des qu'elle commençait à parler de ses soucis, elle se sentait ridicule. Elle n'aimait pas s'épancher et se plaindre. Pourvu que l'autre petite fille ne fasse pas le tour de l'arbre, et vois ses yeux rougis. La brunette resta figée un petit moment, le temps de réfléchir à une réponse pas trop debile.

" heu, heu. Non, non ne t'inquiètes pas, ca va c'est juste que ... j'ai un peu craquée. les quatre-maisons, la magie, les trolls, les lutins et devoir s'intégrer ça fait beaucoup .mes choco pops me manquent.

Heu pas trop debile... et ben bravo, tu vas passer pour une cretine... Eléonore essayait de dire que le monde des moldu lui manquait, mais les mots ce n'était pas son truc. Elle changea de sujet.

tu sais qu'on est en infraction ? On a dépassé le couvre feux la.

La petite fille se sentait mieux. Qu'on s'intéresse un peu à elle, la réconfortait. Elle était curieuse de découvrir l'autre petite fille, mais c'était très commode de rester planqué derrière l'arbre.
Elle allait lui demander si elle allait bien, mais une silhouette s'avançait. Eléonore eu d'abord le réflexe d'essayer de se cacher, mais la silhouette se reprocha. Eléonore se releva et se prépara à recevoir des remontrances. Elle fut soulagée quand elle constata qu'il s'agissait de sa marraine. Elle était gentille et compréhensive. Elle s'adressa aux fillettes.


- Désolée mais il est tard, vous ne devriez pas être là toutes les deux... Vous feriez mieux de regagner vos salles communes.

Eléonore était tout de même un peu stressée car aëlys était préfète et elle devait faire respecter les règles. Elle ne savait pas quoi lui dire pour justifier sa présence ici. Elle était venue ici en sachant que c'était interdit. que pouvait elle inventer pour sa Défense. Elle pouvait lui dire la vérité, la crise de larme et le besoin de s'isoler mais elle ne savait pas si c'était une excuse suffisante. Elle préféra botter en touche et s'appuyer sur l'aide de l'autre petite fille derrière le chêne.
Elle désigna avec son bras la fille qu'elle ne connaissait pas encore et dit


Elle va tout t'expliquer

Promesse sous les étoiles  Libre 

-Désolée mais il est tard, vous ne devriez pas être là toutes les deux... Vous feriez mieux de regagner vos salles communes.

Solenn leva la tête tout en restant dans l'ombre du chêne et reconnut Aëlys, une préfète de Serpentard. Elle savait que la préfète était gentille, mais comprenait qu'elle doive faire "la police". Elle se demanda comment allait réagir la fille, si elle oserait lui avouer tout, mais la fille qui s'était levé ne savait manifestement pas quoi dire. Elle montra du doigt Solenn en disant :

-Elle va tout t'expliquer.

Solenn n'en croyait pas ses oreilles. La fille avait osé mettre toute la faute sur elle ? Elle aurait pu quand même partager la conversation qui allait suivre ! Le visage de la Serpentarde n'était même pas rouge, la colère enlevait toute sa timidité quotidienne, et cela l'arrangeait pour ne pas paraître en train de mentir. Alors, la rousse ravala sa colère en regardant la préfète, et lança :

-Je m'étais adossé au chêne pendant l'après-midi et je me suis endormie. Quand je me suis réveillé, elle pleurait et j'ai voulu lui demander si elle voulait en parler. Voilà ce qui s'est passé.

La rousse croisa le regard de la fille qui la remerciait silencieusement. Mais Solenn n'avait pas envie d'être gentille. Elle détestait parler et aimait quand les personnes se soutenaient au lieu de tout mettre la faute sur elle. Peut-être se trompait-elle, mais elle n'avait pas envie de le savoir. La fille lui avait raconté la raison de ses larmes, et Solenn avait cru qu'elle voulait parler un peu plus. Mais la façon dont elle se comportait la révulsait et l'énervait. Alors elle décida de rentrer et de se mettre au lit. Elle avait encore une leçon à apprendre et elle l'avait complètement oublié.

-Je suis désolé, ça ne ce reproduira plus.

Alors elle partit d'un pas rapide vers Poudlard. Elle marchait de plus en plus vite dans les couloirs, marmonnant pour elle-même : *Bravo Solenn ! Déjà un avertissement ! Tu ne peux pas vivre ta vie sans faire des bêtises !* La Serpentarde courait presque dans les couloirs, sans s'arrêter de ruminer. Elle descendit un premier escalier, et dans son empressement, manqua une marche et tomba face contre terre.

"Quand la Lune se lève, songe-t-elle au Soleil couché ?"
Même le plus petit des Serpents a du venin

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- Elle va tout t'expliquer.

Levant un sourcil interrogateur, la préfète se tourna vers la Serpentarde. Il s'agissait d'une jeune rousse nommée Solenn Cooper. Du moins, si les souvenirs d'Aëlys étaient bons. Cette attitude d'Eléonore étonnait sincèrement sa marraine. Que s'était-il donc passé pour qu'elle rejette ainsi la faute sur la verte et argent ? Ce n'était pas dans ses habitudes. Et en tant que Gryffondor, elle savait également que le courage qu'on leur donnait comme caractéristique essentielle était vérifiée. Il sembla à Aëlys que Solenn était aussi interloquée qu'elle et elle attendit avec d'autant plus d'impatience ses explications.

-Je m'étais adossée au chêne pendant l'après-midi et je me suis endormie. Quand je me suis réveillée, elle pleurait et j'ai voulu lui demander si elle voulait en parler. Voilà ce qui s'est passé.

Elle pleurait ? Mais pourquoi donc ? Qu'est-ce qui avait bien pu la chagriner à tel point qu'elle se retrouve dehors par une heure pareille ? Quand à Solenn, tout ce qu'elle disait paraissait plausible et elle savait mieux que quiconque que la réputation de mensonge et de triche de sa maison n'avait bien souvent pas lieu d'être. Aussi elle la cru sur parole. Elle-même avait déjà dépassé l'heure du couvre-feu à cause d'escaliers fou, raison pourtant bien plus farfelue que celle de s'endormir. Portant à nouveau son regard vers la rouge et or, elle intercepta une lueur de remerciement envers la Serpentarde.

- Bien, j'espère que vous ne vous endormirez pas trop souvent dehors. Vous risquez d'attraper froid un de ces jours. fit-elle avec un petit sourire à l'attention de sa camarade

Solenn avait un air énervé et la deuxième année avait une petite idée de ce qui pouvait l'agacer.

- Je suis désolée, ça ne ce reproduira plus. lâcha-t-elle

Puis elle repartit en direction du château, son pas rapide trahissant sa colère. A vrai dire, Aëlys ne savait que penser. Mais elle aurait sans doute eut une réaction de ce genre si, en essayant d'aider quelqu'un, cette personne rejetait la faute sur elle. Eh oui, Aëlys était douce et gentille, mais elle ne supportait pas les personnes n'assumant pas leurs actes. Or, elle savait pertinemment qu'Eléonore n'était pas de ces personnes. Il y avait forcément une raison à cela.

- Viens, tu m'expliquera à l'intérieur du château. Je ne veux pas que tu prennes un rhume toi non-plus. ordonna-t-elle d'une voix très douce

Elle la mena donc gentiment à l'intérieur de l'immense château. A peine arrivées, un bruit sourd surpris la préfète. La noirceur du lieu n'aidant pas à avoir les idées claires, elle alluma sa baguette et s'avança vers l'escalier d'où provenait le bruit. A la voir ainsi, on aurait presque pu jurer que le choixpeau s'était trompé en l'envoyant à Serpentard. Mais il avait ses raisons que la raison ignore. Ce fut avec soulagement que la Serpentarde s'aperçut qu'il ne s'agissait que de Solenn, étalée sur le sol, qui avait dû rater une marche. Elle lui tendit donc la main et l'aida à se relever.

"Deviens ce que tu es."
"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté."
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