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Retrouvailles entre cousines

En cette soirée d'hiver, la sorcière Phœbe Swan n'avait pas la moindre envie de se coucher se bonne heure, comme elle voyait certains camarades le faire. La nuit était déjà tombée, mais en cette saison, cela ne signifiait pas forcément qu'il était très tard. Elle savait qu'il avait beaucoup neigé, et en voyant le Parc à travers les fenêtres depuis les salles de cours plus tôt dans la journée, elle n'avait eu qu'une pensée : aller s'y promener. Et ce n'était qu'en début de soirée, après s'être imposée de finir au moins deux devoirs, qu'elle fut enfin libre. La sorcière de deuxième année sortit alors de sa malle un lourde de cape pour lui tenir chaud, une écharpe verte et argentée et sa baguette car elle savait que la Forêt Interdite et ses dangers n'étaient pas si loin du Parc. Elle avait aussi appris toute seule à mettre une flamme dans un pot de verre, qu'elle emporta pour pouvoir se réchauffer une fois dehors.

La jeune fille sortit alors de la salle commune en se disant que l'avantage de sa maison c'était qu'au moins, un mur ne risquait de réprimander des élèves pour leurs escapades nocturne, contrairement à un tableau par exemple. Remontant des sous-sols, elle gravit lentement les marches la menant au Hall d'Entrée, puis dévia pour se rendre à l'extérieur.

Lorsqu'elle arriva enfin à sa destination, elle savoura le bruit que faisait la neige sous ses pas et le silence profond, témoignage du long sommeil de la nature. Cependant, on pouvait voir certaines plantes résistantes au froid qui se tenaient, droites. C'est ce genre de végétaux que Phœbe admirait par dessus tout, de véritables survivantes. Elle déambula à travers le Parc, s'arrêtant ça et là pour observer un détail qui la fascinait dans le décor.

Soudain, alors qu'elle était penchée devant des Edelweiss, l'élève de Poudlard entendit distinctement une présence étrangère et se retourna brusquement pour faire face à la personne qui arrivait. Il s'agissait d'une camarade de Serpentard, un peu plus jeune, sûrement en première année. Au fur et à mesure que l'intruse avançait, la deuxième année lui trouvait un air de plus en plus le familier. Son regard se figea quand elle reconnut sa cousine. Incapable de réagir calmement, elle déclara, toute confuse :


"Ayla? C'est toi? Ça alors, comment n'ai-je pas pu te voir depuis la rentrée? Ma tante ne m'avait pas prévenue que tu viendrais cette année à Poudlard."

Φοίϐη, Pudeur Ardeur Fureur ; Jetée en 2040 entre ces Murs de Pierre
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Retrouvailles entre cousines

Cela faisait plusieurs mois que je ne me sentais pas à ma place dans cette école. Les sentiments que j’avais refoulés refirent surface ; j’étais résolue à faire payer ceux qui m’avaient rejetée.

Je ne peux pas expliquer comment une première année a pu faire exploser la moitié d’un train mais depuis ce jour plus personne ne m’adressait la parole ; mes excuses étaient vaines. Je passais mes soirées en retenues, si bien que je perdis contact avec ceux qui auraient pu être mes amis.

Le Choixpeaux avait fait de moi une Serpentard et je comptais remplir mon rôle. Ma punition était arrivée à son terme et ma vengeance allait pouvoir commencer. La première partie de mon plan était d’infiltrer l’ennemi afin de mieux le nuire. Ne pouvant préparer du polynectar dans le château il fallait que je trouve une alternative.

Je me saisis de mon sac et déposa précieusement les ingrédients nécessaire à la fabrication de la potion. Je jetai un rapide coup d’œil dehors, la neige tombait lentement sur le sol immaculé et la nuit semblait déjà avoir envahi le ciel. Revêtant ma cape, je pris ma baguette afin d’être prête à passer la nuit dans la forêt interdite.

Des traces de pas avaient déjà formé un chemin, inquiète d’être vue par un inconnu je m’approchais. Les traits qui se dessinaient me semblaient étrangement familier. C’est avec ébahissement que je reconnu ma cousine.


"Ayla? C'est toi? Ça alors, comment n'ai-je pas pu te voir depuis la rentrée? Ma tante ne m'avait pas prévenue que tu viendrais cette année à Poudlard."

«  Vraiment ? Tu es aussi une Serpentard et tu sais que j’ai 11 ans. Tu aurais déjà dû me contacter »

Retrouvailles entre cousines

La réponse d’Ayla Plume fusa, aussi glaciale et froide que la température extérieure :

« Vraiment ? Tu es aussi une Serpentard et tu sais que j’ai 11 ans. Tu aurais déjà dû me contacter »

De frustration et de fureur, l’aînée serra étroitement sa baguette de sa main gauche, si fort que ses ongles s’enfonçaient dans la chair de sa paume. Phœbe était blessée par cette réaction, elle n’avait pas voulu vexer sa cousine. Cependant, elle se rendit compte qu’elle passait sûrement beaucoup trop de temps à étudier. Cela aurait-il pu expliquer le fait que les deux jeunes filles ne se soient jamais vues depuis septembre ? En même temps, Ayla elle-même lui avait dit ignorer si elle irait à Beauxbâtons ou à Poudlard la dernière fois qu’elles avaient passé des vacances ensemble. Elles étaient si complices lors de leur dernière entrevue… C’était leur enfance solitaire qui avait rapproché les cousines en premier lieu : deux fillettes d’un âge assez proche, sorcières, vivant à l’écart de tout contact moldu.

Observant son amie, la sorcière de deuxième année se rendit compte que quelque chose clochait. La nouvelle élève de Poudlard n’en était qu’à son premier trimestre et pourtant, des cernes foncés se dessinaient déjà sous son regard bleu acier, qui toisait avec une expression de détermination, peut-être mêlée à la rage ou à la colère, son interlocutrice. À moins que ce ne soit l’ombre des branches étendues en parasol se trouvant au-dessus de leurs têtes qui produisaient cet effet.

Remarquant le sac qu’Ayla tenait très près d’elle d’un air nerveux, Phœbe répliqua :


« Tu ne m’as même pas prévenue dans quelle école tu irais finalement et je ne t’ai jamais vue dans la salle commune quand j’y étais… J’en avais déduit que tu étais en France ! Et qu’est-ce que tu caches dans ton sac ? N’essaie pas de me faire croire qu’il n’y a que des plumes et des parchemins. »

Le ton qu’elle avait employé était plutôt agressif, mais la Serpentard comptait bien prendre le haut du pavé dans cette conversation.

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Les mots soulignés sont pour une mission de la Cabane de Cristal.

Φοίϐη, Pudeur Ardeur Fureur ; Jetée en 2040 entre ces Murs de Pierre
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« Tu ne m’as même pas prévenue dans quelle école tu irais finalement et je ne t’ai jamais vue dans la salle commune quand j’y étais… J’en avais déduit que tu étais en France ! Et qu’est-ce que tu caches dans ton sac ? N’essaie pas de me faire croire qu’il n’y a que des plumes et des parchemins. »
Une bise glacée emporta ses paroles, tandis qu’impassibles, les flocons continuaient de pleuvoir au-dessus de nous. Son regard inquisiteur parlait pour elle.
J’articulais lentement ces mots de sorte que chaque syllabe la transperce tel des lames d’acier.

« Il se trouve que tu ignores bien des choses, cousine ! Sais-tu que j’ai attaqué mes camarades de première année avant même la répartition ? »
Ses yeux gris orageux reflétaient le tumulte dans son esprit. Elle semblait dorénavant prise par un ouragan de pensées.
Déterminée à ne pas faire resurgir des sentiments que j’avais enfoui, je m’éloignais tandis que Phoebe tentait de saisir mes mains. Je savais qu’elle était maintenant la seule à pouvoir m’écarter de ma quête. Ancrée devant moi dans la poudreuse, je compris que le seul moyen de m’éclipser était de lui asséner la vérité.

«  Je ne suis plus la fillette que tu avais connue jadis : j’ai grandi. Avant la répartition j’ai appris l’opinion qu’avait ceux de mon âge sur les différentes maisons. Le lion majestueux semblait pour moi le plus noble. Quant au serpent il était fourbe et sournois, ce serait une honte de se retrouver à Serpentard. Mes camarades n’étaient pas du même avis.
Provoquer une détonation pour leur signifier que j’avais raison était mon intention, j’en suis moins sûre pour les vitres brisées… Quoi qu’il en soit le Choixpeaux m’a envoyé dans ta maison. On m’a isolée, chuchotant derrière mon dos ; je dois bien admettre que les retenues étaient pour moi le seul moyen de réfléchir en toute quiétude. J’ai trouvé un moyen de les faire payer. Maintenant laisse-moi. »

Un voile de larmes embrumèrent les yeux de Phoebe ; celle que j’avais autrefois tant aimé et admiré. Sa tristesse résonnait en moi, un courant glacé, plein de remords m’envahit. Je remarquais ses mains enserrant sa baguette de charme que la brume nocturne avait dissimulé. La mâchoire crispée, elle plissa les yeux.

Retrouvailles entre cousines

Phœbe se tenait droite, attendant les explications qu’Ayla lui fournirait. Sa cousine adoptait un comportement très étonnant, elle était méconnaissable et la deuxième année voulait comprendre ce qu’il se passait.
 








En effet, la fille aux couleurs vert et argent ignorait certaines choses, mais elle se demandait toujours pourquoi sa confidente de toujours n’avait pas pensé à lui en parler. La sorcière était hébétée, surprise et en pleine incompréhension. Elle n’arrivait pas à sonder l’expression de sa cousine à la faible clarté de la lune. Dans une tentative de rapprochement, l’étudiante s’approcha d’Ayla pour saisir ses mains et la rassurer, mais cette dernière ne le voyait pas du même œil. Elle continua sa tirade longue et amère.





Phœbe hocha la tête de droite à gauche pour reprendre ses esprits. Elle pensait que la maison des serpents avait eu le temps de redorer son blason en plusieurs décennies et était dégoûtée d’apprendre les réactions de sa benjamine. Elle en était même attristée et eut du mal à contenir ses émotions. La jeune étudiante remarqua qu’en parlant, son interlocutrice avait tenté de cacher son sac derrière son dos. Tout son discours n’était en somme peut être rien de plus qu’une diversion.
Incapable de lui pardonner son attitude, l’aînée répondit d’un ton aussi calme et mesurée que son émotion lui permettait :




« Tes retenues peuvent expliquer tes absences de la salle commune, et ailleurs. Mais tu n’as jamais essayé de me faire part de ta détresse. Plus important, tu as éludé ma question principale. Et comme tu ne sembles pas prête à y répondre de ton plein gré, je me sens contrainte d’aller chercher des réponses par moi-même. »



Phœbe leva alors sa baguette et visant le sac, elle exécuta le sortilège qu’elle maîtrisait à présent parfaitement, et qui lui avait même valu un Optimal en Défense Contre les Forces du Mal, celui de désarmement :



« Tu ne me laisses pas le choix… Expelliarmus ! »



Apparemment, Ayla ne s’était pas attendu à ce geste de la part de sa camarade et son précieux sac vola sans résistance jusqu’aux mains de son adversaire, qui l’ouvrit sans ménagement. Très vite, l’élève de deuxième année, passionnée en cours de Potions, comprit les intentions d’Ayla.



« Chrysopes, Peau de Serpent d’arbre du Cap, Corne de Bicorne… Ne me dis pas que tu comptes faire ce que je crois ! C’est interdit à ton niveau, et tu n’en n’as même pas les capacités. »



Phœbe toisa sa cousine, très curieuse de savoir ce qui la poussait à vouloir concocter du Polynectar.

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Je vis ma chère cousine me toiser avec une expression que j’avais rarement vue sur son visage, j’avais l’impression que mes paroles l’avaient peut-être… vexées ? Tout en discourant, j’avais fait glisser mon sac derrière mon dos pour le soustraire à son champ de vision. Cependant, je la vis rapidement reprendre son masque de froideur dont elle se dotait pour dissimuler ses intentions et émotions.

« Tes retenues peuvent expliquer tes absences de la salle commune, et ailleurs. Mais tu n’as jamais essayé de me faire part de ta détresse. Plus important, tu as éludé ma question principale. Et comme tu ne sembles pas prête à y répondre de ton plein gré, je me sens contrainte d’aller chercher des réponses par moi-même. »

L’étonnement me saisit lorsque je la vis sortir sa baguette. Je ne me serais jamais attendue à ce qu’elle m’attaque et je n’eus pas le temps de réagir, ma baguette étant de toute façon bien trop bien rangée, dans une poche ma cape. Je me maudis de ne pas l’avoir rendue assez accessible en voyant mon sac voler dans les airs suite à l’incantation que j’entendis Phœbe prononcer. Inspectant mes affaires, elle déclara d’un ton presque moqueur :

« Chrysopes, Peau de Serpent d’arbre du Cap, Corne de Bicorne… Ne me dis pas que tu comptes faire ce que je crois ! C’est interdit à ton niveau, et tu n’en n’as même pas les capacités. »

Ma cousine avait ponctué sa réplique de son regard pénétrant demandant des explications. Je ne pus céder à l’autorité qu’elle mettait dans son attitude et mes épaules s’affaissèrent tandis que je fis ma confession :

« D’accord… Je vais tout t’avouer. Je voulais faire du Polynectar pour prendre l’apparence d’élèves des autres maisons pour me renseigner sur eux, aller dans leurs salles communes, tu vois ? Et je n’ai pas besoin de toi pour t’immiscer dans mes affaires. Comme tu l’as si bien dit, je ne suis qu’une incapable, infichu de concocter correctement des potions, n’est-ce pas ? Maintenant que tu sais tout, tu es contente ? »

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Phœbe attendait patiemment la réponse d’Ayla, qui n’allais pas tarder. Elle crut comprendre, en analysant l’attitude de sa benjamine, que cette dernière cédait à la pression et s’apprêter à lâcher ses aveux. Satisfaite, la deuxième année sourit, prête à entendre les explications qu’elle attendait :

« D’accord… Je vais tout t’avouer. Je voulais faire du Polynectar pour prendre l’apparence d’élèves des autres maisons pour me renseigner sur eux, aller dans leurs salles communes, tu vois ? Et je n’ai pas besoin de toi pour t’immiscer dans mes affaires. Comme tu l’as si bien dit, je ne suis qu’une incapable, infichu de concocter correctement des potions, n’est-ce pas ? Maintenant que tu sais tout, tu es contente ? »

La relation qui liait autrefois les deux anciennes amies s’était apparemment bien détériorée, et l’étudiante était bien déçue de se rendre compte du changement d’ambiance entre les deux filles, qui donnaient l’impression de l‘extérieur de se donner des piques. Elle répondit sur un ton aussi doux que possible :

« On peut tous faire des erreurs, il y a d’autres moyens d’arriver à ses fins. Tu es une Serpentard, la ruse et l’intelligence sont tes armes, je te conseille d’abandonner ton idée initiale, ça ne te mènera à rien de bon. »

Balançant le sac de sa cousine d’avant en arrière, Phœbe jugea qu’Ayla avait compris la leçon et le lâcha en sa direction pour le lui rendre.
L’élève aux couleurs vert et argent vit sa confidente d’enfance l’attraper avec agilité et vérifier son contenu, l’air ravie de récupérer son bien. La benjamine lui lança alors un regard chaleureux, reconnaissant et, Phœbe ne comprit pas pourquoi, légèrement amusé.

Au fond d’elle-même, la protégée de la maison du Serpent n’avait toujours pas totalement confiance et cette lueur d’amusement avait réveillé sa méfiance. Les regrets d’Ayla pourraient tout à fait être factices. Ainsi, la deuxième année restait sur ses gardes.

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La réponse que Phœbe me servit m’agaça au plus haut point, et surtout son ton condescendant :

« On peut tous faire des erreurs, il y a d’autres moyens d’arriver à ses fins. Tu es une Serpentard, la ruse et l’intelligence sont tes armes, je te conseille d’abandonner ton idée initiale, ça ne te mènera à rien de bon. »

Mon aînée venait certainement de tenter de me ‘faire entendre raison' mais ma décision était de toute évidence inébranlable. *Évidemment que je sais ce que je fais * pensais-je lorsqu’elle me parla d’erreurs. Cependant, je pense avoir assez apaisé ses suspicions car elle finit tout de même par me rendre mes affaires. Après avoir vérifié que tous les ingrédients étaient en place, je refermais la sac d’un coup sec et murmurais à l‘intention de ma cousine :

« Je suis désolée, mais je dois le faire, quoiqu’il m’en coûte… »

La laissant avec ces paroles nébuleuses, je fis volte-face et me mis à courir comme une dératée en direction de la forêt pour la fuir. Sans me soucier de ma réaction, je me focalisais sur mon parcours et ne me retournai que pour constater mon avance. Elle avait mis du temps à comprendre et avait à peine commencé à me poursuivre, l’air aussi désapprobateur qu’en colère.

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Ainsi que Phœbe s’y attendait, Ayla ne l’avait pas écouté de la bonne oreille et était restée bloquée sur son idée. Anxieuse, elle regardait sa benjamine repasser en revue le contenu de son sac tout juste récupéré. Sa cousine ne semblait pas s’être rendue compte que quelque chose avait disparu. En effet, la deuxième année avait pris de manière très discrète la baguette magique et cet acte lui avait permis de se rendre compte des propriétés de la nouvelle Serpentard. Celle-ci s’était souciée en premier lieu de la potion et cela signifiait beaucoup. Elle entendit à peine les mots prononcés par sa cousine :

« Je suis désolée, mais je dois le faire, quoiqu’il m’en coûte… »

L’étudiante ne fut qu’à moitié étonnée de la voir s’élancer tout de même vers sa destination initiale. Au moins, Ayla n’avait pas sa baguette pour l’empêcher de se jeter derrière elle, et lui laisser un petit peu d’avance n’avait que peu d’importance. Elle appela d’une voix forte son ancienne connaissance :

« Ayla ! Attends ! »

Phœbe n’eut pas beaucoup de difficultés à la rattraper et alors qu’elle était sur le point d’atteindre son niveau pour se placer devant elle, Ayla trébucha sur des racines apparentes d’un arbre imposant et s’effondra.
Oubliant soudainement toutes ses préoccupations, l’aînée s’agenouilla auprès de sa cousine, très inquiète, ne sachant comment réagir et priant intérieurement qu’elle n’était pas blessée en voyant ses yeux fermés.

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Malheureusement, ma course pris fin de manière assez précoce car je m’aperçus que je n’avais plus ma baguette pour ralentir ma complice de jeunesse. Rageant, je me retournais régulièrement pour calculer mon avance sur Phœbe, qui à mon grand dam s’amoindrissait. Elle avait essayé de me ralentir en m’appelant, mais je l’avais ignorée, bien trop concentrée sur ma fuite.

Alors que je vis sa main d’approcher de moi, avançant à moitié retournée, je me pris les pieds dans quelque chose de dur et tombait à terre.

Je subis alors un court moment d’absence dans lequel j’ai vaguement conscience d’être à terre, sans vraiment comprendre comment et pourquoi. Mes affaires se sont étalées sur le sol, heureusement rendu moins dur par la neige.

Le premier élément entrant dans mon champ de vision est Phœbe, apparemment très anxieuse de me voir dans cet état. Je lui pose alors la question dont je veux connaître la réponse.

« Est-ce que je suis blessée, que s’est-il passé exactement ? »

Je scrute le regard étonnant de ma cousine en attendant sa réponse, prête à faire tout ce qu’elle me dira.

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Phœbe vis à son grand soulagement sa petite Ayla recouvrer ses esprits au bout de seulement quelques secondes. Elle semblait cependant désorientée et demanda rapidement des précisions sur ce qu’il venait de se passer :

« Est-ce que je suis blessée, que s’est-il passé exactement ? »

La deuxième année, qui se voulait rassurante, lui soutint la tête et vis avec horreur sa main se teinter de rouge… Le visage au teint d’ordinaire mat et légèrement foncé de son amie était bien plus pâle que d’ordinaire, ce qui inquiéta au plus haut point son aînée.

« Je crois que tu t’es coupée à la tête, sur les mêmes racines qui t’ont fait tomber » avoua la Serpentard en désignant la proéminence faite de bois à terre.

« D’ailleurs, je devrais te rendre ta baguette, je me sens coupable à propos de ta chute… »

Ayla attrapa sa baguette mais semblait toujours faible aux yeux de sa cousine qui ajouta :

« Tu es sûre que tu peux t’en remettre ? Tu m’as l’air un peu faible, je pense que je devrais t’emmener à l’infirmerie. »

La fillette aux yeux bleus ne répondit pas mais avait la respiration de plus en plus saccadée. Phœbe la souleva de terre et la soutint en claudiquant jusqu’à l’entrée du château, d’où elle espérait que sa cousine sera prise en charge par l’infirmerie.


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Suite et réconciliation possible à l’infirmerie…

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