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 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Lorsque Jessica arriva dans le parc, elle vit un grand dragon magnifique. C’est sûrement ça qui a dû effrayer Effie. Regardant ce qu’il se passait, elle vit rapidement deux élèves aux yeux bridés, des Chinois ou des Japonais sans aucun doute, un homme âgé avec eux. Elle fit un signe de tête, pour s’excuser et saluer les asiatiques présents et regarda ce qu’il se passait.

Elle vit une jeune fille invoquer une grenouille (ou un crapaud, d’ici elle n’arrivait pas à faire la différence). Elle était très grosse, bien plus grosse que la normale. Sûrement la magie qui permettait d’obtenir un tel résultat. Ça avait l’air d’être une magie très différente de ce que Jessica connaît en Grande-Bretagne. Un échange s’ensuivit, Jessica n’en comprit pas un mot mais c’était bien un échange entre le crapaud et la jeune fille puisqu’ils parlaient à tour de rôle. Enfin, la discussion se termina par un crapaud qui tire la langue vers la directrice de Poudlard pour y tendre un coffre en bois. Ce dernier s’ouvrit mais Jessica était bien trop loin, derrière tous les élèves et autres adultes de l’école pour voir ce qu’il pouvait contenir. Mais d’après l’élève, ce serait des pièces porte-bonheur qui appartiennent désormais à Kristen et à Poudlard.

L’homme âgé annonça ensuite un certain Qiong Xixia, qui semblait être, si Jessica fait une bonne déduction, un autre élève de l’école asiatique de magie. Mais n’ayant pas été là au début, elle ne savait toujours pas si c’était l’école chinoise ou japonaise.

Maintenant une chose était sur, le « grand évènement » dont elle avait eut des visions juste avant son entrée à Poudlard en tant que prof était soit ça, soit sur le point de commencer. Elle n’avait pas eut de détails avec sa vision, elle sait juste que c’était un évènement qui se produisait quasiment jamais et que ça allait se dérouler dans l’école. Jessica n’en sait encore rien, mais elle se dit que cet évènement a sûrement un rapport avec la venue aujourd’hui de ses asiatiques.

~ Professeur de Divination ~ Correctrice en Sortilèges ~

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Cette manie d'annoncer chaque personne qui devait arriver troublait profondément Mad. Elle l'agaçait un peu aussi mais ce n'était rien face à son étonnement et sa soif de découvrir par elle même ce monde peuplé de sorciers asiatiques qui venait d'autres contrées. On pouvait y trouver une utilité étant donné que cela révélait à l'assemblée Poudlardienne des éléments qu'elle n'avait pas, ici l'identité de chaque personne qui prenait place devant elle tour à tour, mais la Gryffonne préférait que cela reste secret jusqu'à ce que quelqu'un ait le courage de le découvrir. Certains adultes pourraient trouver que cela était une formalité ou qu'ils étaient trop las pour avoir la foi de chercher des informations dont ils auraient peut être besoin plus tard, mais Mad n'aimait ni les conventions, ni la mollesse instaurés par la société. Elle aurait alors préféré que cela se déroule comme actuellement, mais sans les annonces. Néanmoins, elle était consciente que la direction de cette cérémonie ne lui revenait en aucun cas et que le fait qu'elle subisse ou prenne plaisir durant celle ci n'était pas la question. De plus, elle se fichait de ce détail et elle s'en rendait bien compte. Elle aimait percevoir cette autre culture, qui s'appropriait ainsi une autre forme de Magie et qui permettait ainsi de pimenter cette venue qui aurait été morne sans nouveauté. Elle souhaitait uniquement profiter désormais.

La dénommée Mei Ling s'échappa donc de la tour pour emprunter à son tour le chemin sur lequel Biao Xixia et Chu Jung avait émergé et parvenir ainsi devant la Directrice et ses élèves. La Deuxième Année, en la voyant marcher d'un pas assuré sur le long cou du Dragon, imagina la scène si l'un des élèves tombaient. Elle était persuadée qu'ils arriveraient à tourner cela de façon à ce que les élèves écossais trouvent ça d'une beauté remarquable. Ces chinois maîtrisaient sans aucun doute parfaitement la Magie et le faisait bien savoir et comprendre aux Occidentaux. Mad ne parvenait pas à savoir si elle trouvait cela pédant ou mélioratif. En effet, ils se battaient pour un œuf spécial et on put trouver cela tout à fait louable d'être motivé à le remporter mais ces démonstrations avaient aussi un côté un peu prétentieux, même si là ne se logeait pas l'important. Ils étaient tous jeunes, plus jeunes qu'elle. Voilà ce que la Gryffonne retiendrait de cette venue. L'un d'eux allaient écoper d'une créature flambante de dangerosité à 11 ans. Ces élèves étaient pourtant très bien entraînés à faire usage de Magie mais la jeunesse les habitait trop selon elle. 

Une nouvelle démonstration prenait peu à peu forme sous le corps frêle et gracile de la chinoise. Elle avait fixé son regard dans celui de Biao avant de le perdre dans le vide qu'habitait Poudlard face à l'Azuré, après l'avoir tout de même promené sur la maîtresse des lieux. Elle avait ensuite tracé un -probablement- autre signe chinois qui appellerait peut être son animal totem, comme Mad les qualifiait. L'apparition d'une grosse poche gonflant à vue d'œil qui se produisait actuellement sous les pieds de Mei ne fit que confirmer cette hypothèse. La surface de la terre prit alors une texture rocailleuse, écailleuse même et trois pattes se découpèrent de l'ensemble. L'élève s'était assise en tailleur sur la poche qui devenait peu à peu une imposante grenouille -ou un imposant crapaud. Seulement, la différence ne se limitait pas à la taille mais la couleur bleutée ajoutait de l'étrangeté au phénomène dont les yeux étaient injectés de sang. De cette bête se dégagea un rire tonitruant suivi de toussotements trop humains pour y croire, avant que sa langue et ses lèvres ne se mettent à prononcer des syllabes incompréhensibles pour Mad. La chinoise lui rétorqua alors, à la surprise visible de l'assemblée, et elle évita soigneusement le regard de son Maître. Au contraire, elle avait le sien fixé dans les profondeurs de Miss Loewy. A la fin de leur dialogue, les deux semblaient éprouver de la satisfaction et la longue langue rose du crapaud -ou de ce qui semblait y ressembler- se déroula jusqu'aux pieds de la directrice. Un coffret apparut alors au bout, très proche de cette dernière. Il était d'un bois foncé décoré d'ornementations dorées qui luisaient mais tout semblait sec, sans traces de bave de la créature. Celui ci se débloqua tout seul, comme s'il était monté sur ressorts, et l'on put apercevoir de drôles d'éléments. Mei prit alors la parole et annonça à Poudlard :

- Professeurs et élèves de Poudlard, l’école du Dragon vous offre ses pièces porte-bonheur.

Un anglais toujours aussi maîtrise mais surtout académique pour exprimer cette explication. Le Doyen hocha la tête et annonça le prochain élève qui prendrait place devant eux. Le dernier.

Comment te dire, ou te faire comprendre, que la Vie n'était qu'un simple Songe ? Un Mensonge, que la Vérité Ronge.
Rire à m'en déchirer les abdos. Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ados.
Absente jusqu'au 18 août

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QIONG


Qiong fut la dernière à sortir de la pagode. Une lumière irréelle habitait ses traits simples et gracieux ; l’annonce de la merveilleuse femme qu’elle deviendrait assurément au crépuscule de l’adolescence. Le pied souple et léger, elle descendit le cou du dragon en effleurant du bout des doigts la crête dressée tout du long, telle une muraille. Pour elle, l’Azuré pivota la tête afin d’accompagner son mouvement ; là où les autres n’avaient eu d’autre choix que de bondir sur cette bonne terre molle et humide caractéristique des landes écossaises. La raison de cette surprenante attention explosa au visage des résidents de Poudlard, offrant un court instant la vue d’une haie de capes noires parcourue par le frisson de l’hiver. Les pupilles voilées de l’enfant ne trompèrent personne ; Qiong était aveugle.

« Heureux soit ce jour d’hiver, puisque l’honneur m’est enfin donné de vous rencontrer, amis de Poudlard. Veuillez recevoir les amitiés de ma maîtresse et de toute l’école du Paon, déclara l’enfant d’une voix claire et chaude comme un rayon de miel sublimé par la lumière du soleil. »

Sur ces bonnes paroles, Qiong s’inclina en resserrant ses petites mains sur le col de sa lourde cape violine pour mieux la détacher d’un geste vif et la balancer en l’air. Au sommet de son envol, la cape se déchira en des centaines de plumes de paon qui, retombant doucement sur les rangs britanniques, laissèrent sur tous les visages l’impression d’une caresse douce et chaleureuse.

Quand toutes les plumes se retrouvèrent sur le sol, formant un tapis violet aux pieds des britanniques, Qiong les rappela en traçant deux symboles sur le sol. Comme si une tempête invisible les pressait de voler vers leur maîtresse, les plumes convergèrent dans la même direction : un espace restreint situé deux mètres au-dessus de la tête de Qiong. Là, la forêt de plumes s’embrasa instantanément, littéralement dévorée par une puissante flamme surgit de nulle part. Une flamme au coeur noir de charbon, les pointes bleu-violet, qui explosa à l’apparition d’un Fenghuang (phénix chinois). La créature arborait un plumage noir en partant de la racine de ses plumes qui tardivement se transformait en une couleur violine aux extrémités.

Le phénix à cinq queues poussa un cri en déployant ses ailes, révélant ainsi toute sa majesté avant que le silence ne reprenne un court instant ses droits et que la gravité n’amène la créature à se poser délicatement sur le bras tendu d’une Qiong rayonnante.

L’enfant s’inclina une nouvelle fois en gardant son bras tendu, émue par la salve d’applaudissements qu’entraîna son grand-père.

« Vous connaissez désormais mes intentions, souligna ce-dernier en employant un ton courtois et plein de félicité. Chaque école de Zhuangyán élève ses jeunes pousses selon ses propres préceptes, dès l’âge de six ans. Dans l’histoire de mon école, rares sont les époques qui ont vu naître une… Le Doyen de Zhuangyán sembla chercher une traduction correcte l’espace d’un instant… trinité. La  Grande Prêtresse l’a prédit. Qiong, Mei et Chu-Jung seront un jour amenés à prendre la tête de leur école respective. J’espère de tout coeur que l’un d’entre eux trouvera grâce à vos yeux, professeur Loewy. »

I'm the light in the darkness and the shadow on the ground. I'm everything... everything you ever wanted to know about silence.

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«Par Merlin... Qu'est-ce que c'est que ça... !?», souffla la jeune préfète.

Jamais, au grand jamais, Milenka n'avait vu une créature de cette taille. Elle n'imaginait même pas que cela puisse exister. Fascinée par l'immense dragon, elle ne prêta pas attention aux exclamations de surprise que laissaient échapper beaucoup de ses camarades, et même quelques uns de ses professeurs. *Il faut vraiment que notre directrice revoit le sens de « petite surprise ».* C'était maintenant deux magnifiques dragons qui avaient pris place dans le parc de Poudlard. L'un d'un blanc éclatant et l'autre d'un bleu profond. En admirant ce dernier, Milenka se dit qu'il lui rappelait étrangement l'une des couleurs de son blason. *Ridicule*, se reprit-elle. *Tu as devant toi deux créatures extraordinaires et toi, tu penses couleur et nuances...* Le fait est... qu'elle n'y connaissait pas grand chose en dragons... Bon, elle n'était pas stupide : elle voyait bien que la présence de ces dragons était extraordinaire (il n'y avait qu'à voir l'expression affichée par Miss Almeida, leur professeur de Soins aux Créatures Magiques pour s'en convaincre) mais son ignorance et son jeune âge l'empêchaient d'en prendre la totale mesure... La jeune Aiglonne se fit la promesse de se documenter plus sérieusement sur ces créatures magiques à l'occasion.
Un peu remise de ses émotions, la 3ème année remarqua que les élèves à côté d'elle regardaient un point précis du dragon : son dos ! Milenka vit alors ce qui retenait l'attention de ses amis : le dragon portait une maison ! Une maison asiatique, plutôt de bonne taille d'ailleurs ! Le fameux Biao Xixia, précédemment annoncé, devait s'y trouver. La jeune fille était plutôt curieuse de savoir à quoi ressemblait cette personne qui venait de loin et avait hâte de connaître la raison de sa venue. Elle n'eut pas à attendre longtemps. Un homme sortit rapidement de la pagode et descendit du dragon, celui-ci ayant docilement incliné sa tête. Souriant, il s'approcha du groupe formé par les occupants de Poudlard.

« Soyez tous bénis pour cet accueil », déclara-t-il en s'inclinant.

Milenka nota qu'il avait l'air curieusement ému. Si il était le doyen de la fameuse école de sorcellerie, dont le nom échappait toujours à la jeune fille, cela signifiait qu'il était très très puissant : la jeune fille s'attendait à le voir plus... ou moins... Elle ne savait pas très bien finalement. Attentive, elle attendit la suite car le vieux sorcier s'était approché de leur directrice.

« Professeur Loewy, quel plaisir de pouvoir me tenir enfin devant vous. » Ayant poliment salué les professeurs présents, il enchaîna rapidement. « Professeur Loewy, et estimés sorciers de Poudlard, mes élèves ont souhaité vous rendre hommage. Chu-Jung Xue, de l’école du Tigre, sera le premier. »  

*Il n'est donc pas venu seul*, pensa Milenka. *Intéressant*. Elle reporta donc son regard sur la fameuse pagode. Un garçon en sortit presque aussitôt. Il était jeune mais ne semblait pas être touché par le froid, malgré sa tenue peu adaptée pour le climat local.

« L’école du Tigre vous présente ses hommages, professeurs et camarades de Poudlard », déclara-t-il, une fois sur la terre ferme.  « Directrice Loewy »

Ce représentant de l'école du Tigre faisait preuve d'un grand respect, envers Miss Loewy et envers Poudlard. Milenka était de plus en plus perplexe. Il ne s'agissait visiblement pas d'une simple visite de courtoisie, ou d'un simple échange entre les deux écoles : pour quelle raison ces personnes étaient-elles là... ? Décidant de laisser ses interrogations de côté pour l'instant, la brunette attendait de voir ce qu'allait faire ce Chu-Jung car il lui semblait évident que ce n'était que le début... Elle ne fut pas déçue ! Lorsqu'elle vit la neige s'évaporer autour du jeune garçon et de grandes flammes vertes s'élever, la préfète ne put s'empêcher de lâcher une exclamation. Comment ? Comment avait-il fait ça ? Car la jeune fille ne l'avait pas vu lancer de sort, seulement faire un geste de la main ! Elle savait que la baguette n'était pas utilisée par tous les sorciers mais c'était la première fois qu'elle était confrontée à une autre sorte de magie : elle était tout bonnement fascinée. Elle ne pouvait plus vraiment voir le garçon, qui était maintenant caché par ses flammes mais elle devenait qu'il continuait ses mouvements et signes. Les flammes continuaient à grandir en hauteur et en intensité : une telle dose de magie était impressionnante pour un si jeune enfant. Milenka se rendit compte qu'elle-même en serait incapable, pourtant il lui semblait être plus âgée que lui... Les flammes semblaient se tordre maintenant et d'un mouvement, le jeune sorcier lança ses flammes vers le ciel. Beaucoup étaient ébahis et suivirent des yeux cet éclair vert. Un grand « Oohhhh ! » s'échappa même de l'assemblée lorsque le ciel prît une teinte verte avant de devenir tout blanc. Légèrement aveuglée par l'éclat, Milenka reporta ses yeux sur le jeune et s'aperçut qu'il n'était plus tout à fait seul : une créature était maintenant avec lui. La jeune fille ne pût, dans un premier temps, l'identifier : il lui semblait qu'elle appartenait à plusieurs catégories, du moins en partie. Puis, la lumière se fit dans son esprit : *Une chimère*, réalisa-t-elle. Tout d'abord nébuleuse, la créature prît toutefois rapidement une certaine consistance, assez pour que Chu-Jung puisse s'appuyer dessus. Le silence qui suivit cette apparition fut rapidement brisé par les applaudissements du doyen, bientôt rejoints par ceux des habitants de Poudlard. Mais les spectateurs n'eurent guère le temps de se remettre de leurs émotions.

« Et maintenant, Mei Ling de l’école du Dragon !

Logiquement, l'assemblée détourna son regard du premier élève pour regarder à nouveau la pagode. Un autre élève en sortit, une fille. Milenka l'observa et son attitude la rendit rapidement perplexe : elle ne sentait pas être particulièrement ravie d'être là... Pire, sans un mot ni un signe de salutation, la jeune Mei se mit à tracer frénétiquement des signes sur le sol et invoqua, elle aussi, une créature. Maintenant, il y avait donc deux dragons, une chimère et... un crapaud géant dans le Parc de Poudlard... ! Deux étaient des invocations mais tout de même ! Une fois matérialisée, la nouvelle créature se mit à discuter avec Mei dans un dialecte incompréhensible par les habitants de Poudlard. *Quelle impolitesse ! Elle n'a qu'à le dire si on l'embête !* Plus les minutes passaient, plus l'attitude de la jeune asiatique déplaisait à la jeune Milenka, en particulier le regard qu'elle adressait à Miss Loewy : un regard mêlé d'envie et de mépris. Au bout d'un temps que la Serdaigle trouva interminable, le Crapaud déroula sa langue et vit apparaître un coffre qui s'ouvrit aux pieds de sa directrice.

« Professeurs et élèves de Poudlard, l’école du Dragon vous offre ses pièces porte-bonheur », déclara Mei simplement.

*Non, merci*, songea la préfète, bien décidée à ne pas faire un pas vers le coffre, aussi tentant que cela soit.

« Et enfin, Qiong Xixia, de l’école du Paon », annonça le doyen.

Tournée vers la pagode, Milenka vit apparaître une nouvelle élève.
*Xixia... ? Est-elle de la même famille que le doyen... ?*, se demanda l'Aiglonne. Probablement. La préfète suivit de yeux la progression de la jeune fille sur le cou du dragon jusqu'au sol, celui-ci ayant gentiment tourné sa tête pour l'aider à descendre. *Mais... !? Ses yeux...* « Elle ne voit rien... », se murmura Milenka.

« Heureux soit ce jour d’hiver, puisque l’honneur m’est enfin donné de vous rencontrer, amis de Poudlard. Veuillez recevoir les amitiés de ma maîtresse et de toute l’école du Paon », déclara sereinement Qiong.

A ces mots, Milenka ne put s'empêcher de sourire : elle était nettement plus aimable que la précédente... ! Ayant relâché son attention, elle ne put cacher sa surprise lorsque Mei lança sa cape d'un geste précis et rapide. Surprise qui se changea en émerveillement lorsque cette cape se sépara en de nombreuses plumes qui tombèrent doucement sur la foule.
*Décidément, ils sont pleins de ressources*, réalisa Milenka alors que Mei traçait d'autres symboles destinés à rappeler les plumes jusqu'à elle. Ces dernières étaient maintenant groupées au dessus d'elle et s'enflammèrent soudain, entraînant un sursaut parmi les sorciers rassemblés. Et là, la jeune 3ème année vit proprement naître de cette flamme une autre créature, au plumage noir, qui lui rappelait une créature connue à Poudlard : un phénix ! Le splendide oiseau vint se poser sur le bras de Mei. Suivant l'exemple de ces camarades, Milenka applaudit chaleureusement la prestation de cette dernière élève. *Le parc ressemble à une vraie ménagerie...*. Une fois les applaudissements taris, le doyen reprit la parole.

« Vous connaissez désormais mes intentions. Chaque école de Zhuangyán élève ses jeunes pousses selon ses propres préceptes, dès l’âge de six ans. »

*Six ans... ? Cela explique leur niveau de maîtrise...*, songea l'Aiglonne. Elle écouta la suite à du discours avec un intérêt croissant.

«Dans l’histoire de mon école, rares sont les époques qui ont vu naître une… trinité. La  Grande Prêtresse l’a prédit. Qiong, Mei et Chu-Jung seront un jour amenés à prendre la tête de leur école respective. J’espère de tout coeur que l’un d’entre eux trouvera grâce à vos yeux, professeur Loewy."

Il ne s'agissait donc d'élèves lambda mais bien de l'élite de l'école que dirigeait Biao Xixia. Milenka regarda à nouveau les élèves présents devant elle : n'étaient-ils pas un peu jeune pour supporter toute cette pression... ? Néanmoins, cette question fut vite balayée par une autre : pourquoi devaient-ils trouver grâce aux yeux de Miss Loewy... ??

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*-*-*-* Lorsqu'ils déploient leurs ailes, les Aigles vous ensorcellent *-*-*-*

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Lorsque Qiong sorti de la pagode, Rey ne put s'empêcher de faire un pas en avant, rompant la ligne propre formée par le flot d'élèves de Poudlard. L'aura de sérénité et de bienveillance qu'elle dégageait l’attirait comme un aimant, l’envahissait tout entier et le plongeait dans un état de bien-être. Le poufsouffle, quand il comprit que son côté éponge faisait encore des siennes s'en trouva très surpris. Ordinairement, seules quelques émotions négatives arrivaient  à le perturber tant elles étaient  puissantes : la colère, la souffrance, la tristesse.  Jamais encore un tel phénomène ne s'était produit, malgré son âge, à l'image de ses deux compatriotes, la fillette devait être bien plus forte que ce qu’elle ne laissait paraître.

Alors qu’elle descendait d'un pas léger le long du coup du magnifique dragon d'Azur, le rouquin détailla ses traits et il la trouva très jolie, lumineuse. La douceur et la générosité qui se peignait sur son visage lui rappelait son amie Kiara. Lorsque la fillette approcha du sol, le dragon eut un mouvement qui surprit Rey. Contrairement aux deux autres élèves, il accompagna de sa tête l’arrivée de l'asiatique sur le sol glacé. Ce ne fut qu'à ce moment que le garçon distingua la couleur de ses yeux : d’un blanc laiteux, un voile recouvrant la pupille. Un élan de compassion envahit le Poufsouffle lorsqu'il compris que la jeune sorcière était aveugle. La vue était un des sens qu'il ne supporterait pas de perdre. Être enfermé dans le noir pour l'éternité lui semblait être une lente agonie. Que la fillette irradie d'autant de bonté avec l’handicape qu’elle possédait lui laissait penser qu’elle avait une force d’esprit incomparable, ce qui confirmait ses premières suppositions. Ces étrangers étaient décidément très intéressants et Rey bouillait de les rencontrer plus personnellement. Enfin un peu moins Mei, il devait l'avouer.

"Heureux soit ce jour d’hiver, puisque l’honneur m’est enfin donné de vous rencontrer, amis de Poudlard. Veuillez recevoir les amitiés de ma maîtresse et de toute l’école du Paon" s'exprima-t-elle d'une voix qui ne laissa pas le rouquin indifférent.

Rey sourit. Si il devait associer une maison de Poudlard à chacun des trois élèves, il aurait envoyé l'impétueux Chu-Jung à Gryffondor, la hautaine Mei à Serdaigle ou Serpentard et, sans le moindre doute, la chaleureuse Qiong à Poufsouffle. Il était certain que la fillette faisait déjà l'unanimité parmi leur rang. Elle avait la simplicité et la bienveillance qui correspondait à leur maison. Peut-être la représentait-elle mieux que lui-même.

L’envolée de la cape violine mis un terme à ses pensées et il l’observa, ébahi, se transformer en une multitude de plumes de paon qui virevoltèrent parmi les élèves de Poudlard. L'une d’entre elle vint lui chatouiller le nez en retombant, comme si la fillette lui disait bonjour par cet intermédiaire. Il retint quelques millièmes de seconde la plume dans sa main avant de la laisser finir son chemin vers le sol. Lorsque plus aucune d’entre elles ne volèrent plus, Qiong les ramena toutes à elle en créant une mini tempête grâce à sa magie si particulière. Les plumes se rassemblèrent, se condensèrent et s'embrasèrent au dessus de sa tête pour faire naître un magnifique oiseau qui ressemblait à un phoenix, à ceci près qu'il était noir avec le bout des ailes violette. Encore une fois, Rey n’avait jamais vu telle créature, même dans les livres. En première année, ils n'avaient pas encore de cours de soins aux créatures magiques, il le regrettait particulièrement aujourd'hui. La créature poussa un cri perçant avant de se poser sur le bras de la fillette. À eux deux, ils formaient un duo impressionnant. Qiang l'avait laissé bouche-bée. Sa présentation avait mêlé douceur, puissance et majesté dans un fourreau d’humilité rare. La fillette l’avait touché jusqu'au cœur et, même s'il ne le savait pas encore, il venait d'en tomber amoureux. Il applaudit férocement à la suite du doyen, ne s’arrêtant que lorsque celui-ci pris la parole.

« Vous connaissez désormais mes intentions. Chaque école de Zhuangyán élève ses jeunes pousses selon ses propres préceptes, dès l’âge de six ans. Dans l’histoire de mon école, rares sont les époques qui ont vu naître une… trinité. La  Grande Prêtresse l’a prédit. Qiong, Mei et Chu-Jung seront un jour amenés à prendre la tête de leur école respective. J’espère de tout coeur que l’un d’entre eux trouvera grâce à vos yeux, professeur Loewy. »

Entre Qiang et le dragon d'Azur, Rey ne savait plus où il en était. Le cœur tout palpitant de ses émotions nouvelles, il mit un certain temps à prendre la mesure de ce que racontait le doyen de l'école de Chine. Deux informations parvinrent néanmoins jusqu'à son cerveau engourdi. La première qui l'avait suffisamment surprise pour attirer son attention était que ses élèves commençaient à apprendre la magie à l'âge de six ans. Il comprenait mieux maintenant le contraste entre les élèves chinois et eux et finalement cela le rassura un peu. La deuxième chose qui l'intrigua plus que ne le surprit fut ces derniers mots. Comme il s'en doutait, Qiang et les autres n'étaient pas seulement là pour leur en mettre plein la vue, il y avait une autre raison à leur présence. Une raison que la directrice avait gardé secrète jusque là. Une raison où un choix devrait être fait. Le leur révélerait-elle ? Rien n'était moins sûr avec Miss Loewy.

Capitaine et Poursuiveur des Frelons
*Le souffle des poufsouffles jamais ne s'étouffe*

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Lorsque la dernière élève sortit de la Pagode, ce fut comme l'arrivée d'un ange. Son visage était illuminé, comme celui d'un élu - et même si ses traits étaient simple, ils étaient emplis de grâce. Elle descendit le long cou de la créature comme si elle marchait sur des nuages - tout en effleurant la crête de la bête, comme pour se repérer. Le dragon pivota alors sa tête pour accompagner le mouvement de la jeune fille - comme si elle le commandait; et qu'ils ne faisaient qu'un. Mais bien que cette raison soit tout aussi plausible que plaisante, il y avait une chose qui ne pouvait tromper personne: La dénommée Qiong ne voyait pas.

Lorsque je me rendis compte de ce détail, j'eus un pincement au cœur. J'eus une vague de compassion, et de tristesse pour la jeune fille. Qu'avait-elle vécu? Que lui était-il arrivé pour qu'elle  se retrouve ainsi? À moins qu'il ne s'agisse d'une malédiction de naissance?
Je ne savais pas. Mais je me sentais mal pour elle. Mal pour ce qu'elle avait pu vivre - mal pour son handicap. Certaines personnes l'avaient peut-être rejetée à cause de son handicap - ou l'avait tourné en leur faveur pour se jouer d'elle. Ou alors, peut-être qu'elle avait eu des problèmes du fait qu'elle ne pouvait voir.
Et pourtant, elle semblait si heureuse, si complète, si...Mature. À croire qu'il fallait manquer de quelque chose pour apprendre la sagesse.

L'ange salua la foule  avec grâce et sérénité - et je remarquais que mon ami Rey s'était avancé. Il souriait, happé par l'interlocutrice. Je me surpris à avoir un sourire malicieux - imaginant déjà comment taquiner mon ami de retour en salle commune.

L'asiatique s'inclina élégamment et détacha sa cape d'un mouvement agile, la lançant en l'air. Je suivi l'habit des yeux qui, arrivé au summum de son élan; se scinda en une centaine de plumes. Ébahi, je les regardait retomber au sol pour former un tapis; tandis que la jeune fille sembla les rappeler en traçant un signe au sol. Les plumes rejoignirent alors la jeune fille, comme une volée d'oiseaux ou un banc de poissons - ou encore une meute rejoignant l'appel de l'alpha. Elles se regroupèrent toutes deux mètres au-dessus de la jeune fille, avant de s'embraser soudainement, consumées par un feu noir-violet puissant et dévastateur. Puis, il explosa pour laisser place à ce qui semblait être un magnifique phénix à cinq queues au plumage noir et aux quelques nuances violettes.

J'étais figé - abasourdi par la beauté et la puissance de l'élève angélique. Elle avait peut-être perdu la vue, mais elle semblait avoir transformé cette perte en un atout précieux que rien ne pouvait surmonter.  Rayonnante, elle tendit le bras pour que la créature divine puisse s'y poser. Puis, elle s'inclina, entraînant une horde d'applaudissements que je m'empressais de suivre. J'étais épaté.

Le Doyen repris alors la parole - déclarant que l'on connaissait maintenant ses intentions. Cette phrase attira mon attention, alors que je regardais le dialogue qui avait lieu entre l'homme et la directrice.
Le sage ajouta alors que chaque école de Zhuangyán instruisait ses élèves depuis leur six ans - ce qui expliquait la maîtrise dans leur magie. A cet âge là, on a plutôt l'habitude de découvrir ses pouvoirs - du moins en Grande-Bretagne. Alors si c'était l'âge où les élèves commençaient à apprendre la maîtrise de leur pouvoirs en Chine, cela expliquait totalement pourquoi qu'à l'âge des premières années, ils avaient le niveau de ceux de septième - voire même plus.

Le Doyen ajouta ensuite que la « Grande Prêtresse », qui devait être importante au sein de l'école chinoise, avait prédit que les trois élèves que l'on venait de voir seront un jour amenés à diriger leur maisons. Puis, il ajouta qu'il espérait que l'un d'eux avait « trouvé grâce » aux yeux de la directrice. Mon regard se posa alors sur cette dernière: Qu'est-ce que le Doyen voulait-il dire par là? La directrice allait-elle donner quelque chose à l'un des élèves? Les classer?
Si ça ne tenait qu'à moi, le choix était déjà fait: Bien que Chu-Jung m'ait grandement impressionné, je pense que Qiong méritait toutes les grâces possibles. Ensuite, il y aurait Chu-Jung. Et en dernier, Mei.
Je ne pense pas qu'elle ait un mauvais fond, quand même. Elle avait juste fait mauvaise impression. Peut-être qu'au final, elle était très gentille ?

Je m'avançais alors au niveau de Rey, murmurant:

« Tu penses qu'il va se passer quoi? »

Une vie sans chocolat est une vie à laquelle manque l'essentiel.
Sorcier le plus Gourmand - Ventre sur pattes des Magic'Awards 2017

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Absorbée par les écailles miroitantes du dragon bleu qui était posé sur la pelouse du château, Ivy n'entendit pas leur honorable visiteur terminer son discours. Cependant elle vit descendre de la petite "maison" posé sur le dos de la splendide créature un jeune garçon aux prunelles étincelantes de défi. Il sauta d'un bond agile au sol tandis que son directeur clama son nom: Chu-Jung, il s'appelait Chu-Jung.
Il semblait sûre de lui tandis qu'il s'approchait vers Miss Loewy pour lui présenter ses hommages. Sa confiance ne s'ébranla toujours pas alors qu'il se rendait devant la ligne que formait les élèves de Poudlard. La lueur de défi brillait encore dans ses yeux lorsqu'il se décida à montrer l'étendu de son talent à l'assemblée qui le contemplait.
Ivy aurait beaucoup aimé pouvoir rester neutre devant le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Elle aurait beaucoup aimé pouvoir hausser les sourcils d'un air dédaigneux avant de tourner les talons pour partir à la recherche d'un quelconque aliment capable de faire taire les grondements de son estomac. Mais elle ne put qu’écarquiller les yeux de surprise , les bras ballants, la bouche entrouverte. Elle tenta de se reprendre en prenant une attitude digne mais ne réussit pas à décoller son regard des flammes émeraudes qui voletaient autour de Chu-Jung. Le spectacle était impressionnant. Le garçon qui avait pourtant son âge réalisait des prouesses qu'un cinquième année aurait été incapable de faire, sans même avoir besoin de l'aide d'une baguette magique.  Les flammes vertes se changèrent en une explosion de flammes blanches, découvrant ainsi derrière l'enfant une créature des plus étranges. Ivy n'en avait jamais vu de tel sorte et entendit derrière elle Milenka murmurer: "Une chimère..."
La démonstration se termina et des centaines d'applaudissements guidés par ceux du vieillard explosèrent dans la clarté sombre de la fin du jour.
Ivy planta son regard sur la frêle silhouette de Chu-Jung. Elle sentait une pointe d'exaspération monter en elle mais l'admiration était plus grande encore. Elle ne supportait pas cette attitude "m'as-tu-vu"  mais ne pouvait s'empêcher d'avoir envie de connaître ce garçon. Il semblait tellement intéressant, la flamme qui luisait dans ses yeux attirait la Serdaigle. Elle  voulait savoir d'où venait cette lueur de défi, ce regard provoquant et à la fois si respectueux. Elle désirait aussi le connaître parce que  cette pointe d'exaspération lui donnait très envie de le faire redescendre sur Terre!
A peine Chu-Jung eût-il terminé sa démonstration qu'une autre fillette sauta du dragon. Mei Ling.
Cette dernière n'était que mépris et dédain. Tout dans son comportement prouvait qu'elle méprisait cordialement l'assemblée qui lui faisait face.
Ivy leva un sourcil, puis l'autre. Ce comportement hautain l’exaspérait autant qu'elle le faisait rire. C'en était presque comique de la voir cette chinoise, si petite et pourtant si sûre d'elle, si orgueilleuse. A quel moment peut-on se juger supérieur à qui que se soit? A quel moment peut-on décider qui est important et qui ne l'est pas? Les grands airs que Mei affichait n'était pas qu'une façade, elle semblait trop dédaigneuse pour ne l'être que d'extérieur.
C'est alors qu'elle fit apparaître un gros crapaud. Ivy se retint d'hurler de rire.  Un crapaud? C'est ce qui lui donnait le droit de les regarder si vertement? Ce n'était sans doute qu'une vaste blague!
La chinoise se mit alors à parler avec le crapaud dans un dialecte que seuls eux semblaient comprendre. La rouquine commençait à s'impatienter quand l'immonde créature déroula sa langue  où se trouvait un coffre aux pieds de la directrice.
A l'apparition du coffre, des élèves se précipitèrent avidement sur les pièces qu'il contenait. Ivy fronça le nez dégoûtée. Ils lui inspiraient les vautour se disputant la charogne suintant de vers.
La vaste blague continuait donc, c'était maintenant les élèves de Poudlard qui déshonoraient leur école? Lamentable.
Tandis qu'Ivy levait les yeux au ciel, elle aperçut cette fillette, Qiong. Son visage et ses mouvements étaient doux. Face à ses deux camarades précédents  qui avaient ce regard de défi, elle semblait juste clame et bienveillante.
C'est lorsque que le dragon baissa la tête pour la faire descendre qu'Ivy comprit que quelque chose clochait: les yeux de Qiong étaient d'un blanc laiteux et regardaient toujours devant eux. La jeune chinoise était aveugle.
Ivy sentit une bouffée de panique qu'elle refoula aussitôt l'envahir. Ne rien voir, être piégée dans une prison sombre... Étant claustrophobe, la Serdaigle n'aurait pas supporté perdre l'usage de la vue. Elle se sermonna peu fière d'elle. *Arrête ma vieille tu débloques complet là! Qui est aveugle, elle ou toi? Bien, donc maintenant tu te calmes et t'arrêtes d'avoir peur, c'est stupide d'accord?*
Mais le handicape de la fillette ne le rendait que plus belle encore.
Ivy pencha la tête sur le côté alors que la chinoise commençait son tour.
Qiong lança son manteau qui dans les airs se déchira en de centaines de plumes. Traçant un signe au sol, les plumes se rejoignirent eu dessus d'elle avant de s'embraser dans une explosion d'un violet sombre. De cette explosion naquit un magnifique phénix au plumage noir tirant sur le prune.
Sous un tonnerre d'applaudissements, Qiong partit rejoindre ses camarades.
Ivy avait encore la tête légèrement penchée sur le côté et sentit sa respiration qu'elle avait coupé sans s'en rendre compte revenir. Elle contempla la fillette les yeux ébahis et ne sentit pas la moindre parcelle d'exaspération. Elle tenta de se reprendre et se redressa.
Le vieillard prononça alors ces dernières phrases:

« Vous connaissez désormais mes intentions. Chaque école de Zhuangyán élève ses jeunes pousses selon ses propres préceptes, dès l’âge de six ans. Dans l’histoire de mon école, rares sont les époques qui ont vu naître une… trinité. La  Grande Prêtresse l’a prédit. Qiong, Mei et Chu-Jung seront un jour amenés à prendre la tête de leur école respective. J’espère de tout coeur que l’un d’entre eux trouvera grâce à vos yeux, professeur Loewy. »

Ivy ne comprenait maintenant plus le charabia que prononçait le vieillard. Qu'entendait-il par "trouver grâce aux yeux de Miss Loewy?"
Ivy planta donc son regard sur les trois enfant de la délégation chinoise, les sourcils froncés en attendant la suite des évènements.

Ivy et Olympe les ninjas de l'ombre.

Deuxième année RP

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Trop fière pour montrer autre chose qu'un visage impassible, Kristen Loewy observa les démonstrations des élèves de l’école de magie chinoise sans mot dire. Parfois, elle hochait la tête, répondait à un sourire par un autre. Évidemment, elle avait senti que la dernière candidate, Qiong Xixia, qui avait l’avantage d’être de la famille du doyen de l’établissement, avait remué les cœurs. Pourtant, c’était la deuxième concurrente, Mei Ling, qui lui avait fait plisser les yeux et esquisser un sourire intrigué. Il se dégageait d’elle une impression d’indépendance formidable et une désinvolture contrôlée qui ne pouvaient que lui rappeler l’enfant qu’elle avait été au même âge.

Le spectacle prit fin. Kristen s’interrogea sur la durée de l’enseignement à Poudlard et s’il ne fallait pas prendre à l’école les sorciers britannique dès leur plus jeune âge pour qu’ils puissent rivaliser de puissance avec les jeunes gens de l’école chinoise. Elle se mordit l’intérieur des joues, trop pleine de ces réflexions, et reporta son attention sur Biao Xixia lorsque celui-ci s’adressa à elle.

« Nous verrons bien, répondit-elle avec un sourire amusé. »

La directrice de Poudlard avait bien l’intention d’être aussi intransigeante que sa réputation le laissait entendre. C’était d’ailleurs ce qui avait été conclu avec le doyen de Zhuangyán, lorsque l’ambassadeur-kappa était venu à Poudlard : il ne s’agirait pas d’être meilleur que les autres pour obtenir l’œuf de dragon, il faudrait être excellent en tous points, quasiment parfait.

« Je vous aurais volontiers fait visiter le château, mais… c'est un lieu qu'il est plus agréable de découvrir, quand on en a le temps, ajouta-t-elle, ce sourire malicieux toujours accroché à ses lèvres. »

Elle se tourna vers la masse d’élèves qui s’était formée autour d’elle et dit d’une voix ferme et plutôt impressionnante :

« Allez, tout le monde à l’intérieur ! J’entends vos nez couler d’ici et cela me fait horreur. »

Kristen se sentait véritablement enjouée, et c'était sa façon de le montrer. Cela devait sans doute en surprendre plus d’un, mais si quelques élèves restèrent figés sur place, désireux d’entrer en contact avec les nouveaux arrivants, la plupart obéirent.

« Vos dragons seront bien gardés. Monsieur Hagrid, notre garde-chasse, est un passionné. Je crois que le professeur Almeida se fera également un plaisir de veiller sur eux à l'occasion, dit-elle à ses invités en lançant un bref regard à sa sous-directrice qui semblait toute excitée. »


FERMETURE DU SUJET :
22/02/2018
20H

Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au cœur.

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Un à un, les élèves de l’école de magie chinoise se présentèrent devant l’assemblée des élèves de Poudlard. D’abord sortit de la hutte fixée sur le majestueux dragon un jeune garçon nommé Chu-Jung Xue, qui exécuta une prestation des plus impressionnantes en faisant apparaître le Qilin, chimère chinoise dont Oliver avait entendu parler lorsqu’il avait été en Chine il y a quelques années, puis Mei Ling qui réveilla une créature faisant obligatoirement penser à un crapaud, et enfin la petite-fille du doyen et directeur de Zhuangyán, Qiong Xixia qui avait fait apparaître un Fenghuang, une créature qu’Oliver connaissait aussi de son voyage.
Les trois élèves de chaque école de Zhuangyán se concurrenceraient pour obtenir le fameux œuf que la directrice de Poudlard possédait depuis septembre. Mais le professeur d’astronomie n’en savait pas plus que les élèves sur la façon dont ces sorciers exotiques allaient se le disputer. Il avait bien hâte de voir comment cet évènement se passerait, et ressentit un frémissement d’excitation. Puis Kristen ordonna à tous les élèves de rentrer à l’intérieur, d’une part pour éviter qu’ils ne soient malades – s’ils ne l’étaient pas déjà – et d’autre part parce que c’était tout simplement le moment de rentrer.
Le jeune homme de vingt-huit ans insista auprès des quelques élèves qui désiraient aller à la rencontre des étrangers, et rentra ensuite dans le hall d’entrée.

I heard a whisper on my shoulder, pretending life is worth the fight.

Qui a appris à mourir, il a désappris à servir.

Co-fondateur du club "Notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"

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La dernière personne à sortir de la petite maisonnette du dos du majestueux dragon était une fillette fluette. Contrairement à Mei, elle était menue et avait le pas léger. L'impression qui se dégageait de cette fille n'avait aucun rapport avec ces deux prédécesseurs. Tally la trouvait fragile, probablement trop fragile pour montrer des choses aussi extraordinaire que ces deux comparses. La Serdaigle n'avait pas non plus envie de la plaindre, la petite était aveugle, mais si elle était là, c'est bien qu'elle cachait un certain talent. Jenkins croisa les bras, attendant non sans impatience cette dernière démonstration. Comment pouvait-elle autant juger sur les apparences ? Seule une gamine de douze ans et demi en est autant capable.

Elle renifla bruyamment lorsque Qiong posa un pied sur la terre ferme. A vrai dire, elle n'avait qu'une envie : l'attraper par les épaules, la secouer comme un prunier et la forcer à être un peu plus tranchée dans ses actions. Toute cette douceur, ces rondeurs et ces choses trop lisses ne lui plaisaient guère. La Serdaigle réfréna un bâillement et battit des cils, espérant que la chinoise allait se mettre rapidement en route. Après d'interminable secondes, c'est finalement ce qui se produisit. La fillette prononça des paroles encore une fois si gentilles, si douces, si emplies de respect... Tally en était désespérée, c'était définitivement trop de politesse. Jamais l'idée qu'elle soit la fille de l'homme le plus respecté de Chine ne lui effleura l'esprit, trop concentrée sur une mauvaise foie hors-du-commun.

Ce qui énervait le plus notre chère Serdaigle, c'était de voir les regards enchantés autour d'elle. Ils n'avaient d'abord rien compris à la démonstration victorieuse et atypique de Mei, préférant la regarder de haut avec une antipathie déraisonnée. N'osant même pas se pencher pour attraper une pièce, jugeant sa prestation hautaine alors que cette gamine avait justement déjà tout compris. La Serdaigle aurait d'ailleurs parié que leur chère directrice aurait à peu près eu la même réaction face à une horde de Sorciers n'ayant d'yeux que pour eux. Ce n'était qu'une preuve d'un pouvoir et d'un caractère bien au dessus de ceux du commun des mortels. Maintenant, ils avaient déjà fait une croix sur la chinoise trop déviante pour lui accorder assez d'attention pour diriger des regards émerveillés sur une fille estropiée.

La vulnérabilité de Qiong crevait les yeux, mais Tally restait sur ses gardes, elle savait qu'elle allait très surprise malgré tout ce qu'elle pouvait trouver de négatif sur cette dernière prétendante. Elle fronça les sourcils et décroisa les bras se hissant sur la pointe des pieds pour ne louper aucune miette du spectacle. La chinoise semblait gelée et, Tally ne savait pas si c'était une illusion de par staticité du lieu, mais on aurait dit que ses bras tremblaient légèrement. C'est sans hésitation aucune que Qiong lança sa cape en l'air où celle-ci se transforma en une nuée de plumes de paon. La jeune Jenkins avait du mal à comprendre leur système de maison. Si trois élèves de Poudlard avaient été envoyés à Zhuangyán pour une raison mystérieuse, auraient-ils tous fait une présentation se basant sur leur maison respective ? Tally se questionnait. Leur maison semblaient bien plus distinctes et éloignées, comme autant d'écoles différentes. Néanmoins, elle était prête à parier que chaque élève de ces maisons étaient tout attachés voir plus à cette appartenance.

Elle revint à la réalité au moment où les plumes de paon tombaient du ciel, se mêlant ainsi aux doux flocons. Encore une fois, tout était délicat et aimable. L'exaspération de la Serdaigle grimpa d'un nouveau cran. Elle hésita à attraper une plume pour tenir compagnie à la pièce mais au moment où sa main se tendit vers l'une d'elle, elle fut soudainement attiré par Qiong qui semblait les rappeler à elle. Tally eu à peine le temps de se redresser pour remarquer l'explosion au dessus de la tête de la fillette. Le feu laissa bientôt place à une sorte de Phénix mais... chinois. Il avait plusieurs queues, mais c'était la seule différence que la Serdaigle pouvait noter étant donné qu'elle n'avait jamais rencontré de Phénix européen. Un rugissement d'applaudissement traversa la foule, Tally s'y joint mais avec moins d'entrain que certaines personnes.

Le vieux papy reprit finalement la parole, comme pour clore cette émouvante cérémonie. Comme Tally l'avait plus ou moins deviné, il parla « d'écoles » et donna également quelques informations sur les méthodes d'enseignement Chinois. Elle fut étonnée d'apprendre qu'ils commençaient à l'âge de six ans, soit bien plus tôt qu'à Poudlard. Elle en était presque jalouse, cela expliquait pourquoi ils étaient tous aussi bons. Apparemment, ils étaient tous trois nés pour cela, comme ils viendraient tous à devenir directeur de leur propre école. Tally se mit à sourire, elle venait de rencontrer des personnes qui seraient amenées à être célèbres. Le doyen conclu sa petite tirade par une phrase bien mystérieuse. Pourquoi l'un d'entre eux devrait-il « trouver grâce » aux yeux de Kristen Loewy, la directrice ? Sa réponse était tout aussi étrange, puisque qu'elle se fendit seulement d'un « nous verrons bien. » Tally se renfrogna. Il y avait bien des histoires dont elle n'était pas au courant...

4ème année RP |
#Aïe aïe aïe | Honneur, force et persévérance.
« Noël ? Pfeuh. C'est pour les gosses. »

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La dernière arrivante descendit - et Elijah ne s'en remettait toujours pas - du cou du dragon d'un pas léger.  Ses yeux s'écarquillèrent lorsque l'Azuré accompagna son mouvement. La raison ne lui apparu pas tout de suite, ce n'est que lorsque quelques uns de ses camarades murmurèrent près de lui qu'il comprit. La demoiselle était aveugle. Mieux qu'un chien d'aveugle : le dragon d'aveugle ! Ça en jetait quand même pas mal !

Comme beaucoup de ses camarades, il ne pu détacher ses yeux de Qiong durant toute sa démonstration. C'est qu'elle était jolie ! Elijah ne s'intéressait pas encore à la gente féminine, mais il savait reconnaître une jolie fille quand il en voyait.

" Heureux soit ce jour d’hiver, puisque l’honneur m’est enfin donné de vous rencontrer, amis de Poudlard. Veuillez recevoir les amitiés de ma maîtresse et de toute l’école du Paon "

Le rouge lui monta aux joues. Elle était honorée de le rencontrer... Enfin de LES rencontrer. Tous. L'enfant grogna. Elle avait quelque chose de vélane, cette fille. La voix douce qui vous apaise et tout et tout. Aussi douce que les plumes de paon qui caressaient désormais son visage. A la lumière de ce qui suivit, il ne pu qu'admirer sa magie. Petite mais costaude la fillette ! Eli n'avait jamais vu un phœnix pareil, et garda la bouche ouverte tant et si bien qu'un filet de bave ne tarda pas à couler du coin de ses lèvres.

Après s'être essuyé d'un revers de manche, il contempla la créature avec ravissement jusqu'à ce qu'elle se pose au sol. Il applaudit alors si fort que ses paumes devinrent rouge vif. Les trois enfants leur avaient fait une démonstration qu'il n'était pas prêt d'oublier ! La voix du doyen s'éleva alors.

" Vous connaissez désormais mes intentions, "

Elijah haussa les sourcils. Bah... Non... Il avait dû louper un épisode. Ils n'étaient pas venus jusqu'ici pour leur donner un spectacle quand même (et quel spectacle...!) ? Il avait dû louper un truc, tout contemplatif qu'il était, parce que la raison de leur venue à Poudlard n'était toujours pas claire pour lui.

" Chaque école de Zhuangyán élève ses jeunes pousses selon ses propres préceptes, dès l’âge de six ans. Dans l’histoire de mon école, rares sont les époques qui ont vu naître une… trinité. La  Grande Prêtresse l’a prédit. Qiong, Mei et Chu-Jung seront un jour amenés à prendre la tête de leur école respective. J’espère de tout coeur que l’un d’entre eux trouvera grâce à vos yeux, professeur Loewy. "

Une foule de questions se bousculèrent alors dans sa tête. Dès l'âge de six ans ? Ça expliquait le niveau...  et encore, il aurait été bien incapable de faire  le tiers de leurs prouesses même éduqué au berceau ! Une trinité ? La Grande Prêtresse que queuouah ? En tout cas, il avait visé juste : trois écoles étaient représentées par la fine fleur des sorciers asiatiques. Ils devaient trouver grâce aux yeux de Miss Loewy à quel propos ?

" Nous verrons bien. " avait-elle répondu. " Je vous aurais volontiers fait visiter le château, mais… c'est un lieu qu'il est plus agréable de découvrir, quand on en a le temps. "

Il allaient vivre avec eux dans le château ? Ou dans la pagode ? Et pour combien de temps ? Pour quoi faire ? Ils leur apprendraient à pratiquer la même magie ? Ils leur donneraient des cours ? Ce serait teeellement cool ! Elijah n'était peut-être simplement pas doué avec une baguette, et lorsqu'il connaitrait leur forme de magie - l'espoir fait vivre - il deviendrait super fort ? Il ferait apparaitre des chimères et chevaucherait des dragons, et tout et tout ?

" Allez, tout le monde à l’intérieur ! J’entends vos nez couler d’ici et cela me fait horreur. "

Le gryffon sorti de sa rêverie, secoua la tête et entreprit de suivre ses camarades lorsqu'un objet au sol attira son attention. L'une des pièces offerte par le gros crapaud brillait au sol, sans doute tombée de la poche d'un de ses camarades - il se souvenait avoir vu Terry Goodman en piocher tellement que quelques unes avaient glissé d'entre ses doigts. Un regard à gauche, un regard à droite, il se baissa pour la ramasser et la mettre rapidement dans sa poche.

" Elijah, tu viens ? "

Son ami Zek l'agrippa par l'épaule et l'entraina avec lui jusqu'au château. Eli avait le regard brillant, des étoiles plein les yeux, et tenait fermement la pièce qu'il avait glissé dans sa poche. Cette soirée avait été magique, et il était certain qu'il la repasserait en boucle avant de s'endormir ce soir. Un dernier regard aux majestueux dragons, et il s'engouffra avec les autres dans le hall.

Première année RP
" Plus on est de fourbes... "
" Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs ! "

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La dernière élève à sortir de la pagode était une jeune fille à l'air beaucoup plus doux que sa prédécessrice. Elle se déplaça avec grâce le long du cou de l'immense dragon jusqu'à glisser vers le sol. Cette fois, l'Azuré accompagna le mouvement de le toute jeune sorcière pour s'assurer qu'elle atteigne le sol en toute délicatesse et toute sécurité. D'abord surprise par ce favoritisme, Elina compris en voyant les yeux de la jeune chinoise. Qiong était aveugle ! Être aveugle à un si jeune âge devait être réellement difficile. Même si cela l'était de toute manière à n'importe quel âge. Elina se demanda si la jeune fille était née aveugle ou si elle l'était devenue plus tard. Comment voyait-on le monde si on n'avait jamais pu l'observer à la manière des autres personnes ?

« Heureux soit ce jour d’hiver, puisque l’honneur m’est enfin donné de vous rencontrer, amis de Poudlard. Veuillez recevoir les amitiés de ma maîtresse et de toute l’école du Paon.»

La voix de la jeune fille était très agréable à entendre et chaleureuse. L'impression qui se dégageait d'elle était à l'opposé total de Mei. Après s'être inclinée, elle détacha sa cape pour la lancer dans les airs à la grande surprise d'Elina dont la première pensée fut qu'elle allait avoir terriblement froid. Lorsque la cape arriva au point le plus haut qu'elle pouvait atteindre, elle se changea en des centaine de plumes de paon qui retombèrent sur la masse des Poudlardiens. L'une d'elle vint effleurer la joue d'Elina dans sa chute comme une légère caresse. La magie de la jeune sorcière dégageait la même impression que Qiong elle-même. Quand toutes les plumes eurent terminées leur course, la jeune chinois les rappela en faisant usage de symboles tracés au sol. Elles se rassemblèrent au dessus de la jeune fille et s'embrasèrent. Mais la flamme était noire avec des extrémités bleu-violettes et fini par se transformer en un genre de phénix. Mais au lieu des couleurs chatoyantes que ces animaux arboraient à la connaissance d'Elina, celui-ci avait des plumes arborant les mêmes tons que les flammes dont il était apparu. Sans compter que celui-ci avait cinq queues ! La créature vint se poser sur le bras de son invocatrice qui s'incline face  l'assemblée de sorciers anglais. Le doyen des chinois repris la parole

« Vous connaissez désormais mes intentions. Chaque école de Zhuangyán élève ses jeunes pousses selon ses propres préceptes, dès l’âge de six ans. Dans l’histoire de mon école, rares sont les époques qui ont vu naître une… trinité. La  Grande Prêtresse l’a prédit. Qiong, Mei et Chu-Jung seront un jour amenés à prendre la tête de leur école respective. J’espère de tout coeur que l’un d’entre eux trouvera grâce à vos yeux, professeur Loewy. »

Elina, qui avait été très surprise de voir que les jeunes chinois maîtrisent aussi bien la magie à l'âge des première année de Poudlard, compris cette différence. Il est vrai que les européens n'apprenaient  à maîtriser la magie qu'a partir de 11 ans. C'était assez tardif quand on y pensait. Elina aurait certainement beaucoup aimé commencer à apprendre plus tôt. Ses parents étant tous deux sorciers, elle avait bien eu droit à un peu de théorie, mais sans baguette, difficile d'apprendre plus.
Miss Loewy était demeurée imperturbable face aux démonstrations des élèves chinois. La directrice échangea quelques paroles avec Biao Xixia avant d'annoncer d'une voix plus forte :

« Allez, tout le monde à l’intérieur ! J’entends vos nez couler d’ici et cela me fait horreur. »

La remarque tira un sourire à Elina. Peut-être était-ce une conséquence de la présence d'Aude Luneau à Poudlard, mais la Poufsouffle trouvait miss Loewy moins froide que lors de ses premières années en temps qu'élève. Cela ne dispensait pas pour autant d'obéir à son injonction. Elina suivit donc la masse des élèves qui se pressaient à l'entrée du château. Restant à distance stratégique de la du gros des troupes pour ne pas être prise dans le mouvement.

¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~
ma couleur : #7F6000

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- Et enfin, Qiong Xixia, de l’école du Paon.

La dernière annonce suscita un étonnement perceptible dans l'assemblée poudlardienne. Mad ne s'était, elle, pas formalisée sur le détail qui en était probablement la cause. Elle était sans doute l'une des rares à savoir qu'un nom ne faisait pas une personne, bien que celui de la nouvelle arrivante n'était pas anodin. Xixia. Le même nom de famille que le Doyen. Bien sur, on disait toujours que la moitié de nous venait de notre mère, l'autre partie de notre géniteur. Cependant, la Gryffonne doutait fortement de ce constat, comme toute personne censée qui y avait déjà réfléchi d'ailleurs. Evidemment, elle ne remettait pas en cause les recherches des scientifiques à propos des gênes et remettait à ce propos sa confiance en eux, mais elle savait que celles ci faisaient partie de ce que nous étions, pas de ce que nous devenions. Pour résumer cette hypothèse était vraie en théorie, un peu moins en pratique. La Deuxième Année replaça alors son attention sur la cérémonie qui se déroulait actuellement près d'elle car elle imaginait bien qu'elle ne revivrait pas cela souvent et que, dans tous les cas, cela serait différent. L'évolution s'occuperait bien assez tôt de cela, elle en était persuadée. Elle put ainsi percevoir une aura mouvementée malgré l'immobilité de tout ce qui aurait bouger. Elle se tourna alors vers la source de cette atmosphère si particulière et découvrit ainsi une jeune fille avec des traits dotés d'une harmonie sans pareille, mais des yeux cependant camouflés par un voile disgracieux qui ôtait probablement la propriétaire du sens visuel. C'est pour cette raison que l'Azuré, dans toute sa grandeur, accompagna son mouvement pour parvenir au devant de Kristen Loewy. Dans un ton enluminé, elle dit alors :

- Heureux soit ce jour d’hiver, puisque l’honneur m’est enfin donné de vous rencontrer, amis de Poudlard. Veuillez recevoir les amitiés de ma maîtresse et de toute l’école du Paon.

Tigre, Dragon, Paon. Voilà donc les trois Ecoles qui peuplaient Zhuangyàn. Mad était heureuse d'apprendre cela. En effet, suite au dernier débat qu'elle avait eu avec son cousin, au sujet des Ecoles de Magie, elle en avait conclu que sa culture à ce propos était bien trop réduite et que chacune d'entre elles, malgré des idéologies bien différentes, méritait d'être étudier. Elle espérait donc pouvoir se renseigner davantage grâce à la délégation qui allait prendre place dans le futur à Poudlard. Elle prit donc la décision d'observer sous toutes les coutures ces sorciers. Elle aperçut donc Qiong se relever d'une inclinaison qu'elle avait probablement entamée lorsque la Gryffonne s'était perdue dans ses pensées. La chinoise détacha alors délicatement la cape mauve qui lui occupait les épaules pour lui faire prendre la direction du ciel. Le vêtement se métamorphosa alors en une multitude de douces plumes violines. Celles ci vinrent caresser les visages de Poudlard qui ne put que ressentir une impression intense de légèreté. La française leva alors son doigt vers sa joue dont la peau venait d'être effleurée par la plume. Elle n'osa pas la toucher, de peur d'abîmer la frêle sensation qu'avait procuré le duvet. Elle baissa donc son membre, préférant admirer le beau spectacle qui se profilait. En effet, Mad put voir la masse de plumes affluait au-dessus de la tête de l'élève asiatique suite à son tracé de deux symboles asiatiques et très probablement chinois. C'était comme un appel à leur venue immédiate et le duvet avait obéi. Furtivement, le tapis de plumes formé pris feu, d'une flamme vive et chaude. Plus aucune trace de la douceur légendaire des plumes n'avait persisté, ce qui l'avait embrasé était bien plus majestueux : de grandes flammes bleues léchaient un cœur obscur puis un phénix apparut et tout ce manège se dissout. Mad fut alors subjuguée par tant de belle Magie venant d'un si petit être. Elle devait bien admettre qu'elle était simplement incapable de fournir une si belle prestation. L'animal qui en était ressorti était doté d'une magnificence intense : un plumage noir qui tirait sur le mauve à sa pointe et 5 queues. Cela devait être une créature extraordinaire, précieuse. Il cria d'un son pur et laissa ensuite le silence reprendre place. Le phénix se dirigea ensuite vers le bras tendu de l'élève asiatique qui l'avait crée ou fait venir, et elle s'inclina humblement au son des applaudissements frénétiques entraînés par le Doyen. Ce dernier était incontestablement fier de sa descendance. Il prit alors la parole, ému :

- Vous connaissez désormais mes intentions. Chaque école de Zhuangyán élève ses jeunes pousses selon ses propres préceptes, dès l’âge de six ans. Dans l’histoire de mon école, rares sont les époques qui ont vu naître une…trinité. La  Grande Prêtresse l’a prédit. Qiong, Mei et Chu-Jung seront un jour amenés à prendre la tête de leur école respective. J’espère de tout coeur que l’un d’entre eux trouvera grâce à vos yeux, professeur Loewy.

C'était un homme simple, modeste et ses paroles ne faisaient que refléter cela. Mad en était réellement intimement convaincue, persuadée. Dans ses yeux, dans ses traits, toutes ses qualités s'y lisaient et la Gryffonne put le détecter. Elle réalisa alors que son attention avait basculé. Elle n'était plus focalisée sur Kristen Loewy mais bien sur Biao Xixia. Sa mâchoire s'ouvrit alors pour former un beau O. Quelqu'un avait réussi à égaler la Directrice dans son estime. Cette dernière prit alors la parole, en réponse au Doyen, et la Deuxième Année ne voulut pas louper une miette de l'échange :

- Nous verrons bien. Je vous aurais volontiers fait visiter le château, mais… c'est un lieu qu'il est plus agréable de découvrir, quand on en a le temps.

Une sourire coquin marquait ses lèvres mais son expression faciale habituelle à savoir froide reprit le dessus lorsqu'elle poursuivit, à destination de l'assemblée poudlardienne étudiante :

- Allez, tout le monde à l’intérieur ! J’entends vos nez couler d’ici et cela me fait horreur.

Toujours aussi charmante. Cela aurait plut à Mad si celle ci avait encore eu la concentration apposée sur la jeune femme, mais ce n'était plus le cas. Toute sa concentration était désormais portée sur Biao Xixia et elle en oublia les derniers gestes et paroles de sa Directrice avant de rentrer au château. L'arrivée de la délégation promettait de beaux rebondissements.

Comment te dire, ou te faire comprendre, que la Vie n'était qu'un simple Songe ? Un Mensonge, que la Vérité Ronge.
Rire à m'en déchirer les abdos. Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ados.
Absente jusqu'au 18 août

 RPG   Libre  L'Azuré et le Serpent Blanc

Dès les premiers mots de leur directrice, Rey sut que ce n'était pas aujourd'hui qu’elle lèverait le mystère sur la raison de la venue de leurs homologues chinois. Kristen Loewy cultivait l’art du secret de ce qu'on lui avait dit et rien de ce qu'il avait pu vivre jusqu'à ce jour pour sa première année à Poudlard n’avait démenti ceci. Il fallait prendre son mal en patience ou même ne jamais espérer avoir réponse à tout. Le rouquin était d'un naturel curieux, il en payait les frais.

Se désintéressent des banalités, le Poufsouffle s'accroupit, prit de la neige dans ses mains et la structura de ses doigts engourdis. Lorsque la forme d'un vague oiseau fragile se dessina, il posa sa sculpture au sol et sorti discrètement sa baguette. Bien qu'étant au premier rang, les regards étaient rivés vers les dirigeants des écoles et personne ne s'intéressa à lui.

- Wingardium Leviosa, souffla-t-il du bout des lèvres.

Son petit oiseau des neiges s'éleva de quelques centimètres avant d’avancer en direction des élèves chinois. Bien qu'il s'était durement entraîné à faire ce sortilège, Rey devait se concentrer pour maintenir la basse altitude et la trajectoire exacte pour que son entreprise ne soit pas remarqué des adultes tout en la préservant d'une quelconque collision qui la détruirait immédiatement. En à peine une minute, la sculpture atteignit Qiong, qui suite à sa prestation, était la plus proche d’eux. Ce qui tombait bien puisque c'était à elle qu'il destinait l'oiseau. D'une impulsion, il fit s’élever son œuvre et…

« Allez, tout le monde à l’intérieur ! J’entends vos nez couler d’ici et cela me fait horreur. »

Rey sursauta à l'injonction de la directrice et se tourna par réflexe vers elle. Il comprit son erreur trop tard. Quand il se retourna, son oiseau des neiges avait disparu, probablement retombé sur sa matrice blanche lorsqu'il avait perdu sa concentration. Dépité, le garçon leva les yeux et rencontra ceux de la créature posée sur le bras de la jeune fille. Son regard le mit mal à l'aise, comme si la sorte de Phoenix avait deviné son intention et cherchait à en percer les raisons. La déconvenue et cette inquisition inhabituelle suffirent pour le convaincre d'écouter rapidement les directives de sa directrice et il suivit les autres à l'intérieur accompagné d’Eliott. Son ami n’avait fait encore aucun commentaire sur son action, peut-être n’avait-il pas fait attention. Le Poufsouffle l'espérait.

Capitaine et Poursuiveur des Frelons
*Le souffle des poufsouffles jamais ne s'étouffe*
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