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« Never tickle a sleeping dragon. »  PV 

Couchée dans l’herbe, contre un arbre, les bras derrière la tête, Ambre somnolait. Oui, ces dernier temps, elle somnolait ou dormait vraiment tout le temps, à chaque fois qu’elle pouvait le faire, elle le faisait. Un cours qui ne l’intéressait pas, hop il suffisait de fermer les yeux et de penser à autre chose et le sommeil venait tout seul. Quelques minutes de pause entre deux cours, il lui suffisait de s’asseoir dans un couloir, contre le mur et de fermer les yeux ; les rêves arrivaient tous seuls. Le soir, après avoir dîné et fais ses devoirs, la Poufsouffle filait tout de suite dans son lit. Les rares soirs où elle restait éveillée un peu plus longtemps, c’était quand il y avait une bonne discussion à écouter dans sa salle commune. Et par bonne discussion, elle pensait bien sûr aux ragots, que ce soit sur des professeurs ou sur des élèves. Car oui, on ne sait jamais, des fois qu’elle puisse le caser dans la rubrique Ragots du journal du Blaireau… Enfin bref, dans ces cas-là, la deuxième année se réveillait dans un fauteuil, près du feu éteint.

Mais pourquoi était-elle autant fatiguée ? C’était une bonne question. Qui n’avait pas forcément de bonne ou de mauvaise réponse. Il y avait plusieurs facteurs à cela. Tout d’abord, c’était son rôle de préfète-en-chef –oui on sait, on le dit à chaque fois, mais faut bien trouver des raisons-, ensuite il y avait la tristesse de perdre quelqu’un –ça aussi on en parle tout le temps on est d’accord-, les problèmes de ses parents et pour finir, le plus récent, le départ du château de sa demi-sœur, Anatéine Eden-Slown. C’est vrai que ça lui faisait comme un vide dans le château, ne plus la voir dans la Grande Salle, attablée à la table des professeurs, ne plus la croiser dans les couloirs ; bref, elle était fatiguée de tout ça.

Alors aujourd’hui, quand elle se réveilla d’une longue nuit de sommeil et qu’elle avait vu le grand soleil, la jeune fille avait décidé de passer sa journée dehors, au soleil, même s’il y avait une petite brise, car aujourd’hui, c’était le jour de repos bien mérité. Oui. C’était le weekend. Elle s’était habillée comme une moldue. Un jean slim, un t-shirt des plus banals où elle avait accroché son insigne de préfète en chef, bref, on s’en fiche un peu en fait. Le principal étant qu’elle ne sorte pas en sous-vêtements. Elle avait prit son sac de cours, pour emmener quelques bouquins de cours, histoire de pouvoir réviser un peu, sa baguette, car on ne sait jamais, et quelques chocogrenouille. Et puis elle était sortie. Prête à passer la journée dehors. Elle s’était tout de suite dirigée vers un arbre. D’après elle s’était l’emplacement idéal pour se reposer et faire ce qu’elle avait à faire.

La Poufsouffle avait tout d’abord révisé un peu, pas beaucoup hein, pas que son cerveau ne soit en surcharge. Et rapidement, s’endormie à l’ombre que l’arbre faisait. Elle était bien. Elle dormait bien, comme un gros bébé. Malheureusement pour elle ça ne dura pas. Elle fut rapidement réveillée. Par quoi ? Et bien, attendez donc un peu pour le savoir…

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons

« Never tickle a sleeping dragon. »  PV 

Jamie contemplait de haut le dortoir des deuxième année de Gryffondor. Il était rouge. Très rouge. Trop rouge. C'était trop agressif, tout ce rouge. Elle n'aimait pas ça. À Beauxbâtons, tout était plus clair, plus doux, plus somptueux. Ici, c'était des barbares britanniques qui faisaient la loi, en laissant traîner leur chaussettes nauséabondes sur le parquet mal ciré. Enfin, barbares britanniques, barbares britanniques... Elle pouvait parler, elle qui était tout aussi bordélique, hein ! Mais bon tout de même, un peu de tenue n'est pas trop demandé, si ? * Si *, se dit Jamie en repoussant du bout du pied un tas de vêtements à l'apparence douteuse roulé en boule au pied du lit d'une de ses camarades de chambre.

Pfffff. On était dimanche matin, il devait être aux alentours de treize heures et elle ne savait pas quoi faire. Pas du tout. Toutes les filles de son dortoir avait déserté la tour de Gryffondor pour aller traîner on ne sait où, et elles étaient les seules que Jamie connaissait (de vue du moins), donc elle se retrouvait toute seule. Elle ne savait pas où était passée Rebekah, sa camarade de Beauxbâtons, et n'allait certainement pas courir dans tout le château pour l'attraper. Il restait son frère, mais elle aurait tué un Basilic à mains nues plutôt que d'aller lui parler, car c'était vraiment le dernier truc qu'elle avait envie de faire. Alors, en regardant par la fenêtre, la Gryffondor fraîchement arrivée dans ce château humide et plein de courants d'air se dit que vu le temps exceptionnellement beau, elle pourrait aller faire un tour dehors.

Elle ouvrit sa malle de vêtements et en retira une robe blanche, serrée sous la poitrine et couverte de petites fleurs printanières. Elle l'enfila, chaussa des ballerines blanches et se regarda dans le miroir. Pas mal, pas mal du tout même. Elle alla dans la salle de bain, prit sa brosse à cheveux et... Ne se brossa pas les cheveux, car elle ne le faisait jamais et qu'elle n'avait aucune raison de le faire. À la place, elle enfila un bonet péruvien et sortit du dortoir tout sourire. Ça, c'était elle, toute entière. C'était une belle après-midi ensoleillée, qui lui rappelait la France avec ses odeurs d'herbe fraîche et sa petite brise tiède qui soufflait doucement sur les joues immaculées de la jeune fille de douze ans. Elle dévala les escaliers bizarres de Poudlard et sortit dans le Parc. Les mains enfoncées dans les poches de sa robe, elle avança dans l'herbe du Parc, puis avisa un grand chêne à l'ombre, près du Lac. Elle s'y précipita pour s'installer au dessous...

Lorsqu'elle s'aperçut que la place était déjà occupée. Par une jeune fille d'à peu près son âge, qu'elle n'avait encore jamais vue jusque là (ou alors elle ne s'en souvenait pas ; elle avait rencontré trop de visages durant ce début d'année pour s'en souvenir). Jamie allait nonchalamment quitter l'endroit pour s'en trouver un à elle toute seule, étant donnée que la rousse affalée par terre avait l'air de dormir profondément, mais tout à coup, ladite rouquine se réveilla de sa sieste pour prendre conscience qu'il y avait une autre personne au dessus d'elle. Alors, Jamie, qui voulait à tout prix se faire des amis, se pencha sur le visage de la fille et...


« Yo. Alors moi, c'est Jane-Mary. Mais je t'interdis de m'appeler autrement que Jamie. »

« Never tickle a sleeping dragon. »  PV 

Lorsqu’elle ouvrit les yeux elle crut qu’elle rêvait encore. Ou plutôt qu’elle était dans un cauchemar. Deux grands yeux bleus la fixaient. La dévisageait. Quelques mèches blondes étaient aussi dans son champ de vision assez restreint du fait de son réveil forcé. Ambre se retint pour ne pas crier mais elle esquissa un mouvement de recul et attrapa sa baguette. Les mains dans l’herbe, prête à reculer encore plus, les yeux grands ouverts, la bouche ouverte et haletante, la baguette pointée devant elle en direction de la « chose », la deuxième année écouta la personne qui l’avait réveillé. Car oui elle avait comprit que ce n’était pas un cauchemar :

« Yo. Alors moi, c'est Jane-Mary. Mais je t'interdis de m'appeler autrement que Jamie. »

Encore un peu endormie, la préfète ne comprit pas tout de suite de quoi elle parlait ; disons que ses facultés à comprendre et à agir étaient quelque peu limitées, une fois de plus à cause de son petit roupillon. Donc niveau réaction c’était nul. Mais vraiment nul. Elle dévisagea donc son interlocutrice. Elle était blonde, avait les yeux bleus, n’était ni grande ni petite. Elle était habillée avec une robe et portait un bonnet. Là par contre, si elle était dans son état normal elle n’aurait pas vraiment compris le fait de mettre une robe ET un bonnet EN MÊME TEMPS. Mais là elle ne releva même pas. Et, comme elle ne portait pas sa robe de sorcier avec tout ce qui va avec, la préfète-en-chef ne pouvait pas savoir à quelle maison elle appartenait, elle savait juste que ce n’était pas une Poufsouffle.

La baguette toujours pointée vers la jeune fille, Ambre ralentit sa respiration pour qu’elle redevienne à peu près normale et essaya de se remémorer les paroles de la fille blonde. Une fois qu’elle les comprit, elle relâcha les muscles de ses bras, se laissant tomber par terre, baissant sa baguette pour la reposer près d’elle. Elle respira deux trois fois pour enfin lui répondre avec une pointe d’ironie :


« Alors pourquoi tu m’as dit ton prénom si tu veux pas que je t’appelle par ce dernier ? »

La deuxième année poussa un long soupir à la fin de sa phrase. Vraiment les gens étaient parfois bizarres dans la vie. Ambre l’était probablement aussi, elle le savait, mais parfois elle se sentait bien en dessous de certains dans cette « discipline ». Sentant la fatigue revenir, Ambre bailla, reprit sa baguette et la rangea dans son sac, ignorant l’autre fille et le faisant assez rapidement. Une fois que cela fût fait, elle se remit contre l’arbre pour continuer sa sieste. Elle ferma les yeux. Mais, n’entendant pas les pas de son interlocutrice, elle les rouvrit.

La jeune fille était toujours là, devant elle. N’avait-elle pas compris qu’Ambre voulait être seule pour pouvoir dormir calmement, sans avoir quelqu’un en face d’elle la regardant dormir ? Elle ouvrit la bouche pour lui faire la remarque mais elle fut brusquement coupée par la jeune fille…



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