Par delà le Néant
9 février 2045
23h39
Dortoir de Gryffondor
23h39
Dortoir de Gryffondor
Marie est réveillée depuis une bonne heure, mais ne parvient pas à se rendormir. L'insomnie guette. Elle observe le plafond avec insistance avant de se lever brusquement. Le jeune fille se précipite à la fenêtre et l'ouvre. Ses yeux sont rivés sur les millions d'étoiles qui la surplombe et elle est subjuguée par ce spectacle. Ses yeux se mouillent d'eux-mêmes, et elle ne peut que laisser la voie à ces Larmes.
Adieu, liberté.
Ces murs l'isole aussi sûrement que les barreaux d'une cage, depuis que le couvre-feu a été instauré. Du dortoir, la Gryffone distingue la forêt interdite, au loin, et même le lac. Mais elle est définitivement coincée dans cette petite pièce, au milieu de ses camarades qui dorment profondément. Soudain, la blonde court vers la porte de la chambre, aveuglée par ses pleurs, et file à travers les couloirs à toute allure, sans porter la moindre attention à ce qui l'entoure. Elle croit entendre des voix étouffées derrière elle, mais ne soucie pas une seconde des Autres, à cet instant. Elle cavale jusqu'au portrait de la Grosse Dame et dévale les escaliers de la tour Gryffondor. Suivent ensuite ceux des autres étages. La jeune Paulia suffoque, elle doit sortir à tout prix. Sa gorge irrémédiablement nouée, en elle l'impression fugace d'étouffer.
Adieu, liberté.
Oppressée par une force invisible, la jeune fille ne doit pas succomber. Elle sait qu'elle peut y arriver. Elle doit y arriver. La fillette peine à s'orienter dans le château, dévastée par ses sentiments et émotions. Elle finit par déboucher sur le couloir qui mène au Hall d'entrée, et au Parc - son objectif.
La blonde s'étrangle à moitié :
- A... llez.
*J'y suis... Presque.* songe Marie. Les derniers mètres qui la sépare de la lourde porte semblent interminables. Ses petits pieds tapent sur le carrelage froid du couloir. Vêtue d'une simple nuisette, elle frissonne. Peut-être aussi d'angoisse. Elle est dans les couloirs en pleine nuit, et complètement dépassée par craintes. Elle sait pertinemment qu'elle n'a pas le droit d'être ici, mais ses pensées sont à mille lieues de là. La petite Paulia doit coûte que coûte respirer un air pur, immaculé.
Adieu, liberté.
Enfin, elle attrape la poignée de la porte du Hall et la baisse violemment. Marie pousse sans remords la porte et se précipite dans l'herbe en titubant, comme ivre. Elle profite quelques instants de cette nouvelle sensation. Elle hume l'air de la nature, écoute le vent qui souffle une légère brise, et jette un coup d'œil à la Lune. Tout ceci en moins d'une seconde. *Oui...* Et puis, telle une poupée de chiffon, elle s'écroule sur le sol glacé de la Nuit et se perd dans le Néant des Rêves.
Tout le monde peut réagir avec Marie, à la condition de faire un post de plus de 440 mots, pour que ce soit un RPG+.
Le cœur vibrant ; la vague se déferla sur elle pour la noyer de ses Notes dégoulinantes et voluptueuses.
Par delà le Néant
Dortoir de Serpentard
Sophie s'était réveillée en sursaut, haletante et le cœur battant. Son rêve, ou plutôt son cauchemar, l'avait laissée avec un sentiment étrange de terreur mêlé de fascination.
Elle était de retour à Sainte-Lucie dans le jardin de la case de sa grand-mère. La lune était pleine et les étoiles dans le ciel brillaient, nombreuses et lumineuses. Au loin, on attendait le rythme lent d'un tambour... boum... boum... boum... Elle se mit à marcher, pieds nus, en direction de la plage, toujours suivie de la mélodie entraînante... boum... boum... boum...Sur la côte où la lune magnifique se reflétait sur l'océan, elle voulut se baigner mais une lueur étrange attira son attention. Un feu, pensa-t-elle. Au lieu de rentrer chez sa grand-mère chercher du secours, elle se dirigea vers les bois bordant la rive d'où la fumée se dégageait. Au fur et à mesure de son avancée, le rythme du tambour se fit plus rapide et plus saccadé... boum, boum... boum, boum... boum, boum...
Arrivée à la lisière d'une clairière, un feu gigantesque l'éblouit, l'odeur de fumée la suffoquait mais une femme magnifique se tenait à présent à ses côtés. Sa peau brune, ses cheveux brillants, son sourire angélique, elle prit la main de l'enfant et l'incita à se rapprocher du brasier. Comme ensorcelée, l'enfant suivit. Le bruit devenait de plus en plus insupportable... boum, boum... boum, boum... boum, boum... Un spectacle digne de sabbat se révéla alors devant ses yeux terrifiés. Autour du feu, des êtres et des animaux monstrueux dansaient et poussaient des hurlements. Il y avait là des chèvres debout sur leurs pattes arrières, des crapauds monstrueux et gigantesques, des chiens galeux et féroces, des silhouettes à forme humaine le visage maquillé pour donner l'illusion de crânes... boum, boum, boum... boum, boum, boum... boum, boum, boum... La jeune fille étouffa un hurlement et voulut fermer les yeux mais n'y parvint pas. Une attraction néfaste la poussait à contempler cette danse grotesque. Et toujours le tambour... boum, boum, boum... boum, boum, boum... boum, boum, boum...
Elle baissa les yeux et remarqua alors que la femme au visage magnifique avait un corps de chèvre. Elle fut frapper par l'horreur et cette fois n'y tenant plus, s'enfuit. Elle n'entendait plus que le bruit du tambour à ses oreilles, plus assourdissant et affolé que jamais... BOUM, BOUM, BOUM... BOUM, BOUM, BOUM... BOUM, BOUM, BOUM...
Puis le silence, le noir intégral. Alors que la fillette se pensait sauvée, une figue surgit par delà le néant. A peine à quelques centimètres de l'enfant, elle portait un masque en bois qui dissimulait ses traits, des dreadlocks entouraient sa silhouette, parsemées de fils et de plumes d'animaux. L'humain ou l'être ne prononça pas un mot, se contentant de la fixer de ses yeux qui brillaient plus noirs que la nuit à travers les deux fentes du masque.
Sophie se leva, impossible pour elle de retrouver le sommeil désormais. Elle eut envie de pleurer et courir trouver du réconfort dans les bras de sa mère. Mais sa mère n'était pas là. Encore affolée de sa terreur nocturne, elle ressentit un besoin impératif d'aller prendre l'air. Elle suffoquait. Elle ressentait encore le goût acre de la fumée sur ses papilles.
Alors pour la première fois depuis qu'elle était élève à Poudlard, elle ne respecta pas le couvre-feu. Il fallait qu'elle sorte, qu'elle respire l'air frais de la nuit écossaise. Elle ne fit pas attention aux autres premières années qui dormaient dans son dortoir, traversa sa salle commune et s'engouffra dans la masse endormie du château. Elle marqua un temps d'arrêt lorsque, presque arrivée au sommet de l'escalier menant au hall d'entrée, elle entendit un bruit. Légère et silencieuse, elle se rapprocha discrètement de l'entrée néanmoins.
Là, une autre élève ouvraient les portes du château et s'élançait en direction du parc. Avant que les portes ne se referment, Sophie courut à sa poursuite. Lorsqu'elle la vit tituber et s'effondrer, sa propre peur oubliée, elle se précipita pour lui venir en aide. Arrivée à sa hauteur, elle s'agenouilla à côté de la jeune fille évanouie et lui secoua gentiment l'épaule en la suppliant:
"Réveille-toi, réveille-toi! Qu'est-ce-qui ne va pas? S'il-te-plaît, réveille-toi!"
Seule, en pleine nuit, au milieu du parc, elle priait pour obtenir la moindre réaction de la part de l'autre enfant.
Enfant du démon et mangeuse d'âmes!
Fuseau horaire: ECT-6
color = #63914D
Par delà le Néant
Tard. Il est tard. Depuis quelques heures déjà, la nuit a recouvert le monde de son voile étoilé. Je lève la tête. Devant moi, l’infini obscurci par la nuit, la lune resplendissante de sa clarté, les astres dansant sous la mélodie du rêve, l’évasion, le voyage, le songe, l’aventure. Derrière moi, la cage. Celle qui nous enferme de ses murs de marbre, qui nous oppresse, nous cloître à travers ses barreaux, ses remparts, ses règles. Et moi. Seule. Assise sur l’herbe glacée.
Le vent passe à travers mon regard embué de larmes.
Pourquoi ?
Quand ?
Comment ?
Mains gelées, oreilles insensibles, visage bloqué sur l’univers nocturne. Bras frissonnant, coeur haletant, souvenirs effacés, rêve ou réalité ?
J’ai froid. Je tremble. Je grelote.
Nuit insomniaque, comme à mon habitude, emprisonnée entre le rêve et l’éveil ; hâte de m’enfuir, peur d’être le jour… celui-ci est bien trop court. La nuit est longue… très longue… trop longue.
Je veux rêver !
Je ne peux pas. Ce monde est pour les chanceux. Moi, je dois le contempler, sans le ressentir. Je suis fatiguée. Je n’arrive pas. S’il vous plaît, que je m’endorme ? Je veux fermer les yeux. Je le fais. La Larme coule. J’entends mon coeur dans mes tempes. Je ne peux pas l’enlever de mon esprit. Ce battement rythmique m’insupporte ! Pitié ! Sortez-le de ma tête. Je me débats. Je suffoque. La lune rit de moi. Les étoiles me regardent de haut. Elles me regardent. Moi. Dans mon insomnie. Agitant les bras autour de mon corps frêle, espérant repousser le démon invisible qui m’oppresse. J’inspire. Je souffle. Je ne veux que sentir l’air frais du vent hivernal dans mes poumons, dans mes cheveux, sur mon front perlé de sueur.
À demi éveillée, à demi endormie, ivre de dormir, mais allègre d’être dehors, sur l’herbe fraîche. L’odeur de la nuit, la saveur d’être libre, la beauté du monde dans mes yeux scintillants, la laine verte de mes chaussettes au toucher. J’ai froid. Je souris. J’entends. J’entends. J’entends. La panique, la vitesse, le choc, la crise. Détachant mon regard de mes voisines les étoiles, je tourne la tête. Une fille. Au sol.
Je suis figée. Paralysée. Ma raison me dis d’y aller. Mes muscles n’obéissent pas. Ils ont froid. Ils sont fatigués. Une fille. Une autre. Accourant, angoissée. Elle semble secouer la première venue, tombée raide sur l’herbe doucement humide. Elles ne me voient pas. Tant mieux ? Tant pis ? Venir ? Aider ? Rester ? Ignorer ? J’ai peur. Mon ventre se noue. La brise légère me lève et pousse mes pas plus proche d’elles. Je ne dis rien. J’observe. J’ai froid. J’ai peur. Je tente le risque de me mêler au grabuge, dehors en ces lieux prohibés à cette heure. J’ai froid. J’ai froid. J’ai froid.
- Froid -
Le vent passe à travers mon regard embué de larmes.
Pourquoi ?
Je ne sais pas.
Quand ?
Je ne sais pas.
Comment ?
Je ne sais pas, je ne sais rien.
- Froid -
Mains gelées, oreilles insensibles, visage bloqué sur l’univers nocturne. Bras frissonnant, coeur haletant, souvenirs effacés, rêve ou réalité ?
- Froid -
J’ai froid. Je tremble. Je grelote.
Nuit insomniaque, comme à mon habitude, emprisonnée entre le rêve et l’éveil ; hâte de m’enfuir, peur d’être le jour… celui-ci est bien trop court. La nuit est longue… très longue… trop longue.
Je veux rêver !
Je ne peux pas. Ce monde est pour les chanceux. Moi, je dois le contempler, sans le ressentir. Je suis fatiguée. Je n’arrive pas. S’il vous plaît, que je m’endorme ? Je veux fermer les yeux. Je le fais. La Larme coule. J’entends mon coeur dans mes tempes. Je ne peux pas l’enlever de mon esprit. Ce battement rythmique m’insupporte ! Pitié ! Sortez-le de ma tête. Je me débats. Je suffoque. La lune rit de moi. Les étoiles me regardent de haut. Elles me regardent. Moi. Dans mon insomnie. Agitant les bras autour de mon corps frêle, espérant repousser le démon invisible qui m’oppresse. J’inspire. Je souffle. Je ne veux que sentir l’air frais du vent hivernal dans mes poumons, dans mes cheveux, sur mon front perlé de sueur.
À demi éveillée, à demi endormie, ivre de dormir, mais allègre d’être dehors, sur l’herbe fraîche. L’odeur de la nuit, la saveur d’être libre, la beauté du monde dans mes yeux scintillants, la laine verte de mes chaussettes au toucher. J’ai froid. Je souris. J’entends. J’entends. J’entends. La panique, la vitesse, le choc, la crise. Détachant mon regard de mes voisines les étoiles, je tourne la tête. Une fille. Au sol.
- Froid -
Je suis figée. Paralysée. Ma raison me dis d’y aller. Mes muscles n’obéissent pas. Ils ont froid. Ils sont fatigués. Une fille. Une autre. Accourant, angoissée. Elle semble secouer la première venue, tombée raide sur l’herbe doucement humide. Elles ne me voient pas. Tant mieux ? Tant pis ? Venir ? Aider ? Rester ? Ignorer ? J’ai peur. Mon ventre se noue. La brise légère me lève et pousse mes pas plus proche d’elles. Je ne dis rien. J’observe. J’ai froid. J’ai peur. Je tente le risque de me mêler au grabuge, dehors en ces lieux prohibés à cette heure. J’ai froid. J’ai froid. J’ai froid.
En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
Par delà le Néant
Un monde sans Fin.
9 février 2045
23h46
Parc
Passage à la première personne.
23h46
Parc
Passage à la première personne.
Je me réveille. J'ai un mal de crâne lancinant et insupportable. Je tente d'ouvrir les yeux. Il fait toujours nuit, cependant je suis au sol. Mais je respire de l'air pur. Sans réfléchir, je remplis mes poumons, jusqu'à ne plus pouvoir, et je souffle bruyamment. J'essaye de me lever, en vain. Je ramène alors mes coudes sous mon dos et me redresse. C'est là que je la vois. Une Fille, qui me tient l'épaule. D'un mouvement peut-être un peu trop vif, je me dégage. Je n'aimais pas ce contact. *Je ne veux plus aucun contact* Parce qu'il signifiait que j'étais prisonnière, dans un étau qui se resserre chaque jour, chaque heure, chaque seconde. Chaque instant. J'ai envie de me libérer, de sortir de cette torpeur. D'être enfin moi-même.
Moi-même.
J'observe les alentours et je vois quelqu'un d'autre, une autre Fille. Il y a trop de monde ici, je voulais être dans mon Sanctuaire, dans un Havre de Paix. Les Autres m’oppressent, je ne veux voir personne. *Partez. Dégagez. Laissez-moi tranquille !* Ma bouche reste inexorablement close. Je ne souffle pas un mot, je n'en ai pas la force. Et puis, je veux pas leur parler. Elles sont là, et leur simple présence me met hors de moi. J'ai besoin de m'évader, d'être seule, d'être moi-même.
Moi-même.
Sans me poser une question de plus, je me lève brusquement, poussée par une énergie nouvelle. Je ne sais pas où je puise cette essence pour avancer, mais je bouscule la Fille qui est à côté de moi et je m'élance dans la Nuit. La Lune, loin de moi, semble me regarder de haut. Elle me nargue, moi qui suit perdue au milieu de cet univers. De mon univers. Les étoiles, Elles, m'apaisent. Elles veulent m'aider, et j'ai l'impression qu'elles scintillent d'un éclat plus intense, plus perçant. Je les vois sûrement de la manière que je veux les voir, mais Elles me rendent heureuse. Je pourrais rester là à les contempler pendant des heures, mais je sais les Autres derrière moi. Je ne veux pas qu'Elles me voient ainsi. J'ai juste envie de me retrouver avec moi-même.
Moi-même.
Je décide de me retourner vivement. Je suis prête à les affronter, à leur faire face. Quoi que ces Autres aient à me dire. Je ne me laisserais pas faire. Mais j'ai tant envie d'être seule. Et voilà qu'elle coule. *Merde* Cette Larme, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Je tombe à genoux et essuie ma joue humide d'un geste rageur. Subitement, je me sens nue. Mon filtre est tombé, ma façade s'est écroulée. *Ressaisis-toi !* C'est si dur. Je ferme les yeux et me calme. Je lève la tête, les paupières closes, et inspire profondément. Je suis éblouie par les étoiles, lorsque j'ouvre les yeux. Et c'est elles qui me donnent la force. Je me redresse et commence à marcher dans l'herbe, pieds nus. Je me rappelle alors que je ne porte qu'une simple tenue de nuit et que j'ai les bras à l'air libre. Je prends conscience de mes nerfs qui hurlent leur Douleur. Je tremble de froid, mais à l'intérieur je bouillonne. Je ne sais pas quoi faire. Je rentre dans le château, sans autre forme de cérémonie, ou bien je fuis dans la direction opposée ? Je décide finalement de faire demi-tour et de me diriger vers la Forêt Interdite. Peut-être que je pourrais y être seule. Et enfin être moi-même.
Moi-même.
Le cœur vibrant ; la vague se déferla sur elle pour la noyer de ses Notes dégoulinantes et voluptueuses.
Par delà le Néant
Un vif soulagement submergea Sophie lorsqu'elle remarqua que la jeune fille étalée dans l'herbe à ses cotées commençait à reprendre ses esprits. Ce n'était rien au début. Un simple frémissement. Un œil. L'autre. Mais allait-elle avoir la force de se lever? Les quelques centimètres qu'elle avait pris depuis son arrivée à Poudlard ne suffiraient sans doute pas à transporter l'autre enfant. Elle restait un poids plume, onze ans, un mètre trente-et-un, vingt-six kilos et seule face à l'immensité de la nuit. C'était un combat bien déloyal. Perdu d'avance. Mais, perdue, la fille qui la regardait désormais le semblait bien davantage. Perdue, seule, effrayée, en colère, tous les sentiments que ses yeux exprimaient bien mieux que ses lèvres restées scellées. Alors Sophie tenta de lui parler, de la rassurer:
_ Ne t'inquiète pas! Nous allons nous en sortir, tu verras tous va bien se passer... Il faut juste que tu ...
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, la fillette l'avait bousculée en se levant et s'était remise à marcher.
Frisson d'horreur. Deux yeux, dans la nuit, qui la regardaient. Dos tourné, elle ne les avaient pas remarqués jusqu'alors. La bile lui monta à la gorge, ses yeux s'humidifièrent. La peur la transperçait de sa lame acérée. Le monstre de son cauchemar était revenu, il était là, devant elle. A l'extérieur, elle était pétrifiée, ne pouvait mouvoir le moindre cil. A l'intérieur, son sang bouillait au souvenir du brasier, ses organes se tordaient et son cœur cognait fort contre sa poitrine, comme déterminé à fuir sa prison de chair. Toute pensée cohérente avait désormais déserté son esprit, il ne restait que la peur, peur panique, peur totale. Dernière volonté, quitte à mourir elle souhaitait voir la mort en face. Elle plongea alors son regard dans les yeux du démon.
Incertitudes. Elle savait que la mort pouvait prendre bien des formes mais elle ne s'était pas attendue à ce qu'elle revête celui d'une fillette. Peut-être était-ce son propre reflet? Non, l'autre était pale, rousse et paraissait transie de froid. Elle était foncée, brune et mourrait de chaud .Un sanglot rauque sortit de sa poitrine et les larmes longtemps retenues se mirent à couler. Les battements effrénées de son cœur, petit à petit s'apaisèrent. Ce n'était pas le démon. Elle prit une grande inspiration, puis deux, puis trois et se leva. L'autre la regardait, muette.
La rage fit place à la peur. Pourquoi lui avait-on infligé deux folles à lier incapables de s'exprimer? Etait-ce trop demander? Une parole, un mot, un soutien. Elles pouvaient bien rester là dehors toute la nuit si bon leur semblait, elle n'en avait que faire. Qui plus est, on la repoussait. Non, s'en était trop. Elle rentrerait au château, irait voir l'infirmier qui lui donnerait une potion pour le feu qui la rongeait de l'intérieur et retournerait dormir. Néanmoins, elle ne put esquisser le moindre geste, sa morale et sa bonté, imprimées dans ses gênes, ne pouvaient concevoir de les laisser, seules et en détresse, face à une froide nuit d'hiver, aussi folles soient elles. Et folle, ne l'était-elle pas un peu elle-même à voir monstres et démons par-dessus son épaule?
Elle retira alors le gros pull qu'elle avait passé par dessus-son pyjama en coton avant de s'endormir et le tendit à la fillette en s'approchant d'elle.
_ Tu m'as l'air d'avoir très froid. Tiens, prends mon pull. Ça va te réchauffer un peu. Moi, je pense que j'ai de la fièvre, l'air frais me fera du bien.
Elle tourna la tête vers la lisière de la forêt interdite où la première fille avait finalement arrêté sa course et continua:
_ Si tu as une idée de comment nous sortir de là sans nous attirer plus de problèmes je suis preneuse. Par contre, elle a intérêt de ne pas s'approcher de la forêt interdite sinon je pousse un hurlement à réveiller tout le château. J'en ai assez de toutes ces histoires.
Une fois qu'elle eut finit de parler, elle se retourna pour voir si quelqu'un allait finalement se décider à lui parler.
Enfant du démon et mangeuse d'âmes!
Fuseau horaire: ECT-6
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_ Ne t'inquiète pas! Nous allons nous en sortir, tu verras tous va bien se passer... Il faut juste que tu ...
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, la fillette l'avait bousculée en se levant et s'était remise à marcher.
Frisson d'horreur. Deux yeux, dans la nuit, qui la regardaient. Dos tourné, elle ne les avaient pas remarqués jusqu'alors. La bile lui monta à la gorge, ses yeux s'humidifièrent. La peur la transperçait de sa lame acérée. Le monstre de son cauchemar était revenu, il était là, devant elle. A l'extérieur, elle était pétrifiée, ne pouvait mouvoir le moindre cil. A l'intérieur, son sang bouillait au souvenir du brasier, ses organes se tordaient et son cœur cognait fort contre sa poitrine, comme déterminé à fuir sa prison de chair. Toute pensée cohérente avait désormais déserté son esprit, il ne restait que la peur, peur panique, peur totale. Dernière volonté, quitte à mourir elle souhaitait voir la mort en face. Elle plongea alors son regard dans les yeux du démon.
Incertitudes. Elle savait que la mort pouvait prendre bien des formes mais elle ne s'était pas attendue à ce qu'elle revête celui d'une fillette. Peut-être était-ce son propre reflet? Non, l'autre était pale, rousse et paraissait transie de froid. Elle était foncée, brune et mourrait de chaud .Un sanglot rauque sortit de sa poitrine et les larmes longtemps retenues se mirent à couler. Les battements effrénées de son cœur, petit à petit s'apaisèrent. Ce n'était pas le démon. Elle prit une grande inspiration, puis deux, puis trois et se leva. L'autre la regardait, muette.
La rage fit place à la peur. Pourquoi lui avait-on infligé deux folles à lier incapables de s'exprimer? Etait-ce trop demander? Une parole, un mot, un soutien. Elles pouvaient bien rester là dehors toute la nuit si bon leur semblait, elle n'en avait que faire. Qui plus est, on la repoussait. Non, s'en était trop. Elle rentrerait au château, irait voir l'infirmier qui lui donnerait une potion pour le feu qui la rongeait de l'intérieur et retournerait dormir. Néanmoins, elle ne put esquisser le moindre geste, sa morale et sa bonté, imprimées dans ses gênes, ne pouvaient concevoir de les laisser, seules et en détresse, face à une froide nuit d'hiver, aussi folles soient elles. Et folle, ne l'était-elle pas un peu elle-même à voir monstres et démons par-dessus son épaule?
Elle retira alors le gros pull qu'elle avait passé par dessus-son pyjama en coton avant de s'endormir et le tendit à la fillette en s'approchant d'elle.
_ Tu m'as l'air d'avoir très froid. Tiens, prends mon pull. Ça va te réchauffer un peu. Moi, je pense que j'ai de la fièvre, l'air frais me fera du bien.
Elle tourna la tête vers la lisière de la forêt interdite où la première fille avait finalement arrêté sa course et continua:
_ Si tu as une idée de comment nous sortir de là sans nous attirer plus de problèmes je suis preneuse. Par contre, elle a intérêt de ne pas s'approcher de la forêt interdite sinon je pousse un hurlement à réveiller tout le château. J'en ai assez de toutes ces histoires.
Une fois qu'elle eut finit de parler, elle se retourna pour voir si quelqu'un allait finalement se décider à lui parler.
Enfant du démon et mangeuse d'âmes!
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Par delà le Néant
Ce soir encore, Adrien avait une fichue insomnie. Il se tournait et se retournait dans son lit sans parvenir à trouver le sommeil. Les cours … Ses notes exécrables malgré le boulot monstre auquel il essayait de s'astreindre … Ses relations dégradées auprès de la plupart des professeurs … Était-ce cela qui le tracassait ? Partiellement, oui. Sa dispute récente avec sa sœur … L'indifférence récemment ressentie de la part ses parents … Cela aussi trottait dans sa tête. Le monde semblait faner tout autour de lui, et le garçon se sentait seul, terriblement seul.
Adrien comprenait, sans maîtriser tous les tenants et les aboutissants, que la situation dans le monde des sorciers était tendue : tous les journaux en parlaient. Il avait pu passer les vacances de Noël chez ses parents à Bristol, mais leur dernier courrier annonçait qu'ils avaient dû déménager dans un village au Nord de l'Angleterre, village dont le jeune garçon n'avait jamais entendu parler : Whitby. Ses parents avaient essayé de la rassurer en lui expliquant qu'au moins, ils seraient plus proches en distance, mais cela valait-il vraiment le coup d'abandonner tous ses amis et ses points de repère à Bristol ? Il en venait à se dire qu'il préférait rester à Poudlard pour les vacances de Pâques, sujet de sa dispute avec Athénaïs, sa grande sœur.
Le Poufsouffle se dégagea de ses draps qu'il trouvait étouffants et s'exfiltra du dortoir dans lequel le résonnement des ronflements de ses camarades ne l'aidaient probablement pas à dormir. Il s'assit sur un fauteuil face au feu crépitant dans la cheminée de la salle commune, fixant les bûches rongées par le feu. Le bois semblait se tordre de douleur et étonnamment, Adrien prenait du plaisir à voir qu'il n'était pas le seul à souffrir.
Bon c'en était trop, il fallait qu'il aille se dégourdir les jambes .. Où pourrait-il bien aller ? Aux cuisines bien sûr, le repère de tout Poufsouffle qui se respecte : que ça aille ou que ça n'aille pas, c'était toujours l'endroit idéal. Adrien attrapa rapidement un manteau avec une épaisse fourrure posé sur un meuble : il n'avait aucune idée de qui était son propriétaire mais il le reposerait au même endroit au retour de son escapade.
Il sortit de la salle commune et prit la direction des escaliers, guettant le moindre son alentour qui indiquerait la proximité d'un adulte ou pire, celle d'un préfet d'une autre maison qui n'aurait aucun état d'âme à le dénoncer. Arrivé dans le hall d'entrée, il commença à se diriger vers les sous-sols lorsqu'il crut entendre des bruits de pas précipités : le son était étouffé mais extrêmement rapide. Le garçon se précipita derrière un rideau afin d'éviter d'être surpris par quelqu'un, espérant que ladite personne ne s'attarde pas dans le coin et le laisse aller faire le plein de provisions en cuisines.
Il aperçut une fillette blonde, sanglotant et courant pieds nus sur les dalles froides du château. Elle se précipita vers la porte d'entrée du château et l'ouvrit sans hésitation avant de se jeter vers le froid mordant de l'hiver écossais. *Elle est folle, elle va mourir congelée* Le jeune garçon, pensant le danger écarté, allait sortir de sa cachette lorsqu'une deuxième personne, une jeune fille à la peau mate, se montra à son tour et emprunta la même sortie que la pleureuse. *Il y a beaucoup trop de monde debout ce soir, c'est pas très prudent de rester* Adrien sortit de derrière son rideau et, tout de même déterminé à aller chercher quelques friandises à grignoter en salle commune avant d'essayer de s'endormir, il prit la direction des sous-sols.
La porte d'entrée était encore entr'ouverte et en passant un coup d'œil par-dessus son épaule, il aperçut la jeune blonde fuir la deuxième fille, comme si elle était énervée. La curiosité et la conscience du garçon le somma d'aller se renseigner sur la situation. Avec le contexte actuel, on ne savait pas vraiment ce que pouvaient traverser les autres élèves dans leur vie personnelle, et la solidarité était le premier rempart face au sentiment d'abandon. Il rebroussa donc chemin et se dirigea, lui aussi, vers le Parc. Le froid était glaçant et le garçon resserra son manteau - enfin celui qu'il portait - sur son torse en croisant les bras.
La situation n'était pas du tout celle à laquelle il s'attendait : la fillette blonde s'était évaporée et à la place, une brunette, qu'Adrien semblait reconnaitre sans certitude avec le peu de luminosité, était assise dans l'herbe quasi-gelée, grelotant sans retenue. La jeune métisse avait retiré son pull et était en train de lui tendre lorsque le garçon s'approchait de la scène.
Souhaitant faire remarquer sa présence sans pour autant s'imposer dans une situation qui, probablement, le dépassait, il se contenta de faire remarquer :
Brrrrr ! Ca caille non ? Qu'est-ce que vous faites dehors à cette heure-là les filles ?
"L'amitié double les joies, et réduit de moitié les peines" F. Bacon
"Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin" - Poufsouffle, avril 2020.
Adrien de Lanfarge,- 1ère année RP & devoirs
Adrien comprenait, sans maîtriser tous les tenants et les aboutissants, que la situation dans le monde des sorciers était tendue : tous les journaux en parlaient. Il avait pu passer les vacances de Noël chez ses parents à Bristol, mais leur dernier courrier annonçait qu'ils avaient dû déménager dans un village au Nord de l'Angleterre, village dont le jeune garçon n'avait jamais entendu parler : Whitby. Ses parents avaient essayé de la rassurer en lui expliquant qu'au moins, ils seraient plus proches en distance, mais cela valait-il vraiment le coup d'abandonner tous ses amis et ses points de repère à Bristol ? Il en venait à se dire qu'il préférait rester à Poudlard pour les vacances de Pâques, sujet de sa dispute avec Athénaïs, sa grande sœur.
Le Poufsouffle se dégagea de ses draps qu'il trouvait étouffants et s'exfiltra du dortoir dans lequel le résonnement des ronflements de ses camarades ne l'aidaient probablement pas à dormir. Il s'assit sur un fauteuil face au feu crépitant dans la cheminée de la salle commune, fixant les bûches rongées par le feu. Le bois semblait se tordre de douleur et étonnamment, Adrien prenait du plaisir à voir qu'il n'était pas le seul à souffrir.
Bon c'en était trop, il fallait qu'il aille se dégourdir les jambes .. Où pourrait-il bien aller ? Aux cuisines bien sûr, le repère de tout Poufsouffle qui se respecte : que ça aille ou que ça n'aille pas, c'était toujours l'endroit idéal. Adrien attrapa rapidement un manteau avec une épaisse fourrure posé sur un meuble : il n'avait aucune idée de qui était son propriétaire mais il le reposerait au même endroit au retour de son escapade.
Il sortit de la salle commune et prit la direction des escaliers, guettant le moindre son alentour qui indiquerait la proximité d'un adulte ou pire, celle d'un préfet d'une autre maison qui n'aurait aucun état d'âme à le dénoncer. Arrivé dans le hall d'entrée, il commença à se diriger vers les sous-sols lorsqu'il crut entendre des bruits de pas précipités : le son était étouffé mais extrêmement rapide. Le garçon se précipita derrière un rideau afin d'éviter d'être surpris par quelqu'un, espérant que ladite personne ne s'attarde pas dans le coin et le laisse aller faire le plein de provisions en cuisines.
Il aperçut une fillette blonde, sanglotant et courant pieds nus sur les dalles froides du château. Elle se précipita vers la porte d'entrée du château et l'ouvrit sans hésitation avant de se jeter vers le froid mordant de l'hiver écossais. *Elle est folle, elle va mourir congelée* Le jeune garçon, pensant le danger écarté, allait sortir de sa cachette lorsqu'une deuxième personne, une jeune fille à la peau mate, se montra à son tour et emprunta la même sortie que la pleureuse. *Il y a beaucoup trop de monde debout ce soir, c'est pas très prudent de rester* Adrien sortit de derrière son rideau et, tout de même déterminé à aller chercher quelques friandises à grignoter en salle commune avant d'essayer de s'endormir, il prit la direction des sous-sols.
La porte d'entrée était encore entr'ouverte et en passant un coup d'œil par-dessus son épaule, il aperçut la jeune blonde fuir la deuxième fille, comme si elle était énervée. La curiosité et la conscience du garçon le somma d'aller se renseigner sur la situation. Avec le contexte actuel, on ne savait pas vraiment ce que pouvaient traverser les autres élèves dans leur vie personnelle, et la solidarité était le premier rempart face au sentiment d'abandon. Il rebroussa donc chemin et se dirigea, lui aussi, vers le Parc. Le froid était glaçant et le garçon resserra son manteau - enfin celui qu'il portait - sur son torse en croisant les bras.
La situation n'était pas du tout celle à laquelle il s'attendait : la fillette blonde s'était évaporée et à la place, une brunette, qu'Adrien semblait reconnaitre sans certitude avec le peu de luminosité, était assise dans l'herbe quasi-gelée, grelotant sans retenue. La jeune métisse avait retiré son pull et était en train de lui tendre lorsque le garçon s'approchait de la scène.
Souhaitant faire remarquer sa présence sans pour autant s'imposer dans une situation qui, probablement, le dépassait, il se contenta de faire remarquer :
Brrrrr ! Ca caille non ? Qu'est-ce que vous faites dehors à cette heure-là les filles ?
"L'amitié double les joies, et réduit de moitié les peines" F. Bacon
"Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin" - Poufsouffle, avril 2020.
Adrien de Lanfarge,- 1ère année RP & devoirs
Par delà le Néant
M’approchant des deux jeunes filles, je ne sais que dire, je ne sais que faire. J’observe. Seulement. La lune projette sa lumière immaculée sur mes joues humides. J’avale ma salive. Ma gorge est nouée. Mon coeur tambourine contre ma poitrine gelée. Mon visage est las. Le silence est d’or. Le silence est nécessaire. Nul besoin de parler. Je m’exprime à travers mes gestes et mes regards. Rien d’autre. Rien de plus. Pas besoin de plus.
La tension est plate, mais belle. Mais, brusquement, Elle court. La blonde. Elle court. Liberté ou Fuite ? Elle cherche. Elle se cherche. Je veux faire de même. Aurais-je dû rester seule ? Sûrement. Le Jour, de sa douceur chaude, me caresse de la main, m’accompagne d’amis. La Nuit ne m’accorde guère cette faveur. Je ne lui en veux pas. Je l’aime comme elle est. La Nuit. Elle est douce. Elle me caresse elle aussi. Elle me caresse de son froid que j’aime ressentir. Je ne m’en plains pas. Elle m’offre la Solitude. On en a besoin. Toi. Moi. Vous. C’est par cette solitude qu’on se forge et qu’on se reconstruit. C’est dur. Mais c’est primaire. La Nuit me la donne. Je ne peux pas refuser. Je ne dois pas refuser. Pourtant, je viens de la briser, la Solitude. Je me suis approchée des tourments des Autres. Ils ne m’appartiennent pas. J’en ai déjà assez.
Pourquoi ai-je fais cela ?
Quand ?
Comment ?
C’étaient eux mes tourments. C’étaient eux qui hantaient mes nuits, alliés à l’Insomnie reine.
Nuit ? Donne-moi le Rêve. Écarte ces tourments de mes pensées.
Elle ne me répondra pas. C’est elle aussi qui me handicape de ces questions vaines. Le silence est d’or. Le silence est nécessaire. Et Elle vient de le briser. La fille. Elle me parle.
Moi ?
Elle me tend quelque chose.
À moi ?
Je ne bouge pas. Je me touche les tempes de mes deux index, en fermant les yeux. Je les laisse caresser mon visage, ils glissent, seuls, vers mes lèvres gercées.
Je ne bouge pas. Je laisse mes mains tomber. Je rouvre les yeux. Je la regarde. Elle. Qui a brisé la douceur et la beauté de ce silence que m’offrait la Nuit. Je la fixe. Je ne réponds pas. Je ne tenterais pas de porter une nouvelle fois atteinte à Lui. Je lève la tête. J’aperçois les Étoiles qui me regardent de haut. Je ressens à nouveau la saveur si belle d’être Libre. Les secondes valsent au rythme de mon coeur. Mes muscles tétanisent. Il me doit de bouger. Les actes s’enchainent, vite, très vite, trop vite. Elle me reparle. Non ! Je veux fermer mes oreilles. N’entendre que le silence, ne goûter qu’à la délivrance, ne sentir que la nuit, ne toucher que l’herbe doucement fraîche, ne voir… que l’infini du ciel obscurci par ce voile étoilé. Je porte mes mains à mes oreilles. Mes doigts sont à nouveau sur mes tempes. J’entends autre chose que le silence. J’entends le rythme ardent de mon coeur.
Je peux à nouveau penser. Je peux enfin incorporer ses dires.
Hurler ? Si l’Autre s’approche de la forêt ?
J’applique une nouvelle pression sur mes paumes, espérant ne plus entendre de nouvelles atteintes à la Liberté.
C’est trop ! La blonde s’évase. Je veux faire pareil. Elle n’a pas le droit de l’en empêcher. Hurler ? Non ! Non ! Les lieux sont prohibés, d’autant plus que ce moment est essentiel. Laisse-moi. Laisse-la. Ne vois-tu pas de quel élan est-elle poussée ? Elle danse avec ses âmes, se délivre de cette force invisible qui l’oppresse. Qui m’oppresse. Non ! Non !
Une nouvelle voix. Le battement s’arrête le temps d’une seconde de choc.
[font=times new roman]Monde. Monstre. Montagne de contacts.
Mes muscles frissonnent, puis se détachent du sol. Mes mains toujours à ma tête, je marche, je cours, je gambade. Je respire, je suffoque, je tousse. Je ne pense plus. J’ouvre les yeux. Mais les tourments reviennent. Je me tiens la tête.
[font=times new roman]
Je suis loin des inconnus, loin de la Prison de pierre. Loin. Loin. De Tout. Je m’étale sur l’herbe. Je pleure. Des Larmes stridentes, authentiques et pures. Je me défoule. Je laisse les Étoiles se plonger dans mes yeux mouillés de reflets. Larme. La Larme. Coule. Court. Coupe la ligne de tension. Je ferme les yeux. Le Démon invisible m’emprisonne à nouveau dans sa cage. Il m’étouffe ! Il me presse entre les deux extrêmes :
L’entre deux. Infini ou Néant ? Tout ou Rien ? Les tourments me submergent. Je ne peux les repousser. Je m’en imprègne. Je ne peux plus m’en défaire.
Nuit ? Fait-moi rêver !
Les souhaits sont bien trop coûteux. Je ne peux me permettre d’en demander. Ce droit ne m’est pas offert. Il ne m’est pas réservé. Je secoue la tête. La fièvre me monte. Mes tempes me brûlent. Je passe mes bras autour de mon corps, espérant chasser le monstre invisible qui me hante. Je halète. Ma respiration est de plus en plus rapide.
Je ne suis pas bien. Où est-il ce Bien ? Je le cherche. Je veux le trouver… Je ne me sens pas libre. Je veux trouver le Néant. Non. Le Néant n’est pas le plus puissant. Mon évasion doit être totale. Je ne dois savoir ce que je cherche. Cela n’est pas réel ! Je cherche l’immatériel. Je cherche quelque chose faisant parti de l’invisible. Cela n’a pas de nom. La Liberté ne sera que Par delà le Néant. Je ne sais où, je ne sais quand, je ne sais comment. Je ne sais rien.
Suis-je folle ? Je transpire. La douleur. J’ai froid ? J’ai chaud ? Insomnie… je te hais… Ne seras-tu donc jamais satisfaite ? Ne vois-tu pas que je tombe dans la maladie. Arrêtes-toi ! Stop !
Non. Ne t’arrêtes pas. Sans toi je n’aurais nulle part où vivre. Le rêve ne m’est pas offert. L’éveil serait trop douloureux. Que faire ? Je ne veux être le Jour. Je suis bloquée dans cet entre-deux ! Pourquoi moi ? Pourquoi Nous ? J’ai peur d’être le Jour. Je ne veux pas ! Non ! S’il te plaît ! Je ne veux pas être le Jour et devoir faire face à la maladie.
Trop tard. Le Froid, la Fièvre, la Fatigue, la Soif de Liberté, les Larmes. Je serais obligée de faire face.
Je t’en prie ! Reste ! Je ne veux me rapprocher du Réveil.
Non ! Part ! Tu es trop vile ! Trop rusée. Ton plan fonctionne. Que dois-je faire ?
Je pleure alors toutes les larmes de mon coeur. Je ne peux plus supporter cette situation. Je succombe. J’ai mal. Je ne sais plus où je suis, ni même quand, ni même pourquoi ! Trop de questions ! La Confusion se mêle à mes Etats d’Âme. Je ne sais plus. Je ne sais rien.
La tension est plate, mais belle. Mais, brusquement, Elle court. La blonde. Elle court. Liberté ou Fuite ? Elle cherche. Elle se cherche. Je veux faire de même. Aurais-je dû rester seule ? Sûrement. Le Jour, de sa douceur chaude, me caresse de la main, m’accompagne d’amis. La Nuit ne m’accorde guère cette faveur. Je ne lui en veux pas. Je l’aime comme elle est. La Nuit. Elle est douce. Elle me caresse elle aussi. Elle me caresse de son froid que j’aime ressentir. Je ne m’en plains pas. Elle m’offre la Solitude. On en a besoin. Toi. Moi. Vous. C’est par cette solitude qu’on se forge et qu’on se reconstruit. C’est dur. Mais c’est primaire. La Nuit me la donne. Je ne peux pas refuser. Je ne dois pas refuser. Pourtant, je viens de la briser, la Solitude. Je me suis approchée des tourments des Autres. Ils ne m’appartiennent pas. J’en ai déjà assez.
Pourquoi ai-je fais cela ?
Je ne sais pas.
Quand ?
Je ne sais pas.
Comment ?
Je ne sais pas, je ne sais plus, je ne sais rien…
C’étaient eux mes tourments. C’étaient eux qui hantaient mes nuits, alliés à l’Insomnie reine.
Nuit ? Donne-moi le Rêve. Écarte ces tourments de mes pensées.
Elle ne me répondra pas. C’est elle aussi qui me handicape de ces questions vaines. Le silence est d’or. Le silence est nécessaire. Et Elle vient de le briser. La fille. Elle me parle.
Moi ?
Elle me tend quelque chose.
À moi ?
Je ne bouge pas. Je me touche les tempes de mes deux index, en fermant les yeux. Je les laisse caresser mon visage, ils glissent, seuls, vers mes lèvres gercées.
Je ne bouge pas. Je laisse mes mains tomber. Je rouvre les yeux. Je la regarde. Elle. Qui a brisé la douceur et la beauté de ce silence que m’offrait la Nuit. Je la fixe. Je ne réponds pas. Je ne tenterais pas de porter une nouvelle fois atteinte à Lui. Je lève la tête. J’aperçois les Étoiles qui me regardent de haut. Je ressens à nouveau la saveur si belle d’être Libre. Les secondes valsent au rythme de mon coeur. Mes muscles tétanisent. Il me doit de bouger. Les actes s’enchainent, vite, très vite, trop vite. Elle me reparle. Non ! Je veux fermer mes oreilles. N’entendre que le silence, ne goûter qu’à la délivrance, ne sentir que la nuit, ne toucher que l’herbe doucement fraîche, ne voir… que l’infini du ciel obscurci par ce voile étoilé. Je porte mes mains à mes oreilles. Mes doigts sont à nouveau sur mes tempes. J’entends autre chose que le silence. J’entends le rythme ardent de mon coeur.
Je peux à nouveau penser. Je peux enfin incorporer ses dires.
Hurler ? Si l’Autre s’approche de la forêt ?
J’applique une nouvelle pression sur mes paumes, espérant ne plus entendre de nouvelles atteintes à la Liberté.
C’est trop ! La blonde s’évase. Je veux faire pareil. Elle n’a pas le droit de l’en empêcher. Hurler ? Non ! Non ! Les lieux sont prohibés, d’autant plus que ce moment est essentiel. Laisse-moi. Laisse-la. Ne vois-tu pas de quel élan est-elle poussée ? Elle danse avec ses âmes, se délivre de cette force invisible qui l’oppresse. Qui m’oppresse. Non ! Non !
Une nouvelle voix. Le battement s’arrête le temps d’une seconde de choc.
[font=times new roman]Monde. Monstre. Montagne de contacts.
Emprise. Enfermée. Enivrée par la soif de liberté.
Sortir. S’enfuir. Courir.
[/font]Mes muscles frissonnent, puis se détachent du sol. Mes mains toujours à ma tête, je marche, je cours, je gambade. Je respire, je suffoque, je tousse. Je ne pense plus. J’ouvre les yeux. Mais les tourments reviennent. Je me tiens la tête.
[font=times new roman]
- Je tombe -
[/font]Je suis loin des inconnus, loin de la Prison de pierre. Loin. Loin. De Tout. Je m’étale sur l’herbe. Je pleure. Des Larmes stridentes, authentiques et pures. Je me défoule. Je laisse les Étoiles se plonger dans mes yeux mouillés de reflets. Larme. La Larme. Coule. Court. Coupe la ligne de tension. Je ferme les yeux. Le Démon invisible m’emprisonne à nouveau dans sa cage. Il m’étouffe ! Il me presse entre les deux extrêmes :
Jour. Moi. Nuit.
Réalité. Moi. Rêve.
Éveil. Moi. Sommeil.
Joie. Moi. Tristesse.
Réalité. Moi. Rêve.
Éveil. Moi. Sommeil.
Joie. Moi. Tristesse.
L’entre deux. Infini ou Néant ? Tout ou Rien ? Les tourments me submergent. Je ne peux les repousser. Je m’en imprègne. Je ne peux plus m’en défaire.
Nuit ? Fait-moi rêver !
Les souhaits sont bien trop coûteux. Je ne peux me permettre d’en demander. Ce droit ne m’est pas offert. Il ne m’est pas réservé. Je secoue la tête. La fièvre me monte. Mes tempes me brûlent. Je passe mes bras autour de mon corps, espérant chasser le monstre invisible qui me hante. Je halète. Ma respiration est de plus en plus rapide.
Je ne suis pas bien. Où est-il ce Bien ? Je le cherche. Je veux le trouver… Je ne me sens pas libre. Je veux trouver le Néant. Non. Le Néant n’est pas le plus puissant. Mon évasion doit être totale. Je ne dois savoir ce que je cherche. Cela n’est pas réel ! Je cherche l’immatériel. Je cherche quelque chose faisant parti de l’invisible. Cela n’a pas de nom. La Liberté ne sera que Par delà le Néant. Je ne sais où, je ne sais quand, je ne sais comment. Je ne sais rien.
Suis-je folle ? Je transpire. La douleur. J’ai froid ? J’ai chaud ? Insomnie… je te hais… Ne seras-tu donc jamais satisfaite ? Ne vois-tu pas que je tombe dans la maladie. Arrêtes-toi ! Stop !
Non. Ne t’arrêtes pas. Sans toi je n’aurais nulle part où vivre. Le rêve ne m’est pas offert. L’éveil serait trop douloureux. Que faire ? Je ne veux être le Jour. Je suis bloquée dans cet entre-deux ! Pourquoi moi ? Pourquoi Nous ? J’ai peur d’être le Jour. Je ne veux pas ! Non ! S’il te plaît ! Je ne veux pas être le Jour et devoir faire face à la maladie.
Trop tard. Le Froid, la Fièvre, la Fatigue, la Soif de Liberté, les Larmes. Je serais obligée de faire face.
Je t’en prie ! Reste ! Je ne veux me rapprocher du Réveil.
Non ! Part ! Tu es trop vile ! Trop rusée. Ton plan fonctionne. Que dois-je faire ?
Je pleure alors toutes les larmes de mon coeur. Je ne peux plus supporter cette situation. Je succombe. J’ai mal. Je ne sais plus où je suis, ni même quand, ni même pourquoi ! Trop de questions ! La Confusion se mêle à mes Etats d’Âme. Je ne sais plus. Je ne sais rien.
En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch
Par delà le Néant
Tu n'arrives pas à dormir. Morphée ne veut pas te prendre dans ses bras, te fermer les paupières, et te faire flotter dans le doux monde qu'est celui des rêves.
Alors, tu te lèves.
Pourquoi ?
Tu n'en sais rien, mais tu te lèves quand même. Et tes pas t'emportent. T'emportent vers tes chaussures, que tu chausses, mécaniquement. T'emportent vers la porte de ton dortoir, que tu parviens à ouvrir sans trop de bruit. Et t'emportent vers dehors.
Pourtant, tu le sais.
Tu sais que tu ne peux pas.
Tu sais que tu ne peux pas sortir.
Tu sais que si tu te fais prendre, tu es mal.
Mais tu sors. Tu te sens dans un état second. Tu n'es qu'un Fantôme.
Une Ombre.
Une Silhouette.
Alaska semble avoir quitté ton corps. Et pourtant elle est là. Et pourtant, on dirait pas. Mais elle est bien là.
Tu pousse doucement la grande porte. Et tes yeux s'écarquillent. Intérieurement, tu comptes.
4. Ils sont 4.
Pourquoi ?
Tu ne sais pas. Alors, tu restes figée. Tu tends l'oreille. Personne ne t'a remarqué, alors tu écoutes. Tu cherche à comprendre.
Une fille allongée dans l'herbe. Une fille qui veut hurler pour prévenir quelqu'un. Et un garçon. Qui a l'air détendu. Puis tu L'aperçois. Elle. Une fille de ta maison, que tu ne connais que de vue. Elle semble elle aussi dqns un état second. Puis elle s'effondre au sol. Et se met à pleurer.
Alors, doucement, tu passe la grande porte. Et tu ne sais pas pourquoi, mais tu abandonnes tes baskets. Enfin, si, tu sais. C'est instinctif, mais tu sais ce que tu veux. Tu veux pouvoir ne faire qu'une avec Gaïa. Tu veux te perdre dans Ses Bras.
Alors tes pieds nus martèlent le sol. Tu as froid. Et chaud. Tu n'as pas mal. Tes pieds marchent sur des cailloux, mais cela ne te fait rien. Tu sais ce que tu veux. Tu veux te sentir en Harmonie.
Et tu avance.
Lentement.
En silence.
Tu t'en fiche des bavards. Tu ne veux pas discuter. Tu veux te ressourcer. Tu veux rejoindre Morphée. C'est tout. Tu t'en fous du reste.
Alors tu te retrouves debout. À côté de celle qui s'est mise à pleurer, à même le sol.
Lentement, tu t'assis sur l'herbe. La rosée est déjà là. Tes fesses sont mouillées. Tu t'en fous. Tu veux cette Union. Et tu l'auras.
Puis, tu te laisse tomber en arrière. Tes cheveux sont sur l'herbe. Tu étends tes bras. Tu regardes le Ciel. Et tu ne peux t'empêcher de prononcer quelques mots. Comme une supplique
- Gaïa. Je suis là. Morphée. Emmène moi.
Puis, allongée près de la Gryfonne.
Tu pleures.
En silence.
Mélange d'émotions.
Cocktail explosif.
Tu pleures.
Larmes de Fatigue ?
Larmes de Joie ?
Larmes de Tristesse ?
Larmes de Malheur ?
Pourquoi ?
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Alors, tu te lèves.
Pourquoi ?
Tu n'en sais rien, mais tu te lèves quand même. Et tes pas t'emportent. T'emportent vers tes chaussures, que tu chausses, mécaniquement. T'emportent vers la porte de ton dortoir, que tu parviens à ouvrir sans trop de bruit. Et t'emportent vers dehors.
Pourtant, tu le sais.
Tu sais que tu ne peux pas.
Tu sais que tu ne peux pas sortir.
Tu sais que si tu te fais prendre, tu es mal.
Mais tu sors. Tu te sens dans un état second. Tu n'es qu'un Fantôme.
Une Ombre.
Une Silhouette.
Alaska semble avoir quitté ton corps. Et pourtant elle est là. Et pourtant, on dirait pas. Mais elle est bien là.
Tu pousse doucement la grande porte. Et tes yeux s'écarquillent. Intérieurement, tu comptes.
4. Ils sont 4.
Pourquoi ?
Tu ne sais pas. Alors, tu restes figée. Tu tends l'oreille. Personne ne t'a remarqué, alors tu écoutes. Tu cherche à comprendre.
Une fille allongée dans l'herbe. Une fille qui veut hurler pour prévenir quelqu'un. Et un garçon. Qui a l'air détendu. Puis tu L'aperçois. Elle. Une fille de ta maison, que tu ne connais que de vue. Elle semble elle aussi dqns un état second. Puis elle s'effondre au sol. Et se met à pleurer.
Alors, doucement, tu passe la grande porte. Et tu ne sais pas pourquoi, mais tu abandonnes tes baskets. Enfin, si, tu sais. C'est instinctif, mais tu sais ce que tu veux. Tu veux pouvoir ne faire qu'une avec Gaïa. Tu veux te perdre dans Ses Bras.
Alors tes pieds nus martèlent le sol. Tu as froid. Et chaud. Tu n'as pas mal. Tes pieds marchent sur des cailloux, mais cela ne te fait rien. Tu sais ce que tu veux. Tu veux te sentir en Harmonie.
Et tu avance.
Lentement.
En silence.
Tu t'en fiche des bavards. Tu ne veux pas discuter. Tu veux te ressourcer. Tu veux rejoindre Morphée. C'est tout. Tu t'en fous du reste.
Alors tu te retrouves debout. À côté de celle qui s'est mise à pleurer, à même le sol.
Lentement, tu t'assis sur l'herbe. La rosée est déjà là. Tes fesses sont mouillées. Tu t'en fous. Tu veux cette Union. Et tu l'auras.
Puis, tu te laisse tomber en arrière. Tes cheveux sont sur l'herbe. Tu étends tes bras. Tu regardes le Ciel. Et tu ne peux t'empêcher de prononcer quelques mots. Comme une supplique
- Gaïa. Je suis là. Morphée. Emmène moi.
Puis, allongée près de la Gryfonne.
Tu pleures.
En silence.
Mélange d'émotions.
Cocktail explosif.
Tu pleures.
Larmes de Fatigue ?
Larmes de Joie ?
Larmes de Tristesse ?
Larmes de Malheur ?
Pourquoi ?
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Par delà le Néant
Le Vent ne m'arrêtera.
Je cours. Je cours sans jamais m'arrêter, je ne fais pas attention à mes pieds qui sont égratignés et à mon corps qui hurle. J'ai si froid, mais je n'y fais pas attention. Mes orteils qui se mêlent à l'herbe mouillée, ma bouche légèrement qui est ouverte et qui mène à mes poumons qui se gonflent à une vitesse affolante, mes paumes de mains ouvertes qui traversent l'air ; je cours. J'ai l'impression quelques millièmes de secondes de voler. Mais la réalité à bien tôt fait de rappeler à moi, alors que je trébuche et m'étale par terre, telle une fleur fane et s'éteint à tout jamais. Pour n'être plus rien.
Rien.
Je m'assois et observe le Monde qui m'entoure.
Trop de gens, trop d'Autres dans le Parc où je voulais tant être tranquille. Je distingue la Fille-qui-m'a-touchée-l'épaule, celle qui était seule assise, et une autre. Il y a aussi un garçon, il parle, je l'entends demander quelque chose.
*Ta gueule ! Tais-toi, dégage ! LAISSEZ-MOI !*
J'ai envie de crier, de pleurer, de tomber, et de ne jamais me relever. De partir au delà. Par delà le Néant. Il n'est rien, lui. En fait, moi non plus, je ne suis rien.
Rien.
Elle est si distante, mais si proche. La Lune me surveille à toute heure de la Nuit, elle m'observe, elle me perce à jour. Elle ne peut pas l'atteindre, le Jour, et c'est donc moi qu'elle prend pour cible. Elle est naïve, mais elle trahit, elle aussi. Seule la Haine semble l'animer, l'aider à avancer. Elle fait mal, elle fait souffrir, elle fait connaître la Douleur. Elle brise, elle détruit. Lorsque je réfléchis, je me dis que c'est exactement moi. Je ne vis que par la Rage, j'ai été si naïve, bien que j'ai décidé de ne plus jamais faire confiance. Je fais mal, autant que la Douleur me transperce le cœur. Je suis brisée, détruite, et je ne reflète pas ce que je suis vraiment. Personne ne sait plus qui je suis ; et ne le saura plus jamais. Personne ne le mérite. Les Autres sont tous les mêmes, ils ne connaissent pas - jamais - le Souffrance. Pourquoi suis-je si isolée ? Je crois que j'aime cette Solitude, elle m'apaise. Mais elle me rend folle aussi, elle me met hors de moi, j'ai envie d'oublier, tout oublier. Pour toujours. De toute manière, je ne suis et je ne saurais plus jamais celle que j'étais avant. Stupide, trop gentille. J'ai trop donné aux Autres, sans jamais recevoir en retour. Ils m'ont anéantie avec une facilité déconcertante. Le mince espoir qui m'habitait a pris la décision de m'abandonner lui aussi, et maintenant, je ne suis plus rien, je ne suis qu'une Ombre parmi tant d'autres. Enfermée, et rien ni personne ne saura braver cette carapace que je me suis forgée. Même si l'intérieur est vide, car je ne suis rien. Plus rien.
Rien.
Le cœur vibrant ; la vague se déferla sur elle pour la noyer de ses Notes dégoulinantes et voluptueuses.
Par delà le Néant
La nuit. Elle recouvrait le monde de son voile sombre. Les ténèbres avaient pris le contrôle. Elles régnaient en maître, toujours suivies par leurs fidèles monstres et terreurs. Despotes, elles avaient chassé le jour, ses beautés, sa chaleur, son réconfort. La nuit l'effrayait, la remplissait d'incertitudes. Privée de sa vue, le noir révélait ses faiblesses. Ses peurs. Et la nuit, toujours, partout. La nuit qui la poursuivait où qu'elle aille, son immense densité l'isolait, la laissait nue face à elle-même, révélait sa fragilité, ses failles. Privée de la sécurité de la lumière, seule, elle n'était plus rien. Rien qu'une créature tremblante livrée au Néant. Elle aurait aimé se montrer courageuse et braver ses frayeurs. Mais elle était trop faible, victime abandonnée des ombres.
Les ombres. La nuit était le royaume des ombres. Les formes se mélangeaient désormais sans discernement. Tout était devenu flou, beaucoup trop flou. * Les noirs contours s'enlaçaient, s'embrassaient puis se séparaient. Les nuances sombres formaient une toile dont elle ne pouvait percer le dessin. Angles et courbes se confondaient, mornes, camouflant leur beauté. Telle une énigme obscure, flux et reflux ondulaient sous la voûte étoilée. Des êtres surgis des abîmes avaient soudainement fait leur apparition. Deux enfants? Deux spectres? Deux démons? Elle n'arrivait plus à suivre. Sous le ciel ténébreux, elle était perdue. La fille, à qui elle avait tendu son pull dans un geste charitable, s'était enfuie. Englobée par la nuit, Sophie suivit des yeux ses contours indistincts. A son tour, elle se transformait en ombre.
L'incompréhension. Tout se déroulait trop vite autour d'elle. Sa tête, en feu, brûlait. Toujours plus fort. Les pensées se bousculaient. Elles se livraient une lutte acharnée. Les unes tentaient de prendre le dessus, les autres ripostaient. Loin d'une gracieuse valse guerrière, c'était un véritable carnage qui ne laissait derrière lui que le chaos. Elle avait rendu les armes, perdu le combat. Elle n'essayait plus de comprendre. Elle ne comprenait rien. Les scènes qui se déroulaient devant ses yeux étaient telles des mystères. Que se passait-il? Où était-elle? Que faisait-elle? Qui étaient ses enfants? Elle ne pouvait répondre à ses questions. Incapable de réfléchir, de coordonner deux pensées cohérentes, elle livrait son esprit à ses incertitudes. Elle n'était plus que ressentis, émotions, frayeur. En proie aux doutes, son esprit embrumé sombrait dans le délire.
Le Cauchemar. Privée de rationalité, elle retrouva amèrement son cauchemar qui, toujours, la poursuivait. Le songe et la réalité fusionnèrent. Le gouffre s'ouvrit et, tout droit resurgis de son enfer, les monstres prenaient forme dans la nuit. Illusions, chimères, spectres et murmures, ses visions nocturnes revenaient la hanter. Pourquoi ces êtres éthérés ne lui répondaient-ils pas? Pourquoi la laissaient-ils seule face au silence de la nuit? Etait-ce-un mauvais rêve encore? Piégée dans la brume des limbes, elle restait pétrifiée. Incapable de se réveiller, de reprendre pied avec la réalité, elle se noyait.
La voix. Une voix, enfin, qui brisait le silence. Un soupir. Elle respirait. Elle était vivante. Consciente. Encore. Pour combien de temps? Qu'avait dit la voix? Elle ne le savait! Pourtant, elle en était sûre, elle était la voie qui la conduirait hors du silence, hors de ses cauchemars, hors de ses peurs, hors de la nuit. Tremblante, frissonnante, elle remit avec difficulté le vêtement qu'elle tenait encore à la main. Le brasier avait brusquement fait place à la glace. Des sueurs froides glissaient le long de ses tempes et de son échine. Il lui semblait que toute chaleur avait quitté son être. Rassemblant ce qui lui restait de forces, elle se dirigea en titubant vers la voix, son salut. Arrivée, elle découvrit une masse douce, chaude, poilue. Elle s'y agrippa faiblement. Un manteau de fourrure, pensa-t-elle. Dernier espoir. Serait-ce une personne ou un énième spectre? Obtiendrait-elle une réponse?
_ Je n'ai plus de force. J'ai chaud, puis j'ai froid. Je crois que je suis malade. Je ne sais pas ce qui se passe. Personne ne me répond. Elles me repoussent. Je ne sais même pas si elles sont.
* Désolée, j'ai pas pu résister
Enfant du démon et mangeuse d'âmes!
Fuseau horaire: ECT-6
color = #63914D
Les ombres. La nuit était le royaume des ombres. Les formes se mélangeaient désormais sans discernement. Tout était devenu flou, beaucoup trop flou. * Les noirs contours s'enlaçaient, s'embrassaient puis se séparaient. Les nuances sombres formaient une toile dont elle ne pouvait percer le dessin. Angles et courbes se confondaient, mornes, camouflant leur beauté. Telle une énigme obscure, flux et reflux ondulaient sous la voûte étoilée. Des êtres surgis des abîmes avaient soudainement fait leur apparition. Deux enfants? Deux spectres? Deux démons? Elle n'arrivait plus à suivre. Sous le ciel ténébreux, elle était perdue. La fille, à qui elle avait tendu son pull dans un geste charitable, s'était enfuie. Englobée par la nuit, Sophie suivit des yeux ses contours indistincts. A son tour, elle se transformait en ombre.
L'incompréhension. Tout se déroulait trop vite autour d'elle. Sa tête, en feu, brûlait. Toujours plus fort. Les pensées se bousculaient. Elles se livraient une lutte acharnée. Les unes tentaient de prendre le dessus, les autres ripostaient. Loin d'une gracieuse valse guerrière, c'était un véritable carnage qui ne laissait derrière lui que le chaos. Elle avait rendu les armes, perdu le combat. Elle n'essayait plus de comprendre. Elle ne comprenait rien. Les scènes qui se déroulaient devant ses yeux étaient telles des mystères. Que se passait-il? Où était-elle? Que faisait-elle? Qui étaient ses enfants? Elle ne pouvait répondre à ses questions. Incapable de réfléchir, de coordonner deux pensées cohérentes, elle livrait son esprit à ses incertitudes. Elle n'était plus que ressentis, émotions, frayeur. En proie aux doutes, son esprit embrumé sombrait dans le délire.
Le Cauchemar. Privée de rationalité, elle retrouva amèrement son cauchemar qui, toujours, la poursuivait. Le songe et la réalité fusionnèrent. Le gouffre s'ouvrit et, tout droit resurgis de son enfer, les monstres prenaient forme dans la nuit. Illusions, chimères, spectres et murmures, ses visions nocturnes revenaient la hanter. Pourquoi ces êtres éthérés ne lui répondaient-ils pas? Pourquoi la laissaient-ils seule face au silence de la nuit? Etait-ce-un mauvais rêve encore? Piégée dans la brume des limbes, elle restait pétrifiée. Incapable de se réveiller, de reprendre pied avec la réalité, elle se noyait.
La voix. Une voix, enfin, qui brisait le silence. Un soupir. Elle respirait. Elle était vivante. Consciente. Encore. Pour combien de temps? Qu'avait dit la voix? Elle ne le savait! Pourtant, elle en était sûre, elle était la voie qui la conduirait hors du silence, hors de ses cauchemars, hors de ses peurs, hors de la nuit. Tremblante, frissonnante, elle remit avec difficulté le vêtement qu'elle tenait encore à la main. Le brasier avait brusquement fait place à la glace. Des sueurs froides glissaient le long de ses tempes et de son échine. Il lui semblait que toute chaleur avait quitté son être. Rassemblant ce qui lui restait de forces, elle se dirigea en titubant vers la voix, son salut. Arrivée, elle découvrit une masse douce, chaude, poilue. Elle s'y agrippa faiblement. Un manteau de fourrure, pensa-t-elle. Dernier espoir. Serait-ce une personne ou un énième spectre? Obtiendrait-elle une réponse?
_ Je n'ai plus de force. J'ai chaud, puis j'ai froid. Je crois que je suis malade. Je ne sais pas ce qui se passe. Personne ne me répond. Elles me repoussent. Je ne sais même pas si elles sont.
* Désolée, j'ai pas pu résister
Enfant du démon et mangeuse d'âmes!
Fuseau horaire: ECT-6
color = #63914D