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Ancien sorcier  

Esclavagisme abusif  PV Mary 

Grelottant de froid, Melissandre se traitait intérieurement de tous les noms. Elle se trouvait dans l'obligation de rester dans ce parc glacial et cela risquait de durer un bon bout de temps. Cette corvée, elle aurait pu aisément l'éviter. Elle aurait dû, même. Si elle s'était contentée, comme à son habitude, de remonter dans sa salle commune après les cours, rien de tout cela ne serait arrivé. En songeant à cette pièce si chaude et accueillante, Mel ne put retenir une grimace de frustration. Mais non, il avait fallut qu'elle joue à l'aventurière, histoire de « rompre la monotonie quotidienne », eh bien on pouvait dire que ça avait fonctionné ! Et bien trop. Depuis son arrivée à Poudlard, elle avait toujours été fascinée par cet immense château, si mystérieux. Là-bas, elle sentait qu'il pouvait arriver tout et n'importe quoi. Du bien, comme du mal. Cet endroit était très paradoxal pour elle car autant il l'émerveillait et la ravissait, autant il pouvait faire naître un réel sentiment de terreur chez la jeune fille. Ces couloirs, elle en rêvait la nuit. En « cauchemardait » même. Elle ne comptais plus le nombre de fois où elle s'était perdue en leurs seins, voyant sa vie défiler, convaincue qu'elle n'en verrait plus le bout vivante. Cependant elle avait toujours réussi à s'en sortir, avec plus ou moins de séquelles. Ce n'était tout de même pas une raison pour jouer à l'aventurière ainsi ! Dès qu'elle sortait d'une situation périlleuse, il fallait toujours qu'elle se fourre dans des ennuis encore plus grands... * Mon côté Gryffondor, sans doute* songea-t-elle. Cette fois-ci, cependant, elle n'était ni perdue, ni étalée par terre, elle n'avait pas non plus ses pieds coincés par des racines, bref tout aurait été pour le mieux, s'il n'y avait pas eu Hagrid, le garde chasse. Celui-ci devait se faire trop vieux, ou alors il était fatigué, car il l'avait chargée de ramasser les citrouilles de son jardin. Seulement, si cette « mission » avait l'air simple aux premiers abords, cette apparence était trompeuses car lesdites citrouilles devaient faire le triple de leur taille ! Ajoutez à cela le froid caractéristique de la Grande-Bretagne et vous avez tous les ingrédients pour mettre notre petite Mel en rage. Ce qu'elle était, en l’occurrence, réellement en colère. Pour couronner le tout, elle était censée faire équipe avec une élève de Serpentard. Hagrid avait dû boire plus qu'à l’accoutumé pour faire une si grossière erreur. Rassembler une Gryffondor et une Serpentard ! Les obliger à ce côtoyer à seulement quelques mètres l'une de l'autre, à faire équipe ! Absurde. Sauf s'il tenait à ce qu'il y ait des explosions, un véritable feu d'artifice. * Oui ça doit être cela* se dit-elle, * il doit commencer à trouver le temps long et rechercher un spectacle pour se divertir. Eh bien il va en avoir, du spectacle ! * En cette fin d'après-midi, Melissandre se sentait d'humeur particulièrement féroce. Si elle ressentait une pointe d'appréhension à l'idée de se trouver aux côtés d'une élève de la redoutée maison des Serpents, celle-ci n'était rien comparée à la détermination qu'elle ressentait. Celle de ne pas se faire marcher sur les pieds. Oh, bien sûr, rien ne lui disait que cette élève lui voulait du mal, mais elle avait tendance à toujours voir le mauvais
côté des choses. Elle se méfiait toujours de tout excessivement, plus encline à montrer des dents plutôt qu'à oser « ouvrir son cœur », montrer ses sentiments. Il y avait tout de fois une exception, une personne avec qui elle se sentait bien, une personne avec qui elle avait enfin l'impression de vivre, d'être elle. Mais là n'était pas la question. L'élève de Serpentard, dont Mel ignorait même le nom, avait également été prise de court par Hagrid, par sa demande d'aide inattendue. Elle se trouvait d'ailleurs non-loin de la Gryffone, celle-ci en était persuadée. Même si elle ne lui avait pas accordé un seul regard, elle savait bien que Hagrid les avaient emmenées toutes les deux dans son jardin. Elle devait donc se trouver derrière Melissandre, ou du moins à un endroit ou la jeune fille ne pouvait pas la voir. Ce qui lui déplaisait au plus haut point. Après tout, les Serpentards n'étaient-ils pas réputés pour leurs coups-bas ? Si, précisément. Elle se tendit, aux aguets. Puis, sans même se retourner, elle dit :


«  Si tu veux m'attaquer par derrière, n'y pense même pas. Je suis assez assez douée pour lancer des sorts, crois-moi ! »


Bon, elle doutait que pouvoir changer l'aspect des vêtements des autres soit une armes très efficaces mais elle ne jugeait pas utile d'en faire part à haute voix. S'efforçant de se donner une contenance, elle s'affaira à couper la tige d'une citrouille d'un air très digne. Songeant à ce qu'elle venait de dire, elle se demanda si elle s'était montrée assez intimidante. Peut-être aurait-il fallut qu'elle lance une ou deux étincelles en direction de la Serpentarde histoire de l'effrayer ? *Mmh ça ne serait pas une mauvaise idée... Je la réaliserai sûrement si cette fille me pose des problèmes * Ragaillardie par cette initiative, Melissandre s'appliqua à sectionner la longue tige verte d'un habile coup de sécateur magique. Celle-ci émit un «crac » sonore puis se détacha de l'immense citrouille. Encouragée par ce résultat, elle se tourna vers une autre citrouille, de taille moyenne, qui se trouvait à côté de la première. Intérieurement, elle avait le cerveau en ébullition. Elle se posait des questions sur ce que faisait sa coéquipière, comment avait-elle prise ses paroles... Mel se demanda même si sa coéquipière avait méritée ces paroles blessantes. L'espace d'une seconde, elle fut prise d'un horrible doute : et si l'autre fille n'avait eu que des bonnes intentions, et si Mel s'était montrée trop méfiante, si elle avait été méchante ? Elle se secoua intérieurement. * Non, je ne peux pas me permettre d'émettre des doutes de ce genre, après tout elle est à Serpentard ! * Néanmoins, elle attendit la réponse de l'autre fille avec intérêt, toujours sans se retourner.
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Ancien sorcier  

Esclavagisme abusif  PV Mary 

Mary observait, écœurée, le visage rayonnant du garde-chasse de l'école. Ce ne pouvait être qu'une blague de mauvais goût. Elle venait d'être "invitée" à l'aider tailler des citrouilles d'une telle manière qu'on aurait cru qu'Hagrid ne pouvait envisager autre chose que de l'enthousiasme de la part de la Serpentarde. Poisse. Triple poisse alors qu'elle tournait son regard vers la Gryffonne juste devant elle. Salazar ! Qu'avait donc fait la verte et argent pour TOUJOURS se retrouver mêlée à des Gryffondors ! Les autres de sa Maison allaient penser qu'elle faisait copains-copains avec eux ! Son visage s'assombrit rapidement. Hagrid leur montrait les nombreuses citrouilles de son "jardin" que les deux sorcières devaient décorer. Elle grimaça face à ce qui lui paraissait être une quantité astronomique. N'était est-ce pas le travail des elfes de faire cette "mission honorable" - on ne pouvait s'attendre à de hautes exigences de la part du demi-géant- ? Un vent glacial lui fouetta le visage et Mary maudit tous les êtres de l'univers. La serpentarde était coincée. Elle ne pouvait envisager de filer en douce au risque de faire perdre des points à sa Maison, chose inenvisageable, bien entendu. Quelle idée de vouloir traîner dans le parc avant d'aller dîner !

Les mains dans les poches, elle observa le Gryffonne traîner des des pieds pour se diriger vers une première citrouille. La Serpentarde roula des yeux. Évidemment que la rouge et or allait se mettre à la tâche la seconde où Hagrid quitta les lieux pour faire Salazar ne savait quoi. Pourquoi fallait-il que les lionceaux soient si... gryffondoresques et ennuyeux ?! Mary était certaine que ceux-ci étaient en réalité des Poufsouffles refoulés. Elle n'avait pas eu l'occasion de voir le visage de la fille en question, seulement ses cheveux violets (une mode chez ceux de cette Maison apparemment) et son dos. Passionnant, n'est-ce pas ? Quant à son nom, elle n'avait même pas cherché.

Coupe, taille... sa camarade de jeu ignorait royalement la présence de la Serpentarde. Une idée germa dans la petite tête de Mary. L'occasion était trop belle pour ne pas flanquer une trousse phénoménale à l'autre fillette qui dos à elle ne pouvait avoir conscience de ses faits et gestes. Silencieusement, elle s'approcha, penchée vers l'avant vers l'autre Première Année, les mains devant elle. Un rire narquois commençait à résonner en elle. Il lui tardait de l'entendre hurler à pleins poumons. Le bout de sa langue sortant inconsciemment pour se caler au coin de sa bouche, la Serpentarde n'était plus qu'à quelques minuscules millimètres de la Gryffonne. Ses mains s'approchant inexorablement des épaules de celle ci..


« Si tu veux m'attaquer par derrière, n'y pense même pas. Je suis assez assez douée pour lancer des sorts, crois-moi ! »

Mary se figea sous la réplique de la Gryffondor, puis poussant un soupire d'ennui se redressa, replongeant ses mains dans ses poches en roulant une nouvelle fois des yeux face à la menace. Cette corvée n'allait décidemment pas passer aussi rapidement qu'elle le voudrait. Traînant elle aussi des pieds, elle se résolut de mettre autant de distance que possible entre elle et la jeune fille qui n'avait toujours pas daigné lui jeter un regard. Elle se saisit des outils que leur avait laissé le garde-chasse et commença sa corvée Quelle idiotie que de perdre son temps à faire cela. Elle espérait bien une récompense une fois la tâche finie mais la Serpentarde se doutait bien que le demi-géant n'était capable que d'idées incroyablement absurdes allait juste leur dire que participer aux festivités était une récompense en soi. Lui aussi devait être un ex-gryffondor... quelle veine.

Alors qu'elle commençait à tailler la citrouille, une autre idée lui traversa l'esprit et Mary commença à observer la fillette occupée plus loin. Sourcils, yeux, visage... oui, elle savait parfaitement comment elle allait décorer cette stupide et gigantesque citrouille. Plongée dans sa tâche, elle apprécia le fait que la rouge et or s'emmurait dans son silence, l'empêchant ainsi d'être déconcentrée. Plus vite elle en aurait fini avec cette décoration, plus vite elle pourrait s'attaquer à une autre. Quelques minutes après et jugeant son travail satisfaisant, elle lança un dernier regard en coin vers l'inconnue et d'une voix suffisamment forte, elle énonça avec un petit sourire vicieux :

" Ton portrait craché, tu ne trouves pas ? "

Elle tourna sa citrouille pour la présenter malicieusement à la fillette aux cheveux violets, le regard moqueur.

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Ancien sorcier  

Esclavagisme abusif  PV Mary 

À peine Mel avait-elle envoyée sa mise en garde, qu'elle entendit un long soupir juste derrière elle. Trop près d'elle. Elle avait même l'impression que sa coéquipière avait soufflé presque dans son oreille. Le cœur battant la chamade, Mel se demanda ce qu'il fallait faire : sortir sa baguette pour provoquer l'autre en duel au risque de perdre à cause de ses sorts si faibles ? Ou bien lui envoyer une gifle magistrale ? Après quelques instants de réflexion elle se dit qu'elle n'allait rien faire du tout, pour l'instant. Si ce n'était avoir l'air détendue et très sûre d'elle. Car si elle commençait à vouloir attaquer cela voudrait dire qu'elle trahissait sa peur. Or c'était ce qu'elle voulait éviter à tout prix. Un ennemi n'est jamais aussi dangereux que lorsqu'il sentait la peur de l'autre, elle le savait bien. C'est pourquoi elle se contenta de serrer les dents avant de se remettre au travail. Il ne lui fallut pas attendre longtemps pour percevoir les bruits de pas de l'élève de Serpentard qui s'éloignait. Elle soupira de soulagement. Melissandre se lassa très vite de devoir couper les tiges des citrouilles. Il s'agissait d'une tâche aussi éreintante qu'ennuyeuse. Et puis elle était sûre que l'autre, pas loin d'elle, ne faisait rien ou presque. * Toujours à vouloir ménager leurs précieux petits corps, ces maudits Serpentard...* Seulement, même si elle ne voulait pas se l'avouer, Melissandre aurait tout donné afin de pouvoir se tourner les pouces. Mais elle savait bien que cette solution ne serait pas envisageable sans de graves conséquences. La vie n'était pas un conte de fée, elle en était plus que consciente. * Secoue toi un peu, ma grande* se dit-elle * si tu as la chance d'avoir atterri à Poudlard, ce n'est pas pour tout gâcher à cause d'un accès de flemme passagère.* Motivée par ses pensées, elle eut un regain de force durant lequel elle s'acharna de toutes ses forces sur ces pauvres tiges de citrouilles innocentes qui n'avaient rien demandées, après tout. Coupant, arrachant, cisaillant, elle usa toutes ses maigres forces à effectuer le travail demandé. À présent, tout était fait, de son côté du moins. Elle n'avait aucune idée de la progression de sa coéquipière et se refusait toujours de regarder dans sa direction. Ce qui était puérile, elle le savait. Mais elle n'y pouvait rien, c'était ainsi. Comme si quelque chose la bloquait. Quelque chose qui s’appelait la peur. Agacée par ses pensées, elle décida qu'il serait mieux de penser à autre chose. Comme par exemple, ce qu'elle allait devoir faire, à présent. Se tourner les pouces ? Retourner au château ? * Ah non * se souvint-elle. * Nous sommes censées décorer ces maudites citrouilles * Elle pesta intérieurement. Mel était épuisée, totalement vidée de ses forces, frigorifiée, une montagne de devoirs l'attendait au dortoir, et il fallait qu'elle passe sa soirée à décorer des citrouilles. Pendant un instant, elle songea à venir trouver le garde-chasse et à le supplier de la laisser partir. Seulement, elle ne pouvait pas faire cela à cause d'une unique raison : sa fierté ne s'en relèverait jamais. Mais à quoi pouvait-il bien servir, de tailler des citrouilles ? À amuser la galerie ? Effrayer des Poufsouffle ? Elle allait accumuler un retard considérable à ses cours et attraper la grippe à cause de cela ? Aider à la préparation d'une petite fête de pacotille ? Melissandre n'avait jamais aimé les fêtes. À présent, elle les haïssait. La jeune fille se força à se concentrer sur les citrouilles. Une précisément. Après tout il fallait bien qu'elle commence quelque part. La citrouille qui se tenait devant elle était énorme et elle paraissait très solide. Trop solide. * Comment pourrais-je faire ne serait-ce qu'un seul trou dedans ? * Elle était désespérée. Et puis elle n'était absolument pas douée pour tout ce qui portait aux arts manuels. La sculpture en faisait partie. Elle se saisit d'une sorte de pioche qui se trouvait à ses pieds, puis entreprit de frapper de toutes ses forces sur la citrouille afin de faire un trou pour l’œil de gauche. Celui-ci était plus triangulaire que rond mais c'était déjà ça. Elle tenta de créer l’œil de droite, qui, quelques instants plus tard, pour une raison mystérieuse, ressemblait à un octogone. * Au moins, c'est effrayant...* À présent, place à la bouche. Après quelques secondes, celle-ci ressemblait à une guirlande de Noël. *Mmh, j'ai des progrès à faire... * Elle observa son travail quelques secondes, avant d'être parcourue d'une idée de génie !

Si elle n'était brillante pour faire de la sculpture, elle détenait d'autres talents cachés et c'était précisément le moment de les utiliser. Fébrile, elle sortit de ses poches un morceau de parchemin ainsi qu'une plume et une bouteille d'encre, puis commença à rédiger. Une fois son œuvre d'art achevée, elle sortit sa baguette magique. N'ignorant pas que l'usage de la magie était proscrit en dehors des salles de classes, elle hésita quelques instants. Finalement, elle décida qu'elle allait faire preuve de courage. Elle déposa le morceau de parchemin sur la citrouille, puis les visa à l'aide de sa baguette magique. Le plus difficile restait à faire. Elle avait l'intention d'ensorceler la citrouille afin que celle-ci puisse réciter ce qu'elle avait écrit mais Mel n'avait aucune idée de comment s'y prendre. Elle réfléchit longuement. Étant née, en France et ayant étudiée le latin, elle été dotée d'un immense avantage par rapport aux autres : celui de pouvoir inventer ses propres formules magiques. Elle avait en effet remarqué qu'elles étaient presque toutes en latin. Ce qui voulait dire que si elle prenait les bons mots et les bonnes formulations... Le cœur battant, elle se concentra de toutes ses forces, imaginant une citrouille parlante. Puis, à voix basse, pour que l'autre fille n'entende pas, elle murmura :
''cucurbita loquitur” rien ne se produisit. Elle tenta autre chose : “cantatis cucurbita loqui” encore rien. Elle commença à faire preuve d'impatience : “maledictus tu enarras auctoritate praecipimus cucurbitae non mittam super vos” toujours rien. À bout, elle dit “ Cucurbita loquentes crap” , un trait de lumière rouge sortit de sa baguette puis illumina légèrement la citrouille. Visiblement, ça avait fonctionné. Melissandre avait son coeur qui battait à toute allure. Elle avait hâte de tester sa citrouille mais n'osait pas le faire alors que la Serpentard n'était pas loin. Cette dernière prit la parole, ce qui fit vivement sursauter Mel.

«Ton portrait craché, tu ne trouves pas ?»


Melissandre se tourna vivement vers sa coéquipière, la voyant pour la première fois. Elle avait un visage banal, le genre de tête que l'on oubliait aussitôt après avoir vu. Elle montrait à Mel une citrouille à l'aspect grossier. Mel plissa les yeux :

« Si tu veux mon avis, votre nez est ressemblant. Sa bouche également n'est pas très différente de la tienne. Tu dois confondre. Cette citrouille pourrait être TON reflet dans le miroir. Je peux te passer des mouchoirs si tu es triste, mais tu devras me rembourser. »


Fière de sa réplique cinglante, elle décida qu'elle n'allait pas s'arrêter là. Tant pis pour les conséquences que cela pourrait avoir, elle allait montrer le fruit de son génie à cette pauvre fille. Elle remua sa baguette d'un air nonchalant en direction de sa citrouille, celle qu'elle avait ensorcelée, laquelle ouvrit sa bouche pour chanter d'une voix nasillarde :

Bonjour, petits garnements,
Je suis une grosse citrouille
Qui va, mes chères petits enfants,
Vous ficher une immense trouille.


Je veux entendre vos cris, vos lamentations
Savourer vos pleurs, rire de votre peur
Car je suis une citrouille munie d'une passion
Celle d'arrêter votre petit cœur.


Avec moi, vous ferez des cauchemars,
Vous crierez « maman » la nuit tous tremblants,
Vous y passerez tous, même les Serpentard,
Et moi, je rirais d'un air triomphant.


Tremblez, mortels !Tremblez lascars !
Je vais blanchir tous vos cheveux
Vous deviendrez de gros braillards
Quand à moi, je serais victorieux.


Melissandre sourit, enchantée. Décidément, son talent était indéniable.
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Ancien sorcier  

Esclavagisme abusif  PV Mary 

Mary ne leva qu'un sourcil amusé lorsque la Gryffonne eut fini de déblatérer son "venin". La serpentarde choisit stratégiquement de ne pas répondre. Elle ressentait une générosité (ironique) envers la rouge et or qui semblait fière de ronger un os trouvé par une autre qu'elle. Il fallait la laisser se complaire dans un faux-sentiment d'assurance et de supériorité. Jetant une nouvelle fois un coup d’œil sur son œuvre, elle n'effaça pas son sourire moqueur. Cette citrouille lui rappelait de bons souvenirs d'Erin, sa voisine, avec qui elle s'amusait chaque année à décorer des citrouilles aux visages de leurs autres voisins, riant toutes les deux sous capes. Salazar comme le temps passait vite. Elle avait l'impression que cette époque encore objectivement récente avait eut lieu des siècles auparavant. Elle songea un instant à lui préparer un courrier. Une réponse de celle-ci lui apporterait sûrement un petit rayon de soleil à ses journées. Erin ne manquerait pas de lui rapporter les faits les plus absurdes et pathétiques des gens de son village saupoudrés d'une touche d'ironie que Mary elle-même enviait. Oui, rédiger cette lettre après la corvée lui semblait être une idée en or.

Retournant à ses doxys, elle constata que la Gryffonne avançait bien plus rapidement que la verte et argent, celle-ci n'étant pas soumise à des rêvasseries diverses et variées. Mary accéléra donc le rythme. Couper, tailler, décorer. Couper, tailler, décorer. Elle commençait à sentir une légère douleur à la main droite, prévisible en vue du fait que la fillette avait tout sauf la main verte. Grimaçant légèrement, elle tenta de rester constante dans ses efforts. Ne voulant pas recevoir de la part d'Hagrid une remarque désobligeante et humiliante sous la présence de l'autre première année, elle essaya de varier ses croquis sans y ajouter des détails tels qu'ils la forcerait de rester bloquée plus de 5 minutes à chaque citrouille.

Du coin de l’œil, elle perçut des petites lumières. Intriguée, elle tourna son regard vers la source de cette magie. La Gryffonne utilisait des sorts inconnus à la Serpentarde. Une pointe d'envie naquit en elle. Connaître ces sorts aurait pu lui éviter de devoir par la suite passer à l'infirmerie pour recevoir une pommade de guérison. Mary aurait bien sûr pu demander à sa camarade quels était ces sorts dont elle entendait mal les incantations mais aucun doute que celle-ci l'aurait envoyé bouler, chose que la Serpentarde n'était pas désireuse d'expérimenter. Elle se contenta donc de retourner à sa quinzième citrouille, ne retenant pas un rire en entendant les paroles ridicules qui sortait d'une des citrouilles de sa camarade.

Utiliser le couteau, le sécateur. Réfléchir au prochain motif. Utiliser le couteau, le sécateur. Réfléchir au prochain motif. La lassitude grandissait chez la fillette et elle ne trouva comme consolation qu'une pensée hasardeuse qui venait alors de lui traverser l'esprit. Elle se rappela d'une histoire que lui avait raconté son père un soir d'Halloween : celle d'une jeune fille fiancée qui un jour avait rencontré une vieille dame dans le besoin de trouver un toit sous lequel dormir. La jeune femme l'avait alors accueillit dans sa maison. Son regard s'était porté sur une des bagues que la vieille dame portait et, portée par l'envie d'avoir cette bague pour son mariage avait décidé un soir de retrouver la vieille dame, endormie dans son lit. Tentant de retirer la bague, elle n'essuya que des échecs. Finalement elle remarqua un couteau sur la table de nuit, placée à côté de la dame. Obnubilée par son envie, elle avait tranché le doigt portant la bague. Le dame quant elle semblait encore et étonnement plongée dans un sommeil profond. Effrayée, la jeune quitta la chambre. Des bruits étranges commencèrent à résonner dans la maison et la nuit suivante, la jeune fille disparut. Son père avait conclut son histoire en ajoutant que si quiconque s'aventurait dans le grenier, la personne rencontrerait une vieille dame avec onze doigts, tous portant une bague de mariage.

Avec un amusement contenu, la serpentarde se rappela qu'elle n'avait pu trouver sommeil les 3 nuits suivantes et que lorsqu'elle l'avait ensuite raconté à Erin, celle-ci avait rit ouvertement de la réaction exagérée de l'enfant. Mary avait alors fait très attention de ne pas commettre une telle erreur aux prochains Halloweens bien que son père avait toujours le chic de lui raconter des histoires toujours plus glaçantes. S'emparant d'une nouvelle citrouille, elle commença à poignarder celle ci de sorte qu'il y apparaisse 11 anneaux. Bien entendu, les autres élèves ne connaîtraient probablement pas la référence mais l'occasion de voir cette citrouille durant les petits déjeuners n'allait pas manquer de faire sourire Mary, ce dont elle avait bien besoin.
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Ancien sorcier  

Esclavagisme abusif  PV Mary 

Lorsque Melissandre répondit à la Serpentard, cette dernière ne répliqua rien. Son silence avait une valeur d'aveu pour Mel qui se sentit soudainement triomphante. Par contre, lorsque sa citrouille magique tint ses propos terrifiants, la vert et agent se contenta de rire. Abasourdie, Mel fronça les sourcils. Comment pouvait-on réagir avec tant de légèreté face à un spectacle aussi terrifiant ? * Je dois m'en étonner car je suis née-moldue. Un sang-pur ou un sang-mêlé ne doit rien trouver d'extraordinaire à une citrouille qui chante. * Malgré cette pensée logique, elle se sentait un petit peu déçue. Elle aurait adorée voir sa coéquipière hurler de terreur. Rien que pour sa satisfaction personnelle. Et puis, même si elle avait eu le dernier mot dessus, cette histoire de citrouille censée lui ressembler lui déplaisait grandement. L'ennui la submergeait dés qu'elle regardait ses citrouilles d'un petit peu trop près. Elle avait tout coupé, elle avait fait ce qu'elle pouvait. Restait cette histoire de décoration. Là-dessus, elle était tellement peu douée que c'en était affligeant. Durant quelques instants, elle s'amusa à imaginer la tête que ferait Hagrid s'il devait voir toutes les citrouilles qu'elle allait décorer. Les deux yeux qui n'avaient ni la même forme et qui n'étaient ni symétriques, puis la bouche qui évoquait à peu près tout sauf une bouche. * Oh et je suis censée les évider, aussi, histoire de pouvoir mettre une bougie dedans * Elle trouvait cela parfaitement ridicule. Le froid semblait lui vouer une haine incommensurable car il s’échinait à s'infiltrer de partout, dans son cou, sous sa cape, dans ses oreilles, et même dans ses narines. Un nuage de buée émanait d'elle à chaque respirations. Melissandre était tout bonnement congelée. * Si vers Halloween ça me fait déjà cet effet là, j'ose à peine imaginer l'état dans lequel je serai à Noël...* Dans l'espoir de trouver une idée afin de rompre l'ennui dans lequel elle se trouvait, Mel se tourna en direction de l'autre fille. Celle-ci, très concentrée, s'appliquait à percer onze trous dans sa citrouille.

«  Pourquoi onze trous ? S'étonna Melissandre d'une voix forte. Généralement ce sont les cyclopes qui effraient, pas des créatures possédant une dizaine d'yeux. A moins qu'il ne s'agisse de ta plus grande peur. Dans ce cas, laisse-moi te dire que c'est complètement risible... »

Elle se surprit elle-même : jusqu'à présent, elle ignorait qu'elle était capable d'une telle méchanceté gratuite dans ses propos. Certes, elle avait souvent dû imposer le respect, par le passé. Elle n'avait, d'ailleurs, jamais utilisé de moyens strictement pacifiques pour cela mais il y avait une différence entre faire preuve de méchanceté pour servir sa cause et faire preuve de méchanceté tout court ! *Ah si, c'était pour m'empêcher de m'ennuyer, ça n'était donc pas gratuit. Et puis elle est à Serpentard, elle doit certainement être pire ! * Rassurée, elle se pencha sur une autre citrouille pour lui faire un visage à la va-vite. Une fois que ce fut fait elle réfléchit. Visiblement, sa première invention n'avait pas eu l'effet effrayant escompté. Il ne tenait donc qu'à elle d'écrire un autre texte encore plus saisissant. * Cette fois, je ne vais pas te louper ma belle* promit-elle à sa citrouille en pensée. Elle rédigea encore une fois un poème sur un morceau de parchemin, prenant son temps cette fois-ci, puis se relut, un petit sourire aux lèvres.

Le soir d'Halloween, si sa coéquipière n'aurait pas peur, elle sera bien la seule ! Comme précédemment, Mel saisit sa baguette magique, après avoir posé le poème sur la citrouille, les visa en murmurant :
“ Cucurbita loquentes crap”. Il y eut un bref éclair de lumière, promesse d'une soirée terrifiante.
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Ancien sorcier  

Esclavagisme abusif  PV Mary 

Mary en était maintenant à sa dernière citrouille lorsqu'une réplique cinglante à son égard attira son attention. La gryffonne choisissait désormais de s'attaquer à elle de telle manière qui fit pétiller les yeux de la Serpentarde. Il n'y avait, à ses goûts, rien de plus satisfaisant que de voir les gryffons lâcher prise, eux qui ordinairement n'agissaient que sous la pseudo droiture de leurs valeurs. Évidemment, c'était mesquin de la part de Mary que de jouir de cette situation mais faire ressortir le côté sombre et refoulé des autres procurait chez elle un sentiment d'accomplissement. Les Gryffondors n'étaient et ne seront jamais honorables et si elle devait être celle à devoir le prouver, elle serait là. Le fait que la rouge et or lui était rentrée dedans en exposant son ignorance de la culture des sorciers devenait secondaire. Une réplique de la part de la Serpentard n'était justifiée que par son désir d'avoir toujours le fin mot de l'histoire.

" Lis des livres. "

Elle acheva sa dernière citrouille, soulagée. Ses mains meurtries avaient fait leur quota de corvée. Maintenant était l'heure de plier bagage et d'aller retrouver sa Salle Commune. Elle déposa les outils en vrac à côté de son groupement de citrouilles et se redressa. Son dos protesta sous la rapidité du geste et Mary ne retint pas une grimace d'inconfort. Elle s'étira lentement et avec précaution, prenant soin de décontracter ses muscles tendus et pour certains engourdis. Les mains tendus au dessus de sa tête, elle resta ainsi quelques courtes secondes puis enfin les relâcha en soupirant d'aise. Si des courbatures devaient apparaître demain matin, cela ne l'étonnerait guère. Elle finit par pivoter sa tête pour soulager les dernières tensions de sa nuque et finit par aviser les environs, vérifiant où en était la Gryffonne. Celle ci griffonnait quelque chose sur un papier. Probablement encore un de ses poèmes ridicules. Mah, Mary n'aurait jamais poussé le bouchon aussi loin.

Trouver le garde-chasse. Voilà ce qu'elle comptait maintenant faire. Le problème était qu'il semblait être parti faire Salazar elle ne savait quoi. Super. En plus de perdre son temps avec ces satanées citrouilles, elle devait maintenant partir à la recherche du demi-géant qui probablement s'était rendu dans la forêt interdite, lieu interdit aux élèves. Hors de question d'aller fouiller cette forêt. Un certain nombre de rumeurs circulait à cet égard, clamant que des élèves avaient été attaqués par des créatures géantes, monstrueuses et sadiques. Mary ressentit un frisson. Non, elle n'irait pas là-bas. Restait donc la "cabane".


"J'ai finis ma part. Je vais voir s'il n'est pas dans les parages."

Par des mouvements rapides des mains, elle retira les traces de terre et autres herbes restées accrochées sur sa robe avant de s'engager sur le sentier menant vers la cabane en question. C'était des coins de Poudlard qu'elle n'avait jamais exploré auparavant. Le sentier, cabossé, par endroit dangereux en vue des racine traîtresses qui le traversaient l'obligea à faire attention à l'endroit où elle mettait les pieds. La cabane, éclairée laissait échapper sur son toit une fumée épaisse, signe que la cheminée était allumée. Peut-être n'avait-elle pas à chercher longtemps, ce qui l'arrangeait. Prenant garde à ne pas glisser sur les passages terreux, elle atteint enfin la maison. Aucun bruit particulier n'en sortait. Elle contourna un des murs pour atteindre la fenêtre et y jeta un coup d’œil. La pièce éclairée où se trouvait la cheminée était déserte. Mary posa ses mains sur la vitre, son visage s'y appuyant. A cause de la fraîcheur nocturne, une buée se formait sur la vitre à chaque fois qu'elle expirait.
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Ancien sorcier  

Esclavagisme abusif  PV Mary 

Melissandre était paralysée par le froid. La brise glaciale semblait vouloir lui livrer une bataille sans merci. La nuit tombait doucement, plongeant le parc dans une obscurité inquiétante. Ses mains délicates étaient à présent à vif, ses jambes étaient douloureuses et sa tête épuisée. Lorsque la vert et argent lui répondit simplement de lire des livres, Mel leva les yeux aux ciels. Elle ne voyait même pas l’intérêt de répliquer. Tout ce qui comptait pour elle était de partir au plus vite mais elle n'osait pas l'avouer à haute voix. Immobile, elle gelait de plus en plus, se transformant petit à petit en glaçon. La jeune fille savait bien qu'il faudrait se lancer à la recherche de Hagrid, ou bien tout simplement partir de là, mais elle n'osait pas agir la première : cela aurait été montrer sa faiblesse, avouer qu'elle n'en pouvait plus. Son esprit pouvait être assez tordu, parfois... Donc, le temps passait, ponctué par les ululements d'un hibou ou par un clapotis qui provenait du lac, sûrement provoqué par le calmar géant ou un être de l'eau. Elle ignorait ce que faisait la Serpentard, et ne voulait même pas le savoir. Seul le froid, lui importait. Un froid cruel, douloureux, insupportable...

« J'ai finis ma part. Je vais voir s'il n'est pas dans les parages. »


Mel retint un soupir de soulagement. *Enfin... * Elle constata que sa coéquipière se dirigeait vers la cabane du garde-chasse. * Je devrais peut-être chercher autre part, moi aussi. Pourquoi pas... Vers la forêt interdite ? * Il y avait énormément de raisons pour ne pas y aller : l'obscurité, le danger, l'interdit... Mais Mel se sentait particulièrement d'humeur Gryffondesque, à présent. Elle avait enfin une occasion de bouger, de réchauffer son corps. Elle irait donc vers la forêt interdite mais n'en resterait qu'à la lisière. Mel effectua quelques échauffements avant de sprinter le plus vite possible vers les arbres qui bordaient la forêt. Elle chercha entre eux, longea la bordure de la forêt, l’œil aux aguets. Elle cherchait la silhouette massive du garde-chasse. Mais rien. Elle n'entendait que le bruissement des feuilles provoquées par le vent et des petits bruits furtifs, sûrement provoqués par de petits animaux. Ou par des créatures magiques.* Je ne veux pas le savoir ! * Au moment où elle allait retourner vers le potager, Mel entendit des bruits de pas lourds. Sa première réaction fit de paniquer. Son cœur battait à toute allure. Qui venait par là ? Un professeur ou un méchant ? Et si c'était tout simplement...

« Hagrid ! » s'exclama-t-elle, soulagée, lorsqu'elle aperçut ses traits.


Il parut surpris. Il n'aurait pas pu penser que cette élève puisse être aussi heureuse de le voir après ce qu'il lui avait ordonné de faire. Il lui demanda ce qu'elle faisait là et elle répondit qu'elle et sa coéquipière avaient terminées. Au comble du bonheur, Melissandre l'entendit prononcer les mots tant rêvés : ''vous pouvez y aller''. De retour au potager, elle chercha la Serpentard des yeux et constata qu'elle était toujours vers la cabane du garde-chasse. Venant, à sa rencontre, Mel lui dit :

« Je l'ai trouvé, il nous a autorisé à partir. »


Elle était si soulagée qu'elle en avait oubliée d'être froide. * Bah, au moins je ne me comporte plus comme une méchante.* Mel se mit à courir jusqu'au château, non sans avoir lancé un dernier regard à ces citrouilles particulières. * Peut-être que j'apprécierais Halloween, cette année. *
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Ancien sorcier  

Esclavagisme abusif  PV Mary 

La jeune serpentarde devait belle et bien se rendre à l'évidence que la cabane n'abritait pas âme qui vive. Elle soupira de lassitude et grommela dans sa barbe alors que la fraîcheur nocture commencait à lui mordre ses joues rougies. Peut-être que la gryffonne avait prit l'initiative d'aller chercher Hagrid de son côté, du moins, elle l'espérait. Mary ne détacha pas immédiatement son regard de l'intérieur de la cabane, sa curiosité commençant à pointer le bout de son nez. Il fallait avouer qu'elle était assez curieuse de savoir quel bric-à-brac un demi-géant pouvait bien avoir dans son fouillis. Elle recolla son nez à la vitre, ignorant le contact du froid, fronça les sourcils, comme pour perçevoir le maximum d'objets et fit balader ses yeux. Il n'y avait pas à dire, ce n'était pas les babioles étranges qui manquait ! Divers paniers et cordes plus ou moins épaisses pendaient du plafond en compagnie d'objets métallique particulièrement intimidants. De larges choppes étaient alignées sur les étagères, entourées par quelques photos représentant des personnes dont elle ignorait les noms. C'est quand son regard se posa sur les trois arbalètes accrochées au mur qu'une voix la ramena sur le plancher des hypogriffes.

« Je l'ai trouvé, il nous a autorisé à partir. »

Ah oui. Les citrouilles. Mary se résigna à se détacher de la fenêtre pour conserver une once de dignité après avoir été surprise dans ses fouineries. Elle adressa un hochement de tête à la gryffonne, lui signalant avoir bien entendu le message. Comme elle l'avait prédit, aucune récompense n'attendait les deux élèves. Elle attendit de voir la rouge et or décamper à toute vitesse avant de râler pour la forme. Ajustant son écharpe, elle jeta un dernier coup d’œil en direction de la cabane et redescendit le petit sentier pour retrouver les citrouilles. S'assurant que l'autre élève n'était plus dans les parages, elle s'approcha subrepticement des citrouilles faites par sa congénère. Un bon nombre arboraient des poèmes sordides d'Halloween, d'autres des sourires espiègles et très traditionnels. Il était évident que j'avais elle ne l'admettrait à haute voix, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser que certaines d'entre elles étaient plutôt ... passables. Elle renifla bruyamment, comme pour faire sortir cette idée de la tête. Les festivités d'Halloween n'allaient pas durer très longtemps. Très vite leurs citrouilles allaient être remplacées par les guirlandes et autres lumières de Noël. Finalement, les deux fillettes s'étaient sûrement données un mal de chien pour pas grand chose, encore moins pour une quelconque reconnaissance. Elle tourna le dos aux citrouilles et finalement se dirigea d'un pas rapide vers l'école. Un petit repos dans sa salle commune n'était pas de refus.
Fin du RP