Parc

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Rencontre sur un petit air de musique  PV 

Reducio
Dans ce rp, Solwen est en deuxième année


Un bruit me fit relever la tête de mon livre. J'étais assise dans la salle commune de Serdaigle, sur le rebord d'une fenêtre qui m'offrait une vue fantastique du parc. Je repris peu à peu contact avec la réalité. La salle commençait à se remplir petit à petit d'élèves venus travailler ou discuter au calme en ce beau début d'après midi. Cependant, bien qu'ils soient venus chercher la quiétude, ils avaient plus tendance à la troubler qu'autre chose. Heureusement, l'ambiance était joviale et conviviale, puisque nous étions dimanche.
Un rayon de soleil jouant sur la page où j'avais stoppé ma lecture, attira mon regard. Ce livre était véritablement passionnant, c'était une histoire d'amour qui se déroulait au moyen âge et à laquelle se mêlait un soupçon d'histoire policière. Il était vraiment très bien écrit et je m'étais sentie happée par le récit dès la première page. J'avais commencé ma lecture depuis déjà deux heures et je n'avais pas vu le temps passer. Étant donné qu'il était déjà quinze heures, je décidai de fermer mon livre, afin de le continuer dans la soirée, et de m'activer à faire quelque chose d'autre. Mon regard fut absorbé par le parc, qui prenait peu à peu ses couleurs de l'automne. A cette période il n'y avait pas grand monde dehors, puisque le temps se faisait frisquet. En à peine quelques secondes, ma décision fut prise. La fin de mon après midi, je la passerais dans le parc. Je montais donc en vitesse dans mon dortoir afin de récupérer un sweat.
En ouvrant ma valise, je vis le petit paquet que ma mère m'avait envoyé par hiboux quelques jours plus tôt. Il contenait une flûte assez étrange. En effet, elle avait une embouchure mais deux extrémités. Ma mère me l'avait offerte en "remplacement" de mon piano, que je n'avais bien sûr pas pu emporter à Poudlard. Elle m'avait mise au défi de réussir à en tirer un morceau convenable avant la fin de l'année scolaire, défi que j'avais relevé immédiatement évidemment. Je pris donc le paquet dans ma poche, après avoir enfilé mon sweat, et je sortis rapidement du dortoir.
Je traversai ensuite la salle commune, qui décidément se remplissait de plus en plus, pour arriver à la sortie. J'eus le "malheur" de sortir à ce moment là. Une jeune fille un peu plus âgée que moi sûrement, voulait elle au contraire rentrer, et nos épaules s'étaient entrechoquées brusquement. Je lui soufflait donc un petit "Désolée je ne t'avais pas vue" pendant qu'elle recoiffait sa frange, avant de quitter la pièce.
Je dévalais rapidement les marches qui menaient au hall. J'étais presque arrivée aux grandes portes quand mon estomac gargouilla. Pour tout vous dire, je n'avais pas beaucoup mangé au déjeuner, et la lecture, c'est bien connu, ça creuse. Je choisis donc de faire un petit détour par les cuisines. J'avais une grosse envie de sucré tout d'un coup.
Je fus relativement bien accueillie aux sous sols, alors que les elfes de maison devaient déjà avoir beaucoup à faire. Cependant, l'un d'eux pris gentiment le temps de me faire une gaufre recouverte de chantilly, posée sur une serviette. Je le remerciai puis quittai les cuisines, ne voulant pas déranger plus que nécessaire. Sur le chemin du parc, je mordis dans ma gaufre encore chaude, à pleines dents. C'était un pur bonheur. Parce que la gaufre à la chantilly, faut bien se l'avouer, c'est une vrai tuerie.
Une fois dehors, et ma gaufre finie, je savourais le plaisir de me retrouver à l'air libre. Le parc était splendide à cette saison, et le vent frais me calmait. Je me mis ensuite en quête d'un endroit tranquille afin de pouvoir essayer ma flûte en toute sérénité. Je finis par prendre place non loin de l'endroit où j'avais fait la rencontre de Lyn l'année précédente. J'avais tellement de bons souvenirs liés à cet endroit...
Assise en tailleur dans l'herbe, je pris mon paquet, et en sortis ma flûte.
Elle avait vraiment une forme étrange, mais son côté mystérieux m'attirait. Avant de la porter à mes lèvres pour l'essayer, je choisis de me chantonner une chanson afin de bien me mettre l'air en tête. Je passai mes musiques dans ma tête, puis je me mis à chanter doucement une de mes favorites. C'était une chanson en version française, que ma mère et moi adorions chanter.

"Sous les herbes folles, moi j’ai grandi.
Je suis une enfant ordinaire, plutôt jolie.
Petite fille rêvant d’ailleurs,
Ici pas très loin de vous.
Parfois je soupire et souvent je me dis,
J’aimerais tant voir la vie en grand !

Les cheveux froissés par le vent,
Fendre l’air comme un oiseau blanc.
Sentir enfin ton regard, sur moi.
Derrière ces murs je sais qu’il y a la mer
Des papillons un grand livre ouvert.
Mais y a-t-il quelqu’un quelque part,
Pour moi.

Sous les herbes folles, j’écoute la pluie.
Le temps, s’écoule ordinaire, moi je m’ennuie.
A chaque pas suivre nos cœurs,
Je veux suivre mon cœur.
J’attends, souvent je me dis,
Si j’avais des ailes si j’avais un ami,
La vie serait plus belle avec lui.

Les cheveux froissés par le vent,
J’irais voir les grands oiseaux blancs,
Je sentirais ton regard, sur moi.
Derrière ces murs je sais qu’il y a la mer,
Des papillons un grand livre ouvert.
Et toi là-bas quelque part,
Qui attend."


Je n'avais encore jamais chanté dans un lieu public à cause de ma timidité, mais étrangement j'avais apprécié le moment. J'étais en pleine nature, à chanter une chanson que j'aimais beaucoup. Que demander de plus ?
Profitant du fait que j'avais encore parfaitement l'air dans la tête, je pris la flûte. J'eus cependant un petit problème avec les deux bouts. Je ne comprenais pas comment je devais gérer tous les trous en même temps. J'étais en train d'observer ma flûte sous tous les angles quand j'entendis des bruits de pas. Je relevai brusquement la tête. Un jeune garçon blond se tenait en face de moi et me regardait.

"Il y a des sourires si beaux qu'on en oublie la laideur du monde"
"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante."
Maman poule emmitouflée en 2017

Rencontre sur un petit air de musique  PV 

Un certain ennui et un ennui certain m’étreignait le cœur. Le mot était fort, certes, mais où est le mal à vouloir renforcer une réalité déjà bien trop pénible ? Je me trouvais dans notre salle commune, les uns faisaient leurs devoirs tandis que les autres bavardaient sur des sujets ô combien passionnants vu les gloussements de certains de mes camarades… Exaspéré par tant d’agitation, je fuis le plus lâchement du monde cette salle à l’atmosphère pleine de vie, j’en convenais, mais aussi étouffante selon mon point de vue.
A peine avais-je mis un pied en dehors de ma salle commune que je le regrettais tout de suite. Le froid glacial des cachots me happa aussi sûrement qu’une douche gelée l’aurait fait. Autant dire que ce fut pour le moins désagréable.
C’est ainsi qu’un petit blond de première année grommelant quitta les sous-sols du château. Ainsi commença mon périple.
Mais comment avancer correctement lorsque les tableaux, l’air plus las que las, s’épanchaient sur leur absence de vie sentimentale, en vous parlant directement, sans même vous demander votre avis.
Une question à mille gallions, évidemment.
La vie de peintures animées vous intéresse-t-elle ? Grand bien vous fasse si c’est le cas, ce n’est pas le mien… Une armure osa même m’accoster en voulant me prendre mon chandail. Est-ce que j’ai une tête à vous laisser mon chandail sans discuter ? Je ne crois pas ma petite dame ! En général c’est moi qui vole les chandails des gens ! Pas l’inverse ! Mais dans quel monde vivons-nous désormais ?
Une fois arrivé dans le Grand Hall (ce qui ne fut pas sans épreuves), je vis que le Parc semblait bien plus accueillant qu’une vieille bibliothèque poussiéreuse. Je tiens encore à la santé de mes poumons, merci bien.
Dehors, le soleil faillit m’aveugler. Après un moment à m’adapter à la trop forte lumière pour mes pauvres rétines, je pus admirer le parc dans toute sa splendeur. Les arbres aux teintes chatoyantes, vestiges de l’été, l’herbe encore grasse, semblait vouloir accueillir mes pieds en son sein. Ce que je lui refusai vu que je n’allais pas laisser mes chaussures se tâcher inutilement pour une simple envie.
Déambulant entre les arbres, j’aperçus une fille qui semblait avoir mon âge. Elle tenait entre ses mains un instrument à l’aspect ridicule. Ne perdant pas une occasion de pouvoir humilier quelqu’un, je m’approchais le plus doucement possible. Une mélodie me parvenait. C’était presque réussi mais on pouvait entendre quelques fausses notes. Et si il y a des erreurs c’est que ce n’est pas parfait. Et si ce n’est pas parfait je peux me ficher de la personne en question.
Arrivé en face d’elle, je pus la dévisager. Assez petite, les yeux bleus et de longs cheveux bruns. Banale tout compte fait…
Parfait.
C’était mes cibles préférées.

Procrastinateur de haut vol.

Rencontre sur un petit air de musique  PV 

J'avais à peine commencé à jouer depuis quelques instants que j'étais déjà interrompue. Déjà que j'avais sous estimé complexité de mon instrument... À ce rythme là, je ne le maîtriserais jamais avant la fin de l'année ! J'avais naïvement pensé que ce n'était qu'une simple flûte et que je pourrais en jouer à peu près convenablement dès la fin de l'après midi. Hélas, je m'étais fourré le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Je soupirai avant de détourner mon attention de la flûte pour me reconcentrer sur le jeune garçon blond qui se tenait toujours face à moi, sans bouger. Et qui me dévisageait. Si il y avait bien une chose dont j'avais vraiment horreur c'était d'être le centre de l'attention de quelqu'un que je ne connaissait pas. Je me sentis rougir sous son regard insistant et j'attendis qu'il parle pour casser le silence gênant qui s'était installé entre nous. Cependant, voyant qu'il ne se décidait pas à parler, je finis par prendre la parole, légèrement hésitante et méfiante.

- Euh... Salut ?

*C'est nul ça Solwen, très nul*
Au moment même où j'avais fermé la bouche, je m'étais rendue compte que je n'avais absolument pas dû l'inviter à la discussion. Je ne me reconnaissais pas dans ma façon de parler. Je ne m'étais jamais montrée méfiante ou agressive envers qui que se soit et je m'en voulais d'avoir réagit comme ça pour la simple raison qu'il me regardait. Je me mordis la lèvre, cherchant comment rattraper la situation. Mais de quoi étais-je censée parler avec un inconnu qui m'avait surprise alors que je pensais être seule ? Et bien je n'en savais rien. Je n'étais pas douée pour lancer une discussion, surtout quand j'étais mal à l'aise. L'air quelque peu méprisant que je lisais sur le visage du garçon en face de moi me déstabilisait. Mais je pouvais très bien me tromper. Peut être était il simplement curieux et moi trop méfiante encore une fois. Je respirai profondément et repris la parole.

- Désolée c'est pas ce que je voulais dire. Tu veux pas t'asseoir ?

Et voilà, le plus dur était fait. J'avais fait un effort pour battre ma timidité et j'espérais qu'il serait payant. J'étais peut être trop gentille et naïve ou peut être que j'allais passer un bon moment avec lui. Seule sa réponse me le dirait. En tout cas je ne pouvais plus vraiment faire marche arrière.

"Il y a des sourires si beaux qu'on en oublie la laideur du monde"
"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante."
Maman poule emmitouflée en 2017