Parc

Inscription
Connexion
  Retour

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Nora avait passé le déjeuner à dévorer Arthur des yeux, aussi loin puissent être leurs tables respectives. Elle n'avait pas eu beaucoup de temps à accorder ces dernières semaines et regrettait de ne pas avoir pris le temps de le voir plus souvent. Elle aurait bien aimé partager son repas avec lui mais il semblerait que personne ne se soit mélangé en ce repas si particulier. Aussi s'était-elle contentée de le regarder de loin, espérant qu'il l'a voit également. Avec le temps Nora avait changé, grandit, mûrit. Elle s'était découverte de nouvelles aspirations, de nouveaux désirs. Et ses sentiments envers Arthur avaient également évolués. Peut-être devait-elle lui en parler.

Nora avait la tête ailleurs, si bien qu'elle ne fit pas réellement attention aux événements qui l'entouraient. Elle entendit Miss Loewy les inviter à la rejoindre devant la Grande Porte, ce qu'elle fit sans tarder dans un mouvement de foule. Ces paroles avaient au moins le mérite de la sortir de sa léthargie. Mais pour autant, elle ne pouvait s'empêcher de chercher Arthur des yeux à chaque fois qu'elle tournait le regard. Elle sortit donc et se planta dans la neige qui, à un tel endroit, ressemblait plus à de l'eau brunâtre qu'autre chose. Ils attendirent un peu avant de voir un dragon arriver. Nora recula d'un pas sous le coup de la surprise et manqua de marcher sur quelqu'un. Elle se retourna rapidement pour s'excuser er se concentra à nouveau sur la bête, et la femme qui en descendit. Puis elle fut captivée par ses cheveux, si bien qu'elle en oublia même Arthur.

Ma couleur : #B22222
En cas de besoin, ma volière vous est ouverte !
Joyeux Noël à tous !

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Surprenait ou impressionnait, c'était difficile à déterminer, la différence était si imperceptible dans le regard, dans son regard d'autant plus. Ses paupières s'étaient levées, sa peau s'était plissée bien plus que d'ordinaire et ses yeux azurs en devenaient particulièrement ouverts, avenants au monde qui entourait. Bien sur, l'impératrice de Poudlard n'écarquillait jamais les yeux, il fallut qu'elle devienne folle pour cela et Mad avait assez confiance en elle pour croire que cela n'arriverait jamais. C'était très probablement d'une naïveté sans pareille mais personne n'en avait la moindre conscience à ce moment, il aurait déjà fallu que quelqu'un d'externe connaissent intimement les pensées de la jeune fille, ce qui n'était le cas de personne. Pas même Yohan. Il fut donc bien impossible de détecter cette ignorance et jeunesse dont regorgeait les pensées de la Gryffonne sur celle qu'on pouvait qualifier comme son maître. Officiellement, psychologiquement, officieusement ou que savait-elle encore, elle ne cherchait pas à la placer dans une catégorie, lui collait une désagréable étiquette à la peau pour satisfaite son Esprit. Elle était désormais toujours aussi crispée, en proie à ses pensées, aussi ignobles que revigorantes soient-elles, et se tenait à quelques mètres de la personne qui était le centre de son attention. Elle avait besoin de sentir sa présence à ses côtés devant l'inconnu qui se profilait, maintenant que sa carapace n'était plus en place. Besoin de sentir l'aura et l'essence, les racines de celle qui faisait l'objet d'une telle convoitise auprès de la Deuxième Année. 

Elle réalisa que tout ce qui était produit par Kristen Loewy et dont Mad s'intéressait était pertinemment tourné vers le ciel, ce ciel bleu dont le froid s'en dégageait. La neige avait pris place et comblé les recoins de ce monde écossais. L'élève observa la coupole sous laquelle elle se trouvait et détailla chaque morceau du tableau avant d'apercevoir ce qui occupait l'attention de l'adulte : un point blanc se découpait dedans, une tâche. Une fine tâche blanche qui se muait en une majestueuse créature. Celle ci déployait ses ailes d'une grandiose manière qui en devenait supérieure sans pour autant se transformer en hautaine, sa peau rocailleuse rappelait son lieu de vie naturel qu'étaient les montagnes et son corps (une petite dizaine de mètres selon la jeune fille) émanait de chaleur, aussi thermique que draconienne. Cette nouvelle enveloppe corporelle inconnue au goût de la Gryffonne s'écrasa tendrement sur le sol froid après avoir brayé une parole incomprise probablement par tous et balayé l'assemblée de son regard rouge. Les nerfs qui se trouvaient dans ses pattes durent probablement envoyé un message de mécontentement et de désapprobation au vu de l'air contrarié de leur propriétaire mais Pourtant, la neige fumait à vue d'œil, soulevant des fumées de vapeur disgracieuse. L'étudiante détourna enfin ses yeux brillants de l'animal (ayant fait un article de journal dessus, elle savait qu'ils étaient considérés comme tels en vertu du décret  du Code du  magique) pour les orienter vers la silhouette frêle mais forte qui se découpait au-dessus de la créature. Asiatique. Voilà le seul mot qui s’immisça dans l'Âme, l'Esprit de Mad. Elle n'arrivait plus à connaître, comprendre ses deux entités. Elle les connaissait et comprenait pourtant par cœur, sur le bout des doigts même habituellement. L'une était ressentie, l'autre était vécue, raisonnée. Ce mot semblait un ressenti raisonné. Ou rien. Le néant. Un gouffre. L'abîme. Peu importe ce que ce mot était et comportait, il s'imposait de tout son pouvoir. Chaque lettre prenait sa place et chaque syllabe résonnait un peu plus. Comme chaque pas discret et délicat qu'effectuait l'Asiatique sur l'échelle de cordes qui se pendait en prolongement d'une selle en lin. Elle s'approcha par la suite de l'étendue d'élèves qui l'avait englobée de toute part et se plaça face à Kristen Loewy, dans une position de respect insurmontable. Elle s'était déjà chiquement habillée, avec sa longue robe rouge qui lui donnait un air de bal et sa cape de fourrure qui banalisait le tout en rendant l'ensemble charmant. Des ballerines banales accompagnaient le tout, accentuant cette caractéristique de l'habillement de la fille. Une inclinaison plus tard, elle semblait défier la directrice, ou plutôt tenter de lui faire passer quelque chose. Une émotion ou des mots ? Mad ne voulait, ne pouvait déchiffrer le regard de l'Asiatique à cette instant. Pour elle, c'était fade. Elle ne désirait pas et même n'autorisait pas cette inconnue à transmettre tant à la femme. Aude Luneau avait ce droit, car la concernée l'avait choisi, l'avait choisie même. Ici, ce n'était pas le cas, enfin pas à la connaissance de l'élève. L'Etrangère, la Coupable devrait-on l'appeler, ouvrit alors la bouche et prononça, d'un anglais bon teinté d'accent chinois :

- Hua Cao vous présente Biao Xixia, le grand doyen de Zhuangyán.

Suite à cette phrase simple annonçant clairement la future arrivée du maître de Zhuangyán, elle se retourna soudainement, comme si la présence de Kristen Loewy lui importait peu. Comme si elle n'était pas importance, précieuse. Comme si elle s'en foutait royalement. Comme si Biao Xixia dépassait Kristen Loewy. Hua Cao nageait en plein délire et Mad aurait voulu fondre sur sa personne pour le lui faire comprendre. Ou au moins lui faire remarquer. Elle ne savait pas la chance qu'elle avait.

Comment te dire, ou te faire comprendre, que la Vie n'était qu'un simple Songe ? Un Mensonge, que la Vérité Ronge.
Rire à m'en déchirer les abdos. Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ados.
Absente jusqu'au 18 août

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Le nez en l'air, offert à la froideur de l'air ambiant, Elina cherchait à voir ce que voyait miss Loewy. Ce ne fut qu'après quelques instant qu'elle réalisa qu'un petit point blanc auquel elle n'avait pas prêté attention avant semblait grossir. Elle l'avait d'abord mis sur le compte d'un flocon solitaire, mais les flocons ne grossissaient pas à vu d'oeil, même chez les sorciers n'est-ce pas ? A y regarder de plus près, le supposé flocon n'était même pas rond. La tâche blanche qui tranché sur le ciel dégagé ce jour là continuait à croître jusqu'à prendre une forme sinueuse. La forme serpentine était un immense dragon qui filait droit sur Poudlard. La Poufsouffle n'avait jamais eu encore le privilège de voir un dragon, mais la nature de cet créature ne faisait aucun doute. Elina s'arracha à la contemplation de l'approche de l'animal pour jeter un regard à miss Loewy. Leur directrice ne semblait pas le moins du monde inquiète. Au contraire, elle semblait presque réjouie à sa manière. Apparemment, cette arrivée était prévue. Cette arrivée devait être la surprise du jour.

La créature atteignit les limites du domaine avec une célérité remarquable. Bientôt, il descendit vers le sol d'un inflexion puissante de son corps massif, lançant un cri strident qui amena Elina a s'interroger sur l'état actuel de ses tympans. Elle n'eut guère le temps cependant de s'attarder sur la question. L'atterrissage du dragon se fit avec une légèreté contrastant avec sa taille. Au contact du dragon, la neige semble se transformer en vapeur sans même passer par l'état liquide. Le corps reptilien devait dégager une chaleur conséquente. Mais l'immense créature n'était pas seule. Une femme descendit de son dos, sa silhouette semblant terriblement frêle aux côtés de l'immense créature. Elina se demanda immédiatement quelle sensation pouvait procurer le fait de voler à dos de dragon. Cela n'avait très certainement rien à voir avec le fait de voler sur in balais. A peine la dompteuse du dragon eut-elle posé pied à terre qu'elle fit apparaître une cape de fourrure sur ses épaule. Il est vrai que sa tenue, bien que très élégante, semblait aussi très légère. La femme asiatique s'avança vers la masse des élèves à la tête de laquelle se trouvait miss Loewy. Puis elle s'inclina avec grâce avant de fixer son regard sur leur directrice, semblant ne s'adresser qu'à elle.

« Hua Cao vous présente Biao Xixia, le grand doyen de Zhuangyán »

Parlait-elle d'elle à la troisième personne ? La chinoise devait être Hua Cao si Elina ne se fourvoyait pas. Mais cette annonce voulait aussi dire qu'elle n'était que l'avant garde. Poudlard attendait donc d'autres invités. La Poufsouffle détourna son regard de l'étrangère pour scruter à nouveau le ciel. Un autre point qui grossissait maintenant à l'horizon, mais celui-ci semblait bien plus gros que le précédent. Les battements du cœur d'Elina semblèrent s'accélérer brusquement.

¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~
ma couleur : #7F6000

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Tu ne savais pas vraiment à quoi t'attendre lorsque, ce jour-là, tu étais descendu dans la grande salle en compagnie de nombreux autres élèves de ta maison pour assister à un repas spécial. Vous aviez tous été conviés à la même heure et la conséquence était que la grande salle était bondée ce qui n'étaient pas vraiment arrivé depuis le premier repas que tu avais fait à l'école, lors de la cérémonie de répartition. À la fois curieuse et intimidée par tout cela, tu étais installée à côté de Rey qui lui aussi semblait intrigué par tout ce remue-ménage. Il interrogea d'ailleurs des élèves d'années supérieures pour en savoir plus pendant que toi, tu dégustais avec un petit appétit une part de tarte aux poireaux.

Ainsi donc, quelque chose se préparait, mais tu ignorais quoi. Tu le saurais bien assez tôt, mais, tu ne pus t'empêcher de remarquer qu'une certaine impatience semblait régner parmi les murs de la grande salle et plus précisément à chaque table qui occupait cette dernière.

Bien, vite, le repas s'acheva et alors que les couverts et assiettes redevenaient tout aussi étincelants qu'au début du repas, tu vis la directrice vous inviter à vous rendre dans le parc.

Ton attitude ne fut pas différente de celles de tous les autres élèves de la salle et vous suivirent la dirigeante de l'école jusqu'en direction du hall d'entrée et tu te demandais bien qu'elle allait pouvoir être cette fameuse "surprise".

Ton regard croisa alors celui de plusieurs de tes camarades, mais tu restas malgré tout silencieuse et certainement, un peu impatiente d'en savoir plus.

Le flot d'élèves se créa et machinalement, tu te retrouvas prise dans ce dernier jusqu'à te retrouver dans le grand hall, puis finalement, sur le parvis du château ou un attroupement d'élèves se forma à mesure que l'ensemble du flot d'étudiants se déversaient par les lourdes portes de bois.

Puis enfin, l'élément tant attendu arriva. Fendant le ciel sous les exclamations surprises de la plupart des élèves. Toi-même, tu restais subjugué par le dragon qui était en train de se poser non loin de vous.
Tu te rappelais le manuel que tu avais consulté quelque temps auparavant concernant les dragons. Voir un spécimen en vrai était une expérience fantastique et tu aurais bien aimé t'en approcher pour pouvoir l'observer plus en détail, mais cela aurait sans doute était malvenu. Tu ne fis rien, mais ton regard brillait de mille feux alors que la cavalière descendait de sa monture et dévoilait des traits asiatiques parfaits. Elle s'adressa à la directrice de l'école avec un fort accent étranger avant de visiblement, laisser la place à une toute autre arrivée qui canalisa bientôt une nouvelle fois toute l'attention. Quelque chose d'autre arrivait. Quelque chose de bien plus imposant que le dragon précédent ?

Le Poufsouffle est Méchant, Le Poufsouffle est Sournois ! Le Poufsouffle Mord, griffe ! Il a les crocs !
2eme Année RP - 5ème Année Devoirs

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Avec le temps, Isabel avait appris à ne plus s'offusquer des secrets et autres informations que Kristen se gardait bien de lui révéler, tant que cela ne mettait personne en danger - ce qui n'était pas toujours le cas. Ainsi, lorsqu'elle lui avait annoncé quelques jours auparavant seulement qu'une délégation chinoise allait arriver à Poudlard, la jeune femme avait ravalé sa surprise et simplement écouté ce que la Directrice attendait d'elle – car si elle lui annonçait si tôt cet événement, c'était forcément parce qu'elle avait une tâche à lui confier.
Depuis ce fameux jour, Isabel ne tenait plus en place.


Resserrant sa cape d'hiver autour de ses épaules, Isabel s'assura que tous les élèves rejoignent bien le groupe et qu'aucun petit malin en profite pour rester seul dans le château avant de rejoindre Kristen et Aude à l'avant. Jetant un œil vers la Directrice, elle finit par suivre son regard. Les yeux d'abord plissés, ceux-ci s’écarquillèrent petit à petit, à mesure qu'elle prenait conscience de ce qui arrivait vers eux. 

Un dragon.

Et pas n'importe quel dragon. D'un regard expert, Isabel reconnu un Serpent Blanc du Laos. Une merveille. Le premier qu'elle voyait de ses propres yeux. Elle avait beau être au courant de la façon fort intéressante qu'avait l'école de Zhuangyán de se déplacer, et avoir préparé pendant des jours la venue de ces incroyables créatures, les voir en face était une autre affaire. Le corps et l'esprit soudainement empli d'une excitation professionnelle comme elle en ressentait rarement, la jeune femme fit un léger pas en avant, et les élèves près d'elle auraient presque pu la voir trépigner. 
Lorsque la créature se posa, le professeur de Soins n'accorda pas un regard à la frêle jeune femme qui en descendit pour venir à leur rencontre. Toute son attention était portée sur le Dragon. Seules ses bonnes manières l'empêchèrent d'aller à sa rencontre, ainsi que la voix qui s'éleva.

« Hua Cao vous présente Biao Xixia, le grand doyen de Zhuangyán. »

Lâchant presque à contre-cœur la créature des yeux, le professeur Almeida observa enfin la dénommée Hua Cao. Mais cela ne dura pas longtemps, car en suivant le regard de cette dernière, Isabel pu percevoir qu'autre chose arrivait. Quelque chose de bien plus gros. Mais de tout aussi draconique. Une main sur son ventre, l'autre sur la bouche, la sous-directrice retint une exclamation de joie.

[En congé maternité pour toute l'année scolaire 2043-2044]
Professeur de Soins aux Créatures Magiques.
Pas d’avatar
Marion Mielloneux  

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

  Cette journée comme toutes les autres journées, vous les connaissez hein ? Et bien c'est ainsi que s'était déroulée la matinée de Marion, enchaînant le lever du lit au petit-déjeuner puis au cours de sortilèges et botanique.  Il était à présent l'heure du déjeuner et la jeune fille se rendit à la Grande Salle retrouver la table des Gryffondor qui lui était si familière en se faufilant parmi les étudiants arrivant eux aussi dans la pièce, affamés. 

    Marion trouva une place en bout de table et mangea en silence son délicieux repas comme elle y état habituée à présent. Pendant ce temps là, mille et une pensées tourbillonnèrent dans sa tête. Un mélange de cours de botanique, de sortilèges et d'extraits de la chorégraphie du pas de quatre du Lac des Cygnes. Finissant son repas tranquillement, la Gryffondor resta encore un peu assise, regardant autour d'elle ses camarades rigoler, bavarder et manger. Puis, les plats disparurent et la Directrice de l'école se leva, l'air de se préparer à parler. Marion leva un sourcil, regard interrogateur, intriguée de ce qu'allait dire la sorcière. Etant donné que ce n'était pas souvent de le professeur Loewy prenait son repas ici, cela devait être important. 

« Votre attention, s’il vous plaît. »

    Commença-t-elle et la Grande Salle se retrouva comme figée. 

« Bien… Avant de retourner à vos occupations, je vous invite à me suivre dehors, devant la grande porte. Nous avons une petite surprise pour vous. »

    * De mieux en mieux * pensa la Troisième Année, son sourcils toujours levé en signe d'interrogation. Sa curiosité ne demandait qu'à être rassasiée comme son estomac quelques temps plus tôt. Puis, la Directrice se dématérialisa et elle supposa qu'elle avait transplanée. Puis, on retrouva la sorcière devant la grande porte.

« Eh bien, hâtez-vous. »

    Marion se pinça les lèvres. Elle détestait ce genre de choses. Ses parents eux-même transplanaient ainsi puis lui disait de se dêpecher, ce qui avait le don d'énerver leur fille. N'attendant pas plus, elle se leva et avança rapidement comme à son habitude. Elle se dirigeait vers le parc dans la masse d'élèves. Regardant le ciel, un petit point apparu dans son immensité. L'américaine plissa les yeux espérant mieux voir la chose.

    Finalement, une jeune femme sur un dragon atterrit dans le parc* Quoi ? Par Merlin mais c'est quoi ce cirque ? * S'écria intérieurement Marion tellement sa surprise fut forte. Néanmoins, comme d'habitude, elle le cacha. Elle avait déjà vu des dragons. Sa tante Félicia en avait fait son métier, mais en voir un, ici, au château, avec une femme inconnue dessus c'était une véritable surprise. Du bon côté de l'avis de l'étudiante, trouvant que cela faisait de l'animation. 

« Hua Cao vous présente Biao Xixia, le grand doyen de Zhuangyán »

   De plus en plus intriguant. Apparemment, l'étrangère s'appelait Hua Cao. Par contre, le certain Bia Xixia était invisible aux yeux de Marion. Qui était-ce ? Le doyen de Zhuang je sais plus la suite ? En tout cas, la Gryffone ouvrit grand ses yeux et ses oreilles pour ne rater aucune miette des informations.

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Image

BIAO


La forme grandit encore et encore, prenant toujours plus de place dans le ciel. De mémoire d’hommes, jamais une ombre d’une telle ampleur n’avait plongé simultanément toutes les tours de Poudlard dans les ténèbres. Ce qui se posa avec la grâce d’un cygne dans le parc cet après-midi là était exceptionnel… Une créature inoubliable.

L’Azuré du Népal était un dragon légendaire, totalement inconnu des occidentaux. Vénéré comme un dieu dans toute l’Asie centrale, ce dragon de vingt-deux mètres de longueur aurait été particulièrement à l’étroit dans le stade de Quidditch dressé quelques mètres plus loin. Impressionnant par sa taille (de fait, il était la plus grande créature du règne magique) il brillait également par la majesté de ses écailles bleu impérial et la profondeur de ses yeux dorés. Le long de son cou interminable, deux rangées de crêtes acérées comme des épées faisaient étinceler le moindre rayon de soleil qui venait frapper son cuir bleu. Stupéfiant de puissance, l’Azuré aurait presque fait passer le Serpent Blanc d’Hua pour un vulgaire jouet si les yeux rouge sang de ce-dernier ne reflétaient pas une férocité qu’aucune personne saine d’esprit ne se risquerait à tester.

Passer l’aveuglement de l’admiration, un détail, et non des moindres, devait lui aussi stupéfier les observateurs. Posée en équilibre sur le dos de la créature, une petite pagode à trois étages semblait défier toutes les lois de la gravité. De ce petit édifice-dont-on-se-demandait-comment-il-pouvait-demeurer-à-cette-place s’extirpa une haute silhouette. L’Azuré descendit son long cou vers l’assistance. Sa noble tête se posa à une dizaine de mètres du premier rang, le balayant d’un souffle rafraichissant. D’ailleurs, les plus observateurs avaient peut-être remarqué que l’Azuré n’avait soulevé aucun nuage de vapeur à l’atterrissage.

Descendant le cou de son dragon comme s’il descendait un escalier, Biao Xixia, le directeur de Zhuangyán, dégageait un mélange de sagesse et de force tranquille. Vêtu d’une robe traditionnelle en soie de couleur noir et argent, le septuagénaire arborait une remarquable collection de bracelets en jade le long de ses avant-bras, et plus encore une longue barbe blanche assortie à sa chevelure interminable (il ne l’avait jamais coupée). Biao marcha jusqu’au bout du museau de son dragon avant de se glisser sur la terre ferme. Un grand sourire illumina ses traits lorsqu’il caressa des yeux la foule venue l’accueillir. Le cœur chargé d’émotions devant tant de visages inconnus, le sorcier le plus puissant d’Asie s’inclina longuement en gardant ses mains jointes.

« Soyez tous bénis pour cet accueil, dit-il avec émotion. »

En se redressant, Biao accentua son sourire en approchant Kristen.

« Professeur Loewy, quel plaisir de pouvoir me tenir enfin devant vous. »

Les yeux gris du doyen de Zhuangyán souriaient autant que ses lèvres. Il inclina respectueusement la tête à chaque regard adulte qu’il croisa, mais très vite il se décala en désignant la pagode parfaitement immobile sur le dos de son dragon.

« Professeur Loewy, et estimés sorciers de Poudlard, mes élèves ont souhaité vous rendre hommage, annonça Biao, les yeux brillants de fierté. Chu-Jung Xue, de l’école du Tigre, sera le premier. »

[Prochain post le 04/02]

I'm the light in the darkness and the shadow on the ground. I'm everything... everything you ever wanted to know about silence.

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

L'annonce d'un déjeuner spécial était quelque chose d'intrigant, d'excitant; mais par dessus-tout, de passionnant et de réconfortant. Imaginer divers mets, imaginer un menu spécial préparé pour une occasion particulière - ça suscitait les esprits, et réveillait les estomacs.
Depuis l'annonce, le mien ne tenait plus en place. Il grondait sans arrêt - tel une tempête  - quémandant qu'on lui apporte son dû. C'est comme s'il avait un propre esprit - et une propre volonté, comme s'il vivait indépendamment de mon être. Comme si, même lorsque je dors, ou lorsque je ne serais plus - il aurait toujours besoin de se nourrir.
Peut-être était-ce le cas, d'ailleurs.

Lorsque l'heure du déjeuner arriva, je fus l'un des premiers à débarquer dans la grande salle, avide de nourriture. Pourtant, les repas étaient toujours délicieux à Poudlard. Mais la mention que ce repas soit “spécial” me mettait d'autant plus en appétit, me faisant languir de ce moment.
Si bien que, lorsque les divers plats alléchants se présentèrent sur la table des Poufsouffle (et sur les autres également, mais sur le coup je ne m'intéressait qu'à ce qui pouvait se trouver dans mon assiette); mes yeux brillèrent tels une pluie d'étoiles filantes. Je m'étais donc régalé - goûtant à tous les plats, me resservant encore et encore. Si les plats n'avaient pas disparus soudainement (me laissant d'ailleurs bouche bée devant mon assiette venant de se vider, ce qui ne manqua pas de me rendre triste sur le moment) - j'aurais sûrement continué à manger jusqu'à exploser. Ou jusqu'à devenir un ballon. Ou les deux, peut-être. Tant que la nourriture aurait été dans mon assiette, je l'aurais dévorée.

Je savourais donc le dernier morceau présent sur ma fourchette, alors que la directrice - qui d'ailleurs, ne se présentait que rarement aux repas, et c'est à cela qu'on devinait que quelque chose de spécial se tramait - se leva, demandant l'attention des élèves. Elle demanda à ce qu'on la suive dehors, devant la grande porte; où une surprise nous attendrait. Puis elle disparu - pour réapparaître dans l'encadrement de la porte de la grande salle, incitant tout le monde à la suivre.
Il y eut un court silence, puis tous les élèves se levèrent. J'attrapais un dernier morceau de nourriture qui semblait avoir échappé à la grande disparition, avant de me lever également et de me hâter devant le château, comme tout le monde. Un lourd murmure s'élevait de la foule, les élèves se demandant ce qu'il se passait, et quelle serait cette surprise.  Certains émettaient des hypothèses, tandis que d'autres préféraient attendre dans l'excitation.

Une fois devant le château, tous les élèves se mirent à attendre - un signe, ou quelque chose. Moi aussi, après tout - même si j'étais en train de grignoter ce que j'avais réussi à sauver du repas. Puis, au loin, quelque chose se mit à briller. Enfin, c'était plutôt une silhouette lointaine - qui se rapprochait. Puis, cette silhouette s'agrandit, encore et encore, au fur et à mesure qu'elle s'approchait du château. Je pus finalement discerner la silhouette d'un majestueux dragon blanc et ma bouche s'arrêta machinalement, laissant tomber le morceau de repas que j'avais sauvé plus tôt (comme quoi, il était destiné à être perdu).
Je regardais l'immense bête voler jusqu'au château, pour finalement atterrir avec grâce, tandis que mes yeux brillants ne le quittait pas. Il me rappela ce que j'avais pu voir dans un vieux film d'animation que mes parents m'avaient montré quand j'étais petit - mais je n'avais jamais pensé voir une telle bête en vrai un jour. J'avais envie de m'approcher, de le regarder sous tous les angles, de le toucher... Et pourtant, je ne bougeais pas, trop absorbé par sa prestance.
Et par ses yeux perçants.

Du dos de la bête descendit une personne, qui s'inclina avant de se présenter à la directrice. Là, elle se présenta, Hua Cao, et nous demanda d’accueillir un certain Biao Xixia, qui serait le grand doyen de Zhuangyán. Il me semblait avoir déjà entendu ce nom... De mon souvenir, il s'agissait d'une autre école de magie. Comme quoi, le monde est grand !

Sans réfléchir, happé par la situation - je m'inclinais également, même si c'était probablement inutile, et qu'on allait se moquer de moi. Mais tant pis !
C'est alors qu'un nouveau point - beaucoup plus immense - apparu dans le ciel. Bouche bée, je me mit à le fixer, impatient de voir quelle bête majestueuse allait cette fois-ci se présenter à nous. Autour de moi, les élèves s'agitaient - et d'autres se taisaient, subjugués par ce qu'il se passait.
Le point ne cessa de grandir - et le dragon était encore plus immense, plus majestueux que le dernier. Il pouvait à lui seul couvrir presque la totalité du château - et pourtant, il atterrit avec la grâce d'une plume dans le parc.
Je ne clignais plus des yeux - trop envoûté, absorbé par ce qu'il se passait. Le bleu royal de ses écailles semblait m'hypnotiser, m'ensorceler. Ces yeux d'un doré profond me captivaient. J'avais l'impression de vivre un rêve éveillé. Ou endormi, que sais-je.
Pourvu que je ne me réveille pas, et que la bête m'emmène dans l'éternel pays des rêves, pour que je puisse la contempler jour et nuit. Elle me terrifiait, mais m'attirait tout autant - intrigante.

Lorsque je pus enfin cligner des yeux et corriger ma vue, j'aperçus - sur le dos de la majestueuse bête - une maisonnette de trois étages aux airs d'Asie traditionnelle. Elle semblait pouvoir tomber à tout moment, et pourtant tenait aussi droite qu'un arbre du parc.
Un grande silhouette sorti du petit bâtiment, alors que la bête abaissait son cou - plongeant ses yeux dans les milliers d'autres de ceux des élèves, et envoyant une douce brise aux premiers qui se présentaient.
La silhouette - intimidante et imposante - descendit avec calme le cou de la bête, comme un escalier impérial. Il devait être Biao Xixia, le Directeur de l'école de  Zhuangyán - du moins, c'est ce que j'imaginais. A le regarder, on pouvait ressentir une immense expérience accompagnée de sagesse - un peu comme lorsque l'on regarde un sage ou un moine. Il donnait une certaine sensation de tranquillité - et avait une barbe interminable, qui renforçait son image. Il marcha jusqu'au museau de son dragon, puis descendit, avant de sourire en nous observant.
Toujours subjugué, bouche bée et les joues rougies par l'honneur - je m'inclinais une seconde fois, ce qui était probablement encore inutile, et les gens près de mois devaient commencer à en avoir marre. L'homme offrit un sourire qui me subjugua de bien-être, alors qu'il nous remercia pour l'accueil - et si j'avais eu ma voix et la force de parler, je l'aurais remercié de l'honneur qu'il nous faisait.

L'homme se dirigea vers la directrice, et lui annonça son plaisir d'être ici. Il salua les professeurs, puis se replaça pour nous parler - à tous - déclarant que ses élèves avaient souhaités lui rendre hommage. Mes yeux s'écarquillèrent - des élèves étrangers, ici, à Poudlard? Mais c'était incroyable !

«Wow...» fut tout ce qui arriva à franchir mes lèvres.

Je remarquais ensuite mon ami, Rey, et me frayais un chemin jusqu'à lui.

« T'as.. ouah...!...vu...quoi penser? »

Je n'arrivais même plus à aligner deux mots, tellement la surprise et l'intérêt me prenaient de court. Je souris - les commissures de mes lèvres pouvant presque atteindre mes oreilles - et regarda attentivement ce qui se passait, voulant en savoir et en découvrir plus.

Reducio
J'espère que mon arrivée dans le RP à ce point ne dérange pas, sinon je retirerais mon post.

Une vie sans chocolat est une vie à laquelle manque l'essentiel.
Sorcier le plus Gourmand - Ventre sur pattes des Magic'Awards 2017

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Sa grandeur était dérangeante.

Mes jambes tremblaient affreusement. Cela n'était pas du à la neige qui recouvrait de son manteau gelé l'herbe de parc, ni même au sentiment malaisant qui m'habitait du fait de me retrouver si proche des Autres.
Non.
Mon corps tremblait et ma peau se remplissait de frissons, parce que devant moi se trouvait la chose la plus sublime que le monde m'ait donné à voir. Et j'en étais si effrayé que mon corps me secouait de tout ce qu'il pouvait.

Le dragon, dans sa flamboyante cape de saphir, m'étouffait littéralement.

J'étais assez éloignée du groupe pour ne pas me faire chahuter par la masse, mais pas encore assez pour que l'on me remarque. remarque.
J'étais seule, j'étais petite. Si petite.
Un puissant sentiment d'insignifiance m'alpagua tandis que je regardais mon effroi avec dans mes yeux des larmes brûlantes.

Mon cœur se serra dans ma poitrine. En une seconde, sous la vision de cette créature grandiose, toute ma pale existence fut remise en question. Le monde s'effaça pour que ne reste que l'immense créature et l'aveuglement de mes yeux ; un sentiment inconnu me saisi à la gorge et me coupa la respiration. Coincée dans mon propre corps tremblant, je ne pus faire autrement que de regarder de mes grands yeux larmoyants le soleil se refléter dans ses écailles luisantes. Ma présence, déjà rendue insignifiante par l'arrivée de la grande Blanche, se trouvait désintégrée par cet effroyable mastodonte.

Je n'avais aucun regard à offrir au bâtiment qui habillait le dos du dragon, ni même à l'étrange vieil homme – pourtant une légende – qui en descendait, ni même à la jeune femme dont la voix m'avait ravie les oreilles. Je ne pouvais qu'ouvrir grand la bouche et tenter d'happer quelques filets d'air pour nourrir mes poumons qui hurlaient de douleur. Je ne pouvais que regretter d'être si loin du premier rang et de son immense tête. Le moindre geste du dragon semblait immobiliser le monde ; et moi, par la même occasion. Sa puissance était phénoménale. J'aurais aimé qu'il ouvre grand sa gueule pour nous montrer à quel point elle était destructrice.

Je reculais cependant de quelques pas, trébuchant sous l'effet de la peur. M'éloigner était dérisoire quand la créature, en un pas, pouvait m'écraser de toute sa taille. Je voulais courir de toutes mes jambes pour échapper au danger que me faisait miroiter mon corps, mais ma paralyse était telle que je ne pus que rester là, à regarder, à sentir, à trembler.

Même l'attrait de cette magie étrangère n'était pas assez fort pour effacer l'effroi que m'apportait l'immense créature.

Éclabousse ; le Goudron de tes Souffrances se dilue dans ma Profondeur.

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Si le dragon blanc l'avait subjugué, il n'avait pas de mot pour décrire la gigantesque créature qui s'annonçait à sa suite. Si immense qu'il plongea Poudlard dans l’obscurité le temps qu'il le survole. Rey frissonna autant d’excitation que d’effroi.Face à une telle force de la nature, pouvait-on se départir d'un de ces deux sentiments ? Il se sentait ridiculement minuscule. Malgré son poids qui devait juste être énorme, le dragon se posa avec grâce sans élevé la moindre neige. Ni de volute de fumée comme son prédécesseur mais Rey ne s'en soucia pas vraiment, trop obnubilé pas le chatoiement du soleil qui jouait sur les écailles d’azur et les grands yeux d'or du dragon. Le poufsouffle prit une grande inspiration lorsque la tête du dragon s'inclina et se posa à une dizaine de mètres de lui. La créature entrouvrit la gueule, révélant une rangée de crocs qui ferait passer un TRex pour un minable et  le glaça de son souffle, littéralement. Étrange phénomène pour un dragon.

C'est alors qu'un mouvement au-dessus de son champ de vision l'extirpa de sa contemplation. En levant la tête vers le dos du dragon, Rey vit un étrange individu sortir d'une pagode tout aussi étrange. Celle-ci, haute de plusieurs étages était juchée, on ne savait pas très bien comment, sur le dos la créature. Il lui semblait que le moindre courant d'air pourrait la faire basculer dans le vide et pourtant il n’en était rien. L'individu qui s'avançait tranquillement vers eux était un vieil homme avec une chevelure qui devait être aussi vieille que lui vu la longueur. Malgré son âge avancé, Rey n'eut pas le moindre doute quant à sa capacité à réduire une armée en bouilli, sans dragon. Il se dégageait de lui une aura de puissance maîtrisée et de grande sagesse. Lorsqu'il descendit finalement du dragon, il s'inclina profondément devant eux, un sourire lumineux sur les lèvres. Soumis à cette douce autorité, le poufsouffle se sentit presque obligé de lui rendre son salut et s'inclina gauchement même s'il était certain que cela se remarquerait à peine. Le vieillard s’adressa alors au professeur Loewy, d'égal à égal. C'était sûrement lui, Biao Xixia.

L’annonce qu'il fit à propos de ses élèves l'intrigua mais l’attention de Rey déjà retourné à la magnifique et imposante créature qui se tenait juste devant lui. Ses yeux d’ambre fixés à ceux dorés, il était comme hypnotisé. La voix de son ami franchit à peine la brume de sa torpeur.

- Hein ? Répondit-il machinalement sans se retourner.

Le monde semblait ne plus exister. Il ne voyait plus que le miroitement de ces deux grandes sphères d’or vivant.

Capitaine et Poursuiveur des Frelons
*Le souffle des poufsouffles jamais ne s'étouffe*

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Tally Jenkins s’avança dans la Grande Salle. L'effervescence qui y régnait était loin d’être habituel. Tout comme ce repas spécial. Qu’y avait-il de si spécial à fêter pour qu’ils soient ainsi tous conviés ? Il était si rare en dehors du premier et du dernier repas de l’année de voir tous les élèves se déplacer dans cette vaste pièce. S’en était presque troublant. Cela faisait toujours remonter des souvenirs à la jeune fille. Sa première arrivée dans le monde magique, la table des Serdaigle délirante lors de leur victoire à la coupe des Quatre Maisons qui signait la clôture de sa seconde année. Et, aujourd’hui, un jour en apparence ordinaire mais qui semblait vouloir cacher des choses aux élèves de Poudlard. Même la directrice était présente, comme l’ensemble des professeurs. Définitivement, quelque chose clochait. Elle fronça les sourcils en prenant place à la table des Bleus, près de Milenka. Celle-ci semblait partager les même inquiétudes qu’elle sans avoir besoin qu’elles ne l’exprime à voix haute.

La rouquine ne mangea que peu, l’appétit n’était pas présent. Elle s’interrogeait. Au moment même où elle s’était mise à grignoter un raisin, la directrice demanda l’attention de l’ensemble des élèves. Et, tel un seul homme, les sorciers se tournèrent vers elle, l’oreille à l’affût. Le brouhaha qui avait envahi la Grande Salle s’était tût tout aussitôt. Maintenant, c’était certain, quelque chose d’extra-ordinaire se préparait. Au mot « Surprise » la moitié de des personnes présentent s’étaient déjà levées. Tally compris, elle ne remarqua même pas que la directrice s’était littéralement volatilisée. Elle se faufila derrière sa préfète pour se retrouver rapidement dans la cour intérieur, devant la porte monumentale du château.

C’était la première fois que Jenkins voyait un aussi grand nombre d’élèves rassemblés dans un si petit endroit. Elle avait vu les tribunes pleines à craquer durant le Tournoi des Trois Sorciers, également durant différents match de Quidditch mais l’intensité de ce moment forçait au respect. Les élèves jouaient des coudes mais la foule se figea lors de l’apparition d’un immense serpent volant. Tally elle-même stoppa net son mouvement et cligna plusieurs fois des yeux pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas. C’était bel et bien un dragon. De la même sorte qui hantait les contes chinois qu’elle idolâtrait tant dans son ancienne vie Moldue. Sa main attrapa la manche de Milenka, les deux jeunes filles échangèrent un regard. La scène qui se déroulait sous leur yeux était-elle vraiment ce qu’elle était ? La Serdaigle avait du mal à s’y faire, mais c’était la réalité. Elle se força à fermer les yeux un instant. Et, comme réveillée, la femme qui venait d'atterrir avec son dragon s’exprima.

« Hua Cao vous présente Biao Xixia, le grand doyen de Zhuangyán. »

La rouquine grava dans son esprit ces noms peu familiers. Elle se doutait que ces personnes étaient loin d’être n’importe qui mais, du haut de ses douze ans et demi, elle ne les connaissait pas. Son attention fut à nouveau attirée par les cieux. Un point blanc tranchait dans le ciel gris de Poudlard. Bientôt, des pupilles rouge se détachèrent. Tally aurait voulu avoir un mouvement de recule mais la foule était tellement oppressante qu’elle ne pu effectuer le moindre mouvement.

Plus l’immensité se rapprochait, plus son envergure paraissait invraisemblable… Et, pourtant, à nouveau, tout cela se déroulait sous ses yeux, impossible mentir, tout cela était bien réel. La bête majestueuse se posa devant l’assemblée avant qu’un vieil homme se s’extirpe de la petite pagode nichée sur son dos. La fillette pris soin de regarder les élèves autour d’elle, ils étaient tous aussi abasourdis qu’elle-même. Elle aurait voulu partager quelque chose, avec quelqu’un. Mais elle était incapable de mettre des mots sur ce qu’elle ressentait, ou même mettre de l’ordre dans ses pensées face à cette incroyable histoire.
Le vieil homme qui semblait bien vigoureux pour son âge s’inclina pendant un long moment. Un moment où la foule retint son souffle, dans un immense respect. Même Miss Loewy semblait suspendue à travers le temps et l’espace.

Tally n’eut pas le temps de se remettre de ses émotions. Le vénérable Biao Xixia introduisait déjà l’un de ses élèves, pour un hommage. La jeune fille cligna encore des yeux, ne sachant plus à quoi s’attendre. Elle était déjà à la frontière du trop plein émotionnel. Elle hésitait désormais entre l’évanouissement, le saut de joie ou la crise hystérique. C’était… trop.

4ème année RP |
#Aïe aïe aïe | Honneur, force et persévérance.
« Noël ? Pfeuh. C'est pour les gosses. »

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Comme son prédécesseur, le point qui était apparus dans le ciel grossissait à une vitesse ahurissante.  Mais la taille qu'il semblait avoir n'avait rien de comparable avec le dragon blanc pourtant déjà fort impressionnant. Pour Elina qui vivait sa première rencontre avec ces incroyables créatures qu'étaient les dragons, cela resterait sans nul doute un souvenir inoubliable. Tout les livres qu'elle avait pu dévorer ne l'avaient nullement préparés à ça. Ce dragon était démesuré et parvenait pourtant, par on ne sait quel miracle, à se poser avec grâce. Pourtant, la Poufsouffle n'osait imaginer quel poids il pouvait faire.

Nulle part Elina n'avait lu mention d'un dragon de cette taille. Elle n'avait d'ailleurs jamais lu nulle part qu'une créature aussi immense exista. La présence du dragon était écrasante. Jamais de sa vie La Poufsouffle ne s'était sentie aussi minuscule et insignifiante. Il lui fallut faire un effort considérable pour s'empêcher de demeurer littéralement bouche bée, mais elle ne pu rien quand à ses yeux écarquillés. Ses deux yeux ne lui semblaient plus suffisant pour englober la masse phénoménale du dragon. De ses écailles bleu impérial à ses yeux semblable à de l'or en fusion, sans parler de ses crêtes acérées et étincelantes, il était à couper le souffle. A cause de cela, la sixième année ne remarqua pas immédiatement l'étrange pagode en équilibre précaire sur son dos. Son attention en se tourna vers l'étrange édifice que lorsqu'une personne sembla en sortir. Mais son regard fut capté une nouvelle fois par le dragon lorsque celui-ci abaissa sa tête jusqu'au sol. Lorsque le souffle froid du dragon atteignit Elina, elle se rendit compte que la neige autour de celui-ci ne s'était pas évaporée comme cela avait été le cas avec le premier. Elle se serait bien attardée sur cette observation surprenante, mais son attention était de nouveau réclamée ailleurs. La silhouette qui s'était extirpée de la pagode se révélait être celle d'un sorcier âgé et à la barbe interminable, mais non moins en pleine possession de ses moyens. Il ne pouvait s'agir que de Biao Xixia, annoncé quelques instant plus tôt par Hua Cao. Parfaitement à son aise, le doyen descendit le long du coup du dragon d'un pas sûr. Observant tout cela avec la plus grande attention, Elina voulait graver ces instants dans sa mémoire. Lorsque l'homme s'inclina devant l'assistance, elle en resta tout bonnement figée de stupeur. Qu'est-ce qui pouvait justifier la présence d'un sorcier de son importance à Poudlard ? Et miss Loewy dans son amour des secrets n'aurait-elle pas pu leur glisser un mot à ce sujet, ne serait-ce que pour leur éviter de friser le crash psychologique ?

Un grand sourire aux lèvres, le sorcier s'approcha de miss Loewy pour lui adresser ses salutations. Suivant ses déplacements du regard, Elina aperçu miss Almeida qui se tenait près de la directrice et qui semblait elle aussi proche de la crise d'apoplexie. Que la directrice garde les élèves dans l'ignorance, passe encore, mais infliger le même traitement à sa sous-directrice était peut-être un peu extrême... La professeur de Soins aux Créatures Magiques allait certainement avoir besoin de temps pour s'en remettre. Mais de toute évidence, ils n'étaient pas encore au bout de leur surprise car le doyen s'écarta avant d'annoncer en désignant la pagode :


« Professeur Loewy, et estimés sorciers de Poudlard, mes élèves ont souhaité vous rendre hommage. Chu-Jung Xue, de l’école du Tigre, sera le premier. »

« Mes élèves » ? Elina se morigéna mentalement. Bien sûr, un sorcier de cette importance ne devait pas voyager seul. Sans compter que la pagode devait largement suffire à plusieurs personnes. Mais combien étaient-ils au juste ? Elina ne chercha pas a faire part de ses émotions à ses camarades. En cet instant, cette idée n'effleurait même pas son esprit.

¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~
ma couleur : #7F6000

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

S'il avait existé un sortilège permettant à une mâchoire de se décrocher jusqu'au sol, Elijah en aurait été la victime. Des dragons. Des dragons dans le domaine de Poudlard.

Comme bon nombre de ses camarades, il avait balayé le ciel des yeux en quête d'un point précis à fixer. Il l'avait finalement localisé, et vu grossir, grossir... jusqu'à ce que la surprise soit de taille. Les yeux du rouquin s'étaient mit à briller si fort que les larmes lui étaient montées aux yeux. Un dragon se posait en douceur devant eux. Il n'en avait jusqu'à alors vu que dans les livres. Et dieu sait qu'il en avait dévoré... pensez-vous : c'est que ça en jette, un dragon ! 
Passionné par les créatures magiques, il avait lu tout ce qu'il y avait à savoir sur eux. Du Cornelongue roumain à l'Opaloeil des antipodes, il pouvait énumérer les dix espèces de dragons existantes connues, citer leurs signes distinctifs, les géolocaliser à la seule teinte de leurs écailles, à la couleur de leur souffle... Mais aucun des livres qu'il avait lu n'aurait pu le préparer à un tel spectacle.

L'enfant, d'habitude pas téméraire pour un sou, ne pu s’empêcher de bousculer les quelques élèves massés devant lui pour s'assurer une place au premier rang. Il ne louperait pas une miette de ce spectacle. Ses yeux toujours écarquillés étaient embués de larme.

" Incroyable... "

Le mot était faible. L'émotion était forte.

* Il est bien trop grand pour appartenir à la famille du Dents-de-vipère du Pérou... Il a les yeux aussi rouge qu'un Pansedefer ukrainien seulement... non... ses écailles sont blanches, pas grises... Un hybride ? * Il ouvrit des yeux ronds. * Mais... qu'est-ce que...? *

Ses réflexions furent interrompues lorsqu'un autre spectacle détourna son attention. Une femme rejoignait la terre ferme. Elle était arrivée sur son dos. ...Sur son dos ?? Était-il possible de monter une créature telle que celle-ci ? Et à bien y réfléchir, n'était-il pas bien docile pour un dragon ? Quelle emprise cette femme avait-elle sur lui ? L'avait-elle envouté ? Il devait bien faire plusieurs tonnes, un seul sorcier ne pouvait décemment pas...

" Hua Cao vous présente Biao Xixia, le grand doyen de Zhuangyán. "

Avant même qu'Elijah ai eu le temps de se demander par quel miracle l'animal restait immobile, ou ce qu'était Zhuangyán, l'occasion lui fut re-donnée d'ouvrir des yeux plus ronds que la moyenne. Une ombre passa, leur cachant tout à fait le ciel. Sous le choc, Elijah tomba à la renverse. Les fesses au sol, il jeta un œil apeuré à leur directrice. Cette dernière n'avait pas cillé, signe qu'ils n'avaient donc rien à craindre. 
L'enfant n'en tremblait cependant pas moins. Il n'aurait su dire si la peur l'emportait sur l'excitation, mais une chose était sûre, lorsqu'il se redressa, aidé par un autre élève, ses jambes s'entrechoquaient si fort qu'il avait du mal à tenir debout.

C'était, et de loin, la plus belle chose qui lui avait jamais été donné de voir. La plus terrifiante également.

" Pincez-moi, je rêve... "

Il aurait fallu inventer un terme pour caractériser la puissance qui émanait de la créature. Ses yeux dorés juraient avec la teinte bleue impériale de son cuir, tandis que ses crêtes aveuglaient littéralement l'assistance.
Son regard fixé sur les deux plus belles créatures qu'il ait jamais vu, Elijah ne remarqua pas tout de suite l'éminent personnage qui les rejoignait désormais sur la pelouse. Il avait l'air sage et serein des grands hommes, et c'est avec grâce qu'il les avait salué. L'élève, cependant, avait recentré toute son attention sur la créature qui lui faisait face. Les tremblements qui agitaient ses jambes ne s'étaient pas calmés. C'est cependant l'excitation qui les faisaient désormais s'entrechoquer. Tout son corps lui hurlait de ne pas effectuer le moindre mouvement, tandis que chaque battement de son cœur semblait le pousser à s'approcher un peu plus. Son regard se dirigeait tour à tour vers les deux créatures, lorsque Biao Xixia reprit la parole.

" Professeur Loewy, et estimés sorciers de Poudlard, mes élèves ont souhaité vous rendre hommage. Chu-Jung Xue, de l’école du Tigre, sera le premier. "


Le sang d'Elijah ne fit qu'un tour. Que leur réservait-on à présent ?

Première année RP
" Plus on est de fourbes... "
" Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs ! "

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Où pouvait bien être passée cette fichue baguette? Ivy cherchait depuis maintenant un quart d'heure ce satané bout de bois sans réussir à mettre la main dessus et commençait sérieusement à perdre patience. Le dîner spécial organisé ce soir avait maintenant débuté depuis cinq bonnes minutes, et la fillette était encore dans le dortoire à la recherche de sa baguette.
Il était 19h45 et Ivy commençait à avoir vraiment faim. Elle s'allongea au sol et chercha en vain sous son lit pour le dixième fois depuis le début de son enquête approfondie. Même si elle savait qu'elle n'aurait pas besoin de sa baguette magique pour manger, elle avait maintenant la sale manie de la prendre partout avec elle et ne supportait plus d'en être privée.
La fillette se leva exaspérée et s'assit sur le lit, la mine renforgnée. Elle balaya du regard la pièce qu'elle avait remonté sans dessus dessous sans réussir à mettre la main sur ce fichu bout de bois. En allongeant sur son lit, elle sentit sous son dos quelque chose de dur. Elle se leva intriguée et fouilla dans les draps avant d'en sortir...sa baguette!
Soulagée Ivy se précipita hors du dortoir, dévala les nombreux escaliers menant à la grande salle et tenta tant bien que mal de gagner discrètement la table des Serdaigle. Elle surprit le regard courroucé de quelques professeurs mais personne ne l'interpella. Elle avait manqué l'entrée et le plat, tout le monde dégustait maintenant les exis desserts qu' avaient concoctés les elfes de maisons. En voyant toutes les sucreries étalées devant elle, Ivy sentit son estomac gronder. Elle tendit le bras vers une part de pudding quand... tous les plats disparurent. La fillette tenta d'ignorer la frustration qui la gagnait et lâcha un long soupir. Elle ne mangera donc rien ce soir. 
Ivy était plongée dans ses pensées quand elle vit les élèves se précipiter vers la porte du réfectoire. Elle se leva intrigée et se rendit dans le parc. Là, les élèves était rassemblés et contemplaient le ciel. Un dragon blanc fondait sur l'herbe verte de Poudlard. Sur le dos de l'imposante créature se tenait une femme aux cheveux blancs eux aussi. 
Elle sauta à terre et se présenta à la directrice.
Une ombre passa et un dragon encore plus imposant que le premier apparut. Il était immense. Effrayant et magnifique à la fois. La fillette le regarda les sourcils froncés. D'où pouvaient bien sortir ces incroyables créatures? Du plus imposant des dragon, descendit un homme à longue barbe qui commença à s'entretenir avec la directrice. Les yeux bridés de leurs visiteurs indiquaient une origine asiatique. Les noms évoqués semblaient chinois.
Ivy leva un sourcil. Venir en dragon, rien que ça? Pour quelles raisons au juste? Un dragon est-il plus rapide qu'un balais? Ou alors plus confortable? Ou alors est-ce tout simplement un désir de mise en scène?
Devant les apparitions clinquantes de leurs visiteurs, plusieurs élèves étaient tombés à la renverse. D'autre contemplaient bouche bée les asiatiques tandis que quelques uns buvaient avidement les paroles du vieillard.
La serdaigle leva les yeux au ciel et repporta son attention sur les dragons. Oui malgré son exaspération, la fillette ne pouvait se retenir d'admirer les écailles miroitantes des créatures fantastiques et d'éprouver une certaine forme d'admiration.

Ivy et Olympe les ninjas de l'ombre.

Deuxième année RP

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Hua s'était retournée sur un reflet cyan qui traversait et assombrissait le ciel. Peu à peu, tout Poudlard fut plongé dans des ténèbres, comme si le chaos s'imprégnait du lieu. C'était pourtant une obscurité bleutée qui recouvrait l'école et cela n'en devenait ainsi que peu effrayant. En revanche, ce qui arrivait sur la masse d'élèves, cette forme affable, avait de quoi en terroriser plus d'un. Cependant, Mad ne put comprendre ce comportement. Après tout, les créatures, et en particulier les dragons, étaient dotées de cervelles comme les humains et leur corps savaient très bien le lire et l'utiliser, à bon ou mauvais escient, et encore que cela était largement subjectif. Comment pouvait-ils déterminer à partir d'un simple avis si quelque chose était à caractère bon ou mauvais ? L'échelle était bien trop petite, d'autant plus que l'avis n'est pas fiable, pas fidèle. Personne ne pense la même chose deux secondes consécutives, deux minutes consécutives ou deux années consécutives. La changement est toujours présent continuellement dans chacun d'eux, c'est ainsi, malgré eux. On ne demande pas leur accord, notre avis, ce n'est pas un choix, c'est un ordre, une imposition. De plus, leurs choix étaient construits sur leur Esprit, qui leur susurrait des mots provenant de leur vécu et de leur socialisation. Les agents variaient tellement selon les personnes, celles qui les avaient entourées et le monde dans lequel ils avaient baigné que cela en devenait effrayant.

Perdue dans ses pensées, Mad ne s'aperçut qu'alors des grands yeux jaunes qui se tenaient à une centaine de mètres d'elle, étant dans les premiers rangs de l'assemblée. On ne pouvait savoir qui ou quoi il fixait, ses iris étant tellement imposantes que leur attribuer une direction ne pourrait être qualifié que de dérisoire et futile. Ce fut au contact de l'air frais écumant des narines du dragon qu'elle réalisa la situation et un choc sembla posséder soudainement son corps. Elle se reprit bien rapidement, se rappelant de la présence de Kristen Loewy non loin. Il était tout simplement hors de question de laisser son Âme prendre le dessus sur son Esprit et son Corps en sa présence, en sa vue. Elle adopta donc une expression neutre, pouvant aussi être interprétée comme glaciale ou livide selon les personnes, probablement parce que cela faisait partie des ressentis qui émanaient d'elle à ce moment et dans cette période. Bien sur, cela ne se limitait pas à ça mais ce n'était qu'un aperçu, l'étendue de ça. 

Elle leva alors les yeux vers la petite tour qui se dressait au dessus de la créature -qu'elle n'avait pas encore remarqué malgré l'omniprésence de celle ci- et la détailla. Elle possédait trois étages qui allaient en décroissant et surplombait tout, défiant les lois de la gravité. En effet, rien n'indiquait comment la pagode pouvait tenir de façon aussi droite et en équilibre aussi fort. Un drôle de petit bonhomme en descendit, se servant des écailles de la peau du dragon comme marches d'escalier. Il semblait paisible et les seuls mots qui vint à l'esprit de Mad furent Force Tranquille. Il semblait pouvoir affronter la neige au soleil, la fonte des glaces, il semblait toujours être le calme après la tempête, le verre d'eau à moitié plein après le réchauffement climatique. Par la même occasion, il semblait être l'optimisme. Un discret sourire sage s'étalait sur son visage qui avait pour prolongement une longue pousse de cheveux cristalline ainsi qu'une barbe assortie à la suite de son menton. Il portait un habit probablement traditionnel noir et argent et un bel ensemble de bracelets entourant ses bras. Il semblait terriblement ému et c'en était presque à se demander s'il n'allait pas tarder à rougir ou à laisser une larme dévaler sa peau ridée. Il prononça, avec une émotion peu dissimulée :

- Soyez tous bénis pour cet accueil. Professeur Loewy, quel plaisir de pouvoir me tenir enfin devant vous.

Son visage arborait désormais un grand sourire radieux et tout son Corps semblait exprimer sa gratitude. Il se penchait légèrement à chaque regard adulte croisé, entrevu. Il était d'un respect immense et Mad en était fascinée. Ses paroles résonnaient encore dans l'Âme de Mad. Enfin un qui comprenait le plaisir qu'il pouvait y avoir à se trouver face à l'impératrice de Poudlard, enfin un. Enfin un qui savourait la place qu'il avait, celle que convoitait Mad, enfin un. Cependant, il eut beaucoup adresser tous les remerciements de la Terre et s'émouvoir tout ce qu'il voulait, il se déplaça tout de même sur le côté, perpendiculaire à kristen Loewy, Il désigna alors l'installation présente sur le dos du dragon et annonça :

- Professeur Loewy, et estimés sorciers de Poudlard, mes élèves ont souhaité vous rendre hommage. Chu-Jung Xue, de l’école du Tigre, sera le premier.

Comment te dire, ou te faire comprendre, que la Vie n'était qu'un simple Songe ? Un Mensonge, que la Vérité Ronge.
Rire à m'en déchirer les abdos. Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ados.
Absente jusqu'au 18 août
  Retour