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Ancien sorcier  

Sur le départ  PV 

Cela faisait maintenant six jours que Rebecca avait reçu sa lettre. Non pas sa lettre pour être admise a Poudlard, celle la, elle l'avait reçu trois ans auparavant. Rebecca avait reçu une lettre, donc. Qui l'avait énervée au point qu'elle avait cassé la plupart de ses affaires dans son dortoir, en les jetant un peu partout, sous l'oeil effaré de ses camarades. Elle n'avait donné d'explications à personne sur son soudain accès de colère.

La lettre était roulée en boule au fond de sa poche de manteau. La jeune fille l'avait lue et relue tellement de fois qu'elle en connaissait chaque mot, où était placée chaque virgule et chaque point. Le parchemin était froissé a force d'avoir été lu puis mis en boule à cause de la colère qui envahissait Rebecca à chaque fois qu'elle la lisait. La Préfète ressortit le parchemin de son manteau, le déplia, et le relut une nouvelle fois.


« Ma puce,

Ton père a décidé de repartir de nouveau. J'ai voulu l'en empêcher mais il ne veut pas céder à notre envie de rester en Angleterre. Nous viendrons te chercher sept jours après que tu aies reçu cette lettre. Je suis tellement désolée, je sais que tu veux rester à Poudlard, mais ton père t'a inscrite à Beauxbatons, et l'école t'accueillera dès que nous arriverons en France. Je t'expliquerais plus en détail lorsque nous viendrons te chercher.

A la semaine prochaine,
Maman ».


*Je le déteste, je le déteste..*. Telles étaient les pensées de la jeune fille à chaque fois qu'elle relisait la lettre. Les larmes aux yeux, elle la roula en boule de nouveau, et la fourra au fond de sa poche d'une main rageuse. Elle s'était installée dans le parc, malgré le froid, car elle savait que c'était ses derniers moments au sein du château qui l'avait accueillie depuis maintenant trois ans. Rebecca portait son écharpe aux couleurs de Serdaigle, un manteau noir, ses gants assortis. Elle n'avait pas chaud, mais elle s'en fichait. La jeune fille voulait juste rester ici, et geler, pour que ses parents ne puissent pas la déloger. Elle fixait le lac gelé depuis un petit moment lorsqu'elle vit quelqu'un se rapprocher.

Sur le départ  PV 

Comme tous les jours ou presque, Rhéa se baladait dans le parc. En cette période hivernale ou le parc avait revêtit son manteau blanc, il était rare qu'elle croise quelqu'un. Bien entendu, il y avait toujours les groupes d'élèves se lançant des boules de neige, faisant des bonshommes de neige ou des anges, mais personne ne venait vraiment pour flâner tout simplement. Certains admiraient la beauté des flocons qui tombaient du ciel ou celle du lac gelé, mais en général, le froid les mordait bien vite et ils ne s'attardaient pas. Aussi Rhéa s'étonna-t-elle de découvrir quelqu'un, assis dans l'herbe blanche, le regard rivé sur le lac, grelottant légèrement. La sixième année s'avança alors, piquée par la curiosité et constata, aux couleurs de son écharpe qu'il s'agissait d'une élève de serdaigle. La jeune fille n'avait pas l'habitude de côtoyer les élèves des autres maisons, mais sa curiosité prit le dessus et elle s'avança d'un pas supplémentaire.

La jeune métisse portait un long manteau blanc cachant sa robe d'émeraude, on pouvait voir des collants rayés de vert et de blanc ainsi que des bottines vertes avec deux gros pompons de coton blancs virevoltant au rythme de ses pas -souvenirs de sa tenue de bal. Rhéa avait lâché ses cheveux déferlant dans son dos en d'épaisses boucles brunes. D'un geste, elle poussa sa frange de devant ses yeux afin de mieux voir à qui elle avait affaire. Le blason des préfets brillait sur le manteau de la demoiselle. C'était donc la préfète des bleues. * Quelle détective hors pair tu fais ! * se félicita ironiquement Rhéa. L'étape suivante consistait à découvrir pourquoi qu'elle faisait quelque chose d'inhabituel... Il s'était forcément passé quelque chose d'inhabituel. Peut-être était-elle triste, un rapide coup d’œil à ses yeux lui signifia que non... Voilà où s'arrêtaient les déductions de la serpentard qui devrait poser des questions si elle souhaitait en savoir plus.


" Salut ! " commença-t-elle pas très sûre d'elle. " Tout va comme tu veux ? Le paysage est magnifique n'est-ce pas ?" demanda-t-elle en regardant le lac à son tour.

De toute évidence, si quelque chose n'allait pas, parler à une inconnue était parfois la solution. D'autant que Rhéa avait un regard doux et le bleu de ses yeux invitait aux confidences et assurait de ne juger personne. Elle n'aurait peut-être pas fait avouer un criminel, mais elle pouvait faire fondre un cœur de glace et savait réconforter une âme en peine. Du moins, elle savait faire de son mieux pour cela. Espérant ne pas déranger, mais tout de même bien décidée à assouvir sa curiosité, la sixième année s'accroupit afin de regarder sa cadette dans les yeux et lui prêta une oreille attentive.

« Même le plus petit des Serpents a du venin ! »
Élève et Serpentarde du mois de Janvier 2014
~> Championne de Serpentard <~
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Quelqu'un de blanc. Enfin, son manteau était blanc. Ses bottines étaient vertes, et ses collants étaient des deux couleurs, d'après ce que Rebecca voyait. La jeune fille en déduit donc facilement qu'elle était de Serpentard. Peut importait, de toute façon elle ne voulait voir personne. Enfin si, mais des gens qu'elle connaissait. La fille, qui était beaucoup plus âgée que Rebecca, en cinquième ou sixième année d'après une déduction rapide, se rapprocha encore et prit la parole.

" Salut ! Tout va comme tu veux ? Le paysage est magnifique n'est-ce pas ?"

* Evidemment que non, sinon je serais pas assise à me les peler dans le froid *. Allez Rebecca, reste gentille. De plus, la fille avait l'air hésitante quant à la manière d'aborder Rebecca. Cette dernière mit donc ses pensées pas agréables de côté, et releva la tête vers la fille pour lui répondre.

« Salut. Ouais, il est très beau, il y en a pas beaucoup des comme ça. Nan, ça va pas spécialement, mais passons. Pourquoi tu viens dans le froid ? »

Rebecca n'aimait pas se plaindre. Elle estimait que si on voulait se plaindre de quelque chose, on ne se plaignait pas à quelqu'un. Ou alors à son animal de compagnie, qui ne pouvait pas répondre. L'avantage des animaux de compagnie, c'est que l'on peut justement se plaindre à eux, car ils ne peuvent pas nous répondre, et ne comprennent pas ce qu'on leur dit. Bref, les complaintes, très peu pour elle. A moins qu'on la force à dire ce qu'elle a sur le cœur.

En attendant la réponse de la Serpentard dont elle ne connaissait pas l'identité, elle reporta son regard sur la vue qu'elle avait, sans doute pour la dernière fois. Une chose est sure, rien que la vue du château allait lui manquer. La Grande Salle, avec ses immenses tables remplies de nourriture allait lui manquer. Surtout que la nourriture française est bizarre, d'après ce qui se dit. Comment pouvaient-ils manger une soupe avec des poissons entiers à l'intérieur ? La jeune fille avait déjà goûté, et elle n'avait pas du tout aimé. Heureusement que pendant son premier séjour en France, elle n'avait mangé que des plats anglais.

Sur le départ  PV 

Lorsque Rhéa vit l’expression s’affichant sur le visage de la préfète au moment où elle venait de lui parler, elle comprit que quelque chose n’allait pas et que la demoiselle n’avait pas la moindre envie de lui parler, toutefois, cette moue fut passagère et la sixième année, poussée par la curiosité et un certain élan de charité, décida porter une oreille attentive à la serdaigle qui lui faisait face. Attendant un instant, elle sourit lorsque la préfète se décida à parler.

«  Salut. Ouais, il est très beau, il n’y en a pas beaucoup des comme ça. Nan, ça ne va pas spécialement, mais passons. Pourquoi tu viens dans le froid ? »

Rhéa lui sourit, heureuse de voir qu’elle appréciait le paysage et amusée par sa question. On voyait bien que la demoiselle n’avait pas l’habitude de passer dans le coin et qu’elle ne savait pas à qui elle avait à faire. Toutefois, la sixième année nota dans sa tête que la demoiselle n’allait pas bien et se promit d’essayer de lui remonter le moral du mieux qu’elle pourrait.

«  Eh bien, je suis heureuse que le paysage te plaise ! Personnellement, je viens dans le parc tous les jours, j’adore les plantes, la nature quel que soit le temps. Je ne t’ai jamais vu par ici et je me doute donc que quelque chose d’inhabituel t’amène… Quelque chose de plus profond que la simple envie d’admirer le paysage, je me trompe ? Que se passe-t-il ? Tu sais, tu n’as rien à craindre de ma part. » tenta-t-elle de la rassurer avant d’ajouter « Au fait, je m’appelle Rhéa ! »

Comme à son habitude, la sixième année fit disparaître la neige qui recouvrait l'herbe d'un coup de baguette et s'installa en tailleur, les mains sur le sol, caressant les brins verts. Son regard oscillait entre celui de la serdaigle et le sol. Elle semblait chercher quelque chose et, par moment, donnait de petits coups de baguettes pour balayer la neige autour d'elle. Finalement, elle se décida également à faire disparaître celle qui se trouvait sous la serdaigle afin de lui éviter de prendre froid. Ce n'était pas une très bonne idée de s'asseoir ainsi par un temps pareil et de plus en étant si peu habillée. Si elle espérait tomber malade, Rhéa venait de faire fondre ses espoirs. Toutefois, la serpentard trouva ce qu'elle cherchait ; une fleur blanche, tout petite, pas encore assez grande pour apparaître au-dessus du niveau de l'épaisse couche neigeuse. La vue de cette beauté la fit sourire de plus belle. Elle regarda la serdaigle et reprit la parole histoire de l'encourager.

«  Tu vois cette fleur ? C'est un perce-neige. Dans mon cœur, elle est le symbole de l'espoir, du renouveau. Elle est la preuve que tout ce qui semble détruit peut toujours renaître et devenir chaque fois plus beau. Tous les jours je viens, je m'assois ici et je regarde cette petite fleur. Je sais qu'il y en a beaucoup d'autres, comme elle, quelque part sous la neige. Elles poussent lentement et traverse le manteau qui recouvre le sol jusqu'au jour où elles parviennent enfin à percer et à jour les rayons du soleil... Tu sais, la fatalité n'existe pas, il n'y a que des renouveaux, des événements qui nous permettent parfois de recommencer, de prendre une autre voix pour découvrir quelque chose de plus beau...» conclut-elle avant de s'apercevoir qu'elle philosophait.

Espérant que ses paroles n'auraient pas effrayées son interlocutrice, Rhéa reporta son attention sur le perce-neige, laissant la préfète méditer ses phrases avant de se décider ou non à lui dire de quoi il retournait.

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Après la pause que Rebecca avait fait avec sa question, la jeune fille lui répondit :

« Eh bien, je suis heureuse que le paysage te plaise ! Personnellement, je viens dans le parc tous les jours, j’adore les plantes, la nature quel que soit le temps. Je ne t’ai jamais vu par ici et je me doute donc que quelque chose d’inhabituel t’amène… Quelque chose de plus profond que la simple envie d’admirer le paysage, je me trompe ? Que se passe-t-il ? Tu sais, tu n’as rien à craindre de ma part. Au fait, je m’appelle Rhéa ! » 

Effectivement, Rebecca ne la connaissait pas. Rhéa avait réussi à cerner la jeune fille, et cette dernière allait sans doute devoir expliquer ce qui l'amenait dans le Parc alors que la température n'était pas propice à une promenade. Rebecca tourna légèrement la tête et vit Rhéa s'installer par terre, en ayant au préalable déplacé la neige d'un simple coup de baguette. On voyait a présent un rond d'herbe verte, où sa camarade s'assit.

Rebecca sentit un souffle chaud, et en bougeant une fesse, comprit que la Serpentard avait également fait disparaître la neige qui se trouvait en dessous d'elle. Rebecca n'eut pas le temps de la remercier que Rhéa reprit la parole.

« Tu vois cette fleur ? C'est un perce-neige. Dans mon cœur, elle est le symbole de l'espoir, du renouveau. Elle est la preuve que tout ce qui semble détruit peut toujours renaître et devenir chaque fois plus beau. Tous les jours je viens, je m'assois ici et je regarde cette petite fleur. Je sais qu'il y en a beaucoup d'autres, comme elle, quelque part sous la neige. Elles poussent lentement et traverse le manteau qui recouvre le sol jusqu'au jour où elles parviennent enfin à percer et à jour les rayons du soleil... Tu sais, la fatalité n'existe pas, il n'y a que des renouveaux, des événements qui nous permettent parfois de recommencer, de prendre une autre voix pour découvrir quelque chose de plus beau...»

Oula. Rhéa était partie dans une explication que Rebecca eut du mal à suivre, mais elle comprit que Rhéa la poussait a lui raconter ce qu'il se passait en ce moment. La jeune fille ne voulait pas trop s'étaler, car elle n'aimait pas se plaindre auprès des autres, mais si sa camarade y tenait tant, Rebecca allait pouvoir vider son sac. Cela lui ferait peut-être du bien, ou aggraverait les choses dans son esprit.

« Merci pour... la neige. En fait... commença Rebecca avec un ton hésitant, j'ai reçu une lettre de ma mère la semaine dernière. Elle disait que mon père voulait repartir en France, à cause des soucis qu'il y a au Ministère. Le truc, c'est que je suis déjà partie une année entière, et je ne suis revenue qu'il y a quelques mois. Il ne veut pas entendre nos supplications, donc avec ma mère, on est obligées de le suivre. Mon père m'a déjà inscrite à Beauxbâtons, et ils viennent me chercher demain. Mais moi j'ai pas envie de partir. Je suis bien ici. En plus, je ne parle presque pas français, finit-elle avec un petit rire sarcastique ».

Rebecca ressortit le parchemin, le déplia pour qu'il soit net. Ce n'était pas le cas, mais elle le tendit tel quel à sa camarade.

« Tiens, c'est le mot que ma mère m'a envoyé, si tu veux le lire ».

Finalement, ça lui avait fait un peu de bien de vider son sac. Elle avait pu parler à une personne qui n'était pas de sa maison, ce qui avait rendu les choses plus faciles pour la jeune fille.

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Rhéa réussi à convaincre la jeune fille de lui dire ce qu’elle avait sur le cœur. La chose ne semblait pourtant pas facile au premier abord et la sixième année prêta donc une oreille attentive à la complainte de sa camarade, visiblement mal dans sa peau. Cette-dernière lui expliqua alors qu’elle déprimait à l’idée de quitter Poudlard suite aux craintes de son père.

«  J'ai reçu une lettre de ma mère la semaine dernière. Elle disait que mon père voulait repartir en France, à cause des soucis qu'il y a au Ministère. Le truc, c'est que je suis déjà partie une année entière, et je ne suis revenue qu'il y a quelques mois. Il ne veut pas entendre nos supplications, donc avec ma mère, on est obligées de le suivre. Mon père m'a déjà inscrite à Beauxbâtons, et ils viennent me chercher demain. Mais moi j'ai pas envie de partir. Je suis bien ici. En plus, je ne parle presque pas français, finit-elle avec un petit rire sarcastique ».

Il était vrai que le contexte actuel inquiétait beaucoup de parents et que de nombreux élèves quittaient l’école pour les mêmes raisons que Rebecca s’apprêtait à le faire. Rhéa elle-même avait entendu parler de ce qu’il s’était passé entre les murs de Poudlard. Les rumeurs allaient vite et le sujet avait longtemps préoccupé les élèves qui semblaient s’être mystérieusement rassurés avec l’approche des animations de Noël. La douceur et les sucreries pouvaient donc apaiser tous les maux… Toutefois, là n’était pas la question, il était temps de rassurer sa camarade et qui mieux que Rhéa pourrait s’en charger ? C’était une excellente question. La serpentard sourit de toutes ses dents après avoir attrapé la lettre et l’avoir rapidement parcouru du regard.


« Tu vas aller à Beauxbâtons ! » ne put-elle s’empêcher de remarquer, son cœur battant dans sa poitrine au souvenir de son ancienne école. « Il s’agit d’une école merveilleuse où tu apprendras des choses nouvelles et magnifiques ! Je suis bien placée pour t’en parler, j’ai fait mes 5 premières années de scolarité dans cette école et ne suis arrivée à Poudlard qu’en 6ème année. Je sais ce que ça fait de tout quitter, mais ne t’inquiètes pas, tu vas découvrir un monde nouveau, différent, mais toujours aussi magique ! Lorsque j’étais à Beauxbâtons, je faisais de la danse sur balais, c’était un sport absolument fabuleux ! Je suis certaine que ça te plaira. Il y a des activités liées à la nature, aux plantes et aux animaux, je ne sais pas si tu les aimes… C’est là-bas que j’ai appris tout ce que je sais sur ces petites fleurs ! » Conclut-elle en montrant à nouveau le perce-neige qu’elle avait trouvé en fouillant sous la neige.

Le changement, ce n’était pas toujours quelque chose de mauvais. Aller vers l’inconnu, certes, ça pouvait faire peur. C’était perdre de vue ses repères et ses amis, mais c’était aussi se préparer à découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles personnes et de nouvelles expériences toujours plus extraordinaires à vivre. Rhéa expliqua tout cela à la préfète et lui dit également que le français était une langue facile à apprendre lorsqu’on en connaissait les bases. Finalement elle rajouta une dernière chose :


«  Lorsque tu seras à Beauxbâtons, trouve Mélissa Blancpignon ! C’était ma meilleure amie. Dis-lui que tu viens de la part de Rhéa Cristal et je pense qu’elle t’accueillera très bien ! » Dit-elle dans un sourire rassurant et chaleureux, espérant avoir chassé un peu sa mélancolie.

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Après la longue tirade de Rebecca, sa voisine attrapa le bout de parchemin dans la main de la Préfète, et le lut rapidement. Rebecca releva la tête pour fixer sa voisine, lorsque cette dernière prit la parole.

« Tu vas aller à Beauxbâtons ! Il s’agit d’une école merveilleuse où tu apprendras des choses nouvelles et magnifiques ! Je suis bien placée pour t’en parler, j’ai fait mes 5 premières années de scolarité dans cette école et ne suis arrivée à Poudlard qu’en 6ème année. Je sais ce que ça fait de tout quitter, mais ne t’inquiètes pas, tu vas découvrir un monde nouveau, différent, mais toujours aussi magique ! Lorsque j’étais à Beauxbâtons, je faisais de la danse sur balais, c’était un sport absolument fabuleux ! Je suis certaine que ça te plaira. Il y a des activités liées à la nature, aux plantes et aux animaux, je ne sais pas si tu les aimes… C’est là-bas que j’ai appris tout ce que je sais sur ces petites fleurs ! » 

La réponse de Rhéa étonna Rebecca. Cette dernière s'attendait à des phrases bateau, du genre « t'inquiète pas, tu vas te refaire des amies gnagnagna », mais il n'en était rien. L'adolescente s'était appliquée à parler de sa propre scolarité dans l'école que Rebecca allait découvrir dans les jours qui venaient. Rhéa lui avait dit qu'elle avait fait de la danse sur balai. Heu... danser sur un balai ? Très peu pour Rebecca. Elle faisait du quidditch, mais alors danser sur un balai, certainement pas. Enfin bon, il y avait d'autres activités, comme Rhéa l'avait dit.

La camarade de Rebecca reprit la parole après une petite pause.


« Lorsque tu seras à Beauxbâtons, trouve Mélissa Blancpignon ! C’était ma meilleure amie. Dis-lui que tu viens de la part de Rhéa Cristal et je pense qu’elle t’accueillera très bien ! »

BlancQuoi ? Les français avait décidément des noms bizarres. Rebecca trouverait sans doute facilement, il ne devait pas y avoir beaucoup de gens avec un nom pareil dans cette école. Si elle s'exprimait avec un français approximatif, des gens l'aideraient sûrement. Avec un peu de chance, ce serait la même chose pour elle que comme pour les français qui parlent un anglais approximatif dans le pays. Rebecca s'adressa alors à sa camarade.

« Merci pour le... réconfort. J'espère juste que ça va bien se passer et que j'vais me faire comprendre, parce que je parle pas français, donc ça va être un peu dur... Enfin bon, on verra bien ! »

Rebecca reporta une nouvelle fois son regard sur le paysage, pour imprimer dans son esprit une image nette du château qui l'avait accueillie pendant trois ans. Une idée germa alors dans son esprit. Pour garder le plus de souvenirs possibles, elle irait chercher son appareil photo sorcier et prendrait des photos avant de partir le lendemain.

La jeune fille ressentait la morsure du froid, comme s'il n'était pas la avant que la conversation ne commence. Rebecca avait envie d'un chocolat chaud et d'un gâteau. Si elle le proposait à sa camarade, peut-être qu'elles rentreraient dans le château pour se diriger vers les cuisines. Rebecca avait compris comment on ouvrait le tableau des cuisines. Il fallait chatouiller la petite poire qui se trouvait dans la coupe de fruits du tableau cachant l'entrée des cuisines.

La Préfète se tourna de nouveau vers sa camarade, et lui demanda :


« Ca te dit qu'on rentre au château ? J'ai faim et je passerais bien voir les elfes aux cuisines pour qu'ils nous donnent quelque chose ».

Rebecca se leva et épousseta son manteau.

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Rhéa sourit lorsque la préfète des serdaigles lui répondit. Apparemment, elle était parvenue à lui apporter un peu de réconfort et, même si elle avait hésité avant de le dire, la sixième année était certaine que la jeune fille se plairait à Beauxbâtons. Se souvenant de sa propre scolarité, Rhéa se demanda comme il aurait pu en être autrement. Elle découvrirait des gens géniaux, apprendrait à faire apparaître des papillons, à entendre le murmure des plantes et les chants des oiseaux. Elle saurait comprendre les moindres mouvements des animaux et découvriraient tous les mystères de la nature. Rien qu'en y repensant, la sixième année sentit les larmes lui monter aux yeux. C'est vrai que cette belle école lui manquait, mais ce n'était pas le moment de montrer sa nostalgie, surtout à quelqu'un qui avait peur que sa vie actuelle lui manque. La préfète rajouta une couche sur le fait qu'elle avait peur de ne pas s'en sortir en français et, en souriant, Rhéa la rassura de son mieux.

" Tu sais, lorsque tu es immergée dans un monde, dans une langue et dans un univers, tu apprends vite et puis Mélissa parle très bien anglais, si tu la trouves, elle pourra te traduire tout ce que tu voudras et t'apprendra les mots les plus fréquents ! Pour les sortilèges, ne t'inquiètes pas, ce sont les mêmes ! " la rassura-t-elle alors histoire de lui rappeler qu'elle aurait toujours une base sur laquelle s'appuyait.

Elle savait, de par la chanson du choixpeau et ses quelques mois d'expérience que les serdaigles étaient des élèves plutôt intelligent. Si le vieux chapeau magique de Poudlard avait envoyé la préfète chez les bleus, nul doute qu'elle était certainement capable de s'en sortir, mais peut-être l'avait-elle oublié. Rhéa pensa que ce serait une idée ingénieuse que de lui rappeler.


" Et puis, n'oublie pas ; Si vous êtes sage et réfléchi, Serdaigle vous accueillera peut-être, Là-bas, ce sont des érudits, Qui ont envie de tout connaître ! Ce petit air ne te rappelle rien ? " demanda-t-elle après avoir poussé la chansonnette, espérant redonner le sourire à sa camarade.

Cette dernière lui proposa alors de rentrer dans le château et d'aller faire un tour dans les cuisines histoire de grignoter un morceau. Ce n'était pas une mauvaise idée, la sixième année commençait à avoir un creux dans l'estomac elle aussi, comme après chaque aprem passé dans le parc. Il parait que le grand air ouvre l'appétit. Acquiesçant d'un signe de tête et offrant un sourire radieux à sa camarade, elle lui emboîta le pas en direction du château.

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