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Une lettre annonçant... un voyage?  PV 

Ce matin là, Lyra avait reçu une lettre, pendant son petit déjeuner. Une lettre de son père. L'intimité n'étant pas vraiment la première règle dans la Grande salle, elle avait décidé de lire sa lettre plus tard, une fois seule et au calme. Elle avait attendu, inattentive au cours d'histoire de la magie. Elle avait attendu, reversant des fioles pendant le cours de potions. Et elle avait attendu, encore, se faisant réprimander par ses professeurs tout au long de la matinée.
Et enfin était arrivé, auréolé de ses heures libres sans cours sur lesquels elle n'aurait pas pu se concentrer: l'après midi. Lyra sortit du château et se rendit dans le parc, où elle réussi à trouver un arbre au calme, idéal pour lire sa chère lettre, tant attendue. Il fallait dire que le père de Lyra était assez absent de sa vie: il habitait à Amsterdam aux Pays-Bas, et elle ne le voyait que durant certaines vacances scolaires. Cela faisait maintenant presque six mois que la jeune fille ne l'avait pas vu, et elle attendait depuis, avec impatience, ses billets de train ou d'avion (l'avion est un moyen de transport aérien moldu) pour aller le voir durant ses vacances.
Fébrile, Lyra ouvrit donc l'enveloppe. Elle déplia le papier que celle ci contenait,et lu les mots que son père avait écrit, quelques jours auparavant:

Ma chère Lyra,
Tu te souviens surement que je t'avais promis, la dernière fois que tu es venue, que nous nous reverrions avant ta rentrée en 2ème année à Poudlard.
Ne m'en veux pas ma chérie, mais je vais devoir renoncer à cette promesse. Comme je te l'ai expliqué dans ma dernière lettre, je vis désormais avec Léanne, et nous partons en vacances en France cet été. Elle m'a fait la surprise, et je n'ai pas pu refuser. J'espère que tu le comprendras, et que nous pourrons tout de même nous revoir très bientôt.
Ton papa qui t'aime.


Une première larme roula sur la joue de la jeune fille, avant de tomber sur la feuille de papier, venant ainsi troubler l'écriture appliquée de l'expéditeur. Lyra était dévastée. Comment son père avait il pu accepter la proposition de Léanne sans lui en parler? Elle savait depuis longtemps que cette femme la détestait, mais pas au point de vouloir briser les liens déjà fragiles entre la jeune file et son père. Lyra pleurait désormais à chaudes larmes, de tristesse et et d'incompréhension.

Mais, dans son désaroi, l'éleve n'avait pas remarqué les silouhettes s'approchant de l'arbre contre lequel elle était adossée ...

Une lettre annonçant... un voyage?  PV 

Willy était allongé sur l'herbe du parc, les yeux mi-clos. Il se remémorait les évènements de ces derniers jours; ses notes excellentes, son récent achat d'un hibou, mais celui qui ressortait le plus était sa rencontre avec Eleana, elle ne quittait que rarement ses pensées. Il faut dire qu'ils s'étaient séparés de manière amusante, chassés de la bibliothèque par un concierge trop pointilleux sur les bavardages, il se revoit encore rire avec elle de cette mésaventure.

Bref, Willy repensait à tout cela, l'esprit tranquille, sur le point de s'endormir quand quelque chose attira le coin de son regard. Willy était très sensible aux mouvements, le moindre corps qui bougeait dans son champ de vision était instantanément repéré. Dans ce cas, il avait l'air de s'agir d'une silhouette s'accroupissant au pied d'un arbre, il détourna légèrement les yeux afin de s'en assurer.

Une élève de première année, certainement, elle avait l'air d'appartenir a la maison des Poufsouffle. Elle avait les cheveux blonds attachés en une queue de cheval haute, Willy l'aurait bien analysée plus en détails, mais la position accroupie de cette élève l'en empêchait, il se redressa alors, espérant apercevoir son regard ( c'est ainsi qu'il jugeait les gens ) et fus surpris de les voir clos et ruisselants de larmes.


*Sapristi, que peut-il bien lui arriver pour qu'elle se retrouve dans un état pareil ?* Pensa-t-il.

Willy, pour sa part, n'avait vraiment aucun problème avec les gens qui pleuraient, car la majorité des personnes avaient besoin de se libérer de temps en temps, tout ce qu'il y a de plus normal. Mais elle, elle ne sanglotait pas, juste ses larmes coulaient, malgré ses paupières fermées, apparemment, elle tentait de dissimuler ses sanglots, cette fille l'intriguait. Il se leva donc, épousseta rapidement sa cape pleine d'herbe et se dirigea lentement vers elle, il ne tenait pas à l'effrayer ou a se faire repérer, remarque, vu comment elle pleurait, il était peu probable qu'elle fasse attention à ce qui l'entourait. Willy n'était pas du genre à aider une personne qui pleurait, surtout quand il ne la connaissait pas, ce genre de moment nous appartiennent, pensait-il, mais le fait que cette fille semble vouloir retenir ses sanglots l’intriguait.

Arrivé à quelques mètres de la fille, il constata qu'elle tenait une lettre dans sa main, désormais froissée et mouillée de larmes. Problème de coeur ? Peu probable, l'enveloppe provenait de l'extérieur de l'enceinte, mais acheminée par des moyens de sorcier ( cela se voyait à son sceau ), il était donc plus probable que cette lettre provienne de ses parents. Séparation alors ? Non, ils n'auraient pas envoyés une lettre pour cela, peut être étaient-ils déjà séparés avant... Il ramassa l'enveloppe au sol, l'épousseta vivement et s'assit auprès de la fille sans la regarder.


"J'ai connu ça aussi, les problèmes de famille. Un membre de la famille indisponible, blessé ou malade, ce sont des choses qui arrivent, mais sache que la plupart du temps, ces problèmes se règlent d'eux même. Je m'appelle Willy, je t'aurai bien laissée pleurer toute seule, mais tu m'intrigue, sache le."


Willy avait dit cela le plus naturellement possible, mais avec de la compassion dans le regard, c'était tout lui ça, il était franc. Il disait tout ce qui lui semblait nécessaire, mais il espérait juste que cela permettrait à la jeune fille de s'épancher quelque peu. Il guettait aussi naturellement la réaction de la fille à sa tentative d'analyse...

Difficile pour moi de ne pas me donner à 200% dans tout ce que j'entreprends.

Une lettre annonçant... un voyage?  PV 

Un garçon s'approchait de la jeune fille en pleurs. Il semblait appartenir à la maison Serdaigle. Lyra, trop occupée à se morfondre, n'avait remarqué sa présence qu'au moment où il avait ramassé son enveloppe et s'était assis à côté d'elle.

"J'ai connu ça aussi, les problèmes de famille. Un membre de la famille indisponible, blessé ou malade, ce sont des choses qui arrivent, mais sache que la plupart du temps, ces problèmes se règlent d'eux même. Je m'appelle Willy, je t'aurai bien laissée pleurer toute seule, mais tu m'intrigue, sache le."

L'élève leva sur son interlocuteur des yeux ronds, comme s'i elle n'avait pas compris ce qu'il venait de dire. elle était surprise qu'il soit venu lui parler, il n'avait pas l'air d'une personne très extravertie, Lyra non plus d'ailleurs. Peut-être qu'il était venu vers elle justement dans le but de rencontrer quelqu'un? Si c'était le cas, il avait été assez maladroit en lui disant qu'elle "l'intriguait"; enfin ...
Elle sécha les larmes qui coulaient encore le long de ses joues, et rajusta son uniforme. Elle était déterminée à comprendre pourquoi ce garçon était venu la voir, lui qui avait pourtant l'air si solitaire. Lyra se tourna vers lui, et pris la parole:

-Je t'intrigue? Pourquoi, parce que je suis seule, assise, à pleurer avec ma lettre et que tu voudrais savoir pourquoi? Je vais te le dire: je ne pleure pas pour des problèmes de famille, pas exactement tout du moins. Je pleure parce que la corde qui me lie à une personne a été fragilisée; parce que quelqu'un a encore coupé les petits fils qui font que cette corde est, ou plutôt était solide. Je pleure parce que j'ai peur que cette corde se rompe, et que le fossé en dessous soit trop large pour construire un pont. Je m'appelle Lyra, Lyra Watson et, laisse moi te dire que tu m'intrigue aussi,dit-elle dans un sourire.

Elle avait peut-être été un peu directe, amis elle n'aimait pas que les gens se fassent de fausses idées à son propos. Cela faisait un certaint temps que Lyra voyait Léanne tourner autour de son père, et elle n'avait jamais vu leur relation d'un bon œil. Le problème, c'est que Léanne avait peur que Lyra essaie de s’immiscer entre elle et le père de la jeune fille, alors elle avait tout fait pour que l'enfant soit le plus loin possible d'Amsterdam, car, comme disent les moldus tels que Léanne,"loin des yeux, loin du cœur", et Lyra en faisait lourdement les frais depuis quelques années.

Une lettre annonçant... un voyage?  PV 

"Je t'intrigue? Pourquoi, parce que je suis seule, assise, à pleurer avec ma lettre et que tu voudrais savoir pourquoi? Je vais te le dire: je ne pleure pas pour des problèmes de famille, pas exactement tout du moins. Je pleure parce que la corde qui me lie à une personne a été fragilisée; parce que quelqu'un a encore coupé les petits fils qui font que cette corde est, ou plutôt était solide. Je pleure parce que j'ai peur que cette corde se rompe, et que le fossé en dessous soit trop large pour construire un pont. Je m'appelle Lyra, Lyra Watson et, laisse moi te dire que tu m'intrigue aussi."

Willy restai sans voix suite à la réaction de Lyra, il s'attendait à des dizaines de réactions possibles; qu'elle pleure encore plus, qu'elle parte en courant, qu'elle l'ignore, qu'elle rigole ou le gifle même, mais ça... De plus, elle ne semblait pas se demander comment il avait deviné pourquoi elle pleurait. Car il n'était pas dupe, derrière ce genre de discours se cachait souvent la vérité pour qui sait la déchiffrer, le fait qu'elle se soit corrigée en disant "pas exactement" lui laissait penser qu'il s'agissait effectivement du problème qu'il avait deviné. Mais pourquoi lui sortir toute une tirade ? Cherchait elle à cacher quelque chose en détournant son esprit ?


*Remarque, c'est ce que je ferai aussi, bien que l'idée de parler autant ne me sied guère* Pensa-t-il.

Il jaugea alors Lyra, d'une manière assez discrète pour ne pas paraître insistant, mais suffisamment pour qu'elle s'en rende compte. Elle était légèrement plus petite que lui, mais de pas grand chose, avec les cheveux d'un blond clair attachés en une queue de cheval haute, qu'il avait déjà remarqué avant, mais il n'avait pas vu la petite attache en forme de papillon bleu, de la même couleur que ses yeux d'ailleurs. Elle était assez jolie au final, n'importe qui aurait certainement craqué sur elle, mais Willy avait déjà l'esprit occupé...

Un léger raclement de gorge de la part de Lyra fit prendre conscience a Willy qu'il la regardait sans rien dire depuis trop longtemps pour le confort de la jeune fille. Il fit mine de se gratter la tête en soupirant, puis se redressa en disant;


"Très joli discours ma foi, mais si tu désirais tout simplement ne pas me révéler pourquoi tu pleurais, tu aurais aussi très bien pu ne pas me répondre." Elle l'intriguait de plus en plus.
"Je m'appelle Willy, ce qu'il faut savoir sur moi est simple; j'aime travailler, j'aime avoir raison, je déteste les gens qui se complaisent dans la médiocrité, j'aime les personnes qui ont de l'esprit, je n'aime pas le jus de citrouille, et j'aime chercher mes limites pour les dépasser. Tu t'appelle Lyra, c'est bien ça ? Et bien, Lyra, sache qui si tu le souhaite, nous pouvons devenir amis, j'ai beaucoup aimé ta tirade de tout à l'heure, elle révèle l'agilité d'esprit que tu possède."

Willy disait tout cela en tendant sa main avec un léger sourire de connivence, la tête penchée sur le côté, l'air de dire;


*Voilà, j'ai fait le premier pas, j'ai hâte de voir comment tu vas réagir...*

Difficile pour moi de ne pas me donner à 200% dans tout ce que j'entreprends.