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Sous les étoiles  Privé 



Talonné de près par son impérieuse panthère des neiges dont le regard perçant se posait sur toute chose avec intensité, Andrew s’arrêta près de la préfète-en-chef, debout entre les tables de Gryffondor et de Serdaigle. Il observa brièvement ses traits puis lui offrit son sourire le plus aimable ; une marque de bienveillance qui signifiait peu de choses par rapport à l’admiration certaine que le directeur éprouvait à l’égard de cette enfant. Triompher d’un loup-garou et surtout s’attirer le respect des centaures de la Forêt Interdite n’étaient pas choses aisées, même pour un adulte ; alors pour une enfant de seulement treize ans… cela relevait nécessairement de l’extraordinaire.

Andrew n’avait pas caché son étonnement en apprenant les détails de cette incroyable épopée. Mais maintenant qu’il en tenait l’héroïne à portée de regard, il comprenait. Il y avait beaucoup de détermination au fond de ces yeux bleus pour peu qu’on sache écarter la timidité que devait susciter cette rencontre importune.

Grimmey, dont les yeux globuleux bondissaient d’un visage à l’autre, s’éclaircit la voix et après un moment d’hésitation gêné demanda :


« Grimmey peut-il faire quelque chose pour monsieur ? »

Andrew tourna vers lui un visage amusé. Au travers d’une nouvelle projection mentale rendue sourde aux oreilles de la préfète-en-chef, il lui rappela que deux élèves devaient, en ce moment même, être en train de rejoindre la tour de divination pour le rencontrer. Le visage flétri de Grimmey s’éclaira aussitôt comme s’il venait de se rappeler quelque chose de particulièrement exaltant.

« Oui-oui monsieur ! Grimmey avait oublié monsieur ! répondit-il. Mademoiselle… (Il s’inclina.) »

Grimmey s’inclina une seconde fois, face à Andrew cette fois, et tourna les talons vers la sortie. Andrew le regarda se précipiter vers le grand escalier comme si les chiens de l’enfer étaient à ses trousses. Nul doute que si un son avait eu la capacité de s’extraire de sa gorge à cet instant, c’est un rire qui en serait sorti. Mais pressé par le temps qui continuait inexorablement de tourner, Andrew reporta son attention sur la petite Koter qui n’avait vraisemblablement pas bougé d’un iota sur sa droite.

D’un geste de la main, il l’invita à marcher à ses côtés tandis qu’il agençait un premier pas vers la sortie.

Ensemble, ils s’engouffrèrent dans la nuit noire qui pesait dehors. Loin au-dessus de leur tête, le ciel présentait un profil étonnant où quelques rares étoiles scintillantes se disputaient une place réduite aux côtés de grosses masses nuageuses sombres et menaçantes. Même au cœur de cette fraîche nuit de Septembre, les yeux de Salama brillaient dans l’obscurité et troublaient encore un peu plus les regards qui osaient se poser sur elle.

Andrew s’était jusque-là bien gardé de projeter son esprit vers son invitée. Il s’y risqua toutefois en atteignant le haut d’un escarpement qui, au grand jour, permettait d’embrasser du regard la totalité du parc, l’étendu du lac et la lisière de la Forêt Interdite, mais qui ce soir n’offrait qu’un horizon constellé d’ombres inquiétantes.


* Auriez-vous l’amabilité de sortir votre baguette miss Koter et de nous offrir un peu de lumière je vous prie ? *

Tandis qu’il émettait cette requête, il appela à lui sa panthère des neiges et plaça au travers de sa gueule entrouverte le collier qui rechignait habituellement à quitter son cou. Il s’agissait d’une simple ficelle tressée à partir de cheveux blonds, presque blancs, qui avaient l’étonnante propriété de refléter la lumière des étoiles quand elle n’était pas voilée, comme c’était le cas cette nuit-là.

* Va. *

Se redressant, Andrew fourra ses mains au fond de ses poches. Il plissa les yeux en direction de la Forêt Interdite (ou plutôt de la muraille noire dessinée par le contour des arbres à travers laquelle la silhouette de Salama se volatilisa en courant.) Andrew souriait toujours, convaincu du bien-fondé de ce qu’il s’apprêtait à faire.

Au loin, un cor aigu déchira soudainement le silence comme pour annoncer l’arrivée d’une puissante armée. Ce qui s’avéra être le cas, quelques minutes plus tard, lorsque la terre se mit à trembler sous les pieds des deux sorciers et qu’une multitude de silhouettes jaillirent de la Forêt Interdite en martelant le sol de leurs gros sabots.

Sous les étoiles  Privé 

Le nouveau directeur, suivi de sa panthère, s'approcha de Madeleine. C'était quand même un petit peu impressionnant à voir. Le cortège s'arrêta devant la troisième année. Mr Gardner regarda longuement la Gryffondor. Celle-ci soutint son regard, en essayant de ne pas laisser voir sa curiosité. Que pouvait bien lui vouloir ce directeur, alors qu'il y a une heure, elle n'avait jamais entendu parler de lui ? Madeleine, n'ayant rien d'autre à faire, se contenta de s'adonner à la même activité que son interlocuteur (qui ne s'était pas beaucoup comporté comme tel pour le moment) : le dévisager.

Soudain, une voix retentit, interrompant les examens réciproques des deux protagonistes.


« Grimmey peut-il faire quelque chose pour monsieur ? »

Madeleine ne l'avait même pas vu approcher. Elle détourna son regard vers lui. L'elfe s'était posté entre les deux, un peu désaxé.

Le directeur regardait maintenant son elfe et le silence se réinstalla dans la Grande Salle. La préfète se retrouva dans la position qu'occupait Grimmey quelques instants plus tôt. Celle de témoin qui ne sait que faire. Alors, elle ne fit rien. Finalement, l'elfe reprit la parole :


« Oui-oui monsieur ! Grimmey avait oublié monsieur ! Mademoiselle… »

Il s'inclina devant Madeleine qui lui adressa un hochement de tête poli et un sourire, puis, s'inclina devant mr Gardner avant de sortir.

Le directeur fit signe à Madeleine de le suivre puis se dirigea lui-même vers la sortie. N'émettant pas un son, la préfète lui emboîta le pas. Où allait-il la conduire ? Le bureau du directeur était ravagé depuis l'an dernier, ce n'était un secret pour personne, à moins qu'il ait été reconstruit pendant l'été. Mais dans ce cas, Madeleine supposait, qu'en tant que préfète, elle serait au courant.

Le duo traversa le hall d'entrée et finalement, franchit les grandes portes d'entrée. Le parc ? Donc, ce ne serait pas aujourd'hui que la Gryffondor découvrirait une nouvelle pièce secrète dans le château. En plus, depuis sa mésaventure nocturne dans la Forêt Interdite, Madeleine n'aimait pas trop traîner à l'extérieur du château une fois la nuit tombée. Et comme, dans la théorie, c'était interdit, ça l'arrangeait bien.

Le directeur l'entraîna dans le parc sombre, ils arrivèrent en haut d'une côte. C'était un magnifique point de vue, en journée, sur tout le territoire de l'école. A cette heure-ci, la jeune fille ne pouvait que distinguer des ombres mouvantes en contrebas, de plusieurs teintes. Au loin, la masse la plus sombre était, elle le savait, la Forêt Interdite. Elle n'avait pas du tout envie de s'en approcher, et encore moins d'y entrer. Heureusement, mr Gardner s'arrêta et s'adressa à Madeleine, de sa façon si particulière:


* Auriez-vous l’amabilité de sortir votre baguette miss Koter et de nous offrir un peu de lumière je vous prie ? *

La préfète ne se fit pas prier, elle répondit prestement :

« Bien sûr. »

Elle sortit son mince bâton de bois et incanta :

« Lumos. »

L’extrémité de sa baguette s'alluma, projetant un halo doré tout juste suffisant pour éclairer le petit groupe. Elle trouva le directeur afféré avec sa panthère. Finalement, celle-ci partit dans la nuit, emportant dans sa gueule un objet que Madeleine n'eut pas le temps de voir distinctement.

Les sorciers attendirent un moment, perché au sommet de leur colline quand tout à coup un bruit, que Madeleine supposa être celui d'un cor retentit. La troisième année n'en avait jamais entendu mais c'était ce qui lui semblait être le plus probable. L'attente reprit. Quelques minutes plus tard, le sol se mit à trembler et des silhouettes obscures (comme tout le reste en somme) sortirent de la Forêt Interdite.

Madeleine fit alors le rapprochement : la dernière fois qu'elle avait ressenti de telles secousses, c'était lors de la fameuse Nuit, à l'approche des...


« Des centaures ? » s'enquit la demoiselle, à haute voix.

La dernière fois (et aussi la première) qu'elle en avait rencontré, ils n'avaient pas pris la politesse d'annoncer leur venue. A pardon, si, ça lui revenait maintenant. Par une flèche plantée entre les deux pieds d'Elaya, la Serpentard qui accompagnait Madeleine. Depuis, celle-ci avait disparu. Une rumeur obscure à propos d'un accident durant lequel elle-même et son cousin auraient perdu la vie courait dans le château. La troisième année préférait croire que leurs parents les avaient retirés de l'école, comme c'était le cas pour bon nombre d'élèves depuis que le château était secoué par les scandales.

A l'issue de son entretien avec les centaures, au cours duquel, ils avaient d'abord cherché à la tuer, puis à la sauver, Madeleine avait été reconnue "amie des centaures", et on lui avait symboliquement remis une mèche de cheveux du centaure qui était mort pendant qu'elle le défendait. Depuis, la demoiselle gardait précieusement cette mèche, soigneusement enroulée et enfermée dans une médaille. Elle ne savait pas vraiment ce que ce titre impliquait, seulement qu'il était très rare qu'un sorcier l'obtienne (ce qui ne l'aidait pas à savoir ce qu'il impliquait) et elle avait supposé que du coup, si il lui arrivait de remettre les pieds sur le territoire des centaures, ils ne s'entêteraient pas à vouloir la cribler de flèches.

Peut-être en saurait-elle plus à l'issue de cette soirée...

Griffes et Crocs, Griffes et Cœur, Gryff vainqueurs !
Gryffondor du mois en 01/2013, 06/2014, 12/2014 et 03/2015 - Elève du mois de Juin 2014 et Mars 2015

Sous les étoiles  Privé 

1.


La baguette de Madeleine Koter éclairait le visage d’Andrew d’une douce lueur dorée. Ses yeux plissés suivaient sans ciller la progression des silhouettes noires en contrebas. Marcher tous ensemble comme un seul… La devise trottait encore dans un coin de sa tête et ne trouvait meilleur écho que dans cette merveille de coordination qu’offraient à contempler les déplacements de ces dizaines de centaures.


« Des centaures ? l’interrogea la préfète de Gryffondor. »

Andrew sourcilla en tournant son regard vers elle. Avait-elle déjà oublié ses propres aventures dans la Forêt Interdite pour ne pas avoir la certitude de reconnaître le martellement caractéristique des centaures ? Andrew supposa que non. Sa question était donc forcément rhétorique. Il se contenta par conséquent d’hocher la tête, un sourire feutré aux lèvres.

Après une courte attente, les silhouettes noires des centaures s’éclaircirent et s’enrichirent de nombreux détails à l’approche du halo de lumière soutenu par Madeleine Koter. Il y avait là des hommes et des femmes. Des enfants et des vieillards. Des artisans (on les reconnaissait aux nombreux bijoux qu’ils portaient sur eux) et des guerriers (identifiables à leur carrure et à leur arc.) Le groupe s’arrêta au poing levé du premier d’entre eux. Il s’agissait d’un grand centaure au pelage noir et aux yeux si sombres qu’ils lui donnaient un air féroce. Une profonde cicatrice lui barrait le torse. Le centaure avança seul, une lance à la main. Il s’arrêta brièvement pour jeter un regard mystérieux sur Madeleine Koter puis il se tourna complètement vers Andrew qui était resté de marbre. S’en suivit un long silence, pénétrant, glaçant, durant lequel les deux se regardèrent en oubliant tout ce qui pouvait se trouver autour d’eux.


« Tu as maigri, finit par déclarer le centaure de sa voix pesante. »

Andrew balaya ses épaules massives du regard en projetant son esprit tout autour de lui. De sorte que tout le monde put l’entendre, y compris Madeleine.

* Je n’irais pas jusqu’à dire que tu as grossi, mais la dernière fois tu pouvais encore passer les portes du château. *

Andrew se fendit d’un sourire qui ne tarda pas à contaminer le visage du centaure. Ce-dernier éclata finalement d’un rire bruyant, rapidement imité par plusieurs centaures dans l’assistance.

* Miss Koter, permettez-moi de vous présenter Cain. Un vieil ami si je puis dire. Il est celui qui a succédé à Magorian. Cain, Madelei… *

« Je sais qui elle est, l’interrompit Cain. »

Malgré ses airs de brut épaisse, Cain offrit à Madeleine un sourire plus doux que celui de bien des hommes. Il abaissa très légèrement la tête en guise de salutation. Au même moment un centaure au teint olivâtre se porta au premier rang de l’assistance. Dale, le fils de Magorian, tourna toute son attention vers Madeleine.

* Est-elle avec toi ? *

Cette fois, Cain fut le seul à percevoir les pensées d’Andrew. Il opina du chef et s’écarta après avoir planté sa lance dans le sol. L’assistance se fendit en deux pour laisser un centaure femelle s’avancer difficilement sur l’escarpement, talonné de près par Salama. Ses traits ramollis, sa maigreur, et ses longs cheveux blancs indiquaient un âge avancé. Ses paupières se soulevèrent et révélèrent deux globes laiteux, pour ainsi dire vidés de leur âme. Cain et Dale se portèrent à ses côtés pour l’aider à atteindre son but malgré le poids d’innombrables années qui pesait sur ses épaules.

Soudain, le néant régurgita une voix mélodieuse qui percuta les seuls esprits de Madeleine et d’Andrew.


* Si on m’avait dit que je vivrais assez longtemps pour voir un tel évènement se produire, je n’y aurais probablement pas cru. *

Sous les étoiles  Privé 

Madeleine ne quittait pas des yeux la masse sombre toujours grandissante qui sortait de la Forêt Interdite. Néanmoins, dans la lueur de sa baguette (à force de rester immobile comme ça, ils étaient des proies parfaites, si elle se réveillait couverte de piqûres le lendemain, elle saurait pourquoi), elle aperçut du coin de l'oeil un mouvement de la part du directeur. La demoiselle lui jeta un coup d'oeil rapide, un peu comme les moldus dans leur voiture, quand ils regardent dans leurs rétros, dans la volonté de ne rien louper du spectacle qui se déroulait devant elle.

Mr Gardner souriait. Bon, ce n'était pas un grand sourire, pas comme celui qui vient de se taper une bonne barre, mais un sourire de politesse. Il avait hoché la tête en réponse à Madeleine, confirmant ce dont elle avait finalement la certitude : c'était bien le troupeau de centaures de Poudlard au complet qui s'était déplacé ce soir, délaissant le territoire qu'ils défendaient avec tant d'ardeur sur la simple demande du nouveau directeur de l'école.

Le troupeau s'approchait maintenant, tranquillement. Des centaures de tout âge et de tout sexe, du tout petit encore maladroit sur ses quatre pattes qui tient la main de sa mère, aux doyens maigrichons aux cheveux décolorés par l'âge et aux visages ravagés de rides. Le statut social et le rôle occupé par chacun d'eux dans leur société se devinait à ce qu'il portait. Leur société. C'était bien cela. Madeleine avait sous ses yeux la représentation complète de l'organisation interne de la société des centaures.

Soudain un poing tendu vers le ciel se détacha au-dessus du troupeau et celui-ci stoppa immédiatement son avancée. Le propriétaire du poing s'avança, se détachant de ses congénères. Sa robe était d'un noir d'ébène et il avait des yeux troublants. Madeleine supposa que cette impression n'était dû qu'au manque de luminosité ou à l'orientation de la source de lumière vis-à-vis du centaure mais cette explication ne la satisfaisait pas vraiment. Ses yeux étaient noirs, vraiment noirs, tout ce qu'il y a de plus noir, c'était un noir si profond qu'il ne permettait même pas de distinguer avec certitude si le centaure avait de véritables pupilles ou des trous noirs à leur place. C'en était effrayant. Ce sentiment était d'autant plus accentué par la grande et profonde cicatrice qui lui barrait le torse, bien en vu. Il tenait une lance à la main.

Le centaure s'approcha, marqua une légère pause pour braquer ses deux trous noirs sur Madeleine, qui n'en menait pas large. Elle ne connaissait pas ce centaure, et elle était bien contente que leur première rencontre se déroule dans ces conditions, en toute amitié, avec le directeur à ses côtés.

La créature se détourna de la préfète pour dévisager le directeur. Celui-ci fit de même. Le silence s'installa. De temps à autre, un léger bruit de sabots, ou les hennissements-braillements (comment est-on censé appelé cela?) vite étouffé d'un bébé centaure s'élevaient du troupeau figé.


« Tu as maigri »
prononça finalement le centaure.

* Je n’irais pas jusqu’à dire que tu as grossi, mais la dernière fois tu pouvais encore passer les portes du château. * répondit le directeur de sa façon si particulière de s'exprimer.

Le centaure sourit puis éclata de rire. Ainsi, ils se connaissaient. Le directeur était-il lui aussi un ami des centaures ?

* Miss Koter, permettez-moi de vous présenter Cain. Un vieil ami si je puis dire. Il est celui qui a succédé à Magorian. Cain, Madelei… *

« Je sais qui elle est »

Et bah voilà, l'ambiance qui s'était un peu détendue est redevenue glaciale à cause de la grosse voix grave du centaure. Néanmoins, cette froideur n'eut pas le temps de s'installer. Le dénommé Cain se tourna vers Madeleine, la salua d'un léger signe de tête et lui adressa un sourire d'une grande douceur, qui contrastait avec son aspect sérieux et autoritaire. La Gryffone lui sourit en retour et le salua de la même façon.

C'est alors que Dale se fraya un passage jusqu'au premier rang. Le fils de Magorian, celui qui l'avait nommé amie des centaures en guise de remerciements pour avoir tenter vainement de sauver le chef de la tribut. Il braqua son regard sur Madeleine. Celle-ci le salua d'un signe de tête et, quoique pas très à l'aise face au masque impénétrable qu'arborait presque toujours le centaure, soutint son regard.

Son attention fut malgré tout vite déviée par un mouvement de la part du troupeau de centaures. Le groupe se divisa, formant une allée bientôt emprunté par l'un d'eux. C'était une femme. Elle avait des cheveux blancs comme la neige et la peau marquée par de profondes rides. Ses os se devinaient sous sa peau. C'était probablement la doyenne du troupeau.

Elle s'avança tranquillement, puis soudain, ouvrit les yeux, révélant deux globes entièrement blancs. Elle était aveugle, comprit Madeleine.

La centaure termina sa marche, aidé de Dale et Cain. C'est alors qu'une voix retentit dans la tête de Madeleine, de la même façon que quand mr Gardner s'exprimait :


* Si on m’avait dit que je vivrais assez longtemps pour voir un tel évènement se produire, je n’y aurais probablement pas cru. *

Aveugle, muette. Pauvre vieille centaure. Mais la voix était mélodieuse, et le ton utilisé laissait entendre que ce fameux événement (que Madeleine ne comprenait pas encore entièrement), n'était pas pour lui déplaire.

La demoiselle ne dit rien, mais tourna son regard vers son nouveau directeur, attendant la suite des événements, en espérant qu'elle comprendrait quel était le but de la manœuvre.

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