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Lever de Soleil  PV Leigh Abberline 

Ce matin, Lou s'était levée de bonne heure. Le ciel alors couvert la veille s'était dégagé et une douce lumière rosée se frayait un passage par les rideaux bleu de sont dortoir. La jeune fille était descendue sans hésiter et maintenant, elle se trouvait debout, pieds nus dans la neige scintillante, le regard perdu dans le paysage somptueux qui l'entourait.

Lou ferma les yeux, appréciant la solitude. Le son du vent dans les feuilles de la forêt, le chant d'un groupe d'oiseau passant au dessus du Lac...
Elle n'était arrivée ici que depuis quelques mois, mais déjà elle s'y sentait comme chez elle. Plus même qu'en Irlande. Là où, tout de même, elle avait passé son enfance, jusque là.
Lou ouvrit les yeux et jeta un coup d’œil vers le château qui se couvrait doucement de la lueur du soleil levant. Tout cela semblait irréel. La jeune bleu et bronze se demandait bien souvent si elle n'était pas tombée dans un rêve sans réveil. Elle s'était pincée tant de fois en espérant ne pas se réveiller. Ne pas se retrouver dans son lit de bois, en Irlande.

Mais non. Tout cela lui arrivait réellement et c'était bien plus qu'un émerveillement, un espoir. Elle serra sa baguette au fond de sa poche. D'après le marchand, une plume de phénix reposait en son cœur, donnant à la baguette une certaine indépendance... un besoin d'être apprivoisée. Lou ne pouvait s'empêcher de penser que c'était son cas. "C'est la baguette qui choisit son sorcier" disait-on...
Au creux de sa paume, Lou crut sentir la baguette chauffer doucement, lui procurant une légère chaleur. La jeune Irlandaise sourit. Elle était une sorcière et elle étudiait la magie dans la plus grande école de sorcellerie du monde... Poudlard!

"Dans le monde il n'y a pas d'un côté le bien et le mal, il y a une part de lumière et d'ombre en chacun de nous. Ce qui compte c'est celle que l'on choisit de montrer dans nos actes, ça c'est ce que l'on est vraiment." Sirius Black

Lever de Soleil  PV Leigh Abberline 

Le soleil venait à peine de franchir les murailles de la nuit que la jeune demoiselle s'était éveillée. Il faut dire qu'elle avait eu de la difficulté à dormir, tourmentée par un certain cauchemar qui devenait fréquent. Elle écarta sa couverture puis s'étira. Son attention était portée sur la température extérieure qu'il lui était possible d'observer par sa fenêtre recouverte d'un fin rideau en soie bleue. En effet, le temps était doux et clair. La jeune Serdaigle s'était donc levé pour revêtir des vêtements chauds et après réflexion, entreprit de prendre l'air à l'extérieur avant de commencer une nouvelle journée qui se résumerait probablement à donner sa présence en classe puis, à des lectures d'ouvrages mystérieux qu'elle avait entreposées dans sa valise pour les moments les plus ennuyeux.

Elle descendit la tour ouest tranquillement. Rien ne pressait, il était encore très tôt. Vagabondant au milieu de ses souvenirs, Leigh abordait un air pensif. En fait, le cauchemar qu'elle avait eu était assez troublant et elle ne comprenait pas l'enseignement qu'elle devait en tirer. Pourquoi rêvait-elle d'un animal blessé se trouvant au sein d'une forêt lugubre? Peut-être en parlerait-elle à une camarade de classe et qu'elle aurait des réponses ou du moins, des idées et des pistes qui lui permettraient d'effectuer une meilleure interprétation de la situation... La blonde avait marché en direction du parc. C'est de cette manière qu'elle avait remarqué une jeune fille étant pieds nus dans la neige.

Que fait-elle... Se demanda la jeune fille avant de s'avancer vers l'inconnu.

- Bonjour! Je crois que tu as peut-être oublié tes chaussettes avant de sortir! Tu devrais faire attention, la grippe n'est jamais l'ami de personne... 

Elle sourit puis mit ses mains dans les poches de son manteau. La température était très froide malgré la beauté observable et la blonde se demandait combien de temps cette fille était resté au froid, pieds nus, peut-être devrait-elle l'emmener à l'infirmerie pour s'assurer qu'elle ne tomberait pas malade? Ne sachant trop quoi faire et étant mal à l'aise, elle attendit. 

<< Telle est la magie des langues humaines, que par un humain accord elles signifient souvent, avec des sons identiques, des choses différentes. >> Umberto Eco
Le nom de la Rose (1980) de Umberto Eco

Lever de Soleil  PV Leigh Abberline 

Lou sursauta. Un bruit de pas l'alertant derrière elle. La jeune Irlandaise n'eut pas à attendre bien longtemps. Une voix féminine s'éleva dans son dos.

- Bonjour! Je crois que tu as peut-être oublié tes chaussettes avant de sortir! Tu devrais faire attention, la grippe n'est jamais l'ami de personne...

L'aiglonne fit volte face. Derrière elle, une jeune fille de son âge approchait, les mains enfoncées dans son manteau, ses yeux d'un bleu claire la fixant curieusement.
La jeune fille ne s'y attendait pas et son premier reflex fut de penser à un plan de fuite. Elle se sentait maintenant prise au piège dans ce paysage découvert.
Mais son interlocutrice s'était arrêtée. Elle attendait. Lou fit le vide dans son esprit, chassant la peur qui s'était emparée d'elle. Elle détendit ses muscles un à un et tenta un petit sourire vers l'inconnue.

"Euh... Bonjour...Je... j'ai l'habitude...J'aime bien courir et marcher à... à pied nus...surtout dans... dans la neige..."

La fillette se frotta le bout de son nez rougi, souriant un peu plus largement et franchement.

"La grippe ne me fais pas peur!"

Lou se tut. Pour empêcher le rouge de lui monter au joues d'abord, mais elle en profita pour détailler celle qui lui faisait maintenant face. Elle avait déjà du la croiser car son visage rappelait à la jeune Irlandaise quelque chose. Ce devait être une Serdaigle... Et puis un petit quelque chose vint titiller l'esprit de la fillette. On ne se levait pas si tôt en week-end pour rien. Car si Lou avait été réveillée par une habitude matinale, elle doutait que ce soit le cas de cette aiglonne. Les cernes qui serpentaient sous ses yeux le prouvaient.

"Et...euh toi? Qu'est-ce qui t'amène la dehors?"

Si Lou rougit de son audace, elle n'en était pas moins curieuse de savoir...

"Dans le monde il n'y a pas d'un côté le bien et le mal, il y a une part de lumière et d'ombre en chacun de nous. Ce qui compte c'est celle que l'on choisit de montrer dans nos actes, ça c'est ce que l'on est vraiment." Sirius Black

Lever de Soleil  PV Leigh Abberline 

La jeune fille à la chevelure dorée observait l'autre fille qui était en face d'elle. Comment pouvait-elle se balader les pieds nus sans attraper la moindre petite grippe? Ce phénomène devait relever de la magie. Ce qui était plutôt ironique lorsqu'on y prêtait attention. Leigh reportait donc son attention sur la jeune fille. Elle semblait être très tendue. La blonde était en mesure d'observer ses mouvements saccadés et crispés. Elle avait l'air effrayé ce qui dérangeait un peu la jeune Serdaigle. Elle ne voulait pas créer un sentiment de peur chez les individus qu'elle rencontrait. C'était pourquoi elle avait décidé de s'arrêter de marcher un peu avant d'être à la hauteur de la jeune fille. Il ne fallait tout de même pas qu'elle parte en courant, pied nue dans ses températures très froides.

Elle prit le temps d'écouter la jeune fille qui lui expliquait qu'elle faisait souvent cela. Sortir à l'extérieur du château afin de prendre l'air sans habillement correct. Soupirant, Leigh se demandait comment elle avait été en mesure de survivre tout ce temps sans attraper quelque chose de bien grave. Elle décida donc d'aborder le sujet de façon calme et posée, comme à l'habitude.

- Je vois! Tu es très brave de faire cela. Tu n'as pas mal toutefois? Le froid peut occasionner des brûlures tu sais... Au fait, je me nomme Leigh et je suis de Serdaigle, mais je crois que nous nous sommes déjà croisée dans la salle commune... 

Souriant, Leigh se souvint qu'elle avait effectivement été en mesure d'observer l'étrange fillette lors de soirées passées dans la salle commune des Serdaigles. Il était question de moment très agréable qui lui permettait de décompresser un peu. Ainsi, les horribles cauchemars qu'elle n'arrivait toujours pas à interpréter lui étaient moins pénible. 

La jeune blonde avait donc pris une mèche de cheveux entre ses doigts et abordait de nouveau un air pensif. Elle n'aurait d'autres choix que d'aborder la question à quelqu'un qui pourrait possiblement l'aider à résoudre ce mystérieux problème. Au même moment que c'est pensée commençait à vagabonder doucement en directions éloignées, la jeune fille fut ramenée par l'inconnu. Elle lui avait demandé ce qu'elle faisait à l'extérieur si tôt le matin. Peut-être était-ce un signe qu'elle pouvait aborder le sujet avec la demoiselle.

- Eh bien, tu vois, depuis un certain moment, je n'arrive pas à effectuer une nuit de sommeil complète. D'étrange phénomène onirique me perturbe et je n'arrive pas à les interpréter correctement... C'est pour cela que je suis debout si tôt! Autrement tu peux me croire que je serais encore couchée à l'heure qu'il ait! 

Elle avait rigolé pour détendre l'atmosphère tendue qui régnait autour, mais aussi pour se mettre en confiance. La jeune blonde désirait apprécier chaque moment qu'elle pouvait passer à l'extérieur. C'était ainsi qu'elle pouvait regagner de l'énergie qui se perdrait au cours de la journée. C'était un cercle vicieux très complexe. Elle observait donc la jeune fille qui l'accompagnait espérant peut-être obtenir des conseils ou des avis sur ses événements étranges...


Reducio
Vraiment navrée du retard! 

<< Telle est la magie des langues humaines, que par un humain accord elles signifient souvent, avec des sons identiques, des choses différentes. >> Umberto Eco
Le nom de la Rose (1980) de Umberto Eco