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Courir est ta seule chance de survie I PV Caroline PURELUNE

Ysalyne se glissa hors de son lit en prenant soin de ne pas se faire prendre par Amaëlle ou Caroline. Ses préfètes n'apprécieraient sûrement pas de la voir braver le couvre-feu, même si elles le faisaient sûrement elles aussi. Il n'avait pas été rare que l'an passé, lorsque la jeune Benett était encore amie avec Amaëlle, qu'elles sortent même ensemble en douce. Pourtant, cette époque d'amitié était révolue, et il semblait qu'elle ne reviendrait jamais. Aussi, si Amaëlle quittait encore son dortoir pour des marches nocturnes, Ysalyne n'en savait rien.

Mais ce soir, la petite avait envie d'aller se promener dans le parc. Oui, en pleine nuit. Ce n'était peut-être pas la meilleure idée qu'elle ai eu de sa vie, ni même la moins risquée, mais elle sentait qu'elle avait besoin d'air frais.

Il n'y avait pas de raison particulière à cette soudaine envie. Ysalyne voulait juste aller marcher un peu, et la jeune fille sentait bien que cette fois-ci, elle ne pourrait pas se contenter d'errer entre les murs du château, ou même de monter en haut de la tour d'Astronomie. Il lui fallait du vent, de l'herbe, des arbres. Il lui suffirait juste d'éviter le lac et les alentours pour que tout se passe bien.

La deuxième année sortit donc de sa salle commune, heureusement sans avoir croisé personne, que se soit ses préfètes, ou tout autre élève. Les plus âgés lui aurait fait la leçon, et les plus jeunes l'auraient mise bien mal à l'aise. Elle se voyait mal expliqué à des première année qu'il ne fallait pas traîner la nuit dans les couloirs alors qu'elle-même ne s'en privait pas.

Il y avait de nombreux avantages à être à Serpentard. Premièrement, les gens y étaient tous formidables. Deuxièmement, leur salle commune, située dans les sous-sols, était la plus proche de la Grande Salle, ce qui était très pratique lorsque le matin, on était très pressé.

Troisièmement, et ce point-ci rejoignait le précédent, les élèves de la maison verte n'avait que peu de trajet à faire pour sortir du château. Les risques de se faire prendre avant d'avoir mit le pied dehors étaient donc considérablement réduit, pour leur plus grand bonheur.

Ysalyne sentit enfin la brise sur son visage en se glissant par la porte. Elle espérait ne pas avoir fait trop de bruit, auquel cas Rusard et Miss teigne se lanceraient bientôt à ses trousses. Quoi que, elle se souvenait d'avoir quelque peu sympathisé avec le félin en compagnie de Caleb Dinson, un Gryffondor. Elle avait d'ailleurs trouvé fou qu'il ai réussit à l'apprivoiser.

Aujourd'hui, elle en comprenait les avantages. Depuis cette nuit-là, il était arrivé quelques fois à la chatte de la croiser dans les couloirs après le couvre-feu, de la fixer de ses petits yeux fourbes, mais de ne rien dire et de partir. Ce n'était pas vraiment une alliée, mais c'était tout comme, lorsqu'elle était de bon humeur.

Enfin, ce n'était toujours qu'un animal méchant au service de ce vieux ronchon de Rusard. Ysalyne se demandait même comment le concierge pouvait encore occupé ce poste. Il était d'abord vieux, mais avait aussi un affreux caractère. Il clamait de plus à qui avait le malheur de se faire prendre en flagrant délit de non respect du règlement, que son vœux le plus cher serait de revoir mises au goût du jour les vieilles punitions qu'il affectionnaient tout particulièrement.

La deuxième année avança un peu plus dans l'obscurité en resserrant son écharpe autour de son cou et avança vers le couvert de la forêt interdite. Là, à l'ombre des arbres, elle aurait moins de chance de se faire repérer, même si, bien sûr, elle ne comptait absolument pas y entrer. Elle avait entendu des tas d'histoires au sujet des créatures qui peuplaient la forêt, et ne comptait vraiment pas faire leur connaissance.

Le hululement d'une chouette retentit dans la nuit, et Ysalyne leva le nez vers le ciel étoilé. Il faisait d'autant plus froid qu'il n'y avait que très peu de nuages. Mais Ysalyne, là, était bien.

D'un pas déterminé, elle s'approcha encore plus de l'ombre des sous-bois, près de la cabane de Hagrid, le garde-chasse de Poudlard. Lui, à l'inverse de Rusard, était tout ce qu'il y avait de plus amical. Toujours souriant et volontaire pour inviter les élèves chez lui à boire le thé. Son seul défaut était peut-être le fait que ses biscuits étaient durs comme des rochers, ce qui les rendaient immangeable, et souvent, les enfants se cassaient les dents par pur politesse.


« Hey ! Vous ! »

Ysalyne se retourna soudain vers la voix qui venait de beugler un appel. Cette voix, elle la connaissait bien. Elle l'avait poursuivit plus d'une fois dans les couloirs. Argus Rusard.


« Revenez ici ! Vous n'avez rien à faire là ! »

Prenant ses jambes à son cou, la deuxième année se précipita sans réfléchir à l'intérieur de la forêt interdite. Derrière elle résonnèrent des bruits de pas. Il la suivait.

« Revenez tout de suite ! »

Non, ça ne m'énerve pas mais... C'est Ysalyne avec deux Y, bandes de trolls analphabètes !
2018/2019 - Troisième année RP
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Ancien sorcier  

Courir est ta seule chance de survie I PV Caroline PURELUNE

Il n'y avait pas un bruit dans le dortoir des filles de Serpentard. C'était la nuit, une belle nuit étoilée de pleine lune. Il faisait froid mais emmitouflée dans des couvertures, Caroline dormait paisiblement. Le feu s'était éteint depuis longtemps dans la cheminée et on pouvait entendre des ronflements sortir d'un lit.
Soudain, un bruit la réveilla. Le son du craquement du plancher était reconnaissable entre mille. Quelqu'un venait de se lever. Une personne n'arrivait pas à trouver le sommeil et venait de se lever tout doucement, sans faire de bruit. Mais la préfète dormait mal ses temps-ci, des peurs venaient la tourmenter et le moindre petit bruit la réveillait brusquement comme ce soir-là. Maintenant, elle était réveillée pour des heures ! Elle n'arriverait sans doute pas à se rendormir avant l'aube et ensuite, malheureusement pour son sommeil, elle irait en cours, sans avoir dormi.

La jeune fille, Caroline ne voyait pas son visage, venait de s’emmitoufler dans une petite veste, et elle prenait la direction de la salle commune. Normalement, elle aurait du être arrêter par la deuxième année mais le cœur n'y était pas. Là, l'appel du lit bien chaud était plus fort. Et puis réveiller tout le dortoir attirerait les foudres des filles qui dormaient. Donc, discrètement, tout en attrapant une robe de chambre rose, en mettant ses pantoufles et en attrapant son sac ensorcelé avec un sortilège d'écartement rempli de choses utiles, elle sortit de son lit et pas à pas, commença à suivre la jeune fille. Elle passa devant un lit où une jeune fille tenait une poupée tout en dormant.
*Je vais pouvoir la rendre dingue avec ça.*

En passant devant le lit vide, Caroline sut qui était sortie. Elle avait regardé tous les lits, la seule qui manquait, c'était Ysalyne Benett. Mais pourquoi ? Pourquoi sa camarade prenait-elle le risque ? C'était risqué, pour elle qui était dans le dortoir de deux préfètes ! Peut-être avait-elle rendez-vous avec un magicien de son âge nommé Antony Vendrale ? Dans ce cas-là, elle serait au première loge pour cette rencontre amoureuse secrète !

Doucement, elle suivit à une distance raisonnable Ysalyne. Elle était un ninja ! Cachée dans l'ombre, toujours contre un mur. Sa camarade ne se doutait de rien ! Mais, Caroline fut surprise de la direction prise par celle-ci : elle allait dans le parc où les attendait des vols aériens de hiboux majestueux, des cerfs nocturnes et la forêt... Il faisait froid à cette époque de l'année, les deux Serpentard n'étaient pas habillés pour aller dehors. Il se pouvait même qu'il neige ce soir-là ! Mais contre toute attente, la verte continua son chemin dehors, dans le parc.

Ysalyne alla se réfugier dans l'ombre des arbres de la forêt interdite, surement pour ne pas se faire repérer. C'était sombre, mystérieux et le mystère de cette expédition s'épaississait encore un peu plus. Pourvu qu'aucune folie ne se passe ce soir... L'avenir donna tord à Caroline, qui se tairait la prochaine fois... Parce que c'est à ce moment-là que choisit le concierge, terreur des élèves, prénommé Rusard pour sortir et crier à travers la forêt. Il avait repéré sa camarade et ne comptait pas la laisser. Pour l'instant, Caroline de son coté était hors de danger, on ne la voyait pas de là où elle était mais par contre, pour Ysalyne, c'était plus compliqué. Le cri d'un oiseau, surement une chouette ou un hibou, donna le signal pour Rusard qu'il était temps de courir attraper la fugitive.

Toujours en arrière, Caroline vit alors Ysalyne se mettre à courir à perdre haleine dans les bois, direction tout droit la forêt interdite. Ce n'était plus de la peur qui devait l'habiter mais de la terreur pure parce que de terribles histoires circulaient à propos de la forêt. De nombreuses créatures l'habitaient, toutes plus ou moins pacifistes, plus ou moins sauvages mais toutes très dangereuses. Rusard ne se risquerait pas à entrer dedans, la préfète le connaissait assez vu qu'elle travaillait parfois avec lui.
Mais Ysalyne ? Elle était toute seule ! Toute seule dans l'obscurité, au milieu de souris et de monstres. Le chant des poulets de Hagrid ne résonnerait que dans longtemps, lorsque l'aube se lèvera. Qui sait ce qui pourrait se passer en attendant. Au nom de leur amitié, Caroline ne pouvait faire ça à son amie. Même si elle ne se connaissait pas vraiment, elles s'étaient déjà parler et le courant était bien passé. Maintenant, il fallait se résoudre à faire un choix ! Elle prit le risque et la résolution de rejoindre Ysalyne, et de l'aider, coûte que coûte.

Elle prit le temps d'accrocher un ruban à une branche à l'orée de la forêt pour reconnaitre son chemin lorsqu'elle voudrait revenir. Puis elle se lança à la poursuite de la coureuse qui courait d'ailleurs drôlement vite. Elle s'enfonça dans les ténèbres, pestant contre les arbres et leurs touffus feuillages qui l'empêchait de bien voir. Elle prit sa baguette et lança un Lumos tout en se jurant d'aller se plaindre et de demander un peu de déforestation !

Elle ne voyait Ysalyne nul part, elle était elle aussi seule dans la forêt. Son estomac gargouillait et elle re-pensait au diner composé de haricots et de bonhommes en pain d'épices pour le dessert. Ils lui paraissait bien loin ! Elle aurait pu manger n'importe quoi ! Même des olives pour se rassasier. Comme quoi les émotions ça creuse !


" Ysalyneeeee ! Où es-tu ? C'est Carolineeee ! " cria-t-elle dans un veine espoir de se faire entendre.

Courir est ta seule chance de survie I PV Caroline PURELUNE

« Où êtes-vous ? »

La question autoritaire du concierge de Poudlard parvint jusqu'aux oreilles d'Ysalyne qui, cachée derrière un arbre, tentait tant bien que mal de reprendre son souffle le plus silencieusement possible, dans l'espoir de ne pas se faire repérer par son poursuivant.

« Ca suffit, si vous ne vous montrez pas, je vais chercher un professeur. »

La Serpentard se traita mentalement d'idiote, plusieurs fois, et avec plusieurs qualificatifs tous aussi inventifs les uns que les autres pendant qu'Argus Rusard pestait seul, ou du moins se croyait-il seul, sans savoir que sa cible se tenait à quelques pas de lui, le cœur battant à tout rompre, si fort qu'elle ne craignait qu'il ne l'entende.

« Vous allez avoir des ennuis, jeune fille... de graves ennuis, croyez-moi... » maugréa le vieil homme faisant trainer ses pieds sur les feuilles mortes qui craquèrent sous ses pas.

Ysalyne se maudit. Qu'est-ce qu'il lui avait avait prit de vouloir soudain aller se promener dans le parc, en pleine nuit ? Bon, bien sûr, elle ne pouvait nier que ce n'était pas la première fois qu'elle s'adonnait à ce genre de sortie, mais la plupart du temps, tout ce passait merveilleusement bien – à croire qu'avec l'âge, Rusard se faisait de moins en moins efficace, car il n'était pas rare qu'elle croise du monde dans les couloirs, et ce bien après le couvre-feu.

Chaque fois pourtant, qu'elle était à deux doigts de se faire prendre, elle se débrouillait toujours pour se cacher et pour échapper à la capture, ainsi, par extension, qu'à une grande punition qui l'aurait emplit de honte, qui lui aurait valut une sévère lettre de remontrance de la part de ses parents ainsi que l'agacement de ses camarades de maison, car il aurait fort été à parier qu'elle aurait aussi fait perdre tout un tas de points à Serpentard pour ses escapades nocturnes à répétition.

La jeune fille se félicita néanmoins que Rusard ne possède pas de baguette, fait étrange qu'elle n'avait jamais pu réellement expliquer, et qu'il ai apparemment oublier son satané chat cafteur au château. Quoi que, il était arrivé à Miss Teigne, quelques rares fois, mais tout de même notables, de se révéler son alliée. Elle se souvenait d'une nuit où elle était retournée dans son lit particulièrement tard, et où le félin l'avait croisé en plein milieu d'un couloir. Il aurait été tout simplement impossible pour Miss Teigne de ne pas la voir, et Ysalyne avait put croiser son regard brillant dans le noir, qui la toisait presque avec dédain. La jeune Benett s'était alors attendue à l'entendre pousser ce miaulement strident et sa caractéristique qui s'entendait à des mètres à la ronde, et qui semblait attiré Rusard sur les lieux des infractions plus vite que n'importe quel fantôme n'aurait pu le faire. Mais cette fois-ci, la chatte s'était contenté de se détourner après un dernier coup d'oeil hautain et était partie.

Ysalyne avait cru lire dans ce regard : « Dans mon extrême bonté, je te laisse tranquille pour cette-fois, humaine, mais je te prévient, je ne t'offre ce geste qu'en souvenir de ce soir-là. La prochaine fois, ne t'attend à aucune clémence de ma part. »

Car Ysalyne se souvenait aussi très bien de cette nuit où elle était montée en haut de la tour d'Astronomie et qu'elle y avait fait la rencontre de Caleb Dinson, et d'une Miss Teigne étrangement docile, comme si Caleb avait réussit ce que des générations d'élèves avaient tenté en vain : faire de la chatte une alliée fidèle.

La jeune Serpentard tendit l'oreille lorsqu'elle entendit Rusard s'éloigner très distinctement de l'arbre derrière lequel elle était cachée et elle se retint de soupirer, pour ne pas risquer de se faire repérer bêtement à la dernière seconde. Ce n'est que lorsque les marmonnements du vieux concierge furent presque engloutis complètement dans le silence de la nuit qu'elle se permit une expiration de soulagement intense. Elle l'avait échappé belle.

Soudain pourtant, un rayon lumineux apparut, illuminait le sol à quelques centimètres de ses pieds. Ysalyne retint de nouveau son souffle. La lumière venait de derrière elle, il n'y avait aucun doute, et la jeune fille savait pertinemment que Rusard n'aurait jamais pu lancer de Lumos : ce n'était donc pas lui. La Serpentard fit une grimace. * Oh, non ! * Si ce n'était pas le concierge, alors ça ne pouvait être qu'un professeur, venu la chercher. Elle était finit.

Mais alors que Yslayne allait se résoudre à quitter a cachette pour faire face à l'enseignant qui l'avait trouvé, un cri la fit sursauté.


« Ysalyneeeee ! Où es-tu ? C'est Carolineeee ! »

La jeune fille bondit de sa cachette et se jeta sur sa camarade de dortoir, plus inquiète que furieuse, et la tira sans ménagement aucun derrière un buisson en la forçant à s'asseoir à terre.

« Non mais ça va pas ! » l'engueula-t-elle à voix basse, mais avec tant de force dans la voix qu'elle se surprit elle-même. « Caroline, tu veux nous faire repérer ou quoi ? »

Comme pour illustrer ses dires, des pas lourds et un soufflement de bœuf de firent entendre et la voix de Rusard s'éleva.

« Montrez-vous ! Je sais que vous êtes là ! Tout de suite ! »

Non, ça ne m'énerve pas mais... C'est Ysalyne avec deux Y, bandes de trolls analphabètes !
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