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Brouillard, Bourrasques et confessions  Pv: Evie Leumier 

Les quelques centimètres de neiges qui recouvraient la pelouse gelée et le silence qui y régnait donnaient au parc une allure presque sinistre. La brume en provenance du lac et le maque de lumière n’arrangeaient rien au tableau. Il ne manquait plus que quelques fantômes pour avoir un véritable extérieur de château hanté.

*Ce n’est pas possible un temps pareil ! On se croirait en Sibérie…*

Emmitouflée dans son épaisse cape de laine, Isaya bravait les éléments dans l’espoir de se dégager quelques minutes de tranquillité. L’atmosphère du château écossais, qui lui apportait en temps normal un véritable réconfort, pesait à la fillette en cette fin de Novembre. Elle avait besoin de s’éloigner de ce brouhaha de début d’hiver, des cris et des rires de ses camarades, besoin de s’accorder un peu de répit, un instant où elle n’aurait plus besoin de faire illusion.
Elle avait reçu une lettre lors du petit-déjeuner, une lettre qui l’avait mise dans tous ses états. Pourtant, lorsqu’elle avait vu arriver Olaf, le hibou familial, elle s’était sentie toute guillerette. Elle attendait, comme chaque quinzaine, des nouvelles de ses parents avec impatience. Bien que se sentant plus heureuse dans l’environnement totalement magique que lui offrait l’école, elle lisait avec joie les anecdotes qui la ramenait en Bretagne, elle riait devant les récits des innombrables pitreries de ses cousins et elle se croyait, pendant le temps que durait sa lecture, presque de retour chez elle. Mais aujourd’hui, le ton de la missive était différent, elle l’avait tout de suite senti. Les excuses commençaient dès la première ligne et s’épanchaient jusqu’à la dernière. Sa mère, de sa prose prudente, lui expliquait, navrée, qu’elle ne pourrait pas l’accueillir à King Cross le mois suivant. Il valait d’ailleurs mieux qu’Isaya passe les fêtes à Poudlard. Elle était conviée à un séminaire sur les nouvelles sutures magiques tandis que son époux venait d’apprendre qu’il serait de garde durant toute la période de Noël. Les phrases suivantes avaient pour but de rassurer la jeune fille sur l’exceptionnel de cet événement. Cela ne se reproduirait pas, ils étaient très déçus de ne pas pouvoir la voir. D’ailleurs, si elle le préférait, elle pourrait aller rendre visite à ses grands-parents, ils seraient ravis de la prendre chez eux…
Isaya avait pu retenir ses larmes jusqu’aux portes de la Grande Salle, puis, une fois le seuil passé, les digues avaient lâché. Elle s’était précipitée vers le parc où elle savait qu’elle pourrait être seule et pleurer sans craintes des moqueries. Elle n’en voulait pas à sa famille, elle savait qu’ils travaillaient dur, que leur métier était prenant et qu’ils ne pouvaient pas toujours faire ce qu’ils désiraient. Toutefois, elle ne pouvait contenir sa déception.
Elle finit par s’adosser à un arbre, repositionnant son écharpe autour de son cou, tentant de s’offrir un rempart contre le vent . Elle se força à respirer calmement, à reprendre ses esprits. Le froid l’aidant à mettre de l’ordre dans ses idées. Elle se frotta les yeux du dos de la main et s’apprêtait à regagner la chaleur du château lorsqu’elle entendit des bruits feutrés. Quelqu’un approchait, le son de ses pas étouffés par les premières tombées de neige. Elle sortit rapidement un mouchoir, tentant de se redonner figure humaine. Elle ne savait pas qui venait à sa rencontre mais elle ne voulait pas montrer son instant de faiblesse. Elle se tourna en direction des bruits et cria à travers les bourrasques :


« Qui est là ? »

Elle scrutait les environs, tâche rendue ardue par le brouillard ambiant. Elle vit apparaître une silhouette aux couleurs des Gryffondor qui s'approchait. Qui était donc assez fou, ou du moins aussi fou qu'elle, pour sortir par un temps pareil ?

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
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"It does not do dwell on dreams and forget to live" - Albus Dumbledore

Brouillard, Bourrasques et confessions  Pv: Evie Leumier 

Evie était de sortie, dans sa sempiternelle errance dans le parc... Elle en avait toujours besoin, après un grand maximum de 2 jours passés au château.
Mais en ce moment elle avait tant besoin d'air, que par tous les temps elle sortait. Et tous les jours. Aujourd'hui n'était particulièrement pas un temps à mettre sa baguette dehors: la neige tombait, emportée par un vent violent qui vous faisait l'effet d'un massage au papier de verre. S'ajoutait à cela un brouillard à couper au couteau.
Absorbée par ses pensées, depuis quelques jours inexorablement tournées vers sa mère qui ne lui avait toujours pas écrit depuis son arrivée à Poudlard, Evie soupira, sortant une pomme de sa poche. La plupart du temps quand son moral n'était pas au top, elle mangeait, ou sortait, ou les deux et alors ça en disait long.

Les problèmes avec sa mère ne dataient pas d’hier. Ecrivaine, cette dernière avait toujours passé beaucoup plus de temps derrière son bureau qu’avec sa fille. Son père travaillait pas mal, mais lorsqu’il avait du temps libre il le passait volontiers avec Evie. Sa mère en revanche… Ecrivait sans cesse. Le terme « vacances » ne lui évoquait rien d’autres qu’un paquet de feuilles blanches à remplir et à remplir encore. Ça devait faire partie d’elle… Quand elle n’écrivait pas, elle avait peut-être le sentiment d’être moins vivante… Pourtant l’amour mère-fille était bien réel, même très grand. Sa mère portait à Evie une infinie tendresse. Elle lui parlait avec des mots magiques. Elle la comprenait bien la plupart du temps et savait la réconforter. Tout ça elle savait le donner à sa fille. Quand elle était disponible. C’est-à-dire rarement. Là demeurait le problème et leur seul et éternel conflit.

Arrivée à Poudlard, Evie aurait pensé que sa mère, si prompte à aligner des phrases sur des parchemins, lui enverrait des lettres, de temps en temps. Evie lui avait déjà écrit 2 fois depuis la rentrée. De sa mère, elle n’avait rien reçu. Pourquoi ? S’en fichait-elle donc à ce point ?
Evie se retournait ces questions dans la tête depuis le soir précédant. Elle en perdait même le sommeil. Sa mère était son modèle. Elle avait trop d’influence sur elle, il fallait qu’elle apprenne à ne plus se laisser atteindre par son absence. Evie avait déjà eu des discussions avec son père à ce sujet. Mais c’était plus fort qu’elle. Ca la blessait, encore et encore.

Bizarrement, ce mauvais temps la mettait plutôt en joie... C'était comme regarder à l'intérieur de son cœur, mais à l'extérieur. C'était agréable, ça lui donnait l'impression que ses émotions sortaient en balade, se défoulaient là, partout autour, et ainsi la laissaient un peu tranquille...


*En fait c'est un peu comme sortir promener son chien, sortir promener ses émotions... AH AH ...*
Evie s'amusait en elle-même de cette pensée. Elle imaginait ses émotions du jour, courir en tout sens, en aboyant de gratitude, quand soudain...

" Kiela ? "

Une voix avait surgit du brouillard enneigé, légèrement ouatée. Et maintenant, Evie voyait aussi une silouhette humaine, juste là devant elle.

*Tiens, j'étais partie si loin dans mes pensés, que je n'ai même pas réalisé que j'approchais de quelqu'un...* constata Evie, amusée.

Quelqu'un dehors, par ce temps ???? Enfin elle, elle s'y trouvait bien... Pourquoi pas quelqu'un d'autre ! Evie s'avança encore un peu jusqu'à distinguer un peu plus nettement l'inconnu(e). Une fille, à ce qu'elle devina, qui ne devait pas être de beaucoup plus âgée qu'elle.

" Heu... Salut ! Moi c'est Evie. Je suis en première année à Gryffondor. Quel temps, hein... ?! "
Sa remarque sur la météo pouvait paraître un peu bête, pourtant c'était spontanément la seule chose qu'elle eut pu ajouter.

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Brouillard, Bourrasques et confessions  Pv: Evie Leumier 

Le vent soufflait de plus en plus fort, brûlant les yeux de la jeune Poufsouffle. Elle avait la désagréable impression que ses larmes s’étaient muées en glaçons, que des stalactites s’étaient fixées à ses cils. Chacune de ses respirations libérait un petit nuage de buée, qui obscurcissait encore davantage sa vision. Elle plissa des yeux, tentant de discerner les traits de la silhouette s’avançant à sa rencontre. Cette dernière semblait appartenir à une fillette de première année, Isaya se souvenait l’avoir vue lorsqu’elle avait été répartie à Gryffondor, aux cheveux bruns en bataille.

« Heu… Salut ! Moi c’est Evie. Je suis en première année à Gryffondor. Quel temps, hein… ? »

Apparemment, son interlocutrice ne semblait pas s’attendre à croiser quelqu’un. Elle avait l’air légèrement mal à l’aise et, pour être honnête, Isaya ne se sentait pas mieux. Les traces de sa tristesse étaient encore fraiches sur ses joues. Il ne lui suffisait pas de se frotter les yeux pour les faire disparaître. Petite, ses parents l’appelaient leur livre ouvert. Ils savaient toujours lorsque leur fille avait été submergée par ses émotions. Ses traits restaient tirés, ses yeux rouges et gonflés et l’éclat de ses pupilles disparaissait durant de longues minutes. Songer à sa famille la ramena aussitôt à de sombres pensées. N’ayant jamais passé de Noël sans eux, elle n’osait imaginer comment elle parviendrait à passer les fêtes seule. Certes, elle serait entourée de ses camarades qui sauraient la distraire (Poufsouffle n’était pas la maison des festifs pour rien !) mais elle serait privée de la bûche de sa grand-mère, des rires de ses cousins, des décorations qu’elle avait fabriquées au cours des ans et surtout de la sensation si agréable d’être entourée par des gens qui nous aiment et que nous aimons. Elle soupira et ramena nerveusement une mèche derrière son oreille pour se redonner contenance. Elle offrit un sourire timide à Evie et répondit d’une voix qu’elle espérait assez forte pour traverser les bourrasques :

« Bonjour. Je m’appelle Isaya, première année à Poufsouffle. »

Elle ne savait pas comment entretenir la conversation et elle n’était pas certaine d’en avoir vraiment envie. Toutefois, elle savait qu’une fois seule, elle irait se terrer dans un coin pour verser toutes les larmes de son corps. La fillette n’aimant pas se lamenter sur son sort, elle vint rapidement à la conclusion qu’un peu de compagnie pouvait être un excellent remède à son état d’esprit des plus maussades. Elle s’obligea donc à afficher un visage plus amène et à se creuser les méninges afin de relancer la discussion.


« Je crois que nous sommes à deux doigts de l’Apocalypse. Mais je crains que nous soyons complétement gelées avant de le voir arriver. »

*C’est ça… enchaîne avec la météo… La conversation va aller loin…*

Isaya se maudissait intérieurement. Elle voulait se divertir, se changer les idées et elle se contentait de parler de l’hiver et de ses glaciales conséquences. Sentant que la rencontre risquait de couper court, elle entreprit de changer de sujet.


« Je dois avouer que je n’aurais jamais pensé croiser quelqu’un par un temps pareil. Je suis indiscrète si je te demande ce qui t’a poussé à sortir ? »

Elle fixa ensuite Evie, essayant de déterminer si la fillette était d’humeur à papoter ou si, comme elle, elle avait quitter la chaleur du château pour trouver un peu de solitude.


Reducio
Comme ce RPG a été commencé il y a un certain temps, je suis encore en première année dans celui-ci

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