Fantaisie Florale, Acte 0 : Bourgeons
Poète, prends ton luth et me donne un baiser ;
La fleur de l’églantier sent ses bourgeons éclore,
Le printemps naît ce soir ; les vents vont s’embraser ;
Et la bergeronnette, en attendant l’aurore,
Aux premiers buissons verts commence à se poser.
Poète, prends ton luth, et me donne un baiser.
Alfred de Musset, La nuit de mai
7 Novembre 2044, en début d'après-midi
Poudlard
Quelque part dans le parc
Poudlard
Quelque part dans le parc
La douce brise de novembre emplit son cœur
Chatouillant sa peau, murmure silencieux,
D’une époque lointaine, songes d’un rêveur.
Allongé ici-bas, dans le froid caverneux
Novembre, roi du givre, étend son blanc manteau
Emplit son âme d’une folle envie de vivre,
La neige par petit flocons pourrait l’rendre ivre.
La brise lui caresse doucement la peau,
Déposant sur lui des petites taches blanches
Qui tranche avec la noirceur de ses vêtements.
Son âme se détache, et erre lentement
Parmi la foule compacte de blanches branches,
Chargées du poids des jours, des années qui s’écoulent
Celle d’une existence et qui s’avère morne.
Celui de la neige semblable à une foule,
Qui s’entasse sur les branches à nues de l’orne.
Cet arbre sous lequel il s’était étendu,
Engloutis par cette pellicule de neige.
Il aimait cette sensation imprévue:
Du froid caressant cette peau encore beige;
Des volutes de vapeur sortaient de sa bouche
Il fixait le ciel depuis son lit de fortune,
Au pied de cet arbre contre sa grosse souche,
Les yeux mi-clos, un livre ouvert sur la page une,
Sur les sortilèges, ou bien les potions.
Il était allongé là, observant le ciel;
Morne, gris et sombre de ce mois de novembre.
Il s’attarda sur un groupe de téméraires
Qui bravait le froid glaçant de ce proche hiver.
Ils riaient, d'un rire à vous hérisser les membres;
Il n’en fit rien, car n’était pas l’essentiel.
Préférant observer les tout petits bourgeons.
Chatouillant sa peau, murmure silencieux,
D’une époque lointaine, songes d’un rêveur.
Allongé ici-bas, dans le froid caverneux
Novembre, roi du givre, étend son blanc manteau
Emplit son âme d’une folle envie de vivre,
La neige par petit flocons pourrait l’rendre ivre.
La brise lui caresse doucement la peau,
Déposant sur lui des petites taches blanches
Qui tranche avec la noirceur de ses vêtements.
Son âme se détache, et erre lentement
Parmi la foule compacte de blanches branches,
Chargées du poids des jours, des années qui s’écoulent
Celle d’une existence et qui s’avère morne.
Celui de la neige semblable à une foule,
Qui s’entasse sur les branches à nues de l’orne.
Cet arbre sous lequel il s’était étendu,
Engloutis par cette pellicule de neige.
Il aimait cette sensation imprévue:
Du froid caressant cette peau encore beige;
Des volutes de vapeur sortaient de sa bouche
Il fixait le ciel depuis son lit de fortune,
Au pied de cet arbre contre sa grosse souche,
Les yeux mi-clos, un livre ouvert sur la page une,
Sur les sortilèges, ou bien les potions.
Il était allongé là, observant le ciel;
Morne, gris et sombre de ce mois de novembre.
Il s’attarda sur un groupe de téméraires
Qui bravait le froid glaçant de ce proche hiver.
Ils riaient, d'un rire à vous hérisser les membres;
Il n’en fit rien, car n’était pas l’essentiel.
Préférant observer les tout petits bourgeons.
Dernière modification par Henry Shoftshire le 11 févr. 2021, 19:14, modifié 1 fois.
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Fantaisie Florale, Acte 0 : Bourgeons
Le froid n'emplissait en rien son coeur
Ni son âme, ses sens, sa pensée
Tous, préservé de cette torpeur
La neige était entrain de danser
Elle chutait par petits flocons
Doucement, ils tombaient sur les arbres
Les arbres, ceux-là qui ont tous vus
Tout entendu, mais qui se sont tut
Ces arbres, petits illusion
D'un passé et d'un présent macabre.
Des ancres dérivent, sans emprise
Noyez dans l'encre de la traitrise.
Ils n'étaient que des observateurs
Petit, attiré par des parfums
Des senteurs ainsi que des odeurs
Il songeait aux délicats embruns
De cette calme mer Nature
Naviguer sur ces flots de verdure
Il ressentait le chant des vagues
Vertes qui roulait, sans qu'aucune algue
Ne vienne polluer l'existence
De ces vieux mastodontes de sèves
Qui figurait toujours en avance
Et ne signerait aucune trêve
On les pense inutiles et futiles
Ils observent, ils notent, ils voient
les petits secrets, sous les flocons
De ces arbres aux tout petits bourgeons
Ces spectateurs très mystérieux
Étendu dans la neige, il observe
Ils les voient là, de ses petits yeux
Les petits insectes et ces larves
Au milieu des géants d'autres siècles
Qui le contemplait dans la fraicheur
Il voit ce magnifique spectacle
Qui remplit et son âme et son coeur
Celui de l'éclosion de vie
Parmi les délicates langueurs
De l'automne alors sur le déclin
L'on entendait au loin le bruit
Des pas qui sous le poids de l'ennui
Ainsi que des ères. Par Merlin !
La nuit tombait comme une torpeur
Les petits bourgeons, ils les envient
FIN
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6

