13 sept. 2020, 14:36
 OS++  La vie n'est qu'un éternel recommencement...
"Ce qui est fait est fait,
Ce qui est arrivé est arrivé,
On ne peut changer le passé,
On ne peut que l'accepté,
Aussi douloureux soit-il.
Mais on peut construire son avenir,
En regardant devant soi, avec comme bagage et expérience, les leçons apprises du passé !"

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Image
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1 avril 2045, Fin de la matinée
Dans le parc, tout autour du château

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Suite de cette Danse


Courir.
Courir encore.
Encore et encore.

Tu n'en peux plus.
Tu ne sais plus pourquoi tu es là.
Tu as mal.
Tu as le cœur déchiré. En lambeau.

Tu concentres la moindre parcelle de ton Énergie dans tes jambes.
Dans cette course que tu veux pour toujours.
Jusqu'à la fin de ta Vie.
Juste courir. A jamais.
Tu ne penses à rien.
Seulement à la longue trajectoire que tu traces.
A cette boucle. Toujours plus longue. Plus importante. Tout autour du château.

Le vent souffle fort à tes oreilles.
Il te fouette le visage de ses fortes rafale.
Tes cheveux, détachés, claquent dans tes yeux.
Bourrasques violentes. Pour toi.
Souffle long. Changeant.
Mais tu t'en fous.
Tu veux juste courir pour vider toute ton Énergie dans cette course.

J'veux pas !
J'veux plus !
J'vais mourir !
J'veux mourir !

Ces pensées qui hurlent de plus en plus fort dans ton Esprit.
Ce souhait incontesté.
Cette Mort souhaité.
Pour le rejoindre. Lui.

Ta vues est brouillée.
Vitesse. Larmes. Vent.
Tu ne voies plus que l'herbe floue.
Le ciel constellé de taches. Perles d'eau.
Tu tournes une fraction de secondes ta tête vers le château.
Bâtiment toujours plus imposant de jours en jours.
De minutes en minutes.
Il apparais derrière ton voile de tristesse.
Il est là.

Sans mal tu pourrais imaginer la vie s'éveiller. Doucement.
Cette nouvelle journée de rigolades. De blagues.
Et ta Tristesse.
Contraste surprenant avec ce premier avril.

Le battement sourd de ton cœur.
Il retentit à tes oreilles.
Fort. Violent. Rapide. Régulier.
Il secouent ton Corps.
Le fait Vivre.
Ses derniers instants...

Tu ouvres alors la bouche pour mieux respirer.
Aider tes muscles à s'oxygéner.
Tu inspire une goulée d'aire.
Mais s'en est pas une qui ressors.
C'est un hurlement.
Tristesse. Détresse.

- Ahhh !

Long. Fort. Violent.
Accompagner de ce cris, des bruissement d'ailes.
Tu viens de faire fuir les oiseaux des arbres voisins.
Apeurés par ce son stridents.
Mais tu n'y fais pas attention. Plus.
Tu continues ta course. Encore plus loin.

Mais les pensées te rattrapent.
Bien plus vite que tu ne l'aurais souhaité.
Pourtant elles sont là.
Ces questions.
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi?
Pourquoi !

Cette Maladie.
Cette Mort.
Cette Vie que quitte ce Monde.
Où va-t-Elle ?
Où va la Vie après la Mort ?
Comment quitte-t-Elle un Monde qui est Vie quant on est Mort ?
Cette interrogation a-t-elle seulement du sens ?
Est-il possible qu'une Vie quitte la Vie pour la Mort ?
Et le Corps de ce défunt mort ?
Lui, il reste sur la terre ? Le Monde de la Vie ?
Oui. Mais alors, c'est quoi ? Qu'elle Vie qui nous quitte pour la Mort ?
L’Âme ?

Tu vas exploser.
Tel un sac trop chargé.
Interrogation bien trop nombreuses dans ce Sac de ton Esprit.
Tu n'en peux plus.

Tu te prends la tête dans les mains.
Tes paumes brouillent un peu plus ta vue.
Les larmes les mouilles.
Mais tu t'en fiches.
Tu t'en fiches de tout ça.
Seul ta course compte.
Te vider de tes Forces.

Corps à Corps avec le Vent.
S’engouffre dans tes vêtements.
Ta tête. La moindre Bride de ce Corps qui est le tien.
Âme à Âme avec la Vitesse.
Claque à ton visage. Fouette. Parcelle de Toi.
Te tire en arrière. T'arrêtes. Mais te donne envie d'aller plus loin encore. Au bout des tes Forces.
Larmes qui ne tiennent pas longtemps à la surface de tes joues.
Projeté de toutes part. Loin.
Ensemble.

Tes jambes avancent
Seules. Désormais.
Compartimentées d'un Corps de Désespoir.
D'une Âme de Tristesse.
Et d'un Esprit d'Incompréhension.
Tels un robot, elles filent.
Loin. Automatiquement.
Elles enchainent les pas sans réfléchir.

Dans un chemin tout tracé.
Tu avances. Tu cours. Tu voles.
Vers ce nouveau Royaume.
La Mort.

Comment vivra-t-il là-bas ?
Mais peut-on dire qu'il va y vivre ?
Dans un endroit où Vie n'est plus ?
Mais n'y est-Elle pas toujours un peu ?
Dans un coin de son Âme ?
Ne voyage-t-Elle pas aussi ?
Ou pas ?

Tu n'en peux plus.
Tu craques.
Du coup, tu tombes.
Vider de tes Forces tu quittes les Airs pour rencontrer le Sol.
Assez violemment tu le percutes.
Ta vue se trouble.
Foncé. Noir.
Dans les Néants, tu pars.
Ta dernière pensée. Le retrouver.

TEMPORAIREMENT DISPARUE DE PFR
#PouffyFamily - Membre de la RASA