Parc

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Ancien sorcier  

Il faut souffrir pour être belle  PV 

Melissandre d'Errasium était particulière à bien des égards.
Tout d'abord, elle avait horreur de la pauvreté. Malheureusement pour elle, sa maison avait était une cabane en ruine pendant neuf ans.
Ensuite, elle haïssait le mauvais temps. Malheureusement pour elle, il n'y avait que ça en Angleterre.
Et troisièmement, elle ne pouvait passer une journée sans se faire adoucir la peau avec de l'argile (oui parce que elle avait entendu dire par une moldue de sa classe, en primaire, que l'argile était bon pour le corps). Malheureusement pour elle, il n'y avait ni argile, ni magasin vendant de l'argile dans le coin. C'est ainsi qu'elle en était venue à errer dans le parc, sa cape frileusement resserrée autour de ses épaules minces, à la recherche de se qui ressemblait le plus à de l'argile : à savoir, de la boue.
Munie d'une boite en plastique - récipient moldu très pratique - et d'une cuillère en or, piquée dans la grande salle, Mel déambulait donc dans le parc, regardant de tous côtés dans l'espoir d'apercevoir sa précieuse boue.


*Mais enfin, ça ne devrait pas être trop compliqué, vu le temps qu'il fait par ici...*


Plongée dans ses pensées, elle mit quelques instants avant de réaliser qu'une montagne de boue se tenait sur sa gauche, sous un chêne imposant. Fébrile, la première année se précipita dessus... Au sens propre comme au figuré. En effet, une racine traîtresse s'était interposée entre ses pieds et le sol et puis l’apesanteur avait fait son boulot, la précipitant tête la première dans la gadoue. Au moins elle l'a, son masque adoucissant pour la peau. Légèrement sous le choc, Melissandre resta figée dans la boue pendant quelques secondes avant de songer à se relever. Mais visiblement, ses pieds refusaient de lui obéir. Ils restaient résolument fixés au sol. La jeune fille tira de toutes ses forces, les larmes lui montant aux yeux mais rien à faire : ils refusaient de coopérer. Elle commença à paniquer : et si elle était subitement devenue paralysée ? Levant brusquement sa tête, qu'elle tordit de manière à pouvoir observer ses pieds, lui donnant une allure aussi distinguée que celle d'un troll, elle constata que si ses pieds étaient devenus subitement aussi rebelles c'était à cause d'une racine qui les emprisonnaient. Serrée autour de ses pauvres petits pieds douloureux, la racine semblait la défier de se libérer de son emprise démoniaque. Malheureusement, il n'y avait rien à faire. Du moins seule, elle n'y parviendrait pas. Cependant, fière comme elle l'était, Melissandre aurait préféré mourir plutôt qu'on la surprenne dans cette position là. C'est à cet instant précis qu'un bruit de pas se fit entendre.
Des pas qui se rapprochaient dangereusement. Retenant son souffle, la jeune gryffondor pria, contre toute vraisemblance, pour qu'on ne la remarque pas.

Il faut souffrir pour être belle  PV 

Dylan était contraint et forcé de ... ne rien faire. Dit comme ça, ça semble un peu tiré par les cheveux mais il n'avait vraiment rien à faire en cette après-midi. Plusieurs des ses professeurs étaient parti à une conférence ou quelque chose dans le genre du coup, il n'avait pas cours de l'après-midi. Cela ne dérangeait pas trop le jeune homme qui trouvait plutôt agréable d'avoir un peu de temps libre pour lui mais seul problème : que faire ? Dylan avait déjà travaillé sur tout ses devoirs et ne savait plus trop quoi faire pour passer le temps. Qui plus est, il était livré à lui-même puisque les quelques personnes qu'il connaissait avaient cours, elles. Ainsi donc Dylan avait commencé l'après-midi par aller se poser dans son lit pour digérer son très bon repas qu'il avait englouti le midi même. Il avait passé une bonne heure à rester sur son lit, à feuilleter quelques livres sur ses matières, à relire ses devoirs et à lire deux trois livres trouvés totalement au hasard dans la bibliothèque du château. * Quel ennui ... * commençais à se dire le jeune garçon. Il n'avait plus rien à faire et puis il commençait à saturer avec tout ces devoirs et cette scolarité maladive, il serait peut-être temps pour lui de faire autre chose et de s'aérer l'esprit. Le temps était plutôt clément aujourd'hui, il faisait bon et le soleil réchauffait la planète même s'il se cachait parfois derrière quelques nuages. Il serait donc bon d'aller prendre l'air dehors et d'aller se promener dans le parc. N'ayant vraiment aucune activité plus intéressante à faire, Dylan se leva donc de son lit et prit la direction du parc, quelque peu déprimé et peu motivé pour le reste de la journée.

Après avoir traversé les longs couloirs qui le séparaient du parc et descendu les nombreux étages du châteaux, Dylan commençait déjà à avoir mal aux jambes. * Non mais c'pas humain d'avoir un si grand château ! * soupira-t-il. Même si ses jambes le faisaient un petit peu souffrir - pauvre petit être sans défense - il finit par se retrouver à l'extérieur et l'air pur ainsi que la chaleur extérieure lui remontèrent un peu le moral et le firent quelque peu sourire. Respirant à plein poumons, il observait l'immensité du parc ou personne ne se trouvait à cette heure-là ce qui rendait le paysage encore plus merveilleux. Dylan adorait le parc, il était vrai que c'était un endroit fort appréciable pour se détendre après une bonne journée de cours et le coucher de soleil était bien souvent au rendez-vous pour un spectacle des plus fantastique. Marchant de ci, de là dans le parc, profitant du chants des quelques oiseaux et de la brise fraîche du vent qui venait décoiffer sa petite tête blonde, Dylan arpentait le parc sans trop savoir où aller : il profitait simplement du moment présent. Ses pas le conduisirent près de l'endroit " dangereux " du parc. C'était par là que jonchait ronces, racines et où le sol était plus boueux que nul par ailleurs. Bien qu'il pleuve de temps à autre, l'herbe du parc ne trouvait jamais trop de boue en son sein mais ici, c'était presque monnaie courante. Il ne s'approcha donc pas trop de cet endroit et y resta au abords pendant un petit moment avant d'apercevoir ce qui ne semblait pas être une racine ou autre. Comme Dylan était à Poudlard depuis quelque temps déjà, il n'eût pas trop de mal à reconnaître la couleur rouge qui tranchait avec la boue tout autour. * Qu'est-ce-que c'est que ça ? * se demanda-t-il alors. Perplexe, il prit la direction de ce qui semblait être une personne tout en faisant bien attention de mettre les pieds où il fallait. Une fois arrivé un peu plus près, il distingua le visage d'une jeune fille, couverte de boue de la tête au pied. Circonspect, Dylan lui demanda alors :

" Euh, ça va ? Qu'est-ce-que tu fais ici ? C'est pas vraiment le meilleur endroit du parc pour faire une sieste à même le sol !", avait-il dit à la personne qu'il identifiait comme étant une jeune fille de sa maison.

L'inconnue ne rétorqua pas tout de suite mais elle gigota plutôt dans tout les sens pour montrer à Dylan qu'elle était coincée. *Oh je vois ... * comprit Dylan. Il venait de voir les racines qui entouraient les jambes de la jeune inconnue et qui l'empêchait de se relever. Elles semblaient plutôt récentes et assez résistante. Dylan ne pourrait certainement pas les déraciner à la main. Fort heureusement pour la jeune demoiselle en détresse, Dylan connaissait maintenant quelque sortilèges qui lui étaient parfois utile. En l’occurrence, le sortilège Lashlabask ferait parfaitement l'affaire. Il prit donc sa baguette ce qui sembla effrayer d'autant plus la jeune fille mais Dylan la rassura en lui expliquant que c'est les racines qu'il visait, pas elle. Affichant un air peu confiant, la jeune inconnue lui fit quand même signe de la tête pour signaler son approbation.Baguette en main, le jeune homme se plaça donc de sorte à ce qu'il ait bien en ligne de mire les racines et lança son sortilège tout en se concentrant un maximum pour éviter de trop toucher les jambes de la jeune fille, fermement accrochée autour des racines.

Une fois la formule prononcée, la baguette de Dylan se mit à s'illuminer pour envoyer le sortilège en plein sur les racines qui craquèrent sur le coup. La précision du sort était satisfaisante même si la jeune demoiselle avait tout de même poussé un petit cri, probablement dû au fait qu'elle avait du ressentir un petit picotement au moment de l'opération. Rangeant sa baguette fièrement, Dylan tendit la main à la jeune fille qui, toujours couverte de boue, se releva en poussant un soupir de soulagement. Elle se frottait la jambe à l'endroit ou elle avait été emprisonnée par les racines et Dylan se présenta alors, de façon très amicale :

" Il faudra quand même m'expliquer pourquoi tu étais dans la boue, hein, c'est pas très normal tout ça ! Moi c'est Dylan au fait ! Et toi ? "

Il avait posé la question de la façon la plus gentille qui soit, de façon à ne pas trop effrayer la jeune fille. Même si elle avait froncée les sourcils lorsque Dylan lui avait dit que ce n'était pas normal, il sentait bien qu'elle rigolait intérieurement et que les deux jeunes gens allaient bien s'entendre. Il proposa à la jeune fille de retourner un peu plus vers des endroits " verdâtres" ce qu'elle accepta promptement. Sur le chemin, Dylan attendait les explications de l'inconnue, parce qu'il se demandait vraiment comment elle s'était retrouvée dans cette situation.

Gryffondor du mois d'octobre 2015
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Ancien sorcier  

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En entendant les pas se rapprocher, Melissandre s'était crispée, le cœur battant à tout rompre. Dans sa position actuelle, il lui était impossible de saisir sa baguette magique, qui gisait à quelques mètres d'elle, ce qui la rendait particulièrement vulnérable. Priant pour qu'il ne s'agisse pas d'un Serpentard - elle avait toujours un peu craints les élèves de cette maison bien qu'ils ne soient pas réellement méchants, elle avait entendu de telles rumeurs à leurs sujets qu'il lui arrivait d'en faire des cauchemars la nuit - la jeune fille ne put qu'attendre, l'angoisse au ventre, ce qui allait lui arriver.
Soudain, elle vit des pieds apparaître. Mel souleva sa tête non sans difficultés afin de connaître l'identité du nouvel arrivant.
Celui-ci était tout juste plus grand qu'elle, arborant une expression sympathique. Elle se souvint avec soulagement qu'elle l'avait déjà croisé en salle commune.



* Un Gryffondor, c'est déjà ça *


N'empêche, sa situation restait précaire. Et ça c'est un euphémisme : la gamine est couverte de boue des pieds à la tête, immobilisée au sol, sans baguette pour se défendre et sa situation est juste "précaire' ? Et honteuse.
Après-tout, n'était-ce pas elle qui ne pouvait sortir sans avoir vérifié une centaine de fois au préalable que tout était parfait, de son visage à ses chaussures en passant par ses cheveux légèrement ondulés ?
À présent, elle ne devait sûrement ressembler à rien avec toute cette boue qui la recouvrait. Si, à un troll.
Le Gryffondor prit la parole :


"
"Euh, ça va ?"


Eh oui elle pète la forme, tu ne vois pas ? Elle se contenta de le regarder sans rien dire.

"Qu'est-ce-que tu fais ici ?"


Elle s’adoucit la peau. Non mais il en a de ces questions, le gamin ! Elle se contenta encore une fois de le regarder sans rien dire.

"C'est pas vraiment le meilleur endroit du parc pour faire une sieste à même le sol !"


Non tu crois ? C'est étonnant ça... Elle se contenta une nouvelle fois de le regarder sans rien dire. Puis, prise de pitié subite elle lui fit un petit signe de tête pour désigner ses pieds... Ah tient, elle est fétichiste des pieds ? Ça devrait ajouter un petit peu de piquant à sa vie si ennuyeuse...... et la racine qui les emprisonnait. Ah zut, en fait non : elle est vraiment une gamine ennuyeuse. Aussitôt, le garçon sortit sa baguette magique. Les yeux écarquillés, Mel crut que sa dernière heure heure était venue. Elle n'avait même pas rédigé de testament ! Mais bon, d'un côté elle n'avait rien à léguer. Mais finalement, il se contenta de casser la méchante racine à l'aide d'un sortilège bien lancé. De surprise, Melissandre poussa un petit cris. C'est ça, continue de jouer à la demoiselle effarouchée, c'est très amusant, on se bidonne tous. Vous non ? Quel dommage c'est pourtant mon cas. Eh oui, je suis un narrateur qui a le rire facile, c'est mon droit non ? Il lui tendit la main. Elle hésita un instant, imaginant sa réaction si elle ignorait la main tendue, mais consentit à la saisir pour pouvoir se relever. Trop de générosité en elle. Y a pas à dire. La jambe légèrement douloureuse, elle la frotta légèrement Wouhou on se calme jeune fille. Tu n'as que onze ans quand même... Rompant ce moment de grâce, son sauveur parla de nouveau :

"Il faudra quand même m'expliquer pourquoi tu étais dans la boue, hein, c'est pas très normal tout ça ! Moi c'est Dylan au fait ! Et toi ?"

Elle hésita un instant, réfléchissant à ce qu'elle pouvait répondre. Elle ne pouvait décemment pas révéler qu'elle s'était retrouvée par terre car à la base elle voulait simplement mettre de la boue dans sa boite, à l'aide d'une petite cuillère, afin d'en tartiner sur son visage lorsqu'elle serait seule dans le but de faire ressortir l'éclat de sa peau ? Si fais-le ! Ça sera tellement épique... Non, décidément, c'était au-dessus de ses forces. Si encore, il avait été une fille, il - elle - aurai pu comprendre, mais là... Elle risquait de ruiner sa réputation à Poudlard pour les sept longues années à venir.
Pourtant, si Melissandre avait une qualité, c'était bien la franchise. Cependant, elle allait devoir la mettre de côté, pour la bonne cause.


"Enchantée, Dylan, je m'appelle Melissandre - mais tu peux m’appeler Mel, c'est plus court. Euuuh pour tout à l'heure... je... je "(elle commença légèrement à paniquer. Comment les gens s'y prenaient-ils pour inventer des mensonges ? On ne lui avait jamais appris)"... je me promenais... oui voilà, je me promenais... et voilà je suis euh... tombée."


Je propose de faire une minute de silence en honneur du premier mensonge de sa vie. Si crédible, soit dit en passant.


"Et toi, qu'est-ce qui t'amènes ici, dans le parc ?"


Elle avait décidé de changer subtilement de sujet. Hein ? Subtilement ? Son mensonge l'avait fait rougir et elle espérait qu'il ne s’en apercevrait pas.

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Enchantée, Dylan, je m'appelle Melissandre - mais tu peux m’appeler Mel, c'est plus court. Euuuh pour tout à l'heure... je... je ... je me promenais... oui voilà, je me promenais... et voilà je suis euh... tombée.

Tombée ? La réponse semblait quelque peu évasive et un petit peu maladroite. Ce qui, il faut bien le dire, rendait Dylan perplexe. Il n'avait vraiment fait de rencontres de la sorte mais pour une première, c'était une première ! Mais l'idée qu'il ait sauvée cette pauvre jeune Melissandre le faisait rire, on aurait presque pu dire que c'était son prince charmant. Mais ils n'en étaient pas encore là, il fallait déjà que les deux jeunes gens apprennent un peu mieux à se connaître et surtout à éclairci l'affaire de la boue. Parce que oui, on peut vraiment dire que c'était un peu bizarre comme rencontre. Néanmoins, le jeune Dylan trouvait cela plutôt drôle et il ne pouvait s'empêcher de rigoler à pleine dents. Peut-être Mélissandre l'avait-elle remarquée puisqu'elle semblait avoir un regard un peu méchant envers le jeune homme. Il espérait qu'elle ne pensait pas qu'il se moquait d'elle puisque ce n'était pas du tout le cas. Il se demandait en fait comment l'univers était régis et de quelles façons les rencontres arrivaient-elles, si c'était simplement le fruit du hasard ou quelque chose qui était écrit. Après tout, s'il n'avait pas décidé d'aller prendre l'air, il ne serait jamais tombé sur Mélissandre. L'univers est bien étrange parfois. Enfin, c'est sa jeune amie qui le tira de ses pensées en lui demandant ce qu'il l'amenait dans le parc. Eh bien rein de bien précis, il s'ennuyait simplement comme un rat mort et voulait prendre l'air. C'était aussi simple que ça et la réponse serait quelque peu bateau mais c'est ainsi que commençaient toutes les relations après tout. Il cru donc bon de lui répondre le plus simplement possible :

" Eh bien moi j'avais besoin de m'aérer l'esprit, c'est fou comme ce château me donne le cafard parfois ! " avait-il répondu amicalement et souriant de plus belle. Il s'était lancé dans quelques explications de sa venue au parc et de sa journée à lui avant de se rendre compte que Mélissandre était encore couverte de boue. De façon altruiste, il proposa alors à Mélissandre : " Mais on devrait peut-être trouver un moyen de te nettoyer un peu, la boue, c'est pas forcément la chose la plus agréable tu sais. Attend moi donc ici, je reviens !"

Tout en terminant sa phrase il avait pointé du doigt un banc de pierre qui n'était pas si loin et qui offrait une vue imprenable sur les paysages que le parc avait à offrir. Il avait laissé Mélissandre en plan comme cela mais il allait bien entendu revenir. Il était simplement parti chercher une serviette et un T-shirt pour la jeune fille afin qu'elle puisse se changer et se sentir un peu plus à l'aise. Il avait fallu un peu de temps au jeune Dylan pour gravir tous les étages du château afin d'arriver en salle commune des Gryffondor pour pouvoir ensuite accéder au dortoirs où il avait trouvé ce qu'il était venu chercher ; un T-shirt - de garçon mais il n'avait que cela - et une serviette qui était encore chaude puisqu'elle séchait sur le poêle. Courant comme un éclair il redescendit les nombreux étage quatre à quatre et manqua de trébucher à plusieurs reprises. Essoufflé, il avait rejoins Mélissandre qui n'avait pas bougé d'un pouce, aussi bizarre que cela puisse paraître. Cette dernière semblait contente de le revoir et c'est complètement en sueur qu'il tendit les objets récupérés à Mélissandre :

" Tiens, tu pourras te changer ... vite ... fait ... Histoire de ne .. pas .. rester comme ça .." avait-il articulé du mieux que possible.

Dylan était épuisé et indiqua à la jeune fille qu'il allait s'asseoir sur le banc pour reprendre son souffle et essayer de se reposer un petit peu. Autant d'escaliers en si peu de temps, on peut appeler cela un exploit miraculeux. Mélissandre était allé se changer il ne sait trop où, lui avait les deux bras et la tête posée sur ses derniers tout en respirant fortement. Ce n'est que quelques instants plus tard qu'elle avait réapparue affublé du T-shirt de Dylan, trop grand pour elle. Mais au moins, on pouvait maintenant voir son joli visage de jeune fille et ses beaux yeux bleus dans lequel Dylan s'était plongé. S'asseyant elle aussi au banc en face de Dylan, elle déposa la serviette sale sur la table en pierre et Dylan lui demanda alors :

" Bon, sérieusement, qu'est ce que tu faisais là bas ? Moi j'men fiche, tu peux me le dire hein tu sais !"

Il était d'une nature très gentille comme garçon et il aimait bien la jeune fille qui se tenait en face de lui alors il faisait de gros efforts pour sembler sympathique. Mélissandre commençait à ouvrir la bouche pour s'expliquer au moment même où Dylan éternua, ce qui fit beaucoup rire les deux jeunes gens. L'explication continuait donc pendant que Dylan écoutait attentivement les raisons pour lesquelles Mélissandre s'était retrouvée dans un état pareil.

Gryffondor du mois d'octobre 2015
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Ancien sorcier  

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Sa réponse eut l'air d'étonner Dylan mais Melissandre fit comme si de rien était. Il paraissait plongé dans ses pensées puis, soudain, il éclata de rire. Elle le regarda avec des yeux ronds, se demandant s'il se moquait d'elle.
Il avait peut-être deviné ce qu'elle était réellement venue faire dans le parc. À cette pensée, elle sentit ses joues s'empourprer une fois de plus. Dylan répondit enfin à la question qu'elle lui avait posé :


"Eh bien moi j'avais besoin de m'aérer l'esprit, c'est fou comme ce château me donne le cafard parfois !"


Il souriait d'un air sympathique et elle ne put s'empêcher de lui rendre son sourire. Il dégageait une telle joie de vivre qu'elle avait l'impression d'être bombardée d'ondes positives. Ensuite, Dylan se mit à parler de sa journée. Mel l'écoutait d'une oreille distraite tout en songeant à sa propre journée. Celle-ci avait été un enfer : elle avait réussit à se perdre trois fois dans les couloirs interminables du château, si bien qu'elle s'était faite la promesse de ne plus jamais circuler dans l'école sans suivre ses camarades à la trace. C'était une question de vie ou de mort. En parlant de mort, elle avait bien crû la frôler lorsqu'elle s'était perdue au fin fond des cachots, en voulant se rendre à son cours de potion. Chaque bruit, avait provoqué en elle une vive panique, et ce n'est que lorsqu'elle était sortie des heures plus tard de ce labyrinthe effroyable, qu'elle avait réussit à calmer les battements de son cœur. On se demande ce qu'elle fait dans la maison des courageux... Frissonnant légèrement, elle sortit enfin de ses pensées afin d'écouter ce que Dylan disait :

"... Mais on devrait peut-être trouver un moyen de te nettoyer un peu, la boue, c'est pas forcément la chose la plus agréable tu sais. Attend moi donc ici, je reviens !"


* Oh non je suis si affreuse que ça ?! * Mel était un peu gênée. Elle savait que ça partait d'une bonne attention mais s'entendre dire qu'elle était sale n'était pas pour lui plaire (même s'il s'agissait d'une évidence). Rougissant légèrement - c'est la troisième fois. Elle devait sûrement être une tomate dans une vie antérieure. elle fixa ses pieds pendant quelques instants. Lorsqu'elle releva les yeux, Mel se rendit compte que Dylan était partit. disparut, volatilisé. * Ah bah mince alors, visiblement je suis réellement repoussante*. Désemparée, elle resta debout, réfléchissant à la meilleure attitude à adopter. Finalement, elle préféra continuer d'attendre, au cas où il reviendrait (ce dont elle doutait fort malgré ses dernières paroles. Après tout, qui aurait envie de retourner auprès d'une inconnue couverte de boue, dans un parc frais et humide ?) Pour une fois elle n'a pas tord... Mais il revint, totalement essoufflé, une serviette et un Tee-shirt dans les mains.

"Tiens, tu pourras te changer ... vite ... fait ... Histoire de ne .. pas .. rester comme ça .."


Touchée, elle s'empara des affaires qu'il lui tendait et entreprit de trouver un coin à l'écart pour se changer. Ce qui ne fut pas chose aisée. Le premier bosquet où elle voulut se réfugier était parsemé d'orties. Mel, ne voulant pas mettre son courage à l'épreuve, préféra se cacher derrière un grand arbre mais le tronc de celui-ci était assez tordu, si bien qu'elle devait se mettre dans une position acrobatique pour pouvoir rester entièrement cachée. Mais elle persévéra et ressortit quelques secondes plus tard vêtue d'un tee-shirt trop large qui, selon son avis, lui donnait l'air particulièrement "swag" un mot moldu qui ne vaut même pas la peine d'être traduit. Son visage était repassé en mode tomate à force d'avoir été frotté avec la serviette que lui avait généreusement prêté Dylan. Mais au moins, il était propre à présent. Elle retrouva le Gryffondor sur un banc, non loin de l'endroit où elle l'avait quitté. Elle s'assit face à lui, posa la serviette sur le banc et ouvrit la bouche. Elle voulait le remercier pour tout ce qu'il faisait pour elle mais il parla avant qu'elle ait eu le temps de formuler le moindre mot :

"Bon, sérieusement, qu'est ce que tu faisais là bas ? Moi j'men fiche, tu peux me le dire hein tu sais !"

Elle l'observa en se mordillant nerveusement la lèvre inférieure : il paraissait sincère et avenant. Mel décida alors de lui dire la vérité mais elle se sentait toujours horriblement mal à l'aise. Comment pourrait-il ne pas la juger ? Ne pas penser qu'elle n'était qu'une de ces filles superficielles dont la raison de vivre se résumait à leur manucure impeccable ou leur coiffure toujours parfaite ?
Elle contempla ses propres ongles vernis en se demandant pour la première fois si ce n'était pas ce qu'elle était, elle. Une fille superficielle parmi tant d'autres. Un peu déprimée, elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais au même instant il éternua bruyamment De surprise. elle éclata de rire. Son rire avait quelque chose de nerveux, d'incontrôlable. Pliée en deux, elle tenta de se calmer pendant deux bonnes minutes avant de retrouver son sérieux.


"Eh bien c'est assez idiot en réalité... J'ai la vieille habitude de me faire de masques purifiants et adoucissants à base d'argile sur le visage, avant de me coucher . Or, je n'ai plus d'argile et impossible d'en trouver ici. Donc je me suis dit que comme la terre ressemblait à l'argile... je n'avais qu'à en ramasser dans le parc. Sauf que c'est moi qui me suis ramassée dans le parc."


Mel eut un sourire désabusé avant de se perdre dans la contemplation de ses chaussures. Elle n'osait pas relever la tête de peur de voir de la moquerie, ou pire du mépris, sur le visage de Dylan. Toujours en regardant ses chaussures elle murmura à voix basse :

"Au fait merci pour tout à l'heure, si tu n'étais pas arrivée je ne sais pas comment j'aurais pu m'en sortir..."

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"Eh bien c'est assez idiot en réalité... J'ai la vieille habitude de me faire de masques purifiants et adoucissants à base d'argile sur le visage, avant de me coucher. Or, je n'ai plus d'argile et impossible d'en trouver ici. Donc je me suis dit que comme la terre ressemblait à l'argile... je n'avais qu'à en ramasser dans le parc. Sauf que c'est moi qui me suis ramassée dans le parc."

Eh bien, cela avait au moins le mérite d'être franc ! Mais Dylan n'y prêtait même pas attention et il avait bien du mal à comprendre pour quelles raisons la jeune Mélissandre se sentait gênée et trouvait cela idiot. Après tout, tout le monde à bien le droit de prendre soin de soi. Qui plus est Dylan avait pour habitude de bien souvent voir sa mère en faire de même et à passer des heures et des heures dans la salle de bain de sa maison familiale donc il n'y avait vraiment aucunes raisons pour laquelle Dylan devait trouver ça stupide, idiot ou ridicule. Il trouvait même justifié l'état de la jeune fille un peu plus tôt, il commençait sérieusement à se poser des questions sur la santé mentale de la jeune Gryffonne. En tout cas, le jeune homme était soulagé de voir que Mélissandre se confiait à lui en tout franchise, c'est une très bonne qualité chez certaines personnes et Dylan appréciait beaucoup le geste. Il n'allait donc certainement pas se moquer de la jeune fille alors qu'elle lui avait exposé sa malencontreuse expérience en tout bien tout honneur. De toutes façons, le petit blond n'était pas du genre à se moquer des autres ou à chercher des raisons pour le faire, au contraire, il était tout l'opposé. Certes parfois il y avait des exceptions, mais c'est comme tout dans la vie. Perdu dans ses pensées, le jeune Gryffon n'avait même pas remarqué que sa nouvelle connaissance se sentait complètement gênée par rapport à sa petite mésaventure. * Il n'y a vraiment pas de quoi ! * songea Dylan, un peu dépassé par le comportement de Mélissandre. Cette dernière semblait complètement honteuse et on aurait presque dit qu'elle voulait s'enterrer six pied sous terre pour ne plus jamais y ressortir. Elle contemplait ses chaussures sans oser regarder Dylan qui affichait alors une mine déconfite. Ce n'était tout de même pas vraiment sympathique de l'ignorer de la sorte ! Mais alors qu'il commençait à croire que la jeune fille ne voulait pas lui parler, elle remercia le jeune garçon sans même lui adresser un petit coup d'œil :

"Au fait merci pour tout à l'heure, si tu n'étais pas arrivée je ne sais pas comment j'aurais pu m'en sortir..."

Décidemment, elle semblait affreusement gênée. Et du coup, Dylan aussi se sentait gêné ! Il ne voulait pas qu'elle le soit pour si peu ! C'est un peu un cercle vicieux que nous avons là ... Mais bon, l'air frai du parc et les doux rayons du soleil mettait tout de même Dylan dans un état général de confort et de bonheur. Après tout, il venait de rencontrer une de ses camarades de maison et en plus, il la trouvait drôlement marrante avec ses histoires d'argile et de ces trucs de filles, là ... C'est pourquoi il ne voulait pas qu'elle se sente mal à l'aise à cet instant précis. Dylan prit donc l'initiative de lui tendre une main amicale et de la rassurer quand à ce qu'il pensait, puisqu'il est vrai qu'il avait encore gardé le silence :

" Je dois dire que c'est assez original, mais ce n'est pas non plus une raison pour admirer tes chaussures hein ! Je suis sûr qu'elles sont magnifiques et tout ça mais ce qu'il y a autour de nous est un peu plus intéressant que des pieds, non ? " Il fit un geste du bras pour montrer le ciel, les arbres, les quelques petits animaux qui s'amusaient un peu dans le parc et les autres élèves que l’on apercevait non loin. " Inutile de me remercier, n'importe qui aurait fait la même chose ! Et ne te sens pas gênée, moi je trouve ça cool que tu veuille prendre soin de toi, mais sois plus prudente la prochaine fois, d'accord ?" Il souriait de plus belle et avait réellement souhaité ôter la timidité de la jeune fille et sa gêne grandissante.

" Amis ?"
demanda-t-il en lui tendant sa main.

Mélissandre avait relevé les yeux et esquissait un petit sourire de malice. Elle lui prit la main et ils échangèrent une poignée de main amicale. Bien que le geste soit un peu étrange entre deux jeunes enfants, il avait au moins pu permettre aux deux enfants de se lier d'amitié. De plus, à la suite de cet échange, les deux Gryffondors échangèrent quelques banalités sur l'école, sur Poudlard et sur leurs vies respectives. Tous deux semblaient bien s'entendre puisque leurs discussions étaient ponctuées par de nombreux éclats de rires. La discussion dériva alors sur les sortilèges appris et sur les préférences des deux enfants pour un sortilège en particulier. Dylan demanda alors à la jeune Mélissandre :

" Et toi, c'est quoi ton sortilège préféré ? Pas obligé que tu saches le lancer, mais de ceux que tu connais ?"

Dylan était vraiment content d'avoir rencontré Mélissandre, elle était vraiment douce et gentille avec sa petite mine un peu timide. Elle faisait beaucoup rire Dylan et il appréciait de pouvoir passer un peu de temps avec quelqu'un de nouveau. Qui plus est, il avait maintenant trouvé quelque chose qui le maintenait occupé une bonne partie de la fin de l'après-midi puisque le soleil commençait à entamer sa course vers l'autre côté du globe et les alentours se coloraient des couleurs d'un début de coucher de soleil. Il restait aux enfants encore quelques heures avant qu'il ne fasse complètement noir dehors, aussi ils pourraient encore apprendre à se connaître et pourquoi pas profiter du dîner ensemble ?

Gryffondor du mois d'octobre 2015
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"Je dois dire que c'est assez original, mais ce n'est pas non plus une raison pour admirer tes chaussures hein ! Je suis sûr qu'elles sont magnifiques et tout ça mais ce qu'il y a autour de nous est un peu plus intéressant que des pieds, non ?" Dylan balaya le paysage d'un geste du bras. "Inutile de me remercier, n'importe qui aurait fait la même chose ! Et ne te sens pas gênée, moi je trouve ça cool que tu veuille prendre soin de toi, mais sois plus prudente la prochaine fois, d'accord ?"


Incrédule, Mel observa Dylan, lequel affichait un grand sourire, avec des yeux ronds. Il paraissait sincère. Soulagée, elle lui adressa à son tour un grand sourire, la joie s'insinuant en elle à une vitesse prodigieuse. D'un coup, elle oublia tous ses soucis, balaya ses émotions négatives et s'abandonna à la bonne humeur, observant à son tour le paysage qui les entourait. Les feuilles des arbres, parcourus d'une légère brise, ondulaient paresseusement dans l'air du parc qui, soudain, ne lui parut plus aussi froid. L'herbe d'un vert irréaliste, lui rappelait un dessin-animé moldu qu'elle avait vu étant petite. Le soleil, quand à lui, commençait doucement à décliner, nimbant le paysage d'une couleur flamboyante. Le tout évoquait un paysage de Conte de Fée.


* C'est vrai que c'est magnifique, pensa-t-elle, émue*

Dylan la sortit de ses pensées en lui tendant la main d'un geste amical.

"Amis ?"

Souriant de nouveau, elle lui serra la main chaleureusement. Décidément, il était vraiment quelqu'un de bien. Si cela permettait de faire d'aussi belles rencontres, Melissandre devrait tomber dans la boue plus souvent ! Ou alors faire preuve de sociabilité. Au choix. Les deux amis discutèrent naturellement, comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Melissandre ne fut pas surprise de constater qu'ils s'entendaient à merveille. De plus, l'humour semblait également faire partie des qualités de Dylan car elle se surprenait à rire souvent. Ils en vinrent ensuite à parler de sortilèges.

"Et toi, c'est quoi ton sortilège préféré ? Pas obligé que tu saches le lancer, mais de ceux que tu connais ?"


Fronçant légèrement les sourcils, Mel réfléchit intensément. Comme elle était née dans une famille moldue, elle était légèrement handicapée par rapport à ses camarades en matière de connaissances magiques mais elle comblait ses lacunes en lisant à peu près tous les livres qui étaient à portée de mains. D'ailleurs, un sortilège en particulier éveillait une grande fascination chez elle.

"Je pense qu'il s'agit du Patronus. Le fait que des souvenirs heureux et des émotions positives prennent forme m’émerveille littéralement." Elle eut un petit rire "D'ailleurs tu me fais penser à un Patronus avec la joie de vivre que tu dégages. Je suis sûre que tu arriverais à faire fuir un détraqueur à toi tout seul !" Rajouta-t-elle en lui faisant un clin d’œil


Cela pouvait paraître un peu idiot mais il lui évoquait réellement un patronus. Elle avait l'impression d'être victime d'un sortilège d'euphorie en sa présence, ce qui n'était pas déplaisant du tout. Habituellement, Melissandre paraissait toujours froide et lointaine, étant intérieurement constamment sur ses gardes. A présent, elle avait l'impression de réapprendre à vivre.

"Désolé mais je ne me souviens plus si tu m'as également dis quel est ton sortilège préféré. Je suis un petit peu distraite, parfois. "


Avec un petit sourire d'excuse, Mel attendit sa réponse avec une franche curiosité. Elle remarqua, légèrement désappointée, que le temps passait à une vitesse folle.

* Enfin bon, il doit bien rester au moins une heure avant que la nuit tombe...*

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« Je pense qu'il s'agit du Patronus. Le fait que des souvenirs heureux et des émotions positives prennent forme m’émerveille littéralement. D'ailleurs tu me fais penser à un Patronus avec la joie de vivre que tu dégages. Je suis sûre que tu arriverais à faire fuir un détraqueur à toi tout seul ! »

Dylan frissonna lorsqu'il entendit Mélissandre prononcer le nom de " Détraqueur ". Il n'aimait pas ce qu'il savait de ses ... choses. Il se concentra plutôt sur le reste de l'affirmation de se jeune amie. Le Patronus était un choix tout trouvé et une très bonne idée pour un sortilège préféré mais malheureusement pour Mélissandre c'est un sortilège que l'on apprend dans les années bien supérieures. Cependant son choix était justifié selon Dylan et il trouvait même qu'elle avait du goût en matière de sortilège. Attendez une seconde, quoi ? * Ma joie de vivre ? * se demanda Dylan. Le jeune homme était plutôt content du compliment puisque cela signifiait qu'il avait réussi à passer pour quelqu'un d'amical et pas un rustre de première catégorie. Enfin de toutes les façons, Dylan n'était certainement pas rustre et encore moins mal élevé. Au contraire, le jeune homme affichait toujours un sourire amical et avait reçu une bonne éducation, ce qui en faisait un petit garçon tout mignon gentil et apparemment, certaines personnes comme Mélissandre apprécient ce trait de caractère. Il faut dire qu'avec sa petite bouille et ses cheveux blonds, le jeune garçon pouvait facilement passer pour un ange. Mais comme tous les enfants de ce monde, il pouvait également se montrer hargneux et un peu méchant en certaines circonstances. Il ne l'était cependant pas souvent pour ainsi dire jamais. Dylan n'aimait en aucun cas les conflits et il préférait plutôt essayer de se lier d'amitié avec tout le monde, il ne voyait pas l'intérêt et le concept d'avoir des ennemis. Et certains avaient d'ailleurs bien remarqué cela chez le jeune homme et ne l'aimait pas trop pour ses mêmes raisons. Enfin passons sur ce petit aparté et revenons-en à Dylan qui avait rougi au compliment que Mélissandre venait de lui faire. Même si cela lui faisait extrêmement plaisir que sa joie de vivre déteigne sur la jeune fille, il était tout de même un peu gêné d'être ainsi la proie de tels compliments. Toujours un peu gêné et jouant les modestes, il ne répondit pas de suite et entortillait un peu sa robe de sorcier alors que Mélissandre reprit la parole :


« Désolé mais je ne me souviens plus si tu m'as également dit quel est ton sortilège préféré. Je suis un petit peu distraite, parfois. »

Il n'y avait pas de quoi être désolé puisque Dylan n'avait pas encore pu s'exprimer sur la question, en fait. C'était Mélissandre qui avait de suite prit la parole puisqu'elle semblait passionnée par la conversation entre les deux jeunes gens. D'ailleurs, Dylan appréciait vraiment passer du temps avec Mélissandre : elle était gentille, avenante et surtout elle avait ce côté un petit peu timide et réservée qui faisait beaucoup sourire Dylan. * Je n'aurais finalement pas perdu mon temps à ne rien faire de mon après-midi * se réjouit Dylan. Il pensait que sa rencontre avec sa jeune amie était une très bonne chose et qu'il pourrait avoir une amie de plus pour faire les quatre cents coups dans Poudlard, puisque oui, même Dylan à parfois besoin de s'amuser et de rigoler de temps à autre. Et Halloween approchait à grand pas, après tout ... En parlant de choses qui approche, le soleil commencer à descendre de son zénith pour atteindre petit à petit son lit. La journée se terminait donc doucement et Dylan était surpris de voir à quel point elle avait passé vite. Une partie de la journée du moins, puisque pour rappel, il s'ennuyait de pied ferme en début d'après-midi. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas qu'il prenait son temps et que Mélissandre attendait une réponse, tout de même. C'est en se secouant un peu la tête qu'il repris donc la discussion en main, ce qui eût pour effet de le mettre un peu dans l'embarras, puisqu'il avait tout de même laissé un certain moment de blanc dans leur conversation :

« Moi ? Un patronus ? Bah ça on me l’avait dit mais je te remercie, c'est plutôt cool un patronus, je suis d'accord avec toi ! Dommage qu'on ne puisse l'apprendre qu'en année supérieure ... », lui avait-il répondu en souriant. Il trouvait la comparaison amusante et s'était imaginer être le patronus de quelqu'un. L'idée le fit sourire d'un air malicieux. Il reprit ensuite : « Moi mon sortilège préféré c'est probablement accio ! J'ai peut-être la joie de vivre, comme tu dis, mais je suis un petit peu fainéant sur les bords ! Oui je sais, on ne dirait pas comme ça, mais je t'assure ! »

Il s'était mis à rigoler d'une façon plus qu'étrange à son commentaire mais il était vrai que le pauvre jeune homme était vraiment fainéant parfois. Il ne rechignait pas pour pouvoir se rendre la vie plus facile et il était donc très satisfait de pouvoir utiliser sa baguette quand il en avait l'occasion. Bien qu'il ne connaisse pas encore le sortilège Accio ... Quoiqu'il en soit, Dylan avait peur de se retrouver à cours de sujet de conversation et cherchait intérieurement ce que les deux jeunes gens pourraient bien faire avant que la nuit ne tombe complètement. Réflichissant tout en attendant la réponse de sa nouvelle et charmante amie, il eût l'idée d'aller se promener, de ci, de là, dans le parc pour profiter du paysage que le coucher de soleil avait à leur offrir. A cette période de l'année, les rayons du soleil offraient un spectacle de lumière assez merveilleux sur l'eau du lac et même entre les branches des arbres. Il demanda donc alors à Mélissandre si elle était partante :

« Ça fait longtemps qu'on est assis maintenant ... Une petite promenade dans le parc, ça te tente ? Le coucher du soleil offre un spectacle merveilleux, si on sait où le regarder ! Promis, on ne s'approchera pas des endroits boueux ! », avait-il dit en souriant. Il attendait maintenant la réponse de sa jeune amie, mais il était déjà prêt à partir, ayant un immense besoin de se dégourdir les jambes.

Gryffondor du mois d'octobre 2015
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Il ne répondit pas tout de suite. Il y eut un long silence pendant lequel Melissandre se demanda si elle n'avait pas été trop indiscrète. Après tout c'était peut-être trop personnel pour Dylan. D'où son silence pesant. Au bout de quelques longues secondes, elle se décida à parler d'autre chose.
Ils venaient de devenir amis. Elle ne voulait pas le perdre bêtement, à cause de sa curiosité. Elle prit une profonde inspiration, se préparant à lui parler de la pluie et du beau temps mais c'est à cet instant qu'il lui répondit.


"Moi ? Un patronus ? Bah ça on me l’avait dit mais je te remercie, c'est plutôt cool un patronus, je suis d'accord avec toi ! Dommage qu'on ne puisse l'apprendre qu'en année supérieure ..."

* C'est vrai que c'est dommage mais bon, comme ça je peux continuer à en rêver...*


Mel se disait que tant qu'elle ne le maîtriserait pas, elle serait toujours passionnée par le sortilège du patronus, mais elle craignait qu'une fois appris il perde son charme, la déçoive. Dylan lui souriait avec une pointe de malice. Elle lui sourit à son tour. Il continua :

"Moi mon sortilège préféré c'est probablement accio ! J'ai peut-être la joie de vivre, comme tu dis, mais je suis un petit peu fainéant sur les bords ! Oui je sais, on ne dirait pas comme ça, mais je t'assure !"


Elle rit. Il reprit :


"Ça fait longtemps qu'on est assis maintenant ... Une petite promenade dans le parc, ça te tente ? Le coucher du soleil offre un spectacle merveilleux, si on sait où le regarder ! Promis, on ne s'approchera pas des endroits boueux !"


"Avec plaisir, c'est vrai que le coucher du soleil est si beau..."


Le ciel avait prit à présent une teinte flamboyante. Elle l'observa rêveusement. Puis, elle continua :

"Et pour le sortilège d'attraction je te comprends, hein. D'ailleurs j'ai aussi hâte de l'apprendre !"


Elle se leva, puis se tourna vers lui.

"Tu penses à un endroit en particulier, pour la balade ?"

Après tout, Dylan avait bien souligné « quand on sait où aller ». Elle se demanda si il pensait au lac, lisse et miroitant ou bien à la lisière de la forêt, qui dégageait pour elle une sorte fascination mystique. Ou même vers les serres, où des plantes en tout genres apportaient une touche d'exotisme. Elle lui sourit en attente de sa réponse.

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"Avec plaisir, c'est vrai que le coucher du soleil est si beau..."

Cette réponse avait fait grand plaisir à Dylan qui n'attendait plus qu'une chose : pouvoir se dégourdir les jambes. C'est un garçon un peu hyperactif, il a souvent besoin de bouger, et en plus il adorait le parc. C'était donc une raison supplémentaire de pouvoir allier l'utile à l'agréable. Et puis Dylan appréciait la compagnie de Mélissandre, cette jeune fille était très douce et si sympathique. Par moment, le jeune garçon retrouvait presque les traits de sa maman, mais c'est un autre sujet. Quoiqu'il en soit, Dylan s'était empressé de se lever sur ses deux pieds pour prendre le chemin - encore inconnu - d'une balade tranquille dans le parc, en fin de journée. En plus, Mélissandre semblait elle aussi apprécier le coucher de soleil, et le petit Gryffon se sentit moins seul à aimer les spectacles naturels. Il s'apprêtait à partir en indiquant le chemin d'un endroit calme et un peu éloigné qu'il connaissait mais Mélissandre le coupa dans son élan pour pouvoir lui dire qu'elle aussi approuvait son choix du sortilège Accio. * Ah tant mieux, je ne suis pas seul à jouer les fainéants parfois ! * se réjouit le jeune garçon. Il sourit même à Mélissandre lorsqu'elle lui dit ceci, en imaginant les deux jeunes gens affalés dans un canapé, à utiliser le sortilège d'attraction à tout bout de champ. Ensuite, Mélissandre se leva à son tour, se tourna vers Dylan d'un air très assuré et lui demanda :

" Tu penses à un endroit en particulier, pour la balade ? "

Pris de court, le jeune Gryffon ne savais pas trop quoi lui répondre, mais il pensait déjà que l'endroit où il allait bien souvent était un bon début pour aller observer le coucher de soleil. Alors sans faire planer le suspens plus longtemps, il en profita pour lui répondre :

" Eh bien en fait oui. J'aime beaucoup me promener dans le parc et je connais un endroit pas très loin du lac pour observer le coucher de soleil "

Satisfait de sa réponse, Dylan invita Mélissandre à la suivre en lui prenant la main un cours instant. Et je dis bien un cours instant puisque le pauvre jeune homme, dans son entrain, n'avait même pas compris qu'il était tout rouge et que cette situation était un peu étrange, aussi bien pour lui que pour sa jeune amie, probablement. Il lui lâcha donc la main aussitôt en lui indiquant simplement de le suivre. Il y eût un léger moment de blanc au début, mais finalement Dylan décida de le combler en racontant des blagues sur le chemin. Certaines firent rire les deux jeunes gens, d'autre ne firent rire que Dylan. Mais au moins, il passait un bon moment et ne semblait pas mettre mal à l'aise son amie. L'air était doux bien qu'un peu frisquet en cette fin de journée, mais le soleil commençait déjà sa descente dans le ciel. Il leur fallait donc se hâter s’ils ne voulaient pas louper le coucher de soleil. Fort heureusement, ils arrivèrent quelques minutes plus tard à l'endroit que Dylan avait choisi : un petit endroit très calme, légèrement caressé par le vent, entre plusieurs arbres, qui laissaient passer les rayons du soleil d'une façon magique. Le lac, non loin, reflétait également les derniers rayons du soleil et le tout donnait un charme enchanteur à l'endroit. S'arrêtant pour annoncer à Mélissandre qu'ils étaient maintenant arrivés, Dylan déposa son sac non loin, au pied d'un arbre, et s'assit dans l'herbe. Il invita Mélissandre à en faire de même avant de prendre la parole :

" Je viens souvent ici. L'endroit est merveilleux, tu ne trouves pas ? "

Le jeune homme profitait des couleurs du paysage qui l'entourait et ne faisait presque plus attention à Mélissandre. il ne savait pas trop ce qu'elle faisait, mais en tout cas, il était content de pouvoir partager un moment avec cette jeune Gryffonne. Emu, le petit Dylan laissa couler une larme sur sa joue, mais il l'essuya aussitôt. * J'ai vraiment du mal à maîtriser mes émotions moi parfois ... * pensa-t-il. Bien sûr, Mélissandre ne savait pas pour quelle raison les larmes montèrent aux yeux de Dylan, mais il n'était pas nécessaire d'aborder le sujet tout de suite. Cela le regardais lui, après tout, même s'il aimait bien Mélissandre, inutile d'étaler sa vie privée de la sorte.

Gryffondor du mois d'octobre 2015
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Lorsque Melissandre lui demanda s'il pensait à un endroit précis Dylan parut légèrement désarçonné. Étonnée, elle haussa les sourcils. Elle avait pensé qu'il avait un lieu en tête, sans quoi elle ne lui aurait pas posé la question. Cependant, il lui répondit rapidement :

"Eh bien en fait oui. J'aime beaucoup me promener dans le parc et je connais un endroit pas très loin du lac pour observer le coucher de soleil."


Mel sourit. Elle était curieuse de voir l'endroit qu'affectionnait Dylan. Elle l'imaginait charmant, avec une vue grandiose. Jusqu'à présent, elle n'avait jamais été en désaccord avec son ami. Ils avaient à peu près les même centres d’intérêts et elle trouvait sa compagnie très agréable. Elle faisait donc totalement confiance à ses goûts en matière de paysages. Dylan lui prit délicatement la main, ce qui la fit sortir de ses pensées. De cette manière, il semblait l'inviter à le suivre. Melissandre sentit ses joues s'empourprer. Elle trouvait que la sensation n'avait rien de désagréable, bien au contraire. Mais il la lâcha rapidement, les joues aussi rouges que les siennes. D'un geste de la main, il lui indiqua de le suivre. Elle attendit qu'il parle le premier mais un silence pesant s'était installé tandis qu'ils marchaient tous les deux. Finalement, Dylan détendit l'atmosphère en faisant des blagues plus ou moins drôles. Melissandre rit de bon sœur à la majorité d'entre elles, Dylan se chargeant de le faire à sa place lorsqu'elle n'y parvenaient pas. Bien coordonnés ces deux là.
Quelques instants plus tard, ils ralentirent le pas puis s’arrêtèrent complètement. Melissandre regarda autour d'elle, émerveillée. L'endroit dans lequel les deux jeunes gens se trouvaient semblait tout droit sortir d'un conte de fée. Il en dégageait une telle harmonie, une telle sérénité, que Mel avait l'impression de se trouver au paradis. L'air pur, balayé par une légère brise vivifiante, chatouillait ses narines. Elle inspira plusieurs fois à pleins poumons, ressentant une impression de fraîcheur très agréable. Des rayons de soleil d'une couleur irréelle, qui évoquait un mélange entre l'or, le rubis, le saphir et l'ambre, perçaient des branches d'arbres qui se trouvaient au-dessus d'elle. Devant eux, se tenait le lac, son eau pure clapotant légèrement. De petites vaguelettes se formaient, causées par le souffle du vent, donnant à l'endroit, un air enchanteur, époustouflant, magique. Ce n'est que quand Dylan lui annonça qu'ils étaient arrivés, que Melissandre se rendit compte qu'elle était restée bouche-bée. Reprenant quelques peu ses esprits, elle s'assit gracieusement sur le tapis moelleux que formait l'herbe verdoyante. En se tournant vers son ami, elle se rendit compte qu'il était également assis, son sac posé.


"Je viens souvent ici. L'endroit est merveilleux, tu ne trouves pas ?"


La gorge nouée par l'émotion elle ne parvint pas à sortir un son. De toute façon, le mot était trop faible. Ce lieu ne pouvait pas être décrit par un simple adjectif. Même dans ses rêves les plus extraordinaires elle n'avait rien vu de tel. Ce qu'elle voyait dépassait l'imagination. Ce qu'elle voyait faisait ressortir une multitude d'émotions qu'elle n'avait pas ressentit depuis longtemps. Il y en avait même qu'elle n'avait jamais dû ressentir de sa vie. Elle se sentait en paix avec elle-même, emplie de joie, d'amour, de gratitude envers la nature. La terre. La vie. Elle ferma les yeux quelques instants, afin de les ressentir au plus profond de son être. Si l'on exceptait le son mélodieux des feuilles d'arbres traversées par la brise, le pépiement des oiseaux et le léger clapotis de l'eau, tout était silencieux. Mais d'un silence qui n'avait rien d'oppressant , ni même de gênant. Ce silence là était plus significatif que n'importe quelle parole. C'était un silence remplis d'émotions, un silence bienvenu. Il fallu à Mel quelques instants pour se rendre compte que Dylan pleurait. Le spectacle l'attendrit aussitôt. Dans un autre endroit, à une autre époque, elle aurait aussitôt détourné les yeux et l'aurait assaillit de questions pour essayer de comprendre, cependant maintenant, à cet instant précis, elle le regarda intensément, se sentant également gagnée par l'émotion. Il ne faisait aucun doute que les larmes versées par Dylan avaient une signification personnelles. C'est pourquoi, elle ne s’embarrassa pas à lui poser des questions malvenues. Après tout, ils venaient de devenir amis. S'il voulait se confier, il le ferait. Elle ne voulait en aucun cas qu'il se sente obligé de se justifier. Le vent se leva, les rayons du soleil prirent une teinte plus sombre. Comme s'ils voulaient l'avertir que le temps était compté. Dévorant une nouvelle fois le paysage du regard, elle prit la parole en parlant très doucement, comme si elle craignait qu'élever la voix ferait disparaître ce paradis sur terre.

"Oui, tu as raison. Cet endroit est magnifique. Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse exister un paysage aussi époustouflant ailleurs que dans les histoires. Je ne te remercierai jamais assez pour m'y avoir amené. Vraiment."

Elle se tut. Elle aurait voulu lui décrire ce qu'elle ressentait, l'harmonie que ce lieu faisait naître en elle. Toutes ces émotions positives. Mais une fois encore, cela lui semblait indescriptible. Elle ne parvenait pas à mettre des mots dessus. Alors, elle ferma encore une fois les paupières, frissonnant sous les caresses du vent. En attente de la réponse de Dylan.

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Depuis qu'il avait emmené Mélissandre à son endroit "secret", Dylan avait ressenti une grande et une profonde nostalgie. Le paysage était magnifique, le soleil offrait des couleurs tout simplement magnifiques, et il ne pouvait pas détacher ses yeux d'un tel spectacle. Assis par terre, il ne pouvait plus vraiment penser à autre chose qu'à la beauté du monde qui l'entourait. L'automne était arrivé d'un coup cette année et les feuilles des arbres affichaient des couleurs absolument superbes. Du vert, du jaune, du rouge en passant par l'orange, tout était vraiment sublime. Il avait séché les quelques larmes qui avait coulés sur son visage et c'était maintenant ressaisi. Il profitait pleinement du spectacle naturel qu'il adorait tant. Même si cela faisait un petit peu, disons fragile, Dylan adorait les couchers de soleil. Et à cet endroit, la magie atteignait son paroxysme. Soudain, Dylan se rappela qu'il avait accompagné Mélissandre avec lui. Il est vrai qu'il oubliait parfois tout ce qui l'entourait à cet endroit. Il ne s'était donc pas vraiment chargé de demander à sa jeune amie ce qu'elle en pensait. Cependant, celle-ci ne se fit pas prier et lui donna son point de vue après quelques minutes de silence :

« Oui, tu as raison. Cet endroit est magnifique. Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse exister un paysage aussi époustouflant ailleurs que dans les histoires. Je ne te remercierai jamais assez pour m'y avoir amené. Vraiment. »

Eh bien, il semblerait que la beauté de l'endroit est également touchée la jeune Mélissandre. Le vent donnait une petite touche de fraîcheur qui faisait frissonner de temps à autre le jeune Gryffon. Cependant, pour rien au monde il n'aurait voulu être ailleurs à ce moment même. Le paysage était si idyllique qu'il était difficile même pour un cœur de pierre de ne pas apprécier la beauté du spectacle. Le soleil commençait sa descente lentement, reflétant ces rayons sur le lac qui était non loin. Il avait finalement pu trouver un petit moment de détente tout en rencontrant une nouvelle amie et en cela, Dylan se sentait vraiment heureux. Quand bien même l'endroit lui rappelait beaucoup les moments passés avec son frère, il choisit d'enfouir ses souvenirs au plus profond de lui-même pour ne pas gâcher un moment d'amitié avec Mélissandre en sentiments et paroles inutiles. Le silence collait parfaitement à la situation. Il répondit tout de même à Mélissandre pour ne pas la laisser sans réponse :

« Je te l'avais dit. J'aime beaucoup cet endroit. »

Dylan ne voulait pas trop casser le charme de l'endroit en paroles inutiles, aussi il était resté très évasif. Il n'avait pas vraiment tourné la tête vers son amie pour lui répondre, mais avait simplement répondu simplement, continuant d'observer le soleil. Pas trop quand même, il ne faudrait pas que le pauvre garçon se brûle la rétine. Serein et reposé, il s'allongea dans l'herbe de tout son long, les yeux rivés sur le ciel. Il pensait à quelqu'un à dire vrai. C'est drôle, mais depuis qu'il avait rencontré cette jeune fille, elle occupait toutes ces pensées. Principalement en fin de journée, puisque le jeune Gryffon ne se laissait pas entraîner par ses émotions mais tout de même, il y pensait beaucoup. Il invita Mélissandre à en s'allonger elle aussi dans l'herbe, après tout, après là boue, rien ne pourrait trop la salir. Il sourit à cette pensée alors que sa jeune amie ne semblait pas comprendre. Mais peu importe, Dylan observait les nuages, le coucher du soleil, et se rendit compte que la journée touchait presque à sa fin. Il commençait d'ailleurs à faire un peu plus sombre que tout à l'heure et pourtant, Dylan n'aurait pas voulu quitter sa place pour autant. Il demanda donc à Mélissandre ce qu'elle voulait faire :

« Il commence à se faire tard malheureusement ... On devrait peut-être rentrer ? Je n'en ai pas vraiment envie, mais bon, une fois qu'il fera vraiment nuit ... »

Dylan ne savait pas trop quoi faire. Les jeunes gens venaient à peine d'arriver, mais en même temps la nuit tombait doucement sur le parc ainsi que sur la Grande Bretagne. Et Dylan adorait encore plus la nuit que le jour, aussi voir un coucher du soleil et rester un peu après là nuit ne le gênait absolument pas. Mais il n'était pas seul et il restait l'avis de Mélissandre. Le jeune garçon attendit simplement que sa jeune amie lui réponde, dans le plus grand des silences. Ses pensées naviguaient à travers les nuages qui défilaient sous ses yeux et il réfléchissait à beaucoup de choses à la fois, dont cette jeune fille. * Je me demande bien ce qu'elle pense de moi ... * se dit-il, perdu dans son imagination.

Gryffondor du mois d'octobre 2015
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"Je te l'avais dit. J'aime beaucoup cet endroit."


Melissandre ne pouvait que le comprendre. Ici, elle se sentait hors du temps, hors des soucis de la vie de tous les jours, hors de tout. Elle se sentait en paix avec elle-même, elle était heureuse. Elle avait bien conscience que, malheureusement, le temps ne s'était pas arrêté pas mais elle se disait qu'elle s'en fichait. Elle n'avait absolument aucune envie de sortir d'ici et elle ne le ferait pas tant que Dylan ne le lui demanderait pas. Ça pouvait paraître assez idiot mais elle se disait que tant qu'elle resterait là, elle échapperai à tout : aux couloirs humides et obscures qui avaient pratiquement réussis à la terroriser, à la masse impressionnante de devoirs qu'elle avait à rendre, à ses parents qui ne manqueraient pas de répondre à sa lettre en la faisant culpabiliser sur tout, elle les connaissait... Toutes ces petites histoires d'apparence insignifiantes contribuaient à lui faire baisser le moral. Mais ici, dans cet endroit sublime au charme idyllique, elle se sentait détachée de toutes ces émotions négatives. Elle aurait voulu rester là jusqu'à la fin de sa vie. La fin de tout. La fin du monde... *Je délire, cet endroit me rends folle !* Mais c'était une douce folie qui lui convenait très bien. À cet instant, Dylan s'allongea sur l'herbe, lui invitant à faire de même. Elle s'exécuta avec bonheur. Le sol était confortable, tapissé d'herbe fraîche. L'air pur dégageait une odeur suave de sapins. *Sûrement grâce à la forêt interdite qui n'est pas loin.* Elle sombra dans une douce torpeur, pas du sommeil, non, mais plutôt un état d'esprit complètement relâché. Elle ne pensait à rien et avait l'impression de penser à tout à la fois. La légère brise qui lui avait parut froide et hostile quelques heures plus tôt - qui lui parurent des siècles - semblait l'inviter à se laisser aller complètement. À n'être plus que paix, liberté et bonheur. Melissandre aurait voulu la remercier mais ça risquait malheureusement de se montrer assez compliqué. Comment remercier du vent ? On ne le lui avait jamais appris. Elle sortit de ses pensées, qui étaient de plus en plus folle, en percevant la voix de Dylan à ses côtés :

"Il commence à se faire tard malheureusement ... On devrait peut-être rentrer ? Je n'en ai pas vraiment envie, mais bon, une fois qu'il fera vraiment nuit ..."


Il n'avait pas l'air très enthousiaste à l'idée de rentrer. Mel y vit une lueur d'espoir : peut-être pourrait-elle le convaincre de rester encore quelques instants ? Elle se sentait si bien ici... L'idée de retourner au château n'était pas très séduisante. *Même pas du tout ! * Dylan était toujours allongé et avait le regard dans le vide, l'air d'être plongé dans ses pensées. Mel se demanda ce qui pouvait l'absorber à ce point. Il semblait même avoir oublié qu'il attendait une réponse. Incertaine de l'attitude à adopter, elle attendit quelques instants mais comme rien ne changeait elle se décida enfin à parler. C'est poussée par la curiosité, qu'elle demanda d'une voix hésitante :

"Dylan, je peux te poser une question ?" Sans attendre sa réponse, elle poursuivit. "À quoi penses-tu ?"


Elle espérait ne pas avoir été trop indiscrète mais il paraissait tellement absorbé par ses pensées que Melissandre en éprouvait une franche curiosité. Elle se demandait si cela pouvait avoir un rapport avec ce qui l'avait beaucoup ému tout à l'heure, mais son expression avait changée : il ne paraissait pas triste, juste extrêmement pensif. Elle le détailla longuement du regard avant de détourner les yeux, gênée. Se plongeant dans la contemplation du soleil presque entièrement couché elle se souvint qu'elle lui devait une réponse.

"Et sinon pour ce qui est de rentrer... Tu n'as pas l'air d'en avoir très envie, je me trompe ?"


Elle acheva sa question d'un petit sourire complice, surprise de sa propre audace. Elle espérait ne pas se tromper, justement. Mais bon, il fallait savoir relativiser. Quelle que soit la réponse de Dylan, rien d'important n'était en jeu. Elle le savait bien. Ce qui ne l'empêchait pas de prendre tout cela très à cœur. Au loin, des chouettes ululèrent, comme pour la traiter d'imbécile. *Je sais, merci, ce n'est pas la peine de retourner le couteau dans la plaie, animaux stupides. * La nuit s'emparait à présent du ciel tout entier, lequel arborait maintenant une couleur entre le bleu marine et le noir, avec des touches de violet. Melissandre adorait le violet depuis sa tendre enfance. En voir dans le ciel l'émut plus que tout. * Mon dieu, s'émouvoir à cause de la couleur du ciel... Il faut vraiment que je me ressaisisse ce n'est plus possible ! * Elle tripota distraitement des brins d'herbes en attente de la réponse de Dylan.

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Dylan était toujours là, avachi sur l'herbe qui était maintenant chaude de la chaleur corporelle du jeune Gryffon. Le ciel avait toujours été quelque chose qui fascinait le Gryffon, il a toujours adoré les spectacles de lumières qui se jouaient devant ses petits yeux les soirs de pleines lunes. Une fois, il avait même assisté à un magnifique coucher de soleil en compagnie de son père dans le jardin et il ne s'était jamais senti aussi petit. Petit mais vivant. Les étoiles et le ciel étaient pour Dylan deux choses empli de mystère, et il adorait observer l'immensité du ciel, il ne s'en lassait jamais. Croisant ses mains derrière sa tête pour se faire un petit oreiller manuel, il continuait de perdre son regard dans l'immensité du firmament. * Tout est parfait .... * se dit-il, alors qu'il n'avait pas même imaginé se retrouver là en début de journée. Il était déjà venu un autre soir, quelques jours plus tôt, et il avait ressenti les mêmes sensations. Pour lui, rien n'était plus beau que cet endroit. De plus, l'automne offrait des couleurs chaudes et chatoyantes dans les arbres ainsi que sur le sol. Le soleil terminait doucement sa descente et les couleurs tout autour des deux jeunes gens commençaient à changer en une teinte un peu plus sombre mais toujours aussi merveilleuse, aux yeux de Dylan. Il adorait vraiment tout ce que la nature pouvait lui offrir, surtout lorsqu'il s'agissait de spectacles naturels comme ceux-ci. Mélissandre rejoignis Dylan quelques instants après qu'il lui ait proposé de s'allonger sur l'herbe, et la proximité de Mélissandre le fit un peu sourire. * C'est drôle quand même ... * pensa le jeune garçon alors même que Mélissandre n'était plus très loin de lui. Il venait de la rencontrer et pourtant, Dylan savait qu'il pouvait lui faire confiance. De plus, il se sentait étrangement à l'aise avec cette jeune Gryffonne, et parfois Dylan ne comprenait pas vraiment ce qu'il ressentait. En tous les cas, il appréciait beaucoup sa compagnie, et il ne voulait plus vraiment la quitter - façon de parler. Quoiqu'il en soit, les deux jeunes gens profitèrent du spectacle lumineux et des couleurs de l'endroit un certain moment, fermant les yeux par moment pour ne ressentir que la légère brise sur leurs visages. Après un certain moment de silence, la jeune Mélissandre prit la parole pour poser une question qui avait surpris le jeune garçon :

« Dylan, je peux te poser une question ?" Sans attendre sa réponse, elle poursuivit. "À quoi penses-tu ? »

* A quoi je pense ? * se demanda Dylan, circonspect. Il ne savait pas vraiment quoi répondre à cette question un peu vague, mais il pensait beaucoup de choses dans sa petite tête, sans trop vraiment savoir quoi lui répondre précisément. La nuit était tombée maintenant, et le ciel arborait des couleurs sombres mais tellement en harmonie avec la beauté de l'endroit où les deux jeunes gens se trouvaient actuellement. Il en oublia presque la question de sa jeune et nouvelle amie. Absorbé par les étoiles, il n'entendit que d'une oreille Mélissandre qui lui demandait :

« Et sinon pour ce qui est de rentrer... Tu n'as pas l'air d'en avoir très envie, je me trompe ? »

Quand bien même l'endroit était magique et le moment présent absolument parfait, Dylan savait bien qu'il allait finir par rentrer, ils ne pouvaient décemment pas dormir à la belle étoile, même si Dylan était tout à fait d'accord avec cette idée au moment même où elle lui traversa l'esprit. Mélissandre observait toujours les étoiles, et Dylan en faisait autant, mais il fallait bien qu'il finisse par lui donner une réponse, après tout, il ne voulait en aucun cas froisser la jeune et jolie Mélissandre ... C'est étrange tout de même, Dylan n'arrivait pas à mettre des mots sur ce qu'il ressentait actuellement. Il ne savait pas vraiment quoi penser, un sentiment nouveau se développait en lui, mais ce n'était pas un sentiment désagréable bien au contraire. Cependant à seulement douze ans, le monde est vaste et la connaissance de ce dernier n'est pas encore tout à fait complète pour des enfants. Même si Dylan était très réfléchis pour son âge, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Après un long moment de réflexion, il répondit donc à sa nouvelle amie :

« Ce à quoi je pense ? A l'infinité de l'univers, lorsque je regarde les étoiles. Et à mon frère. Il est souvent très loin, mais je sais qu'il regarde le ciel de temps à autre et qu'il pense à moi, de là où il est. »

Une larme coula sur la joue du jeune Dylan, sans qu'il ne puisse la contrôler. Son frère lui manquait beaucoup, c'est un fait, mais il passait un si bon moment avec Mélissandre qu'il n'aurait pas dû le gâcher en sentiments inutiles. Mel', oui c'est comme ça qu'il avait décidé de la surnommer, sans pour autant lui dire de suite, n'avait pas besoin d'en savoir plus sur la vie de Dylan, pour le moment. Il ne voulait pas lui enlever son plaisir à cet instant précis. Puisque, lançant un rapide coup d'oeil à Mélissandre, il avait bien vu qu'elle aussi, avait des étoiles dans les yeux et qu'elle adorait cette endroit. Elle le lui avait dit de toutes les façons. Le jeune Geryffon ne voulait pas partir d'ici, pas tout de suite, pas encore. Aussi, il choisit de répondre à Mélissandre. Mais avant cela, lui-même ne sait pas pourquoi, si c'est à cause de son émotion précédente ou sur un coup de tête, ou pour se réconforter, Dylan prit timidement la main de Mélissandre et la glissa dans la sienne. Il ignorait vraiment pourquoi il avait fait ça, mais il comprit rapidement qu'il était rouge comme une tomate. Il ne lui lâcha pas pour autant la main puisqu'il se sentait comme sur un petit nuage maintenant, continua d'observer le ciel étoilé, et lui répondit :

« Non, tu as raison, je ne veux pas rentrer. Pas maintenant. »

Gryffondor du mois d'octobre 2015
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Ancien sorcier  

Il faut souffrir pour être belle  PV 

Quelques heures auparavant, Melissandre n'aurait jamais pu imaginer qu'elle passerait une soirée si agréable. Non que la salle commune des Gryffondor ne soient pas accueillante – bien au contraire – seulement là-bas, elle était constamment sur ses gardes. Elle devait toujours s'assurer de dire ce qu'il fallait au bon moment, prendre garde à ne blesser personne... Sans parler de l'ambiance qui était, certes excellente, mais constamment agitée. Là-bas, tout le monde parlait en même temps, les gens affluaient, ce qui était assez fatiguant à la longue. Or l'endroit où elle se trouvait à cet instant était simplement parfait : calme, harmonieux, enchanteur... Sans parler de Dylan. Bien qu'elle ne l'ait rencontré que quelques instants plus tôt, elle avait l'impression qu'ils se connaissaient depuis longtemps. Il était le seul avec qui elle se sentait si bien, si heureuse. Il lui semblait qu'ils étaient connectés. De plus, c'est lui qui lui avait fait découvrir ce lieu magique, ce qui signifiait qu'il avait du goût. Il semblait d'ailleurs toujours dans ses pensées, si bien que Mel se demanda si il avait entendu ce qu'elle lui avait dit quelques secondes plus tôt. * Ça n'a pas d'importance* décréta-t-elle dans ses pensées * Le moment que nous passons est bien plus fort que de vaines paroles*.
En effet, ici à cet instant même, Mel était très touchée de voir toute cette nature si belle, si bouleversante. Elle voyait bien qu'il en était de même pour Dylan. Allongée dans l'herbe, elle voyait quelques étoiles brillantes qui semblaient éclore dans le ciel. Ce spectacle la fascina étrangement.

« Ce à quoi je pense ? A l'infinité de l'univers, lorsque je regarde les étoiles. Et à mon frère. Il est souvent très loin, mais je sais qu'il regarde le ciel de temps à autre et qu'il pense à moi, de là où il est. »


Lorsqu'il mentionna les étoiles, Mel sourit. Une fois encore, ils étaient sur la même longueur d'onde. Mais son sourire laissa place à une expression de tristesse en entendant la dernière phrase de Dylan. Visiblement, il souffrait. Elle se rendit compte avec une légère surprise que sa détresse l'atteignait, lui faisait mal. Dylan était la personne la plus gentille qu'elle connaissait, la plus généreuse également. Melissandre se demandait parfois comment il faisait pour avoir un visage si joyeux, si insouciant. Sauf qu'à cet instant précis, il était malheureux. Elle s'en sentit révoltée : avec toutes les qualités qu'il avait, il devrait avoir tout pour lui : du bonheur, beaucoup de chance, la vie qui lui souriait... Elle trouvait injuste qu'un être tel que lui puisse avoir des problèmes, être triste. Cela devrait être réservé aux personnes mauvaises, dépourvus de bons sentiments, sinon où était la justice dans ce monde ? Il y en avait-il seulement ?
Ses pensées la surprirent : compatir ainsi aux problèmes des autres n'était pas du tout son genre, habituellement. Visiblement, les qualités de Dylan déteignaient sur elle. Ou alors, Dylan était plus que « les autres » pour elle. Elle devait éprouver des sentiments particuliers à son égard. Des sentiments qu'elle n'éprouvait pour personne d'autre. Elle était un peu perdue, n'étant pas sûre de comprendre ce qu'il lui arrivait. Seulement elle se sentait si bien qu'elle décida qu'elle s'enfichait.
* Il est tellement plus simple de se laisser aller * À cet instant précis, elle sentit un main se glisser dans la sienne. Celle de Dylan. Le cœur battant, elle referma ses doigts contre les siens, se laissant submerger par un sentiment de bonheur. Ils restèrent silencieux quelques instants puis il lui répondit, lui tenant toujours la main :

« Non, tu as raison, je ne veux pas rentrer. Pas maintenant. »


Elle sourit. Visiblement, ses sentiments étaient partagés. Ils se sentaient bien tous les deux, tout allait pour le mieux. Mel se sentait comblée, elle avait l'impression que son être entier dégageait tant d'ondes positives, qu'elles devient se ressentir dans tout le pays, voir le continent. Une légère brise l'incita tout naturellement à se rapprocher de lui. Un rayon de lune les éclairaient faiblement. Dans le noir, les cheveux blonds de Dylan semblaient lumineux. Il évoquait un ange.

«  J'ai toujours raison , murmura-t-elle avec malice. »


Elle songea à leur rencontre, elle couverte de boue et immobilisée par une racine, Dylan lui venant en aide tel un chevalier servant. Mel sourit. Puis, elle songea à ce qui serait arrivé si elle n'avait pas voulu se faire ce stupide masque adoucissant, si elle s'était rendue directement en salle commune après les cours. Elle n'aurait peut-être jamais rencontré Dylan, sa vie aurait sûrement continuée à être aussi grise et monotone. Ses seules sources de joie auraient été en recevant de bonnes notes ou en mangeant quelques patacitrouilles. En cet instant cela lui paraissait risible. Elle éprouvait un tel bonheur rien qu'en tenant la main de Dylan qu'elle n'aurait échangé sa place pour rien au monde.

«  Comme quoi ça peut avoir du bon de tomber par terre dans le parc. »


Se rendant compte qu'elle s'était exprimée tout haut, elle rougit légèrement.
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