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 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

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SWAN WINGERSON


Fin Mai 2043

Swan Wingerson avait toujours été une femme rêveuse. Quand on lui parlait, elle répondait par un hochement de tête alors qu'elle regardait par la fenêtre, elle restait silencieuse pendant un moment jusqu'à ouvrir la bouche pour déverser un flot de paroles continu à propos d'une histoire qui venait de germer dans son esprit. Elle se fichait bien des autres, et avait toujours apprécié pour compagnie ses rêves et ses pensées. Mais sa rencontre avec Haldor, son premier Augurey, avait changé sa vie et elle avait appris à se battre pour une cause qui, au départ, était bien loin d'être la sienne. Soyons honnête : au beau milieu de Londres, la vie de Wingerson n'était pas très impactée par les conditions de vie des populations d'Augureys. Pour autant, elle avait recueillie Haldor dès son plus jeune âge ; le pauvre petit avait été abandonné et laissé au soin du gérant de la Ménagerie Magique du Chemin de Traverse —il n'avait pas le temps et pas les connaissances pour ça. Du haut de ses dix-neuf ans, Swan Wingerson était loin d'avoir les connaissances nécessaire pour s'occuper de l'Augurey, mais le temps et l'envie ne manquaient pas.

La rencontre avait changé sa vie, si bien qu'elle avait même changé de licence et avait finie par consacrer sa vie à la sauvegarde des Augureys et au contrôle des populations. Elle fonda alors la Société Protectrice des Augureys, S.P.A, au nom de laquelle elle s'engageait dans des campagnes de sensibilisation. 
Cette fin de mai l'emplissait d'une grande fierté : elle pourrait parler aux élèves de Poudlard, une des écoles les plus réputées du monde. Elle y avait fait sa scolarité et retrouver le château gigantesque l'avait totalement bouleversée. Elle se souvenait de ses années passées dans la maison qu'elle avait qualifié de la meilleure des maisons : Poufsouffle. En voyant les enfants lui passer devant avec des cravates jaunes, il lui fallu quelques secondes pour se redonner un peu de contenance et ne pas se mettre à pleurer, les années lui pesaient lourd sur le dos. Mais elle pouvait se vanter d'avoir bien grandit, depuis les années où elle avait réchauffé les bancs des classes de Poudlard. Elle était fière d'elle.

* * * *


Après avoir passé quelques heures à arpenter les couloirs de Poudlard, à discuter avec la direction et s'être occupé des deux Augureys qui lui serviraient d'assistants aujourd'hui, le moment arriva pour Swan de lancer sa campagne de sensibilisation. Les élèves avaient été prévenus, en cet après-midi de samedi, ils pourraient assister, s'ils le voulaient, au discours de la femme. La rumeur courait qu'ils pourraient peut-être même apercevoir des Augureys. 
Elle avait installée un petit stand à la lisière de la forêt, où quelques livres sur les Augureys étaient mis à disposition, notamment des exemplaires de
Le Chant de l'Augurey par Ernest Ilgard, mentor de Swan et expert en Augureys. Grâce à un sortilège de métamorphose, elle avait transformé une vulgaire chaise en un tronc d'arbre creux dans lequel elle pouvait s'asseoir. De part et d'autre du tronc, deux gros blocs étaient cachés par deux draps : on ne savait pas ce qu'il s'y trouvait.
La rousse frappa des mains pour attirer l'attention des élèves. Les plus curieux s'empressèrent de former un demi-cercle à quelques mètres d'elle alors qu'elle rangea une mèche derrière son oreille. Elle s'était habillée pour l'occasion et avait troqué son habituelle salopette en jean pour un pull en coton léger bleu et une longue robe blanche.
« Approchez, approchez ! Bonjour à tous, je m'appelle Swan Wingerson et je viens vous parler au nom de mon association : la Société Protectrice des Augureys. » Elle frappa de nouveaux dans ses mains pour continuer à attirer l'attention, alors que ses yeux, aussi verts que bleus, scrutait le visage de ses élèves pour voir si certains avaient l'air particulièrement intéressés.
« N'hésitez surtout pas, approchez, c'est une cause très importante. Si vous le permettez, on va commencer tout de suite par une question : que savez-vous des Augureys ? N'ayez pas peur, lancez vous et discutez. Après tout, nous sommes là pour ça, n'est-ce pas ? » Ses mots étaient calculés pour faire bonne impression et pour mettre à l'aise, il ne s'agissait pas de se tourner en ridicule, mais ses gestes amples et ses yeux grands ouverts lui donnaient un air quelque peu excentrique.

Prochaine réponse : 8/06


Reducio
Bonjour à tous !
J'espère que le RP vous plaira. Si vous vous lancez dans les RP, je vous conseille ce sujet.
Récapitulatif très rapide des règles obligatoires en RP : 220 mots minimum, on ne joue pas les actions d'un autre personnage (sauf si on a demandé au joueur au préalable et qu'il est d'accord)

Des petits conseils de mon cru  :roll:  :
— Lisez bien les RP des autres, pour ne pas faire d'incohérence. J'ai pris le temps de détailler un maximum l'attitude de Swan, et son installation. N'hésitez pas à reprendre ça dans vos RP, à réagir par rapport à ça.
— Faites vivre votre personnage. Dans la vie réelle, il est rare qu'on se pose devant quelqu'un et qu'on le regarde sans rien penser. Qu'est-ce que votre personnage pense de Swan, de son attitude ? Fait-elle bonne impression ? Qu'est-ce qu'il pense des Augureys ?
Ce RP est une bonne opportunité pour réfléchir à ce qui intéresse, choque votre personnage, à sa façon de voir les problèmes d'injustices concernant les animaux. C'est l'occasion pour votre personnage d'avoir un avis bien tranché. Il n'est pas qu'un personnage, il doit avoir des idées, des croyances, des choses qui l'offusquent ! Comme nous dans la vie réelle. 

Voilà, j'espère que vous aimerez ce moment avec Swan !

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Dès que Vanellia avait aperçut la note dans le Hall d'entrée invitant les volontaires à une sorte de présentation d'une association de protection animale, elle avait bien évidemment réservé cet après midi là. Elle qui vouait une grande admiration à la nature et aux animaux, magiques ou non, c'était une opportunité à ne pas rater!

Ce samedi après midi était enfin arrivé, et elle se rendit au parc, pressée de voir comment allait se passer cette présentation. Pour être vraiment honnête, Vanellia avait plus envie de découvir les Augureys, que d'écouter un discours, mais si c'était le "prix" à payer, ça lui allait. Elle espérait vraiment que leur présence soit bien plus qu'une rumeur!

Lorsqu'elle arriva au lieu de rendez vous dans le parc, plusieurs élèves étaient déjà présents, mais elle remarqua surtout l'animatrice. En effet, cette dernère ne passait pas inaperçu: une femme assez grande et rousse avec des yeux bleus ou vert, Vanellia ne put se décider. Vanellia trouva que sa tenue voulait paraître sobre, mais la trouvait un peu bancale. Une robe et un pull, étonnante association! Vanellia ne s'attarda pas bien longtemps à ces détails un peu futile, car elle n'était pas la mieux placée dans ce domaine avec ses cheveux le plus souvent en bataille. Sa tenue privilégiée était un jean et un tee-shirt, rien de très original. Non, ce qui intrigua réellement Vanellia, c'était les formes recouvertes de drap blanc. Vanellia espérait que des Augureys seraient dessous, car pour le moment, elle n'en voyait aucun...

Lorsque la rouquine tapa dans ses mains, les élèves se rapprochèrent et Vanellia put voir le stand qui était préparé, elle vit qu'il y avait un livre, mais elle ne prit même pas la peine d'en lire la couverture. La lecture théorique, ça ne l'intéressait pas plus que ça. Elle se demandait même si elle ne s'était pas fourrée dans un piège pour les "intellos"... tant pis, trop tard pour reculer.

Swan Wingerson se présenta et parla du but de sa venue: parler de la Société Protectrice des Augureys. Vanellia ne connaissait absolument pas cette assiociation. Du haut de ses 11ans, elle n'avait pas encore eut à se confronter à ce genres de problèmes d'adultes. Mais elle écoutait attentivement, curieuse de tout ce qui pouvait toucher ces animaux. La présentatrice posa ensuite une question générale sur les Augureys. À vrai dire, Vanellia n'y connaissait pas grand chose. Aimaer les animaux c'est une chose, les connaître en est une autre. Elle savait seulement ce qu'elle avait entendu plus jeune, dans les histoires pour enfant. Après un petit temps de réflexion, elle prit donc la parole, essayant de parler assez fort pour qu'on l'entende.

- Je sais que c'est un oiseau aux plumes vertes. Il ressemble à un corbeau je crois... elle marqua une légère pause, ses joues rosissaient légèrement. Elle n'aimait pas du tout les prises de paroles en public. Mais le sujet l'intéressait, alors elle faisait des efforts.

- Il est appelé le phénix irlandais, mais je n'ai aucune idée pourquoi...

Voilà, Vanellia regrettait maintenant complètement d'être intervenu. Elle allait passer pour une inculte, c'était sûr. Elle préféra regarder fixement Swan pour éviter de croiser des regards moqueurs.

Serpentard
2ème année RP

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

La nouvelle de la visite de la fondatrice de la S.P.A avait fait le tour de la table des Serpentard. Beaucoup jacassaient de cette venue avant de se concentrer à nouveau sur le dernier match de Quidditch ayant fait plusieurs blessés. Daisy n’avait aucune idée de ce que pouvait être cette fondation ou cet animal méconnu dans les détails. Étant l’éternelle amoureuse de la nature et des petits êtres qu’elle est, la sorcière s’était fait une note mentale, se jurant qu’elle ne manquerait ça pour rien au monde, même si l’on venait à lui proposer trois cartes Chocogrenouille rares.

En ce samedi après-midi, Daisy s’était précipitée au lieu de la rencontre. Elle ne voulait pas faire parti des retardataires potentiels. Durant la semaine entière, elle s’était empêchée de faire des recherches sur cet animal. Le meilleur savoir vient du contact, se disait-elle sans cesse pour vaincre sa timidité. La petite brune s’installa parmi les quelques élèves déjà présents. Un stand avait été installé pour les accueillir et Daisy eut du mal à cacher son excitation à la vue de ces choses recouvertes par des draps. Sans doute était-ce le dit animal. Elle n’en avait jamais vu et elle espérait de tout coeur que la rumeur se révélait être une information. La jeune fille remarqua les quelques livres qui étaient posés devant eux. Elle en prit un en main et lut rapidement le titre: Le Chant de l'Augurey par Ernest Ilgard. Elle ne connaissait pas cet ouvrage non plus, à priori. Elle regarda un peu à côté d’elle pour voir ce que faisaient ses camarades qui étaient visiblement plus intéressés par le secret tenu des draps. Haussant bêtement des épaules, elle lut rapidement la quatrième de couverture avant d’être coupée de sa lecture par l’intervenante. Swan Wingerson était installée entre ses deux trésors et venait de frapper des mains, cherchant l’attention des élèves. La rousse se présenta et interrogea déjà les élèves sur leurs connaissances. Une élève avait déjà levé la main, proposant sa réponse. Daisy... Eh bien, Daisy ne participa pas malgré les efforts de Ms Wingerson pour encourager les jeunes sorciers. Une petite honte naissait en elle, elle ne connaissait pas grand chose ou soyons même plus précis, quasiment rien au sujet de cet oiseau et de l’association. Alors, elle resta muette, écoutant les réponses et tenant fermement le livre entre ses mains. Sa petite honte personnelle était une chose, mais son envie de savoir en était une autre.

« We are only human, and the gods have fashioned us for love. That is our great glory, and our great tragedy. »
Deuxième année RP

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Hakô avait vite entendu parler d'une femme venant présenter une association en lien avec des créatures magiques, beaucoup ne cessaient de l'annoncer dans la Grande Salle, ou en parlaient en cours à l'insu du professeur. La jeune fille avait lu quelque chose sur les augureys une fois, mais n'était pas sûre d'avoir bien retenu. Qu'importe ! C'était le moyen de rencontrer une sorcière hors Poudlard, qui allait présenter quelque chose qu'on ne voyait pas à l'école. La jeune fille était donc en quête du lieu de rencontre, et tomba bien vite dessus puisque c'était annoncé par beaucoup. Après avoir terminé ses devoirs, l'aiglonne se dirigea donc vers le parc, où le stand était déjà prêt, tout comme la jeune femme qui le tenait.

Elle avisa les livres en premier lieu, machinalement, mais n'alla pas les consulter tout de suite puisqu'il y avait déjà à écouter ce qu'allait pouvoir dire la jeune femme. Les deux blocs aux côtés de Swan ne laissaient que peu de place à l'imagination: si les rumeurs étaient fondées, alors ce devait être des augureys. Hakô se concentra ensuite sur l'intervenante qui commençait sa présentation. Elle avait l'air très sympathique et gentille, pas intimidante du tout. Hakô aimait bien sa tenue, ça faisait pas prise de tête. L'aiglonne se sentait déjà à l'aise avec elle, et fut très attentive.

Pour le moment, il y avait encore que peu d'élèves, et la bleue espérait en voir plus dans quelques minutes, histoire de voir qu'ils n'étaient pas si peu nombreux à s'intéresser à des causes sérieuses. En plus la plupart n'avaient sans doute pas cours à cette heure-ci, alors pas d'excuses ! Hakô écouta la réponse d'une Serpentard, et se remémora légèrement ce qu'elle avait lu en diagonale sur eux. En fait, à ce moment-là, elle cherchait déjà quelque chose, donc n'avait pas trop prêté attention aux informations sur ces oiseaux. Mais entendre "phénix irlandais" l'intriguait, elle voulait savoir pourquoi. Peu sûre de sa réponse, Hakô leva la main malgré tout pour ensuite répondre:

"-Heu c'est pas des oiseaux qui rendent fous avec leur chant ? Je crois que j'avais lu un truc comme ça...

La jeune fille se trompait peut-être, mais n'en était pas angoissée pour autant. Cependant, elle avait déjà plusieurs questions en tête, surtout que sa camarade ne savait pas pourquoi il était appelé comme ça, et se permit de les poser:

-Mais pourquoi c'est un phénix irlandais ? Et pourquoi il faut les protéger, ils sont en danger ?"

C'était peut-être une question idiote, souvent les associations de ce genre protégeaient des animaux en danger après tout, mais peut-être qu'il y avait une raison que Hakô ignorait ? La jeune fille laissa ensuite la parole aux autres, ou sinon à la jeune femme.

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Depuis la rentrée, qui se faisait à présent très lointaine, Elian avait été surpris de constater qu'il y avait toujours quelque chose à faire à l'Ecole de Sorcellerie Poudlard. De nouvelles activités se présentaient toutes les semaines aux étudiants pour éveiller leur intérêt sur le monde magique, leur permettant ainsi de faire autre chose que de plancher sur leurs devoirs. En ce samedi du mois de mai, par exemple, une intervention d'une association sorcière avait été annoncée. Elian avait bien entendu adoré le concept d'une intervention extérieure à l'école, tout autant que le sujet de la préservation d'espèces magiques. La présence d'Augureys avait fini de le convaincre d'y assister, malgré le fait que son ami Solal, passionné par les volatils, ne pouvait pas l'accompagner en raison de ses entraînements de Quidditch. Le Poufsouffle ne manquerait donc pas de lui raconter précisément tout ce qu'il verrait et entendrait lors de cette intervention au risque de le faire jalouser.

Sur place, un petit stand à la lisière de la forêt interdite exposait divers livres portant sur les créatures magiques. Elian arriva derrière une jeune fille qui en tenait un dans les mains pour lire par-dessus son épaule une page sur les Augureys, en écoutant distraitement la sorcière intervenante. Miss Swan Wingerson semblait être très enthousiaste à l'idée de présenter sa Société de Protection, et Elian partageait son entrain.

Elle demanda à la petite assemblée ce qu'ils connaissaient des Augureys et deux étudiantes de sa promotion répondirent très vite. Le Poufsouffle connaissait très peu de choses sur eux, Solal était l'expert dans ce domaine, c'était réellement dommage qu'il n'ait pas pu se libérer de ses obligations. Il sortit un petit carnet de sa poche et une plume pour noter les premières informations qui arrivaient.

Lorsqu'une camarade de Serdaigle demanda si les Augureys étaient en danger, Elian se posa immédiatement une question, qu'il décida finalement de faire partager à l'ensemble du groupe :
« Est-ce qu'ils se mangent ? » Bien entendu, il n'avait aucune envie de manger de l'Augurey lui-même, mais cela pouvait peut-être expliquer pourquoi ils étaient aujourd'hui en voie de disparition, selon lui. L'Augurey était peut-être l'équivalent des poulets Moldus, et il existait peut-être de grandes exploitations maltraitantes. Les yeux brillants, il fixait les draps qui voilaient probablement des animaux magiques comme il l'espérait.

Deuxième année inRP.

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Cela faisait maintenant plusieurs heures que la rumeur courrait dans les couloirs de Poudlard qu'une intervenante allait faire un discours sur la protection des Augureys dans le parc cet après-midi. Pour dire vrai, la jeune Noor n'était pas très enthousiaste à l'idée de s'y rendre, pensant qu'il allait surtout s'agir de quelque chose d'assez ennuyé, du même genre que les cours théoriques dont elle avait horreur. Mais très vite, les rumeurs grandissaient au fur et à mesure qu'elles passaient d'une oreille à une autre et bientôt certains évoquaient alors la possibilité de pouvoir voir un animal fantastique, le fameux Augurey. La fillette trouva ça cool, malgré le fait qu'elle ignorait totalement ce que pouvait être cette créature. Elle se décida donc à aller jeter un œil, peut-être allait-il se passer quelque chose d'extraordinaire dont tout Poudlard parlerait ensuite... Si c'était le cas, elle voulait être aux premières loges !

Arrivant à la lisière de la Forêt Interdite, Noor frétillait déjà d'impatience. Un truc à côté de la fameuse Forêt Interdite ? Ça doit être quelque chose de coool, pensa-t-elle surexcitée. Sur place, elle ne vit qu'une petite poignée de personnes. Était-elle au bon endroit ? Elle fut tout à coup moins enthousiasme et prit peur en se disant qu'elle s'était peut-être trompée et qu'il s'agirait bien d'un truc barbant, d'où le peu de personnes présentes. Ou alors, c'était simplement parce que l'Augurey était une créature effrayante et que peu d'élèves courageux avaient osé venir... Oui, c'était forcément ça ! S'approchant de l'endroit, elle distingua un stand plein de livres où se trouvaient quatre élèves, sûrement de son âge vu leurs traits encore enfantins. Un peu plus loin, assise sur un magnifique banc creusé dans un tronc d'arbre, se trouvait l'intervenante, une charmante rouquine habillée d'un pull bleu et d'une robe blanche. Noor détestait d'ordinaire tout ce qui était jupes et robes, mais l'association des vêtements qu'elle avait faite donnait tout de même un petit côté original qu'elle aimait beaucoup. Peut-être qu'elle essaierait ça un jour elle aussi, pour faire plaisir à Maman.

La brune s'approcha du stand de livres. Détestant la lecture, elle ne put s'empêcher de faire une grimace en imaginant le nombre d'heures perdues que représentait la lecture de chacun de ses ouvrages. Elle jeta un œil discret sur quelques-uns d'entre eux, espérant y voir des illustrations. Elle remarqua tout particulièrement un dont le titre Le Chant de l'Augurey, trônait fièrement juste au-dessus de la photo d'un oiseau aux plumes vertes, virant parfois aux noires. Il était magnifique et ne ressemblait à aucun volatile qu'elle n'avait pu voir jusque-là. Mais qu'avait-il de s'y particulier pour qu'une dame vienne en parler à Poudlard ? Ses songes furent interrompus par le clappement des mains de l'intervenante qui commença alors son discours. Noor s'approcha doucement, veillant à ne pas être aux premiers rangs, de peur qu'on l'interroge. La femme, qui se nommait Swan Wingerson, commença son speech : elle était ici pour parler des Augureys et de son association pour leur protection. Elle finit par demander à l'ensemble des élèves présents ce qu'ils savaient à propos de cette créature. Par réflexe, la Serdaigle baissa la tête, fuyant tout regard avec l'intervenante. Mais à son plus grand soulagement, quelques élèves présents prirent la parole sous le regard bienveillant de Miss Wingerson. Noor écouta attentivement ses camarades et quand l'un d'eux, un garçon à côté d'elle, demanda si l'Augurey se mangea elle fit une tête horrifiée. « Tu crois ? Ça serait horrible... » laissa-t-elle échapper à l'attention du garçon aux cheveux blonds cendrés. Sentant les regards se portaient sur elle – ce qu'elle avait veillé d'éviter jusque-là – elle n'eut pas d'autre choix que de dire quelque chose de plus pour ne pas paraître totalement idiote. « Euh... Peut-être que c'est à cause de leurs plumes qu'ils sont menacés ? J'ai vu qu'elles avaient une magnifique couleur sur le livre là-bas. » dit-elle en désignant le stand de livres du regard. Elle trouva son hypothèse, ma foi, pas si stupide que ça finalement. Cependant, elle demeura quand même curieuse de connaître la vraie raison de la menace qui pesait sur ces pauvres oiseaux.

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Des élèves de la maison de William avaient parlé entre eux d’une animation dans le parc de château. Cette animation avait pour but de sensibiliser sur la protection d’une espèce rare d’oiseau magique. La personne qui devait intervenir était une femme du nom de Swan Wingerson, elle était à la base de la fondation de la société protectrice des augures, SPA, et peut être, à leurs dires, elle avait amené une de ces magnifiques créatures.

William n’avait jamais vu de créatures magiques avant d’arriver à Poudlard. Ses parents étant moldus, il n’avait jamais eu l’occasion de voir un tel volatile. Était-il grand ? Était-il petit ? Effrayant ou bien splendide ? Il n’en sut pas beaucoup plus de mes camarades, la conversation passa à un autre sujet et étant parfois timide il n’osa pas leur poser des questions.

Toujours est-il que brûlant d’envie de voir cet animal extraordinaire il décida d’aller voir cette animation. Voir un animal pour William, c’était déjà une chose magique, il traînait souvent dans le jardin, les champs de ses parents, le bois à côté de la maison pour observer la nature, s’émerveiller à regarder un animal passer, se nourrir. Mais ce ne serait pas un lapin, une biche, une mésange ou un renards, cela serait quelque chose de plus grand, de plus beau, de fantastique !

Le jour de l’animation, c’était en effet le lendemain, William se prépara à partir vers le parc. Habitué à être souvent dehors, il sorti simplement sa chemise à manches courtes sur le dos, sa veste à la main. En effet il avait envie de se sentir à l’aise pour profiter de sa première animation au château de Poudlard.
Il n’avait pas encore beaucoup d’amis dans le château, ainsi il partit seul rejoindre le groupe d’élèves qui déjà s’accumulait près de la lisière de la forêt. En se rapprochant, il vit une femme rousse taper dans ses mains pour avoir l’attention des élèves. Ce devait être Miss Wingerson, elle portait une longue robe blanche avec un pull bleu léger qui lui donnait un air de colombe à pourpoint bleu. Un animal imaginaire certes mais qui incarne une certaine élégance.

William arrivait tout juste à temps pour le début de son intervention, à toujours être dans sa bulle il était rare qu’il soit à l’heure, encore moins en avance. Tandis que la colombe commençait son intervention en demandant aux élèves rassemblés ce qu’ils savaient des Augurey, William vit deux gros blocs recouverts d’un drap de part et d’autre d’elle. C’étaient sur les Augurey, il y en avait deux en effet. En voir un était déjà pour lui chose impossible et extraordinaire, en voir deux en même temps était tout simplement sublime. Il piétinait d’envie de voir les draps s’élever et de pouvoir enfin admirer ces créatures fantastiques !

Miss Swan écoutait les interventions des élèves, les questions mettaient un peu de temps à s’élever, les autres aussi étaient timides peut être comme William, ou bien certains ne savaient pas, comme lui, beaucoup de choses sur cet animal… Ne sachant rien ou presque il n’intervint pas même s'il en avait énormément envie.

William pensait tout en même temps que cette dame semblait être quelqu’un de très bien, protéger des animaux est une chose qui le touchait beaucoup, il avait toujours été respectueux des animaux et sensible à leur importance et leur beauté dans leur grande diversité. Revenant à l’intervention de la femme, il écouta la suite de l’animation avec grande joie en se sentant à sa place, attendant avec impatience de voir révélés ces animaux magiques …
Dernière modification par William Baker le 8 juin 2018, 23 h 14, modifié 2 fois.

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Le regard de Swan se baladait sur la petite troupe d'élèves. Ils étaient moins nombreux que ce qu'elle espérait ; peut-être que la sauvegarde d'une espèce était quelque chose qui leur passait tout à fait au dessus de la tête. Elle ne trouva pas la force de les blâmer, elle aurait réagi comme eux à leur âge, sans aucun doute. Tout n'était pas perdu, plusieurs élèves semblaient complètement captivés. Solitaire, elle se surprit à couver du regard une élève qui attrapa un livre. Elle était satisfaite du peu d'élèves qui s'intéressaient à sa cause et se demandaient si parmi eux, certains décideraient de suivre le même chemin qu'elle. Puis les questions s'enchaînèrent et elle ne put s'empêcher de rire d'abord, joignant ses mains l'une à l'autre dans une gestuelle de remerciements.

« Alors, pour commencer, merci pour votre intérêt ! C'est vraiment super, mes poussins, je vois que vous êtes informés, je sens que cette discussion va être des plus plaisantes ! Je vais d'abord vous parler de leur surnom qui semble autant vous préoccuper, se disant, elle se releva et se mit à marcher, comme vous l'avez deviné, ils n'ont pas du phénix la couleur. Ils sont bel et bien verts foncés, certains oiseaux ont même des plumes noires. Seulement, leur longue queue et les longues plumes sur le haut du crâne font quelque peu penser à notre ami le phénix. On voit que les magizoologues n'étaient pas très inspirés, elle fit un clin d’œil au petit groupe d'élèves, et ils sont dits "irlandais" tout simplement car ils viennent de l'Irlande, et de la Grande Bretagne. Mais ça aurait été un peu trop compliqué de dire phénix irlandais britannique, n'est-ce pas ? »

Elle marchait de droite à gauche, puis de gauche à droite, tout en regardant les visages des élèves au fil de sa tirade. Elle aimait observer les expressions de ses interlocuteurs, étaient-ils intéressés ? Semblaient-ils curieux ? Elle regrettait de ne pas être venu avec sa salopette, elle avait envie de glisser ses mains dans ses poches pour arrêter de gesticuler : elle parlait beaucoup trop avec ses mains —si bien qu'on pouvait parfois se demander si elle n'était pas en même temps en train de parler en langage des signes— et elle savait que cela pouvait agacer certaines personnes. Comme pour s'occuper les mains, elle attrapa un livre et le feuilleta pour montrer aux sorciers quelques illustrations.

« Vous voyez, là, si on le peignait en rouge il ressemblerait un peu à un phénix, à première vue, ne pensez-vous pas ? Mais ne vous méprenez pas ; ils sont bel et bien des oiseaux complètement différents. Pourtant, ils ont effectivement de très belles plumes, et à titre personnel je les trouve bien plus beaux que les phénix. D'ailleurs, le saviez-vous ? Leurs plumes repoussent l'encre, et sont donc totalement inutilisables en tant que plumes à encre. Ce qui n'est pas plus mal : comme vous l'avez compris, les Augureys sont loin de connaître le même engouement que les phénix. » L'expression de son visage devint plus grave et elle reposa le livre soigneusement avant de se planter devant les élèves. Elle ne put retenir un petit rire en se rappelant des remarques d'un jeune blondinet, qu'elle avisa d'un regard pétillant.

« S'il faut une association comme la nôtre pour les protéger, ce n'est pas parce qu'ils sont mangés, je crois que beaucoup de personnes en ont bien trop peur pour oser les manger : ça fait notre affaire, dans un sens. Comme l'a dit Mademoiselle, leur cri a très mauvaise réputation. Oh, pas parce qu'il rendrait fou, mais parce qu'il est associé à la mort. Ainsi, certaines personnes mal renseignées ont colporté la rumeur qu'un Augurey qui chante signifiait l'approche de la mort. Ce n'est pas plus vrai que le jus de citrouille rend saoul, et encore heureux ! Leur cri est même plutôt utile, puisqu'il permet d'annoncer l'arrivée de la pluie. Mieux que l'article météorologique de nos journaux, ne pensez-vous pas ? » Elle avait beaucoup parlé et elle se tut donc, ne voulant pas assommer les élèves d'une tonne d'informations. Il lui fallait réprimer son envie de tout dire d'un coup, et le sourire qui étirait ses lèvres et remontait ses pommettes en disait long : elle ressentait sa passion au plus profond d'elle.
« Alors, est-ce que vous avez d'autres questions ? Vos questions étaient très bien, continuez comme ça : n'hésitez pas. Il faut que ça ressemble à une discussion plus qu'à un exposé, c'est beaucoup moins drôle pour vous et pour moi, sinon. » Elle croisa les bras, comme pour faire signe qu'elle attendait. Elle aimait la direction que prenait cette séance et elle voulait que ça dure.

Reducio
Remarques de Solwen :

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Vanellia : ton post est très bien, tu prends le temps de décrire ce qu'il se passe autour de ton personnage et dans sa tête. Seul tout petit point négatif, le mot "Vanellia" revient beaucoup de fois. Le top serait que tu arrives à trouver d'autres qualificatifs :) Sinon continue comme ça !

Pour tous, vos posts sont très biens, on voit que vous vous êtes appliqués ! Il n'y a pas grand chose à dire si ce n'est "continuez sur ce chemin" ^^
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En tout cas, merci à vous de prendre part à ce RP, ça me fait plaisir de partager cette animation avec vous.  :grin:

Prochaine réponse : 15/06

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Après que Vanellia se soit lancé en essayant de répondre à la question de l'intervenante, une ribambelle d'élève prit aussi son courage à deux mains, et eux aussi commencèrent à donner des élèments de réponse et posaient aussi leurs questions. La fillette remarqua immédiatement que la plupart des élèves étaient de Poufsouffle, Serdaigle ou encore comme elle, à Serpentard. Mais elle fut étonnée de voir que les Griffondor n'étaient pas représentés. Elle se demanda s'ils avaient quelque chose prévu dans leur salle commune en même temps que la présentation...

Ses pensées vagabondaient librement comme souvent pendant les cours. Elle avait de gros problèmes de concentration, et c'est pour cela qu'elle préférait en général bouger, se défouler, parler... Mais elle devait faire des efforts, elle voulait comprendre, elle voulait savoir. Mais surtout elle voulait voir, toucher, sentir! Elle était grisée d'attendre pour découvrir ce qui se cachait derrière ces draps!

Une élève croyait que le chant de l'oiseau pouvait rendre fou, un autre émit l'hypothèse qu'il était sans doûte commestible, d'où sa condition d'espèce en danger, et enfin un autre demanda si ses plumes n'étaient pas recherchées par les sorciers. Vanellia était étonnée par la diversité des réponses, et espérait qu'aucune ne soit vrai... Elle ne tenait pas à perdre la raison, et n'avait jamais mangé cet animal à sa connaissance. De plus, la plume qu'elle utilisait n'était pas verte, donc elle croyait peu à la dernière hypothèse proposée.

Finalement, ce fut Miss Wingerson qui mit fin à toutes ces théories et elle prit grand soin de répondre à tout ceux qui étaient intervenus. Vanellia lui en fut très reconnaissante, elle commençait à se poser beaucoup de questions elle aussi. Elle commençait à trouver l'intervenante un peu plus sympathique, même si elle les avait appelé "mes poussins" ce qui lui avait fortement déplu. Elle essaya d'y faire abstraction, de même qu'aux va et vient de Swan qui ne tenait pas en place. Cette dernière brandit un livre pour leur montrer à quoi ressemblait cet oiseau qui les intriguait tant, même si les enfants auraient sans doûte tous préféré les voir réellement. Vanellia vit les plumes vertes et les plumes noires. Elle eut alors un doûte. Sa plume avec laquelle elle écrivait tous les jours était noire. Était-ce possible qu'elle soit un des rouages au processus qui avait amené à la disparation des Augureys?

Mais non, Swan écarta cette hypothèse avant que la blondinette ne fasse un arrêt cardiaque, rongée par la culpabilité. Ouf, c'était moins une! Swan continua ses explications. Elle raconta pourquoi ces animaux étaient en danger. Elle expliqua ensuite que le cri des Augureys, plutôt que d'annoncer la mort, il annonçait la pluie. La jeune fille était perplexe, elle détestait cette idée basée sur des préjugés qui conduisait les gens à agir, par peur, par lâcheté. Ces injustices la révoltaient. Elle décida de se lancer à nouveau, totalement captivée par le sujet.

- Que fait votre association pour les protéger alors? La fillette ne put attendre la réponse et enchaîna avec sa seconde question.

- Du coup, s'ils n'appellent pas la mort... ça veut dire qu'ils sont inoffensifs?

Elle espérait que la réponse soit positive. Elle s'imaginait déjà avec l'oiseau vert sur son épaule. Est-ce que son père serait d'accord? Elle ne savait même pas si, comme les hiboux, ils pouvaient être "domestiqués"...

Reducio
Merci pour les conseils, j'espère que c'est mieux! :)
Et désolée, j'espère que mon post n'est pas trop long!

Serpentard
2ème année RP

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Finalement, cette séance de sensibilisation à la protection des Augureys n'était pas si ennuyante que Noor le pensait. Miss Wingerson était une femme dynamique qui ne tenait pas en place ; elle faisait plusieurs pas pendant qu'elle expliquait plus de choses sur ces créatures, tout en remuant ses mains pendant qu'elle parlait – donnant au passage légèrement le tournis à la fillette. De plus, la femme était passionnée par la cause qu'elle défendait ; elle parlait des Augureys en connaissance de cause et expliquer avec beaucoup d'intérêt l'origine de leur disparition précoce. Son discours était vivant, la brune adorait ça ! N'aimant guère restait en place, elle aussi, elle ne pouvait s'empêcher de se balancer sur ses pieds d'avant en arrière. Ses mains étaient entrecroisées et pour une fois, son attention était toute concentrée vers l'intervenante. Si cela avait était un cours, la fillette aurait sûrement obtenu son tout premier et tant espéré Optimal tant elle était attentive à chaque remarque de la rouquine. Était-ce la cause des Augureys qui la fascinait tant ou bien les animaux fantastiques en général ? Noor n'avait jamais vraiment eut d'atome crochu avec la Magie depuis que sa sœur avait failli mourir à cause de cette dernière, cependant son sentiment concernant les créatures qui appartenaient au monde des sorciers était tout autre. Peut-être était-ce parce que, au même titre que les animaux du monde Moldu, elle les trouvait selon elle tous innocents et incapables de cruauté volontaire, contrairement à certains Moldus et sorciers. Peu importe, Noor avait subitement hâte d'entrer dans sa 3ème année à Poudlard pour commencer les cours de Soins aux créatures magiques dont des élèves plus âgés lui avaient parlé.

Miss Wingerson termina son monologue sur le surnom de l'Augurey, le Phénix Irlandais, ainsi que sur sa forte ressemblance physique avec ce dernier. Puis elle prit soudainement un ton grave, qui sembla refroidir l'atmosphère, du moins, un court instant car la bonne humeur de la femme vint la détendre en faisant une amusante remarque à l'attention du blond qui se tenait aux côtés de Noor : non, les Augureys ne se mangeaient pas. Un soulagement collectif se fit ressentir. La brune ne put s'empêcher de regarder d'un air amusé la réaction du garçon. Miss Wingerson reprit sur une note moins joyeuse en apprenant aux enfants présents que l'Augurey était tant fuit par les gens à cause de sa signification morbide. En effet, à chaque fois qu'un Augurey chantait gaiement cela était annonciateur de mort dans les croyances populaires. Noor trouva ça tout bonnement stupide et ne put s'empêcher de penser aux superstitions Moldues qu'elle trouvait tout aussi nazes. Elle pensa d'ailleurs à sa mère, très pointilleuse à ce sujet, qui la grondait à chaque fois qu'elle passait sous une échelle ou bien dès qu'elle ouvrait un parapluie à l'intérieur. Elle ne put s'empêcher de sourire bêtement à la pensée de sa mère.

Une voix féminine non loin d'elle la fait sortir de ses songes. Une Serpentard aux cheveux blonds prit la parole. Tiens, c'était justement celle qui avait fait la première intervention plus tôt. Noor se dit qu'elle semblait vraiment apprécier le sujet. Elle posa une question, ma foi, très intéressante qui allait sûrement beaucoup plaire à l'intervenante. Une autre remarque lui brûlant les lèvres, la brune attendit par politesse la réponse de la femme avant de prendre la parole. « Moi ça me rappelle un peu une superstition Moldue sur un animal. J'sais pas si vous connaissez... » Elle fit une courte pause en se frottant la tête. Noor avait parfois du mal à intégrer que certains sorciers ignorer tout des us et coutumes du monde Moldu, un monde de lequel elle était née et avait grandi. « Quand un chat noir passe devant nous, c'est annonciateur de malheur chez nous... enfin chez les Moldus. Pourtant, les chats noirs sont pas en voie de disparition eux ! J'trouve ça naze du coup que certaines personnes fassent du mal aux pauv' Augureys à cause de ça ! » dit-elle en sentant la colère la submerger. Grande adoratrice des chats, elle se mit à imaginer un monde où les chats noirs, au même titre que les Augureys, étaient chassés à cause de ce que leur couleur signifiait pour des imbéciles d'humains. Bon sang, ce que les Hommes pouvaient être stupides parfois. Ils leur fallait toujours un bouc émissaire pour leurs malheurs et les animaux, ne pouvant pas se défendre, étaient la cible idéale. Noor regarda alors Miss Wingerson avec de grands yeux admiratifs. Heureusement qu'il y avait des personnes aussi extraordinaires qu'elle pour défendre les animaux.

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Hakô n'avait pas pensé à ça. Et si c'était des oiseaux réputés pour leur chair, donc très consommés ? Ou un met de luxe mais tout de même tué en masse ? Elle avait hâte d'avoir toutes les réponses, tandis que d'autres élèves arrivaient pour écouter la jeune femme. La Serdaigle acquiesça à la remarque de Noor. Oui c'était horrible, enfin dans tous les cas ça l'était. Que ce soit pour leur chair, leurs plumes, ou même une raison sûrement stupide, c'était toujours affreux de jouer un rôle dans l'extinction d'une espèce. Elle adressa un sourire aux nouveaux-venus mais aussi aux déjà là, et se tourna de nouveau vers Miss Wingerson qui réagissait à toutes les questions et propositions des élèves.

Ainsi, leur surnom venait de certaines parties du corps semblables au phénix. La jeune fille suivait du regard la jeune femme qui faisait les cent pas, gesticulant beaucoup en parlant. C'était amusant, un peu, alors Hakô ne pu s'empêcher de sourire. Elle observa attentivement l'image de l'Augurey présenté dans le livre, qui lui rappelait une anecdote lue en diagonale l'autre jour. Un chant mélancolique, si elle se souvenait bien... Puis la bleue enregistra bien les informations données par la suite. Une plume qui repousse l'encre... L'aiglonne leva la main pour demander:

"-Mais du coup, ça repousse l'eau aussi, pour faire comme les manteaux imperma... Imperméables ?

Le mot était un peu galère pour le coup ! Elle écouta attentivement la suite, parce que Miss Wingerson expliquait plus en détails le pourquoi du comment ils étaient si peu aimés. Et Vanellia souleva quelques points très intéressants aussi, Hakô se posait les mêmes questions. Et ce que Noor ajouta la fit réagir également, aussi, après s'être assurée que la parole était libre, la jeune fille leva encore la main:

-Ah oui je connais, alors qu'en vrai les Égyptiens vénéraient les chats noirs ! Et les chats en général. C'est nul de pas aimer un animal parce qu'il a une couleur qui fait penser au mal, ou parce qu'il a un chant qui fait peur. Mais du coup, je ne sais pas si j'ai raté un épisode, mais pourquoi ils sont menacés d'extinction exactement ? Pourquoi ils sont tués ? Juste parce que leur chant est triste ou sombre ?"

Mais peut-être qu'en répondant aux questions de Vanellia, ça allait être plus clair. Hakô attendit ensuite les réponses, comme tout le monde, totalement captivée par le sujet. Les animaux magiques, c'est fantastique !

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 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Miss Wingerson se révélait être particulièrement enjouée et heureuse d’être ici pour expliquer cette cause qui lui tenait tant à coeur. Elle n’était pas le genre à tenir en place visiblement, elle gesticulait dans tous les sens et Daisy se mit à imaginer la vie de cette grande dame, songeant aux petites merveilles qu’elle a pu découvrir, mais aussi aux atrocités qui l’ont poussé à fonder cette association. La petite brune esquissa un petit sourire à la remarque d’un élève demandant si l’oiseau était mangé et se reprit aussitôt, réalisant le sérieux de la question. Manger une espèce jusqu’à ce qu’elle soit menacée, ce n’était pas rien. L’intervenante leur expliqua chaleureusement les origines de l’animal, leur montrant quelques unes des images du livre qu’elle avait apporté, mais aussi les origines de leur vulnérabilité. On leur avait attribué une très mauvaise réputation et cette nouvelle révolta la jeune sorcière. L’oiseau était magnifique avec ses longues plumes vertes et il était tout bonnement incompréhensible pour elle de vouloir s’en prendre à de si belles créatures. Les sourcils froncés, Daisy écouta les réponses des autres élèves. L’une d’entre elle parla des superstitions moldus qu’elle connaissait bien, rappelant par exemple que les chats noirs n’étaient pas célèbres pour leur ronronnement, bien au contraire. Cela lui faisait penser à cette vieille dame qui habitait non loin de sa maison et qui jetait des cailloux dès que le chat noir de sa voisine approchait son jardin. Les superstitions aussi stupides et infondées qu’elles pouvaient être, continuaient d’exister malgré tout. Toujours indignée par le traitement qu’on pouvait infliger aux animaux qu’ils soient magiques ou non, Daisy ajouta à la discussion une information qu’elle avait lu une fois dans un livre et qui lui avait hérissé tous les cheveux de la tête d’effroi.

- Chez les moldus, durant le Moyen-Age, on a brûlé vifs des chats parce qu’on pensait qu’ils étaient démoniaques à cause de leurs yeux brillants dans le noir. C’est monstrueux ! 

Elle regarda à nouveau le livre que la sorcière rousse venait de se reposer et se demanda si cet oiseau, si injustement traité, n’avait pas déjà été offert en sacrifice pour tel ou tel rituel pour éloigner la mort. La Serpentard chassa rapidement ces idées-là de sa tête, reportant son attention sur ses camarades et les informations qu’apportait Miss Wingerson qui en profitait pour encourager les élèves à poser des questions.
- Il en reste beaucoup ? 

La brune avait posé la sienne sans trop réfléchir, si le phénix irlandais était protégé par une association, c’est que son nombre avait fortement réduit. C’était en tout cas ce qu’on pouvait lire avant quasiment chaque enclos du zoo de Londres.

« We are only human, and the gods have fashioned us for love. That is our great glory, and our great tragedy. »
Deuxième année RP

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Le jeune Poufsouffle regardait Swan continuer son exposé. Il était autant captivé par ses explications qu’intrigué par le contenu des cages dissimulées par les draps. Il savait maintenant d’où venait le nom de cette fantastique créature et connaissait la localisation de son habitat naturel. William se sentait à la fois totalement ignorant et inculte de ne pas savoir tout cela. Certes n’ayant pas de famille, ni de connaissances dans le monde des sorciers, il ne pouvait se douter jusqu’il y a quelques mois de l’existence de nombreuses créatures magiques telles que l’Augurey. Il ne pouvait encore moins se douter que ces volatiles existaient à l’état sauvage dans les îles Britanniques et en Irlande, son pays bien aimé.

Cette pensée raviva en lui le sentiment de nostalgie quant à sa famille, sa maison et tout l’univers qu’il a connu durant les douze premières années de sa vie. Il se remémora l’espace d’un battement de cils ces années chères à son cœur à vivre avec sa famille. Ses parents si aimant, la complicité avec sa petite sœur, toutes ces journées à vagabonder, jouer, faire de petites bêtises ou encore à flâner dans cette campagne verdoyante qu’il aime tant. Maintenant à Poudlard il n’aurait que peu de temps pour tout cela. Quand l’occasion se présenterait chaque période de vacances de rentrer un peu voir ses parents, il pourrait retrouver ses racines et goûter à ces instants précieux pour lui.

Pendant cet instant de réflexion les autres élèves posaient des questions auxquelles Miss Wingerson répondait avec intérêt et joie accompagnée d’une gestuelle un peu exagérée. On pouvait se douter du bonheur pour elle de nous sensibiliser à sa cause au large sourire qui s’affichait sur son visage aussi régulièrement le tic-tac d’une horloge.

Revenant au présent, le jeune garçon se disait que bien qu’habitant dans un hameau tranquille et reculé où il était certain de la possibilité que des Augureys y demeuraient, durant son enfance il n’avait jamais vu de tels oiseaux. Il aurait vraiment aimé en apercevoir un, peut-être même s’en faire un ami lui qui était tout le temps seul, rejeté car trop différent. D’ailleurs lui revint en mémoire un souvenir qu’il aurait préféré comme d’autres avoir effacé définitivement de sa mémoire. Les camarades, s’il en est, de l’école de son village en dehors de se moquer de sa petite taille, lui avaient pendant une période assez longue attitré l’image d’oiseau de mauvaise augure « Vilain corbeau, va t’en ! Tu vas nous porter la poisse ! Va-t’en ! » Cette étiquette créée par ses petits persécuteurs venait de sa teinte de cheveux noir intense et de sa réputation de petit garçon étrange qu’il avait acquise malgré lui. Il avait donc ce point commun avec l’animal, rejeté sur de fausses idées.

William se demandait alors de manière candide et quelque peu idiote s’il ne finirait pas par être chassé lui aussi voire comme certains élèves le suggéraient pour expliquer la disparition de ce volatile, par être mangé. Laissant ces suppositions imbéciles de côté, il reprit attentivement l’écoute de cette femme aux airs de maman poule qui les prenait d’après ses propres mots pour « ses poussins ». A l’aide d’un ouvrage Ernest Ilgard intitulé le chant de l’Augurey, elle leur montra quelques descriptions de l’animal. L’intervenante comparait l’animal au phénix si l’on ne tenait pas compte de la couleur, elle leur expliquait que son plumage avait la particularité de repousser l’eau ce qui suscitait des questions. Une des filles venant de Serdaigle lui demandait si cette qualité du plumage était comparable à la structure d’un objet imperméable.

A la suite de cette remarque Miss Wingerson leur expliqua d’un air espiègle le fondement de la réputation des Augurey et le caractère totalement fictif et rempli de superstition vis-à-vis de celui-ci. Que le cri de cet animal que l’on appelle chant, était annonciateur de pluie à venir et non de décès proche.

S’arrêtant dans la description de cette créature fantastique qu’il tardait de plus en plus à William de découvrir, elle les invitait finalement à lui poser d’autres questions pour que son exposé soit le plus vivant possible pour eux, plutôt que de débiter son contenu comme un cours classique.

Mais personnellement le garçon aux yeux verts trouvait qu’il n’en était rien. Au contraire le fait d’être au grand air, le suspense de savoir l’animal sous nos yeux mais caché pour le moment, les échanges entre elle et les élèves avec ses grands gestes et ses sourires, tout cela était génial. Il aurait été privé de la vue qu’il aurait ressentie la même chose ! Les questions affluèrent rapidement, surtout au sujet de la raison de l’extinction de cette espèce, question qui demeurait jusqu’alors en suspend.

William qui se posait le même type de questions se demandait autre chose sur l’Augurey. Prenant son courage à deux mains lui qui n’aimait pas se montrer, ni intervenir à l’habitude, posa quand il en eut l’occasion une question à Swan. C’était une question sûrement moins intéressante que les leurs mais qui était pour lui plutôt pertinente : « Est-ce que l’Augurey vit dans un nid ? Si oui à quoi il ressemble le sien ? »

En effet William qui était passionné par la nature s’intéressait souvent à regarder longuement des nids et leurs habitants. Il finissait à force d’observation avec le temps à pouvoir dire d’un nid vide quel animal volant pouvait l’avoir construit. Il avait hâte de savoir pour cette créature magique à quoi sa maison pouvait bien ressembler.

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

A sa question, une fille Serdaigle de sa promo s'inquiéta à son tour que les Augureys soient appréciés pour leur chair, mais elle émit l'hypothèse que leur plumage valait davantage aux yeux des sorciers. Il suivit ce qu'elle désignait du doigt, et plissa les yeux pour mieux observer l'apparence de cette espèce d'oiseau magique. Miss Swan Wingerson semblait heureuse de recevoir tous ces questionnements, et Elian lui même appréciait la concentration de ses camarades. Ce n'était pas du tout la même chose en cours, car tous les sujets n'intéressaient pas forcément la majorité d'entre eux, alors le fait que l'intervention était facultative avait probablement fait déplacer les plus intrigués et motivés à apprendre sur le sujet. L'attitude de la sorcière était beaucoup plus décontractée et ouverte que celle des professeurs de Poudlard, Elian se disait que c'était probablement parce qu'elle n'avait pas de programme strict à suivre. Lui à qui la vocation de professeur ne l'attirait pas plus que cela, il se reconnaissait bien plus chez la fondatrice de la S.P.A. Le surnom "poussin" qu'elle leur donna provoqua un léger rire étouffé chez le Poufsouffle, qu'il dissimula d'une main.

Ainsi donc, les plumes de l'Augurey semblaient repousser l'encre - devant sûrement faire le bonheur des magasins de Farces et Attrapes, qu'Elian n'avait jusqu'alors pas eu l'occasion d'explorer. Il compléta ses notes dans son petit carnet, juste après avoir noté les origines irlandaises de l'Augurey et ses caractéristiques cousines au phénix, puis releva la tête avec intérêt lorsque leur intervenante les rassura sur le fait qu'habituellement on ne mangeait pas ces oiseaux. Le Pousfouffle regarda malicieusement sa voisine Serdaigle, soulagé d'avoir eu faux. La réalité était cependant tout aussi triste... C'était leur cri, dit annonciateur de la mort, que redoutait tant les sorciers... Il ne put s'empêcher d'afficher une mine déconfite lorsque les filles comparèrent le sort de l'animal magique avec celui des chats noirs. En effet, il n'aurait jamais pu ne serait-ce qu'imaginer des Moldus ou des sorciers maltraiter des chats noirs ou des Augureys, c'était assez décevant de l'humanité. En vérité, il ne se sentait plus très bien avec ces images en tête, et s'était arrêté de noter scrupuleusement chaque information. Elian était à présent beaucoup plus intéressé par les questions pertinentes de ses camarades, même s'il gardait un visage blafard après l'évocation de bûchers de chats.

Lui aussi voulait savoir le mode de vie habituel de l'Augurey, si jamais il en existait encore en liberté... La question de son camarade de Poufsouffle, William, l'amena d'ailleurs à une autre interrogation.
« Et s'ils sont inoffensifs on peut les recueillir chez nous pour vous aider ? » Elian, qui avait l'habitude de s'occuper d'une ribambelle de plantes d'intérieur chez lui, ne connaissait pas vraiment ce qu'impliquait l'élevage d'un animal - et encore moins d'un animal magique protégé comme l'Augurey.

Deuxième année inRP.

 Animation des Nouveaux  Le vert de l'Augurey

Pardon pour le retard, j'attendais le soir pour poster et j'ai totalement oublié une fois le soir venu. :unimpressed:

Il était toujours plaisant pour la jeune femme de parler des Augureys, de discuter de la cause pour laquelle elle se battait. Mais il y avait une différence entre en parler à un public inintéressé et un public intéressé. Ce jour-ci, elle avait pioché les bonnes cartes, ce qui ne l'étonna qu'à moitié : il y avait une population si dense à Poudlard qu'il était certain que quelques uns seraient intéressés par son association. Tous avaient des styles différents mais une constatation l'attrista : les Gryffondor étaient presque inexistants. Peut-être auraient-ils été un peu plus intéressés s'il s'agissait de dragons ou de créatures incroyables.
Passant outre sa déception, elle s'immobilisa et croisa ses bras pour observer les élèves qui lui servirent une nouvelle pelletée de questions.

« Oh, leurs plumes sont effectivement comme celles des canards, en ce qui concerne l'eau. Et même toute autre sorte de liquide. Mais c'est leur pointe qui repousse l'encre, sans qu'on ne sache pourquoi. L'encre ne veut tout simplement pas rester sur la pointe ! En ce qui concerne leur dangerosité, ils sont classés XX par le Ministère. Quelqu'un sait ce que ce sigle signifie ? une petite voix s'éleva dans les airs, en arrière, une fille plus petite que tout le monde répondit et Swan sourit, c'est tout à fait ça ! Ils sont donc inoffensifs et domesticables. » Swan observa les élèves réagirent et se satisfit de voir qu'ils étaient tous très touchés par la cause des Augureys —par celle des animaux et créatures de façon générale. L'espoir n'était donc pas perdu. Peut-être faudrait-il qu'elle propose à Kristen Loewy un partenariat avec son association ; elle pourrait gagner des bénévoles ou des activistes parmi les rangs des élèves de Poudlard lorsqu'ils en auraient l'âge. Les mains jointes entre elles, elle balaya son regard sur les visages curieux qui lui faisaient face.

« Alors, alors ! C'est vrai, les Augureys ne sont pas les seuls à connaître un sort injuste et tragique. C'est pour ça que ce genre d'association est très importante : nous sommes là pour faire comprendre aux gens qu'ils se trompent. Les Augureys sont domesticables, ce qui veut dire que des personnes en adoptent en se basant sur de mauvaises idées. Par exemple, certains sont adoptés avec de très mauvaises intentions : le dernier couple d'Augureys que l'on a sauvé a été acheté par un homme qui voulaient être prévenu en avance de la mort de son vieux père. Il s'est mis très en colère de voir que le couple d'Augureys n'annonçait en rien le décès de son père. Suite à ça, il a été très cruel avec ce couple. Vous les verrez tout à l'heure ; ils vont bien mieux maintenant mais ils étaient en très mauvais état lorsqu'on nous a signalé leur existence. Ils sont aussi chassés, parce que leur chant est malheureusement assez... glauque, et certaines personnes refusent de devoir vivre en l'entendant. » À nouveau, elle avait ponctué ses phrases d'expressions attristées, colériques, ou de gestes excessifs comme si elle espérait que les élèves ne se déconcentreraient pas face à son histoire. La question du nid fut posée par un Poufsouffle et Wingerson tapota dans ses mains avec l'impatience d'une enfant : elle avait tout prévu ! Elle trottina jusqu'à un petit sac de voyage qu'elle ouvrit ; il avait subit un sortilège d'Extension et elle put en sortir un nid d'Augurey qui avait une étrange forme de larme. Elle fit tomber une brindille par terre et s'approcha de son stand de livres pour poser le nid dessus, en espérant ne pas le détruire plus que ça. Il était fait de nombreuses brindilles et bâtons, et était assez large pour qu'il ne passe pas inaperçu.
« Et voilà mes canards, le nid d'un Augurey ! On peut facilement les reconnaître, à vrai dire, ils ne ressemblent pas aux nids des autres volatiles. Ils sont un peu plus grands et surtout ils ont une forme de larme assez reconnaissable si on peut le voir de tous les angles. Les parents mettent un certain soin à rendre le nid bien creux et comme vous pouvez le voir, l’œuf (ou les œufs, parfois) est bien caché entre ses remparts. Si vous voyez un nid de ce genre, vous savez quoi faire : être discrets. Les Augureys aiment la paix. Ils font d'ailleurs leur nid dans des ronces ou des buissons, et c'est bien ce qui les rend vulnérables : ils restent à hauteur de sol. Ils ne restent malheureusement que quelques centaines d'entre eux en Grande-Bretagne, pour répondre à la demoiselle là-bas. » Alors qu'elle posait le nid sur la table, elle releva la tête vers un Poufsouffle qui avait posé une dernière question. Elle s'éloigna du nid pour laisser aux élèves tout le loisir de l'observer.

« Ah ! Alors, effectivement il est possible de les ramener chez vous. Mais les Augureys sont quelque peu délicats : ils sont très timides, très craintifs et il faut savoir les manipuler avec soin. Il est plus sage de faire appel à nous en nous envoyant un hibou —vous avez des petites cartes sur la table avec notre adresse, si ça vous intéresse— ou en venant directement nous amener l'Augurey en question. Si vous voulez en garder, sachez qu'il faut être vraiment très doux avec eux, sans quoi vous ne gagnerez jamais leur confiance. » Profitant que plusieurs élèves curieux se soient attroupés autour du nid, elle recula de quelques pas —se prit les pieds dans les racines du tronc qu'elle utilisait comme chaise et faillit tomber— avant de se pencher vers une des cages de transport recouvertes par un drap et de le relever pour se pencher vers la porte de la cage. Ils allaient bientôt pouvoir sortir.
Prochain post : 22/06
Reducio
Bonjour ! Voici les commentaires de Solwen sur vos RPG :

Vanellia : C'est beaucoup mieux et plus fluide ! Attention par contre, Gryffondor avec un Y et non pas un I :P
Pour tout le monde : Vos posts sont vraiment très bons, je n'ai pas grand chose à redire. Ils sont longs, et intéressants, vous ne vous contentez pas de parler de ce qu'il se passe autour de vos personnages, vous prenez aussi le temps de développer leurs pensées et leurs sentiments et c'est très bien ! Continuez comme ça :)

Voilà, merci à vous de vos réponses que je trouve vraiment cool et de l'intérêt de vos perso quant à la cause que combat ma Swan. :grin:

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.