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Ancien sorcier  

Quand bousculade rime avec algarade  PV 

Ana n'en pouvait plus. Le Quidditch l'épuisait. Colorado les obligeaient à s'entraîner beaucoup, et Ana ne comptait plus le nombre de fois où elle s'était réveillée couverte de courbatures. De plus, le niveau des cours et des devoirs avaient beaucoup augmenté depuis le moment où elle était en première année. Par moment, elle se demandait si elle allait pouvoir tenir toute une année comme ça. Son job de préfète lui prenait beaucoup plus de temps que ce qu'elle pensait. Et à cause de ça, elle allait encore être en retard en cours. En effet, alors qu'elle sortait de son cours de métamorphose, elle était tombé sur deux élèves en train de se battre. Elle n'avait pas vraiment le choix. Elle devait respecter ses devoirs. Et séparer donc les élèves turbulents, avant que Rusard ne s'en occupe à sa manière. Ana rouspétait donc intérieurement, tout en descendant les escaliers à toute vitesse. Si jamais ces deux petits idiots faisaient perdre des points au sablier des Gryffondors. En plus, ils étaient en tête pour une fois. Cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé. C'est dans des moments comme ça que chaque point compte. En plus, si ils ramenaient la coupe, leur Directeur de Maison, Mr Ainsworth n'en saurait que heureux, et miss Grayce les laisseraient certainement manger des chocogrenouilles. Ana aimait en effet beaucoup cette friandise chocolaté, mais elle n'en mangeait pas souvent. Son ex-DDM exerçait une certaine emprise, lorsqu'on parlait de chocolat. A telle point que c'était devenu un mot tabou pour les Gryffondors.

Ana traversa le hall en courant. Elle jeta un petit coup d'œil à sa montre. Si elle réussissait à arriver en moins de trois minutes aux serres de botanique, elle ne ferait pas perdre de points à sa maison. C'est sur cette pensée joyeuse qu'Ana accéléra un peu le rythme, et franchit les portes d'entrée. Malheureusement pour Ana, une autre personne traversait les portes, et la jeune Gryffone ne put l'éviter. Le sac de la Rouge se renversa sur le sol. Ana se jeta par terre, et commença à ramasser ses livres à toute vitesse. Se rappelant qu'elle venait de bousculer quelqu'un, elle fit une petite excuse rapide.


«Désolée.»

Excuse est un bien grand mot. Cela ressemblait plus à un espèce de grognement qu'autre chose. Mais dans les circonstances actuelles, on ne pouvait pas vraiment demander mieux de la part d'Ana. De plus, sa baguette qui se trouvait à la base quelque part entre ses livres, avait tout simplement disparue. Grognant de plus belle, Ana entreprit une fouille méthodique de son sac. Elle finit par trouver sa baguette, coincé sous son livre de métamorphose. Elle laissa échapper un soupir de soulagement, et mis sa baguette dans sa poche. Elle jeta son sac sur son épaule, et s'apprêtait enfin à repartir.

L'autre élève avait à peine bougé. Ana lui lança un léger regard, avant d'épousseter son uniforme, et se préparer à reprendre la course. C'était une élève beaucoup plus grande qu'Ana. Beaucoup plus âgée aussi. De plus, elle ne portait pas l'uniforme de Poudlard. A la place, elle avait une robe rouge, et une cape de fourrure. *Une élève de Durmstrang* pansa aussitôt Ana. Elle n'avait encore jamais eu affaire avec les élèves de Beauxbâtons et Durmstrang, et il fallait qu'elle commence en bousculant quelqu'un. Le regard de la Durmstrang était froid, et pas vraiment rassurant. Ana sentait que cette fille murissait une colère envers la Rouge. Il fallait qu'Ana se détende un peu. Tous les Durmstrang ne pouvait pas avoir le même caractère. Et si ça se trouve, bien que le regard de l'étrangère indique le contraire, la Durmstrang peut être quelqu'un de gentil et ouvert d'esprit. Ana s'égarait un peu du sujet initial. Il fallait qu'elle aille en cours.

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Cette journée n'était pas des plus radieuses pour Ekaterina Voïnov. Depuis l'annonce des champions de chaque école, la jeune fille vivait plutôt mal de voir l'aîné Kirsanov se pavaner dans les couloirs de Poudlard. Il représenterait au mieux Durmstrang, c'est vrai. Mais elle y avait cru. Elle, seule représentante des filles de Durmstrang à mettre son nom dans la coupe. Elle qui travaillait si dur, et qui avait tout mis en œuvre pour faire sa place dans cette école à la dominance masculine. Mais cela n'avait pas suffit. Elle se retrouvait en simple spectatrice de la gloire d'un autre, et là n'était pas la place d'une Voïnov. Ajoutez à cela la lettre qu'elle venait juste de recevoir de son père qui lui expliquait de mille et une façons à quel point il était déçu, et vous obtiendrez une Ekaterina énervée qu'il valait mieux éviter de croiser.
La jeune fille avait passé une grande partie de la journée dehors, préférant se changer les idées à l'air libre plutôt que de devoir affronter son cuisant échec. En effet, on n'entendait rien d'autres que le nom des trois champions dans toute l'enceinte de l'école. Ekaterina vivait donc de façon plutôt solitaire depuis quelques jours, et cela lui allait parfaitement.

Mais l'adolescente avait tout de même des obligations. Elle ne pouvait pas se permettre de traîner toute la journée, il fallait aussi qu'elle travaille. Tournoi ou pas Tournoi, pas question de se relâcher. Ekaterina quitta donc le parc pour se rendre vers la grande porte d'entrée de l'école. Elle s'apprêtait à la passer lorsque sans qu'elle ne s'y attende, quelqu'un d'autre lui fonça dedans. Effectuant un pas en arrière afin de reprendre son équilibre, la Durmstrang serra la mâchoire tout en lançant un regard noir au responsable. La personne en question était une fille de Poudlard, qui se trouvait déjà à quatre pattes pour ramasser ses affaires. Un petit « désolée » sortit de sa bouche, mais d'un ton si peu aimable qu'Ekaterina se demanda un instant si elle ne se fichait pas un peu d'elle. C'était quoi ces manières ? Ils n'apprenaient pas la politesse dans cette école ? Déjà sur les nerfs, cet incident n'arrangea en rien son humeur.

Leurs regards finirent par se croiser lorsque l'autre fille, visiblement plus jeune, se releva avec ses affaires sous le bras. Ekaterina aperçut du coin de l’œil l'insigne orné d'un P qui désignait ici les préfets, sortes de chefs des élèves. Mais cela ne l'impressionna en rien. Il en fallait bien plus pour qu'un Voïnov ne daigne baisser le regard. Au lieu de ça, la jeune fille fixa la poudlarienne d'un œil mauvais pendant quelques secondes.


« Tu n'peux pas faire attention où tu vas ? Tu pourrais au moins t'excuser correctement.  » cracha-t-elle dans un anglais correct où ses origines nordiques transparaissaient par un léger accent.

La jeune Voïnov resta de marbre, la tête droite et le regard fixé dans les yeux de son interlocutrice. Elle se dit un instant qu'elle avait trouvé là l'occasion de déverser la mauvaise humeur qu'elle gardait en elle depuis déjà plusieurs jours.
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Ancien sorcier  

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« Tu n'peux pas faire attention où tu vas ? Tu pourrais au moins t'excuser correctement.  »

Ana eu un léger sursaut. Elle ne s'attendait pas à ce que la Durmstrang parle aussi bien l'anglais. Bien que l'on pouvait distinguer un léger accent dans ses paroles, ses propos avaient été parfaitement clair. Avait-elle appris l'Anglais à Durmstrang? Ou alors, une partie de sa famille est anglaise. Ana ne voyait que ces deux solutions. L'étrangère soutenait fermement le regard de la jeune Gryffonne. Ana n'y voyait là qu'une provocation supplémentaire. Elle s'était déjà excusé. Que fallait-il faire de plus? S'agenouiller, lui offrir des présents? Elle pouvait toujours rêver. Ana n'avait encore jamais fait ça, et n'était pas prête de commencer. Le fait de faire partie des invités de Poudlard, et d'être également plus âgée que Ana ne lui donnait pas le droit de se comporter comme la Reine, jusqu'à preuve du contraire. Ana sentait bouillir en elle, un sentiment qu'elle ne connaissait peu. Elle se mettait rarement en colère. Du moins, rarement autant en colère. Si quelqu'un cherchait à faire une caricature d'elle à ce moment là, il n'aurait eu aucun mal à imaginer la fumée se dégageant de sa tête. Ana bouillonnait de l'intérieur. Elle risquait d'exploser d'une minute à l'autre.
*C'est quand même toi qui l'as bousculé. Tu ne devrais pas t'énerver. Elle est plus grande toi. Tu pourrais te faire mal.* Mais la raison ne parvenait à convaincre Ana de se calmer. La Durmstrang était aussi fautive qu'Ana. Si elle avait, elle aussi regardé Ana, elle l'aurait vu arriver, et aurait eu certainement la bonté d'esprit de se décaler un peu. Mais non, madame était resté dans le passage. Faut pas se plaindre après que des incidents comme celui-là arrive.

«Je t'ai dit que j'étais désolé. C'est pas assez pour toi? Il lui faut quoi à la princesse? Que je m'agenouille devant toi? Que j'implore ton pardon? On devrait te dresser un autel aussi. Tu peux toujours rêver. Je t'ai dit que j'étais désolé. Y'a pas besoin de chercher plus loin! Tu devais pas bien regarder devant toi, toi aussi. T'es trop lente pour te pousser quand quelqu'un arrive en face de toi à toute allure? Ça vous arrive de faire preuve de gentillesse dans votre école?»

Ana croisa les bras. Elle affichait à présent un regard déterminé. Il était absolument hors de question qu'elle se laisse faire. Elle regrettait un peu sa dernière phrase qui sortait du contexte, mais parler (ou plutôt crier à moitié) sur la Durmstrang lui avait fait du bien. Toute la pression de ces derniers temps s'était enfin envolé. Elle avait l'impression de pouvoir respirer à nouveau. Il ne subsistait que sa haine envers l'étrangère. Ana se reconnaissait à peine dans cette position. La dernière fois qu'elle s'était énervé de cette manière, c'était après un Gryffondor qu'elle avait renversé dans un petit brin de folie. Elle s'était laissé subitement emporté, et sans Bulle, la situation aurait pu rapidement dégénéré. Sauf que cette fois-ci, il n'y aurait probablement personne pour stopper Ana. Elle était à des lieux de ce qui l'a préoccupait quelques instants plus tôt encore.

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Ekaterina, il fallait être franc, ne s'attendait pas à ce genre de réaction. Depuis ces quelques semaines où elle était à Poudlard, il lui suffisait de lancer un regard noir, à la rigueur de dire quelques mots sur un ton froid, et les élèves de cette école la laissaient tranquille. Son aspect un peu rude, et surtout la réputation de son école lui permettaient de ne pas être embêtée et d'éviter les discussions si elle n'en avait pas envie. Et là, clairement, elle n'en avait pas envie. Elle voulait rentrer, se poser, et travailler. Tournoi ou pas Tournoi, elle n'allait certainement pas se relâcher. Si elle faisait partie de la délégation c'est bien parce qu'elle l'avait mérité, pas parce qu'elle se tournait les pouces à rien faire, et ça n'allait pas changer. Elle s'attendait donc à ce que sa réplique cloue le bec de cette jeune fille, et qu'elle pourrait passer son chemin. Au lieu de sa, la préfète en face d'elle commença à devenir rouge, presque aussi rouge que les rayures de sa cravates. Cette idée failli faire rire Ekaterina, mais elle se contenta d'un léger rictus.

«Je t'ai dit que j'étais désolée. C'est pas assez pour toi? Il lui faut quoi à la princesse? Que je m'agenouille devant toi? Que j'implore ton pardon? On devrait te dresser un autel aussi. Tu peux toujours rêver. Je t'ai dit que j'étais désolée. Y'a pas besoin de chercher plus loin! Tu devais pas bien regarder devant toi, toi aussi. T'es trop lente pour te pousser quand quelqu'un arrive en face de toi à toute allure? Ça vous arrive de faire preuve de gentillesse dans votre école?»

Sur ces paroles, elle croisa les bras, et tenu tête à la Durmstrang en la regardant. Si Ekaterina n'avait pas grandi entourée d'autant de garçons dans une école où le caractère était l'une des seules façons de s'en sortir, elle aurait été déstabilisée par ce discours. Cette fille en face d'elle ne se laissait pas démonter. Dans d'autres circonstances, avec une rencontre différente, elles auraient peut-être pu s'entendre car la nordique aimait ce genre de personne, et elle comprenait maintenant d'où lui venait ce badge P sur sa robe de sorcière.
Malheureusement, l'étincelle était lancée, et les espoirs d'une éventuelle amitié avaient flambés avec. Déjà de mauvaise humeur, les insinuations et accusations de la Poudlarienne finirent d'énerver Ekaterina. Elle garda son calme, mais sa voix se fit plus froide, plus tranchante.


« Tu m'fonces dedans et tu voudrais que j'accepte ton simple ''désolée'' qui t'a écorché la bouche en sortant ? La gentillesse n'est p't'être pas la première qualité de mon école, mais la politesse n'est certainement pas celle de la tienne. Ton petit blason sur ta robe, moi j'm'en fiche, ça impressionne peut-être les autres, mais pas moi. Celle qui s'donne des allures de princesse ici c'est toi, alors soit gentille et va jouer au p'tit chef ailleurs »

L'énervement se ressentait dans sa voix, et surtout dans sa façon de parler. Voïnov contrôlait moins bien ses paroles, et son accent bulgare ressortait davantage. Le sang-froid dont elle faisait preuve habituellement bouillonnait dans ses veines, et si son éducation ne lui avait pas appris à se servir de sa tête plutôt que ses muscles, elle aurait sûrement déjà agit. Mais malgré le fait qu'elle ait grandi avec des garçons, elle restait une femme, et agissait comme telle. Jouer des poings, ce n'était bon que pour ces garçons trop peu sûrs de leurs capacités intellectuelles. Ekaterina se tint donc droite, fière, et le regard noir.
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Ancien sorcier  

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« Tu m'fonces dedans et tu voudrais que j'accepte ton simple ''désolée'' qui t'a écorché la bouche en sortant ? La gentillesse n'est p't'être pas la première qualité de mon école, mais la politesse n'est certainement pas celle de la tienne. Ton petit blason sur ta robe, moi j'm'en fiche, ça impressionne peut-être les autres, mais pas moi. Celle qui s'donne des allures de princesse ici c'est toi, alors soit gentille et va jouer au p'tit chef ailleurs »

L'étrangère qui se tenait face à elle devait avoir un sacré caractère. C'était l'une des rares conclusions que Ana pouvait tirer de leur bref échange. Grandir à Durmstrang devait avoir endurci cette fille. Et par-dessus la haine grandissante que la jeune Rouge pouvait éprouver pour cette personne, il y avait une petite pointe d'admiration. Cette fille avait une sacré répartie, alors qu'Ana avait généralement beaucoup plus de mal avec cela. Contrairement à la Gryffone, la Nordique avait été capable de répondre immédiatement, sans se priver de rabaisser ce dont Ana était fière. Son insigne de préfète. Jamais encore un élève ne lui avait fait la moindre remarque.La Durmstrang continuait de soutenir son regard. Un regard noir, déterminé. Pouvait-elle savoir qu'elle avait réussi à toucher la Gryffone ? Il fallait qu'Ana trouve quelque chose à répondre. Elle ne voulait pas partir sans avoir le dernier mot. Cela serait presque comme s'avouer vaincu. Ana essaya de rendre son regard un peu plus noir qu'il ne l'était déjà.

« Tu prend pour qui ? Pour une gamine ? Franchement, qu'est-ce que tu as cru ? Que j'allais me laisser faire ? Que j'allais partir en pleurant ? T'en as l'habitude, je suis sûre. Dommage pour madame, mais ça ne sera pas pour aujourd'hui. Pas avec moi du moins. Tu ne mérite pas mieux que ''ce désolé qui m'a écorcher la bouche en sortant''. Peut-être que je manque de politesse, mais un jour tu apprendras que la politesse, c'est comme le respect, ça se mérite. Et toi, ce n'est clairement pas ton cas. »

Ce n'était peut-être pas la meilleure réponse que Ana pouvait produire, mais c'était déjà ça. Elle soutenait de son mieux, le regard froid de la Durmstrang. Elle hésitait sur la conduite à suivre. Elle pouvait soit attendre la réplique (certainement cinglante) de son ennemie, soit s'en aller en position d'avantage. Elle hésitait un peu. Sa mère lui avait toujours appris à éviter le conflit tant que possible, et Ana avait foncé tête baissé dedans en bousculant cette fille. Et sa mère n'avait pas encore eu le temps de lui apprendre à se sortir d'un conflit. Que se passerait-il si la Durmstrang décidait de sortir sa baguette ? Ana pensa à la sienne qui devait se trouver enfouie au plus profond de l'une de ses indénombrables poches. C'était dans ces moment-là, qu'elle arrivait à se rendre compte de l'utilité d'avoir en permanence sa baguette sur soi, bien que cette situation soit exceptionnelle. La solution de fuite restait donc sa meilleure option. Ana redressa la lanière de son sac sur son épaule, bien décidé à s'en aller. *Mais au fait, elle pourrait en profiter pour m'attaquer de dos.* Son entrain à partir retomba presque aussitôt. Elle ne voulait pas trop prendre de risque inutile. Surtout, qu'elle avait entendu dire qu'ils apprenaient la magie noire, dans l'école de fou d'où venait l'étrangère. Elle pensa furtivement à l'un de ses cours de Défense Contre les Forces du Mal, au sujet des sortilèges protection. Elle chassa rapidement cette pensée de sa tête. Elle n'avait aucune idée de l'endroit précis où se trouvait sa baguette. Elle rajusta à nouveau la lanière de son sac, et tourna le dos à la Durmstrang d'un mouvement vif. Elle reprit son chemin initial, c'est-à-dire celui vers les serres de botanique. Il ne lui servait plus à rien de courir maintenant. Elle était bel et bien en retard. Elle songea un instant que si l'étrangère voulait lui répliquer quelque chose, Ana pourrait encore l'entendre. Ce qui l'obligerait à répliquer à nouveau. Elle avait horreur de ne pas avoir le dernier mot.

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Ekaterina commençait à en avoir marre. Cette gamine lui faisait perdre son temps et la rendait encore plus énervée qu'elle ne l'était déjà. Si elles ne s'étaient pas retrouvées aussi proches du château, la Durmstrang n'aurait pas hésité à se servir de sa baguette afin d'apprendre et cette enfant de quoi elle était capable. Juste de quoi lui rappeler qu'il fallait respecter ses aînés. Mais là c'était risqué. Trop de témoins. Quelques élèves tournaient d'ailleurs le regard vers elles à cause de leurs éclats de voix. Et Ekaterina ne voulait certainement pas que le vieux Kowalczyk apprenne qu'elle s'en était pris à un élève de leurs hôtes. Les punitions à Durmstrang n'était pas jolies à voir, et encore moins à vivre. C'est pourquoi la jeune fille serra ses poings, réprimant sa pulsion de rage. Elle n'écouta que d'une oreille ce que la gamine lui répliqua, préférant contrôler le bourdonnement qui naissait dans ses oreilles. Elle entendit vaguement quelques mots, tel que «pleurant », « politesse » et « mérite ». Des mots sans fond sortis de la bouche d'une enfant qui n'atteignait même pas les quatorze ans.

L'adolescente n'avait qu'une envie, lui coller sa main dans le visage et la faire taire avant de s'en aller. Inspirant un grand coup, Ekaterina s'appliqua à faire taire le tremblement de ses mains. Elle s'apprêtait à tourner le dos à son interlocutrice afin de s'en aller sans rien dire, coupant court à cet échange sans intérêt pour aller calmer ses nerfs ailleurs. Mais ce fut la poudlarienne qui s'en alla la première. Grand bien lui fasse. Qu'elle s'en aille, et surtout qu'elle ne recroise pas son chemin. La durmstrang s'était retenue cette fois-ci, mais si elle revoyait cette gamine, pas sûr qu'elle puisse de nouveau se calmer.
Ekaterina ne la regarda même pas partir, et tourna elle-même les talons avant de repartir vers le parc à grand pas. Elle était à la base supposée partir travailler dans le château, mais après cette altercation, cela aurait été beaucoup trop dangereux pour elle et les autres se retrouver entre quatre murs. Il fallait qu'elle évacue sa colère dans un grand espace. Et seule.


Fin du RP

Reducio

Ce fut un plaisir de me disputer avec toi !