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Après l'effort, le réconfort  PV A. BAXRENDHEL 

Le match des Hawks contre les Red Lights venait de se terminer. Luka, le préfet des rouges, avait attrapé le vif d’or. Plutôt rapide comme match. Ambre n’avait pas tellement eu le temps de faire entendre sa voix depuis les gradins. Elle l’avait fait… Une fois. C’était déjà ça. Elle avait encouragé les bleus, et surtout, Sylvain. En même temps, elle n’avait quasiment jamais parlé avec les autres et puis elle avait été surprise d’avoir vu le garçon sur son ballet, souaffle en main, juste après le coup d’envoi. Elle l’avait aussi vu marquer deux fois. Mais cela n’avait pas été suffisant. Bah, ce n’était pas la mort. Même si perdre, dans la logique des choses, c’est pas très agréable. Mais on s’en remet vite. Sauf si on est mauvais perdant. Et ça, la deuxième année n’était pas sûre que Sylvain l’était, mais elle avait comme un doute. Une sorte d’instinct. Elle l’avait vu une seule fois, elle ne lui avait parlé que cette fois-là mais, elle se le représentait comme ça. Bizarrement. Après l’erreur est humaine. Mais elle voulait savoir. Oui on le sait tous, la curiosité est un vilain défaut mais on n’y peut rien, c’est la vie. Et Ambre était curieuse. Surtout pour des choses comme ça.

La préfète, toujours assise dans les gradins, se leva et suivit la plupart des personnes. Le match était terminé, maintenant on allait fêter la victoire pour certain, aller étudier pour d’autre, bref, les gens allaient faire ce qu’ils avaient de mieux à faire après un match de Quidditch. Et l’occupation d’Ambre était toute tracée. Elle allait voir Sylvain et voir comment il était. Histoire de savoir si c’était un mauvais joueur ou pas. Elle alla donc dans le parc, à proximité de la grande porte. Au moins, là, elle ne pourrait pas le rater. Sauf s’il avait trouvé un autre moyen d’entrer dans Poudlard, ou s’il restait dehors. Mais, normalement, après un match, les joueurs ont souvent envie de rentrer dans leur salle commune. Donc avec un peu de chance, Sylvain serait comme la plupart des joueurs et ferait la même chose.

Et c’est comme cela qu’elle se retrouva sous une pluie fine à faire les cent pas en attendant le serdaigle. Arrivée à cent deux et quelques, elle aperçut une silhouette un peu plus loin. C’était lui. Rapide le Sylvain dit donc. La deuxième année se mit à courir dans sa direction, avec la pluie ses cheveux étaient trempés et avait perdu leurs boucles laissant place à des cheveux tombant raide sur ses épaules. Elle n’avait vraiment pas l’habitude d’avoir des cheveux comme ça, ça lui faisait tout drôle, surtout quand elle courait, elle qui avait l’habitude d’avoir pleins de mèches dans les cheveux, là rien du tout. A croire que la pluie leur avait fait peur au point de ne plus venir embêter la jeune fille. Elle courait donc en direction du garçon. A quelques mètres d’elle, elle aperçut un sourire se dessiner sur le visage du Serdaigle. Mais il ne l’avait pas encore vu. Donc, Ambre en conclut qu’il n’était pas mauvais joueur. Ou peut-être essayait-il de le cacher… Mystère…


« Sylvain ! Sylvain !»

La jeune fille arriva enfin devant le garçon. Il n’avait pas changé. Toujours ses cheveux blonds, toujours les mêmes yeux bleus. Toujours le même. Ambre sourit de toutes ses dents :

« Sylvain…»

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Après l'effort, le réconfort  PV A. BAXRENDHEL 

La deuxième année était toujours plantée devant le garçon, l’avait-il reconnu ? Oui, non, oui, non ? Peut-être. En tout cas, Ambre l’espérait. Et puis, on n’oublie pas facilement quelqu’un qui vous fausse compagnie en plein milieu d’une discussion. Même quand on ne parle pas. Mais oui, souvenez-vous, Sylvain et Ambre avaient fait leur devoir de métamorphose sur la grenouille ensemble. Et puis tout se passait bien jusqu’au moment où il y eut un énorme blanc et l’arrivée soudaine de Rose Moane qui cherchait Ambre partout dans le château parce qu’il y avait entraînement de Quidditch. Vous vous en souvenez maintenant ? Bien. La Poufsouffle eut une réponse rapidement, Sylvain avait un regard bizarre. C’est bon, il l’avait reconnu, la jeune fille en était certaine. Il prit alors la parole :

« Tu étais au match ? Alors, tu as aimé ? »

Un « Salut » aurait été le bienvenu mais bon. On va dire que le regard bizarre qu’il avait fait quelques secondes auparavant comptait tout comme. En tout cas, il avait l’air content, vu le sourire qu’affichait son visage. Seulement pour quelques secondes… Il le troqua rapidement contre une grimace. La deuxième année fut surprise de cette réaction mais elle fut rapidement rassurée en voyant les gouttes d’eau qui tombaient des branches d’arbre se trouvant juste au dessus des deux élèves. Quelques pas de côté et ils furent à l’abri des grosses gouttes, mais pas des toutes petites qui tombaient directement du ciel. Ambre voulu répondre à Sylvain mais ce dernier fouillait dans son sac et reprit la parole :

« Ah mais attends, maintenant que j’y repense, c’est peut-être toi que j’ai entendu hurler mon nom en tout début de match alors? »

Trop de questions en même temps. Mais bon Ambre y arrivera. Elle prit une profonde inspiration et au moment où elle voulu ouvrir la bouche pour lui répondre elle éclata de rire. Pourquoi ? Bonne question. Même elle ne savait pas. Peut-être le fait de voir son ami sortir un parapluie de son sac. Même si cela n’avait rien de drôle en soit. Il l’ouvrit et invita Ambre à le rejoindre en dessous. Une fois à l’abri en dessous du parapluie, Ambre essaya de se calmer. Une fois fait, elle prit à son tour la parole :

« Et bien oui c’était moi ! Oh et puis j’ai pas hurlé, seulement crié, elle lui tira la langue, ah et très beau match, même si vous avez perdu, vous avez super bien joué ! »

Alors maintenant, le moment que la deuxième année attendait avec impatiente. La réaction de Sylvain. LA réaction qui lui montrerait s’il était un bon ou un mauvais joueur. La jeune fille enleva une mèche trempée de son visage. C’était assez désagréable les cheveux mouillées dans la figure. En plus il faisait de plus en plus froid. Ambre eut un frisson. Elle porta ses mains à son écharpe et la resserra un peu plus autour de son cou. Elle ne voulait surtout pas passer ses prochains jours dans un lit à l’infirmerie du château. Elle avait bien mieux à faire. Elle mit les mains dans ses poches. Tout est bon pour ne plus avoir froid. Elle commença même à piétiner sur place pour se réchauffer, en attendant une réaction de la part de Sylvain.

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La deuxième année tourna sa petite frimousse dans la direction de son ami. Elle avait hâte de voir la tête qu’il allait faire. Elle avait fait exprès de rajouter le mot « perdu » pour parler du match qui s’était achevé quelques minutes auparavant. Comme dit plus haut, elle voulait voir si Sylvain était mauvais joueur. Ou simplement pour voir s’il prenait du cœur à jouer au Quidditch. C’est assez bizarre dit comme cela mais, quand vous faites du sport en compétition, que vous faites un match, que vous le perdez et que ça ne vous fait rien, mais alors strictement rien, c’est-à-dire, ni pincement au cœur ni tout autre chose que je ne saurais vous expliquer, et bien c’est qu’il y a un petit problème dans votre notion de gagner et perdre, ou alors c’est que vous vous fichez totalement du sport que vous faites. Enfin bref, si vous avez compris c’est bien, sinon ce n’est pas grave, ça viendra peut-être avec le temps. Revenons-en à notre histoire. Le jeune garçon accompagna la dernière phrase d’Ambre par un sourire. Enfin, l’avant dernière phrase, pour être plus précis. Car oui, à la dernière-dernière, il souriait toujours mais quelque chose avait changé. Ca ne se voyait pas directement sur son visage, mais ses traits étaient un petit peu tendus, mais pour le voir il fallait vraiment être bien en face de lui, et le regarder attentivement. Et c’est exactement de cette façon que la jeune fille le remarqua. Mais ça ne dura que quelques secondes, une dizaine tout au plus. Comme s’il ne voulait pas qu’Ambre le remarque, et bien c’était raté. La préfète s’apprêtait à lui dire mais elle referma rapidement sa bouche en entendant Sylvain lui répondre :

« Le match ? Bah c’est pas important qu’on l’ait perdu t’inquiète. On f 'ra mieux au prochain ! »

Ambre se tourna vers son ami, et leva la tête pour le regarder droit dans les yeux, l’air un peu surprise mais pas trop quand même ; lui, il avait un petit sourire en coin. Bien sûr. Ce n’était pas important d’avoir perdu le match. Sylvain Ells, crois-tu qu’Ambre Baxrendhel n’avait pas comprit le vrai fond de ta pensée ? Enfin bref. A vrai dire, ça paraissait être un peu fait exprès cette phrase bizarre. La jeune fille changea rapidement de « position » ; elle ne lui dirait rien par rapport au match, c’est bon elle avait comprit qu’il ne fallait pas trop le titiller avec ça. Elle comprenait parfaitement, mais surtout, elle n’avait pas envie de gâcher son petit moment de compagnie avec Sylvain. La deuxième année lui sourit et tourna la tête de sorte à voir devant soi, en la baissant légèrement, ils se remirent en route vers le château. En silence. Pourquoi avait-elle plombé l’ambiance en parlant du match ? Pourquoi avait-elle ouvert sa bouche ? Comme ça. Juste pour savoir. Sauf qu’elle avait plombé l’ambiance en plus. Super. Tout en marchant, Ambre se tournait de temps à autres pour regarder Sylvain, comme s’il allait subitement changer de visage ou quelque chose dans le genre. Elle sortit les mains de ses poches et croisa les bras. Elle aurait bien voulu dire quelque chose, mais quoi ? Pas de panique, Sylvain reprit la parole, elle était sauvée :

« Au fait, félicitation pour ton poste de préfète ! J’ai appris qu’tu l’étais devenue, mais j’ai jamais eu l’occasion de t’féliciter en personne. J’imagine que ça doit faire quelque chose d’être promue de la sorte !? »

Ambre soupira tout en souriant. Ça, elle l’attendait pas, mais alors vraiment pas. C’est vrai, elle était devenue préfète et elle ne l’avait plus revu depuis le « jour des grenouilles ». Elle entendit son ami rigoler doucement. Elle en fit de même. Entendre quelqu’un rire signifiait rire également pour Ambre. C’était inévitable. Elle s’arrêta de marcher et se tourna vers son ami pour lui répondre :

« Et ouais, tu as devant toi la préfète des Poufsouffle, en chair et en os ! Ce que ça fait ? Des Gallions en plus, qu’est-ce que tu crois ?! »

Elle accompagna sa dernière réplique par un fou rire. Elle décroisa ses bras. Elle se sentait un peu plus en confiance, maintenant. Bizarre n’est-ce pas ? Après quelques secondes, elle lui donna un petit coup sur l’épaule, en explosant de rire

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Ambre regarda attentivement son ami une fois qu’elle eut fini sa phrase. Sylvain sembla tout d’abord surprit, sûrement le coup des Gallions, c’est vrai que ce n’était pas très « professionnel » de parler du salaire quand on vous demande ce que ça fait d’être à ce poste ; mais bon, Ambre voulait rigoler, rien ne vous dit qu’elle n’allait pas lui répondre plus sérieusement après… Mystère et boule de gomme comme dirait certaines personnes. La jeune fille détourna subitement la tête en éternuant, elle allait prendre froid… Mais ce n’était pas grave, l’infirmerie c’est peut-être énervant mais cela n’a jamais fait de mal à personne. La jeune fille retourna rapidement sa tête vers le Serdaigle, qui venait de prendre la parole en rigolant lui aussi :

« Ah la chaance quoi ! Toi t’touches un salaire… Tsss !! Eeh bah nous, au quidditch, on a pas b’soin de ça pour se motiver hein ! »

En entendant ça la préfète éclata une nouvelle fois de rire. Elle se sentait définitivement bien avec Sylvain. Ils rigolaient bien ensemble, il était gentil, bref elle était bien. Les rires s’étaient tût, place aux bâillements chez Sylvain. Ambre connaissait bien ça. Après un match de Quidditch, on est toujours fatigué. Le pire étant que ce sport était assez « brutal », et ce n’était encore que des enfants, jeunes, fragiles… Quoique. Ca dépend des personnes en fait… Toujours en train de marcher, Ambre apercevait l’entrée du château. Ah non ! Pas encore ! Ils n’allaient pas se quitter maintenant, Ambre n’avait même pas terminé de poser ses questions à Sylvain ! La jeune fille se calma rapidement en voyant que son ami n’avait pas encore l’intention de rentrer. Ils venaient de s’arrêter, à quelques pas d’un banc, tout mouillé il faut le dire, ils resteraient donc debout, proche de l’entrée du château.

Le silence s’était peu à peu installé entres les deux compagnons, la fatigue se faisait bel et bien ressentir… Aussi bien que chez Sylvain que chez Ambre. Supporter c’est fatiguant savez-vous. Très très fatiguant. Il faut crier, agiter des banderoles, quoique ça ce n’est pas obligé, mais il faut aussi essayer de tout voir sur le terrain, suivre les balles et tout et tout ; voir les points. Enfin bref, c’est du boulot. Un vrai job celui de supporter. A…Aaa…AH…AHT…ATCHOUM. La jeune fille éternua une nouvelle fois. Brrr, le froid traversait petit à petit le manteau de la jeune fille. Finalement ils n’allaient peut-être pas rester indéfiniment dehors… Mais avant toute chose, Ambre allait parler d’un sujet qui lui tenait à cœur. La grenouille de Sylvain. Slippy. Mais avant ça, finalement, la Jaune resserra encore plus son écharpe. Si elle continuait comme ça, elle allait s’étouffer. Ensuite, elle appuya sur le bras de Sylvain avec son index, histoire qu’il l’écoute attentivement, oui rien que ça :


« Eh eh, dis moi, elle va comment Slippy ? »

Bon, il fallait maintenant attendre une réponse, claire, nette et précise de la part du Serdaigle. Ambre voulait vraiment savoir comment allait le petit amphibien. Sait-on jamais, peut-être que Sylvain serait d’accord pour que Léonard partage l’énoooorme bocal de Slippy. Mais oui, rapellez-vous, avant les vacances Ambre avait demandé ça à Sylvain, mais elle n’avait jamais eu de réponse puisqu’elle avait dû partir en catastrophe à un entrainement de Quidditch. Elle espérait donc avoir une réponse cette fois-ci, et positive de préférence…

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