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Quelqu'un a perdu quelque chose ?  Libre 

Cela faisait maintenant deux heures que November faisait ses devoirs dans la salle d'étude. Le silence régnait en ce lieu, alors que le seul bruit qui venait le briser était celui des plumes qui s'activaient sur les parchemins.
C'était visiblement un devoir de Sortilège, et la pauvre petite se creusait les méninges pour pouvoir répondre correctement aux questions posées par le professeur.
Les sortilèges... Elle avait hâte d'apprendre à lancer son tout premier sort ! La petite s'était promise qu'un jour, elle s'exercerait au Legilimens, car ce sort la passionnait grandement de par son utilité... Quelle petite fouine !

Cependant, elle avait beau aimer passer des heures entières le nez dans les livres de cours, d'histoire ou sur ses devoirs, en apprendre bien plus sur la magie et sur toutes sortes de choses, November avait atteint sa limite pour cette après-midi et elle sentait que, si elle ne prenait pas l'air rapidement, si elle ne profitait pas de ces doux rayons de soleil qu'elle imaginait chauds et revigorants, elle finirait par saturer.

*Oh ! puis zut, je reprendrai ça plus tard*, se dit-elle. Dans son élan, elle rangea, l'air grognon, ses affaires dans le plus grand silence ; seule sa petite bouille étirée par une grimace témoignait de son agacement.

Au bout de quelques minutes à se perdre à travers les innombrables couloirs de l'école, November déboula enfin sur son objectif : le parc. La vue était déjà magnifique sur les marches de l'école, et cela lui suffit déjà pour oublier ces maux de têtes qui commençaient à peser la tonne sur son crâne. En fermant les yeux, elle prit une grande respiration, savourant les odeurs environnantes des lieux et l'air chaud de l'été. Rien de tel pour se reposer un moment, loin de ces quatre murs !
Quand elle rouvrit les yeux, elle descendit les marches à toute vitesse, cartable sur le dos, puis chercha un endroit où s'installer pour profiter de sa petite pause. Elle le trouva non loin du lac, sous l'ombre d'un arbre au feuillage émeraude et épais, un peu éloigné des autres groupes d'étudiants qui, naturellement, profitaient eux aussi d'une pause bien méritée après les cours.
November n'est pas associable, loin de là. Elle aimait beaucoup passer du temps avec ses amis moldus, pour en découvrir un peu plus sur eux et construire de nouveaux souvenirs qu'elle espérait toujours être joyeux et inoubliables. Néanmoins, sa bonne humeur et son sourire éternel cachaient une timidité parfois un peu trop envahissante, ce qui bloquait la petite fille à toute nouvelle rencontre, tétanisée à l'idée que cela ne se passe pas comme prévu et qu'elle se retrouve finalement seule. Car oui, elle détestait la solitude. C'était déprimant et ennuyeux. Et si elle était à l'aise autrefois avec ce genre de chose, elle avait maintenant peur que ce ne soit plus la même histoire ici.

*Arrête de penser à tout ça, Nova ! Ce sont tous des élèves, comme toi : il n'y a donc aucune raison que tu ne puisses pas te faire des amis ici. C'est pas les sujets de conversations qui vont manquer, après tout, non ?*

Consciente qu'elle était en train de se parler à elle-même, tout en souriant bêtement, la petite blonde secoua la tête et fouilla dans son sac, gênée. Elle en sortit un petit carnet, qu'elle ouvrit à une page spécifique, et le lut sans relever le regard sur ce qui l'entourait. Puis, en déposant ce petit carnet auprès de ses affaires, elle sortit de son paquetage une petite palette, des tubes de peintures, un autre carnet beaucoup plus gros, une spatule et se mit au travail. Elle leva les yeux vers le lac, et commença à marquer son calepin avec les diverses peintures qu'elle a sélectionné un peu plus tôt.

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Les premiers devoirs. Il s'était totalement arraché les cheveux, sur cette première feuille de papier qu'il devait rendre. Des heures et des heures, à maltraiter ses neurones, devoir accès sur les potions. Il n'y connaissait pas grand chose pour l'instant mais avait envie de s'investir, de comprendre et de pouvoir être à la hauteur des attentes de ses professeur... mais aussi pouvoir rivaliser avec les autres élèves.

Faith avait finit par rendre l'âme, nez dans son livre. Ce n'est qu'au moment où il risqua de tomber de sa chaise, que son esprit lui autorisa le fait de pouvoir se réveiller et récupérer le contrôle de son corps. Fort heureusement car l'envie d'aller dire bonjour au sol ne lui disait trop rien.
Secouant légèrement la tête, le jeune garçon se dit qu'il était peut-être temps de quitter cette chaise où il était encré depuis le début, de peine de voir ses fesses fusionner définitivement avec le bois du meuble. L'idée étant tout aussi agréable qu'une chute douloureuse.

Attrapant un de ses propres livres, Faith se redressa. Ses jambes tremblèrent, tandis qu'il se rattrapa de justesse au solide bureau. Soupirant, le garçon attendit quelques instants en prenant une respiration lente et régulière. Il s'était redressé bien trop vite pour tant de temps passé assis... très mauvaise idée.
Une fois assuré que tout était en ordre, il glissa son livre sous son bras et prit la direction des portes menant à l’extérieur. Ce monde où le soleil pouvait toucher sa peau. Lui qui était plutôt pâle n'était pas un grand ami de cette massive boule de feu. Ses mèches argentés tombant devant ses yeux, il fit un premier pas dehors...

Les éclats du soleil vinrent l'éblouir. Décidément, il était de moins en moins copain avec. Venant protéger ses yeux avec son bras, il détailla les environ. Les étudiants étaient tous en groupe, maisons avec maisons, parfois mélangés. Faith s'étonna de voir tant de monde... Même s'il savait que Poudlard pouvait accueillir un nombre important d'élèves.
Son regard finit par se porter sur une silhouette esseulée, seule dans son coin : comme pour s'esquiver aux autres.

Haussant les épaules, il prit son courage à deux mains -quoi qu'une lui servait déjà à protéger ses yeux, le temps qu'ils s'adaptent à la lumière- pour s'avancer vers cette personne seule, au loin. Quelques instants suffirent avant qu'il n'arrive à son niveau, prenant son livre dans sa main libre, cachant grossièrement le titre de celui-ci : de visible, il n'y avait que le mot ''créature''.
La voix du jeune garçon fut la première à briser le silence. Quoi qu'arrivant dans le dos de la jeune fille, elle n'aurait pu agir avant.

- Bonjour, je peux me poser ici moi aussi ? Sauf si tu veux rester toute seule, je ne veux pas t'embêter. Les coins à l'ombre sont un peu rare. Dit-il, affichant un sourire amical.

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Sally s'étira après de longue heures à faire ses devoirs dans la bibliothèque. Son cerveau était à bout tellement elle réfléchissait. Son poignet était hors-service tellement elle avait écrit de lignes. Son dos la faisait souffrir tellement elle était penchée sur ses devoirs. Mais elle les avait finis. Et il n'y avait que ça qui comptait. Elle réprima un bâillement. Elle allait passer une bonne nuit ! Elle rangea ses parchemins, ses livres de cours, sa plume et son encre, et se leva de sa chaise inconfortable. Elle entassa plus ou moins bien (mais plus moins que plus...) ses affaires dans son sac. Elle saisit la bretelle de son sac et le traîna jusqu'à la porte. Tant pis si elle ne prenait pas soin de son sac ! Bon, quand même, elle fit un effort. Elle monta lourdement son sac sur son dos. Son dos l'élançait. C'était ça, la fameuse ''souffrance des élèves''. Elle soupira en abondance. Elle se passa la main dans les cheveux. Des mèches sortaient de sa queue de cheval. Elle la défit, secoua sa tête, puis la refit. Elle posa son sac dans son dortoir. Enfin, elle descendit jusqu'au parc, sans oublier son livre favori, le livre de cet écrivain moldu, Jules Verne :Le tour du monde en 80 jours.
Le bon air lui fit du bien. Elle le respirait à pleins poumons. Comme elle le pensait à chaque fois qu'elle allait dans le parc de Poudlard, elle adorait l'odeur du parc. Tellement... Fraîche. Douce. Enivrante. Attirante. Trop d'adjectifs la qualifiait. Elle humait l'air, immobile.
Dans son élan, elle fit tomber le livre qu'elle tenait à la main. Elle ne s'en rendit pas compte, tellement elle était concentrée sur son odorat.
Elle marcha dans le parc, sans but. L'air l'avait revigorée. Elle soupira, d'aide cette fois-ci. Elle localisation un coin à l'ombre. Elle s'y installation tranquillement. Elle rêvassait :
*Quel moment...magique ! Il n'y a pas d'autre mot ! Un bon livre, et ce serait parfait...*
Elle se redressa. Son livre ! Où était-il passé ? Elle chercha autour d'elle, scrutant du regard le moindre coin et recoin. Il avait disparu !
Elle fit quelques pas. Il était forcément quelque part. Elle était sûre et certaine de l'avoir pris. Elle aperçu deux élèves en train de discuter non loin d'elle. Elle leur demanda :
- Excusez-moi... Vous n'auriez pas vu mon livre quelque part ? Je l'ai perdu...
Elle se tritura une mèche de cheveux, défaisant de nouveau sa queue de cheval. Tant pis ! Le principal était de retrouver son livre, par tous les moyens.

VIVE SERDAIGLE !!!
*Donnons la culture à ceux qui ont l'intelligence sûre.*
*Le divertissement est le meilleur régime contre le poids de l'existence*
Franck Dhumes

ABSENTE JUSQU'AU 30 FÉVRIER !

Sally le fantôme du passé revenu d'outre-tombe

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November était complètement concentrée sur son oeuvre. Certes, elle n'était pas non plus une artiste hors-pair, mais elle savait suffisamment bien se débrouiller pour faire quelque chose qui peut se qualifier de "beau". En mélangeant quelques couleurs, la petite blonde réussit à faire un joli paysage de la vue qu'elle avait de Poudlard et du lac noir. En voyant le résultat, la petite se demanda si elle n'allait pas l'envoyer à ses parents pour qu'il puisse admirer son travail et la vue qu'elle avait ici. Peut-être même allait elle écrire quelques petits mots derrière, comme une sorte de lettre.

Lorsque Faith fit son arrivée, Nova était encore perdue dans ses pensées. Elle sursauta en entendant une voix à côté d'elle, renversant les peintures encore fraîche par terre, colorant les brins d'herbes de rouge, de bleu, de jaune et de bien d'autres couleurs vives. La griffondor écarquilla les yeux avant de rire de bon coeur de sa maladresse, et récupéra sa palette.

- Oui, bien sûr, installe-toi, lui répondit-elle avec un sourire encore amusé par sa bêtise. Je ne dis jamais non à un peu de compagnie !

Même si son anglais est parfait, on peut encore entendre un accent français. Probablement qu'elle n'a pas encore eut le temps de s'exercer correctement sur ce point.
En reprenant ses affaires sur ses genoux, November laissa une place à côté d'elle au jeune homme, les joues légèrement rouges. Sans perdre de temps, elle se mit à le détailler : elle admira ses cheveux, son petit minois et ses yeux bleus. En laissant son regard descendre sur sa robe de sorcier, elle remarqua le petit emblème de Poufsouffle.

- Tu es de Poufsouffle, demanda-t-elle, toute souriante. Je suis de Griffondor, moi. Oh ! et je m'appelle November. November Haun.

Suite à ces mots, elle lui tendit la main.
Elle avait appris de par sa mère les mœurs des anglais et elle savait que la "bise" pouvait parfois les surprendre, même si cela était tout à fait naturel en France.

*On va éviter de le gêner dès le début*

Soudain, il vit un livre tomber non loin d'eux et arqua un sourcil. Tiens, il pleuvait des livres maintenant ? Décidément, cette étoile est vraiment magique jusqu'au bout !
En tournant la tête, elle se rendit compte que cela n'avait rien de magique. Quelqu'un semblait le chercher partout, sans voir où il était. Quand elle leur fit la demande, November pointa alors du doigt l'endroit où se trouvait le fameux ouvrage.

- Ce n'est pas celui-ci, là-bas ?

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Il observa un instant cette jeune femme. Elle avait un accent différent des autres, agréable à l'oreille, plutôt exotique pour lui en vérité. C'était plus que plaisant même, ça le sortait d'une sorte d'habitude dans laquelle il allait finir par s'enfermer ici. Faith n'était pas un garçon qui aimait finir dans le roulement du quotidien. Si les choses étaient tout les jours les même il finissait très vite par ne plus en pouvoir et déprimer.
Son regard finit par glisser sur la peinture que November venait de renverser partout au sol : donnant des effets artistiques sur la pelouse de l'école. Outre le fait de peindre des tableaux, il ne suffisait plus à la blonde des toiles... voilà qu'elle se mettait à peindre l'herbe de l'établissement.
Il n'en fallut pas plus au jeune pour se mettre à rire. Se tenant une côte de sa main libre, gardant son livre sous son épaule.

- Désolé pour ta peinture, c'est ma faute ! C'est amusant à voir, mais je t'ai fais perdre ce qui te permet de t'évader un peu de tout ces livres pleins de poussières... excuse moi ! Je me ferai pardonner, promis !

Il lui offrit un doux sourire. Encore innocent, ou alors simplement très gentils. Faith semblait malgré tout d'une sincèrité touchante. A la main tendue de la jeune femme, il la prit dans la sienne, inclinant ensuite son front dans une formulle de politesse digne d'une éducation poussée. Elle lui avait offert son nom. C'est donc avec humilité et tout en gardant -d'une poigne délicate- la main de sa voisine Gryffondor, son propre nom.

- Je me nomme Faith ! Faith Sabouraud. Enchanté de te rencontrer, November. C'est un très jolie nom, je l'aime beaucoup ! Il est un peu long, mais très agréable à l'oreille ! Tu es Gryffondor. C'est la chance. Beaucoup veulent rejoindre cette maison, pour son passé !

Il haussa les épaules. Rendant délicatement sa main à la jeune femme. Son père lui avait tout apprit au sujet de la politesse. Il devait se conduire comme un homme digne et ne jamais manquer de respect à personne. Si tout les autres élèves étaient à l'image de celle qu'il avait en face de lui, ce ne serait réellement pas un problème.
Tandis qu'il allait enchaîner sur d'autres mots, une voix se fit entendre derrière lui... l'obligeant à se retourner, avant de se poser aux côtes de Novem'.

Une autre fille était présente. Faith se surpris à se demander si Poudlard n'avait pas plus d'élèves filles que d'élèves garçon... c'était un sujet qu'il devrait travailler -et pourquoi pas compter chaque personne une par une- Le temps qu'il sorte de ses esprits, la question de la mystérieuse nouvelle trouva une réponse auprès de la blonde.

- En tout cas ! Heureusement que November a une bonne vision ! Sinon, il se serait perdu dans les herbes.

Il sourit aimablement. Venant se poser aux côtés de la gryffondor, profitant un instant de l'air contre son dos.... c'était si agréable.

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Quand le jeune homme s'excusa pour sa peinture, November rit de bon coeur en regardant les couleurs sur l'herbe et le jeune homme. C'était assez original, au final, de colorier l'herbe ainsi. Non pas qu'elle n'aimait pas le vert du sol, très joli au naturel, mais les couleurs rajoutaient un peu de "peps" à cet environnement naturel.
Elle retira celles-ci en un petit coup de baguette et déposa ses affaires à côté d'elle, puisqu'elle n'en aurait sûrement pas besoin pour le moment. Un dernier coup d'oeil sur son oeuvre la rassura : elle n'avait pas bavé dessus, ni même fait quelque chose qui aurait tout gâcher son travail. C'était déjà ça !

- Ce n'est rien, ne t'en fais pas, tu n'as pas besoin de te faire pardonner pour si peu. J'ai tout un stock de peinture avec moi, ce n'est pas ce qui va me manquer.

Elle rit de nouveau quand il complimenta son prénom, ce qu'elle trouvait adorable. Il avait une manière de parler assez amusante, se dit-elle. On dirait qu'il était presque gêné à chaque phrase qu'il prononce... ou alors tout simplement timide et très enthousiaste... En tout cas, elle l'appréciait déjà, ce jeune garçon.

- Merci, c'est très gentil, j'aime bien le tien aussi de prénom, répondit-elle, le sourire aux lèvres. La chance ? Je ne sais pas vraiment si c'est une chance... Toutes les maisons se valent ! Et puis, le passé, c'est le passé. C'est le présent qui compte, et je suis sûr que Poufsouffle est une très bonne maison !

November lui sourit, se voulant aimable avec lui, même si sa timidité restait encore bien présente.

- En plus, c'est la maison de Norbert Dragonneau : le plus célèbre et fantastique magizoologiste du monde sorcier !

Elle fixa un moment le jeune garçon. Oui, elle aimait beaucoup les écrits de Monsieur Dragonneau sur les créatures magiques. Sa mère tenait une boutique en Ecosse, où elle vendait justement des soins aux créatures... Il était donc tout à fait normal que la petite ai pu se renseigner au sujet de ce sorcier et de son travail. D'ailleurs, elle n'en était pas déçue !

November retourna son attention sur la jeune fille qui avait perdu son livre. Face au mutisme de celle-ci, November se leva et récupéra le livre en question, un peu plus loin d'eux. En le prenant en main, elle retira les quelques petits brins d'herbes qui s'étaient posés sur la page de couverture. Face à celle-ci, la rouge et or lui sourit, tendant le livre vers elle.

- C'est celui-ci que tu as perdu, demanda-t-elle. Je m'appelle November Haun, et toi ? Tu viens de Serdaigle ?

La Gryffondor l'examinait déjà de haut en bas et sous toutes les coutures... Aucun détail ne lui échappait et, bien entendu, elle avait reconnu les couleurs de la maison assez facilement.