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Le préjugé est enfant de l’ignorance  PV Ennis 

Mars, 2043.

Les jours se suivaient à Poudlard et ne se ressemblaient pas. Le mois des Mars était synonyme de changement et de dépassement de soi pour le jeune garçon. Il avait beaucoup accompli ce mois-ci : assister au pique-nique des Serdaigle de son plein gré, engager une conversation et commencer à lier les prémices d'une amitié avec l'un de ses camarades, des exploits pour le grand timide qu'était Caelum.

C'était donc avec un sentiment d'accomplissement et de fierté, avouons-le, que le jeune Serdaigle se promenait dans le parc de Poudlard. Le temps était doux, laissant entrevoir l'arrivée tranquille du printemps, mais un petit vent frais venait tout de même faire virevolter quelques mèches blondes vénitiennes du garçon qui marchait à travers les grandes étendues de gazon du parc du château. L'endroit était calme et paisible, les quelques élèves présents ne venaient guère déranger le doux gazouillement des oiseaux ou bien le bruit du vent qui vient fouetter les feuilles des quelques arbres. Le garçon prit une profonde inspiration comme pour se purger de tout le stress qu'il avait subi ces dernières semaines. Aujourd'hui, Caelum se sentait bien, il était apaisé.

Le jeune garçon s'arrêta au niveau d'un châtaignier qu'il observa pendant quelques secondes. C'est l'endroit idéal, pensa-t-il en faisant un pas dans sa direction. Il s’assit au pied de l'arbre en faisant bien attention de ne pas froisser sa cape noir où le blason bleu et bronze de sa maison y était cousu. Il s'adossa contre le tronc et sortit de sa besace un livre volumineux qui semblait vieillit par les années. Son titre était Étude des récents progrès de la sorcellerie, un ouvrage que Caelum avait emprunté à la bibliothèque pour prendre de l'avance sur le programme du cours d'Histoire de la Magie. Il trouvait ce livre passionnant et se prit même à espérer y voir son nom y figurer dans plusieurs années. Caelum était assez rêveur, comme tout garçon de son âge me diriez-vous ; son esprit se perdait à travers les lignes et les mots. Si bien, qu'il ne prêtait bientôt plus attention à ce que pouvait bien se dérouler autour de lui.

ABSENT DU 25/03 AU 08/03 (retour plus tôt probable).

Le préjugé est enfant de l’ignorance  PV Ennis 

Poudlard, Ennis en avait rêvé tout le temps que ses frères y étaient et qu'elle était elle-même cantonnée dans la demeure familiale. Répartie à Gryffondor contre toutes ses attentes, elle avait mis du temps à s'ouvrir aux autres membres de sa maison. Ayant été éduquée à la maison, elle avait assez peu rencontré d'enfants de son âge à elle, suivant surtout ses frères lorsqu'ils n'étaient pas encore à l'école ou lorsqu'ils rentraient pendant les vacances. Elle n'était pas forcément très timide, mais restait beaucoup sur la réserve et elle ne comptait pour le moment que de bonnes connaissances dans sa maison et pas vraiment d'amis; et puis, contrairement à beaucoup de gryffons, elle appréciait lire. Et par rapport à certains gryffons elle mettait un point d'honneur à rendre des devoirs aboutis... En clair, elle hésitait franchement au pied sur lequel danser avec sa maison, ils étaient drôles, accueillant et prêts à aider et soutenir mais ne semblaient pas correspondre à son état d'esprit à elle.

Il en résultait qu'aujourd'hui, elle fuyait le fond de bruit ambiant de sa salle commune. Préférant le parc, elle comptait se rendre au pied d'un arbre pour lire, un de ses passe-temps favori. Elle venait de passer à la bibliothèque pour emprunter un livre sur la Grèce antique: Grèce antique: De l'influence des Sorciers et des Moldus sur la Mythologie. Un sujet qu'elle considérait comme passionnant. Il lui fallait un emplacement de choix pour pouvoir lire et profiter de la chaleur naissante malgré un petit vent qui faisait voler quelques mèches rebelles, car, une fois n'était pas coutume, Ennis avait attaché ses cheveux en une queue de cheval haute.

Alors qu'elle cherchait encore quel arbre l'accueillerai, elle fut désolée de voir que bon nombre de ceux qui offrait un emplacement idéal (distance au château, soleil, abri du vent) étaient occupés... Non en réalité tous était accaparés par des grappes d'étudiants relativement bruyant. Tous sauf un, un châtaigner au pied duquel un élève lisait un livre dont elle ne pouvait lire le titre. *Vu la taille il est en première ou deuxième année*, se dit Ennis. Elle s'approcha donc dans le but de s'installer de l'autre côté du tronc pour ne pas déranger l'autre élève. Mais ça, se fut jusqu'au moment où elle reconnu le dit-élève: Caelum O'... O'Murphy. Sa mère et la sienne travaillaient ensembles. Elle ne l'avait croisé que quelques fois pendant qu'elle habitait avec ses parents et que sa mère ne pouvait faire autrement que de la prendre avec elle alors que son père était en déplacement pour les gobelins. Ils n'avaient échangés que de courtes phrases, s'occupant au fur et à mesure que par des activités d'enfants comme le coloriage ou bien par des lectures, se donnant parfois quelques titres intéressant mais sans plus.

Se disant qu'elle n'avait pas grand chose à perdre, elle s'installa, elle aussi contre le tronc et, avant de sortir son livre, salut son camarade, lui aussi irlandais:

- Dia duit Caelum, conas atá tú? lui dit-elle dans leur langue commune, l'irlandais

Elle lui sourit. Elle le savait très réservé et sang mêlé. Sa mère n'avait jamais été très claire sur le père du jeune Serdaigle - elle le voyait à son blason - sans jamais le dénigrer à proprement parler, on ne pouvait pas dire qu'elle en avait fait l'éloge. La seul chose dont elle se souvenait était une phrase lâché lors de la dernière entrevue des deux femmes où Ennis avait pu se rendre: Au moins a-t-il accepté que votre fils puisse avoir accès à son héritage, il ne peut pas être foncièrement mauvais... Ennis se demandait encore pourquoi Miss O'Murphy avait juste sourit à ce phrase, ne répliquant rien, ses yeux répondant au silence. Ce cet entrevue, Ennis avait compris que pour sa mère au moins, seuls les moldus se montrant dignes de respect pouvait espérer en recevoir de sa part... Sa fille avait pour le moment décider de laisser l'expérience la mener à ses propres conclusions...



Dia duit signifie Bonjour et conas atá tú?, comment vas-tu? en irlandais.

1ère année RP
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Le préjugé est enfant de l’ignorance  PV Ennis 

La tête dans les nuages – un fait amusant pour un jeune garçon qui portait le prénom de "ciel" dans la langue morte latine – Caelum rêvassait tandis que ces doigts venaient caresser le papier qui commençait à jaunir à cause des années. Le contact de sa peau avec la feuille ressemblait à de la soie, mais avec cependant quelques imperfections rugueuses à quelque endroit, rendant chaque bout de papier un peu plus unique. Cette sensation sous sa peau l’apaisait, les livres en général l'apaisaient... Ils étaient son refuge quand il se sentait triste, perdu ou bien tout simplement heureux et curieux d'apprendre davantage de chose sur ce vaste monde. C'était les livres qui l'avait sauvé de la déprime quand plus jeune il se faisait maltraiter par ses camarades à l'école primaire moldue. Encore aujourd'hui il ne savait toujours pas la raison de leur acharnement sur lui, après tout il n'était pas plus différent qu'un autre. À moins que les enfants aient déjà senti à l'époque qu'il n'était pas normal, qu'il n'était pas comme eux, mais qu'il était un sorcier. Cette hypothèse resta gravée dans sa tête et il se promit plus tard de partir en quête d'une réponse dans les nombreux livres de la bibliothèque.

Le cours des pensées du Serdaigle fut vite interrompu quand une douce voix féminine à l'accent très familier parvint à ses oreilles. Des mots irlandais, mélodieuse langue maternelle. Pendant un court instant, Caelum se crut être sur ses terres natales ce qui eut pour effet de relâcher une grande dose d'endorphine dans son cerveau. Le plaisir d'entendre ce dialecte diminuant un peu le malaise habituel qu'il avait quand quelqu'un lui parlait. Il se retourna alors pour voir d'où la voix provenait et c'est alors qu'il aperçut une jeune fille brune, très certainement de son âge, avec un écusson des Gryffondor brodé sur la poitrine. Ennis O'Belt... Il savait bien qu'en plus de l'accent, la voix aussi lui était familière. La jeune fille était la fille de la collègue de sa mère. Botaniste de métier, Mrs. O'Murphy allait très souvent vendre ses plantes à Mrs. O'Belt qui tenait une boutique d'apothicaire en Irlande. Accompagnant très régulièrement sa mère durant ses voyages d'affaires vers le monde des sorciers pour le familiariser avec celui-ci, Caelum avait souvent eu l'occasion de croiser Ennis. Les deux enfants n'avaient guère eu le temps de s'échanger plus que des banalités, ils n'étaient alors que de simples connaissances.

Cependant, le jeune Irlandais se souvint d'une phrase dite un jour par la mère d'Ennis au sujet du père de Caelum et dont sa mère lui en avait longuement après cela. Au moins a-t-il accepté que votre fils puisse avoir accès à son héritage, il ne peut pas être foncièrement mauvais... Cette phrase résonnait encore dans sa tête. Bien qu'il fût très intelligent pour son âge, il n'avait jamais réellement compris cette phrase. Pourquoi est-ce que papa serait mauvais ? Mrs. O'Murphy avait tant bien que mal essayé d'expliquer ce genre de remarque auquel il pourrait être la cible chez les sorciers plus tard. La famille d'Ennis était des Sang-Purs, des sorciers de génération en génération, il n'avait pas une goutte de sang d'un ancêtre Moldu, ou "non-magique" comme disait maman. Ainsi, ils leur arrivaient parfois de considérer les Moldus comme des êtres très différents des Sorciers, voire mauvais.

En se remémorant la conversation qu'il avait eue avec sa mère, Caelum observa Ennis en se demandant si elle aussi, elle pensait que son père était potentiellement une mauvaise personne. Il fut curieux de connaître la réponse car il ne se voyait pas discuter plus avant avec une personne qui jugeait sa famille avant même de la connaître. « Oh, dia duit, Ennis. Tá mé go maith agus tú ? » Quelle joie de pratiquer à nouveau cette langue. Même si d'ordinaire il parlait plutôt l'anglais à la maison, il leur arrivait de parler irlandais également, surtout lorsqu'il recevait de la famille. Caelum resta tourné vers Ennis en lui adressant un sourire timide. « Je... ne savais pas que tu étais à Poudlard toi aussi cette année... Je-je suis content de te revoir ici. » Toujours ce satané bégaiement, décidément ce n'était pas aujourd'hui qu'il s'en séparerait, même face à une connaissance. « Qu'est-ce que... tu lis ? » demanda-t-il en apercevant le bouquin dans les mains de la jeune fille. Elle aimait lire, ce qui fut un bon point de départ pour le grand lecteur qu'il était.

Dia duit : bonjour / Tá mé go maith agus tú : je vais bien et toi ?

ABSENT DU 25/03 AU 08/03 (retour plus tôt probable).

Le préjugé est enfant de l’ignorance  PV Ennis 

Le temps était foncièrement agréable, le petit souffle de vent soulevant quelques mèches s'étant échappées de sa queue de cheval ainsi que celle se trouvant devant les yeux de Caelum ce qui lui dégageait le visage et ses yeux verts typiquement irlandais. Un irlandais se reconnaissant souvent à son teint pâle, ses yeux verts ou noisettes, ses tâches de rousseurs et ses chevaux plutôt clairs, elle se fit la réflexion qu'ils semblaient tout deux tout droits sortis des stéréotypes de leur pays, les tâches de son en moins pour elle...

Pendant les quelques secondes précédant la réponse de son compatriote, Ennis l'observa succinctement. Il était à Serdaigle, la maison qu'elle pensait sincèrement rejoindre avant que le Choixpeau ne la répartisse à Gryffondor. Ils avaient pourtant, d'après ses souvenirs du jeune garçon, des caractères assez similaires. Ou du moins c'était ce qui lui semblait du peu de fois où ils avaient partagé un peu de temps ensemble lorsque leurs mères se rencontraient.

Alors qu'Ennis, plutôt que de rester assise les jambes étendues se plaçait en tailleur, le Serdaigle lui répondit dans leur langue natale. Sa voix était douce et tira à l'irlandaise un sourire. Mine de rien, il était très agréable d'entendre ce dialecte qu'elle ne parlait qu'à la maison avec ses frères. Ses parents préférant l'anglais puisque c'était la langue du "monde extérieur" d'après son père. Elle lui répondit avec un sourire sincère.

- Tá mé go maith

Il poursuivit alors la conversation, semblant surmonter sa timidité. Ennis ne se souvenait pas qu'il bégayait. Il ne l'avait jamais fait auparavant avec elle. Il s'était peut être passé quelque chose, ou alors elle ne l'avait jamais remarqué. Ou bien il ne bégayait qu'en anglais puisqu'il était repassé dans cette langue et qu'il n'en était rien précédemment. Décidant qu'elle s'en fichait et qu'elle risquait plus de le mettre mal à l'aide qu'autre chose, elle choisit d'en faire abstraction:

- Je ne pensais pas qu'on serait tous les deux à Poudlard et dans la même promotion non plus. Je suis contente de te retrouver aussi.

Elle poursuivit en lui montrant la couverture de son livre, révélant son titre qu'elle dit également à voix haute:

- C'est Grèce antique: De l'influence des Sorciers et des Moldus sur la Mythologie. Personne n'aime vraiment l'histoire de la magie dans ma maison, c'est dommage. Moi ça me passionne. Elle lui retourna la question en se souvenant qu'il lisait quand elle était arrivée: "Et toi, qu'est ce que tu lis?"

Comme ils lisaient tous les deux, elle se dit que même s'il ne devenaient pas très proches au moins aurait elle quelqu'un avec qui parler lecture. Car ce n'était clairement pas chez les lions que les lecteurs étaient légion.

1ère année RP
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