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Emotion hivernale  PV 

Mad avait besoin de sentir la fraîcheur s'intensifier dans sa tête pour remettre ses idées en place et ne trouvait pas meilleur endroit que l'immense et majestueuse esplanade verte appelée Parc de Poudlard pour effectuer cette tâche. Elle avait envie de s'allonger au pied, au creux d'un tronc brun pour y contempler la neige qui s'y était déposée avec grâce, et de ressentir la rugosité du bois et la morsure du froid. Elle n'aurait seulement pas d'autres choix que de briser le manteau blanc délicat de son empreinte lourde et épaisse et cela lui brisait le cœur rien qu'à l'idée. Pour satisfaire son besoin personnel, elle allait donc fissurer un fantasme collectif. Mais elle en avait besoin, pour sa vie, pour sa survie. Se retrouver dans cette vaste étendue où elle avait tant vécu était pour elle essentiel. Elle se souvenait de tout ce qui s'y était produit, bien que sa mémoire était souvent douteuse : les rencontres, notamment avec Marion, ses nombreuses réflexions, émotions, sensations et la récente arrivée des Chinois. Comme les 3 grandes étapes de sa vie, découpée entre Poudlard et les Moldus. 

Elle était désormais arrivée devant la porte qui menait au Parc et la poussa de toutes ses forces afin de pouvoir se faufiler dans l’entrebâillement et ainsi s'extirper du Hall d'Entrée pour rejoindre sa destination. Elle réussit donc à faire légèrement pivoter le lourd panneau de bois et se dirigea rapidement vers le centre du Parc mais s'arrêta net, bien avant cet emplacement. Elle voulait d'abord contempler le panorama fantastique qui s'offrait à elle avant de le saccager. Malheureusement, quelqu'un avait déjà commencé de ses pas graciles et  elle fouina du regard pour tenter de voir une silhouette se détacher et ainsi -probablement- la reconnaître. Ne s'attendant pas à voir la personne qu'elle découvrit présente ici, perdue dans ses ressentis ce qui changeait de d'ordinaire, elle hésita à revenir sur ses pas mais le poids de la porte la découragea bien vite. Elle s'orienta donc là où son Âme lui dictait de se rendre. 

Comment te dire, ou te faire comprendre, que la Vie n'était qu'un simple Songe ? Un Mensonge, que la Vérité Ronge.
Rire à m'en déchirer les abdos. Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ados.
Absente jusqu'au 18 août

Emotion hivernale  PV 

Duncan avait eu ses infos : il allait neiger. Comment ? Ne lui demandez pas, il ne vous répondrait pas et d'ailleurs il n'en avait fait part à personne, pas même à Jo' ni à Audric ou encore à Elijah. Cette neige était son privilège et personne n'allait la lui enlever (mis à part le Soleil ...).

Par conséquent, le lendemain il se leva aux aurores, enfin ... Il tenta de se lever aux aurores ... A vrai dire, il n'était que sept heures quand il se décida enfin à remuer la carcasse pleine de chair et de sang qui lui servait de corps. Mais alors, toute l'énergie qu'il avait accumulé dans sa nuit de sommeil il l'utilisa pour la déchaîner sur les autres Gryffons, Duncan devait absolument faire sortir toute l'excitation qu'il avait en lui, encore endormis de leur dure semaine de cours. Jonathan râla un peu et Duncan s'enfuit de son dortoir tel une tornade renversant tout sur son passage. 

Le Gallois descendit les marches qui menaient au bas du grand escalier magique à toute vitesse et il se cassa la figure en voulant éviter le chat qu'un imbécile avait laissé traîner. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il était en pyjama, bien que ceci ne le gênait le moins du monde il se fit la réflexion que les chaussons n'étaient pas assez adapté à la neige. A contre coeur, il fit marche arrière et au passage il glissa le chat sous son aisselle et courut vers sa salle commune, au passage il déposa le chat dans le bureau de Rusard. Pour tout vous dire, le fantôme/concierge dormait encore et Duncan lança plus ou moins le chat dans la petite salle, tout ceci dans le but d'effrayer le concierge et cela marcha ... Bien, oui,on peut dire ça ... Et c'est en mode course poursuite que Duncan rentra dans sa salle commune pour s'habiller. 

Une fois ceci fait il envoya Elijah faire diversion pour pouvoir sortir sereinement. Une fois dans le hall, il poussa le gigantesque panneau de bois et de fer et contempla un instant cet océan de blancheur et prit la direction du parc en toute tranquillité ...

Détenteur de SEPT Magic Award.
A été parrain de cinq préfets.

Emotion hivernale  PV 

Elle se dirigea donc, brisant le panneau quasiment lisse saupoudré de fine neige blanche si poétique de ses pas légers, vers la silhouette de Duncan qu'elle détailla du regard au loin. Elle n'avait jamais pris le temps de le voir différemment que comme le farceur, le bout-en-train de la bande, l'enfant insouciant, et le regrettait désormais. La fragilité qu'il manifestait ostensiblement entraînée probablement par sa prétendue solitude le rendait touchant. Elle ne le voyait plus qu'avec un léger sourire déposé délicatement sur le visage, perdu dans le vide que représentait la couleur de la pureté. Elle le sonda alors de ses iris bleus, détaillant chaque courbe que décrivait son corps, tout en continuant d'avancer discrètement. Elle put remarquer qu'il était assez grand pour sa douzaine d'années mais sa taille était compliquée à évaluer à cause de son allure. En effet, il se tenait légèrement penché en arrière, les mains dans les poches, presque courbé mais pas tout à fait. Une allure nonchalante en somme, qui correspondait bien à la personnalité de celui auquel elle appartenait. Sa large silhouette athlétique se découpant dans le paysage contrastait avec la finesse de ce dernier. Mad réfléchit alors à la cause. Elle connaissait effectivement assez le sport et son mode de vie affilié pour savoir qu'être gâté par la nature ne suffisait pas à posséder une telle masse musculaire sans entretien, surtout à Poudlard où le sport ne pouvait dépasser les montées et descentes incessantes de marche si l'on voulait entretenir une scolarité et un sommeil suffisants. Elle espérait donc pouvoir l'interroger à ce sujet, elle en était très curieuse. La jeune fille avait pour sa part dénicher l'alternative du vol sur balai qui lui convenait tout autant et entretenait ainsi son Corps et son Âme. Elle aimait cette pratique qui lui rappelait Yohan. Il lui manquait tant.

Perdue dans ses pensées, la Gryffonne ne lâchait pas pour autant des yeux le Deuxième Année, celui ci toujours renfermé dans sa bulle. Il devait probablement être dans l'état où chacun aimait se réfugier, dans un monde où les soucis avaient disparu ou plutôt, n'étaient jamais apparus, et où chaque personne souhaitée était à nos côtés et les autres semblaient à l'autre bout du monde voire absents. Elle ne pouvait que le comprendre, elle appréciait particulièrement cet environnement. La Deuxième Année distinguait désormais le regard châtain du jeune garçon et ses mèches brunes rebelles. Elle ne devait plus être qu'à un petit mètre de lui. Elle ralentit sa démarche pour s'arrêter complètement à une vingtaine de centimètres de l'individu. Celui ci n'avait pas dû arrêter de tourner au vu des multiples pas qui se découpaient dans le manteau neigeux mais son immobilité et son calme frappa la jeune fille. Jamais elle n'avait pu l'observer dans un état d'esprit aussi paisible. Elle ne serait tout de même pas allée jusqu'à "serein" au vu des contractions involontaires du corps du Gryffon mais il était sage, et cela ne lui arrivait pas fréquemment. Voyant qu'il avait porté son regard sur l'horizon, elle fit de même et vit les conséquences de la place prise par l'hiver. Pour sa part, elle les trouvait satisfaisante mais elle savait que certains préféraient la chaleur entêtante du soleil de l'été. Elle ne supportait pas la chaleur qui régnait en cette saison.

Elle reprit contenance, étant cette fois décidée à avoir les pieds sur terre tandis que son compagnon serait dans ses réflexions et non l'inverse. Elle se rapprocha à nouveau de lui et posa sa main gauche sur son épaule droite. Elle espérait que ce geste suffirait à le voir faire volte face.

Comment te dire, ou te faire comprendre, que la Vie n'était qu'un simple Songe ? Un Mensonge, que la Vérité Ronge.
Rire à m'en déchirer les abdos. Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ados.
Absente jusqu'au 18 août

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 Le paysage qui s'offrait à lui était incroyable, d'où il était le jeune garçon avait une vue magnifique sur le Parc de Poudlard enneigé et tout ça n'était rien qu'à lui. Le lac était gelé et une grande ombre noire semblait essayer de taper dessus depuis l'intérieur. Peut-être le calamar géant ?  Il se dit alors que son jumeau n'avait pas eu la chance de contempler ça ... L'année dernière il avait quitté le château alors qui l'hiver n'avait pas encore plongé ses immondes griffes gelées sur l'Ecosse et de sa chambre d'hôpital il n'avait vu que sur le local à poubelles. Le deuxième année se fit la réflexion que ça devait plus ou moins avoir quelque chose de poétique un tas d'ordures recouvertes par la neige, finalement son jumeau n'avait pas dû être si malheureux que ça à l'hôpital ...

 Tandis que Duncan était plongé dans ses pensées une personne approchait. Le Gallois ne s'en était tout d'abord pas rendu compte mais la neige crissait derrière lui, et le crissement se rapprochait de lui. Et ça c'était une chose que la neige ne faisait pas d'elle même -bien qu'elle soit magique-, cela voulait donc dire que quelqu'un se rapprochait de lui. Ça y était Rusard l'avait retrouvé ... On l'avait enfin pris la main dans le sac. Tant pis, le Gallois décida de ne pas bouger et de profiter de la vue que la nature lui offrait avant de se faire appréhender par le vieux concierge fantôme. Mais, tout ça était bizarre, Duncan n'entendait aucune voix, pourtant Dieu sait que le fantôme l'aurait harangué en temps normal. 

 Puis une main se posa sur son épaule. *Tient, c'est pas très très normal ça*  Normalement, un fantôme ça ne pouvait pas se matérialiser. Alors ce n'était pas Rusard ! Le pensionnaire du château fit volte-face. En effet, ce n'était pas Rusard qui se tenait face à lui. C'était une ravissante jeune fille. Duncan ne la reconnu pas tout de suite ... Nan mais qui ça pouvait bien être ? Il fouilla dans ses souvenir sans parvenir à mettre un nom sur ce visage. Le Gallois prit la parole avant que le malaise ne parvienne à s'installer entre cette mystérieuse jeune fille et lui.

"-Bon .. Bonjour, je peu faire quelque chose pour toi ?"

 Puis ses neurones se remirent en marche. Il eut comme des flashs : cheveux blonds+grands yeux verts+écharpe de Gryffondor+ma-gni-fi-que badge de préfète épinglé à sa robe de sorcière = Mad Mal, deuxième année et préfète de Gryffondor. Duncan déglutit bruyamment, ah bah non en fait il n'était pas sauvé, Rusard avait lâché les préfets sur lui ... Le Gallois joua la carte de l'innocence, après tout, peut-être que c'était du pur hasard ? Il n'évoquerait donc pas l'accident "Rusard".

 C'est alors que le jeune garçon remarqua que l'écharpe de sa préfète commençait à échapper au cou de sa propriétaire. D'un rapide mouvement il la rattrapa et la remit bien au place autour du cou de Mad. Puis le jeune garçon lui sourit et dit :

"- Elle est mieux comme ça. Duncan marqua une pause et invita la jeune fille à continuer la balade avec lui. Puisque t'es aussi là, ça te dirait de faire un tour du lac avec moi ?"

Détenteur de SEPT Magic Award.
A été parrain de cinq préfets.