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Le coeur du chêne. ( Cabane de Cristal ).

Avec : Lidy Bravery

Rosalie n'avait pas envie de réviser ses devoirs aujourd'hui, pas envie de plonger son nez dans ses grimoires, ces noms, ces sorts et potions. Non, aujourd'hui le temps était doux, le soleil c'était réveillé et éclairait de ses rayons l'immense châteaux de Poudlard, les vitres reflétaient la lumière comme un miroir celeste. 
Aujourd'hui c'était un temps à aller au parc!
La jeune fille prit son sac en tissu ou était gravé le nom de Poufsouffle, qu'elle avait fabriqué elle même durant les premières vacances chez sa grand-mère. Elle était très attaché à sa maison jaune et noir, elle avait l'impression d'avoir une famille sur qui comptait, surtout qu'elle était très proche de son père et sa mère. Alors savoir que Poufsouffle serait sa troisième maison, la jeune fille se sentait tout de suite moins seule dans cet immense domaine. 
Rosie remplit son sac de feuille blanche, quelques crayons de bois à la mines usées, son appareil photo , son Polaroïd, et de quoi grignoter. 
Rosalie était une fille du soleil, l'hiver elle était monotone mais dès que le soleil dansait dans le ciel, elle en faisait de même. Aller! Sac sur l'épaule, cheveux attachés dans un chignon à la va-vite, lunette dans le sac, lacés fait, la jeune fille s'élança joyeusement pour la verdure fraiche du parc. 

Descendre les marches - passer par la cour - dépasser l'arbre aux fleurs - prendre un raccourcit - suivre les pierres - arriver au parc.

Elle leva son visage vers le ciel, les deux pieds fermement ancrés dans le sol, ferma les yeux, quel bonheur de sentir la chaleur picoter ses joues rosées. 
Elle prit une grande bouffée d'air, inspire, expire, se relâche. Elle guetta du regard les alentours à la recherche d'un arbre sous lequel se poser, un endroit agréable où dessiner, être à la recherche de cette instant magique qui est la nature. 
Au loin elle vit une jeune fille, une jeune Poufsouffle, ne serai-ce pas Lidy ? Elle n'en était pas sûre, mais Rosalie ressentit de suite que la jeune fille n'allait pas bien, elle avait les yeux rouge de celle qui vient de pleurer, un regard abattue, elle tremblotait et tenait dans ses main un livre qu'elle serait sur son coeur. 
Le problème de Rosie, c'est qu'elle ne sait pas s'occuper de ses oignons, dès qu'elle voit quelqu'un en difficulté elle y accourt, comme si on lui avait chargé d'une mission divine. Mais c'était aussi une de ses qualités, prendre soin des autres. 
Elle s'avança vers la jeune fille, elle vit non loin un groupe d'élèves plus vieux, surement en deuxième ou troisième année, pensa t'elle, ils étaient en train de rire à gorge déployaient, Rosalie ne fit pas attention à eux. Arriver à hauteur de la jeune Poufsouffle elle lui tendit un mouchoir en tissu brodé d'un petit bateau ou il était écrit Boiscèdre en lettre calligraphique et lui lança un regard doux suivit d'un sourire amical. 

" Tiens! ... Tu vas bien ? Je peux m'assoir à côté de toi ? "

" Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe "
La curisosité est mon gouvernail.

Le coeur du chêne. ( Cabane de Cristal ).

Pour un lecteur, rien n'est plus agréable que de faire varier ses lectures avec le fil des saisons. Les livres parlant de neiges et de contes d'hiver sont réservés aux temps hivernaux, mais le temps d'aujourd'hui me fait sortir une nouvelle lecture de sous mon matelas : "Orgueil et Préjugés". Les premiers rayons du soleil, les premières douceurs de l'année après l'hiver, et même l'arrivée de la Saint-valentin, cette période se prête savamment au romantisme ! De plus, l'édition que je tiens est le dernier livre que je me sois acheté avant de partir pour Poudlard, il brille encore et sent toujours le livre neuf. Ca fait toujours un peu bizarre à regarder, mais quand j'achète un livre, je ne peux pas m'empêcher d'ouvrir et de fourrer mon nez pour sentir l'odeur de l'encre, de l'imprimerie... Ca me donne l'impression d'être chez moi, peut importe où je me trouve. Un coup d'oeil par la fenêtre me permets d'habiller mon visage d'un sourire non dissimulé : je vais pouvoir lire dehors, quelle joie ! Me voilà à dévaler les escaliers, et à me précipiter dehors, évitant cependant de courir quand j'ai du public. Je dois me contenir un minimum, j'ai l'air assez bizarre comme ça...

Arrivée dans le Parc, celui même où j'avais pu papoter avec Jaime lors de mes premiers jours, j'hésite à m'asseoir au même endroit. Je souris une nouvelle fois, me rappelant notre discussion sur Narnia et les paroles du lion me reviennent en tête : "Les choses ne se passent jamais deux fois de la même manière", disait-il, et je vais honorer une des phrases que j'apprécie le plus, je décide de changer de coin lecture. Ce souvenir emplit se lieux, et une nouvelle lecture et de nouvelles aventures pourrons commencer autre part ! Comme... Sous ce magnifique arbre. Oh oui ! J'installe une petite couverture par terre, de couleur jaune assez délavé par le temps, me pose en indienne, et ouvre le livre à la première page. Une édition limitée... Beaucoup préfèrent la version ancienne de ce livre, et je suis prête à parier qu'en Angleterre, on doit pouvoir trouver chez des hommes prêts à investir des versions d'époque, qui sait? Ce merveilleux livre, et Jane Austen ont eu un véritable impact sur l'époque. Je ne suis pas sans le savoir. Et Monsieur Darcy... Un bel homme, arrogant, qui ferait rougir toutes les femmes de tous âges, et je dois bien l'avouer moi aussi ! 

Je lis avec un sourire béat et avec tant de concentration que je ne vois pas cette bande de garçons de Serpentard s'approcher de moi. Je ne vois pas non plus cette pierre avant qu'elle arrive à côté de moi, me faisant faire un bond d'un mètre et arrachant littéralement mon coeur de sa poitrine. Des rires francs et gargantuesques fusent aussitôt, et mon livre m'échappe des mains dans un combat de maladresse sans nom pour arriver par terre. Dans l'herbe, pages à même le sol légèrement humide... Mon sang se glace, un frisson me remonte dans le dos et j'ai la chair de poule, sautant sur mon livre pour l'attraper et tenter de gérer la situation. Quelques tâches de terre et quelques tâches d'humidité ont sali les pages et les larmes me montent aux yeux, alors que je me retourne vers les fanfarons avec l'air le plus fâché que je puisse avoir. Ce qui doit s'apparenter à une tête de poussin pas content, mais je fais avec ce que j'ai. Et puis : on ne touche pas à MON livre. Je voudrais parler, mais ma gorge et serrée et ils me coupent dans mon élan.

"Bah alors, il faut lever la tête de ses livres de temps en temps ! Qui sait, si tu ne fais pas attention, tu pourrais te retrouver avec une queue de rat sans même t'en apercevoir...

-C'est sûr, comme ça elle serait définitivement un RAT de bibliothèque ! Hahahah !"

Ils semblent tellement heureux de leur blague, que des larmes chaudes de rages dévalent en boucle sur mes joues. Ils s'éloignent, et je n'ai même pas eu l'occasion de répondre ou de me défendre. Je reste quelques instants comme ça, sans bouger, le livre serré contre moi et les observant avec toute la haine que je puisse ressentir. C'est ce moment que choisis Rosalie, avec sa belle crinière rousse, pour arriver à mon secours. Je me calme dès qu'elle s'approche de moi, et à sa question je lâche mon livre en le déposant sur mes genoux, attrapant le joli petit mouchoir qu'elle me tend.

"Merci, ou... Oui ! Bien sûr tu peux t'asseoir..."

Je hoquette, quelques dernières larmes s'échappant de mes yeux. Je la regarde, avec beaucoup de reconnaissance, et sa présence me donne de la force. Je me sens tellement moins seule... Les livres sont des alliés, mais aujourd'hui, si elle n'était pas arrivée là, mon moral aurait pu dégringoler bien bas, c'est un fait.

"Ils m'ont effrayée, ils ont lancé cette pierre et comme j'étais concentrée sur mon livre, j'ai sur-réagit... J'en ai fait tomber mon livre, ils l'ont sali, et maintenant ils se moquent de moi en me menacent de me métamorphoser en rat de bibliothèque. C'est... C'est plus ou moins ce qui c'est passé..."

En disant cela, j'indique de l'index l'arme du crime, une pierre relativement grosse avec des bords coupants qui auraient vraiment pu me blesser ; et j'ouvre le livre à la double page victime de la chute dans l'herbe.

"Merci d... D'être venue. Ce sont vraiment des rustres, ces garçons... Ils se fichent bien de ce que leurs actes peuvent avoir comme impact."

Je baisse les yeux, toute penaude.

Le coeur du chêne. ( Cabane de Cristal ).

"Ils m'ont effrayée, ils ont lancé cette pierre et comme j'étais concentrée sur mon livre, j'ai sur-réagit... J'en ai fait tomber mon livre, ils l'ont sali, et maintenant ils se moquent de moi en me menacent de me métamorphoser en rat de bibliothèque. C'est... C'est plus ou moins ce qui c'est passé..."

Rosalie regardait la grosse pierre que Lidy lui pointait de son index, elle n'en revenait pas, cette pierre aurait pu vraiment blesser la jeune Poufsouffle. Puis qu'elle idée de jeter une pierre sur quelqu'un,  
* Quel bande d'idiot*  Pensa t'elle. Rosie ne supportait pas la méchanceté et encore moins la lâcheté, elle essayait de retrouver ses mufles, son regard se tournait de droite à gauche, si elle les voient elle leur donnera  une bonne leçon..... Rien à l'horizon....

"Merci d... D'être venue. Ce sont vraiment des rustres, ces garçons... Ils se fichent bien de ce que leurs actes peuvent avoir comme impact."

Rosalie s'installa à côté de Lidy, elle sortit de son sac un autre mouchoir et elle commença à tapoter tout doucement sur les traces de boues qui couvraient les écritures du bouquin pour essayer de le nettoyer un peu, elle regarda la reliure, et le tire gravé, un sourire vient se dessiner au coin de ses lèvres :  

" Orgueils et préjugés, il est génial ! Tu vas voir, c'est une des plus belles histoire d'amour de tout les temps !!! Et ne t'en fais pas pour ton livre, il suffit de tapoter avec une tissu sec puis laisser sécher la boue pour la retirer plus facilement. Ou sinon tu peux utiliser un sort!" 

Rosalie, s'installa contre l'arbre, bras dernière la tête, elle regarda les nuages : " Ne t'en fais pas pour ces idiots, se sont des jaloux ou simplement stupides, quand ils voient une fille avec un livre cela leur rappel qu'ils n'ont pas de cerveaux ... Puis si ils osent revenir j'en ferai mon affaire!" Elle lui lança un petit clin d'oeil. 

" Tu aimes lire du coup ? " 

Elle regardait Lidy, ses yeux verts brillaient avec le soleil, ils étaient couleur émeraude * Je la prendrai bien en photo.. *

" Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe "
La curisosité est mon gouvernail.