Parc

Inscription
Connexion
  Retour

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Un jour d'hiver où le vent fouettait le saule cogneur et les quelques autres arbres qui ce trouvaient dans le parc de Poudlard, les quelques élèves qui avaient osés s'aventurer dehors par ce temps faisaient une grande et magnifique bataille de boule de neige. Lumos faisait partie de ces quelques élèves qui jouaient joyeusement dans le parc. La premiere année portait un bonnet qui dissimulaient en parti ses cheveux roux. Elle avait mis une veste bleue marine et des gant blanc que sa grand-mère lui avait offerte pour Noël.
- On devrait faire des équipes! s'exclama une fillette de Beaubâton qui se trouvait juste devant Lumos.
- Non, tous contre tous! répondit malicieusement un jeune vert aux cheveux blonds en jetant une boule de neige énorme sur la tête de la fillette de l'école française de magie qui avait demander de faire des équipes.
La fillette ce mit à courir derrière le garçon en question qui riait telle un jeune enfant. Lumos sourie joyeusement: vraiment, elle adorait l'hivers et sa neige blanche. La bataille continua plus belle et plus grande qu'avant.

L'heure tourna comme n'importe qu'elle heure. Le vent ce mis à souffler de plus en plus fort . Une grêle dure comme de la pierre commença à tomber violemment. Les enfants, accablés, se réfugièrent derrière les arbre, en attendant que la tempête ce calme pour recommencer à jouer. Mais la tempête n'avait pas l'air de vouloir ce calmer du tous. Les enfants commençaient à avoir froid et à s'ennuyer. Lumos se dit qu'elle aurait encore préféré se trouver sous le saule cogneur, par beau temps, que de ce trouver ici, gelée, ennuyée et morte de faim. Tout d'un coup, une idée vint s'imposer dans son esprit: il fallait faire un feu! Mais elle ne savait même pas si ils avaient le droit! Surement que les autres enfants le savait. Prenant son courage à deux mains, elle rompit le silence aussi glacial que la grêle qui tombait, qui c'était installé entre les élèves des trois écoles de magie, en demandant:

- Heu… vous savez si ont à le droit de faire un feu?
Elle marqua une pause, attendant une réponse de la part de ses camarades poudlariens, puis, voyant que personne ne répondait, elle décida d'être un peu plus motivante:
- On… on pourrait… on pourrait se raconter des histoires… des histoires d'horreurs.

L.A-W
Serdaigle

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Les cheveux de la petite Rubis pouvaient pratiquement se confondre avec la neige qui était tombée à gros flocons pendant tout le mois de décembre. Le parc était à présent rempli d'une épaisse couche de neige blanche comme les nuages. Ce qui donnait au château une allure d'une grande maison de campagne où on courrait pour se mettre au chaud devant un gigantesque feu de cheminée. Ces odeurs d'hiver, de bois, de cannelle, de soupe, de gingembre, de thé ou chocolat chaud, résumaient bien cette saison que Rubis appréciait beaucoup. Car c'était un paysage qu'elle ne voyait pas souvent, excepté en Pologne, son pays auquel elle y vouait un amour indescriptible. Sa maman préférait voyager dans les îles, les pays chauds, ce qui ne dérangeait certainement pas la jeune blonde aux yeux verts émeraude, elle adorait les senteurs des cocotiers.

Ce jour-là, une bataille de boule de neige était prévue, nombreux de ses camarades en avaient parlé tout le matin même, à l’heure du petit-déjeuner. Rubis s’y rendit sans oublier de se couvrir de son grand châle rouge bordeaux, d’un gros pull, d’un jean, de gants et bottes noirs. Une fille de Beaubâton proposa des idées comme faire des équipes quand un garçon lui une boule de neige de la taille d’un citron sur son visage. D’après lui, c’était chacun pour sa pomme. Les camarades s’amusaient avec beaucoup de joie. La bonne humeur régnait.

Comme à tous mois d’hiver, les rafales de vents étaient aux rendez-vous. Une grosse pluie de grêlons dût écourter la rigolade des jeunes enfants. L’excitation des élèves et de Rubis était moins conséquente une fois sous les arbres car la bataille de boule de neige était à présent finie. Perdue dans pensées, la jeune Gryffonne se demanda si le mauvais temps allait partir vite.

Lumos Adlam-Witch, une jeune bleue, avait l'air, elle aussi, dans ses pensées. Puis elle demanda si faire du feu était interdit ou non. Et malheureusement, pratiquement personne ne connaissait la véritable réponse.


- On… on pourrait… on pourrait se raconter des histoires… des histoires d'horreurs. proposa Lumos

Rubis sursauta, les histoires d'horreurs elle adore ça.

« - Oh oui ! Je commence ! C’est l’histoire d’une jeune fille qui économisait pour l'université. Elle décide de faire un travail de surveillance de la maison d'un voisin docteur. Le voisin lui dit de venir à 19h. Elle se rend à la maison et après une heure de surveillance elle reçoit un appel téléphonique. L'homme au bout du fil lui dit que si elle ne sort pas de la maison il la tuera. Pensant à une blague elle raccroche et regarde sur l'afficheur pour connaitre le numéro mais elle se rendit compte que la personne utilisait une ligne privée.
Après 30 minutes, elle reçoit un nouvel appel lui disant encore qu'il la tuera si elle ne sort pas bientôt. Elle raccroche et appelle l'opératrice. L'opératrice lui dit de garder l'homme sur la ligne pour environ une minute et elle le retracera. 30 minutes plus tard l'homme appelle de nouveau et elle le garde sur la ligne. Il lui dit de sortir de la maison maintenant ou il la tuera. L'homme raccroche et l'opératrice rappelle aussitôt pour lui dire de sortir de la maison le plus rapidement possible : l'appelle provenait de la 2ème ligne de la maison situé au 2ème étage... »

La réussite c'est ma cible.
Si tu vois les crocs du lion ne t'imagines pas qu'il te sourit.
je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises♥

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Tyr se sentait à l'aise dans le froid. Le craquement de la neige sous ses pas, la blancheur du paysage, les arbres dénués de feuilles... Agréable saison que l'hiver. Qui plus est, elle ne comporte pas de moustiques.

De nombreux élèves s'étaient réunis dans le parc, pour la grande bataille de boule de neige. Ils en avaient parlé toute la journée, on se serait cru à une finale de coupe du monde de Quidditch. Tyr s'était hâté de les rejoindre, sa cape d'hiver sur les épaules et le bonnet de Gryffondor sur la tête. Il avait emprunté à son voisin de chambre un instrument fait par ce dernier : un moule à boule de neige. Il suffisait de le remplir de poudreuse pour obtenir une belle sphère immaculée. Bien sûr, Tyr avait prévenu son camarade, et n'avait pas hésité à s'en servir contre lui...

Les élève étaient moins nombreux à présent. La plupart étaient rentrés dans les salles communes, transis de froid, et étaient allés se réchauffer près du foyer. Seuls subsistaient quelques élèves dont Lumos, Rubis et Tyr. Mais ils ne se lançaient plus de boules de neiges.

- Heu… vous savez si ont à le droit de faire un feu? demanda Lumos.

"Je ne pense pas qu'on puisse en faire un qui soit à ciel ouvert, répondit Tyr en grelottant. Par contre, on doit pouvoir se servir de bocaux pour y emprisonner des flammes ! "

Il commença à farfouiller dans sa sacoche, qui pesait nettement plus lourd que d'habitude. Lorsque Tyr y plongea une main, il eut la surprise de découvrir une chose touffue, douce comme la soie.

"Allez, sors de là, Ojcu ! Va dans la salle commune ! File !"

Et il sortit le chat de son sac. Sous le regard amusé des élèves qui l'entouraient, le matou fila en direction du château. Sa fourrure grise contrastait avec la neige qui recouvrait le parc. Tyr continua à chercher dans son sac, sans succès : il n'avait rien sur lui qui puisse servir de bocal.


"Désolé, je n'ai aucun bocal... Mais on peut sûrement s'en passer !"


Lumos proposa de raconter des histoires d'horreur. Idée qui ne déplût pas à Tyr. Bien que peu courageux, il se sentait mieux à l'idée de se faire peur en groupe. Et puis, le Choixpeau l'avait envoyé à Gryffondor, non  ?
Ce fut sa camarade de maison, Rubis, qui commença. Elle débuta l'histoire d'une jeune fille et d'une attaque par téléphone... Lorsqu'elle s'arrêta, Tyr prit le relais :

"Décidant de ne pas se laisser apeurer, la jeune femme monte en haut des escaliers. Tout doucement, sans un craquement de marche, elle arrive dans un couloir. Elle y trouve cinq portes. L'une d'elles est déjà entrebâillée...La jeune femme ouvre silencieusement la porte qui se trouve à sa gauche. Il s'agit d'une chambre. La fenêtre est ouverte, et le vent fait flotter les rideaux. De gros nuages d'orages s'amoncellent au-dehors, et les feuilles tourbillonnent, comme prises dans une tempête. Glauque... Sur la table de nuit est posé un petit cadre, qui contient une photo. Sur cette photo apparaissent trois personnes, un homme, qu'elle reconnaît être le docteur, avec vingt ans de moins. Il est entouré d'une femme, qui devait avoir le même âge que son ami, et une silhouette encapuchonnée. Le docteur passe son bras autour du mystérieux personnage.
Soudain, un bruit retentit dans le couloir. Surprise, la jeune fille étouffe un cri et claque la porte. Elle entend des pas derrière. Il y a quelqu'un ici, elle en est sûre... Les pas diminuent peu à peu... Jusqu'à complètement disparaître... Intriguée, l'étudiante jette un dernier regard à la photo.

La silhouette encapuchonnée n'est plus là..."


Reducio
Couleur utilisée : Aqua

Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Cette après-midi là, Eligius l'avait passée à se tortiller dans la salle d'étude en rêvant à la bataille de boule de neige organisée par quelques élèves dans le parc du château. Des élèves des trois écoles allaient être présents d'après ce qu'il avait entendu dire dans les couloirs. Les flocons avaient cessé de d'épaissir le manteau blanc qui se confondait avec le ciel nuageux, le silence des premiers jours enneigés avait cédé la place aux tremblements des fenêtres, un cadre pas très idéal pour faire son devoir de Métamorphose. A vrai dire, même le Serdaigle adorait ce cours, sa concentration s'était envolée dès qu'il avait trempé la pointe de sa plume dans l'encrier. Les restes de son grain de folie dû à la neige provoquait des pulsions insensées chez lui, il avait soudain une envie irrépressible de se lever de sa chaise et de faire vingt fois le tour de la salle en courant, d'où sa danse de champignon sauteur sur sa chaise. Peut-être aurait-il cédé à ses pulsions, ou peut-être pas, si une élève de Serdaigle n'était pas entrée à cet instant critique pour lui annoncer la disparition de Menedg de la volière. Menedg, c'était l'animal de compagnie d'Eligius. Un hibou grand-duc qu'il avait reçu comme cadeau de ses parents pour Noël. Bien que le garçon faisait de son mieux pour le soigner au mieux, le jeune hibou profitait de l'absence de son maître pour s'enfuir on-ne-savait-où faire on-ne-savait-quoi. L'élève jeta un œil par la fenêtre. Le temps se gâtait.

« Hibou ingrat. » siffla-t-il entre ses dents. « Merci de m'avoir prévenu. Tu peux ramener mes affaires à la salle commune ? Je te revaudrai ça ! »

Il avait déjà sauter de sa chaise de torture et quitter la pièce avec un signe de main adressé à sa camarade de maison. Des grêlons tombaient du ciel oppressant lorsqu'il retrouva Menedg en boule, perché sur une branche. Il prit un grêlon sur le haut de la tête, ce qui le fit hululer de désapprobation.

« Tu ne peux t'en prendre qu'à toi. »

Menedg accourut s'abriter dans la robe ouverte, trempée mais chaude, de son maître. Si Mr et Mrs Featherwood avaient su que ce hibou causait autant de soucis à leur fils, ils l'auraient aussitôt ramené à la Ménagerie Magique. Mais Eligius avait décidé de donner une chance à Menedg, il se refusait à admettre que ces grands yeux ronds et vitreux lui auraient grandement manqué.

Eligius se dirigeait vers la volière quand il vit passer un groupe d'élèves plus trempés encore, par de la neige fondue en déduisit-il.


« Comme si j'allais abîmer ma robe et tomber malade pour leurs istoires d'orraure ! Je leur souhaite bien de l'amusement ! »

Une fille de Beauxbâtons, à en juger par sa robe bleu clair et la langue étrangère dans laquelle elle s'exprimait. Mais Eligius avait su deviner les deux mots anglais, et un sourire fourbe fendit son visage. Alors comme ça, ils avaient eu l'idée de se raconter des histoires d'horreur ? Il les imaginait grelottant dans le froid et le peur, les yeux écarquillés et le cou fixé, empêché par la seule force de l'instinct les persuadant de ne pas oser aventurer un regard dernier eux. Autrement dit, l'occasion parfaite pour le garçon de leur faire une petite blague. Le première année avança entre les arbres jusqu'à percevoir distinctement les voix de ses camarades. Il enleva sa cape, réprimant un frisson au passage, et la posa sur sa tête de manière à ce que lui-même ne puisse voir que ses pieds. Menedg était venu sur son épaule droite, l'air fatigué après les émotions de son escapade. Tapis dans l'ombre d'un arbre, Eligius attendit le bon moment.

« ...et une silhouette encapuchonnée. Le docteur passe son bras autour du mystérieux personnage.

Oh oui, il n'aurait pas pu rêver meilleur contexte. Il commença à faire un pas lourd dans la neige dure, grinçant et crépitant quand sa chaussure s'enfonçait lentement. Devant, les élèves innocents ne se doutaient de rien et le narrateur poursuivait son récit dans l'inconscience totale :

- ...Elle entend des pas derrière. Il y a quelqu'un ici, elle en est sûre... Les pas diminuent peu à peu... Jusqu'à complètement disparaître... Intriguée, l'étudiante jette un dernier regard à la photo. La silhouette encapuchonnée n'est plus là...


Eligius, dans son costume infaillible, fondit soudainement sur l'élève dans sa trajectoire. Il l'attrapa, faisant mine de vouloir le dévorer en grognant comme un troll.

- Rooooooooh roooh raaaaah, wroopb !


Mais Eligius fut saisi par un fou rire, interrompant le jeu de son personnage terrifiant. Il s'excusa de cette blague en se tenant le ventre.

AQUILAE DORMIENS NUNQUAM TITILLANDUS
"All birds find shelter during rain, but Eagle avoids rain by flying above the clouds."
"Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade"
♦ RNA de Serdaigle ♦

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

La bataille de boule de neige avait été épique. Il faut dire que les élèves de Poudlard avaient grand besoin de se défouler en cette fin d’année et nombreux étaient ceux qui profitaient du manteau blanc qui recouvrait le parc. Isaya avait quitté la chaleur douillette de sa salle commune dans l’idée de construire un igloo. A vrai dire, elle n’en avait jamais fait, la neige était bien trop rare dans sa Bretagne natale pour permettre de se lancer dans de telles constructions. Par contre, elle était une experte, toute catégorie confondue, dans la réalisation de châteaux de sable. Après tout, cela ne devait pas être si différent ! Certes, l'équipement à prévoir était loin d'être le même mais ce n'était qu’un détail. Elle s’était donc emmitouflée sous plusieurs épaisseurs de pulls et d’écharpes en tout genre et était sortie affronter le froid glacial. Une fois sur place, elle avait vite compris que la théorie et la pratique avaient autant en commun qu’un verracrasse et un hypogriffe. Les blocs qu’elle tentait de sculpter s'effritaient sous ses doigts et elle ne parvenait pas à les soulever pour les empiler. Elle était prête à abandonner lorsque une masse gelée vint atterrir sur sa nuque. Elle se retourna, outrée, pour apercevoir au loin la bataille qui faisait rage. Avec un sourire, elle forma une belle boule de neige et se lança dans la mêlée.

Les cris et les rires fusaient de tout côtés lorsque le vent se mit à souffler plus fort. Rapidement, ce ne fut plus de la neige mais des morceaux de glace qui commencèrent à tomber du ciel. A l’instar de ses camarades, Isaya se précipita à l'abri des arbres. Avec un peu de chance, les éléments ne tarderaient pas à s'apaiser et la partie pourrait reprendre. Alors que la jeune fille commençait à s'ennuyer ferme, une Serdaigle proposa de faire un feu. Un débat s’en suivit. Avait-on le droit ? Et si le feu était dans des bocaux ? Qui a des bocaux ? La fillette aurait bien regagné son dortoir mais elle ne tenait pas à se faire assommer par la grêle. C’est donc avec grand plaisir qu’elle approuva l’idée suivante : raconter des histoires d’horreur.

Une Gryffondor entreprit de leur narrer la terrifiante histoire d'une jeune étudiante recevant de mystérieux appels. La fillette savait s'y prendre. Elle haussait le ton au moment opportun avant de chuchoter quelques phrases. Isaya était hypnotisée. Lorsqu’un de ses camarades reprit le flambeau, elle manqua de sursauter, cette nouvelle voix la prenant au dépourvu. Elle replongea pourtant bien vite dans le récit. Elle avait toujours eu une relation ambiguë avec ces histoires que l’on se raconte au coin du feu ou dans les dortoirs. Petite, elle ne les appréciait pas du tout, trouvant ridicule que ses amies puissent avoir peur de fantômes. Après tout, contrairement à elles, la fillette savait parfaitement qu’ils existaient et que, pour la plupart, ils n’étaient absolument pas dangereux. Puis, elle était arrivée dans ce château écossais. Dans les dortoirs, on se racontaient des histoires sorcières remplies d’araignées géantes, de Détraqueurs et de mages noirs. Ces personnages existaient réellement et étaient véritablement dangereux, ce qui apportait un nouveau cachet à ces récits d’épouvante.
Elle était complétement prise par l'histoire. Se demandant qui était cet étrange homme capuchonné lorsqu’elle fut attrapée par l’épaule.


« Haaaaaaaah ! Au secours ! »

Son cri se mêla avec celui de son agresseur qui… éclata de rire.

« Mais ça va pas ! T’es complètement malade ! J’ai cru qu’on m’attaquait. T’aurais eu l’air fin si je t’avais jeté un sort. »

Le fameux agresseur, un Serdaigle qu'elle avait déjà croisé dans les couloirs se confondait en excuses qui auraient eu l’air plus sincères s’il avait été capable de reprendre son sérieux. Isaya finit tout de même par retrouver son sourire et, avec un air espiègle, reprit :

« Pour ta peine, tu n’as qu’à continuer l'histoire. On verra bien si tu es aussi effrayant avec des mots que lorsque tu sautes sur des gens. »

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
Gardienne des Frelons
"It does not do dwell on dreams and forget to live" - Albus Dumbledore

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Décembre s'était déjà bien installé en Grande-Bretagne, et cela n'était pas vraiment au goût de tous. Dylan y trouvait son compte, il aimait bien les petites soirées qu'il pouvait passer au chaud, au coin du feu avec un bon chocolat chaud. Bien que le jeune Gryffon soit un peu frileux, il est vrai qu'il aimait beaucoup l'hiver, surtout quand il y avait de la neige. La neige, Dylan aimait beaucoup ça, d'autant plus qu'il y jouait tout le temps avec son grand-frère lorsqu'il était petit. Les batailles de boules de neiges, ça le connaissait, et ce, sur le bout des doigts. Mais la curiosité le poussa quand il entendit parler d'une grande bataille de boule de neiges, dans le parc de Poudlard, qui arborait maintenant un doux manteau de neige. Le Gryffon avait déjà participé à des batailles, mais jamais à plus de deux joueurs, lui et son frère. Aussi, l'idée d'une grande bataille dans le parc, son endroit préféré, lui avait fait grandement plaisir, et il avait participé à la petite récréation des élèves avec un grand plaisir. D'autant que cela lui changeait les idées. Dylan avait reconnu quelques personnes dans cette bataille, il connaissait certains élèves, d'autres pas, d'autres encore uniquement de vue. Frissonnant à chaque boule de neige vicieuse dans le cou, le jeune homme s'était vraiment beaucoup amusé entre rigolade et fou rires, il avait passé un très bon moment. Jusqu'à ce qu'une violente tempête de neige vienne balayer toute cette joie, forçant les enfants à retourner s'abriter à l'intérieur.

Tous recroqueviller dans un petit coin du château, les jeunes gens étaient maintenant bien embêtés en attendant la fin de la tempête, et Dylan lui aussi était bien frustré de ce petit contretemps. Il n'avait pas prévu de se retrouver en cercle, à ne rien faire. * Et zut ... * pensa-t-il alors que, au détour d'une pensée, une des élèves proposa alors un petit quelque chose pour passer le temps. De toute évidence, il fallait se prêter au jeu, puisque la tempête ne semblait pas vouloir cesser. * En même temps, en Angleterre, voilà quoi ... * sourit Dylan, qui observait alors ce qui se passait autour de lui, sans dire mot. Le jeu était simple : se raconter des histoires qui font peur. Un jeu d'enfants, en somme, qui indifférait le jeune homme, mais qui lui plaisait quand même, puisqu'au moins, le temps passerait un peu plus vite. Cependant, le souci majeur était que Dylan, même s'il était bien habillé, commençait un peu à avoir froid, avec l'humidité du château. Quelqu'un proposa d'allumer un feu, et Dylan eût une idée, mais malheureusement, il n'avait pas pu la réaliser, puisque Tyr n'avait pas de beaucoup, et que lui non plus ne transportait pas des bocaux sur lui H24. Il connaissait le jeune Tyr, puisqu'ils étaient dans la même maison, mais du reste, Dylan contemplait les visages des autres élèves sans les connaître. Leurs noms étaient venus dans la conversation, aussi c'est tout ce que Dylan pouvait connaître sur ces personnes, du moins, pour le moment.

Les histoires avec un peu de suspens continuaient tranquillement, alors que Dylan soupirait intérieurement de voir que ces histoires ne le touchaient pas le moins du monde : quand on a un grand-frère un peu plus grand, on est habitué à avoir un peu peur, aussi le Gryffon ne cédait pas le moins du monde à la panique, mais rigolait de voir les visages paniqués des filles alentours. * Ah les filles ... * pensa Dylan bien amusé, soudainement. Un événement surprenant se produisit alors : Isaya, la jeune Poufsouffle que Dylan connaissait de sa mésaventure avec son sortilège de flamme - ce pour quoi il voulait éviter de réitérer l'opération ici et maintenant - se mit à hurler de peur. Surpris, Dylan sursauta tout de même un peu, se sentant un peu honteux de s'être vanter quelques minutes plus tôt. Analysant la chose, il reconnut Eligius, un élève de Serdaigle qu'il avait déjà croisé quelque part dans les couloirs. D'une nature vicieuse, il intéressait beaucoup Dylan, puisque ce dernier avait bien compris qu'on pouvait s'amuser avec lui. Isaya semblait quelque peu fâchée, et le jeune homme rigola un peu, se faisant alors quelque peu remarquer. Il ne put s'empêcher de féliciter son camarade :

« Mes félicitations, l'ami ! Tu nous a bien eu, j'avoue moi-même avoir été surpris ! J'attends avec impatience de voir ce que tu vas nous inventer comme histoire ! »


Soudainement, quelques regards se tournèrent vers Dylan, qui était passé inaperçu jusque-là. Le froid commençait à se faire ressentir de plus en plus, aussi Dylan n'en tenait plus, il prit sa baguette en main et décida de tenter l'expérience malgré tout. Indiquant à ses camarades de s'éloigner quelque peu l'espace d'un instant, le jeune garçon se leva à son tour, visa le centre du cercle qui était maintenant un peu plus large, par précaution. Dylan se concentra, pointa sa baguette et lança un Lacarnum Inflamare, provoquant alors un petit feu maîtrisé au milieu du cercle. Par précaution, il lança aussi un Gèle-Flamme, retirant ainsi la dangerosité des flammes, histoire de s'assurer de la sécurité. Ceci étant fait, il se félicita et invita tout le monde à profiter de la chaleur du petit feu créer, qui malgré sa petitesse, réchauffait un peu l'ambiance, projetant des flammes sur les murs voisins.

« Eh bien vas-y, Eligius ! Ambiance garantie, à toi de nous faire peur ! », dit-il à son jeune camarade en lui souriant, profitant de la chaleur réconfortante de son petit feu.

Reducio
J'espère que cela n'ennuie personne que je m'incruste ... :sweatingbullets:

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Pas besoin de préciser que la réussite de sa petite blague nourrissait l'orgueil d'Eligius. Loin de se prendre pour le roi des bouffons des première année, lui-même avait été surpris du nombre de cris poussés et poitrines serrées, plus élevé que ce à quoi il s'était attendu en en l'homme à capuche de l'histoire. Avant de ne déclencher une crise d'hystérie chez l'une des filles ayant brisé les tympans de l'assistance, Eligius retira sa cape noire et Menedg se fraya un chemin à côté de la baguette magique, dans la grande poche intérieure. Sa tête bouffie par l'étroitesse de la poche ressortait avec les ailes dépliées nonchalamment. Un élève de Gryffondor félicita Eligius pour sa prouesse, histoire de bien engraisser ses chevilles. Le jeune sorcier se rappela sa mésaventure avec le sortilège Gonflus, ses chevilles avaient atteint la la taille d'un œuf de dragon ! La honte ne tue pas et ce qui ne nous tue pas nous plus fort, donc la honte rend plus fort, n'est-ce pas ?

L'élève de Gryffondor était Dylan Swanson, un troisième année exemplaire. C'était l'impression qu'en avait le première année. Depuis sa rentré il n'avait pas réellement pris le temps de faire ami-ami avec ses aînés, et pourtant il en avait du temps pour faire des blagues à des gens qui tentaient de se donner des frayeurs avec une histoire de... de tél... de télaid-faune ! Et ce Dylan, pour en revenir à nos crapauds, venait de poser une colle à Eligius sans le savoir. Le garçon ne connaissait que les histoires que lui racontait sa mère, des contes pour enfant ou encore des souvenirs embellis de sa jeunesse à Poudlard, mais rien dans son répertoire ne pouvait hérisser le poil de ses camarades, surtout les plus âgés. Quoique... Le Serdaigle se souvint de ses recherches à la bibliothèque sur la prison d'Azkaban, il s'interrogeait sur le lieu dans lequel son grand-père avait passé le reste de ses jours, sa lecture lui avait laissé un drôle de sentiment lorsqu'il avait grimpé au ralenti les marches menant à sa salle commune ce jour-là, sa nuit avait été mouvementée même s'il ne rappelait pas exactement de ce qu'il avait rêvé – au cauchemardé. Il ne savait pas trop, cette histoire avait l'air plutôt vraie, après tout c'était dans un livre de la bibliothèque, et puis peut-être ce qui l'avait effrayé n'allait pas faire ciller les autres.


- Hm, je vous ai interrompu en plein milieu de votre histoire, ce sera bien d'entendre la fin avant que je ne tourne la page. Comme ça j'aurais le temps de réfléchir à quoi choisir pour qu'aucun feu ne puisse réchauffer vos os, mouahahaha.

Ou bien tout le monde allait oublié la merveilleuse histoire du Serdaigle, pour le plus grand bonheur de ce dernier. C'est à ce moment que Dylan se chargea d'en faire un justement, de feu. Heureusement les grêlons s'étaient transformés en fine pluie, ils fondaient pendant leur chute, mais goutte restait froide sur le front. Dès que les flammes se dressèrent, Eligius invita la fille sur laquelle il avait bondi plus tôt à s'asseoir sur un tronc coupé, lui s'installa par terre, au milieu des épines brunies qui jonchaient le sol humide. Au moins les branches des arbres avaient protégé la zone de la neige, pas besoin de se geler le derrière. Il réalisa qu'il venait de rater une bataille de boules de neige... Tristesse infinie, ô grand damne, sa vie était fichue, il venait d'être piétiné par son cruel destin. Enfin, il aurait sûrement d'autres occasions dans faire à Poudlard, sept ans, ça allait. Au pire il allait devoir patienter jusqu'à l'hiver prochain, soit moins d'un an. En attendant, il était bien heureux d'être avec d'autres élèves de tout âge, toute maison confondue.

Dylan n'avait pas l'air de vouloir le lâcher et insista pour qu'il prenne la suite. Il se comportait et lui parlait comme s'ils étaient de bons potes, se connaissant depuis un bon moment déjà, mais en fait. En fait rien. Eligius n'y prêta pas attention, ça lui paraissait normal, et il s'adressait au Gryffondor exactement sur le même ton. Les deux garçons étaient tous les deux au top de la chaîne de la sociabilité, rien d'étonnant à ce qu'ils fussent à l'aise ensemble. Malgré ça, il lança des regards suppliants autour de lui pendant que Dylan avait le dos tourné.


- La suite ! murmura-t-il si bas que la seule façon d'avoir saisi ses mots avait été de les lire sur ses lèvres, il avait délibérément appuyer leurs mouvement pour en détacher chaque syllabe.

Il se tourna en sifflotant, comme si de rien, quand il fut à nouveau dans la ligne de mire de son pote pas vraiment pote.

- Non, mais c'est mieux d'attendre que le soleil soit un peu plus bas pour moi, on ne devrait pas attendre très longtemps, le ciel devient noir assez tôt encore.

Racontez ça alors qu'il gelait à créer de la buée en expirant...

AQUILAE DORMIENS NUNQUAM TITILLANDUS
"All birds find shelter during rain, but Eagle avoids rain by flying above the clouds."
"Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade"
♦ RNA de Serdaigle ♦

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Le cœur d’Isaya recommençait doucement à battre à un rythme normal et elle réalisait soudain le ridicule de son attitude.

*Mais quelle idiote ! Qu’est-ce qui t’as pris de hurler comme ça.*

Si elle l’avait pu, elle se serait fondue dans le décor, disparaissant dans l’écorce des arbres. Malheureusement, le jaune de son écharpe n'était pas des plus discrèt et elle n'avait pas grand-chose à voir avec un caméléon. Toutefois, elle ne semblait pas être la seule à avoir laissé sortir sa surprise et sa peur. Elle pouvait entendre quelques gloussements qui manifestaient, apparemment, une gêne identique à la sienne. L’attention générale fut détournée par Dylan, un Gryffondor que la deuxième année connaissait pour avoir passé un après-midi à l’infirmerie à ses côtés. Bravache, il félicita le petit plaisantin, récoltant au passage un regard furibond de la part de la jeune fille. Elle renonça à lui jeter un sort lorsqu’il prit la brillante initiative d'allumer un feu. En s’asseyant sur le tronc que lui désignait son assaillant, la fillette nota que le rouge et or avait fait des progrès. Après tout, il était encore entier.

« Eh bien vas-y, Eligius ! Ambiance garantie, à toi de nous faire peur ! »

À cette remarque, Isaya ne put retenir un petit rire. Apparemment, son défi n'était pas passé inaperçu. On allait bien voir si ce fauteur de troubles avait également des dons de conteur. C’était une chose de se jeter sur les gens en criant, s’en était une autre de manier suspens et cohérence pour captiver son public. Toutefois, le Serdaigle ne semblait pas particulièrement inspiré. Il tenta de se défiler en demandant à entendre d'abord la fin de l’histoire puis prétexta que l'effet serait meilleur une fois la nuit complètement tombée. A ce rythme-là, ils seraient encore tous là le lendemain matin.

*Ça, il fallait y penser avant de me sauter dessus. Va falloir assumer mon grand.*


Le feu, s’il réchauffait légèrement l’atmosphère, ne parvenait pas à éloigner totalement le froid glacial et la Poufsouffle ne pouvait s’empêcher de frissonner. Elle ôta ses gants humides et les déposa auprès des flammes avant d’enfouir ses mains dans ses poches. Elle rentra également le menton dans le col de sa cape en espérant que le temps ne tarderait pas à s’améliorer. Elle n’avait pas oublié le farceur de la bande et était toujours déterminée à le prendre à son propre jeu. Elle lui adressa un sourire qui se voulait encourageant et lui lança :

« Allez ! Tu dois bien connaître une histoire d’horreur. Au pire, invente. Et puis avec le soleil qui se couche, tu n’auras pas besoin d’en faire des tonnes pour nous effrayer. »

Voyant que sa proposition n’avait pas l’effet escompté, la jeune fille se plongea dans ses pensées et un souvenir lui revint en mémoire. Lorsqu’elle n'était encore qu’une enfant (enfin plus que maintenant) sa mère avait l’habitude de lui raconter des histoires le soir, si bien qu'elle ne pouvait s’endormir sans l'une d'entre elles. Mais un soir, sa mère avait été appelée et avait dû se rendre d’urgence à St-Mangouste. Privée de son conte, elle ne parvenait pas à rejoindre le pays des songes. Son père n'était pas doué pour les histoires, absolument pas doué. Elle avait donc eu une idée et lui avait « commandé» une histoire. Elle lui avait demandé une histoire avec une fée, trois lutins, un dragon et une cabane magique et le conteur d’un soir avait pu broder un récit à partir de ces mots-clés. Peut-être que cette méthode serait suffisante pour relancer l'atelier histoire d’horreur ! Elle reprit donc :

« J’ai une idée, tous ceux qui le veulent peuvent te donner un ou des mots et tu dois nous inventer une histoire effrayante les contenant. Comme ça, tu as un point de départ. Alors pour ma part, je te propose les mots : Détraqueur, Epouvantards et mage noir. Prêt à relever le défi ? »

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
Gardienne des Frelons
"It does not do dwell on dreams and forget to live" - Albus Dumbledore

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

« Hm, je vous ai interrompu en plein milieu de votre histoire, ce sera bien d'entendre la fin avant que je ne tourne la page. Comme ça j'aurais le temps de réfléchir à quoi choisir pour qu'aucun feu ne puisse réchauffer vos os, mouahahaha. »

Eligius ne semblait pas vraiment enclin à raconter une histoire effrayante, donc. Bien étrange pour un garçon qui semblait beaucoup aimé faire peur aux autres et leur jouer des mauvais tours, mais après tout, peut-être que le jeune Serdaigle cachait bien son jeu, et peut-être qu'il n'était pas vraiment comme cela, au fond. Dylan pensait à cela intérieurement pendant que tout s'agitait autour de lui : Eligius invita Isaya à s'asseoir non loin, ce que les deux élèves firent avec hâte. Le feu que Dylan avait lancé magiquement réchauffait un petit peu ses petites mimines qui commençaient à devenir un peu froides, voire à virer au bleu. Aussi Dylan se rapprocha de ce petit feu, fort agréable. Mais le temps commençait déjà à changer, et Dylan se réjouissait de pouvoir bientôt retourner en salle commune, là ou un bon fauteuil, quelque chose de plus confortable que sa place actuelle, lui permettrait de se détendre un peu. La bataille de boule de neige l'avait un peu fatigué, il est vrai. Il attendait avec impatience l'histoire de ce chenapan de Serdaigle, mais il n'e fit rien. * On dira bien qu'il essaye de se débarrasser de la chose * pensa Dylan. En fait, les pensées de Dylan volaient vers autre chose : une autre Serdaigle : Joy Wedenjack. Après leur petit accrochage dans les sous-sols, Dylan pensait qu'il s'agissait d'une fille absolument horrible. Mais plus il y repensait, plus le visage angélique de la jeune fille le faisait rougir. En fait, il lui semblait même que Joy était une fille très belle, bourrée de talent et incroyablement robuste, pour une fille de son âge. Avec un sacré tempérament, Dylan ne pouvait qu'admirer la grandeur de cette Serdaigle, pourtant plus jeune. Et étrangement, cette même jeune fille lui semblait de plus en plus .... Grande. Avec une immense intelligence, Dylan en entendait que du bien. Et il le pensait lui aussi un peu plus chaque jour, d'ailleurs, il songeait à s'excuser de son comportement. Après tout, une fille aussi forte et qui ne se laisse pas faire est forcément une fille avec une grande et forte personnalité, qui ne laisse personne indifférent. Bien que Dylan soit amoureux de Mélissandre, la jeune Joy n'en restait pas moins un modèle exemplaire pour le jeune homme. Enfin, tout bien réfléchi, le jeune Gryffon comprenait que cette Joy était une personne formidable, une personne comme on en fait plus, quelqu'un en or, en somme. Mais les paroles d'Isaya sortirent Dylan de sa rêverie :


« Allez ! Tu dois bien connaître une histoire d’horreur. Au pire, invente. Et puis avec le soleil qui se couche, tu n’auras pas besoin d’en faire des tonnes pour nous effrayer. « J’ai une idée, tous ceux qui le veulent peuvent te donner un ou des mots et tu dois nous inventer une histoire effrayante les contenant. Comme ça, tu as un point de départ. Alors pour ma part, je te propose les mots : Détraqueur, Epouvantards et mage noir. Prêt à relever le défi ? »

L'idée n'était pas mauvaise, aussi Dylan sourit. Il reporta son attention sur les personnes autour de lui et s'amusa de voir que certaines grelottaient, soit de froid, soit de peur. Le mot Epouvantard avait frappé plus d'une personne présente, y compris Dylan, même s'il essayait de ne pas vraiment le montrer. Mais Dylan était intrigué : il avait toujours eu une grande imagination, aussi il attendait avec plaisir de voir ce que son jeune camarade de Serdaigle allait leur pondre comme histoire. Il y avait de quoi faire, et Dylan sourit à Isaya en remerciement de cette idée. Il n'était pas question de laisser Eligius se défiler après le coup de pression qu'il leur avait mis. D'autant que Dylan trouvait ce personnage assez étrange, et qu'il aurait beaucoup aimé le connaître un peu plus. Alors, pour l'encourager discrètement, Dylan tapota l'épaule d'Eligius qui n'était pas si loin que lui, au final, même si le jeune homme du tendre le bras pour réaliser son action. Il lui murmura alors, un peu ironiquement, mais non méchament :

« T'es coincé, mon ami ! Alors, qu'est-ce que ton imagination va nous sortir, cette fois ? »,
lui dit-il doucement en lui souriant amicalement.

Dylan avait hâte de voir la suite des événements, d'autant que cela ne durerait pas indéfiniment : le temps retournait presque au beau fixe, malgré une fine pluie qui en ennuyait encore plus d'un.

Reducio
Le passage souligné est la réalisation d'un défi, merci madame la directrice ! :wise:

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Tyr était allongé sur le sol, le visage enfoui dans la neige. Oh, il allait bien, il ne craignait pas le froid ; il était juste mort de honte.

Il faut dire que lorsque le Serdaigle lui avait bondi dessus, toutes griffes dehors, en poussant un beuglement qui ressemblait au cri d'un troll géant avide de viande fraîche, son cœur avait manqué de lâcher. L'organe avait fait un bond dans la poitrine du jeune élève, et le récit du Gryffondor s'était mué en un gargouillement désagréable, suivi d'un adorable petit cri de frayeur, le genre de cri qui vous perce les tympans. Tyr avait perdu l'équilibre - en étant assis, c'est dire comme il avait eu peur - et s'était étalé de tout son long dans la poudreuse. Il avait entendu le Serdaigle éclater de rire, les autres élèves prendre sa défense, accablant Eligius de reproches et lui donnant le conseil - pour ne pas dire l'ordre - de continuer le récit de sa victime, en y rajoutant une petite difficulté, un vocabulaire spécifique. Une bonne idée, mais Tyr voulait rajouter quelque chose... il devait punir le fautif lui-même.


Le Gryffondor entreprit de se relever. Secouant la tête pour la débarrasser du duvet blanc qui s'y était collé, il aperçut Eligius qui était en train de discuter avec deux personnes - Dylan, le préfet, voisin de chambre et défenseur dévoué du chat de Tyr, et une fille. Une Poufsouffle, que le jeune garçon n'avait jamais rencontré. Il se rapprocha du petit groupe en silence. Puis il vint s'asseoir à côté de Dylan. Le préfet avait fait apparaître un petit feu qui n'était pas malvenu.


« Allez ! Tu dois bien connaître une histoire d’horreur. Au pire, invente. Et puis avec le soleil qui se couche, tu n’auras pas besoin d’en faire des tonnes pour nous effrayer. « J’ai une idée, tous ceux qui le veulent peuvent te donner un ou des mots et tu dois nous inventer une histoire effrayante les contenant. Comme ça, tu as un point de départ. Alors pour ma part, je te propose les mots : Détraqueur, Epouvantards et mage noir. Prêt à relever le défi ? »

« T'es coincé, mon ami ! Alors, qu'est-ce que ton imagination va nous sortir, cette fois ? »

Tyr se frotta les mains. C'était encore mieux que ce qu'il avait imaginé ! Tout les regards convergeaient vers le Serdaigle, qui, étonnamment, ne semblait pas vraiment gêné. A vrai dire, il avait l'air parfaitement détendu. Ce comportement ne fit qu'énerver le Gryffon, qui s'empressa de demander à Dylan :

« Hé, Dylan... t'as une idée pour que je puisse l'apeurer, moi aussi ?»

C'était au tour de Tyr de sortir le grand jeu...

Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Tyr, un jeune homme de la même maison que Rubis, avait continué l’histoire d’horreur, de bon cœur, que la blondinette avait commencé à raconter quelques temps avant. Quand soudain, un certain élève de Serdaigle, Eligius, avait surgit des arbres en hurlant comme un ogre puis se mit à rire en observant les réactions de ses camarades. Ce qui fit étonnamment réagir une jeune fille de Poufsouffle aux cheveux bruns et aux magnifiques reflets roux, Isaya. Elle avait manqué de peu de basculer en arrière, assise en tailleur juste à côté d’elle, Rubis l’avait rattrapé au bon moment. La jaune, prise par surprise, cria sur le garçon qui avait couvert son visage d’une grande cape noire. Dylan, également chez les lions, avait particulièrement apprécié l’idée d’Eligius et le félicita. Rubis, quant à elle, fronça les sourcils en regardant les deux garçons, elle croisa les bras, pour montrer qu’elle boudait, et leur fit une grimace. Elle qui adorait les moments où les gens racontent des histoires effrayantes, tout s’était arrêté à cause de l’intervention du Serdy. Halloween était d’ailleurs une période de l’année qu’elle aimait beaucoup. Et lorsque Isaya eu l’hypothèse qu’Eligius devait obligatoirement inventer la suite du récit, Rubis approuva, elle décroisa les bras et montra son plus grand sourire. *Bonne décision !* pensa-t-elle en hochant la tête et en clignant des yeux devant le feu que Dylan venait de faire apparaître. Ça aussi c’était une bonne décision, Rubis qui claquait des dents, pu finalement se réchauffer.

Le vent d’hiver se calma peu à peu, il n’apporta plus aucune pluie de grêle sur le visage et le corps des enfants. Mais une légère pluie fit directement surface. Et les alentours sentaient l’humidité. Eligius hésitant pour réciter une nouvelle histoire, Dylan l’encouragea. Isaya lui proposa d’inventer avec les mots : Détraqueur – Epouvantards – Mage noir. Mais le bleu n’avait pas l’air d’avoir de l’imagination pour le moment. Quand Rubis tourna la tête vers Tyr, elle vit qu’il parlait à Dylan, elle se pencha un peu par curiosité et pu entendre que le sujet de leur conversation était de concocter une vengeance. Elle se remit en place et dit à voix haute pour couvrir le bruit de la pluie :

« Moi je propose les mots : Poignard, Bataille et Vampire. »

La réussite c'est ma cible.
Si tu vois les crocs du lion ne t'imagines pas qu'il te sourit.
je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises♥

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

En temps normal, Eligius aurait relevé le défi de Dylan, avec pour objectif d'inspirer l'admiration à son vis-à-vis. Mais là il s'agissait de jouer avec les phobie des gens, et celle du Serdaigle il l'avait découverte récemment. Il ne voulait pas se remémorer ses nuits fiévreuses et ces heures passées à scruter le moindre mouvement derrière les hautes fenêtres de son dortoir, ne bougeant pas le moindre petit doigt sous sa couverture alors que les autres ronflaient paisiblement. L'une de ces nuits épouvantables, bien qu'il était épuisé à s'en écrouler sur son matelas, il fut comme figé, incapable de bouger, d'émettre un son, et pire, il n'arrivait même pas à fermer les yeux, afin d'échapper à la présence menaçante qu'il avait ressentit dans la pièce. L'idée qu'un être horrible allait apparaître devant son visage immobile pour le dévorer à tout moment l'avait obsédé au point de craindre les battements de son cœur. Parler de sa phobie revenait à se maudire lui-même, pensait-il, rien ne garantissait que ce n'était que le fruit de son imagination, au contraire, tout ça lui avait semblé très réel.

Le mot que son esprit avait refusé d'invoquer flotta alors dans l'air glacé autour de lui. Détraqueur. Les visages étaient tournés vers lui. Pour la première fois dans sa vie, Eligius aurait préféré qu'on regarde ailleurs, car il ne savait pas quelle tête il pouvait tirer à cette instant. Comme pour conjurer sa peur, Eligius se leva, poings serrés, et soutint le regard provocateur de la Poufsouffle ayant réussi à le piquer. Menedg râla d'avoir été secoué avant de se tasser à nouveau et de se rendormir.


- Évidemment que j'en connais !

Mince. Trop tard. Son tempérament de feu venait de lui porter préjudice, car il venait de tomber dans le filet tendu par ses camarades, impossible de faire machine-arrière désormais. Et tout le monde s'acharnait sur lui.


- Très bien. Désolé, Rubis, mais ces mots ne seront pas dedans. Peut-être pour le suivant.


Le garçon, à l'air soudainement sérieux qu'on ne lui connaissait pas, se planta face aux apprentis sorciers, dos au feu. La lumière douceâtre se projetait sur le croissant de son visage enfantin, plongeant le trois-quart restant dans l'ombre. Il laissa un grave silence planer, on aurait cru qu'il avait une mauvaise nouvelle à annoncer, que quelqu'un était mort. Pas encore cela dit, la première épreuve n'avait emporté personne, seul l'avenir leur dirait pour la suite des événements.

D'une voix blanche et lointaine il commença son récit :

« Aux temps où chaque jour se levait sur une nouvelle victime de la Mort, où la disparition d'un voisin faisait hausser les épaules, où un simple rhume pouvait emporter une famille entière, où partir de son foyer signifiait peut-être ne jamais revenir, ces temps où les marins embrassaient chaque fois ceux qu'ils aimaient avant de prendre la mer. Ce que fit l'un d'eux alors qu'il embarquait pour la route de la soie avec son sac en toile pour l'année. Mais le navire n'arriva jamais à destination, ni ne revint au port. Une centaine d'hommes évanouis. Sur le continent, les rumeurs d'un monstre des mers qui se nourrissaient d'hommes se répandaient comme la peste.

Quelques années plus tard, un navire fut construit pour emprunter la même route, le fils d'un des marins disparus à la barque. L'expédition avait pour but de savoir ce qu'il était arrivé, d'éclaircir le mystère et, avec de la chance, de les retrouver. Ils trouvèrent une île n’apparaissant sur aucune de leurs cartes maritimes, au beau milieu de la mer, d'où se dressait une large tour noir sans fenêtre. Leur prédicateur météo semblait s'être trompé dans ses calculs, une grosse tempête se préparait. En jetant l'ancre là-bas, jamais ils n'avaient espéré y trouver ce qu'ils cherchaient et jamais ils ne s'étaient imaginé ce qui les attendait.

Des milliers d'hommes et de femmes agonisaient dans des cellules, n'ayant d'humain plus que l'apparence, il y avait une odeur âpre renforcée par la chaleur insoutenable et l'humidité qui collait à la peau. Les marins connurent le même sort que leur prédécesseurs.

Ce tour d'horreur était l’œuvre d'un mage noir qui, comme la plupart de ses compères, voulaient réussir à percer le secret de la vie éternelle. Pour cela il avait enlevé moldus comme sorciers, hommes, femmes, enfants, sans distinction, pour leur faire subir les pires tortures de ses expériences.... »
Eligius commençait à sentir sa gorge se nouer. Les pages qu'il avait parcouru ne rentraient pas dans les détails, mais des gravures de ce qu'il a été retrouvé sur place avaient amplement suffi à nourrir son imagination. Le garçon avait alors découvert que le magie pouvait faire, ce dont un mage noir était capable. « Je vous épargne les détails... Le mage noir a sacrifié nombre de vies pour finalement ne rien trouver, il mourut donc. Tous ses sujets d'expérience furent laisser à l'abandon, trop faibles pour se réjouir de la mort de leur bourreau, s'ils en avaient même connaissance, trop faibles pour le haïr. On dit que la concentration de ce millier de voix désespérées serait à l'origine de la création des Détraqueurs. Ces créatures incarnent le Désespoir lui-même et peuvent vous aspirer jusqu'à ce qu'il ne reste de vous que votre corps à peine vivant. »

Le Serdaigle regarda les yeux de ses camarades. Cette histoire il aurait préféré ne pas la raconter, parce qu'elle témoignait de l'horreur qu'avait subit des innocents et rendait les Détraqueurs plus... Enfin, Eligius avait l'impression qu'il aurait dû ressentir de la compassion pour eux, mais ce n'était pas le cas, et ça le dérangeait quelque part. Il reprit sa place et tapa dans le dos de Dylan, comme il l'avait fait avec lui.

- Après m'avoir forcé la main, c'est à toi de nous raconter quelque chose. J'en tremble d'impatience !


Effectivement, Eligius tremblait.

AQUILAE DORMIENS NUNQUAM TITILLANDUS
"All birds find shelter during rain, but Eagle avoids rain by flying above the clouds."
"Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade"
♦ RNA de Serdaigle ♦

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Isaya s’était tue, tentant de déterminer si sa proposition était prise au sérieux. Elle craignait que son petit jeu n’appelle rien d’autres que des moqueries alors qu’elle désirait simplement donner un nouvel élan à leur après-midi d’épouvante. Et pour être tout à fait honnête, elle était prête à tout pour détourner l’attention qu’elle avait acquise par ses cris terrifiés, qui n’auraient pu être justifiés que par l’apparition d’un véritable monstre, le Grinch par exemple. C’était dans ces moments que la fillette regrettait de ne pas posséder l’un de ses merveilleux retourneurs de temps dont elle avait tant entendu parler. Il lui aurait suffi d’un simple tour pour faire avorter la tentative d’Eligius et s’éviter quelques minutes de ridicule absolu. A son grand soulagement, les sourires fleurirent rapidement sur les visages de ses camarades qui semblaient emballés par cette idée. Le Serdaigle était définitivement pris à son propre jeu. Tous les regards se tournaient vers lui et il était noyé sous les encouragements. Apparemment vexé, c’est avec verve qu'il rétorqua à la fillette :

« Evidemment que j’en connais ! »


Isaya ne put retenir le sourire narquois qui lui montait aux lèvres. Elle s’installa plus confortablement et attendit paisiblement que son camarade commence son récit. Lorsque ce dernier repris la parole, sa voix était bien plus sombre. Elle ne semblait plus lui appartenir, comme si quelqu’un, ou quelque chose, s’exprimait à sa place. La Poufsouffle ne l’aurait avoué pour rien au monde, mais elle était fortement impressionnée. Elle faisait face à un compteur né. Elle comprit rapidement que le jeune homme leur contait l’origine des Détraqueurs et de la prison de sinistre mémoire qui les avaient accueillis pendant si longtemps. Ne pouvant s’empêcher de frissonner lors des passages les plus effroyables, elle en vint rapidement à se dire que l’obstination dont elle avait fait preuve quelques minutes auparavant risquait de lui couter son sommeil. Elle craignait en effet de ne pas parvenir à s’endormir lorsqu’il serait temps de rejoindre son dortoir. Alors qu’Eligius terminait son récit, la nuit était bel et bien tombée. Les flammes, qui offraient un peu de chaleur aux élèves, se reflétaient sur le sol et contre les arbres, donnant naissance à des ombres mouvantes des plus inquiétantes. Au loin, le lac se couvrait de brume, ajoutant quelques pointes de mystères à l’atmosphère. Tous les ingrédients étaient réunis pour donner du cachet aux différentes histoires qui seraient encore racontées. Le silence s’éternisait, tous étant encore captivés par les paroles du conteur lorsque ce dernier lança, à l’intention de Dylan:

« Après m’avoir forcé la main, c’est à toi de nous raconter quelque chose. J’en tremble d’impatience ! »


Isaya laissa échapper un petit rire. En voilà un qui ne perdait pas pied. Elle sentait que la soirée était loin d’être terminée et elle s’en réjouissait. Désireuse de compliquer quelque peu la tâche au Gryffondor, elle déclara d’une voix qu’elle espérait innocente :


« Je crois que Rubis avait quelques propositions de mots. Ce serait dommage de ne pas les utiliser. N’est-ce pas Dylan ? »

Reducio
Les mots en gras et soulignés sont pour un défi en salle commune

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
Gardienne des Frelons
"It does not do dwell on dreams and forget to live" - Albus Dumbledore

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

L'ambiance était au beau fixe. Dylan ne regrettait pas un seul instant de s'être déplacé malgré la fraîcheur, d'avoir participé à une bataille de boule de neige, et surtout, il ne regrettait pas d'être entouré de plusieurs personnes afin de partager un petit moment d'histoires d'horreur, un moment assez type de l'enfance, selon Dylan. Bien content de se retrouver avec plusieurs amis autour de quelque chose, comme dans une série moldue qu'il avait pu regarder à la télé, le jeune Gryffondor appréciait bien le moment présent. D'ailleurs, il y avait toujours quelque chose qui venait remettre un peu d'ambiance, comme cet élève, Eligius, un Serdaigle assez espiègle. Mais qui faisait bien rire le jeune Lion, aussi il ne s'en plaignait pas trop. Il aimait bien les personnes avec un caractère empli de malice et il semblait fort que le Serdaigle correspondait à cette description à merveille. L'idée était donc de raconter des histoires qui font peur, bien que ce ne soit pas Halloween, le feu magique du jeune homme et l'ambiance globale qui s'était installée traduisait bien cette fête de l'année. Fort aise de pouvoir taquiner un peu les autres, pour une fois, Dylan avait réussi à forcer Eligius à devoir raconter une histoire, afin que celui-ci puisse " payer " en quelque sorte, pour l'entrée fracassante qu'il avait faite. Amusé par une telle réussite, il faut dire que le Serdaigle était au pied du mur et ne pouvait pas s'échapper, Dylan avait attendu le début de son histoire avec impatience. Peu avant que l'Aigle ne commence son récit, Tyr, un camarade Gryffon de Dylan, lui demanda tout à fait abruptement :

« Hé, Dylan... t'as une idée pour que je puisse l'apeurer, moi aussi ?»

* Alors là * pensais Dylan prit de court. Une autre Gryffonne proposa quelques mots pour l'histoire d'Eligius, mais ce dernier n'avait pas semblé enclin à s'en servir. Dylan réfléchissait donc à comment il pourrait aider son ami, et cela le fit encore penser à une série moldue, mais bon, ce n'était pas le sujet. Eligius commençait son récit, après avoir affirmé qu'il connaissait quelques histoires qui font peur, et refusé les mots de Rubis, la camarade Gryffonne de Dylan, puisqu'il allait se servir de ceux d'Isaya. C'est alors qu'Eligius entama une longue et assez terrifiante histoire qui fit frissonner Dylan à plusieurs reprises, mais le jeune homme se rassurait en pensant à cette série qui voyait souvent des histoires racontées par des groupes d'amis. Et puis un Gryffondor est courageux, il ne devait pas avoir peur auprès de ses camarades et amis ! Dylan souffla donc discrètement à Tyr, pour ne pas déranger Eligius dans son élan de conteur, quelques mots qu'il pourrait potentiellement glisser dans une histoire, soit loup garou, vampire, mort vivant, cachot, le tout parsemé d'un peu de sang. Il lui avait aussi dit que le prendre par surprise serait une très bonne idée, mais il ne s'était pas étendu sur la question, Dylan ne voulait pas déranger Eligius pendant son histoire.

D'ailleurs l'histoire d'Eligius touchait à sa fin et avait comme qui dirait jeté un froid. Eligius était comme ce même personnage que Dylan connaissait bien, un peu vicieux, mais toujours partant pour faire l'idiot, des farces, mais au fond, amical comme pas deux. Bien que l'ambiance avait été nettement refroidie, puisque plus personne ne parlait et que certains semblaient trembler, tout comme Dylan à cet instant, parce qu'il est vrai que le Serdaigle y était allé un peu fort, tout de même. Malgré cela, son histoire avait le mérite d'être à la hauteur des attentes du Gryffondor. Qui n'eût pas le temps de se reposer très longtemps, puisque ce qu'il redoutait arriva : Eligius lui tendit donc la perche en lui refilant le bébé pour que lui aussi, à son tour, raconte une histoire. Qui fait peur. * Oups * pensa-t-il, pris au piège. Mais bon, l'avantage d'avoir grandi avec un grand frère, c'est que des histoires comme ça, on en connait forcément une ou deux. Il s'apprêtait à y réfléchir, alors qu'Isaya le coupa dans sa réflexion, ajoutant au malaise du jeune homme :


« Je crois que Rubis avait quelques propositions de mots. Ce serait dommage de ne pas les utiliser. N’est-ce pas Dylan ? »

* Super, merci Isaya ! * pensa Dylan, qui lui revaudrait ça. On se croyait vraiment dans cette série avec le petit groupe d'amis qui se cherche tout le temps des noises, mais qui s'apprécie beaucoup, au final. En tous les cas, Dylan ne perdit pas un instant pour rétorquer, essayant d'avoir l'air confiant :

« C'est vrai, poignard, bataille et vampire, il me semble ? Bon très bien, à mon tour donc ! Les vampires sont bien connus du monde sorcier, mais leur histoire un peu moins. Il faut donc remonter assez loin pour prendre connaissance d'un mythe, ou d'une légende, sur ces créatures assoiffées de sang ... »


Fier d'avoir réussi à capter son attention, Dylan n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Il continua donc son récit, incluant une grande bataille de vampire, deux clans rivaux, des descendants maudits qui cherchaient toujours à prendre leur vengeance tout cela sous les regards attentifs de ses camarades. Dylan savait comment raconter une histoire, il mettait l'accent sur chaque point important et effrayant, notamment le poignard qui avait servi à assassiner un vampire très connu. Il pimenta son histoire en faisant le lien avec l'époque actuelle, assurant aux autres que les descendants des deux bandes rivales cherchaient toujours les descendant de leurs rivaux, qui s'étaient éparpillé avec le temps.

« C'est donc ainsi que les deux bandes rivales de vampires se font toujours la guerre ... On dit même que leur fantôme, ou que leurs descendants éloignés, bref, ceux qui ont grandi avec cet héritage, cherche toujours à tuer leur ennemi. Et qu'ils en profitent pour tuer tout sorcier sur leur route. On dit même qu’ils sont de sorti en fin de journées, un peu comme maintenant, en fait ...
Et qu’ils viendraient poignarder tous leurs ennemis d'un poignard ensanglanté qui aurait traversé le temps, de famille en famille ... Un poignard qui serait semblable à la piqûre d'un serpent, ou à la morsure d'un vampire ... »


En effet, l'heure passait, et le soleil commençait sa descente, ce qui ne laissait aux jeunes gens présent que l'éclairage du feu magique que Dylan avait fait plus tôt. L'ambiance parfaite. Tout le monde semblait fasciné par son histoire, et Dylan ne pouvait pas s'empêcher de faire une farce à Isaya, assise non loin, afin de se venger un petit peu du rappel à Dylan, concernant son tour. Il l'aurait bien fait à Eligius, mais le jeune homme semblait moins enclin à la surprise, en fait. Aussi, en terminant son histoire, Dylan passa sa main discrètement dans le dos d'Isaya et essaya de la faire sursauter, tant bien que mal. L'effet ne se fit pas attendre, et Dylan rigola de bon cœur, laissant tous les autres pantois. Il décida alors d'ajouter :


« Hm, je ne suis pas le meilleur pour les histoires qui font peur, je l'admets ! Mais toi, Isaya, peut être pourrais-tu nous en conter une ? A moins que Tyr soit plus enclin à le faire ? Je propose ... Venin, malédiction et meurtre, pour les trois mots ! »

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Quand le froid apporte l'horreur  Libre À TOUT LE MONDE 

Elle réfléchissait un moment à la manière dont ils, ses amis et elle-même, allaient bien pouvoir rentrer dans leur dortoir. Se mettre au chaud, prendre une bonne douche, et filer sous des couvertures agréablement chaudes. Mais…Eligius voulait-il énerver Rubis ? En tout cas, il s’excusa et d’une voix gênée il déclara que les mots qu’elle avait proposés quelques minutes auparavant ne se trouveraient malheureusement pas dans son histoire. Grâce à la bonne compagnie qui entourait la petite Rubis, elle était souriante. La chaleur du feu remontait sur sa figure, elle aspira d’un bon coup sec ce changement de climat, en posant les mains sur ses genoux. Son petit nez qui était devenu rouge par l’environnement rafraîchissant du parc sembla reprendre la même teinte que le reste de son visage. Lorsqu’Eligius raconta son histoire, que Rubis trouvait prenante, de mort, de disparition, de mage noir, de vie éternelle… Rubis se frotta les mains quand elle entendit :

« Je crois que Rubis avait quelques propositions de mots. Ce serait dommage de ne pas les utiliser. N’est-ce pas Dylan ? »

Isaya avait rappelé à l’ordre. Et Rubis n’en était pas mécontente. Loin de là. A cet instant, cette situation lui fit revenir un mauvais souvenir. Elle ne devait avoir que 8 ans, elle jouait aux cartes avec sa voisine dans le jardin. Elles étaient assises en tailleur, et c’était bêtement qui lui rappela ce moment de sa vie. Quand Rubis apprit qu’elle venait de perdre la partie, celle-ci monta dans une colère noire, en criant à tue-tête la tricherie de son amie. Elle lui sauta dangereusement dessus, lui ordonnant de montrer son jeu. La maman de Rubis courra vers les deux jeunes filles et arracha Rubis de la bataille avant de la gronder… Elle secoua la tête et revenu à ses esprits. L’histoire de Dylan la captivé directement. Il finit son histoire et Rubis trouva ce moment trop court.

« Hm, je ne suis pas le meilleur pour les histoires qui font peur, je l'admets ! Mais toi, Isaya, peut être pourrais-tu nous en conter une ? A moins que Tyr soit plus enclin à le faire ? Je propose ... Venin, malédiction et meurtre, pour les trois mots ! » fulmina Dylan.

Rubis tourna la tête, une fois vers Isaya, une fois vers Tyr. Elle attendait que quelqu’un se dévoue pour raconter une autre histoire, qui la fascinera sûrement. Elle cligna des yeux, la fatigue commençait à prendre le dessus.

La réussite c'est ma cible.
Si tu vois les crocs du lion ne t'imagines pas qu'il te sourit.
je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises♥
  Retour