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L'attrait du soleil  LIBRE 

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La cloche sonna. Peter posa son stylo, assez fier de ce qu'il avait produit. Il regarda quelques secondes les autres élèves se précipiter dehors, après avoir posé leurs copies sur le bureau. Il jeta un bref coup d'oeil par la fenêtre - Peter adorait être assis près d'une fenêtre, il se sentait moins enfermé - et se rendit compte du soleil sublime qui rayonnait sur la pelouse du parc. Il se dépêcha de ranger son sac, puis posa son devoir sur le tas et sortit.
C'était un mardi de février comme les autres. Il était 16h et Peter venait de terminer sa journée de cours. L'hiver était présent depuis bien trop longtemps à son goût et puisqu'il détestait le froid, il avait rarement profité du magnifique parc de l'école depuis son arrivé à Poudlard. Peter était en effet en première année depuis septembre et avait préféré la bibliothèque et les salles de classe au grand air à son arrivée. Le soleil était réapparu il y a deux jours, mais le devoir d'histoire de la magie avait occupé toutes ses pensées. Maintenant que c'était terminé, il pouvait profiter de l'air pur. Il descendit l'escalier jusqu'au rez-de-chaussée du château, le cours d'histoire de la magie étant au premier étage, et sortit dans le parc.

Le soleil était éblouissant et se reflétait sur la magnifique pelouse du parc. L'air était toujours aussi froid, le vent soufflait depuis le sinistre lac noir et une odeur marine s'en dégageait. Peter n'avait rien à faire jusqu'au dîner et ses amis avaient préféré le confort de la salle commune pour jouer aux échecs. Il resta planté sur les marches du château quelques minutes, à la recherche d'un coin tranquille pour s'installer. Le froid avait chassé la plupart des courageux et Peter ne vit que quelques groupes d'élèves, bien emmitouflés dans leurs capes d'hiver, disséminés dans le parc entier.
Une lueur rose attrapa son regard : Peter avait en effet oublié le magnifique lapacho du parc, enraciné près du lac. Ses larges et robustes racines offriraient certainement de quoi s'installer à peu près confortablement. Peter traversa le parc et remarqua un creux au pied du trou, parfait pour la corpulence de Peter. Il s'y installa, puis chercha un bocal de confiture dans son sac : ce bocal ne le quittait jamais en hiver puisqu'il avait appris à y faire apparaitre des flammes pour se réchauffer.


- Incendio !

Une petite flamme fit son apparition dans le bocal, que Peter referma. Il le posa entre ses genoux et l'entoura de ses mains pour les réchauffer. Il commença alors à examiner les ondes du lac.
Dernière modification par Peter Mackey le 13 mars 2018, 12 h 37, modifié 1 fois.

L'attrait du soleil  LIBRE 

C'était l'hiver, et Arminia se promenait dans le parc vêtu de son bonnet et de sa veste. Franchement, quel est la logique de faire un devoir de botanique à l'air alors qu'il fait moins de 0° ?! S'était ce que se demandais la jeune fille pendant toute la journée. Après les cours, elle avait décider de faire  son devoir tout de suite pour que ce soit fait, mais ce n'était vraiment pas le bon jour. Même si la jeune fille résistait plutôt bien au froid, elle n'habitait pas au Pôle Nord et grelotait désespérément. Elle n'avait jamais de bonne idée. Elle détéstait le froid ! Mais ici, elle ne savait pas si c'était possible d'aimer le froid tellement il était glacial.

Arrêtant de râler contre le temps, qui était d'ailleurs ensoleillée mais d'un autre côté, totalement à découvert, la petite se posa près d'un arbre pour se reposer un peu et l'examiner. Pour son devoir, elle devait trouver un arbre original et le décrire complètement, mais en vérité, Arminia et les plantes, cela faisait deux. La rouquine préférait largement être un samedi d'été, sur son balai. Après, tout le monde ne peux pas avoir les mêmes gouts.

En examinant l'arbre sur lequel elle s'était posée - qui gelait les jambes, d'ailleurs - l'écossaise remarqua qu'il n'avait rien de spécial. Dégouté, persuadé de ne pas en trouver, elle perdit confiance. Mais en relevant la tête, la petite remarqua un  grand arbre près du lac, qu'elle n'avait l'impression d'avoir jamais vu. Après, elle n'allait pas souvant dans le parc, préférant sa salle commune de loin. Franchement, quoi de mieux que rester au chaud ? Bref, Arminia vit qu'il était rose, comme les cerisiers au japon sur les photos que son père lui avait montré. Contente de l'avoir trouvé, elle se dirigea vers lui en ne prêtant attention qu'a sa beauté, et s'assis dessus pour le voir de mieux. Sortant de ses pensées, elle remarqua qu'elle s'était assise sur de la chair...Hein ? Surprise, la rouquine se releva et remarqua qu'elle s'était assise presque sur son filleul, un Gryffon nommé Peter.

-
Heu...Salut Peter ! Désolé, dit-elle en se mettant à rire. Je sais pas ce que j'ai à m'assoir sur les gens...Tu fais quoi ?

Si tu ne sais pas, c’est que tu ne dois pas savoir - BL
Duncan, le meilleur parmi les préfèts

L'attrait du soleil  LIBRE 

- Heu... Salut Peter ! Désolé, dit-elle en se mettant à rire. Je sais pas ce que j'ai à m'asseoir sur les gens... Tu fais quoi ?

Peter s'était assoupi. Le reflet du soleil sur la surface de l'eau brillait tellement qu'il devait plisser les yeux et il s'était finalement endormi. Sa petite sieste fut brève, mais la légère brise froide et marine continuait de lui caresser le visage. Il se mit à rêver de Brighton, une ville balnéaire près de Londres. Sa nourrice l'y avait amené très souvent dans sa jeunesse. Il se rappelait le bruit des vagues s'écrasant sur la plage de sable et de cailloux, le cri des mouettes qui osaient braver le vent, cette sensation de froid perpétuel qu'il fasse soleil ou que le temps soit nuageux. Il était debout face à la mer, mais la plage était vide. Un bateau apparut au loin, c'était un grand paquebot entièrement noir qui crachait une épaisse fumée de ses cheminées. Le Peter qui rêvait eut envie de le rejoindre, il entreprit de courir dans l'eau, mais il était bloqué à un mètre du sable. Il n'avait pas l'impression d'être mouillé mais d'être pris en étau, comme entre un mur et un autre dans un espace très restreint. La sirène du bateau retentit et Peter se réveilla instantanément. Il eut l'impression de s'être fait écraser par un poids qui avait été rapidement retiré. Il ouvrit les yeux, comprit qu'il était toujours dans le parc et que ce poids n'était personne d'autre que ... sa marraine Arminia, l'attrapeuse de l'équipe de Gryffondor !

- Heu... Salut Peter ! Désolé, dit-elle en se mettant à rire. Je sais pas ce que j'ai à m'asseoir sur les gens... Tu fais quoi ?

Peter éclata d'un rire franc. Il était un peu déçu d'avoir été tiré de son rêve mais très heureux de retrouver sa marraine. L'allégresse dura peu car lorsqu'Arminia s'était relevée, le bocal de flammes de Peter avait glissé de sa main inerte et s'était écrasé en silence au pied du lapacho, libérant les flammes. La pelouse avait amorti le bruit et le verre s'était brisé en silence. Peter remarqua que les petites flammes magiques dansaient à présent à leurs pieds et qu'elles étaient prêtes à danser un peu plus. Il tira sa baguette, la pointa sur son enchantement et dit :

- Finite Incantatem ! Reparo !

Les flammes disparurent, heureusement. Et le bocal fut reconstitué. Tout en se penchant pour le ramasser, Peter dit à la Gryffone :

- Je sors d'un devoir en histoire de la magie ! J'ai profité du soleil pour m'aérer la tête ! Et toi, comment as tu fait pour ne pas m'apercevoir ? 

L'attrait du soleil  LIBRE 

Qu'est-ce qu'elle avait à s'assoir sur les personnes ? Cette manie ne quitterait jamais Arminia. Alors qu'elle s'était levé rapidement et dis bonjour à son filleul, Arminia remarqua qu'il rit un peu, avant de voir que le bocal que tenait Peter avait glissé de sa main. Les flammes s'étaient libérés, et avant qu'Arminia puisse tendre sa baguette pour réparer sa maladresse, le rouquin prit le dessus en lançant de sortilège qu'il semblait assez maîtriser. Pas mal pour un première année !  Elle voulut le complimenter, mais se fit une nouvelle fois distancer par le garçon qui répondit à sa question :
  • - Je sors d'un devoir en histoire de la magie ! J'ai profité du soleil pour m'aérer la tête ! Et toi, comment as tu fait pour ne pas m'apercevoir ?
Arminia souffla un peu, prête à râler pour une raison qui lui était inconnue.
  • Bein tu vois...
La petite s'arrêta net. Elle ne voulait pas donner une mauvaise impression d'elle à son filleul ! Ça commençait bien...Elle soupira une nouvelle fois, avant de bailler et de répondre à sa question :
  • Ah tu sors d'Histoire de la magie ? Je comprends que tu voulais t'aérer un peu ! Et...Pourquoi je ne t'ai pas vu ?Eh bien....Comment dire.... J'était concentrée sur cet arbre, en fait....
Super. La marraine qui est concentrée sur un cerisier qui n'en ait pas un et qui s'assois sur son filleul. Est-ce que c'est possible de faire pire ? Arminia n'en avait pas l'impression, elle était vraiment...maladroite. Si il existait le prix de l'élève le plus maladroit, elle gagnerait sans aucun effort !
Bref, l'écossaise arrêta de divaguer et s'assis à côté de son filleul, à l'ombre. Elle finit rapidement son devoir de botanique, puis regarda le ciel, avec son sourire en coin.
  • - Ah, maintenant que j'y pense...Tu es déja allé autre part qu'en Angleterre ou au Royaume Uni ?

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